Conférence – Kathleen Leys, « Cinq cents ans de jeux de mots et d’images : l’Éloge de la folie d’Érasme en 1515 »

Woensdag 18 november 2015 om 20u
Mercredi 18 novembre 2015 à 20h

Kathleen Leys
Voormalige adunct-conservator van het Erasmushuis
Conservatrice adjointe émérite de la Maison d’Érasme

Cinq cents ans de jeux de mots et d’images : l’Éloge de la folie d’Érasme en 1515

Éloge de la Folie : ce titre évocateur masque une œuvre méconnue. Le titre et l’oeuvre cachent bien leur jeu. L’auteur, Desiderius Erasmus Roterodamus (ca. 1466-1536) avait la langue bien pendue, et cette caractéristique marque autant la forme que le fond de son discours.

Drôle et mordant, son propos tient de Lucien et de Cicéron. Fou-rire garanti avec cette “bagatelle” qu’Érasme réédite en 1515, dans la fameuse édition de Bâle, agrémentée de dessins de Hans Holbein le Jeune.

Leys_18nov

Vijf honderd jaar spitsvondigheid in woord en beeld: Erasmus’ Lof der Zotheid uit 1515

Lof der Zotheid spreekt tot de verbeelding. De titel is bekend, de inhoud vaak niet. Noch de titel, noch het werk zijn vanzelfsprekend. De auteur, Desiderius Erasmus Roterodamus (ca. 1466-1536) hield enorm van taal en het spel met woorden. Dit vinden we in vorm en inhoud van dit werk terug. Een redevoering vol humor en spot in de traditie van Lucianus en Cicero. Lachen geblazen met de man die 500 jaar geleden zijn “bagatel” op de kaart plaatste met zijn bekende Bazelse editie uit 1515 met kanttekeningen van Hans Holbein de Jongere.

La conférence est organisée en collaboration avec le Masereelfonds. Quelques imprimés précieux de l’Éloge de la folie seront montrés au public après la conférence (en néerlandais, traduite simultanément en français).

De lezing is georganiseerd in samenwerking met het Masereelfonds. Na de lezing worden enkele kostbare drukken van de Lof der Zotheid aan het publiek getoond.

Informations pratiques :

Toegang gratis mits plaatsbespreking – Entrée libre sur réservation
Inschrijving online : http://www.erasmushouse.museum : Inscription en ligne
Of – ou : info@erasmushouse.museum / 02.521.13.83

Maison d’Érasme – Erasmushuis
Rue du Chapitre 31 Kapittelstraat, Bruxelles 1070 Brussel
Tel. (+32) 02.521.13.83 – info@erasmushouse.museum
www.erasmushouse.museum

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Publication – L’eau autour du château. Actes du quatrième colloque international au château de Bellecroix, 17-19 octobre 2014

Faucherre (Nicolas), Gautier (Delphine), Mouillebouche (Hervé),
L’eau autour du château. Actes du quatrième colloque international au château de Bellecroix, 17-19 octobre 2014
Octobre 2015, 19 x 25,7 cm, 388 p., 30 €, ISBN : 979-10-95034-00-1

EauHervé Mouillebouche, Introduction

Lucie Jeanneret, La maîtrise de l’eau autour du château breton : un critère essentiel dans la structuration des seigneuries en Vannetais et Porhoët (Xe-XVe siècle) ?

Patrick Kernévez, Les châteaux et la mer : l’exemple breton.

René Kill, Sources extérieures, portage de l’eau et conduites en relation avec les châteaux forts de montagne : l’exemple de l’Alsace.

Jean-Jacques Schwien, Les sources aménagées au pied des châteaux : le cas de la Franche-Comté.

Christian Rémy, Le château mis en eau (Limousin, Périgord et Angoumois).

Hervé Mouillebouche, Châteaux et étangs en Bourgogne.

Alain Kersuzan, La dérivation de l’Ain, en 1355, au pied du château de Pont-d’Ain.

Victorien Leman, Un château des ducs de Bourgogne au bord de la mer : la forteresse de l’Écluse à la fin du Moyen Âge.

Daniel de Raemy, De l’eau dans les fossés ? Embellissement, édilité et stratégie défensive à Estavayer-le-Lac à l’époque d’Humbert le Bâtard de Savoie.

Bertrand Haquette, Un château artésien sur une rivière flamande à la fin du Moyen Âge : Aire-sur-la-Lys.

Alain Salamagne, Des viviers du Moyen Âge aux inondations défensives de la Renaissance : Le Quesnoy et Valenciennes.

Yves Roumegoux, Un exemple d’art obsidional amphibie à l’âge classique : le siège de Condé en 1676

Laurent Paya, Les jardins « en forme d’Isle » en Bourgogne (1450-1650)

Nicolas Morelle, L’approvisionnement en eau dans les forts du Deccan en Inde : le cas de Naldurg (XIVe-XVIIe siècle)

Bruno Morel, Le domaine de la Combe en Creuse : une protection accordée pour les étangs, biefs et moulins

Bruno Bentz, Avant la Machine : l’alimentation en eau de source du château de Marly

Virginie Malherbe, Châteaux et canaux : maîtres de l’eau, maîtres du territoire

Sylvie Le Clech, Frédéric Aubanton, Patrimoine et continuité écologique : problématiques d’étude, de protection et de conservation

Conclusion : Nicolas Faucherre

Commande et résumé des publications : Centre de castellologie de Bourgogne

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Appel à contribution – Les métaux précieux en Mediterranee medievale. Exploitations, transformations, circulations

6-8 octobre 2016
Aix-en-Provence (MMSH)
Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme

Argent d’un côté, or de l’autre ? La Méditerranée médiévale est un espace de production et de circulation pour les métaux précieux tissé entre trois mondes à la fois hostiles ou partenaires ; la chrétienté romaine à l’ouest, la chrétienté byzantine à l’est et l’Islam au sud. À l’origine de nombreux objets de la culture matérielle et des monnaies utilisées par les économies, les métaux précieux (or, argent, cuivre, plomb) emplissent les sociétés. Ils sont exploités, transformés, commercialisés, contrôlés et thésaurisés par des acteurs et des institutions très variés, du simple paysan aux empereurs.

Ce colloque propose d’ouvrir une large enquête sur ces produits qui offrent de nombreuses problématiques pour les sociétés méditerranéennes. Ces dernières années, les travaux des historiens et des archéologues ont en effet considérablement renouvelé les vastes synthèses passées en apportant des données supplémentaires et en développant de nouvelles méthodes. Pour autant, peu d’entre eux prennent en considération le circuit complet des métaux, de leur production à leurs usages dans une perspective historique large. Cette lacune est principalement causée par un cloisonnement disciplinaire et géographique encore trop marqué.

C’est pourquoi il a paru opportun de faire un point sur l’état de l’art, tant des méthodes que des connaissances, afin d’engager des analyses comparatives entre Occident et Orient sur le long Moyen Âge. La réunion de chercheurs d’horizons et de disciplines variés a ainsi pour objectif d’ouvrir une discussion qui permette de mieux comprendre le fonctionnement de ces systèmes productifs et de mieux mesurer l’ampleur de leur influence sur les économies et les sociétés médiévales.

À cette fin, le colloque sera structuré en 4 thèmes. Chacun d’entre eux sera interdisciplinaire et se fera sous la forme de présentations orales ou de posters.
Une table ronde finale sera l’occasion de synthétiser les apports ; d’aborder des questions transversales, de proposer des axes et des problématiques futures et de mettre en œuvre des réseaux de collaborations internationales.

AfficheThèmes

Jeudi 6 octobre : après-midi

Thème 1. Les espaces miniers méditerranéens
Nouveaux acquis de la recherche

Cette session se propose d’examiner à la lumière des travaux les plus récents le fonctionnement et l’organisation des exploitations minières. À partir d’études de cas ou de synthèses régionales, elle sera d’une part l’occasion de réfléchir sur l’insertion des exploitations dans les économies, de caractériser ces entreprises situées entre artisanat et industrie. D’autre part, il s’agira de prendre en compte plus largement les environnements humains et naturels des exploitations en considérant les rapports à l’espace, aux contrôles et aux enjeux qu’elles suscitent dans de possibles constructions territoriales.

Vendredi 7 octobre : matin

Thème 2. Circulation des Hommes et des Savoirs
Les vecteurs de l’innovation

Produire et travailler les métaux précieux induit la mobilisation de savoirs et de techniques spécifiques, quels que soient le lieu et le contexte de mise en œuvre. Les différentes unités de production (mines, minéralurgie, métallurgie primaire) et de transformation (métallurgie secondaire, ateliers monétaires, de bronziers, d’orfèvres) sont dans cette optique des « réservoirs perméables de connaissances ». Elles fonctionnent à la fois avec des expériences internes et des apports extérieurs. Y a-t-il des liens entre les procédés, les acteurs, les mots et les vocabulaires utilisés de part et d’autre de la Méditerranée ? Nous savons que des praticiens circulaient au sein des exploitations occidentales, est-ce également le cas sur des distances plus importantes ? Si des intermédiaires interviennent, qui sont-ils et comment adaptent-ils les techniques à un contexte différent ?

Vendredi 7 octobre : après-midi

Thème 3. Structures des échanges commerciaux
Fonctionnement et organisation

Multiformes, les métaux précieux en circulation peuvent être directement issus de la mine (minerai, plomb d’œuvre, lingots…) comme provenir de réutilisations successives (produits semi-finis, objets divers, monnaies…).

Tantôt favorisée, tantôt contrainte, la circulation des métaux précieux fait l’objet de réglementations liées aux grandes tendances économiques et diplomatiques. Se répercutent-elles sur les techniques commerciales ? Plus largement y a-t-il des méthodes spécifiques pour échanger les métaux précieux (clauses particulières dans les commenda, contrats d’assurance, moyens de transport, protection…) ? Enfin, les lieux d’échanges rythment la circulation des produits. Il semble, au contraire des produits manufacturés, que les métaux précieux apparaissent peu sur les marchés et les foires classiques. Dès lors, quelles sont leurs modalités d’échange ? Sont-ils pris en charge par des acteurs spécifiques (changeurs, orfèvres, dinandiers…), existe-t-il des marchés parallèles, qu’en est-il des filières de contrebande ?

Samedi 8 octobre : matin

Thème 4. Traçage des métaux
Méthodes et résultats

Le traçage des métaux de la production à l’utilisation est difficile à envisager pour les périodes anciennes. Lacune des sources, complexité des marchés, diffusion sur de grandes distances ; nombreux sont les écueils qui entravent la restitution d’un circuit économique. Elle est pourtant indispensable si l’on veut lier pleinement les espaces productifs aux économies et aux sociétés. Quels sont les caractères et l’évolution du marché des métaux précieux dans le bassin méditerranéen ? Y a-t-il un échange entre l’argent occidental et l’or oriental comme le laissent entendre certaines études ou doit-on revoir ce schéma ? À partir de travaux récents, cette session abordera en premier lieu les principales sources et méthodes complémentaires utilisées pour répondre à cette problématique : dépouillements de textes de la pratique, diplomatiques ou réglementaires ; études typo-chronologiques des objets métalliques ; recours à l’archéométrie (analyses traces), par exemple. En second lieu, elle sera l’occasion de présenter les résultats de ces recherches, à des échelles variées.

Samedi 8 octobre : après-midi

Table ronde
Bilan et perspectives

Une table ronde finale sera l’occasion pour les participants et le public d’échanger sur des points abordés lors des communications, sur des thématiques transversales, ou encore de soulever des questions nouvelles en lien avec les métaux précieux. Trois problèmes déclinables sur l’ensemble du bassin méditerranéen pourraient former son ossature.

  • Primo ; la part du minerai qui alimentait directement le commerce est en question. On évoque le plus souvent un lien direct avec les ateliers monétaires pour l’argent, mais est-il le seul, voire est-il majoritaire ? Les prélèvements et partages successifs qui avaient lieu tout au long de la chaine opératoire suggèrent une diffusion plus complexe. Qu’en est-il des quantités de plomb et de cuivre extraites en même temps que l’argent ?
  • Secundo ; il est encore délicat de nommer et de qualifier les exploitations. On utilise de plus en plus le terme d’entreprise, mais quelles en sont les définitions ? Alors que le Moyen Âge reste encore dans bien des travaux la période de l’artisanat, l’on commence à décrire une révolution industrieuse. Peut-on aller jusqu’à voir l’éclosion de « poches d’industrialisation » avec le cas des métaux précieux ?
  • Tertio ; les transferts de métaux précieux entre les états méditerranéens semblent se structurer entre un export de métaux polymétalliques (argent, plomb, cuivre) d’Occident en Orient, et d’or d’Orient en Occident. Ce schéma construit par d’éminents médiévistes (M. Bloch, M. Lombard, R.-H. Bautier…) n’a pas été retravaillé depuis. Or, nous savons bien que d’importantes mines polymétalliques étaient en exploitation, en particulier dans l’espace maghrébin. Comment expliquer ce paradoxe ? Une réflexion actualisée mériterait d’être ouverte.

Calendrier et modalités pratiques :

Les propositions de communications et poster sont à renvoyer avant le 29 février 2016 sur http://metaux2016.sciencesconf.org. La sélection définitive et le programme seront publiés le 29 mars 2016. La durée des communications est fixée à 20 minutes, celle de la présentation des posters à 5 minutes.

A l’issue du colloque, le rendu des contributions est fixé au 31 mars 2017.

Les droits d’inscription sont fixés à 50 euros en tarif plein et 25 euros pour
les étudiants. Les frais de transports et d’hébergements sont à la charge des participants. Une liste des hôtels et autres modes d’hébergement sera fournie.

Source : Métaux2016

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Offre d’emploi – University Assistant (post doc), Art history, University of Vienna

The Department of Art History at the University of Vienna is one of the oldest and biggest centers for research and education in its field. A full post-doc position (university assistant) is available for 6 years from March 1, 2016. Extent of Employment: 40 hours/week. Occupation group in accordance with the collective agreement: §48 VwGr. 81 lit. b (postdoc).

Areas of work: Assistance of Prof. Raphael Rosenberg in teaching and research, research project leading to a second book (‘Habilitation’), independent teaching in art history (4 hours per week), and participation in the administration of the institute.

Profile: Excellent PhD in art history, one focus of research in the art of the Renaissance and/or in cognitive research in art history, team player.

Documents to be submitted: Letter of motivation, CV, specimen of writing (table of contents, introduction, one chapter and summary/conclusion of the PhD thesis), copies of diploma, copies of the reports on the PhD thesis (if available), exposé of a research project (second book/habilitation, max. 5 pages).

For further information please contact Raphael Rosenberg (raphael.rosenberg@univie.ac.at).

Please send your application in digital form, preferably through the Job Center of the University of Vienna (http://jobcenter.univie.ac.at/en/home/) and no later than 19.11.2015, mentioning reference number 6172.

The University of Vienna pursues a non-discriminatory employment policy and values equal opportunities, as well as diversity (http://diversity.univie.ac.at/). The University lays special emphasis on increasing the number of women in senior and in academic positions. Given equal qualifications, preference will be given to female applicants.

Source : ArtHist

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Appel à contribution – Archeologia Mediaevalis 39

Bruxelles
Musées royaux d’Art et d’Histoire
10-11/03/2016

Pour la 39e édition d’Archaeologia Mediaevalis le colloque se tiendra le jeudi 10 mars et le vendredi 11 mars 2016.

Le jeudi 10 mars sera entièrement consacré à l’archéologie du bâti. Cette discipline qui étudie une construction dans sa totalité a gagné de l’ampleur ces dernières années. Nous accueillons dès lors des contributions relatives aux relevés du bâti, aux matériaux étudiés, à l’impact de ces études sur la connaissance de nos villes et villages, à l’impact sur la restauration, etc.

Le vendredi 11 mars est consacré aux travaux archéologiques de l’année écoulée. Comme d’habitude, nous accueillons toute contribution permettant une étude extensive et intégrée du patrimoine archéologique, aussi les apports des archéopédologues, paléoanthropologues, des spécialistes du paléoenvironnement, en céramique, etc…

Si vous désirez présenter une communication, soit concernant une étude archéologique du bâti, soit concernant vos autres travaux de l’année 2015, nous vous prions de nous renvoyer la fiche jointe en annexe complétée avant le 4 décembre 2015. Vu l’affluence grandissante des communications chaque année, les organisateurs vous confirmeront si votre communication a été acceptée.

Nous vous prions de nous faire parvenir vos textes relatifs aux recherches et études archéologiques pour la Chronique avant le 4 janvier 2016 à l’adresse courriel suivante : archaeomed@gmail.com. Ces textes doivent être de courts résumés relatifs aux sujets traités.

Vos contributions devront être présentées en Word (modèle ici), intitulées « votre nom.doc » et dans le format suivant :

  • Nom : Times New Roman, Majuscules, taille 12
  • Titre (suivi de l’abréviation de la province entre parenthèses) : Times New Roman, gras, taille 12.
  • Texte : Times New Roman, taille 12, aligné, maximum 8000 signes (espaces compris), pas de notes. La bibliographie sera intégrée dans le texte.
  • Illustrations : maximum 3 illustrations, format Tiff ou JPEG. Les images ne seront pas intégrées dans le texte. Elles seront numérotées (« votre nom_figXX.jpeg » ou « votre nom_figXX.tiff ») et envoyées dans un dossier séparé.
  • Légendes : les légendes seront envoyées dans un deuxième document Word intitulé « votre nom_legendes.doc ».

Après le 4 janvier nous ne pouvons plus garantir la prise en compte des articles dans la Chronique.

Si vous avez des questions, veuillez utiliser l’adresse archaeomed@gmail.com .

Archeologia Mediaevalis 39De 39e editie van Archaeologia Mediaevalis zal plaatsvinden op donderdag 10 en vrijdag 11 maart 2016.

Donderdag 10 maart zal volledig gewijd zijn aan de bouwarcheologie. Het belang van deze discipline die een gebouw in zijn geheel bestudeert is de laatste jaren bijzonder toegenomen. Wij verwelkomen dan ook bijdragen met betrekking tot de methodes van opmetingen in de bouwarcheologie, de materiaalstudie, de impact van dit onderzoek op de kennis van onze steden en dorpen, de impact op de restauratie, enz.

Vrijdag 11 maart is gewijd aan de archeologische werkzaamheden van het voorbijgaande jaar. Zoals gewoonlijk verwelkomen we alle bijdragen die een uitgebreide en geïntegreerde studie van het archeologisch erfgoed mogelijk maken, en dus ook de bijdragen van archeopedologen, paleoantropologen, specialisten in paleo-omgeving, keramiekspecialisten, enz…

Wenst u een korte lezing te geven, ofwel over een bouwarcheologische studie, ofwel over uw andere werkzaamheden in 2015, dan vragen wij u het bijgevoegde formulier ingevuld terug te sturen vóór 4 december 2015. Gezien elk jaar het aantal bijdragen gestaag groeit, zullen de organisatoren u bevestigen indien uw voordracht aanvaard werd.

U wordt vriendelijk verzocht om uw teksten betreffende uw archeologisch onderzoek en studies voor de Kroniek vóór 4 januari 2016 op te sturen naar volgend email-adres: archaeomed@gmail.com. Deze kroniekteksten moeten een beknopte samenvatting vormen.
De bijdrage wordt opgesteld in een document getiteld “uw naam.doc”, als volgt:

  • Naam: Times New Roman, Hoofdletters, tekengrootte 12
  • Titel (gevolgd door de afkorting van de provincie tussen haakjes): Times New Roman, vet, tekengrootte 12
  • Tekst: Times New Roman, tekengrootte 12, uitgelijnd, maximum 8000 tekens (inclusief spaties), geen voet- of eindnoten. De bibliografie wordt geïntegreerd in de tekst.
  • Figuren: maximum 3 figuren, in TIFF of JPEG formaat. De figuren worden niet in de tekst geïntegreerd. Ze worden genummerd (“uw naam_figXX.jpeg” of “uw naam_figXX.tiff”) en in een apart dossier opgestuurd.
  • Legendes: de legendes worden in een tweede Word-document opgestuurd, getiteld “uw naam_legendes.doc”.

Na 4 januari kunnen we het plaatsen van de bijdragen in de Kroniek niet meer garanderen.

Indien u verdere vragen heeft, gelieve het adres archaeomed@gmail.com te gebruiken.

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Appel à contribution – Postérités européennes de Quinte-Curce : Transmissions et réceptions, de l’humanisme aux Lumières (XIVe-XVIIIe siècle)

Appel à contributions pour un volume collectif à paraître dans la collection Alexander redivivus chez Brepols fin 2017

Pendant des siècles, Quinte-Curce a été l’un des historiens latins les plus lus et son Historia a circulé dans une grande partie de l’Europe. Les manuscrits conservés attestent une diffusion modeste jusqu’au XIVe siècle. À partir de la fin du XIIe siècle, l’Alexandreis de Gautier de Châtillon, adaptation épique de l’Historia, déploie certes magistralement son influence, mais contribue sans doute à sa relative occultation, même si une translation inachevée voit le jour en Allemagne au XIIIe siècle (Rudolf von Ems). C’est à partir du XIVe siècle et surtout au XVe siècle que la transmission du texte latin est réactivée grâce à la lecture et à la plume d’humanistes italiens, à commencer par Pétrarque, et les copies manuscrites deviennent très abondantes, tandis que s’écrivent les premières traductions en langue vernaculaire dans les langues romanes (italienne, française, castillane, puis portugaise) et qu’apparaissent les premiers imprimés. La diffusion s’amplifie encore très nettement du XVIe au XVIIIe siècle, avec la multiplication des éditions, des traductions dans les langues romanes, en anglais, en allemand…, des réécritures et aussi des adaptations fictionnelles.

Le volume Postérités européennes de Quinte-Curce : Transmissions et réceptions, de l’humanisme aux Lumières (XIVe-XVIIIe siècle) se donne pour objet d’étude les modalités de ces différentes formes de transmission, de circulation et de réception du texte en Europe, leurs acteurs – copistes, éditeurs, imprimeurs, illustrateurs, traducteurs, auteurs – et les lectorats visés et impliqués, ainsi que les exploitations esthétiques, politiques et éthiques du texte au fil des siècles, ses usages culturels et sociaux dans des contextes d’écriture divers.

Il s’agira d’analyser son implication et le rôle actif que le texte exerce dans des réflexions et des débats qui parcourent plusieurs siècles : une réflexion politique et éthique sur le pouvoir royal et la conquête guerrière, avec l’exploitation de la figure d’Alexandre au service d’intérêts de souverains particuliers, un discours pédagogique de mise en garde ou bien parfois une critique de l’absolutisme et même une dénonciation des dangers du texte ; une réflexion sur les méthodes et l’art de la traduction, la promotion des langues d’écriture et l’affirmation d’un modèle linguistique et esthétique ; une réflexion sur l’écriture et la vérité historiques, dont l’évolution montre en France un renversement du jugement sur la valeur historique du texte de Quinte-Curce.

Sont ainsi envisagées :

1) La transmission du texte latin, ses copies manuscrites, puis ses éditions imprimées : la matérialité des manuscrits et des imprimés, les pratiques concrètes de publication et les effets de sens induits, les pièces de paratexte, les compléments apportés aux lacunes du texte (depuis certains manuscrits médiévaux jusqu’à Johann Freinsheim), les possesseurs des livres et leurs circulations, les manuscrits et imprimés annotés, témoins de lecture (Pétrarque, Erasme, Montaigne…), les illustrations, les mises en recueil avec d’autres textes, la fragmentation en anthologies…

2) Les traductions manuscrites et imprimées dans les différentes langues européennes, supports d’une réflexion sur l’art de la traduction et sur l’illustration de la langue choisie (Decembrio en italien, Vasque de Lucène en français, Lluis de Fenollet, Alphonse de Liñan et un traducteur anonyme en castillan, un anonyme en portugais, Johann Gottfried en allemand, John Brende en anglais pour les premières, puis les retraductions, Seguier, Soulfour, Lesfargues, Vaugelas, Robert Codrington, Hans Friedrich von Lehsten…) :

  • les choix des traducteurs, leurs conceptions et pratiques de la traduction, les prologues et autres éléments de paratexte, les compléments apportés aux lacunes, les illustrations, enluminures des manuscrits, gravures des imprimés, la circulation des manuscrits puis des imprimés, les milieux d’écriture des traducteurs, les mécènes ou dédicataires.
  • tout un éventail d’appropriations selon différentes conceptions de la traduction, depuis la traduction humaniste, avec le respect philologique du texte et la recherche de la fidélité, jusqu’à l’idéal de la « belle infidèle » et la conception de la traduction comme travail esthétique et création, et comme support d’une réflexion sur la langue.
  • En France, de Vasque de Lucène à Vaugelas, une succession de traductions remodèle ainsi le texte et joue un rôle important dans la réflexion sur la traduction et sur l’idéal de la langue, d’autant que Vaugelas écrit ses Remarques sur la langue française parallèlement à sa traduction de Quinte-Curce et que cette dernière fait l’objet au XVIIIe siècle d’un débat de l’Académie française sur le bon usage et la normalisation de la langue.

3) Les exploitations politiques du texte de Quinte-Curce et de ses traductions dans une réflexion sur le pouvoir royal et la conquête guerrière :

  • exploitations concertées du texte par des rois, reines ou princes dans des contextes historiques précis, au cœur de la création de « mythologies » de la royauté (Louis XIII, le duc d’Enghien, Louis XIV, Christine de Suède, Charles XII, Philippe V…)
  • parallèles élogieux tracés par les éditeurs, traducteurs, auteurs, entre des souverains mécènes et Alexandre
  • pédagogie et moralisation, mises en garde, critiques de l’absolutisme… c’est-à-dire toutes les formes d’actualisation du texte et de l’exemple d’Alexandre, force toujours vivante dans le temps présent de l’écriture, tous les procédés d’instrumentalisation.

4) La réception de Quinte-Curce et les réflexions sur l’écriture historique : de l’historiographie humaniste à l’historiographie des Lumières

  • la valorisation du texte par des auteurs humanistes qui l’exploitent comme modèle de récit historique, pour en revenir à la vérité sur Alexandre en faisant table rase des affabulations héritées du Pseudo-Callisthène (Pétrarque, Decembrio, Vasque de Lucène) et par les éditeurs et traducteurs de la fin du XVIe et du XVIIe siècle qui œuvrent à sa diffusion comme témoignage historique de premier plan
  • l’émergence de sa remise en cause au XVIIIe siècle : la naissance d’une lecture critique qui condamne le texte comme œuvre romancée / romanesque et qui établit une nouvelle hiérarchisation des historiens au profit d’Arrien, du moins pour la France (Voltaire, baron de Sainte-Croix en réponse au débat lancé par l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres sur les historiens d’Alexandre au XVIIIe siècle)
  • durant ces siècles, les emprunts à Quinte-Curce pour l’écriture de différentes œuvres historiques (intégration de fragments du texte à des histoires universelles, des anthologies sur les hommes ou les femmes illustres, de nouveaux récits de la vie d’Alexandre (par exemple Paganino Gaudenzio ou Samuel Clarke…) et les jugements portés sur Quinte-Curce dans des ouvrages critiques sur les historiens antiques (Mascardi, La Mothe le Vayer, Gaudenzio, Bayle, Voltaire, Montesquieu, baron de Sainte-Croix…)

5) Les adaptations de Quinte-Curce : mises en fiction et transpositions théâtrales, romanesques et visuelles

Dès la fin du XVIe siècle, au moment même où le texte de Quinte-Curce est célébré comme modèle de récit historique, il sert aussi de matrice à des textes qui joignent la fiction à l’histoire. Il devient le support de la création de nouvelles fictions, qui prennent corps dans de nouvelles formes d’expression sur Alexandre.
Certaines de ces adaptations viennent ainsi relancer le processus de fictionnalisation sur Alexandre que les éditions et traductions du texte de Quinte-Curce avaient contribué à arrêter après les libertés médiévales :

  • les adaptations théâtrales qui se réclament de Quinte-Curce, avec souvent conjointement la revendication de la vérité historique et le travestissement de l’histoire (l’exemple le plus célèbre est sans doute l’Alexandre de Racine, avec sa critique au nom de la vérité historique par Saint-Évremond)
  • les adaptations romanesques ou épico-romanesques : des poèmes de la Renaissance italienne du XVIe siècle (Triompho Magno de Falugio, Alessandro Magno in ottava rima du ms. de Rome, San Martino ai Monti) ; au XVIIe siècle, le roman héroïco-historique Cassandre de La Calprenède (lui-même traduit en italien et en anglais, adapté au théâtre par Nathaniel Lee dans The Rival Queens)… : la mise en fiction d’Alexandre et de ses compagnons/compagnes, la création de héros fictifs comme doubles d’Alexandre.
  • les transpositions visuelles de scènes de Quinte-Curce, entre fidélité et recréation : tapisseries, peintures, gravures (tapisseries flamandes, peintures italiennes, œuvres de Charles le Brun, peintures pour Philippe V…)

Nous souhaitons que l’ouvrage réunisse des analyses sur la circulation du texte en Europe pour une comparaison de ses modalités de publication et de réception, ainsi que de ses usages culturels, politiques et sociaux, dans les différentes aires linguistiques européennes.

Ce volume prolonge le programme de recherches ANR, qui a été mené sur la création d’un mythe d’Alexandre le Grand dans les littératures européennes (Xe- début du XVIe siècle) de 2009 à 2014 (direction : Catherine Gaullier-Bougassas, ANR, programme blanc 2009 ; présentation sur le site http://mythalexandre.meshs.fr/). Il fait partie du projet de Catherine Gaullier-Bougassas (2014-2019) dans le cadre de l’Institut Universitaire de France.

Les articles seront publiés chez Brepols Publishers dans la collection « Alexander redivivus », où sont parues les publications du programme ANR (dir. Margaret Bridges, professeur à l’Université de Berne, Corinne Jouanno, professeur à l’Université de Caen, Jean-Yves Tilliette, professeur à l’Université de Genève, et Catherine Gaullier-Bougassas, professeur à l’Université de Lille 3) : http://www.brepols.net/Pages/BrowseBySeries.aspx?TreeSeries=AR

Les articles sont à rendre pour le 15 février 2017. Leur longueur maximale est de 40000 signes (espaces et notes compris).

Les propositions d’article (en français ou en anglais) sont à adresser à Catherine Gaullier-Bougassas avant le 15 décembre 2015 à l’adresse : catherine-bougassas@orange.fr

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Appel à contribution – Reliques, reliquaires et culte des saints dans la France du Sud-Ouest. 850e anniversaire de l’Invention des reliques de saint Amadour

Colloque de Rocamadour
Octobre 2016

La célébration du 850e anniversaire de la découverte du corps entier et inaltéré de saint Amadour en 1166 à Rocamadour, offre aux chercheurs l’occasion de se réunir pour reconsidérer la légende hagiographique de saint Amadour, son histoire depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours et, au-delà, d’organiser une rencontre entre historiens, archéologues et historiens de l’art, consacrée plus largement au culte des reliques, aux sanctuaires et aux reliquaires qui les abritent ainsi qu’aux modes de diffusion des textes hagiographiques dans la France du Sud-Ouest.

Dans la lignée du colloque de Rocamadour consacré aux Vierges Noires en octobre 2013, nous souhaiterions envisager plusieurs thèmes selon une approche pluridisciplinaire, s’appuyant sur l’exemple spécifique de saint Amadour pour se diriger vers une réflexion plus générale sur le culte des saints et des reliques dans la France médiévale du Sud-Ouest, qui s’organiserait autour de plusieurs thématiques :

La première consisterait en une approche de la matérialité des reliques : corps entier, corps divisé, invention, translation, divisions et profanation.

La deuxième se consacrerait aux espaces dédiés aux reliques, au travers de leur place au sein des sanctuaires ainsi que des réceptacles qui les abritent de la tombe au reliquaire, et bien entendu des évolutions de ces lieux en regard des cultes qui leur sont rendus.

La dernière chercherait à replacer le culte de saint Amadour au sein d’une hagiographie de la France méridionale, notamment en rapport avec les autres saints aquitains et au-delà de son expansion en Italie et en péninsule ibérique. Il conviendrait aussi d’interroger les supports textuels et iconographique de la diffusion du culte des saints locaux de la France méridionale au travers de l’écriture hagiographique, Vies, Légendes, Actes, Miracles, enluminures, peintures, sculptures, etc

Sophie Brouquet, Michelle Fournié

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Web – Diplomata Belgica. Les sources diplomatiques des Pays-Bas méridionaux au Moyen Âge / The Diplomatic Sources from the Medieval Southern Low Countries

La Commission royale d’Histoire et l’Henri Pirenne Institute for Medieval Studies de l’Université de Gand vous invitent au lancement de la base de données Diplomata Belgica

Lundi 16 novembre 2015 à 17h30
Archives de l’État à Gand | Bagattenstraat 43 | 9000 Gent

Accueil par Karel Velle, Archiviste général du Royaume

« Van Wauters tot Diplomata Belgica: korte geschiedenis van een langlopend project » par Walter Prevenier (CRH)
Démonstration des Diplomata Belgica par Jeroen Deploige (UGent)
« The ChartEx Project: new approaches to digital charters » par Sarah Rees Jones (University of York)
Remerciements et conclusion par Claude Bruneel, Président de la CRH

Réception (à partir de 18h50)

Chartes des Pays-Bas méridionaux antérieures à 1250

  • env. 35.000 descriptions de documents
  • env. 19.000 éditions de texte
  • env. 5.000 photos
  • hyperliens et géolocalisations
  • possibilités de recherche illimitées
  • en libre accès sur www.diplomata-belgica.be (à partir du 16/11/2015)
  • réalisation du projet Hercules « Sources from the Medieval Low Countries » en collaboration avec la Commission royale d’Histoire

Entrée libre
Veuillez confirmer votre présence sur www.ugent.be/diplomata
(avant 11/11/2015)

Informations: marjolein.stern@ugent.be

Diplomata BelgicaDe Koninklijke Commissie voor Geschiedenis en het Henri Pirenne Institute for Medieval Studies van de UGent nodigen u uit voor de lancering van de databank Diplomata Belgica

Maandag 16 november 2015 om 17u30
Rijksarchief te Gent | Bagattenstraat 43 | 9000 Gent

Verwelkoming door Karel Velle, Algemeen Rijksarchivaris

« Van Wauters tot Diplomata Belgica: korte geschiedenis van een langlopend project » door Walter Prevenier (KCG)
Demonstratie van Diplomata Belgica door Jeroen Deploige (UGent)
« The ChartEx Project: new approaches to digital charters » door Sarah Rees Jones (University of York)
Bedanking en slotwoord door Claude Bruneel, Voorzitter van de KCG

Receptie (vanaf 18u50)

Oorkonden uit de zuidelijke Nederlanden vóór 1250

  • ca 35.000 beschreven documenten
  • ca 19.000 full text edities
  • ca 5.000 foto’s
  • hyperlinks en georeferenties
  • ongekende zoekmogelijkheden
  • in open access op www.diplomata-belgica.be (vanaf 16/11/2015)
  • realisatie van het Herculesproject “Sources from the Medieval Low Countries” i.s.m. de Koninklijke Commissie voor Geschiedenis

Iedereen welkom Inschrijven via http://www.ugent.be/diplomata vóór 11/11/2015 Informatie: marjolein.stern@ugent.be

Invitation au format PDF : ici

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Colloque – L’évêque contesté. Études des résistances à l’autorité épiscopale et à son image, des Pays Bas méridionaux à l’Italie du Nord,du Xe au XVIIe siècle. Jalons pour une enquête

Initiant les travaux de l’axe 2, consacré à l’étude des modèles pastoraux, ces journées d’études ont pour objet de fournir un réexamen des modèles épiscopaux de part et d’autre de la frontière entre France et Empire, sur une longue durée, de la fin de l’époque carolingienne à la première modernité. On y analysera les modalités des différentes remises en cause de l’image de l’évêque, qu’il s’agisse des contre-images produites par ses opposants (communautés monastiques, urbaines, souverains, communautés protestantes aux Temps Modernes) ou de résistances de la part des fidèles aux réformes voire face aux changements de paradigme d’action de la part d’un évêque.

Cette critique peut porter sur de nombreux aspects de la formation identitaire (à trois niveaux : la personne de l’évêque, la fonction épiscopale, l’espace du diocèse / de la principauté), sur le message présentant l’évêque que ce soit comme pasteur, comme chef de son diocèse, en tant qu’organisateur de la vie religieuse, promoteur de la réforme ou objet de sainteté, officier de l’empereur, du roi ou prince territorial, actif contre l’hérésie ou la Réforme protestante. A ces différents niveaux, ces contestations de la figure de l’évêque peuvent aller jusqu’à la violence, voire au meurtre, perpétré sur sa propre personne ou sur celle de ses suivants.

Cette étude, menée du Xe au XVIIe siècle, aura un caractère forcément exploratoire, étant donnée l’ampleur de la thématique et de l’espace envisagé. Elle permettra d’engager un dialogue entre médiévistes et modernistes, qui se poursuivra, dans les journées suivantes organisées dans le cadre du projet LODOCAT et particulièrement en novembre 2017 lors du colloque final de la tâche 2, qui sera consacré aux aspects pratiques de gestion et d’administration des diocèses. Un tel questionnement circonscrit à une zone d’entre-deux, la Lotharingie médiévale ouverte à des nouveautés (principautés épiscopales, réformes monastiques, Réforme grégorienne) et la dorsale catholique aux Temps Modernes devrait s’avérer particulièrement fructueux et permettre d’initier une synthèse de nos connaissances sur l’image de l’évêque et de sa contestation entre France et Empire, suivant l’idée émise par Michel Foucault dans Surveiller et punir que « ce que l’on observe dans les marges se construit au centre ».

Le projet ANR-FNR LODOCAT (Lotharingie-Dorsale catholique) programmé pour la période 2014-2018, a pour objet l’étude diachronique des formes de christianisme développées dans des zones “de marge”, à cheval sur des frontières politiques, religieuses et linguistiques, à savoir l’espace de la Lotharingie puis des “pays d’entre-deux” médiévaux de la mer du nord à la Savoie, qui, augmentés du Milanais, ont constitué à l’époque moderne la “Dorsale catholique”. Cette étude est entreprise selon trois axes de recherche; tâche 1: l’engagement des femmes dans le monde régulier; tâche 2: les modèles pastoraux et tâche 3: les dévotions et politiques. Chaque tâche sera structurée autour de journées d’études aux objectifs spécifiques et se conclura par un colloque final. Le projet fédère huit laboratoires de recherche en France, Belgique, Luxembourg et Italie.

Luxembourg - Image de l'évêqueProgramme :

Jeudi 26 novembre 2015
Université du Luxembourg, Campus Belval, Maison du Savoir, 4e étage, salle 4160

9h30-9h40: Accueil des participants

9h 40: Mots de bienvenue par Michel Margue au nom de l’Institut d’histoire
9h 45: Présentation du colloque: Christine Barralis (Université de Lorraine) et Hérold Pettiau (Université du Luxembourg)

10h00: Introduction : Steffen Patzold (Universität Tübingen)

10h30: L’épiscopat en Lotharingie entre pape et empereur (XIe – XIIe siècle)

Pieter Byttebier (Universiteit Gent): Concourir pour l’image de l’évêque: la communication performative des opposants aux modèles pastoraux au milieu du XIe siècle
Nicolas Ruffini Ronzani (Université de Namur): Penser l’épiscopat en temps de crise grégorienne (ca. 1100) : autour de la définition des modèles épiscopaux à Arras-Cambrai
Anne Wagner (Université de Franche-Comté, Besançon): Les Gesta de Toul et la redéfinition de l’image de l’évêque après la querelle des investitures : entre idéal et condamnation
Discussion
12h30-14h00: Déjeuner

14h00 L’essor de la principauté territoriale ecclésiastique face aux pouvoirs régionaux (abbayes et villes) et au pouvoir central (XIe – XIIIe siècle)

Esther Dehoux (Université Lille 3): « Cils bastons que tu tiens en ta main senestre senefie II choses : vengance et misericorde » : la crosse, attribut du pasteur, définition du ministère (XIIe-XVIe siècle)
Michel Margue (Université du Luxembourg): « Seigneur des hommes plus que pasteur des âmes ». L’image de Renaud de Bar, évêque de Metz (1302-1316), dans son conflit avec le clergé et la ville de Metz
Discussion
15h30-16h00 Pause-café

16h00: L’épiscopat, entre modèle impérial et modèle pastoral (XIVe-XVe siècle)

Christine Barralis (Université de Lorraine, Metz), Le modèle du prince-évêque est-il soluble dans la réforme de l’Eglise au XVe siècle ? L’exemple des archevêques de Trèves
Emilie Rosenblieh (Université de Franche-Comté, Besançon), La figure de l’évêque indigne dans le procès épiscopal d’Utrecht (années 1420-1440)
Discussion

18h00: Fin de la journée

Vendredi 27 novembre 2015
Université du Luxembourg, Campus Belval, Maison du Savoir, 4e étage, salle 4150

9h00: L’épiscopat entre Réforme protestante et Contre-réforme catholique (XVIe-XVIIe siècle)

Frédéric Meyer (Université de Savoie-Mont-Blanc, Chambéry): L’impopularité de l’évêque réformateur au XVIIe siècle était-elle inévitable ?
Julien Léonard (Université de Lorraine, Nancy): Samuel Des Marets, un pasteur de Maastricht contre le prince-évêque de Liège (1635)
Federico Zuliani (Université de Milan): The Order of the Umiliati of Milan and Saint Charles Borromeo (XVIth-XVIIth centuries): a cult began by an arquebus shot
Discussion
11h00-11h45: Pause-café

11h45-12h15: Conclusions : Rolf Große (Institut historique allemand, Paris)

12h15-12h30: Remarques finales
12h30-14h00: Déjeuner

Informations pratiques :

Jeudi 26 et vendredi 27 novembre 2015

Université du Luxembourg
Campus Belval, Maison du Savoir, 4e étage, salles 4160 et 4150
11, Porte des Sciences
L-4366 Esch-Belval

Journées d’étude organisées à l’Université du Luxembourg dans le cadre de l’axe 2 du projet ANR-FNR Lodocat (Chrétientés en Lotharingie et Dorsale catholique, IXe-XVIIIe siècle) consacré à l’étude des modèles pastoraux.

Organisateurs :
Hérold Pettiau (Université du Luxembourg) et Anne Wagner (Université de Franche Comté)

Comité scientifique :
Christine Barralis (Université de Lorraine)
Joseph Bergin (University of Manchester)
Alain Marchandisse (Université de Liège/FNRS)
Michel Margue (Université du Luxembourg)
Frédéric Meyer (Université de Savoie-Mont-Blanc)
Emilie Rosenblieh (Université de Franche Comté)

L’assistance aux Journées d’études est gratuite dans la limite des disponibilités moyennant une inscription obligatoire par courriel à l’adresse de contact: herold.pettiau@uni.lu

Programme au format PDF : ici

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Appel à contribution – Nouvelles images, nouveaux regards. Peintures monumentales en Bretagne

Rennes les 6 et 8 octobre 2016, Pontivy le 7 octobre
organisé par le GRPM (Groupe de Recherches sur la Peinture Murale)
soutenu par la CRMH (Conservation Régionale des Monuments Historiques), DRAC Bretagne

Ce colloque international a pour objectif l’étude de la peinture monumentale en Bretagne de la fin de l’antiquité jusqu’à nos jours. Il réunira des chercheurs débutants ou confirmés en histoire de l’art, histoire et archéologie, des architectes, des professionnels de la conservation, de la restauration et de la valorisation.

Depuis bientôt un demi-siècle, les découvertes de peintures murales se multiplient en France, grâce à une meilleure attention portée à l’épiderme de l’architecture, les découvertes fortuites cédant le pas aux mises au jour « programmées » lors des travaux de restauration. Ce mouvement a provoqué un profond changement dans la connaissance de cet art monumental de la couleur. Si la présence de peintures murales, médiévales ou de l’époque moderne, à travers l’ensemble du territoire français est désormais acquise, leur émergence dans certaines régions doit être considérée comme un fait de première importance. Ainsi les nombreuses découvertes et restaurations effectuées depuis une décennie en Bretagne révèlent une peinture monumentale de qualité.

Le terme de peinture monumentale est préféré à celui de peinture murale, car il reflète mieux la diversité matérielle de cet art de la couleur. Il exprime non seulement la dimension architecturale de ce type de peinture, mais aussi la variété de ses supports. La pierre enduite ou badigeonnée de chaux constitue le cas le plus courant aux périodes médiévales et modernes, le plâtre et le ciment apparaissent pour leur part à la période contemporaine. Toutefois, d’autres matériaux supportant la couche picturale sont souvent négligés, comme la terre qui semble être couramment utilisée en Bretagne. Est-ce une particularité ou bien est-ce en cette région que le phénomène est mis en avant pour la première fois au sein de la communauté scientifique ? Il en va de même pour le bois. Les lambris peints sont d’une grande richesse formelle ou iconographique en Bretagne. Là-aussi, jusqu’où va la spécificité bretonne ? En revanche, le verre, depuis longtemps bien étudié, est laissé volontairement hors du colloque, ce qui n’empêche pas une approche des liens qui unissent vitrail (ou tout autre vecteur : statuaire, retable, …) et peinture murale, tant dans la production que dans l’intégration au décor polychromé de l’édifice.

Les communications porteront sur les peintures monumentales en Bretagne ou présentant des liens possibles avec la Bretagne (thématique, mode de réalisation, commanditaire, histoire ayant un rapport avec des œuvres bretonnes). Elles s’articulent autour de trois thèmes qui s’interpénètrent en fonction d’une réalité qu’il est difficile de découper en entités indépendantes.

La découverte concerne le temps d’avant le chantier de restauration. Elle se propose de regrouper des communications s’intéressant aux sondages, aux études préalables, aux sources, aux découvertes fortuites ou programmées et aux études iconographiques ou stylistiques qu’elles induisent, aux décors masqués du fait des évolutions du culte ou des usages. Ont leur place également les communications sur une œuvre disparue attestée par une découverte de documentation.

La restauration est l’élément important dans le processus de conservation des œuvres. Les communications qui traitent de ce sujet s’attachent à la compréhension de la pratique matérielle de l’œuvre lors de sa création ou lors de ses modifications. Qu’apportent les techniques de restauration avec leurs spécificités liées aux matériaux ou leurs évolutions, mais aussi le travail en transversalité des différents spécialistes (conservateurs du patrimoine, conservateurs-restaurateurs, historiens de l’art, architectes, archéologues…) à la connaissance de la peinture monumentale ?

La valorisation ou le temps d’après chantier constitue l’aboutissement de la compréhension de l’œuvre. Elle regroupe les communications qui évoquent aussi bien une nouvelle étape de l’étude iconographique, stylistique ou historique que la médiation avec ses technologies mises au service de la connaissance de tous ou encore le nécessaire suivi de maintenance qui aboutit à la notion de conservation préventive. La notion de valorisation s’adresse aussi aux œuvres nouvelles ouvrant à des communications sur la création contemporaine (art sacré, murs peints, street art …) notamment sur les commandes de peintures monumentales (lien entre politique urbaine et soutien aux artistes).

Le temps de chaque communication est d’une durée de 30 minutes, temps de discussion inclus (typiquement 20 minutes d’exposé + 10 minutes de discussions). Un espace pour exposer des posters est disponible. Les propositions de communication ne doivent pas dépasser les 2 000 signes. Elles doivent être accompagnées d’un court CV. Elles doivent parvenir avant le 10 décembre 2015 à l’adresse suivante : contact@grpm.asso.fr. L’auteur exprimera sa préférence pour une communication orale ou de type poster. Le comité scientifique – composé de membres du GRPM, de la CRMH-DRAC Bretagne, de l’Université Rennes 2, des Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne, des conseils départementaux des Côtes-d’Armor d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, d’un architecte et d’un conservateur-restaurateur – effectuera son choix afin d’établir le programme dans toute sa cohérence avant la fin de l’année 2015.

GRPM

Le Groupe de Recherches sur la Peinture Murale (GRPM), fondé en 1997, réunit des historiens de l’art et des conservateurs-restaurateurs dans le but de mettre en commun leurs connaissances sur la peinture murale et de développer des projets de recherche (présentation sur http://www.grpm.asso.fr).

C’est ainsi qu’ont été menées à bien des publications thématiques – sur la Rencontre des trois morts et des trois vifs dans la peinture murale en France, éd. du Cherche-Lune, 2001 – et l’organisation de rencontres scientifiques : deux journées d’étude autour du décor peint dans la demeure au Moyen Âge, avec le service départemental de l’Inventaire du Patrimoine du Maine-et-Loire en 2007 (actes http://expos.maine-et-loire.fr/culture/peintures_murales/journees_etudes/journees_etudes.asp en ligne) et un colloque international à Noyon (Oise) du 27 au 29 mars 2014 sur le thème « Peintures murales : nouvelles découvertes (1994-2014) ». Les actes sont en cours de publication.

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