L’ expression « massacre des innocents » est fréquemment convoquée dans la presse pour désigner les victimes des guerres contemporaines ou du terrorisme. Elle renvoie à un épisode biblique tenant en un seul verset : Matthieu 2, 16.
Comment un texte si fugace des Évangiles est-il devenu un élément de la culture occidentale commune, mobilisé jusqu’à nos jours ?
Axelle Neyrinck enquête sur la construction de cette scène maintes fois représentée et commentée, en nous immergeant au cœur du Moyen Âge. Cette période constitue un moment charnière dans le long processus qui a permis d’extraire le thème du massacre des Innocents de son contexte initial. Quittant le champ du religieux pour revêtir une signification politique et conflictuelle, il s’invite dans les discours liés aux croisades et aux polémiques antijuives médiévales, avant de connaître d’autres résonances au temps des guerres de Religion.
Le livre s’articule autour de trois figures majeures, progressivement simplifiées et employées hors de tout cadre cultuel : les Innocents eux-mêmes, victimes modèles ; Hérode, archétype du mauvais souverain et du bourreau ; Rachel, mère éplorée, symbole du deuil parental.
À travers cette histoire intellectuelle et des représentations, c’est également notre rapport aux violences faites aux enfants qui est interrogé.
Axelle Neyrinck est historienne, maîtresse de conférences en histoire du Moyen Âge à l’université de Reims Champagne-Ardenne.
Informations pratiques :
Axelle Neyrinck, Le Massacre des innocents. Construction et usages d’un mythe, CNRS Éditions, 2026 ; 1 vol., 270 p. ISBN : 978-2-27114-503-1. Prix : € 25,00.
Le colloque international « La réception de la Grèce ancienne en Europe par le dialogue entre textes et images dans et hors du livre (xive-xvie siècle) » organisé du 17 au 19 juin 2026 à l’Université de Caen Normandie par l’ERC AGRELITA propose d’explorer la réception littéraire, artistique et culturelle de la Grèce ancienne au prisme des relations entre les textes et les images en Europe, du xive au xvie siècle. Comment associe-t-on les différentes formes du visuel et du textuel dans ce contexte ? Comment l’alliance entre le texte et l’image a-t-elle été intégrée dans les processus de la réception de la Grèce ancienne au sens large du terme défini par Lorna Hardwick, c’est-à-dire à la fois la réception de ses savoirs et de ses textes, et l’élaboration de représentations de la Grèce ancienne ? Qu’apporte la collaboration de la création littéraire et de la création visuelle aux différentes formes de la réception de la Grèce ancienne ? Les communications souligneront quels aspects de l’Antiquité grecque, réelle ou imaginée, sont particulièrement mis en valeur grâce au dialogue entre les textes et les images dans les œuvres littéraires, historiques et philosophiques. Elles s’attacheront à analyser les diverses modalités du dialogue entre textes et images à l’intérieur de l’espace du livre, et en dehors de cet espace même. On s’intéressera ainsi à l’interaction entre le texte et l’image sur différents supports : manuscrits et imprimés mais aussi albums, peinture, tapisserie ou gravure.
Programme :
Mercredi 17 juin ⋅ 13h45-17h ⋅ salle du Belvédère
13h45 : Accueil des participants
14h15 : Introduction par Catherine Gaullier-Bougassas
Session 1 : Représenter le texte, faire parler l’image dans l’espace du manuscrit
14h30 : Sarah Kay (Université de New York), « Le dit delaFonteinne amoureuse : Œuvre de Morpheüs, ouvrage de Machaut, travail de copiste »
15h : Julie Labregère (UMR CRAHAM, UNICAEN), « Lettres cadelées et mythes grecs dans le manuscrit du Livre du Cœur d’amour épris de la BnF fr. 24399 : un scribe imagier ? »
15h30 : Rebecca Dixon (Université de Liverpool), « Entre familiarisation et historicisation : visualiser la Grèce antique dans l’Histoire de Jason »
15h30 : Discussion et pause
Session 2 : L’image et sa mémoire textuelle
16h : Bernard Vouilloux (UR CELLF, Sorbonne Université), « Six figurations de la métamorphose de Daphné (XVe-XVIe siècle) au prisme du Bilderatlas d’Aby Warburg
16h30 : Meggy S. Chaidron (UCLouvain), « La réception controversée de la statue de Zeus de Phidias dans les Anciens Pays-Bas au XVIᵉ siècle »
17h30 : Discussionpuis dîner pour les conférenciers
Jeudi 18 juin ⋅ 9h-17h30 ⋅ MRSH SH027
9h15 : Accueil des participants
Session 3 : L’histoire de Troie en image
9h30 : Chen Cui (Université de Lausanne et Université d’Oslo), « Seeing Greece Within the Codex : Ekphrasis, Enargeia, and Cognition in John Lydgate’s Troy Book »
10h : Marta Francia (UR LISAA, Université Gustave Eiffel), « Grecs et Troyens en regard : figuration, opposition et identités au XVIe siècle »
10h30 : Discussion et pause
Session 4 : Mettre en texte l’image et ses enjeux politiques
11h : Tania Lévy (UR CRBC, Université de Bretagne Occidentale), « Dans la rue, dans le livre : motifs iconographiques et textes inspirés de la Grèce antique dans les entrées royales et solennelles en France (XVe-XVIe siècles) »
11h30 : John Nassichuk (Université Western Ontario), « Les Trois Grâces de Germain Pilon et la poésie des Célestins de Paris au XVIe siècle »
12h : Emma Cavell (University College London), « La fondation d’Albion dans le manuscrit enluminé des Grantz Geanz de Jean de Waurin (XVe siècle) »
12h30 : Discussion puis déjeuner pour les conférenciers
Session 5 : Héroïnes mythologiques entre texte et image
14h30 : Nicolas Oget (Académie de Versailles), « Les enseignements des Héroïdes. Réception, appropriation et réinterprétation du texte d’Ovideà la cour de Louise de Savoie »
15h : Margot Croubels (Université de Genève), « Le Champion des Dames de Martin le Franc : la réception iconographique de la Grèce antique »
15h30 : Valérie Auclair (UR CFR/ACP – Analyse Comparée des Pouvoirs,UniversitéGustave Eiffel), « L’invention de la Grèce ancienne dans l’Histoire de la reine Artémise de Nicolas Houel, apothicaire parisien du xvie siècle »
16h : Discussion et pause
Session 6 : Le pinceau et la plume : l’art du portrait
16h30 : Lindsay Reid (Université de Galway), « Intermedial Lament and Mythological Allusion in Gheeraerts’s Portrait of an Unknown Woman »
17h : Émilie Séris (UR Rome et ses renaissances, Sorbonne Université), « La représentation de la médecine et de la philosophie grecques dans les Icones veterum aliquot, ac recentiorum medicorum et philosophorum de Johannes Sambucus (1574) »
17h30 : Discussion puis dîner pour les conférenciers
Vendredi 19 juin⋅ 9h30-16h ⋅ MRSH SH027
9h30 : Accueil des participants
Session 7 : À la fois textes et images : emblèmes et hiéroglyphes
9h45 : Mino Gabriele (Université d’Udine), « Festina tarde: parole/immagini per comprendere l’origine e il significato del Sogno di Polifilo »
10h15 : Thomas Penguilly (UR Plurielles, Université Bordeaux Montaigne), « Le grec dans et hors du texte dans les Emblèmes d’Alciat : référentialité, réflexivité, réactualisation »
10h45 : Discussion et pause
Session 8 : Représentations de monuments et d’œuvres d’art grecs
11h15 : Thodoris Koutsogiannis (Université d’Athènes – Collection d’art du Parlement grec), « The depiction of Athens during the Renaissance (15th-16th cent.) in manuscripts and printed books »
11h45 : Edith Karagiannis (UR CARRA, Université de Strasbourg), « Images et textes grecs dans l’œuvre du cosmographe André Thevet (1516-1592) : archéologie, humanisme et voyage »
12h15 : Discussion puis déjeuner pour les conférenciers
Session 9 : Héros grecs dans les images hors du livre
14h30 : Carmen Decu Teodorescu (Galerie-Maison d’Édition La Maïeutique), « Aux origines de la tenture de la Guerre de Troie : textes, images et pratiques d’atelier »
15h : Adrian Faure (UMR CRAHAM, UNICAEN), « L’Hercule gaulois : dialogue et polémique autour d’une image textuelle et figurée dans la première moitié du XVIe siècle »
15h30 : Discussion et clôture
Informations pratiques :
17, 18 et 19 juin 2026 à l’Université de Caen Normandie
Organisation : Catherine Gaullier-Bougassas, Julie Labregère, Giulia Parma, Adrian Faure et Lorène Bellanger
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15th International Symposium on the Bohemian Reformation and Religious Practice (BRRP). Date: 18–19 June 2026. Location: Prague, Czech Republic.
We are pleased to announce the upcoming 15th International BRRP Symposium, which will explore the intersection of the Bohemian Reformation and the academic world of medieval and early modern universities. The event is organised as part of the ACADEMIA project (ERC Grant Agreement No. 949710) at the Institute of Philosophy of the Czech Academy of Sciences.
Date: 18–19 June 2026 Location: Prague, Czech Republic Venue Information – Day 1 (18 June): Academic Conference Centre, Husova 4a, Prague 1. – Day 2 (19 June): Meeting Room of the Institute of Philosophy, Czech Academy of Sciences, Jilská 1, Prague 1.
Thursday, 18 June (Academic Conference Centre, Husova 4a)
13:30 Registration
14:00 Welcome & Introduction
Session I Chair: Petra Mutlová 14:15 – 14:45 Léon Delarue (Strasbourg): Scholastic Antihussitism at the University of Leipzig: Catholic Roman Order against Reformation Bohemian Disorder 14:45 – 15:15 Luigi Campi (Milano): Prokop of Kladruby’s Introductory Speech at his Quodlibetal Debate at the Prague Faculty of Arts and the Bohemian Reformation
15:15 – 15:30 Discussion
15:30 – 15:45 Tea
Session II Chair: Luigi Campi 15:45 – 16:15 Andrea Fiamma (Prague): Early Humanism on the Eve of the Bohemian Reformation? Ovid, Petrarch, and Aristotle’s Nicomachean Ethics in Recommendation Speeches at Prague University (1393–1410) 16:15 – 16:45 Ota Pavlíček (Prague): Arts Quodlibetal Manuscripts and the Bohemian Reformation: Rethinking Destruction and Survival across Europe
16:45 – 17:00 Discussion
17:00 – 17:15 Tea
17:15 – 17:45 Zuzana Lukšová, Lucie Mazalová (Brno): Project presentation: Framing the Antichrist at Prague University: The Role of the 1412 Quodlibetal Positio de Anticristo by Jakoubek of Stříbro
17:45 Discussion
18:00 Book presentation: L. Campi, O. Pavlíček (eds.), The Greatest Debate: The 1409 Arts Quodlibet at the University of Prague, Brepols 2025.
Friday, 19 June (Meeting Room of the Institute of Philosophy, Czech Academy of Sciences, Jilská 1)
Session III Chair: Ota Pavlíček 11:00 – 11:30 Eliška Baťová (Prague): « Incipite laici »: Typology of Late Medieval Books with Czech Liturgical Singing 11:30 – 12:00 Ole Fredrik Kullerud (Halden): Late Medieval Legacies. Confessional Recastings: Eucharistic Memory in Czech and Slovak Lutheran Eucharistic Hymnody with Particular Reference to Jiri Tranovsky (c. 1592–1637)
12:00 – 12:15 Discussion
12:15 Lunch
Session IV Chair: Lenka Řezníková 13:45 – 14:15 Dan Török (Prague): “The Hussite Trap”: Johannes Eck’s Strategic Design at the Leipzig Disputation of 1519 14:15 – 14:45 Petr Pavlas (Prague): “What begins is rude, what finishes has to be absolute.” Eschatology in J. A. Comenius’ Universal Reform
14:45 – 15:00 Discussion
15:00 – 15:30 Tea
15:30 Book presentation: P. Pavlas, L. Řezníková, L. Storchová (eds.), Cognitive Metaphors and Encyclopaedic Knowledge. Exploring Semantic Transformations in Early Modernity, Prague 2025.
Biblical commentaries vary in scope and ambition, but all contain profound reflections on the order of the world. During the Middle Ages and the early modern period, commenting on the Bible was essential for understanding and interpreting events, and for developing a legitimate social and political framework aimed at salvation.
This volume approaches the ‘exegetical experience’ from various angles: the places and people involved in exegetical production, the intellectual and material techniques used, and the ways in which the Bible was used and interpreted, particularly in debates and in the development of political thought.
Contributors are Emmanuel Bain, Paula Barros, Gaelle Bosseman, Caroline Chevalier-Royet, Amélie de las Heras, Sophie Delmas, Roberto Gamberini, Cinzia Grifoni, Robert A. Harris, Frédérique Lachaud, Kristina Mitalaite, Lydwine Scordia, Claire Soussen, and Frans van Liere.
Bible et sociétés: pratiques et enjeux de l’exégèse (Moyen Âge et première modernité), éd. Frédérique Lachaud , Marielle Lamy, Sumi Shimahara, Leyde–Boston, Brill, 2026 ; 1 vol. XX–351 p. (Commentaria, 18). ISBN : 978-90-04-75652-6. prix : € 135,00.
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Le SRA-DRAC Hauts-de-France et le laboratoire HARTIS lancent un appel à communication pour une journée d’étude le 1er octobre 2026, organisée par Alexy Duvaut-Robine (SRA-DRAC Hauts-de-France, co-responsable du pôle humanité numériques d’HARTIS) sur les outils numériques pour la détection des sites archéologiques.
Les méthodes de détection des sites archéologiques se sont progressivement renouvelées grâce aux nombreuses avancées technologiques au fil du temps. Dès le milieu du XXe siècle, le recours à la photographie aérienne a profondément renouvelé les pratiques de prospection, permettant de repérer des structures enfouies à partir d’indices visibles dans les cultures, les sols ou les microreliefs. Cette approche a marqué une première évolution, permettant des observations rapides sur de vastes territoires. Dans les années 1970–1980, la prospection géophysique (magnétisme, résistivité, radar…) s’est également développée. Depuis le début du XXIe siècle, les méthodes de prospection non invasives ont connu une véritable transformation avec la révolution du numérique et la mise à disposition de nombreuses données ouvertes accessibles par tous telles que les images satellitaires (Copernicus, Sentinel…), les données Lidar (LIDAR HD de l’IGN…), les photographies aériennes (IGN…).
Cette journée d’étude permettra de s’interroger sur la manière dont ces outils numériques transforment la prospection archéologique. Elle réunira les différents acteurs concernés par ces thématiques afin de discuter des apports, des limites et des perspectives offertes par ces outils numériques dans la détection des sites archéologiques.
Les communications porteront sur trois axes, avec pour chacun des propositions d’orientation
Thème 1 : Image aérienne et satellite
– Photo-interprétation, image aérienne – Images satellite : détection de vestiges par analyse mutispectrale
Thème 2 : Lidar et micro-topographie
– Lidar (acquisition de nouvelles données, drones etc…) – Exploitation des données ouvertes (LIDAR HD IGN) – Micro-topographie : analyse de micro-reliefs
Thème 3 : Prospection géophysique
– Magnétométrie – Résistivité électrique – Radar
Les propositions de communication accompagnées d’un résumé de 500 mots environ devront être envoyées, avant le 30 juin 2026, par mail, à Alexy Duvaut-Robine (alexy.duvaut-robine@culture.gouv.fr)
Le repas du midi des communicants sera pris en charge. Les frais de déplacements seront gérés directement par la structure d’accueil des communicants ou, dans la limite du possible, par la journée d’étude. Les conférences se dérouleront préférentiellement en présentiel. La journée d’étude sera publiée en ligne dans la revue numérique OpenÉditionBooks du laboratoire HARTIS. Il est demandé aux auteurs d’envoyer leur article pour publication avant le 30 avril 2027, par mail, à la même adresse que ci-dessus
Comité scientifique – Frédéric AUDOUIT (Chargé de recherche, topographe Inrap) – Alexy DUVAUT-ROBINE (Ingénieur d’études, Service Régional de l’Archéologie Hauts-de-France, co-responsable du pôle Humanités numériques d’HARTIS) – Philippe HANNOIS (Conservateur régional de l’archéologie adjoint, Service Régional de l’Archéologie Hauts-de-France, UMR 9028-HARTIS) – Sandrine HUBER (Directrice adjointe d’HARTIS, Professeure d’archéologie grecque à l’ULille) – Gilles LEROY (Ingénieur de recherches, Service régional de l’archéologie des Hauts-de-France, HARTIS)
Informations complémentaires :
Appel à communication : Journée d’étude : Outils numériques pour la détection des sites archéologiques Date : 1er octobre 2026 Lieu : Université de Lille – Campus Pont-de-Bois Maison de la Recherche Salle des Colloques 59653 Villeneuve d’Ascq
Les 24 et 25 juin prochains, deux journées seront consacrées à l’écriture des sources de la première modernité, à leurs matérialités administratives et aux outils contemporains de leur transcription.de l’École d’été de paléographie organisée dans le cadre du GEMCA / INCAL (UCLouvain).
Marc Smith (École nationale des chartes · EPHE · Président honoraire du Comité international de paléographie latine), « Les derniers copistes de la Renaissance française : une recherche entre manuscrits et archives ». Une enquête au croisement du manuscrit signé, des sources d’archives et des premiers manuels d’écriture imprimés, autour de la figure méconnue d’Adam Charles (v. 1525-1591).
Au programme également : ▪ Initiation aux abréviations en moyen français (atelier collectif) ▪ Transkribus : a Hands-on Workshop — Jarrik Van Der Biest (Lectio, KU Leuven) ▪ Travail sur les dossiers de sources des participant·e·s ▪ « L’écriture des secrétaires d’État français : entre chancellerie et diplomatie » (J. Ferrer-Bartomeu, UCLouvain) ▪ « Décrire, inventorier et étudier la documentation de la fin du Moyen Âge » — Nicolas Ruffini-Ronzani (FED-tWIN, Université de Namur / Archives de l’État à Namur)
Modalités
L’École est ouverte à tous les étudiant·e·s à partir du master, ainsi qu’aux doctorant·e·s et chercheur·e·s intéressé·e·s. Inscription obligatoire — la conférence inaugurale peut être suivie indépendamment de l’École.
Depuis 1989, l’IRHT organise un stage annuel d’initiation au manuscrit médiéval, destiné aux étudiants de Master II (non professionnel sauf professionnalisation dans le domaine des manuscrits) et de première année de thèse en lettres, en philosophie, en histoire (notamment de l’enluminure). Les candidat(e)s se trouvant dans une autre situation peuvent s’inscrire en précisant leur statut en commentaire : leur candidature sera évaluée au cas par cas.
Au cours du stage, pour donner une perspective d’ensemble sur le travail et la recherche, différents thèmes sont abordés à travers des exposés magistraux et des ateliers : présentation de manuscrits et introduction à la codicologie, histoire de l’écriture, mise en page et décoration, transmission des textes, histoire des bibliothèques, passage du manuscrit à l’imprimé, héraldique, reliure, exercice d’édition ou d’identification de textes, humanités numériques.
La prochaine session du stage est organisée du lundi 5 au vendredi 9 octobre 2026 au Campus Condorcet et dans Paris.
Les stagiaires sont invités à choisir un parcours « thématique » ou « linguistique », parmi ceux-ci :
Manuscrits arabes
Sources documentaires
Manuscrits enluminés
Manuscrits grecs, syriaques et coptes
Manuscrits hébreux
Manuscrits latins
Manuscrits en langues romanes
Paléographie latine (compatible avec le parcours latin et partiellement avec les parcours sur les manuscrits en langues romanes et les manuscrits enluminés)
Dans un deuxième temps, des ateliers complémentaires pourront être choisis, notamment en Codicologie et histoire des bibliothèques.
Ces parcours comprennent des séances obligatoires et facultatives. En choisissant l’un de ces parcours, l’étudiant(e) s’engage à suivre les séances obligatoires de ce parcours (en gras dans le programme), qui conditionnent la délivrance d’une attestation de stage.
La sélection des candidatures se fait au sein de chaque parcours en fonction de l’adéquation du projet de recherche avec les objectifs du stage, et des possibilités horaires des différents parcours.
Selon les contraintes sanitaires en vigueur à la date du stage, des visites sont prévues en bibliothèque ou aux Archives nationales autour de manuscrits ou de sources documentaires.
Aucun frais d’inscription n’est requis. Les frais des stagiaires ne sont pas pris en charge.
Un repas convivial (tiré du sac) sera proposé mardi midi.
Une séance de posters* sera organisée en début de semaine.
* Un poster présente le projet de recherche de l’étudiant(e) de manière résumée, à l’aide d’illustrations ou de schémas. Les posters seront imprimés en A3 par les équipes de l’IRHT à partir des fichiers envoyés par les étudiant(e)s le souhaitant. Le poster peut être réalisé avec un programme comme Microsoft PowerPoint ou LibreOffice Impress, par exemple.
Le livret-guide du stage a pour objet de fournir les éléments essentiels pour s’initier à l’approche du manuscrit et de sa description, tels qu’ils ont été élaborés au fil du temps dans un laboratoire de recherche par des équipes spécialisées. Il est révisé chaque année et sera distribué aux participants sous format numérique.
Revue Bien Dire et Bien Aprandre, n°42, 2027 Numéro dirigé par Clara de Raigniac et Matthieu Marchal
Depuis l’ouvrage contesté L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime de Philippe Ariès (1960), les études sur l’enfance et l’adolescence au Moyen Âge ont bien évolué. Le livre de Didier Lett, Enfants au Moyen Âge. XIIe-XVe s. (2025) propose une synthèse historiographique sur la question. Alors que Philippe Ariès soutenait que le « sentiment de l’enfance » n’existait pas avant le XVIIIe siècle à cause de la très forte mortalité infantile, dès les années 1970-1980, les travaux des historiens médiévistes, en exploitant de nouvelles sources textuelles, iconographiques et archéologiques, ont permis de montrer que les médiévaux avaient bien de l’affection pour leurs enfants. Plus récemment, les médiévistes du XXIe siècle ont mis en avant une pluralité d’enfances médiévales, en prenant en compte la famille dans un sens large, l’environnement matériel de la petite enfance (infantia) ou encore le passage de la pueritia à l’âge de l’adolescence, vers 14 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles. Libéré du cadre imposé par les travaux de Philippe Ariès, on se questionne désormais sur le genre des enfants, les accidents, maladies et handicaps qui les touchent, leur mort, les violences et abus (maltraitance, pédocriminalité, inceste) dont ils sont victimes. On est alors passé « de l’enfance aux enfants » (Lett 2025, p. 14).
Dans ces travaux, les textes littéraires font office de sources historiques : le lai du Frêne de Marie de France est utilisé pour savoir comment les médiévaux considéraient les grossesses gémellaires ; les chansons de geste et les romans témoignent de la pratique aristocratique du fosterage « qui consiste à confier un jeune noble à un autre seigneur pour son éducation, souvent son oncle maternel », à l’image de Tristan élevé par Marc, ou de l’affection que Gauvain et Roland portent respectivement à Arthur et Charlemagne (Lett 2025, p. 174-175). Le fabliau De celui qui bota la pierre prouve quant à lui l’amour d’un père pour son enfant, lorsque le paysan du récit retrouve son fils après sa journée de travail :
Et quant li enfes voit venant Son père, si li saut encontre. A l’entree de l’uis l’encontre, Si li fait joie, si li saut, Et dist : « Biaus peres, Deus vos saut Et doint joie et enneur vos face ! » Li preudom son effant encrace Si l’emporte joie faisant. (v. 76-83)
Si les apports de l’histoire sont fondamentaux pour les médiévistes littéraires – ils leur permettent notamment d’éviter les anachronismes –, une telle lecture des textes amoindrit aussi leur sens. Derrière la source historique, il est nécessaire d’étudier la profondeur du texte. La critique ne s’y est d’ailleurs pas trompée, et d’autres approches ont permis d’aborder différemment les enfances et adolescences dans ces corpus. Dès les années 1970-1980, la critique littéraire s’est elle aussi positionnée face aux travaux de Philippe Ariès. Tout en admettant que la maternité et l’enfance ne sont pas le sujet principal de la centaine de romans et épopées qu’elle étudie, Doris Desclais Berkvam note, dans Enfance et maternité dans la littérature française des XIIe et XIIIe siècles (1981), que ces deux thèmes sont représentés dans 80% de son corpus, avec des marques d’affection. En 1997, Jens N. Faaborg amplifie ce travail dans un vaste volume descriptif, qui entend relever et classer les références aux enfants dans la littérature française médiévale. Une telle approche lexicographique et poétique se retrouve dans des articles plus récents comme celui de Carine Bouillot, « Existe-t-il une isotopie de l’enfance chez Chrétien de Troyes ? » (2006), ou encore « Les enfants sauvages dans quelques textes narratifs du Moyen Âge. Le nice et le lait de la sirène » de Christine Ferlampin-Acher (2017). Les médiévistes littéraires ont également envisagé les enfants et d’un point de vue narratologique, en pensant leur rôle dans le récit. Dans les textes épiques comme dans les romans, l’enfant s’inscrit dans une famille et un lignage ; ces derniers constituent un « cadre essentiel [qui] permet aux personnages de s’intégrer et d’organiser des réseaux relationnels qui conditionnent souvent l’action » (Lignes et lignages, p. 15 ; Ribémont ; Serp).
La réflexion sur « les âges de la vie », rythmée par des visions médicales et théologiques qui perçoivent l’enfance et l’adolescence comme des étapes d’imperfection et d’inconstance à dépasser, a par ailleurs amené la critique littéraire à considérer l’enfance comme un temps à part dans la vie des héros. La fiction en fait un véritable moteur narratif. C’est particulièrement le cas dans les chansons de geste, où le sous-genre des Enfances relate les premiers exploits des héros épiques, annonçant leur grandeur future (Gaffney). Dans le corpus arthurien, les articles de recueil Enfances arthuriennes (2006) se concentrent sur l’enfance et l’éducation de figures comme Arthur, Gauvain, Tristan, Merlin le puer senex. Élevés dans un « autre monde » par un ermite ou des fées, tous se révèlent, dès leurs débuts, exceptionnels ; le héros devient ensuite adulte en rejoignant la cour d’Arthur et en maîtrisant la parole. Dès lors, entre traités moraux qui s’en méfient et récits chevaleresques qui les idéalisent, l’enfance et l’adolescence oscillent constamment entre la fragilité d’un état transitoire et l’âge d’or des possibles, de l’apprentissage et de l’initiation héroïque. L’enfance et l’adolescence médiévales sont ainsi indissociables d’une réflexion sur l’éducation car elles sont perçues comme le moment charnière où l’enfant devient un membre utile et vertueux de la société chrétienne. Loin d’être l’apanage exclusif des futurs chevaliers, cette formation concerne les deux sexes, bien qu’elle réponde à des finalités de genre distinctes. Pour les garçons, l’accent est souvent mis sur l’instruction morale, politique et militaire ; dans les traités d’éducation des princes, par exemple, il s’agit de former le jugement et la maîtrise de soi. Pour les filles, l’éducation vise principalement la piété, la gestion domestique et les vertus morales. Un texte majeur illustre cette attention : Le Livre du Chevalier de la Tour Landry, écrit par un père pour l’instruction de ses filles, mêle récits exemplaires et conseils pratiques pour leur apprendre à naviguer dans le monde sans faillir. Parler de l’enfance et de l’éducation devient alors, plus largement, une manière de fédérer d’autres questionnements sur ce qui fait l’humain, à l’image de la mise en scène de couple de frères (Valentin et Orson, Lovel et Marin dans Guillaume d’Angleterre, Brac et Lyon dans La Belle Hélaine de Constantinople, Florent et Octavien dans Octavien ou encore Jehan et Gérard dans Gillion de Trazegnies) qui permet aux auteurs de réfléchir sur les thèmes de l’altérité et de l’identité (Lett 2011, p. 191-192 ; Bohler).
Enfin, l’émergence des studieslaisse voir deux nouvelles manières d’aborder l’enfance et l’adolescence dans les textes littéraires médiévaux. Issue des subaltern studies, la notion d’agentivité (agency) est sollicitée dans le titre du récent article « The Agency of Children in Nordic Medieval Hagiography » (2020). L’autrice Rakel Igland Diesen entend mettre l’enfant au centre de sa recherche, et conclut que les enfants des miracles nordiques sont, bien que les textes soient écrits par des adultes, « in several ways presented as active individuals with agency and autonomy » (p. 207). En se fondant sur le même corpus, dans son article « Audible Children: The Sounds of Children in Medieval Miracles » (2024), l’autrice se concentre sur la parole et les sons que produisent les enfants. Si sa réflexion ne fait pas explicitement référence au texte fondateur de Gayatri Chakravorty Spivak « Can the Subaltern Speak ? » (1988), nul doute que de telles analyses découlent des subaltern et poscolonial studies, où l’on met en avant l’effacement, la modification ou la récupération de la parole des groupes subalternes dans un contexte de domination.
D’autres travaux s’inscrivent au sein des gender studies, et abordent les enfances et adolescences médiévales par le prisme du genre. Le colloque « Genre et âge dans les littératures médiévales », organisé par le groupe de recherche LIMA·GE (Littératures du Moyen Âge et Genre), aura lieu à l’automne 2026 ; il se propose d’étudier à la fois la manière dont les temps de la vie se construisent selon le genre, et réciproquement, les impacts du genre et de l’âge sur la poétique des textes médiévaux. On peut y rattacher des travaux antérieurs sur l’éducation des filles, notamment dans Le Livre du Chevalier de la Tour Landry (Trachsler, Tassone, Velissariou) et chez Christine de Pizan (Trachsler). Croisant la question du care, les nombreuses publications de Yasmina Foehr-Janssen ont abouti à la somme Allaiter de l’Antiquité à nos jours. Histoire(s) et cultures d’une pratique en Europe (2023) ; l’ouvrage aborde la question de l’allaitement de manière pluridisciplinaire, mettant en regard les textes littéraires médiévaux avec d’autres dimensions biologiques, sociales, physiologiques, politiques, symboliques ou matériels.
Dans le cadre du présent numéro sur les Enfances et adolescences dans la littérature médiévale, à la suite des travaux récents, une approche résolument pluridisciplinaire est privilégiée. L’ambition des recherches est de proposer une (re)lecture de textes littéraires médiévaux canoniques ou marginaux, traitant de l’enfance et/ou de l’adolescence. Nous encourageons vivement les propositions qui explorent de nouveaux outils et grilles d’analyse et s’interrogent sur la manière dont ils peuvent (ou non) s’appliquer à un corpus médiéval.
Différents axes thématiques pourront ainsi être explorés, parmi lesquels :
Les relations dans la famille (entre sœurs, mère/fille, père/fille…) ;
Le passage de la pueritia à l’adolescence ;
L’agentivité des enfants ;
Les violences sexuelles commises contre les enfants ;
Les enfants envisagés comme public du texte littéraire…
Les projets d’article (entre 3000 et 5000 caractères, avec bibliographie primaire et secondaire indicative, 5-10 mots-clés, et un bref curriculum-vitae de 5-10 lignes) sont à adresser avant le 6 septembre 2026 à : contact-revue-bdba@univ-lille.fr
Procédure d’évaluation : évaluation par double expertise.
Calendrier :
– 6 septembre 2026 : réception des projets d’article.
– 19 octobre 2026 : notification des décisions d’acceptation ou de refus aux auteurs.
– 1er mars 2027 : réception de la première version des articles, puis début de la double évaluation.
– 13 juin 2027 : livraison des textes définitifs par les auteurs dont les articles ont été acceptés, après les éventuelles corrections d’ordre scientifique ou de forme.
– Octobre 2027 : publication du numéro de la revue.
La revue Bien Dire et Bien Aprandre est caractérisée par l’alliance de la littérature, de la philologie et de la dialectologie. Elle couvre l’étude de la langue, de la littérature, de l’histoire et de l’art du Moyen Âge, ainsi que l’étude de la langue et de la littérature picardes (anciennes et modernes). La revue se consacre également aux réécritures et adaptations de la littérature médiévale à l’époque moderne et contemporaine et au médiévalisme.
La revue contient également une section « Miscellanées » incluant des articles originaux de Varia, qui peuvent aussi être envoyés à : contact-revue-bdba@univ-lille.fr.
Publié dansPublications|Commentaires fermés sur Publication – Enfances et adolescences dans la littérature médiévale (Revue Bien Dire et Bien Aprandre)
À l’occasion de la publication de la première traduction française de la Poétique d’Averroès (GF-Flammarion) et du 900e anniversaire de sa naissance (1126–1198), ce colloque propose d’explorer ce texte encore peu étudié, tant par les spécialistes de philosophie arabe médiévale que par ceux de poésie arabe, en en restituant la complexité à travers une approche plurielle. La réflexion d’Averroès sur la poésie constitue en effet un point d’entrée privilégié pour interroger les rapports entre éthique, politique, rhétorique et littérature.
À l’occasion de la publication de la première traduction française de la Poétique d’Averroès (GF-Flammarion) et du 900e anniversaire de sa naissance (1126–1198), ce colloque propose d’explorer ce texte encore peu étudié, tant par les spécialistes de philosophie arabe médiévale que par ceux de poésie arabe, en en restituant la complexité à travers une approche plurielle. La réflexion d’Averroès sur la poésie constitue en effet un point d’entrée privilégié pour interroger les rapports entre éthique, politique, rhétorique et littérature.
Les contributions examineront notamment l’inscription de la Poétique dans la tradition de la balāgha et son éventuelle interprétation comme traité de rhétorique, les relations d’Averroès à la poésie de son temps en al-Andalus et à l’usage des poètes, ainsi que la place de ce texte dans son œuvre philosophique, en lien avec les enjeux éthiques et politiques. Une attention particulière sera également portée à l’articulation entre poétique et rhétorique, à la comparaison avec la Poétique du Shifāʾ d’Avicenne et, plus largement, à la réception arabe de la Poétique d’Aristote, ainsi qu’à la postérité de la Poétique d’Averroès du Moyen Âge à la Renaissance.
10h30 – Brève histoire politique et culturelle d’al-Andalus, Emmanuelle Tixier du Mesnil (Université Paris-Nanterre)
11h15 – Takhyīl between literature and psychology in Ibn Sina and Ibn Rushd’s Poetics, Feriel Bouhafa (Universität Würzburg) & Johannes Stephan (Freie Universität Berlin)
Pause
Traditions poétiques
14h30 – Reconsidering Averroes’ Poetics and balāgha, Ryan Milov-Córdoba (Scripps College)
15h15 – Les citations poétiques du Commentaire moyen d’Averroès à la Poétique, ou la persistance du modèle éthique arabe au siècle almohade, Brigitte Foulon (Université Paris 3-Sorbonne nouvelle)
Jeudi 18 juin
INALCO, salon Borel
9h30 – Accueil
Logique et linguistique
10h – L’invention des noms : quel impact exerce-t-elle sur la théorie des noms d’Averroès ainsi que sur sa Poétique ?, Aïcha Belabid (INALCO)
10h45 – Averroes grammairien : le chapitre 7 du Commentaire moyen à la Poétique, Francesco Binaghi (Université Paris 3-Sorbonne nouvelle) & Léonard Bertin (Université Paris 3-Sorbonne nouvelle)
Pause
Héritages et réceptions
14h30 – De l’hébreu au latin : traducteurs et lecteurs du commentaire moyen d’Averroès sur la Poétique à la Renaissance, Francesca Gorgoni (Université de Bar-Ilan)
15h15 – La réception moderne du commentaire moyen à la Poétique, du Cinquecento à Borges, Guillaume Navaud (Lycée Henri IV)
Conclusions
Informations pratiques :
INALCO, Maison de la recherche – 2 rue de Lille Paris, France (75007)
Le Livre et son décor, éd. Jean-Pierre Caillet, Anne-Orange Poilpré, Antiquité Tardive, t. 33, 2025 ; 1 vol., 476 p. ISBN : 978-2-503-62121-0. Prix : € 117,00.
Table des matières :
Dossier : Le Livre et son décor
Jean-Pierre Caillet et Anne-Orange Poilpré, Introduction
1 – L’héritage classique
Jean-Pierre Caillet, Homère et Virgile illustrés dans les manuscrits tardo-antiques: incertitudes et évidences
Andrew Griebeler, From Root-Cutting to Natural History in the Vienna Dioscorides
2 – La documentation administrative
Javier Arce, Civitates et castella in the Notitia Dignitatum
3 – Illustrer la Bible dans l’Antiquité tardive
Anne-Orange Poilpré, Entre épopée biblique et typologie sacramentelle. Images vétérotestamentaires dans les livres de l’Antiquité tardive
Jennifer Awes Freeman, Interpreting Mothers and the Maternal Body in the Ashburnham Pentateuch
François Pacha Miran, avec la collaboration de Maurizio Aceto, Angelo Agostino, Dafne Cimino et ♱Guido Frison, D’azur et d’or. Analyse spectrométrique des miniatures de la Bible de Paris
Rainer Warland, Der Codex Rossano und die Neuweihe der Hagia Sophia in Konstantinopel (562). Zur Rehabilitation eines unverstanden Originals
Francis Watson, The Harmony of the Gospels: Text and Image in an Ancient Ethiopic Gospel Book
4 – Les textes chrétiens non bibliques
Christine Stephan-Kaissis, Die Verortung des Paradieses: indische Flora als visueller Beweis in der Topographia Christiana des Kosmas Indikopleustes
Sabine Utz, Être ou paraître antique? Les illustrations des textes antiques et tardo-antiques dans les manuscrits carolingiens à l’exemple de la Psychomachie de Prudence
5 – Vers le Haut Moyen Âge
Beatrice Kitzinger,Omnis ornatus eorum: Genesis and the Work of Early Frankish Illumination
Max Hello, Le regard de Dieu. L’emploi de l’œil cerné en amande dans l’art ornemental du « Nordostfränkische Gruppe » (v. 740-770)
Michelle Brown, The Visual Semiotics of Insular Illuminated Manuscripts
6- L’extérieur du livre
Jean-Pierre Caillet, L’apport de la reliure dans la magnification du codex tardo-antique et haut-médiéval
Jean-Pierre Caillet et Anne-Orange Poilpré, Conclusions
Varia
Christian Barthel, Justinian’s Libyan Policy
Byron Waldron, Shapur I, Odaenathus and Kushanshahr: A Eurasian Perspective On Geopolitics in the Mid-Third Century
Lucy Grig,Popular Culture and Literary Production in the Late Antique City
Nicola Zito, Vaghe stelle del toro? Osservazioni su una celebre emissione monetaria di Giuliano imperatore
ChristopheJ.Goddard, Arben Hajdari, Slavcho Atanasovki, L’hommage de la Mésie supérieure à Philippe l’Arabe. Un document rare sur le culte impérial et les cités provinciales au IIIe siècle après J.-C.
Chronique & historiographie
Giuseppe Zecchini,Gli Unni: origini, storia e mito.A proposito di Mischa Meier, Die Hunnen. Geschichte der geheimnisvollen Reiterkrieger, München, C.H. Beck Verlag, 2025.
Maxime Emion, Les généraux, les armées d’Orient et la Notitia Dignitatum, À propos d’A. Kaldellis et M. Kruse, The Field Armies of the East Roman Empire, 361-630, Cambridge-New York, 2023.
Alberto León-Muñoz, La villa de Noheda y la aristocracia en ámbito rural en la Hispania tardoantigua: a propósito de una publicación reciente. Acerca de Sabine Panzram, Achim Arbeiter, Markus Trunk, Felix Teichner (eds), Noheda. Überschwang der Bilder und hispanisch-spätantike Villenkultur. La opulencia de las imágenes y las grandes villae de la Hispania tardoantigua, Franz Steiner Verlag, Stuttgart, 2024.
Hervé Inglebert, « History of Methods Matters ». Réflexions sur l’ouvrage de Mark Letteney, The Christianization of Knowledge in Late Antiquity. Intellectual and Material Transformations, Cambridge, CUP, 2023.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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