Appel à contribution – Les sources pour l’histoire de l’Adriatique orientale (IVe-XVe siècle) : textes, archives et archéologie. Atelier doctoral sur site

Mirine-Fulfinum (Omišalj, île de Krk, Croatie)
15-21 juin 2015

L’École française de Rome, en collaboration avec l’Université de Franche-Comté / UMR Chrono-Environnement 6249, le CNRS (UMR ARTeHIS 6298) et la commune d’Omišalj (Croatie), organise un atelier doctoral sur le site archéologique de Mirine-Fulfinum (Omišalj, île de Krk) du 15 au 21 juin 2015. Cet atelier a pour objectif de rassembler doctorants et chercheurs autour des différentes sources de l’histoire de l’Adriatique orientale, de l’Antiquité tardive à la fin du Moyen Âge. Cette approche résolument interdisciplinaire permettra de confronter et de croiser des disciplines aussi distinctes que l’archivistique, la philologie, l’archéologie, l’anthropologie funéraire, l’épigraphie, la numismatique, l’histoire de l’art monumental et pictural… Les conférences accorderont une part importante à des recherches récentes sur l’espace adriatique, un espace « frontière » qui fut marqué depuis l’Antiquité tardive par la confrontation et/ou la collaboration des empires, des Églises, des langues et des historiographies. L’objectif de cette formation doctorale, en lien étroit avec les recherches en cours, est de montrer la complémentarité des sources disponibles et la nécessité d’une approche globale et innovante de l’Adriatique orientale.

L’atelier doctoral se déroulera en deux temps :
1. les quatre premiers jours seront consacrés à la formation théorique ; ils comprendront, d’une part, le matin, des interventions à caractère général présentées par des chercheurs (chacun pendant 60 minutes) et, d’autre part, l’après-midi, la présentation des travaux des doctorants (chacun pendant 20 minutes) ; cette alternance permettra d’aborder les différentes approches qui contribuent à l’étude d’un site archéologique (topographie, stratigraphie, anthropologie, céramologie, épigraphie, étude des sources documentaires et textuelles, etc.).

2. Les deux derniers jours seront réservés à la visite de monuments et de sites archéologiques religieux de l’Antiquité tardive et du Moyen Âge de l’archipel du Kvarner, et plus particulièrement de ceux des îles de Cres et de Krk en cours de fouilles. La présentation du mobilier archéologique issu des dernières fouilles permettra d’engager une réflexion comparative sur l’ensemble de l’espace adriatique.

L’École française propose 12 bourses pour de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants de la Communauté européenne et d’autres pays) ayant effectué ou effectuant un travail de recherche concernant l’espace adriatique. Ces bourses couvrent uniquement les frais de séjour en Croatie du 15 au 21 juin 2015. Le transport est à la charge des étudiants.

Les candidat-e-s devront envoyer par e-mail, avant le 30 mars 2015, à l’adresse secrma@efrome.it un dossier constitué de :

  • une lettre de motivation
  • un bref curriculum vitae précisant les compétences linguistiques et, le cas échéant, une
  • liste de publications
  • un résumé du projet (2 pages au max., env. 6000 signes)
  • une lettre de recommandation

Les candidat-e-s seront choisi-e-s en considération de leur projet par le comité scientifique. Ils seront prévenus de l’obtention de la bourse avant le 15 avril 2015. Ils devront ensuite fournir le texte de leur intervention (d’une durée de 20 minutes maximum) dans une des langues de la conférence (français, italien ou anglais) avant le 20 mai 2015. Les projets seront commentés, avant la discussion générale, par un expert.

Les meilleures communications pourront être proposées à la publication dans les Mélanges de l’École française de Rome. Moyen Âge (http://mefrm.revues.org/). Les candidats retenus pour l’Atelier seront tenus d’assister à l’ensemble des séances.

Comité scientifique :
Sébastien Bully, Morana Cauševic-Bully, Stéphane Gioanni, Stefano Riccioni

Contacts :
École française de Rome
Stéphane Gioanni, Directeur des études médiévales
Grazia Perrino, Secrétariat des études médiévales
Piazza Farnese, 67 – I – 00186 Roma – Tel. (+39) 06 68 60 12 48 – secrma@efrome.it

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Appel à contribution – François Ier et les artistes du Nord (1515-1547)

Bruxelles, Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA)
25 et 26 février 2016
Échéance : 30 avril 2015

Les 25 et 26 février 2016, dans le cadre des activités du groupe de contact du F.R.S.-FNRS « Modèles, échanges et réalisations artistiques (XVe-XVIe siècles) », aura lieu un colloque international dédié aux relations que le roi François Ier a entretenues avec les arts et la musique des anciens Pays-Bas méridionaux. Cette manifestation, qui se tiendra à Bruxelles, à l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA), sera organisée par l’Académie royale d’Archéologie de Belgique, le Comité belge d’Histoire de l’Art, l’IRPA et l’Université de Liège (Transitions. Département de recherches sur le Moyen Âge tardif et la première Modernité). Elle recevra le parrainage du Comité international d’Histoire de l’Art (CIHA).

Prolongeant les événements, commémorations et activités scientifiques qui célèbreront, en 2015, le 500e anniversaire de l’avènement de François Ier (1er janvier 1515) et celui de la victoire de Marignan (13 et 14 septembre 1515), la rencontre entend privilégier les liens entre le « grand roy Françoys » et le Nord. En effet, si les échanges entre François Ier et l’Italie demeurent un sujet d’études particulièrement fécond, les relations que le roi a établies avec le Nord, spécialement avec les anciens Pays-Bas méridionaux, sont tout aussi riches et complexes. Pourtant, ces rapports n’ont pas encore donné lieu à une enquête d’envergure. Le colloque « François Ier et les artistes du Nord (1515-1547) » entend combler cette lacune, en envisageant l’intérêt que le premier roi Valois a porté aux artistes, aux musiciens et aux œuvres des anciens Pays-Bas méridionaux.

Les artistes flamands ont joué un rôle non négligeable dans la vie culturelle française à la Renaissance. Le plus célèbre d’entre eux est sans aucun doute Jean Clouet. Or, celui qui a mis au point les images officielles du règne de François Ier était d’origine flamande : il est sans doute le fils du peintre valenciennois Michel Clauwet, lui-même neveu de Simon Marmion, peintre et enlumineur des ducs de Bourgogne. Si les relations qui ont lié le souverain et Jean Clouet, puis son fils François, ont déjà été précisées, il sera intéressant d’étudier plus avant la suprématie des artistes flamands dans le domaine du portrait. L’enquête pourra ainsi (re)considérer le séjour à la cour de France de l’Anversois Joos van Cleve, l’activité de Corneille de Lyon ou l’intérêt que François Ier aurait porté, selon Carel van Mander, à Jan van Scorel. La vie et l’œuvre d’autres Flamands au service de François Ier ou de membres influents de la cour pourront également retenir l’attention, comme Noël Bellemare, Gauthier de Campes ou Léonard Thiry. À cet égard, la part flamande de la première École de Fontainebleau pourra être interrogée. L’architecture, comme la sculpture, mais encore la majolique, les arts décoratifs ou la gravure, devront également susciter la réflexion. Il pourrait ainsi être question des traductions et éditions des ouvrages de Sebastiano Serlio de la part de Pieter Coeck d’Alost, qui contribuèrent à la diffusion de la théorie architecturale moderne.

La place de l’art flamand dans les collections royales française constituera un autre volet de l’enquête. Si, on le sait, les productions italiennes sont rassemblées en nombre par François Ier (et Louise de Savoie), la proportion des œuvres flamandes n’est pas négligeable. Les enquêtes qui ont été dédiées à cette question sont pourtant rares. Or, les comptes font bel et bien de mentions d’achats d’œuvres à Anvers (spécialement dans le domaine de la peinture) ou à Bruxelles (en ce qui concerne les pièces tissées). À cet égard, la tapisserie constitue un champ de recherche particulièrement prometteur : si, pour la plupart, les cartons étaient fournis par des artistes italiens, français ou des anciens Pays-Bas, presque toutes les tapisseries que possédait François Ier avaient été tissées sur des métiers flamands installés dans les anciens Pays-Bas méridionaux. Le rôle des artistes envoyés en Flandres par François Ier pour superviser l’exécution des tapisseries, comme Matteo del Nassaro, pourra être évalué, de même que celui de certains marchands, par exemple Joris Vezeleer.

Parallèlement, la dimension musicale des relations entre le premier roi Valois et le Nord sera prise en compte. Une étude pourra ainsi être menée sur les compositeurs flamands, ou d’origine flamande, qui ont fréquenté la chapelle royale de François Ier, comme Antoine Divitis, originaire de Louvain et chantre de la chapelle royale. Plus généralement, un examen attentif des parcours de musiciens (comme Rogier Pathie, qui abandonne son poste d’organiste du roi de France pour entrer au service de Marie de Hongrie en 1536), mais aussi des répertoires (via leur transmission manuscrite et imprimée, et leur composition) permettra d’éclairer d’un jour nouveau l’évolution de la musique en France et dans les anciens Pays-Bas méridionaux à cette période.

La problématique ainsi proposée pourrait faire l’objet de mises en perspectives, qui, en ouverture du colloque, s’attacheront à évoquer les relations diplomatiques et internationales du roi (et de Louise de Savoie) avec les anciens Pays-Bas méridionaux (soit avec Marguerite d’Autriche, Charles Quint et Marie de Hongrie).

Les propositions de communication devront parvenir par courrier électronique à Laure Fagnart (laure.fagnart@ulg.ac.be) et à Isabelle Lecocq (isabelle.lecocq@kikirpa.be) sous la forme d’abstracts de maximum 300 mots (2000 caractères espaces inclus) pour le 30 avril 2015. Elles seront accompagnées d’un curriculum vitae synthétique. Nous vous invitons à diffuser cet appel auprès de tout collègue intéressé.

Comité organisateur :
Laure FAGNART (F.R.S.-FNRS/ULg)
Pierre-Yves KAIRIS (IRPA)
Isabelle LECOCQ (IRPA)
Natasja PEETERS (MRA)
Joost VANDER AUWERA (Académie royale d’Archéologie de Belgique/Comité belge d’Histoire de l’Art)

Comité scientifique :
Dominique ALLART (ULg)
Koenraad BROSENS (KU Leuven)
Marie-Alexis COLIN (ULB)
Krista DE JONGE (KU Leuven)
Claire DUMORTIER (Académie royale d’Archéologie de Belgique/Comité belge d’Histoire de l’Art)
Laure FAGNART (F.R.S.-FNRS/ULg)
Koenraad JONCKHEERE (UGent)
Robert J. KNECHT (University of Birmingham)
Isabelle LECOCQ (IRPA)
Guy Michel LEPROUX (École pratique des Hautes Études)
Cécile SCAILLIEREZ (Musée du Louvre)

Francis I and the Artists of the North (1515-1547)

Brussels, Royal Institute for Cultural Heritage (KIK-IRPA)
25 and 26 February 2016
Deadline: 30 April 2015

On 25 and 26 February 2016 an international symposium will be held on the relations that King Francis I maintained with the arts and music of the old Southern Netherlands. The symposium will be will be held under the auspices of the F.R.S.-FNRS contact group, « Models, exchanges and artistic achievements (15th-16th centuries) ». The event will take place in the Royal Institute for Cultural Heritage (KIK-IRPA) in Brussels and is organized by the Royal Academy of Archaeology of Belgium, the Comité belge d’Histoire de l’Art, the KIK-IRPA, and the University of Liège (Transitions. Département de recherches sur le Moyen Âge tardif et la première Modernité). It is sponsored by the Comité international d’Histoire de l’Art (CIHA).

As an extention of the events of 2015 celebrating the 500th anniversary of the accession of Francis I (1 January 1515) and the victory at Marignan (13-14 September 1515), the symposium will focus on the ties between the « grand roy Françoys » and the North. Whereas the exchanges between Francis I and Italy have attracted much attention, the King’s relations with the old Southern Netherlands, as rich and complex, have not been carefully studied. The symposium « Francis I and Artists of the North (1515-1547) » aims to fill this gap by considering the interest of the King of France in artists and musicians from the old Southern Netherlands and their works.

Artists of the old Southern Netherlands played a significant role in the French cultural life of the Renaissance. The most famous of them is certainly Jean Clouet, of Flemish origin and probably the son of the painter Michel Clauwet from Valenciennes, who was himself a nephew of Simon Marmion, the painter and illuminator of the Dukes of Burgundy. While the relations between the king and both Jean Clouet and his son François have been investigated, the role of Flemish artists in the field of portraiture bears further study. Such an inquiry might (re)consider Joos van Cleve’s residence at the French court, the activity of Corneille de Lyon, or the works of Jan van Scorel that interested Francis I, as Carel van Mander reported. The study could be extended to embrace other Flemish artists at the French court such as Noël Bellemare, Gauthier de Campes, and Léonard Thiry. In this respect, the Flemish role in the first School of Fontainebleau could be addressed. We hope to consider not only painting but also architecture, sculpture, prints, ceramics, and other decorative arts. In this larger context we might analyze, for instance, the translations and editions of Sebastiano Serlio’s works by Pieter Coecke van Aelst, which contributed greatly to the diffusion of modern architectural theory.

The status of Flemish art in the French royal collections would be another topic to consider. Although Italian art was actively collected by Francis I and Louise of Savoy, Flemish works were hardly neglected. Nevertheless, there has been little discussion of this subject. The royal accounts mention numerous panel paintings from Antwerp and tapestries from Brussels. Also, tapestry is a particularly promising field of research: whereas most of Francis I’s hangings had been designed by artists of the old Southern Netherlands as well French and Italians, they were nearly all woven on Flemish looms. The role of artists sent to Flanders by Francis I to oversee the weaving of the tapestries could be investigated, as could the activity of tapestry dealers like Joris Vezeleer.
In addition, musical exchange between the first Valois king and the North will be taken into account. One might study the Flemish composers, or those of Flemish origin, in the royal chapel of Francis I such as Antoine Divitis from Leuven, who worked as a singer. We also advocate a careful examination of musicians’ careers, such as that of Rogier Pathie, who left his post as organist to the King of France in order to enter the service of Mary of Hungary in 1536. Their repertories, transmitted via their handwritten and printed records and compositions, should shed new light on the evolution of music in France and the old Southern Netherlands at this time.

At the beginning of the symposium, we hope to view such topics in the perspective of diplomatic and international relations between the French king and Louise of Savoy and the rulers of the old Southern Netherlands such as Margaret of Austria, Charles V, and Mary of Hungary.

Proposals for papers should be sent by email to Laure Fagnart (laure.fagnart@ulg.ac.be) and Isabelle Lecocq (isabelle.lecocq@kikirpa.be). Please include an abstract of 300 words max. (2000 characters including spaces) by 30 April 2015, together with a concise curriculum vitae. We encourage you to distribute this information to interested colleagues.

Organizing committee
Laure FAGNART (F.R.S.-FNRS/ULg)
Pierre-Yves KAIRIS (KIK-IRPA)
Isabelle LECOCQ (KIK-IRPA)
Natasja PEETERS (KLM-MRA)
Joost VANDER AUWERA (Royal Academy of Archaeology of Belgium/Comité belge d’Histoire de l’Art)

Scientific committee
Dominique ALLART (ULg)
Koenraad BROSENS (KU Leuven)
Marie-Alexis COLIN (ULB)
Krista DE JONGE (KU Leuven)
Claire DUMORTIER (Royal Academy of Archaeology of Belgium/Comité belge d’Histoire de l’Art)
Laure FAGNART (F.R.S.-FNRS/ULg)
Koenraad JONCKHEERE (UGent)
Robert J. KNECHT (University of Birmingham)
Isabelle LECOCQ (KIK-IRPA)
Guy Michel LEPROUX (École pratique des Hautes Études)
Cécile SCAILLIEREZ (Musée du Louvre)

Source de l’information : Transitions

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Colloque – Court Residences as Places of Exchange in Late Medieval and Modern Europe, 1400–1700

Over the past five years the PALATIUM programme has studied European court residences in the period 1400–1700. The world of courts constituted a network of truly European scale and international character, and various aspects of its architecture have been studied in their connectivity during several conferences and workshops. This final symposium aims at bringing together the results of these past meetings and will draw some conclusions about the project’s central themes.

PalatiumRoyal and princely residences were a place for cultural exchange. Ruling monarchs and courtiers, as well as their artists and architects, shared international experiences and knowledge of their peers’ dwellings. Besides the exchange of ideas and models, there was also a conscious strive to maintain one’s own ‘court identity’ with special etiquettes and ceremonies. This sometimes required special architectural solutions, among others in the organisation of stately spaces, their separation from private rooms, and their decoration (including architectural sculpture and ceiling paintings) which often was especially created for a specific space. Human interaction in these spaces was regulated and codified by a set of rules – the ‘ceremonial’. The interaction between palace architecture (tangible) and ceremonial (intangible, but known through tangible testimonials of different types, written and visual) is one of the central questions of the PALATIUM project. The palace’s space and form carry multiple connotations. To the informed observer they represent power, lineage, and tradition versus innovation. The decoding of this system of signs is another central issue.

This symposium will compare the solutions created in different European court circles concerning three main areas of courtly life and symbolism: the layout of the rooms, the role of sacred spaces, and the visual iconography of the buildings. The aim is to see which common patterns in architectural design existed within the international court network of the early modern period, and to what extent we can identify more regional or local solutions in residential architecture – solutions that were often consciously employed in order to differentiate between the various ruling centres of Europe.

Programme : ici

Informations pratiques :
Location: Munich (Munich Residenz), Germany
Date: 4–7 March 2015
This event is the final, concluding conference of the PALATIUM programme
Convenor: Stephan Hoppe

Registration: Attending the symposium is free, but registration is required. Please register by submitting this Registration form.

Venue: Munich Residenz (Bayerische Akademie der Wissenschaften), Alfons-Goppel-Straße 11, 80539 München.

Organization: This symposium is co-organized by the Institut für Kunstgeschichte of the Ludwig-Maximilians-Universität München.

Source : Palatium

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Colloque – Pise de la Grande peste à la conquête florentine (1348-1406). Nouvelles orientations pour l’histoire d’une société en crise

La Grande peste est sans conteste l’une des catastrophes les plus profondes qu’aient dû subir les sociétés urbaines au Moyen Âge. On en mesure mal, encore aujourd’hui, les conséquences, notamment du fait des retours de peste, qui achèvent, dans les décennies suivantes, de briser les équilibres démographiques des sociétés européennes en décimant des générations entières . Et pourtant, ces sociétés « résistent », et se transforment. Elles ploient sous le poids de la mortalité mais ne rompent pas. Il faut donc admettre un fait qui n’est sans doute pas assez répété : les sociétés médiévales sont solides, et leurs structures culturelles, religieuses, et peut-être même économiques et politiques, si elles ont indéniablement subi des transformations profondes ont, malgré tout, tenu face aux catastrophes . L’historiographie économique actuelle tend d’ailleurs à adopter une vision plus « optimiste » du XIVe siècle, liant l’effondrement démographique à l’essor, dans différentes régions européennes, de productions particulières, aussi bien dans le secteur agricole que dans le secteur industriel, et à la formation de marchés régionaux et interrégionaux plus intégrés , alors que l’amélioration des conditions de vie des survivants a été mise en évidence dans d’autres villes .

Pise est sans doute l’un des observatoires privilégiés de la « crise du XIVe siècle ». La grande mortalité s’abat en effet sur une ville qui, déjà, connaît les affres des bouleversements économiques et politiques : perte de ses positions commerciales en Méditerranée, intensification insuffisante des cultures et faibles densité de population dans le contado . Après avoir connu un âge d’or au XIIe siècle, le désastre de la Meloria (1284), la perte de la Sardaigne (1324) et la conquête florentine (1406) furent longtemps présentés comme les marqueurs d’un inexorable déclin, notamment par G. Volpe et ses épigones : ainsi P. Silva peut-il parler de « lente décadence économique et politique de Pise » et G. Rossi Sabatini sous-titrer son livre sur le premier XIVe siècle « Studi sulla crisi costituzionale del Comune », dans lequel il oppose la « décadence économique [de Pise] et les progrès de Florence ». Jusque dans les années 1970, une partie de l’historiographie persistait en ce sens, notamment O. Banti dans son ouvrage sur la seigneurie de Iacopo d’Appiano (1392-1399) .

Pourtant, après la Meloria, l’histoire pisane continue, et certains historiens, comme E. Cristiani , critiquent le paradigme décliniste. Il faudrait donc déterminer à quel niveau appréhender cette « crise ». Alors que ses ressources sont bien moindres, la commune pisane est capable, grâce au très fort ancrage du gibelinisme et à la résidence périodique des empereurs en ville , de préserver durant une cinquantaine d’années son indépendance, notamment par un jeu d’équilibriste diplomatique consistant à jouer de la rivalité entre Milan et Florence. Dans le domaine économique, les travaux de F. Melis et de M. Tangheroni ont permis de démontrer que des années 1340 aux années 1390, le commerce pisan se porte bien, que ce soit pour les banquiers comme pour les marchands . G. Ciccaglioni a également prouvé que les familles de lanaioli pisans sont en ascension sociale et politique au moins jusqu’en 1369 . Ne peut-on d’ailleurs expliquer les mesures protectionnistes prises par Florence contre Pise par une concurrence de ces lanaioli pisans ? La diffusion du denier pisan en Toscane et la « guerre des monnaies » menée par Florence entre 1366 et 1371 (dévaluation du florin) ne prouvent-elles pas l’importance ou du moins la résistance de l’économie pisane ? Si par ailleurs les Pisans perdent le monopole sur le transport des marchandises depuis leur port (dès 1369 face aux Florentins), cela n’empêche pas le complexe portuaire (Pise-Porto Pisano-Livourne) d’être vu comme la bocca di Toscana (Goro Dati) ou l’occhio di Toscana (Francesco di Marco Datini) et d’être considéré comme un des principaux ports de la méditerranée occidentale, qui voit passer plus de 1000 bateaux par an en provenance de tous horizons . Enfin, le prestige de Pise est encore grand au début du XVe siècle, puisqu’elle accueille, en 1409, le concile qui élit le « troisième » pape, Alexandre V . Les périodes de déclin, de fait, n’apparaissent comme telles qu’a posteriori, et l’intégration de Pise au nouvel état florentin en 1406 ne saurait être considérée comme l’aboutissement inévitable de la crise qu’elle a traversé dans la seconde moitié du XIVe siècle. L’aisance des élites pisanes face à la pauvreté grandissante de la masse de la population pourrait également s’expliquer par un phénomène de polarisation de la société – hypothèse qu’il faudra interroger – comme on peut l’observer ailleurs .

A la suite des travaux menés sur cette période par F. Melis et M. Tangheroni notamment, notre rencontre aura pour but d’explorer une période mal aimée des historiens, en partie, justement, du fait de sa réputation de « période de déclin ». Le renouveau actuel des recherches sur ce sujet, profitant d’un regain d’intérêt pour l’exploitation des sources de la pratique, conduit à une réévaluation de la « crise » pisane, et à une redéfinition des paramètres politiques, économiques et sociétaux qui ont marqué la période postérieure à la Grande peste . Cette rencontre aura donc pour but de déterminer de nouvelles orientations pour la définition de la « crise » et de son ampleur, ainsi que de la « réadaptation » de la société pisane après la Peste, à travers deux axes problématiques principaux :

1) les perspectives offertes par l’exploitation des sources de la pratique pour l’histoire sociale, économique et politique (archives notariales , archives des compagnies marchandes, archives des grands établissements pieux , archives de la curie et de la mensa archiépiscopale) et la possibilité de déceler, à travers leur examen, les changements profonds des cadres sociétaux,

2) dans la continuité du volume Firenze e Pisa dopo il 1406 (2010) , la mise en valeur des caractéristiques « pisanes » de l’adaptation de la société durant la crise, au sein du contexte toscan et dans une perspective comparatiste, notamment par rapport au très étudié « modèle » florentin.

Programme :

9h : accueil des participants.
9h15-9h45 : Giuseppe Petralia (Università di Pisa) – Introduction

Les évolutions de la société pisane à la fin du Moyen Âge
Président : Laurent Feller (Université Paris 1/LAMOP)

9h45-10h30 : Mauro Ronzani (Università di Pisa) – « Il complesso della cattedrale nel secondo Trecento: completamento degli edifici, sviluppo degli allestimenti interni, fruizione religiosa e ‘civile’ »
10h30-11h15 : Sylvie Duval (EfR/CNRS/CIHAM) – « La société pisane vue à travers les testaments » (titre provisoire)

11h15-11h30 : pause

11h30-12h15 : Cecilia Ianella (Università di Pisa) – « La rappresentazione della città. Pisa per immagini » (titre provisoire)
12h15-12h45 : discussion

12h45-14h30 : Repas

14h30-15h : Table ronde des doctorants : Marco Conti (CIHAM), « Imposer la ville: étude de la fiscalité à Bologne de la fin du XIIIe au début du XVe siècle » et Philippe Lefeuvre (LAMOP), « Les hiérarchies des sociétés rurales du Chianti (Toscane) aux XIIe et XIIIe siècles ».

L’économie pisane confrontée à la crise
Président : Armand Jamme (CNRS/CIHAM)

15h-15h45 : Alma Poloni (Università di Pisa) – « Economia e società a Pisa nella seconda metà del Trecento » (titre provisoire)
15h45-16h30 : Cédric Quertier (EfR/LAMOP) – « Les étrangers à Pise : les cas de la nation des marchands florentins et du quartier de San Vito » (titre provisoire)

16h30-16h45 : pause

16h45-17h30 : Jérôme Hayez (CNRS/LAMOP) – « S’observer, coopérer, se fréquenter ou rester avec les siens. Les interactions entre marchands florentins et pisans dans les correspondances Datini vers 1400 »
17h30-18h : discussion.

18h : Sandro Carocci (Università Roma Tor Vergata / responsable du projet de recherche « La mobilità sociale nel Medioevo italiano (secoli XII-XV)) », PRIN 2012) – Conclusions

Informations pratiques :
Journée d’étude
Pise, Università, Dipartimento di Civiltà e forme del Sapere, Via Pasquale Paoli 15,
vendredi 10 avril 2015

Organisateurs : Sylvie Duval (EfR / CNRS/ CIHAM ; duvalsylvie@hotmail.com);
Alma Poloni (Università di Pisa ; a_poloni75@hotmail.com) ;
Cédric Quertier (EfR / LAMOP; cedric.quertier@gmail.com).

Programme au format PDF (français/italien) : ici

Publié dans Colloque | Un commentaire

Colloque – Ein Meer und seine Heiligen: Die hagiographische Strukturierung des Mittelmeerraums im Mittelalter

Stürme und Unwetter, Seenot und Schiffbruch, Überfälle durch Piraten, Orientierungslosigkeit oder das Stranden an einer fremden Küste – solche und andere Motive begegnen vielfach in Erfahrungsberichten oder literarischen Darstellungen über Schiffsreisen in den verschiedenen kulturell-religiösen Kontexten des Mittelmeerraumes. Große Relevanz kam denjenigen Kräften zu, die Rettung und Schutz versprachen. Für eine Vielzahl mediterraner Beziehungen spielte die Heiligenverehrung und ihr Niederschlag in Texten, Bildern und anderen Medien eine bedeutende Rolle: Schutzheilige und Patrone, die durch ihre Geschichten oder Martyrien mit derartigen Gefahren oder dem Meer im Allgemeinen in Verbindung gebracht und um Hilfe angerufen wurden. In unterschiedlichen Milieus, unter Kaufleuten, Seeleuten oder Küstenbewohnern, erfuhren diese mit dem Meer verbundenen Heiligen besondere Verehrung.

Das Forschungsfeld der maritimen Hagiographie bietet sich in besonderem Maße für transkulturelle und interdisziplinäre Studien an. Die komplexen Beziehungen zwischen Religion, Frömmigkeit und Meer besitzen aus der Sicht verschiedener Disziplinen wie Kunstgeschichte, Archäologie oder Byzantinistik hohen Erkenntniswert.

Auf der vom 3. bis 5. März 2015 am Deutschen Historischen Institut in Rom stattfindenden internationalen Tagung mit dem Titel „Ein Meer und seine Heiligen: Die hagiographische Strukturierung des Mittelmeerraums im Mittelalter“ werden frömmigkeitsgeschichtliche Vorstellungen und Praktiken in Christentum, Judentum und Islam vergleichend analysiert.

Eine Veranstaltung des Deutschen Historischen Instituts in Rom in Kooperation mit dem Historischen Seminar der Universität Heidelberg und dem Zentrum für Mittelmeerstudien an der Ruhr-Universität Bochum.

Veranstaltungsort: Deutsches Historisches Institut in Rom, Via Aurelia Antica 391, I-00165 Roma, Italia

Kontakt :

Prof. Dr. Nikolas Jaspert
Ruprecht-Karls-Universität – Historisches Seminar
Grabengasse 3-5, 69117 Heidelberg
nikolas.jaspert@zegk.uni-heidelberg.de

Dr. Marco Di Branco
Deutsches Historisches Institut
Via Aurelia Antica 391, 00165 Roma
dibranco@dhi-roma.it

Programme :

Dienstag, 3. März 2015

9: 00 Begrüßung / Welcome

Sektion I: Das Meer in hagiographischen Texten und Heiligenikonographie – übergreifende Aspekte / The Sea in Hagiographic Texts and Iconography – General Aspects
Moderation: Nikolas Jaspert (Heidelberg)

9:30-10:10 : Sofia Boesch-Gajano (Rom): Lo spazio mediterraneo e la storia della santità
10:10-10:50 : Robert Godding (Brüssel): Gli apostoli e il mare
– Kaffeepause / Coffee Break –

11:20-12:00 : Manuel Castiñeiras (Barcelona): Weaving stories, images and devotions: the Medieval Mediterranean as a backdrop
12:00-12:40 : Stephanos Efthymiadis (Nikosia): The Sea as Topos and as Original Narrative in Middle and Late Byzantine Hagiography
– Mittagessen / Lunch-

Sektion II: Hagiographische Strukturierungen des Mittelmeerraums – kultische Konnektivität / The Structuring of the Sea through Hagiography – Cult and Connectivity
Moderation: Andreas Rehberg (Rom)

13.50-14:30 : Gianroberto Scarcia (Rom): Malek Dinār: un’eco islamica del mito di Arione
14:30-15:10 : Vera von Falkenhausen (Rom): Il mare nelle fonti agiografiche italo-greche
15:10-15:50 : Andreas Külzer (Wien): Pilgerwege und Kultorte im östlichen Mittelmeerraum
– Kaffeepause / Coffee Break –

16:20-17:00 : Raimondo Michetti (Rom): Mare e santi nelle raccolte agiografiche territoriali
17:00-17:40 : Jonathan Conant (Providence): Afro-European Hagiographic Transfers

19:00 André Vauchez (Paris): Abendvortrag / Evening lecture: Il mare e il sacro nel Medieovo

Mittwoch, 4. März 2015

Sektion III: Maritime Kontingenz und religiöse Gewissheit in den Kulturen des mittelalterlichen Mittelmeerraumes / Maritime Contingence and Religious Certitude
Moderation: Sergio Botta (Rom)

9:30-10:10 : Andrea Luzzi (Rom): La recondita presenza del mare nella Vita Nili, capolavoro dell’agiografia italogreca, con una proposta di rilettura dell’episodio noto come « rivolta delle chelandie »
10:10-10:50 : Alexandra Cuffel (Bochum): Evocation of God’s Name and Angels in Danger (by Jews)
– Kaffeepause / Coffee Break –

11:20-12:00 : Jana Habig (Bochum): Die pericula maris in den acta sanctorum – das Meer als Unheilsbringer?
12:00-12:40 : Klaus Herbers (Erlangen): Jakobus und das Meer
12:40-13:20 : Sevket Kücükhüseyin (Halle): Sufis und das Meer
– Mittagessen / Lunch –

14:30-15:10 : Marco di Branco (Rom): Considerazioni sull’Ḥizb al-baḥr (« La preghiera del mare »)
15:10-15:50 : Ana Marinkovic (Zagreb): Transfer of Relics and Maritime Control in the Eastern Adriatic
– Kaffeepause / Coffee Break –

Sektion IV: „Maritime“ Heilige und ihre Verehrung / “Maritime” Saints and their Veneration
Moderation: Giulia Barone (Rom)

16:30-17:10 : Amy Remensnyder (Providence): Mary, Star of the Medieval Mediterranean
17:10-17:50 : Gabriella Airaldi (Genua): Aspetti marittimi nel culto di San Giorgio

Donnerstag 5. März 2015

9:30-10:10 : Irmgard Fees (München): Der heilige Markus und das Meer
10:10-10:50 : Gerardo Cioffari (Bari): Il mare e san Nicola
– Kaffeepause / Coffee Break –

11:20-12:00 : Thomas Granier (Montpellier): The Veneration of saints in the maritime cities of southern Italy
12:00-12:40 : Zara Pogossian (Rom): The Mediterranean in Armenian Hagiographic traditions: from Christianization Narratives to Messianic Hopes

12:40-13:30 : Abschlussdiskussion / Final discussion

Source de l’information : H-Soz-u-Kult

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Publication – Éric Bousmar, Alain Marchandisse, Christophe Masson et Bertrand Schnerb (dir.), « La bâtardise et l’exercice du pouvoir en Europe du XIIIe au début du XVIe siècle »

Dans un article fameux paru en 1975, le regretté Michael Harsgor, a forgé le concept de « bâtardocratie » pour désigner un phénomène qu’il observa dans la France de la fin du Moyen Âge et qu’il décrivit comme « un puissant essor social et politique des enfants naturels engendrés par des pères appartenant à la noblesse ». Il mettait ainsi l’accent sur les rapports entre bâtardise et pouvoir et sur le rôle, souvent important, que les enfants illégitimes, liés non pas seulement à la noblesse mais aux élites en général, ont pu jouer au cœur des institutions ecclésiastiques, politiques, militaires et administratives, dans un contexte – tant moral que démographique – qui leur était momentanément favorable.

Cette réalité, d’autres chercheurs, avant M. Harsgor et après lui, l’ont également étudiée et mise en lumière, mais elle n’avait jamais encore fait l’objet d’un travail collectif permettant la confrontation de sources, de cas – individuels ou non – et de situations provenant d’aires géo- graphiques diverses et fournissant les matériaux à une approche comparative. C’est cette lacune historiographique que les concepteurs et les auteurs du présent volume ont voulu contribuer à combler.

Les dix-neuf études contenues dans ce recueil couvrent un champ chronologique allant du XIIIe au XVIe siècle et un espace géopolitique englobant les royaumes de France, de Navarre, d’Angleterre et d’Écosse, les principautés des anciens Pays-Bas, le duché de Lorraine, les seigneuries de la Maison de Savoie et le marquisat de Ferrare. Dans ce cadre, la relation entre naissance illégitime et exercice du pouvoir est envisagée sous différents aspects et selon les grands thèmes que sont le statut politique et juridique, la quête de la légitimation, les destins, les carrières, le mécénat, la bibliophilie, l’héraldique. Grâce à cet apport à la fois riche et varié se dessine une image plus nette d’un phénomène historique qui a sans doute atteint son apogée au XVe siècle pour s’affaiblir au seuil de l’Époque moderne, quand se modifièrent la situation démographique, les conditions sociales et les exigences de la morale.

Revue du Nord - BâtardiseTable des matières :

Bertrand Schnerb – Introduction. Bâtards et pouvoir : un thème de recherche
Monique Maillard-Luypaert – Jean de Bourgogne, bâtard de Jean sans Peur, évêque de Cambrai de 1439 à 1480
Alain Marchandisse – Corneille, bâtard de Bourgogne (ca 1426-1452)
Bertrand Schnerb – Des bâtards nobles au service du prince : l’exemple de la cour de Bourgogne (fin XIVe-début XVe siècle)
Jean-Baptiste Santamaria – Les bâtards à la Chambre des comptes de Lille : autour du cas de Denis de Pacy
Alice Duda – Les lettres de légitimation des ducs de Bourgogne (1384-1477)
Céline Berry – La bâtardise au sein du lignage de Luxembourg
Godfried Croenen – Bâtards et pouvoir dans le duché de Brabant, XIIe-XIVe siècles
Michel Nassiet – Les bâtards dans l’Ouest au XVe et au début du XVIe siècle
Christophe Rivière – Les bâtards en Lorraine : emblèmes d’une culture politique ou trublions d’une société
Emmanuel Johans – Les bâtards d’Armagnac (XIVe-XVIe siècles)
Philippe Contamine – Jean, comte de Dunois et de Longueville (1403 ?-1468), ou l’honneur d’être bâtard
Claire Dechamps – Un couple de bibliophiles dans le milieu royal : Louis, bâtard de Bourbon, et son épouse, Jeanne, bâtarde de France
Alexander Grant – Royal and Magnate Bastards in the Later Middle Ages : the View from Scotland
Michael Hicks – Rhe Royal Bastards of Late Medieval England
Luisa Clotilde Gentile – Les bâtards princiers piémontais et savoyards
Giovanni Ricci – Les dangers de la bâtardise. Les péripéties de l’État seigneurial des Este entre XVe et XVIe siècles
María Narbona Carceles – Les bâtards royaux et la nouvelle noblesse de sang en Navarre (fin XIVe siècle-début XVe siècle)
Laurent Hablot – L’emblématique des bâtards princiers au XVe siècle. Outil d’ un nouveau pouvoir ?
Simona Slanicka – L’art d’être bâtard. La bâtardise et la légitimation artistique à la Renaissance (Maisons de Bourgogne et d’Este, vers 1450)
Éric Bousmar – Les bâtards et l’exercice du pouvoir : modalités spécifiques ou fenêtre étroite d’ opportunité ?

Résumés (français, anglais)
Table des matières

Informations pratiques :
Éric Bousmar, Alain Marchandisse, Christophe Masson et Bertrand Schnerb (dir.), La bâtardise et l’exercice du pouvoir en Europe du XIIIe au début du XVIe siècle, dans Revue du Nord. Hors série, Collection histoire, n° 31, à paraître à la mi-mars 2015. 1 volume format 16 x 24, 516 p. Au prix de 35 € + 6 € de frais de port, soit 41 €.

Bon de commande : ici

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Offre d’emploi – Departmental Lecturer in Medieval History

Departmental Lecturer in Medieval History
University of Oxford

Location: Oxford
Salary: £30,434 to £32,277 Grade 7, p.a.
Hours: Full Time
Contract Type: Contract / Temporary
Placed on: 10th February 2015
Closes: 16th March 2015
Job Ref: 117100

History Faculty, George Street, Oxford

Applications are invited for a Departmental Lecturership in Medieval History, tenable from 1 October 2015 for a fixed-term of 2 years. The appointment will be associated with a Lecturership at St John’s College.

Applications are invited from scholars with active research and teaching interests in the history of Britain and/or continental Europe in the period c.1300 to 1500. The lecturer will be required to give tutorials, lectures and classes at both undergraduate and graduate level, to engage in examining and administrative work, to take responsibility for administrative and pastoral duties for St John’s College, including participation in the undergraduate admissions process, and to engage in independent research in Medieval History.

The successful candidate will hold a doctorate in a relevant field, or show evidence that a doctorate is imminently expected. She/He will have a record of successful teaching and of research publication within the field, the ability to teach and lecture at an appropriate level in an interesting and engaging manner for both undergraduate and graduate students, and a willingness to undertake examining and administrative duties.

Applications are particularly welcome from women and black and minority ethnic candidates who are under-represented in academic posts in Oxford.

Applications for this vacancy are to be made online. To apply for this role and for further details, including the job description and selection criteria, please click on the link below.

The deadline for applications is 12.00 noon on Monday 16 March 2015.

Interviews are expected to be held in late April 2015.

Source de l’information : jobs.ac.uk

Publié dans Offre d'emploi | Laisser un commentaire

Bourse – Laboratoire européen d’histoire et anthropologie des savoirs, des techniques et des croyances (HASTEC)

Mise au concours de contrats de recherche – Année universitaire 2015-2016

Quatre contrats doctoraux (3 ans)
Sept contrats de recherche post-doctorale (1 an)

Labex - HastecLe Laboratoire européen d’histoire et anthropologie des savoirs, des techniques et des croyances (HASTEC) propose pour l’année universitaire 2015-2016 quatre contrats doctoraux (3 ans) et sept contrats de recherche post-doctorale (1 an) à de jeunes chercheurs inscrivant leur enquête dans les champs du LabEx.

Le projet scientifique du LabEx HASTEC est de comprendre, dans leur historicité et à travers les liaisons mouvantes que ces trois termes entretiennent entre eux, sur la longue durée, l’entrelacs des savoirs, des techniques et des croyances, par quoi se modèlent et se reconfigurent les sociétés humaines, les corps politiques, mais aussi le patrimoine mental (intellectuel, spirituel, religieux, philosophique, scientifique) et la capacité pratique de l’humanité.

L’unité du projet se déploie en sept « programmes collaboratifs » décrivant par leurs multiples connexions le périmètre du LabEx (http://www.hesam.eu/labexhastec/presentation-du-labex-hastec/ )

1. « Compétences et savoirs » ;
2. « Savoirs scientifiques, savoirs religieux, savoirs sociaux » ;
3. « Techniques du (faire) croire »
4. « Techniques intellectuelles et spirituelles » ;
5. « Commentaire (COMMENT-R) » ;
6. « Mondes savants » ;
7. « Cultures savantes numériques ».

Le projet s’appuie parallèlement sur les programmes inscrits dans les projets quadriennaux ou quinquennaux propres aux divers partenaires, et qui relèvent de ce périmètre thématique large et fortement pluridisciplinaire. Il se définit selon un arc chronologique, disciplinaire et méthodologique très vaste, qui joint l’étude de la plus haute Antiquité (mésopotamienne, proche-orientale, méditerranéenne) à celle du monde contemporain et de ses marges futures, qui associe aussi les disciplines de l’histoire et de l’érudition (philologie et archéologie des mondes anciens et médiévaux, histoire des textes, des religions, de la pensée, de la philosophie), l’histoire des sciences et des techniques (selon la pluralité des acceptions du mot), les méthodes et questionnements des sciences sociales mais aussi les techniques de management économique et social.

Ces divers champs thématiques se croisent dans les programmes collaboratifs.

La programmation scientifique du LabEx est ainsi construite sur quatre niveaux :

  • celui des équipes-partenaires et de leurs projets quadriennaux ou quinquennaux s’inscrivant thématiquement dans le périmètre du LabEx et ouverts aux collaborations de recherche au sein de celui-ci ;
  • celui des sept « programmes collaboratifs » qui sont le coeur actif d’HASTEC ;
  • celui de la construction de modèles (morphologie des supports et types d’inscription des savoirs, des techniques et des croyances) ;
  • un dernier niveau concerne l’impact des nouvelles technologies sur la production nouvelle du savoir et sur les modalités de sa diffusion et de sa communication.

Les candidats définiront leurs projets par rapport à l’un des champs thématiques d’HASTEC : ils sont fortement invités à se reporter au site Web (http://www.hesam.eu/labexhastec/category/operationsscientifiques/) pour prendre connaissance des opérations scientifiques engagées par le LabEx, et aux sites des diverses Unités de recherche mentionnées ci-après.

Pour les contrats doctoraux, les candidats déterminent leur sujet de thèse en accord avec un directeur de thèse obligatoirement membre du LabEx. L’École doctorale d’inscription est celle dont dépend le directeur de thèse : elle se situe obligatoirement dans le périmètre des partenaires du LabEx1. Le directeur de l’ED concernée devra viser préalablement la fiche synthétique de candidature. Pour les contrats de recherche post-doctorale, les candidats déterminent leur projet en accord avec un chercheur ou un enseignant-chercheur qui sera le « correspondant scientifique » responsable de la demande, obligatoirement membre du LabEx, et avec le directeur de l’Unité de recherche concernée, lequel produira une lettre d’accueil versée au dossier de candidature. Le chercheur post-doc. a vocation à participer aux opérations scientifiques du ou des programmes collaboratifs dans lesquels s’inscrit son thème de recherche, ainsi qu’aux actions de l’Unité dans laquelle il sera affecté. Une fiche de poste précisant les obligations du post-doc. est jointe en Annexe au présent Appel d’offres.

La liste des membres du LabEx susceptibles de diriger des thèses et/ou d’être « correspondants scientifiques » est publiée sur le site du LabEx (http://www.hesam.eu/labexhastec/partenaires/).

Pour toute demande d’information complémentaire sur le programme scientifique du LabEx, écrire à :
M. Philippe Hoffmann (EPHE, responsable scientifique du LabEx) : Philippe.Hoffmann@ephe.sorbonne.fr
M. Jérôme Billaud (responsable administratif, Service de la Recherche de l’EPHE) : recherche@ephe.sorbonne.fr
M. Sylvain Pilon (Chargé d’appui à la coordination du LabEx) : coordinateur.hastec@ephe.sorbonne.fr

Source : Labex-haStec

Publié dans Bourse | Laisser un commentaire

Publication – Katharina Anna Groß, « Visualisierte Gegenseitigkeit. Prekarien und Teilurkunden in Lotharingien im 10. und 11. Jahrhundert »

Katharina Anna Groß, Visualisierte Gegenseitigkeit. Prekarien und Teilurkunden in Lotharingien im 10. und 11. Jahrhundert, Wiesbaden, Monumenta Germaniae Historica, 2014 (Schriften 69). LXIV und 386 S. mit 45 z.T. farb. Abb. 8°. ISBN 978-3-447-10161-5 Ln. EUR 55, —

Gross_U1Im 10. und 11. Jh. entstand in Lotharingien eine neue Form von auf Gegenseitigkeit beruhenden Verträgen. Diese Entwicklung wurde einerseits durch lokale Traditionen, andererseits aber auch durch neue politische, soziale und ökonomische Herausforderungen begünstigt. So kam es im Laufe des 10. Jh. zur Begegnung zwischen der Vertrags- und Urkundenform der Prekarie einerseits und der diplomatischen Form der Teilurkunde (auch oft als „Chirograph“ bezeichnet) andererseits. Die vorliegende Studie geht nun mehreren Fragen nach: Inwiefern und warum war Lotharingien die (oder eine) Wiege der kontinentalen Teilurkunde? Was bedeuten die Übernahme und der besondere Erfolg dieser neuen Ausstellungsform für Prekarien im regionalen Kontext? So bietet sie zunächst eine Bestandsaufnahme aller noch fassbaren lotharingischen Prekarien und Teilurkunden aus dem betrachteten Zeitraum. Die systematische Analyse des ermittelten Urkundencorpus nach formalen und inhaltlichen Kriterien zeigt dann Tendenzen und Entwicklungslinien in der Beurkundung von Prekarien und Leiheverträgen einerseits und der Praxis der Chirographierung andererseits auf. Diese beiden Schritte ermöglichen drittens eine Interpretation der vorgefundenen Phänomene, wobei die Urkunde als Mittel der „Visualisierung“ von sozialen Beziehungen in einer Epoche zwischen Mündlichkeit und Schriftlichkeit betrachtet wird. Die Synthese des Buches enthält schließlich eine Reihe von Fallstudien, in denen einzelne Stücke in Form von „Momentaufnahmen“ genauer untersucht und in ihrem jeweiligen historischen Kontext besprochen werden.

Table des matières : ici

Source : Monumenta Germaniae Historica

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Bert Roest, « Franciscan Learning, Preaching and Mission c. 1220-1650 »

Returning to themes first discussed in his book A History of Franciscan Education (Brill, 2000), Bert Roest discusses in this volume a wide range of issues pertaining to the organization of learning in the Franciscan order in the late medieval and early modern period, and the ways in which this order engaged in pastoral and missionary activities in confrontation with the rise of Protestantism. The essays in this volume break new ground in their treatment of school formation, the chronology of educational developments, and the transformation of Franciscan schools between the mid fifteenth and the mid seventeenth century. They also challenge ingrained scholarly verdicts on the efficacy of sixteenth-century mendicant homiletics, and on the role of the Franciscans in the Dutch mission from the early seventeenth century onwards.

68923Dr. Bert Roest (Radboud University) studies mendicant cultural history. His publications include A History of Franciscan Education (2000), Franciscan Literature of Religious Instruction before the Council of Trent (2004), and Order and Disorder: The Poor Clares Between Foundation and Reform (2013).

Informations pratiques :
Bert Roest, Franciscan Learning, Preaching and Mission c. 1220-1650, New York-Leiden, Brill, 2014 (The Medieval Franciscans, 10). ISBN : 9789004280618. Prix : 110 euros.

Source de l’information : Brill

Publié dans Le réseau | Laisser un commentaire