Appel à contribution – Le don mis en scène. Représentations visuelles et textuelles de l’acte de donation dans les arts de la première modernité

19-20 janvier 2017
Université catholique de Louvain
Journées d’études organisées par le GEMCA

Envisagé comme un acte par lequel se nouent et s’affirment des relations humaines, le don est aujourd’hui considéré comme une forme de communication essentielle d’une société donnée. Il constitue à ce titre un prisme à travers lequel il est possible de considérer un milieu culturel particulier, raison pour laquelle il représente un champ d’investigation particulièrement fécond pour la recherche. Dans le sillage de l’étude fondatrice de Marcel Mauss (L’Essai sur le don, 1923), qui avait conclu à l’existence de trois temps obligatoires du don (donner, recevoir, rendre), plusieurs générations de sociologues et d’anthropologues se sont attachés à définir la nature, les fonctions, les codes et les enjeux de cet acte ou de ce geste fondamental. À côté de son universalité et de sa nature fondamentalement paradoxale, oscillant entre gratuité (générosité, action désintéressée) et réciprocité (retour, contre-don), les études ont surtout mis en exergue le rôle prépondérant de cette forme de langage dans la construction des identités sociales.

Don mis en scène

Dans le domaine de l’histoire de l’art et de la littérature, l’étude sur le don a permis d’apporter un nouvel éclairage sur les processus de conception, de création et de réception d’œuvres matérielles ou intellectuelles au cours de la première modernité. Cette période voit se développer une économie commerciale orientée vers le profit en parallèle à une économie du don plus traditionnelle, dont les enjeux artistiques, sociaux et politiques se trouvent alors renouvelés. Ainsi, à partir de la Renaissance, le sens accru de la conscience de soi de l’auteur ou de l’artiste pouvait être exprimé de manière plus effective et plus honorable dans un cadeau que dans une vente. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’importance de ce mode de transmission est telle que c’est par le biais de donations que se sont constitués les grandes collections, bibliothèques et cabinets de curiosités.

Puissants agents de médiation dans les dynamiques politiques, religieuses et culturelles, les dons d’objets peuvent par ailleurs être considérés comme les signes des relations activées et affirmées au sein du tissu social, qu’il s’agisse de systèmes de patronage ou de mécénat de cour (exprimant un statut ou un pouvoir), de cadres dévotionnels (impliquant une obligation personnelle) ou encore de sphères privées (attestant de liens familiaux ou amicaux), etc. Mais pour pouvoir participer pleinement, dans une sphère publique, de l’affirmation du pouvoir, l’acte du don suppose un espace d’expression ou un lieu de visibilité. Le geste de donation suppose en effet des paroles et des gestes échangés, il implique parfois un décor, pour ne pas dire un decorum ; mais encore, dans un temps contemporain ou postérieur au geste lui- même, il s’accompagne de représentations visuelles et textuelles chargées d’en pérenniser le souvenir. Autrement dit, c’est de sa mise en scène et de sa publicité qu’il tire son efficacité et sa possibilité de confirmer à l’ensemble de la communauté la qualité des rapports entre donateur (l’artiste lui-même ou le commanditaire de l’œuvre) et récipiendaire.

C’est précisément cette mise en scène du don d’œuvres d’art et d’objets que ces journées d’études souhaitent interroger, à travers deux axes de réflexion distincts mais complémentaires : celui des mécanismes visuels, rhétoriques et littéraires qui instaurent tout autant qu’ils rendent compte de l’acte du don ; et celui de ses effets au sein des dynamiques relationnelles qu’il institue. En d’autres termes, si la recherche s’est surtout focalisée sur l’étude de la temporalité du don à partir de la triade maussienne, et des enjeux sociaux qu’elle sous-tend, il s’agira ici de s’intéresser au lieu figural du don. Ce dernier doit être compris comme un espace de représentation permettant la publicité et la transmission du don, d’une part dans le temps éphémère du geste de donation (cérémonie, fête, etc.) et d’autre part dans le temps pérenne de sa commémoration sous la forme de textes et d’images (les deux temps fusionnant ou se superposant d’ailleurs le plus souvent, puisque que le second temps re-présente idéalement le premier, tout en étant parfois aussi contemporain à ce dernier). Gestes, paroles, dédicaces, mises en abyme, métonymies, allégories, dévoilements, inscriptions, signatures, lettres, etc. sont autant de procédés visuels et textuels qui, parce qu’ils permettent de figurer, d’actualiser et d’intensifier le don, retiendront notre attention.

Parmi ces deux axes d’investigation, nous suggérons quelques pistes de recherche, susceptibles d’orienter la réflexion :

1) Comment l’acte de donation était-il rendu public et communiqué ?
Quels sont les gestes et les paroles qui se nouent autour de l’acte du don d’œuvres d’art ou d’objets ? Quels sont les lieux de leur mise en exposition ? Quels langages figuratifs (descriptif, historique, allégorique, mythologique, symbolique) sont utilisés pour communiquer et mettre en scène l’acte de donation, qu’ils soient dans ou en dehors de l’œuvre ou de l’objet donné ? Quelles sont les relations entre texte et image et le rôle de chaque médium dans cette transmission ? Comment sont représentés les acteurs du don (portrait, attitude, hiérarchie)? Quels moments du processus sont représentés ? Qui constituait le public cible de tels images/textes ?

2) Quels sont les effets de cette mise en scène ?
Quelles sont les motivations sous-jacentes et/ou la finalité des dons artistiques (espérer une dette ou un contre-don, remercier quelqu’un pour une faveur accordée, véhiculer des messages politiques, dénoter le pouvoir ou la piété, affirmer des alliances, chercher une protection, attendre une gratitude, renforcer l’amitié ou la loyauté, etc.) ? Quels sont les types de relations et les hiérarchies que le don permet d’instaurer ? Comment le don crée et transforme le bien dans la temporalité de donner/recevoir/rendre ? En quoi constitue-t-il une forme de langage entre les différents acteurs, à savoir le donateur et donataire, mais aussi le monde extérieur? Comment ces représentations du don étaient-elles comprises et transmises dans un temps postérieur à l’acte du don ? Quelle est la performativité de la représentation du don sur le long terme (dynamique de surenchère, de réciprocité, etc.) ?

Il s’agira en somme de questionner les modes de représentation de cette forme de communication qu’est le don au cours de la première modernité, comme d’en évaluer la performativité au sein d’une dynamique relationnelle. Une telle analyse permettra de mettre en lumière les enjeux de ces constructions visuelles et textuelles du don, en termes de fonctionnement, de rôle ou de statut de ces représentations, mais aussi en termes d’intentions ou de motivation de la part des différents acteurs qui interagissent autour de l’objet donné.

Les propositions de communication, en français ou en anglais, d’environ 300 mots, ainsi qu’un CV, sont à envoyer avant le 1er juillet 2016 par courrier électronique aux adresses suivantes : gwendoline.demuelenaere@uclouvain.be ou caroline.heering@uclouvain.be

Comité organisateur : Gwendoline de Mûelenaere et Caroline Heering (FNRS-UCL) Comité scientifique : Ralph Dekoninck (UCL), Annick Delfosse (Ulg), Gwendoline de Mûelenaere (FNRS-UCL), Agnès Guiderdoni (FNRS-UCL), Felicity Heal (University of Oxford), Caroline Heering (FNRS-UCL), Victor Stoichita (Université de Fribourg)

Source : GEMCA

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Colloque – Peintures monumentales de Bretagne. Nouvelles images, nouveaux regards (du Moyen Âge à nos jours)

Ce colloque international a pour objectif l’étude de la peinture monumentale en Bretagne de la fin de l’antiquité jusqu’à nos jours. Il réunira des chercheurs débutants ou confirmés en histoire de l’art, histoire et archéologie, des architectes, des professionnels de la conservation, de la restauration et de la valorisation.

Depuis bientôt un demi-siècle, les découvertes de peintures murales se multiplient en France, grâce à une meilleure attention portée à l’épiderme de l’architecture, les découvertes fortuites cédant le pas aux mises au jour « programmées » lors des travaux de restauration. Ce mouvement a provoqué un profond changement dans la connaissance de cet art monumental de la couleur. Si la présence de peintures murales, médiévales ou de l’époque moderne, à travers l’ensemble du territoire français est désormais acquise, leur émergence dans certaines régions doit être considérée comme un fait de première importance. Ainsi les nombreuses découvertes et restaurations effectuées depuis une décennie en Bretagne révèlent une peinture monumentale de qualité.
Le terme de peinture monumentale est préféré à celui de peinture murale, car il reflète mieux la diversité matérielle de cet art de la couleur. Il exprime non seulement la dimension architecturale de ce type de peinture, mais aussi la variété de ses supports. La pierre enduite ou badigeonnée de chaux constitue le cas le plus courant aux périodes médiévales et modernes, le plâtre et le ciment apparaissent pour leur part à la période contemporaine. Toutefois, d’autres matériaux supportant la couche picturale sont souvent négligés, comme la terre qui semble être couramment utilisée en Bretagne. Est-ce une particularité ou bien est-ce en cette région que le phénomène est mis en avant pour la première fois au sein de la communauté scientifique ? Il en va de même pour le bois. Les lambris peints sont d’une grande richesse formelle ou iconographique en Bretagne. Là-aussi, jusqu’où va la spécificité bretonne ? En revanche, le verre, depuis longtemps bien étudié, est laissé volontairement hors du colloque, ce qui n’empêche pas une approche des liens qui unissent vitrail (ou tout autre vecteur : statuaire, retable, …) et peinture murale, tant dans la production que dans l’intégration au décor polychromé de l’édifice.

Les communications porteront sur les peintures monumentales en Bretagne ou présentant des liens possibles avec la Bretagne (thématique, mode de réalisation, commanditaire, histoire ayant un rapport avec des œuvres bretonnes). Elles s’articulent autour de trois thèmes qui s’interpénètrent en fonction d’une réalité qu’il est difficile de découper en entités indépendantes.

La découverte concerne le temps d’avant le chantier de restauration. Elle se propose de regrouper des communications s’intéressant aux sondages, aux études préalables, aux sources, aux découvertes fortuites ou programmées et aux études iconographiques ou stylistiques qu’elles induisent, aux décors masqués du fait des évolutions du culte ou des usages. Ont leur place également les communications sur une œuvre disparue attestée par une découverte de documentation.

La restauration est l’élément important dans le processus de conservation des œuvres. Les communications qui traitent de ce sujet s’attachent à la compréhension de la pratique matérielle de l’œuvre lors de sa création ou lors de ses modifications. Qu’apportent les techniques de restauration avec leurs spécificités liées aux matériaux ou leurs évolutions, mais aussi le travail en transversalité des différents spécialistes (conservateurs du patrimoine, conservateurs-restaurateurs, historiens de l’art, architectes, archéologues…) à la connaissance de la peinture monumentale ?

La valorisation ou le temps d’après chantier constitue l’aboutissement de la compréhension de l’œuvre. Elle regroupe les communications qui évoquent aussi bien une nouvelle étape de l’étude iconographique, stylistique ou historique que la médiation avec ses technologies mises au service de la connaissance de tous ou encore le nécessaire suivi de maintenance qui aboutit à la notion de conservation préventive. La notion de valorisation s’adresse aussi aux œuvres nouvelles ouvrant à des communications sur la création contemporaine (art sacré, murs peints, street art …) notamment sur les commandes de peintures monumentales (lien entre politique urbaine et soutien aux artistes).

affiche colloque Rennes-Pontivy 2016

Programme :

En prologue au colloque :

Mercredi 5 octobre 2016 – Rennes, église Sainte-Thérèse, 6 rue Bigot de Préameneu

17H00 – Accueil des participants (possibilité d’inscription)

17H30 à 18H30 – Visite du décor peint de l’église (Isabelle Baguelin, chargée de la protection MH à la CRMH-DRAC Bretagne)

Colloque

Jeudi 6 octobre 2016 – Rennes, Archives départementales, 1 rue Jacques Léonard

 9H00 – Accueil des participants et inscription

9H30 à 10H00 – Présentation du colloque

Béatrice Duguépéroux-Honoré, élue du Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, en charge du patrimoine

Christine Leduc, présidente du GRPM

Jean-Loup Lecoq, directeur régional de la DRAC Bretagne

Session 1 : de la peinture invisible jusqu’aux décors en trompe-l’œil

Président de séance : Bruno Boerner, professeur d’histoire de l’art à l’université Rennes 2

10H00 La réalisation d’un décor disparu : les peintures de la chapelle Saint-Yves à Morlaix en 1466-1467 (Michèle Boccard, ATER à l’Université de Bretagne occidentale)

10H30 Les enduits peints découverts en contexte archéologique : du fragment à la restitution. L’exemple du château ducal de Suscinio (Géraldine Fray, conservatrice-restauratrice & Karine Vincent, archéologue au département du Morbihan)

 11H00 Présentation des posters

11H30 Pause-café

12H00 Décors architecturaux en trompe-l’œil dans les pays d’Elven et de Questembert (Diégo Mens, conservateur du patrimoine au conseil départemental du Morbihan)

Déjeuner

 Session 2 : la peinture monumentale et l’histoire

Président de séance : Daniel Pichot, professeur émérite d’histoire médiévale, université Rennes 2, ancien président de la SAHIV (Société Archéologique et Historique d’Ille-et-Vilaine)  

 14H00 Les murs des églises « en armes » : inventorier, étudier et valoriser la peinture héraldique monumentale au sein de l’architecture sacrée en Bretagne (Paul-François Broucke, doctorant à l’Université de Bretagne Occidentale)

14H30 Une représentation de Charles de Blois, duc de Bretagne, identifiée en Mayenne (Yves Coativy, professeur d’histoire à l’Université de Bretagne occidentale & Christian Davy, chercheur au service du patrimoine des Pays de la Loire, membre du GRPM)

15H00 Peinture murale de Notre-Dame de Cran à Treffléan, une iconographie catholique sous le règne d’Henri IV (Didier Jugan, chercheur indépendant, membre du GRPM)

15H30 Pause-café

 Session 3 : conservation du patrimoine

Président de séance : Henry Masson, conservateur régional des monuments historiques, DRAC Bretagne

16H00 Les études préalables aux travaux sur les monuments historiques et les peintures murales en Bretagne (Christine Jablonski, conservatrice des monuments historiques à la CRMH-DRAC Bretagne)

16H30 L’impact des découvertes de peintures murales en cours de chantier sur les partis de restauration : les exemples des chapelles Notre-Dame de Quilinen à Landrevarzec et Locmaria à Nostang (Cécile Oulhen, conservatrice des monuments historiques à la CRMH-DRAC Bretagne & Marie-Suzanne de Ponthaud, architecte en chef des monuments historiques)

18H00 à 19H00 : Rennes, salle de la Cité, 10 rue Saint-Louis – Visite du décor peint de Camille Godet. Exposé d’un représentant de la municipalité sur la politique culturelle de la ville de Rennes vis à vis du street-art.

 

Vendredi 7 octobre 2016 – Merléac / Neulliac / Pontivy

8H00 Départ de Rennes

9H45 Merléac, hameau de Saint-Léon : visite du décor peint de la chapelle Saint-Jacques (Christine Jablonski, conservatrice des monuments historiques à la CRMH-DRAC Bretagne, Christophe Batard, architecte en chef des monuments historiques & Véronique Legoux, conservatrice-restauratrice de peintures murales)

11H30 Neulliac, chapelle Notre-Dame de Carmès (hors bourg) : visite du décor peint (Pierre-Laurent Constantin, médiateur du patrimoine à la ville d’Hennebont)

Déjeuner

Pontivy, théâtre des halles (dit Petit-Théâtre), 34 rue de Lourmel

Session 4 : iconographie et restauration des peintures du XVe siècle

Président de séance : Yves Coativy, professeur d’histoire médiévale, Université de Bretagne occidentale, Brest

 14H30 La chapelle de Kermaria-an-Isquit, à Plouha (Christophe Batard, architecte en chef des monuments historiques  & Tania Lévy, ATER à l’Université de Bretagne occidentale)

15H00 Le cycle peint inédit de l’église Notre-Dame du Guerno (Géraldine Fray, conservatrice-restauratrice du patrimoine & Ilona Hans-Collas, chercheur en histoire de l’art, membre du GRPM)

15H30 Pause-café

 Session 5 : les peintures dans le pays de Pontivy (XVIe-XVIIIe siècles)

Président de séance : Bruno Isbled, président de la SHAB (Société Historique et Archéologique de Bretagne), conservateur du patrimoine aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine

 16H00 Pour une nouvelle lecture du décor de la Vie de saint Mériadec  dans l’église de Stival (Diégo Mens, conservateur du patrimoine au conseil départemental du Morbihan)

16H30 Image des saints et des hommes, histoire et iconographie des lambris peints du pays de Pontivy (Pierre-Laurent Constantin, médiateur du patrimoine, ville d’Hennebont)

17H30 : Départ du bus de Pontivy

 

Samedi 8 octobre 2016 – Rennes

Rennes, archives départementales 35, 1 rue Jacques Léonard

Session 6 : architectures et voûtes peintes (XVe-XVIe siècles)

Présidente de séance : Christine Leduc, présidente du GRPM, chercheuse indépendante

 9H00 Magnifier l’architecture : modénatures et charpentes peintes en Bretagne à la fin du Moyen Âge, exemples civils et religieux (Jean-Jacques Rioult, conservateur en chef au service de l’inventaire de la région Bretagne)

9H30 La cathédrale de Quimper et sa place dans l’histoire de la polychromie flamboyante (Anne Vuillemard-Jenn, enseignante en histoire de l’architecture et du design, école d’arts appliqués MJM à Strasbourg, membre du GRPM)

10H00 Le chœur de la chapelle de Kernascléden : nouvelles investigations (Bertrand Cosnet, ATER en histoire de l’art médiévale, Université de Nantes)

10H30 Pause-café

  Session 7 : peintures monumentales (XIXe-XXe siècles)

Présidente de séance : Elisabeth Loir-Mongazon, cheffe du service de l’inventaire du patrimoine culturel, au Conseil régional de Bretagne (sous réserve de disponibilité)

 11H00 Grands décors des églises bretonnes aux XIXe et XXe siècles (Philippe Bonnet, conservateur en chef du patrimoine au service de l’inventaire de la région Bretagne)

11H30 Peintures murales XIXe siècle de la chapelle de Coadry en Scaër (Isabelle Gargadennec, conservateur en chef du patrimoine au Conseil départemental du Finistère)

12H00 La république des peintres : les grands décors monumentaux au prisme du régionalisme breton des XIXe et XXe siècles (Périg Bouju, chercheur en histoire de l’art)

12H30 Peintures monumentales et représentations des faits populaires sous la IIIe République de l’Entre-deux-guerres : deux décors peints de Camille Godet (Benoît Ollier, chargé de mission au Musée des Beaux-Arts de Rennes).

13H00 Conclusion du colloque : Marie-Claude Léonelli (historienne de l’art, conservatrice des antiquités et objets d’art du Vaucluse).

Déjeuner

 Rennes, cathédrale, place de la cathédrale

 15H30 Visite commentée de la cathédrale (Roger Blot, responsable du patrimoine religieux d’Ille-et-Vilaine & Henry Masson, conservateur régional des monuments historiques, CRMH-DRAC Bretagne)

 

En épilogue au colloque

Rennes, chapelle Saint-Yves, office du tourisme, 11 rue Saint-Yves

17H15 Le street-art ou l’art des rues à Rennes, visite itinérante sur les sites (Office de tourisme destination Rennes)

Informations pratiques :

Colloque organisé par le GRPM (Groupe de Recherches sur la Peinture Murale)
avec le concours de la Conservation Régionale des Monuments Historiques (DRAC Bretagne)

Rennes (6 et 8 octobre 2016) et Pontivy (7 octobre 2016)

 

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Journée d’étude – Technologies for handwritten text image recognition, search and alignment

Dans le cadre du projet HIMANIS (HIstorical MANuscript Indexing for user-controlled Search), se tient, mercredi 22 juin 2016 à 16 h, une conférence sur les technologies pour la reconnaissance de textes manuscrits, l’exécution de requêtes et l’alignement textes/images par le professeur Enrique Vidal (Pattern Recognition and Human Language Technology Research Center et Universitat Politècnica de València).

Résumé

Lors de cette conférence, trois types de technologies qui ont été développées au sein du centre de recherche Pattern Recognition and Human Language Technology de l’UPV seront exposées et feront l’objet de démonstrations :

  • La reconnaissance automatique assistée par ordinateur des textes manuscrits.
  • L’indexation et l’exécution de requête au sein de grands corpus d’images de textes manuscrits.
  • L’alignement de textes manuscrits préexistant avec l’image correspondante : alignement par lignes, mots et caractères.

Abstract

Three types of technologies which have been developed at the Pattern Recognition and Human Language Technology (PRHLT) research center of the UPV will be outlined, each followed by live demonstrations:

Automatic and computer assisted (interactive) handwritten text recognition.
Indexing and Search for large collections of handwritten text images.
Aligning existing transcripts with corresponding text images: line, word and character-level alignments.

IRHT – Centre Félix Grat
40, avenue d’Iéna, 75016 Paris

22/06/2016

Contact : himanis@irht.cnrs.fr

Entrée libre et gratuite

Source : IRHT

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École d’été – La prosopographie : méthodologie historique et outils informatiques

La prosopographie est depuis plusieurs décennies un outil méthodologique bien connu de l’historien : « biographie collective », elle permet de cerner la composition d’un groupe, d’en observer les caractéristiques saillantes et les évolutions. Adossée au développement de l’informatique, elle s’est désormais imposée comme une méthode incontournable. La formation proposée permettra aux stagiaires de réaliser concrètement un travail de prosopographie historique, en suivant pas à pas les différentes étapes de son élaboration : définition d’une population, analyse des sources, élaboration de notices prosopographiques, modélisation d’une base de données informatique, interrogation et exploitation statistique de celle-ci. Elle entend ainsi conjuguer approche théorique, traitement de cas pratiques et formation aux outils informatiques.
du jeudi 15 septembre 2016 au vendredi 16 septembre 2016

Lieu : École nationale des chartes, au 65, rue de Richelieu, Paris 2ᵉ

Programme :

  • Qu’est-ce que la prosopographie ?
  • De la notice à la base de données
  • Exploiter une base de données prosopographique
  • Outils avancés : un tour d’horizon

Informations pratiques :
Date : 15-16 septembre 2016
de 9 h 30 à 12 h 30
Lieu : École nationale des chartes, au 65, rue de Richelieu, Paris 2ᵉ

Contact

École nationale des chartes
service de la formation continue
65, rue de Richelieu – 75002 Paris

et

19, rue de la Sorbonne – 75005 Paris
T. +33 (0)1 55 42 21 53
formation.continue@enc.sorbonne.fr

Tarifs : 420 € public, 840 € privé

Source : École des chartes

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Colloque – Le Roman de la Rose et la philosophie parisienne au XIIIe siècle

Avec La Divine Comédie de Dante, Le Roman de la Rose est le poème médiéval en langue vernaculaire le plus répandu et le plus important en termes d’influence (plus de 300 manuscrits). Il s’agit également d’une œuvre d’une complexité intellectuelle formidable : la continuation de Jean de Meun en particulier, tout en faisant converger les traditions de la poésie courtoise et amoureuse avec la tradition de la satire médiévale, manifeste également un intérêt soutenu pour des questions philosophiques.Les discours des personnages du Roman—particulièrement Raison, Nature et Génius—regorgent non seulement de citations d’auteurs anciens, mais résonnent également avec de nombreux débats philosophiques contemporains, et les nombreuses controverses qui secouent l’Université de Paris.

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Les critiques soulignent volontiers la dimension encyclopédique du Roman, et insistent sur la culture scientifique et universitaire de son auteur/continuateur, mais peu de chercheurs se sont intéressés de près aux implications philosophiques et intellectuelles plus profondes du dialogue de Jean de Meun avec la scolastique. Dans les années 1940 Gérard Paré pouvait encore maintenir que Jean de Meun était simplement ‘un vulgarisateur et un traducteur’ ‘qui continue de mettre à la portée des laïcs les rudiments de sa science universitaire’, mais à la lumière de travaux plus récents il est évident que cette appréciation est insuffisante et réductrice. Premièrement, Jean manifeste une compréhension bien plus précise et nuancée des problématiques philosophiques débattues à l’Université de Paris pendant les années 1260 et 1270 de ce que pouvaient suggérer les travaux de Paré, doublée d’une sensibilité particulière à l’égard des controverses institutionnelles à l’intérieur de l’Université elle-même. Deuxièmement, l’évocation de ces questions de la part de Jean de Meun ne peut être réduite à une série de simples ‘allusions’ à des termes, méthodes et débats scholastiques, mais suggère une visée philosophique plus large, bien plus profonde et plus complexe, dont le mécanisme et la signification reste à explorer. Il n’est donc plus possible de voir le Roman de la Rose comme un simple tissu de citations et d’allusions plus ou moins confuses et aléatoires à la culture scholastique, ni comme un texte qui ‘adopte’ des solutions philosophiques préexistantes de façon passive et dérivative. Bien plutôt, le Roman de la Rose apparaît comme un poème qui intervient activement, de façon précise, souvent provocatrice et irrévérente, dans les débats philosophiques et théologiques de l’époque.

Grâce à son influence profonde et durable sur le développement de la littérature et la culture vernaculaire de la fin du Moyen Âge, le Roman occupe une position privilégié dans la longue et complexe historie des relations entre scholastique et poésie, philosophie et littérature. Le cas du Roman de la Rose soulève donc une série d’importantes questions annexes, surtout d’ordre méthodologique, concernant l’interface entre discours philosophique et forme littéraire que nous nous proposons d’aborder également dans le cadre de ce colloque. La rencontre vise donc à enrichir notre compréhension du Roman de la Rose lui-même, en tant que poème et en tant qu’expression d’une réflexion philosophique, en encourageant le dialogue entre spécialistes de différentes disciplines—philosophie, histoire intellectuelle, et littérature. Cette démarche vise donc également à mettre à jour des dynamiques intellectuelles, culturelles et institutionnelles plus larges dans lesquelles le Roman est impliqué, tout en prêtant une attention particulière à la méthode poético-philosophique hautement personnelle développée par Jean de Meun, qui nous oblige à remettre en question toute sorte de barrière disciplinaire, autant moderne que médiévale.

Colloque organisé par Marco Nievergelt, résident de l’IEA de Paris, John Marenbon (Trinity College, Cambridge) et Jonathan Morton (King’s College, London)

Programme :

Lundi 20 juin

9.00 Arrival and registration
9.15-9.30 Welcome

9.30-11 Session 1 — University Culture

Olga Weijers (The Hague / IRHT Paris) : Jean de Meun et la Faculté des Arts de Paris
Alex Novikoff (Fordham University, NY) : Performing Scholasticism: The Poetics of Disputation in 13th-Century Vernacular Poetry
11-11.30 Coffee

11.30 -13.00 Session 2 — Knowledge and Truth

Fabienne Pomel (Université de Rennes 2) : Expériences visuelles et fiction allégorique : lexique et paradigme de la fantasie chez Jean de Meun
Jonathan Morton (King’s College, London) : Sophisms and Sophistry in the ‘Roman de la Rose’
13.00-14.30 Lunch

14.30-16.00 Session 3 — Language

Marco Nievergelt (IEA Paris / Université de Lausanne) : Impropriety, Equivocation, and Imposition: Jean de Meun and Parisian Grammar and Logic
Earl Jeffrey Richards (Bergische Universität Wuppertal) : Significatio ad placitum: The Virtue Ethics Context of Jean de Meun’s Discussion of Linguistic Referentiality
16.00-16.30 Coffee

16.30-18.00 Session 4 — Uncertainty and Negation

Alice Lamy (Univ. Paris-Sorbonne; Lycée Hélène Boucher) : Le roman de la non-rose : héritages et subversions de la théologie négative chez Jean de Meun
Christophe Grellard (EPHE-PSL Research University, CNRS-LEM) : Les mécanismes de la croyance. L’épistémologie implicite de Jean de Meun

Mardi 21 juin

9.30-11.00 Session 5 — Nature and Necessity

Philip Knox (New College Oxford) : Human Nature and the Natural Law in Jean de Meun’s ‘Roman de la rose’
Kellie Robertson (University of Maryland) : Horace’s Pitchfork and Nature’s Axe: Necessity in the ‘Rose’ Tradition
11-11.30 Coffee

11.30-13.00 Session 6 — Politics and Community

Juhana Toivanen (University of Jyväskylä) : La Rose: Themes in Political Philosophy
Antonio Montefusco (Università Ca’ Foscari, Venezia) : Une relecture politico-communale de la Rose: pour le ‘Fiore’ attribué à Dante Alighieri

13.00-14.30 Lunch

14.30-16.00 Session 7 — Forms of Philosophy

John Marenbon (Trinity College Cambridge) : The ‘Roman de la Rose’ and Boethius
Kevin Brownlee (University of Pennsylvania) : Forme scholastique et interprétation ouverte dans le ‘Roman de la Rose’
16.30-17.00 Coffee

16.30-18.00 Session 8 — Reading the ‘whole’ Rose

Jean-Marc Mandosio (EPHE Paris) : Le ‘Roman de la Rose’ et le ‘Livre du Trésor’: deux usages de la classification des sciences en dehors du cadre universitaire
Luciano Rossi (Universität Zürich) : Métalepse et allégorie. L’unité du roman

18-18.30 Concluding Remarks

Informations pratiques :

20-21 juin
Institut d’études avancées de Paris, Hôtel de Lauzun – 17 quai d’Anjou
Paris, France (75004)

Inscription obligatoire : ici

Source : Calenda

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Publication – Aurélie Thomas, « Jeux lombards : alliances, parenté et politique en Italie méridionale du la fin du VIIIe siècle à la conquête normande »

Héritière de l’ancien duché lombard de Bénévent, la Lombardie mineure forme, entre les IXe et XIe siècles, un espace original, caractérisé d’une part par son éclatement politique en trois principautés distinctes et rivales, Bénévent, Capoue et Salerne, d’autre part par l’étroitesse des liens de parenté qui unissent les dynasties régnantes à leur tête. Elle fut le lieu d’émergence de deux modèles de pouvoir, reposant sur des structures de parenté radicalement différentes, dont l’organisation et le fonctionnement ont contribué à façonner le visage contrasté et à structurer politiquement l’espace. Le modèle politique adopté à Salerne repose sur une structure familiale dynastique privilégiant la descendance mâle directe, au détriment des cadets et alliés du lignage, systématiquement exclus du pouvoir. À l’inverse, Capoue et Bénévent ont observé un modèle de pouvoir fondamentalement égalitaire, où l’ensemble large des cousins et cognati, partagent un même droit de régner et peuvent prétendre au principat. En fonction du système dans lequel il évolue – ce peut être parfois dans les deux – chaque acteur du jeu politique lombard dispose d’une main donnée, forte de plus ou moins d’atouts, qu’il joue ensuite en fonction des opportunités et des événements, choisissant telle union plutôt que telle autre, mobilisant une alliance ou un réseau de parenté de préférence à un autre. L’arrivée du nouvel acteur normand dans le jeu familio-politique lombard, à partir du début du XIe siècle, vient profondément remettre en cause les deux modèles qui structurent cet espace, provoquant d’une part la disparition du modèle égalitaire capouano-bénéventain et d’autre part la mutation du modèle salernitain. La survie de la dernière lignée princière salernitaine à l’époque normande, par le biais des femmes marque alors le passage d’un modèle de pouvoir à un autre, celui de l’époque lombarde à celui des royaumes normands du Sud.

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Aurélie Thomas, archiviste-paléographe et docteur en histoire, travaille actuellement à l’université en tant que conservateur des bibliothèques.

Informations pratiques :
Aurélie Thomas, Jeux lombards : alliances, parenté et politique en Italie méridionale du la fin du VIIIe siècle à la conquête normande, Rome, École française de Rome, 2016 (Collection de l’École française de Rome, 501). ISBN: 978-2-7283-1042-5. 547 p., ill. n/b. Prix : 45 euros.

Source : École française de Rome

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Journée d’étude – Édition de texte numérique

L’atelier vise en réunissant des chercheurs de disciplines variées (histoire, littérature, linguistique), des informaticiens et des conservateurs à articuler les besoins et les attentes des professionnels de la conservation (valorisation des collections, développement du web sémantique), celles des chercheurs (développement d’outils de recherche : bases de données, apparat critique et balisage) mais aussi celles des lecteurs (prise en compte des nouvelles possibilités induites par les changements des pratiques de lecture et de la réception sur support numérique). Il s’appuiera sur des réalisations en cours et visera à intégrer les orientations internationales de la recherche dans le domaine des humanités numériques. Ces projets existants et/ou en cours de développement, qui s’inscrivent dans des disciplines différentes et répondent à des objectifs variés, permettront d’échanger sur les solutions techniques choisies, leur implémentation et les possibilités scientifiques qu’elles offrent.

Le terme d’édition est ici à envisager au sens large : tous les projets ne consisteront pas en des éditions de texte en ligne, mais l’objectif est de croiser différentes utilisations du support numérique en relation avec des textes médiévaux et les manuscrits / imprimés qui les contiennent, de la lexicographie à l’histoire de l’art, en passant par la valorisation des collections utilisées.

Edition du texte numérique

Programme :

9h30 : Accueil des participants

10h : Introduction – Anne Rochebouet (Dypac / Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines)

10h30 : Xavier-Laurent Salvador (Université Paris 13) – « Développement d’applications XQuery pour les bases de données en anciennes langues : l’exemple de biblehistoriale.fr ». Site : http://www.biblehistoriale.fr
11h15 : Davide Gherdevich (LAMOP) – « Créer une base de données collaborative en ligne avec mediawiki, l’exemple de PolimaWiki ». Site : polima.huma-num.fr
12h : Déjeuner

13h30 : Anne Salamon (Université Laval, Québec) – « Le portail HU15 : un portail pour textes en mal d’édition ». Site : hu15.github.io/ histoires-universelles-xv/index.xhtml
14h15 : Dominique Stutzmann (chargé de recherche à l’Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS, UPR 841) et Jean-François Mou (conservateur aux Archives nationales) – « HIMANIS (HIstorical MANuscript Indexing for user-controlled Search), enjeux et perspectives ». Site : himanis.hypotheses.org
15h : Pause

15h30 : Sergio Torres (Dypac / Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) – « La reconnaissance des entités nommées dans les chartes bourguignonnes du Moyen Âge (XIIe-XIIIe siècles) ».
16h15 : Graziella Pastore (ENC) – « L’édition numérique du Livres de jostice et de plet (ELEC), point de départ de la constitution d’une base prosopographique (Omeka) ».

17h : Conclusion

Informations pratiques :
Le jeudi 23 juin, à partir de 9h30

Auditorium de la Bibliothèque universitaire
45, boulevard Vauban
78280 Guyancourt

Partenaires :
Université de Laval
Bibliothèque nationale de France

Source : DYPAC – UVSQ

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Journée d’étude – Écriture(s) et parole(s) au Moyen Âge

L’interrogation sur l’identité et les rapports entre la parole et l’écriture au Moyen Age associe étroitement les enjeux historiques et philosophiques, et suscite également l’ouverture vers de nombreuses disciplines connexes, de la codicologie à l’histoire des notations musicales en passant par la littérature et l’exégèse.

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Programme :

9h00 : Accueil des participants

9h15 : Introduction par Dominique Poirel (parrain de la journée d’études)

Théologiens médiévaux latins
Modération : Élisabeth Boncour (Université catholique de Lyon)

9h30 : Romain Debluë (Université Paris-Sorbonne) – Entre écriture et Parole, la théologie de Thomas d’Aquin
10h00 : Aude Studer (EPHE / Ecole Nationale des Chartes) – Une théologie naturelle est-elle possible ? Paroles et Ecritures chez Nicolas Bonet
10h30 : Discussion
10h50 : Pause

Langages humain, divin, angélique
Modération : Luca Fiorentini (Collège de France)

11h00 : David Lemler (Université de Strasbourg) – Comment peut-on écrire ? Les philosophes juifs et l’art d’écrire
11h30 : Ghislain Casas (EPHE / EHESS) – La parole comme livre. Une image de la locutio angelica chez Guillaume d’Auvergne
12h00 : Enimie Rouquette (Université Sorbonne-Nouvelle) – Vox et Scriptura : la parole entre écriture et oralité à la Renaissance carolingienne
12h30 : Discussion

Symboles et efficace : La causalité de la parole
Modération : Dominique Poirel (CNRS / IRHT)

14h30 : Charles Ehret (Université Panthéon-Sorbonne) – Le pacte divin, le jeton de plomb et la lettre du roi
15h00 : Juan José Fuentes (Ecole Pratique des Hautes Etudes) – Parole et écriture chez le Pseudo-Denys : Considérations à partir de l’anthropologie et l’eschatologie dionysiennes
15h30 : Discussion
15h50 : Pause

Modération : Joël Chandelier (Université Paris VIII)

16h00 : Pierre Vermander (Ecole Nationale des Chartes) – Les reliefs de la voix
16h30 : Audéric Maret (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) – Une parole introuvable ? Silences et secrets dans les délibérations municipales de Marseille dans la deuxième moitié du XV siècle
17h00 : Discussion
17h30 : Conclusions de la journée

18h00 : Apéritif de clôture

Informations pratiques :

Journée d’études STUDIUM
14 juin 2016
9h – 18h
Bâtiment “Le France”, salle 123 190, avenue de France 75013 Paris

L’équipe organisatrice :
Stéphane Loiseau (Paris-Sorbonne)
Laure Miolo (Université Lumière Lyon 2)
Aude Studer (EPHE – ENC)
Avec la participation de Sophie Serra (Univ. Paris-Sorbonne)
Contact : studium.paris@live.com

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École d’été – A iluminura medieval europeia. Uma introdução histórica e metodológica

Datas: 25 de julho a 5 de agosto | dias úteis das 10h00 às 12h30
Docente: Maria Alessandra Bilotta
Areas: História da Arte e Estudos Artísticos | História, Património e Cultura

Objetivos

O curso é finalizado, através da análise de alguns exemplos específicos, a fornecer as características fundamentais da história da iluminura do manuscrito na Idade Média, com especial atenção para os problemas estilísticos e iconográficos, as questões relacionadas com os patrocinadores, o contexto histórico, económico e social da produção e as técnicas de execução.

No final do curso o estudante vai saber algumas questões de método, como a distinção dos diferentes estilos, a periodização da iluminura medieval, a geografia histórica, política, social e histórico-artística da produção iluminada, a relação entre o centro e a periferia, os materiais e à sua utilização, as relações com a Antiguidade, a oficina do iluminador medieval, a leitura estilística e iconográfica da iluminura medieval.

O estudante irá conhecer alguns momentos-chave da iluminura longo da história do período medieval. O estudante irá assim possuir um conhecimento básico da iluminura do período medieval e as ferramentas metodológicas para a leitura de este fenómeno artístico. O estudante irá também reconhecer, através da análise de alguns casos específicos, os diferentes estilos e usar uma terminologia específica.

Programa

I. O manuscrito
1. Patrocínio artístico e função dos livros manuscritos
2. O uso dos manuscritos iluminados

II. Materiais e técnicas de produção dos manuscritos iluminados como instrumentos de investigação histórica e artística
1. Douramento
2. Pigmentos

III. Disposição do texto na página: tipos e funções

IV. Tipologias dos livros medievais
1. A Bíblia
2. Os livros litúrgicos
3. Outras tipologias laicas (manuscritos literários, jurídicos etc.)

V. Manuscritos iluminados e ilustrados como fonte histórica: a história, os artistas e as obras

VI. Questões metodológicas relacionadas com a catalogação dos manuscritos iluminados medievais

Bibliografia

Dix siècles d’enluminure italienne: VIe-XVIe siècles, catalogue de l’exposition par F. Avril, Y. Zaluska, M.-T. Gousset, M. Pastoureau (Paris, Bibliothèque nationale, 8 mars-30 mai 1984), Paris, Bibliothèque nationale, 1984 (disponível on-line no site: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65340919.r=Dix+siècles+d%27enluminure+italienne.langEN)
O. Pächt, Book Illumination in the Middle Ages: An introduction, London-Oxford, Harvey Miller Publishers et Oxford University Press, 1986
C. De Hamel, Scribes and illuminators, London, British Museum Press, 1992
J. J. G. Alexander, Medieval Illuminators and Their Methods of Work, Yale University Press, 1993
A Iluminura em Portugal: Identidade e influências. Catálogo de exposição. Coordenação científica. Maria Adelaide Miranda. Lisboa: Biblioteca Nacional, 2000
Le Moyen Age en Lumière – manuscrits enluminés des bibliothèques de France, DALARUN Jacques (dir.), Fayard, 2002
F. Avril, L’enluminure à l’époque gothique : 1200-1420, Paris 2007
Invenire ( numero especial 2015 | Coord. Fernanda Maria Guedes de Campos), “FIAT LUX: Estudos sobre manuscritos iluminados em Portugal” 2015 (https://www.bensculturais.com/index.php?page=shop.product_details&flypage=flypage.tpl&category_id=1&product_id=90&vmcchk=1&option=com_virtuemart&Itemid=248)
Portuguese Studies on Medieval Illuminated Manuscripts, M. A. Miranda, A. Miguélez Cavero (eds.), Brepols 2015

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Maria Alessandra Bilotta é historiadora da arte, medievalista no Instituto de Estudos Medievais (IEM) da FCSH da Universidade Nova de Lisboa. A sua investigação atual se concentra sobre os manuscritos jurídicos iluminados medievais conservados em Portugal, um tema que se relaciona diretamente com a temática do curso, no âmbito de um projeto de pós-doutoramento apoiado pela fundação para a ciência e tecnologia (Ref.: SFRH/BPD/74298/2010).

A sua tese de doutoramento sobre a produção de manuscritos iluminados pelo uso do Papado na Idade Média (séculos VI – XIII) foi publicada pela Biblioteca Apostólica Vaticana (2011; https://www.vatlib.it/home.php?pag=detteditoria&idogg=ST_465).

Foi comissária das seguintes exposições científicas “Le parement d’autel des Cordeliers de Toulouse. Anatomie d’un chef d’oeuvre du XIVe siècle” (Toulouse, Musee Paul Dupuy, 13 março – 13 junho 2012; http://www.musees-midi-pyrenees.fr/musees/musee-paul-dupuy/expositions/archives/le-parement-daautel-de-toulouse-anatomie-daun-chef-daoeuvre-du-xive-siecle-20120316/) e “A Circulação do Direito na Europa Medieval: Manuscritos Jurídicos Europeus em Bibliotecas portuguesas” (Lisboa, Biblioteca Nacional de Portugal, 26 de fevereiro – 31 de maio de 2016; http://www.bnportugal.pt/index.php?option=com_content&view=article&id=1106:exposicao-a-circulacao-do-direito-na-europa-medieval-manuscritos-juridicos-europeus-em-bibliotecas-portuguesas-26-fev-31-maio-16&catid=166:2016&Itemid=1126). Ela organizou várias conferências internacionais e workshops, tais como “Estudo dos manuscritos iluminados e dos artefactos na Arqueologia da Idade Média: metodologias em comparação” (em Lisboa, 13 de fevereiro, 2015; http://www.fcsh.unl.pt/media/noticias/estudo-dos-manuscritos-iluminados-e-dos-artefactos-na-arqueologia-da-idade-media); Circulations juridiques et pratiques artistiques, Intelectuais et culturelles en Europe au Moyen Âge (XIIIe – XVe siècle) – Medieval Europe in Motion 3 (Lisboa, FCSH/NOVA – Biblioteca Nacional de Portugal, 25-27 fevereiro de 2016; http://fcsh.unl.pt/media/noticias/medieval-europe-in-motion-3)

Para obter a lista das publicações ver página pessoal na Academia.edu: https://unl-pt.academia.edu/MariaAlessandraBilotta

Source : Universidade Nova de Lisboa

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Appel à contribution – Ritual and Historiography in the Middle Ages

Münster
31 mars – 2 avril 2017

The past few decades, and especially the past few years, have seen a significant rise in scholarship on medieval Christian liturgy. No longer the esoteric domain of liturgists alone, the rites of the church are increasingly treated by scholars from a broad range of disciplines—including history, religion, literature, anthropology, art history, musicology, and theology—as an indispensable source for the study of medieval society and culture. This conference aims to contribute to the growing discourse by bringing together an international group of scholars to discuss the connection between religious rituals and the writing of history in medieval Europe, Byzantium, the Near East and beyond.

Historiography in the Middle Ages was normally a clerical practice. From Aachen to Kiev to Constantinople, generations of bishops and monks wrote and rewrote, copied and recopied, the political and sacred histories of their respective communities. These same bishops and monks also devoted their lives to performing liturgical rites: day after day, morning, evening and night, they served and sang the holy rituals. Medieval clerics, in other words, spent their lives praying sacred narratives about ancient communities: the Israelites, Christ and the Apostles, the emperor Constantine and empress Helena, to name only a few. The question the conference will explore is how these services and sacred myths influenced the construction of history in Christian centers throughout Europe and the Mediterranean world.

Possible topics include, but are not limited to: the relationship between church books and history books; liturgy and the making of a past; ritual and cultural memory; liturgy and mythmaking; politics and ritual; and liturgical manuscripts as a historical source.

Digital humanists/historians and scholars working on similar themes in non-Christian traditions are also encouraged to apply.

The working language of the conference will be English.

Please send your proposals of 300-500 words, including a brief resume, to ritualandhistory@gmail.com.
Any questions may be directed to Sean Griffin by email at sdgriffi@gmail.com.

Important Dates
August 1, 2016: Deadline for submission of proposals
September 1, 2016: Approval of proposals
March 1, 2017: Final deadline for submission of papers

Convener:
Sean Griffin
VolkswagenStiftung Visiting Fellow, University of Münster
Postdoctoral Fellow, Dartmouth Society of Fellows

Funding for the conference has been generously provided by the VolkswagenStiftung and the Andrew W. Mellon Foundation. Hotel accommodations and some meals will be provided. Limited travel funds may also be available for junior scholars.

Contact Info:
Sean Griffin
sdgriffi@gmail.com

Contact Email:
ritualandhistory@gmail.com

Keynote Speakers: Rosamond McKitterick (University of Cambridge) & Eric Palazzo (Université Poitiers)

Source : Blog de l’ApAhAu

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