Appel à contribution – Civils et combattants : contraintes, coexistence, échanges, partage (Antiquité – XXIe siècle ; Grand-Est)

Appel complet : Appel_a_contribution colloque civils et combattants_def
Formulaire de réponse : 0_COLLOQUE CIVILS ET COMBATTANTS – proposition communication

Tête de réseau dans le domaine de l’Histoire et du patrimoine, le Comité d’Histoire Régionale (Région Grand Est) organise chaque année un colloque qui vise à enrichir la connaissance historique et à favoriser les échanges entre chercheurs, en mobilisant de multiples disciplines (histoire, archéologie, histoire de l’art, géographie, droit, sociologie, économie, etc.) et en retenant un principe de diachronie (Antiquité – XXIe siècle).

Le présent colloque est le dernier volet d’un triptyque consacré à l’histoire des conflits, en écho aux commémorations de la Grande Guerre quoique couvrant un spectre chronologique beaucoup plus large. Après un premier opus consacré aux Conflits et progrès scientifiques en Lorraine à travers les siècles1 en 2014, et un second explorant la relation entre conflits et urbanisme (La guerre et l’armée : une fabrique de la ville ?) en 2016, l’Homme sera au cœur de cette 3e rencontre dédiée aux relations entre « civils et combattants ».

Ces termes sont à considérer dans leur acception la plus large, susceptible de s’adapter à des réalités historiques très diverses selon les périodes considérées. Ils distinguent ceux qui, en période de guerre, sont censés combattre (légionnaires, soldats, nobles, miliciens, mercenaires, militaires, etc.), de ceux qui ne sont pas censés prendre une part active aux combats. La limite fluctuante et poreuse entre ces deux catégories constituera une première entrée pour ce colloque.

Afin d’explorer au mieux ces interactions entre population civile et combattants, le conflit est à appréhender en tant que processus de longue durée, cyclique, marqué par différents temps :

des phases de paix pendant lesquelles la préparation de la guerre est rarement absente ;
des phases de conflits ouverts ;
des phases de retour à la paix, qui s’étalent parfois sur des temps longs, et pendant lesquelles il reste souvent une forte présence combattante : troupes démobilisées, implantation durable de soldats, retour des locaux partis aux combats, triomphe, rétablissement de la capacité militaire, etc.

À chaque étape de ce processus, des situations de contraintes, de coexistence, d’échanges ou de partage peuvent être observées entre civils et combattants, sans doute dans des proportions variables.

Les propositions peuvent prendre la forme d’études de cas inédites ou de travaux de synthèse qui s’appuieront sur des sources ou exemples ayant trait aux territoires du Grand Est

A propos RMBLF

Réseau des médiévistes belges de langue française
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