Colloque – Bâtir, orner, accueillir, découvrir. Nouveaux regards sur l’église de Saint-Antoine-l’Abbaye

Dans la continuité de son cycle d’expositions proposé de 2011 à 2014, Du Trésor au Cabinet de curiosités – Gemmes, une brillante histoire, mettant en exergue les collections anciennes de l’abbaye de Saint-Antoine, le musée de Saint-Antoine-l’Abbaye organise du 10 juillet au 9 octobre 2016 une exposition programmée en lien avec la réouverture des espaces muséographiques consacrés à l’histoire des Hospitaliers de Saint-Antoine des origines au XVIIIe siècle. Cette exposition, Bâtisseurs d’éternité, et la publication qui l’accompagne, appuyées par les contributions de spécialistes, auteurs de nombreux ouvrages de référence, proposent de mettre parallèlement en lumière l’actualité de la recherche autour de l’église abbatiale édifiée de la fin du XIIe siècle à la fin du XVe siècle, comme la personnalité de l’abbé Aymon de Montagne, premier abbé d’une lignée de bâtisseurs, dont l’année 2016 marquera le 700e anniversaire de la mort. En prolongement de l’exposition, le musée de Saint-Antoine-l’Abbaye organise les premières journées d’étude programmées du 16 au 18 septembre.

Saint-Antoine l'Abbaye

Le développement de Saint-Antoine, dont le premier toponyme de la Motte-aux-Bois évoque à la fois le cadre naturel particulièrement boisé à la fin du XIe siècle et l’existence d’un château à motte, est dû à l’arrivée des reliques d’Antoine l’Égyptien. La renommée spirituelle de celles-ci et l’implantation d’un prieuré bénédictin contribuent au développement et à la transformation de la modeste agglomération castrale primitive blottie au pied du château en un bourg riche et puissant, lieu de pèlerinage important situé sur l’une des voies de Saint-Jacques-de-Compostelle ralliant Le Puy. Ainsi, peu à peu, pèlerins et malades se mêlent à la population résidente et contribuent à son essor.

Lorsqu’au XIIIe siècle, les bénédictins doivent abandonner les lieux au profit d’une confraternité d’hospitaliers installés à proximité, ce développement se poursuit sous l’impulsion de l’abbaye nouvellement érigée par le charismatique et influent premier abbé de Saint-Antoine, Aymon de Montagne, et de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Antoine.

Dans ce contexte, le chantier de construction de l’abbatiale de Saint-Antoine-l’Abbaye constitue, du XIIe au XVe siècle, un important foyer artistique aux portes des Alpes. Aujourd’hui, si les historiens de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Antoine peuvent incontestablement s’appuyer sur les travaux d’Adalbert Mischlewski et de Pierrette Paravy, les historiens de l’art et les archéologues se heurtent à davantage de difficultés, lorsqu’il s’agit d’appréhender l’église elle-même, seul vestige médiéval majeur d’un vaste établissement, aux bâtiments plusieurs fois remaniés à l’Époque Moderne. En effet, bien que certaines études de la fin des années 1990, entre autres celle d’Alain Badin de Montjoye, aient livré de précieux résultats, il convient encore de s’en référer à la monographie de Dom Hippolyte Dijon, laquelle, publiée en 1902 et de fait datée, s’avère toujours un ouvrage de référence.

Ainsi, les journées d’étude, qui se dérouleront à Saint-Antoine-l’Abbaye les 16, 17 et 18 septembre 2016, auront pour objectif, par le biais d’une large approche pluridisciplinaire, de renouveler les connaissances relatives à l’église abbatiale. Autour de médiévistes (historiens, historiens de l’art et archéologues du bâti, musicologue), il s’agira tout d’abord de revenir sur l’édifice qui, situé à la charnière entre le Nord et le Sud, se révèle, pendant un peu plus de trois siècles, le réceptacle privilégié d’une architecture et d’un décor gothiques aux sources multiples. Au XIIIe siècle, l’église s’insère dans une large aire artistique, englobant le Lyonnais, la Bourgogne et la Suisse occidentale ; sa nef représente, par ailleurs, un des rares exemples régionaux d’architecture du XIVe siècle. Dans le même temps, la richesse de la sculpture monumentale et des peintures murales témoigne, au travers de certains artistes tels Robin Favier ou Antoine le Moiturier, dont les interventions au XVe siècle sont souvent évoquées, de possibles transferts artistiques depuis le foyer avignonnais, servant l’ambition des abbés commanditaires. Au-delà, la conception même de l’abbatiale, en plan et en élévation, reflète des pratiques liturgiques complexes, notamment liées à la présence des reliques de saint Antoine le Grand, vénérées pour la guérison du Mal des Ardents et générant un important pèlerinage.

Ces réflexions iront également de pair avec des approfondissements en direction des sciences dites « dures ». Dans ce cadre, la physique, la chimie et la biologie peuvent apporter une contribution utile et éclairante à la compréhension globale de l’église. D’une part, il s’agira d’appréhender son ambiance générale qui dépend du volume et de la symétrie – ou harmonie –, de la lumière et de la couleur (peintures, vitraux), ainsi que de l’acoustique. Ces considérations physico-mathématiques permettront, notamment, de mieux comprendre certains partis constructifs et décoratifs en rapport avec l’organisation des espaces internes, les circulations et le déploiement d’une liturgie chantée. D’autre part, les questions relatives à la conservation et à la restauration de l’abbatiale seront évoquées, conjointement à une approche des matériaux réalisée par un tailleur de pierre.

Ces contributions font précisément écho aux activités des Antonins qui, pratiquant la médecine depuis le Moyen Âge, perpétuent aussi leur intérêt pour les sciences à l’Époque Moderne. Entre 1752 et 1761, ils constituent ainsi, à proximité immédiate de l’église, un cabinet de curiosités qui s’inspire de celui de l’abbaye parisienne Sainte-Geneviève, que le dernier abbé de Saint-Antoine, Étienne Galland, admire préalablement en 1749. Les collections du cabinet antonin se situent à la convergence de deux axes géographiques, reflétant l’implantation des maisons de l’Ordre en Europe : l’un Nord-Sud, ou rhodanien, par lequel remontent les spécimens d’égyptologie depuis Marseille vers l’abbaye-mère ; l’autre, s’avançant, à l’Est, dans les états allemands.

Ce « fonds », entrant, en 1779, au titre des dons dans les collections du cabinet d’Histoire naturelle de Grenoble – futur Muséum –, définit la direction des recherches scientifiques entreprises, en Dauphiné et au-delà, tout au long des XVIIIe et XIXe siècles : l’égyptologie avec Champollion, la botanique et la médecine avec Villars, la géologie avec Dolomieu.

Les journées d’étude seront l’occasion de présenter la synthèse des travaux menés en Europe sur les cabinets de curiosités, sur les hommes qui les ont installés et sur les bâtiments qui les ont abrités. À ce titre, différents spécialistes (historiens, littéraires, conservateurs de bibliothèque) évoqueront un sujet d’étude à la croisée de plusieurs disciplines, reprenant en cela la composition même des cabinets de curiosités.

Programme :

Invité d’honneur : Adalbert Mischlewski : Historien, spécialiste des Antonins, Président honoraire de l’Antoniter-Forum

Vendredi 16 septembre

14h : Accueil des participants

14h30 : Accueil officiel

Marie-Chantal Jolland, Maire de Saint-Antoine-l’Abbaye
Jean-Pierre Barbier, Président du Conseil départemental, Député de l’Isère
Géraldine Mocellin, Directrice du musée de Saint-Antoine-l’Abbaye

14h50 : Introduction : le patrimoine religieux, témoin exemplaire – Jean Guibal, Conservateur en chef du patrimoine, ancien directeur du Musée dauphinois de Grenoble

Bâtir
Présidence de séance : Nicolas Reveyron,Université de Lyon 2

15h10 : Le chevet de l’église de Saint-Antoine (XIIe-XIIIe siècle), Sylvain Demarthe, UMR ARTeHIS, Université de Bourgogne
15h30 : L’église de Saint-Antoine : du transept à la façade (XIVe-XVe siècle), Marc Carel Schurr, Université de Strasbourg
15h50 : ‘Focus science’ – La symétrie dans l’art gothique, Bernard Maitte, Université de Lille 1
16h10 : Pause
16h30 : La transmission des bâtisseurs, Claude Chevènement, Compagnon tailleur de pierre, Saint-Antoine-l’Abbaye

16h50 : ‘Focus science’ – Acoustique et liturgie, Jean-Dominique Polack, Université Pierre-et-Marie-Curie de Paris

17h10-17h30 : Discussions

Samedi 17 septembre 2016

Orner
Présidence de séance : Jean Guibal, Conservateur en chef du patrimoine, ancien directeur du Musée dauphinois de Grenoble

9h30 : Accueil des participants
10h : Les décors peints de l’église de Saint-Antoine (XIIIe-XVe siècle), Daniel Russo, Université de Bourgogne
10h20 : Le décor sculpté de la façade de l’église de Saint-Antoine (XVe siècle), Tania Lévy, LaMOP, Paris
10h40 : Pause
11h : ‘Focus science’ – Le vitrail, maîtrise de la lumière : couleurs et technologies, Philippe Colomban, UMR MONARIS, Sorbonne Universités
11h20-11h40 : Discussions

12h : Déjeuner

Accueillir
Présidence de séance : Alain Dubreucq, Université de Lyon 3

14h30 : Liturgie et pratiques dévotionnelles dans l’église abbatiale de Saint-Antoine (XIVe-XVe siècle), Julie Dhondt, Université de Lyon 3
14h50 : Musique et liturgie à Saint-Antoine-l’Abbaye, Gisèle Clément, Université de Montpellier 3
15h10 : Pause
15h30 : La résurrection du retable de l’autel du roi Charles V dans l’abbatiale de Saint-Antoine-l’Abbaye, Robert Aillaud, Chercheur indépendant, Notre-Dame-de-Mésages (38)
15h50-16h10 : Discussions

Conférence plénière : 17h-17h45 : Le chantier de construction au Moyen Âge, Nicolas Reveyron, Université de Lyon 2

Dimanche 18 septembre 2016

Découvrir
Présidence de séance : Joëlle Rochas, Conservatrice de bibliothèque universitaire

9h30 : Accueil des participants
10h : Le cabinet des Habsbourg à Ambras (Tyrol), Lorenzo Cirrincione, Docteur en littérature
10h20 : Portrait du curieux en architecte d’intérieur, Pierre Martin, Université de Poitiers
10h40 : ‘Focus science’ – La lumière au Moyen Âge, Bernard Maitte, Université de Lille 1

11h : Discussion autour de la lumière

Jean-Louis Hodeau, Institut Néel de Grenoble
Nicolas Reveyron, Université de Lyon 2

11h20 : Discussions

11h40-12h : Conclusion des journées d’étude

Adalbert Michlewski, Président honoraire de l’Antoniter-Forum
Géraldine Mocellin, Directrice du Musée de Saint-Antoine-l’Abbaye
Sylvain Demarthe,UMR ARTeHIS, Université de Bourgogne

12h15 : Déjeuner

14h30-15h30 : « Les Flacons de la Séduction » – Collection Givaudan ou l’Art du Parfum au XVIIIe siècle

Annick Le Guérer,Docteure en anthropologie
Martine Uzan,Responsable de la collection Givaudan

Informations pratiques :

Vendredi 16 septembre 2016 – Samedi 17 septembre 2016

Salon aux Gypseries – Grande Cour
Saint-Antoine-lAbbaye, France (38)

Inscriptions : Dans la limite des 80 places disponibles

Comité scientifique / comité d’organisation

(par ordre alphabétique)

Claire Bleuze : Assistante principale de conservation du patrimoine, Musée de Saint-Antoine-l’Abbaye
Christophe Chevènement : Compagnon tailleur de pierre, Saint-Antoine-l’Abbaye
Claude Chevènement : Compagnon tailleur de pierre, Saint-Antoine-l’Abbaye
Sylvain Demarthe : Docteur en histoire de l’art du Moyen Âge, UMR ARTeHIS – Université de Bourgogne (Dijon) / Coordinateur des journées d’étude
Julie Dhondt : Doctorante en histoire du Moyen Âge, Université de Lyon 3
Alain Dubreucq : Professeur d’histoire du Moyen Âge, Université de Lyon 3
Jean Guibal : Conservateur en chef du patrimoine, ancien directeur du Musée dauphinois de Grenoble
Jean-Louis Hodeau : Physicien – Directeur de recherche, Institut Néel UPR 2940 – CNRS / Université Grenoble Alpes
Yves Joly : Physicien – Directeur de recherche, Institut Néel UPR 2940 – CNRS / Université Grenoble Alpes
Géraldine Mocellin : Attachée de conservation du patrimoine, Conservatrice déléguée des Antiquités et Objets d’art de l’Isère, Directrice du Musée de Saint-Antoine-l’Abbaye
Nicolas Reveyron : Professeur d’histoire de l’art et d’archéologie du Moyen Âge, Université de Lyon 2
Joëlle Rochas : Conservatrice de bibliothèque universitaire, Docteure en histoire
Daniel Russo : Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Université de Bourgogne (Dijon)

Source : Calenda

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Offre d’emploi – Associate Lecturer A in Medieval History (Birkbeck College, University of London)

Birkbeck College, University of London – Associate Lecturer A in Medieval History
History, Classics and Archaeology

Purpose and Main Duties

We are looking for someone to teach the undergraduate module, entitled Living in the Middle Ages, as maternity cover for the academic year 2016-17.

This is an optional module, Level 6 (Group 2), for advanced undergraduates on BA Archaeology and BA History. It covers the history and archaeology of daily life in the period between ca. 350 and ca. 1500. This module develops students’ familiarity with medieval material culture and textual records, concentrating on daily life in Europe, Byzantium and the Islamic world from ca. 350 to ca. 1500.

It will be taught on Thursdays, from 6.00pm-8.00pm, between October and March, with an exam in May/early June. This module is taught as a weekly 2-hour session, delivered by a combination of lecturing, group work, and seminar discussion to concentrate on primary source material and theoretical or historiographic analysis of the medieval evidence.

Candidate Requirements

The minimum requirements for selection are listed below:

  • breadth or depth of specialist knowledge within the subject areas of medieval archaeology or history;
  • effective presentation skills and ability to lecture and lead taught sessions clearly and effectively;
  • formal teaching experience.

Please note: candidates need to demonstrate competence or significant potential in all areas.

In addition it is desirable that candidates have:

  • research interests in medieval archaeology and history, broadly defined;
  • experience of teaching within a HE environment or with adult learners.

About the Department

For further information about the Department of History, Classics and Archaeology, please visit: http://www.bbk.ac.uk/history/

Further Information

Remuneration: Grade 7 of the College’s London Pay Scale which is starting rate £56.93 per hour (inclusive of holiday pay) for contact hours worked.

The salary quoted above is based on an hourly rate dependent upon length of service with the College. This hourly rate is based on the starting point of Grade 7 and is inclusive of a ‘Duties Related to Teaching Multiplier’ which covers preparation; teaching, administration, assessment marking and other examining duties in connection with the course. The College’s London Pay Scale includes a consolidated Weighting/Allowance which applies only to staff whose normal contractual place of work is in the Greater London area. This appointment is subject to a probationary period of 18 months.

Completed applications must be received by midnight on the closing date.

Interviews are likely to be held on Monday 12 September 2016.

Informal enquiries on this role can be directed to Dr Caroline Goodson, c.goodson@bbk.ac.uk. However, please note that only formal applications through the online system will be considered. A link to the PDF document containing the job description and person specification can be found on the college’s website, accessed by pressing the apply button below.

Birkbeck welcomes applicants from all sections of the community. The College is committed to improving the gender and cultural diversity of its workforce, holding an Athena SWAN award, operating the Two Ticks scheme, is a Stonewall Diversity Champion and is working towards the Race Equality Charter Mark.

Source : jobs.ac.uk

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Colloque – Les métaux précieux en Méditerranée médiévale Exploitations, transformations, circulations

Argent d’un côté, or de l’autre ? La Méditerranée médiévale est un espace de production et de circulation pour les métaux précieux tissé entre trois mondes à la fois hostiles ou partenaires ; la chrétienté romaine à l’ouest, la chrétienté byzantine à l’est et l’Islam au sud. À l’origine de nombreux objets de la culture matérielle et des monnaies utilisées par les économies, les métaux précieux (or, argent, cuivre, plomb) emplissent les sociétés. Ils sont exploités, transformés, commercialisés, contrôlés et thésaurisés par des acteurs et des institutions très variés, du simple paysan aux empereurs.

Ce colloque propose d’ouvrir une large enquête sur ces produits qui o rent de nombreuses problématiques pour les sociétés méditerranéennes. Ces dernières années, les travaux des historiens et des archéologues ont en e et considéra- blement renouvelé les vastes synthèses passées en apportant des données supplémentaires et en développant de nouvelles méthodes. Pour autant, peu d’entre eux prennent en considération le circuit complet des métaux, de leur production à leurs usages dans une perspective historique large. Cette lacune est principalement causée par un cloisonnement disciplinaire et géographique encore trop marqué.

C’est pourquoi il a paru opportun de faire un point sur l’état de l’art, tant des méthodes que des connaissances, a n d’en- gager des analyses comparatives entre Occident et Orient sur le long Moyen Âge. La réunion de chercheurs d’horizons et de disciplines variés a ainsi pour objectif d’ouvrir une discussion qui permette de mieux comprendre le fonctionnement de ces systèmes productifs et de mieux mesurer l’ampleur de leur in uence sur les économies et les sociétés médiévales.

Métaux en Méditerranée

Programme :

Jeudi 6 octobre

11h00 : Accueil des participants
13h00 : Discours introductifs

Xavier Delestre, MCC, DRAC PACA, SRA
Nicolas Faucherre, Aix-Marseille Université – CNRS, LA3M, UMR 7298

Introduction
13h30-14h00

Marie-Christine Bailly-Maître, Aix-Marseille Université – CNRS, LA3M, UMR 7298 – Les métaux précieux en Méditerranée médiévale : un état de la recherche

1. Les espaces miniers méditerranéens
Présidence de séance : Marie-Christine Bailly-Maître
14h00 – 18h00

Giovanna Bianchi, Luisa Dallai, Università degli Studi di Siena – The Colline Metallifere mining district (Tuscany, Italy) in Medieval time : resource exploitation and political-economic trends
Albert Martinez-Elcacho, Universitat de Lleida – The silver mines of Falset (Catalonia): exploitation, regulation and organization in mid-14th century
Nicolas Minvielle Larousse, Aix-Marseille Université – CNRS, LA3M, UMR 7298 – Les lieux et les rythmes de la production argentifère en Languedoc oriental
Pause café

Bruno Ancel, Vanessa Py, Chiara Rota, Service culturel de l’Argentière-la-Bessée, UMR 5608, TRACES ; Université de Toulouse Jean-Jaurès, GEODE, UMR 5602 Neige et Merveilles, Minière de Vallauria – La mine de plomb-argent médiévale de Vallauria : exploitation par le feu et gestion de l’espace souterrain
Jean-Michel Poisson, EHESS-CNRS, CIHAM, UMR 5648 – Les entrepreneurs pisans dans les mines d’argent de Sardaigne (XIIIe -XIVe siècles) : implantation, installation, production
Maurizio Rossi, Anna Gattiglia, Luca Patria, Ilaria Pezzica, Paolo de Vingo –
Il Patrimonio Storico-Ambientale, Torino ; Università di Torino, Dipartimento di Studi Storici – Production et destination de l’argent et du cuivre du district minier des vallées de Lanzo (Turin) pendant la première moitié du XIVe siècle
Thomas Faucher, Julie Marchand, Alexandre Rabot, Bérangère Redon, Florian Tereygeol, CNRS, IRAMAT, UMR 5060 ; Université de Poitiers, HeRMA, EA 3811 ; CNRS, HiSoMA, UMR 5189 – L’exploitation de l’or en Égypte au début de l’époque islamique : l’exemple de Samut

Vendredi 7 octobre

2. Circulation des hommes et des savoirs

Présidence de séance : Mohamed Ouerfelli
8h00-12h30

Joseph Gauthier, Catherine Verna, Université de Haute-Alsace, CRESAT, EA 3436 ; Université Paris 8, EA 1571 – Initiative et pragmatisme dans la gestion des prospections minières au XVe siècle : les exemples bourguignon et roussillonnais
Didier Boisseuil, Université de Tours, CESR, UMR 7323 – Les acteurs de la production et du travail du cuivre, du plomb et de l’argent dans la Toscane du XVe siècle
Gérald Bonnamour, Romain Bonnamour, Arkémine – La mine médiévale et moderne de Cella à Joux en Beaujolais
Peter Claughton, University of Exeter – La vue de l’autre côté de la Manche : la réponse des mines d’Angleterre à la crise d’argent du XVe siècle
10h00/10h30 – Pause café
Florian Terreygeol, CNRS, IRAMAT, UMR 5060 – La préparation des minerais argentifères au Moyen Âge : obligation technique ou choix économique ?
Julien Flament, Florian Terreygeol, Guillaume Sarah, Université d’Orléans, CNRS, IRAMAT, UMR 5060 – La production du cuivre et de ses alliages à Castel-Minier (Ariège, France) : opportunisme métallurgique et pragmatisme économique
Vanessa Volpi, Alessandro Donati, Luisa Dallai, Università degli Studi di Siena – Th e use of high-throughput tecniques, pXRF, for the study of the Colline Metallifere mining district
Ricardo Cordoba de la Llave, Universidad de Córdoba – Techniques du travail de l’argent à l’hôtel de la monnaie d’Igle- sias (Sardaigne) pendant le XIVe siècle

3. Structures des échanges commerciaux

Présidence de séance : Patrice Cressier
14h30 – 18h00

Bernard Lechelon, Membre associé, CNRS, TRACES, UMR 5608 – Aux origines du marché montpelliérain des métaux précieux : extraction et réseaux au XIIe siècle
Guillaume Sarah, CNRS, IRAMAT, UMR 5060 – L’emploi du laiton dans les monnayages d’argent médiévaux : état des connaissances actuelles et perspectives de recherche
Sabine Florence Fabijanec – Zavod za povijesne znanosti u Zadru. Le circuit de l’argent de l’Adriatique orientale à Alexandrie au XIVe siècle
16h00/16h30 – Pause café

Olivier Thuaudet, Aix-Marseille Université – CNRS, LA3M, UMR 7298 – La circulation des métaux en Provence du XIe au XVIe siècle : l’apport des sources écrites et archéologiques
Aurélien Montel, Université Lumière Lyon II, CIHAM, UMR 5648 – D’Awdaġost à Cordoue : l’or du Soudan et la politique maghré- bine du califat Omeyyade d’al-Andalus (IVe-Xe siècles)
Chloé Capel, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, ArScAn, UMR 7041 – L’or africain et le paradoxe de Sijilmassa (Maroc – VIIIe-XIVe siècles) : un atelier de frappe primordial, une histoire méconnue

Samedi 8 octobre

4. Traçage des métaux

Présidence de séance : Giovanna Bianch
8h00-11h00

Sandrine Baron, Mustapha Souhassou, François-Xavier Fauvelle – CNRS, Université de Toulouse Jean-Jaurès, TRACES, UMR 5608 – Production de métaux non ferreux à Sijilmâsa (Ta lalet, Maroc) durant les périodes médiévales
Marco Benvenuti, Laura Chiarantini, Cristina Cicali, Pilario Costaglioa, Andrea Dini, Valentina Rimondi, Alessia Rovelli, Igor Villa, Università degli Studi di Firenze, Istituto Geoscienze e Georisorse, Università degli Studi della Tuscia, University of Bern – Silver, copper and lead smelting in the Colline Metallifere district
Cécile Bresc, Université Paris IV Sorbonne, OM, UMR 8167 – Ressources métalliques et frappes monétaires : le cas du Proche-Orient abbasside
Pause café

Alberto Canto Garcia, Universidad Autónoma Madrid – Coins and precious metals in al-Andalus (Xth century)
Elisabetta Neri, Université Pierre et Marie Curie, OM, UMR 8167 – L’or du décor (Ve-XIIe siècles) entre Orient et Occident : typologies, quantités, sources de l’or

5. Session de posters
11h00-11h30

Lara Casagrande, Martin Strassburger, Ecomuseo Argentario, Universität München –
Medieval silver mining on the Monte Calisio plateau (Trentino – Italy)
Souha Nefzaoui, Université du 9 Avril, Tunis – Les gisements argentifères en Ifrīqiya médiévale (IIIe -Ve / IXe- XIe siècles) : une étude qui reste à faire
Florian Leleu, Arkémine – Les mines de cuivre de Corse

Jérome Jambu, Marine Jaouen, Université Lille III, IRHiS, UMR 8529, BNF ; DRASMM, MCC – Le trésor d’argent de la Jeanne-Elisabeth (1755)

Conclusion

11h30 – 12h00

Philippe Braunstein, EHESS

6. Table ronde
14h00 – 16h00

Informations pratiques :
Maison méditerranéenne des sciences de l’homme
Aix-en-Provence, France

http://metaux2016.sciencesconf.org
metaux2016@sciencesconf.org

Comité d’organisation :
Marie-Christine Bailly-Maître, AMU-CNRS, LA3M, UMR 7298 Giovanna Bianchi, Universita’ degli studi di Siena
Nicolas Minvielle Larousse, AMU-CNRS, LA3M, UMR 7298

Comité scientifique :
Marie-Christine Bailly-Maître, AMU-CNRS, LA3M, UMR 7298 Sandrine Baron, Université deToulouse-CNRS, TRACES, UMR 5608 Giovanna Bianchi, Universita’ degli studi di Siena
Marc Bompaire, EPHE-CNRS, IRAMAT, UMR 5060
Patrice Cressier, Université Lumière Lyon II-CNRS, CIHAM, UMR 5648 Nicolas Minvielle Larousse, AMU-CNRS, LA3M, UMR 7298
Mohamed Ouerfelli, AMU-CNRS, LA3M, UMR 7298
Florian Téreygeol, CNRS, IRAMAT, UMR 5060
Catherine Verna, Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

Gestion :
Virginie Mari, AMU-CNRS, LA3M, UMR 7298
Ingrid Propson-Ecalier, AMU-CNRS, LA3M, UMR 7298

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Publication – Le soldat face au clerc. Armée et religion en Europe occidentale (XVe-XIXe siècle), dir. Laurent Jalabert et Stefano Simiz

Cet ouvrage porte sur les rapports qu’entretiennent du XVe au XIXe siècle l’armée, institution régalienne qui voit ses effectifs croître et être pérennisés, et la religion, ici principalement envisagée sous l’angle des Églises chrétiennes. De l’interaction entre ces deux structures communautaires, il résulte la présence d’un clergé toujours plus nombreux et dont le rôle auprès des officiers, soldats et marins est progressivement fixé par les textes ou la pratique, et imposé aussi par l’évènement.

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Avec le soutien de l’université de Lorraine et du CRULH.

Table des matières : ici

Informations pratiques :
Laurent Jalabert et Stefano Simiz (dir.), Le soldat face au clerc. Armée et religion en Europe occidentale (XVe-XIXe siècle), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016 (Histoire). Format : 15,5 x 24 cm. Nombre de pages : 282 p. Illustrations : N&B. ISBN : 978-2-7535-5008-7. Prix : 21,00 €.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Journée d’étude du RMBLF – Le Moyen Âge dans les (nouveaux) médias : quelle place pour les médiévistes ?

Université de Liège, 7 octobre 2016
Journée d’étude organisée par Ménestrel et Réseau des Médiévistes belges de Langue française

Depuis l’avènement des médias de masse – presses papier, radiophonique, télévisuelle et numérique – le Moyen Âge a toujours trouvé en eux des caisses de résonances plus ou moins déformantes. Ce furent les romans à épisodes du XIXe siècle et les bandes dessinées du milieu du XXe pour la presse écrite, les aventures de Robin des Bois ou de sa déclinaison française Thierry la Fronde pour le cinéma et la télévision, avant qu’Internet ne charrie avec lui ses milliers, pour ne pas dire millions de pages où les annonces de fêtes médiévales le disputent aux vidéos abordant tel ou tel point d’Histoire, signe d’un intérêt du grand public pour notre période. Toutefois, si la situation actuelle n’est pas une rupture mais bien la poursuite d’un processus plus ancien, elle coïncide aussi désormais avec la remise en cause et du savoir académique, voire de tout type d’autorité intellectuelle et savante, et de la légitimité de l’Histoire comme matière d’enseignement.

Face à cette double perspective, deux attitudes s’offrent à nous. La première, la plus simple, consiste à se maintenir éloigné de ces questions, tout en espérant que les sciences humaines retrouveront un jour, leur entière légitimité aux yeux du public. Mais peut-on tabler sur l’essoufflement des critiques dirigées contre nos disciplines alors qu’elles se font entendre au sein même des assemblées parlementaires de toute l’Europe, pour ne pas dire de plus loin encore ? La deuxième nécessite la prise de risque, dans la mesure où elle requiert de sacrifier une part certaine du temps consacré à ce qui fait l’essentiel du travail de l’historien, à savoir la recherche, pour répondre sur le terrain médiatique. Alors même que c’est par l’analyse que l’enseignant et le chercheur affinent patiemment, la connaissance du passé, il leur faudrait en plus gagner une place d’homme de média, et donc de référence, aux yeux du grand public. La vulgarisation, ou « valorisation » si l’on adopte le lexique des instances d’évaluation, doit-elle pour autant s’ériger en nouveau Graal du chercheur ? Ne s’agit-il que d’être vu, « suivi », « aimé » ou « cliqué », en dépit du risque d’être coupé au montage, faisant dire à l’interviewé l’inverse de ce qu’il expliquait ou ressasser d’éternels lieux communs ? Et que dire de la promotion des « bons clients », adoubés comme tels en coulisse par certains journalistes, que l’on sollicite sur leur seul rendu médiatique, sans vraiment tenir compte de leurs qualifications réelles pour traiter d’un sujet particulier ?

C’est toutefois dans cet espace, dont il lui faut mesurer les limites et les risques d’aliénation, que l’historien pourra relever deux défis capitaux qui sont autant de combats, pour reprendre les mots désormais bien connus de Joseph Morsel. D’une part, il a, dans la société comme dans ses travaux, la mission d’enseigner, d’instruire, de diffuser ses connaissances, de battre en brèche ou de redresser des idées périmées et erronées, dont certaines retrouvent aujourd’hui un souffle nouveau par la numérisation et la propagation à grande échelle d’ouvrages appartenant au domaine public. L’historien, le médiéviste est donc encouragé à valoriser les résultats de ses enquêtes en veillant à leur diffusion plus efficace ou plus rapide, y compris par les nouveaux médias. Il peut (doit?) également faire entendre sa voix dans le débat public comme détenteur d’un savoir scientifique particulier et s’efforcer d’apporter l’éclairage indispensable à la bonne compréhension de l’actualité. L’enjeu nécessite d’apprivoiser et, surtout, de tirer profit des dispositifs du discours audiovisuel, rediffusé et amplifié sur les réseaux sociaux et tous les moyens de « replay », même s’ils vont régulièrement à l’encontre de la nuance et du temps propres à la recherche historique. En retour, de façon moins visible et avec des résultats moins rapidement sensibles, on peut espérer que l’action médiatique rappellera combien l’existence de l’historien est légitime et sa réflexion, nécessaire à toute société.

C’est dans ce contexte, pour évoquer ces questions, réfléchir aux opportunités, parler des inquiétudes et tenter d’apporter des réponses que le Réseau des Médiévistes belges de Langue française (Groupe de contact du Fonds de la Recherche scientifique-FNRS) accueille le réseau de médiévistes Ménestrel pour une journée d’étude consacrée à la place des médiévistes dans les médias. Quelle peut ou doit être cette place ? Comment l’assurer et la défendre ? Qu’en faire, surtout ? La presse écrite, généraliste ou spécialisée, la littérature, la bande dessinée, les guides touristiques, la radio ou la télévision, et l’amplification de tous les médias via Internet, mais surtout aujourd’hui les innombrables réseaux sociaux, blogs, plate-formes, interfaces, publications et interventions en ligne sont autant de lices ouvertes aux médiévistes. Et autant de thématiques, qui ne doivent pas en obérer d’autres, que l’on se réjouit de voir abordées lors de cette future rencontre.

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Programme :

Vendredi 7 octobre

9h00 : Accueil
9h30 : Christophe Masson (Université de Liège) – Introduction
10h00 : Christelle Balouzat-Loubet (Université de Lorraine) – Vulgariser et médiatiser, la grande peur des médiévistes ?
10h40 : Nicolas Ruffini-Ronzani (FNRS/UNamur) et Marie Van Eeckenrode (Archives de l’État/UCL) – Histoire médiévale, publics et médias dans l’espace francophone : un bilan, des perspectives d’avenir
11h20 : Pause

11h40 : Yohann Chanoir (EHESS) – Écrire l’histoire du Moyen Âge avec les médias du XXIe siècle : une nouvelle quête du Graal ?
12h20 : Elsa Espin (Paris-Sorbonne) – Enjeux des humanités numériques. L’exemple de l’Espagne
13h00 : Déjeuner

14h30 : Marc Gil (Université de Lille 3) – Vers une économie numérique du patrimoine : e.corpus de l’orfèvrerie septentrionale (XIIe-XIIIe siècle)
15h10 : Benoît Wéry (Musée archéologique – Château de Logne) – La modélisation 3D du château fort de Logne : questions archéologiques, réponses virtuelles
15h50 : François Amy de la Bretèque (Université Paul Valéry – Montpellier) – Les solutions actuelles pour évoquer le Moyen Âge au cinéma depuis la nouvelle histoire et la modernité cinématographique
16h20 : Pause

16h40 : Nicolas Simon (FNRS/Université Saint-Louis, Bruxelles) et Quentin Verreycken (FNRS/Université catholique de Louvain et Université Saint-Louis, Bruxelles) – Conclusions
17h00 : Clôture du colloque

19h30 : Dîner de clôture (Liège)

Samedi 8 octobre

9h00 : Assemblée générale de Ménestrel
12h30 : Repas

13h30 : Visite de Liège, par Benoît Van den Bossche (Université de Liège)

Informations pratiques :
Université de Liège – Salle Wittert (vendredi) et Salle des Professeurs (samedi)
7-8 octobre 2016

Inscriptions (de préférence avant le 15 septembre) : info.rmblf@gmail.com

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Cycle de conférences – Conférences de la Société d’Art et d’Histoire du Diocèse de Liège

Rue des Prémontrés,
4000 Liège

Nous avons le plaisir de vous inviter aux prochaines conférences de la Société qui auront lieu comme de coutume le deuxième mercredi du mois à 17.15, toujours au Séminaire épiscopal, rue des Prémontrés, 40 à Liège :

Programme :

Mercredi 14 septembre 2016, à 17.15.
Mademoiselle Héloïse Husquinet, master en Histoire de l’Université de Liège,
La rédaction de quelques chroniques liégeoises des XVIIIe et XIXe siècles »

Le mercredi 12 octobre 2016, à 17.15.
Mademoiselle Julie Piront, chargée de recherches FNRS à l’Université de Liège
L’architecture des couvents de sépulcrines dans le diocèse de Liège

Le vendredi 9 novembre 2016, à 17.15.
Madame Marylène Laffineur-Crépin, conservatrice du Trésor et de la collégiale de Huy
Le Trésor de la collégiale de Huy

Le mercredi 14 décembre 2016, à 17.15.
Monsieur Philippe Desmette, professeur à l’Université Saint-Louis à Bruxelles
Les confréries religieuses dans le diocèse de Liège à l’époque moderne vues au travers des Archives vaticanes

Source : Société d’Art et d’Histoire du Diocèse de Liège

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Exposition – Balthazar. Un maître de la sculpture mosane à la fin du Moyen Âge

2016 est une année importante pour Huy qui fête un double anniversaire : les 950 ans de la consécration de l’église de Théoduin de Bavière (dont subsiste la remarquable crypte) et de l’octroi de la charte de libertés.

Balthazar

Pour célébrer le premier événement, la collégiale Notre-Dame et Saint-Domitien accueillera une exposition exceptionnelle consacrée à Maître Balthazar, sculpteur originaire de la Gueldre ou du Bas-Rhin, installé en région liégeoise.

Pratiquement inconnu jusqu’en 2011 quand il fut révélé par le professeur Michel Lefftz (Université de Namur), Maître Balthazar, lié au prince-évêque Erard de la Marck et à son peintre officiel Lambert Lombard, rivalisa par la qualité de ses créations avec les meilleurs artistes de son temps.

L’exposition rassemblera pour la première fois les plus belles pièces de ce patrimoine inédit du Val de Meuse.

Lieu : Collégiale Notre-Dame et Saint-Domitien à Huy.
Dates : Inauguration le 10 juin à 18h
Ouverture au public du 11 juin au 11 septembre 2016.
Horaires : Du mardi au dimanche de 10h à 18h (le dimanche de 13h à 18h). Fermé le lundi.
Tarif unique : 5 € (comprenant l’accès au Trésor).
Entrée gratuite pour les enfants en-dessous de 12 ans.

Source : Huy.be

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Appel à contribution – Constructions and representations of territory in late medieval Europe

Call for papers IMC Leeds, 3-6 July 2017

How did late medieval political actors perceive and represent the territory they were living in, and its boundaries? What was their concept of territory before cartography and state formation turned national, regional and urban borders and territories into more fixed geographical entities? This session wants to investigate the fluidity and multiplicity of the concept of territory in the later Middle Ages before the availability of accurate scale maps. Our point of departure is the idea that territory was viewed and constructed differently by different political actors (e.g. princes, ecclesiastics, nobles, urban elites). To analyse the notion of territory in a historical setting, we want to look at territorial practices and representations of territory in concert, in order to understand the correlation and interaction between the two. This session aims to be interdisciplinary and hopes that contributors will treat a wide range of relevant sources: architectural, heraldic, cartographic, narrative, and administrative. In this way, the session can offer a new perspective on the fluidity and multiplicity of the concept of territory in the later Middle Ages.

Please send your proposal for a paper in this session before 20 September 2017 to k.overlaet@uva.nl

For more information on the IMC see http://www.leeds.ac.uk/ims/imc/imc2017_call.html

For more information on the NWO-funded project on the perception and representation of the territory of Brabant in the late middle ages:
https://www.academia.edu/23510303/Imagining_a_territory._Constructions_and_representations_of_late_medieval_Brabant

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Colloque – Lyon dans l’Europe carolingienne. Autour d’Agobard (816-2016)

Colloque international
Jeudi 15 Septembre 2016 – Samedi 17 Septembre 2016
Lyon

La création d’un empire carolingien par Pépin le Bref puis Charlemagne bouleverse la place de Lyon dans l’Europe médiévale. La cité, capitale des Burgondes (V e-VIe s.), avait été marginalisée au temps des royaumes mérovingiens de l’Entre-Seine-et-Rhin, et ses élites décimées par les pouvoirs francs (VIIe-VIIIe s.). Mais dans une construction politique qui veut unir la Germanie à l’Italie, la Saxe à la Catalogne, Lyon retrouve une place centrale : porte de l’Espagne chrétienne, voie d’accès privilégiée à l’Italie lombarde dont Charlemagne a fait son premier objectif militaire, Lyon devient la tête de pont de la présence franque dans le sud de l’Europe. Le pouvoir carolingien cependant ne s’impose pas à Lyon seulement par la force, mais en y relevant le gouvernement épiscopal : des évêques choisis par les empereurs pour leurs compétences intellectuelles sont placés à la tête de la cité. Leidrade et Agobard, Amalaire puis Amolon, les évêques assurent le rayonnement durable de Lyon par l’excellence des écoles qu’ils fondent et qui attirent des clercs de l’Europe entière, et par la profusion des manuscrits qu’ils réunissent dans leur bibliothèque cathédrale.

L’intense activité culturelle et intellectuelle qui caractérise Lyon au ix e siècle n’est cependant pas corsetée par le soutien politique initial des Carolingiens : au contraire, les clercs lyonnais proposent des politiques alternatives au gouvernement des princes francs ; ils appellent à la création d’une Europe unifiée par le respect d’une loi unique et la renaissance d’un empire chrétien universel… Des propositions qui tiennent de l’idéalisme et du fondamentalisme biblique, et qui ne seront jamais suivies d’effet. Le douzième centenaire de l’élection épiscopale d’Agobard de Lyon (816-2016) est l’occasion de revenir à ce moment-clé de l’histoire où Lyon s’impose comme centre de recherche et de réflexion au cœur de l’Europe carolingienne.

Lyon carolingien

Programme :

Jeudi 15 septembre 2016
au Musée Gadagne

Matinée présidée par Nicole Bériou et Gisèle Besson
Lyon au temps d’Agobard (Petit Théâtre)

9h 30 Accueil par Jean-Dominique Durand (adjoint au Maire de Lyon, chargé du patrimoine, de la mémoire et des anciens combattants). Présentation par Michel Rubellin

10h Jean-François Reynaud : Lyon à l’époque d’Agobard
10h 25 Charlotte Gaillard : L’Île-Barbe. Apports des dernières fouilles à la connaissance du monachisme lyonnais

11h Claire Tignolet : Les réseaux hispani au temps d’Agobard
11h 25 Pierre Ganivet : L’Église de Lyon et la loi séculière
11h 50 Steffen Patzold : Agobard de Lyon et les prêtres : examen critique de la Eigenkirche

Déjeuner
Exposition archéologique, grâce à Charlotte Gaillard et Olivia Puel

Après-midi présidé par Nicole Bériou et Michel Rubellin

14h Discussion sur les communications de la matinée

Les évêques de Lyon et les communautés locales

14h 30 Wolfram Drews : Agobard and the Jews
14h 55 Emilie Kurdziel : Les chanoines de Lyon et le gouvernement épiscopal

15h 40 Susan Rankin : De correctione antiphonarii : did Agobard fail ?
16h 05 Carine Van Rhijn : Agobard and his diocesan clergy
16h 30 Discussion sur les communications de l’après-midi

Conférence :
17h 00 Michael I. Allen : Parler de soi au haut Moyen Âge
(à partir des manuscrits d’Agobard et d’Heiric d’Auxerre)

Vendredi 16 septembre 2016
à la Bibliothèque municipale

Exposition de quelques manuscrits carolingiens du fonds ancien grâce à Jérôme Sirdey

Matinée présidée par Anne-Marie Turcan-Verkerk et Rosamond McKitterick

Sessions parallèles
Agobard au travail (Auditorium)

10h 15 David Ganz : Les manuscrits de Lyon avant Agobard
10h 40 Paul Mattei : Les citations d’auteurs grecs dans le Contra dogma Felicis. Problèmes critiques
11h 05 Jérémy Delmulle : Agobard face à ses adversaires. Outils et stratégie du polémiste
11h 30 Michel Jean-Louis Perrin : L’utilisation divergente de la Bible par Agobard et Raban

Agobard au travail (Salle de découverte)

10h 15 Pierre Chambert-Protat : Florus
10h 40 Caroline Chevalier-Royet : La Bible d’Agobard
11h 05 Irene van Renswoude : Agobard et la liberté de parole
11h 30 Warren Pezé : La querelle amalarienne

12h Discussion sur les communications de la matinée
Déjeuner

Conférence

14h Rosamond McKitterick : Les manuscrits carolingiens de la Bibliothèque municipale de Lyon

Après-midi présidé par Geneviève Bührer-Thierry et François Bougard

Dissonances et controverses

15h Philippe Depreux : À l’envers du modèle consensuel : dissentio et contradictio aux temps carolingiens
15h 25 Cullen J. Chandler : Agobard and Adoptianism : a controversy continued
15h 50 Valentina Toneatto : la position d’Agobard sur la gestion des biens d’Église
16h 15 Kristina Mitalaité : Agobard de Lyon et la controverse sur les images matérielles et leur vénération à l’époque de Louis le Pieux
16h 40 Discussion sur les communications de l’après-midi

Actualité de la recherche (Auditorium)
à partir de 17h 30

Œuvres complètes d’Agobard : parution du premier volume aux Sources chrétiennes

Anne-Marie Turcan-Verkerk avec Pierre Chambert-Protat : Agobard, Florus et les manuscrits de Lyon
Claire Dantin : Découverte d’un nouveau manuscrit lyonnais carolingien de la Dacheriana

Conférence

18h 45 Olivia Puel : Savigny – Un monastère de fondation carolingienne dans le diocèse de Lyon
Possibilité d’échange avec le public jusqu’à 19h45.

Samedi 17 septembre 2016
à l’ENSL

Matinée présidée par Alexis Charansonnet et Michel Sot
Agobard et après

9h 30 Louis Holtz : La fidélité de Florus envers Agobard
9h 55 Jean-Paul Bouhot : Agobard et Amolon
10h 20 Marie-Céline Isaïa : Agobard, et après ?

11h 00 Jean-Louis Quantin : Retrouver Agobard à l’époque moderne
11h 25 Discussion sur les communications de la matinée

11h 50 Conclusions : François Bougard

Source : CIHAM

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Appel à contribution – Le format de rouleau en Europe à la fin du Moyen Âge

Le colloque se propose de mieux cerner et de questionner le format de rouleau dans l’Europe de la fin du Moyen Âge. Utilisés à des fins administratives, liturgiques mais également historiographiques ou littéraires, les rouleaux présentent une grande variété de formes et de contenus qu’il s’agira de mettre en valeur. Cet appel à contribution s’adresse aux chercheurs et chercheuses intéressés par la matérialité de l’écrit médiéval et plus généralement par l’étude des manuscrits.

Argument

In recent years, the materiality of objects has received increasing attention in medieval studies. Even though material aspects of manuscripts had always been part of scholarship, materiality can offer new perspectives. The material turn has led to new avenues of theoretical and methodological approaches.

Heidelberg University’s Centre for Collaborative Research (SFB) 933 Material Text Cultures focuses on material artefacts in proto-typographical societies. Within the framework of the Heidelberg SFB Material Text Cultures, the project B10 Rolls for the King looks at rolls in royal administration and historiography in France and England in the later Middle Ages (1200-1500).

Rolls, however, were not limited to the royal sphere. The clergy and laity also used the roll format for their administrative, financial, military and judicial records, as well as religious and literary texts. The conference seeks to explore the materiality of rolls from all provenances, whether royal, princely, monastic or municipal, in their socio-political, cultural and administrative context in late medieval Europe (1200-1500). We invite proposals for 30 minute papers that deal with questions such as:

What was the purpose and function of the rolls?
What were the advantages and disadvantages of the roll in contrast to other formats such as the codex?
To what extent was there a connection between a roll’s form, material and content?

Submission guidelines

Presentations can be given in English, French or German. The proposals should include the title, an abstract (up to 350 words) and a brief CV. Please send proposals to Stefan Holz: stefan.holz@zegk.uni-heidelberg.de
before 30 March 2017.

If accepted, speakers will have their travel and accommodation funded by SFB Material Text Cultures. A registration fee will not be charged. It is intended to publish the conference proceedings in the SFB series MTK (Material Text Cultures).
Selection committee

Stefan Holz, Heidelberg University (Germany), Collaborative esearch Center 933 « Material Text Cultures »
Maree Shirota, Heidelberg University (Germany), Collaborative esearch Center 933 « Material Text Cultures »

Date : 2017, September 28-29

Source : Calenda

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