Bourse – Arno-Borst-Postdoc-Stipendien 2023

Aus den Mitteln der Arno-Borst-Stiftung vergeben die Monumenta Germaniae Historica (MGH) für das Jahr 2023 zur Förderung des wissenschaftlichen Nachwuchses zwei Kurzzeitstipendien für jeweils drei Monate an Postdoktoranden aus dem In- und Ausland in Höhe von monatlich 2.000 Euro. Die Bewerberinnen und Bewerber müssen im Fach Mittelalterliche Geschichte oder Historische Hilfswissenschaften promoviert worden sein, idealer Weise zu einem editorischen Thema. Voraussetzung für die Bewerbung ist zudem ein zum Programm der MGH passendes Editionsprojekt oder eine entsprechende überlieferungsgeschichtliche Studie.
Die Stipendiaten erhalten für die Zeit ihres Aufenthalts einen festen Arbeitsplatz im Lesesaal der MGH-Bibliothek, einer der bestsortiertesten Bibliotheken zur mittelalterlichen Geschichte im deutschsprachigen Raum. Von hier aus besteht die Möglichkeit zur Nutzung der Münchener Forschungsinfrastruktur (Bayerische Staatsbibliothek, Hauptstaatsarchiv, Universitätsbibliothek).

Anforderungen:
• Promotion
• Forschungsprojekt zur mittelalterlichen Geschichte mit editorischem und/oder quellenkundlichem Schwerpunkt
• gute Deutschkenntnisse
• Präsenzpflicht

Zum Verfahren:
Bewerbungen für die Arno-Borst-Postdoc-Stipendien können jederzeit eingereicht werden. Bitte senden Sie Ihre Bewerbung in einem PDF-Dokument per Mail an das Sekretariat der MGH (sekretariat@mgh.de).

Einzureichen sind:
• Beschreibung des Forschungsprojekts (1-2 Seiten)
• Lebenslauf
• Zeugnisse
• Publikationsliste

Source : Monumenta Germaniae Historica

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Publications – Guillaume de Saint-Thierry – Arnaud de Bonneval, Geoffroy d’Auxerre, « Vie de saint Bernard, abbé de Clairvaux, Vita Prima », éd. Paul Verdeyen – Raffaele Fassetta

La première Vie de saint Bernard, abbé de Clairvaux (Vita prima) est sans aucun doute la plus importante, la plus élaborée et la plus belle des biographies anciennes de saint Bernard. Elle a été rédigée, en partie de son vivant, par trois de ses proches – Guillaume de Saint-Thierry, Arnaud de Bonneval et Geoffroy d’Auxerre –, en vue de son procès en canonisation. Outre ses richesses pastorales et spirituelles, elle demeure une source historique fondamentale, car ses trois auteurs faisaient partie de l’entourage de Bernard et ont été témoins de bien des événements qu’ils rapportent. Leurs approches, différentes et complémentaires, donnent une vision riche et nuancée de la complexe personnalité de l’abbé.

Le frère Raffaele Fassetta (o.c.s.o.) est moine de l’Abbaye Notre-Dame de Tamié. Fin connaisseur de l’œuvre de saint Bernard, à laquelle il a consacré de nombreux articles, il a déjà collaboré à plusieurs volumes de la collection : il est le traducteur des 86 Sermons sur le Cantique de l’abbé de Clairvaux (SC 414, 431, 452, 472, 511) et a publié en 2011 les Notes sur la vie et les miracles de saint Bernard de Geoffroy d’Auxerre(SC 548).

Informations pratiques :

Guillaume de Saint-Thierry – Arnaud de Bonneval, Geoffroy d’Auxerre, Vie de saint Bernard, abbé de Clairvaux, Vita Prima, éd. Paul Verdeyen, Raffaele Fassetta, Paris, Sources chrétiennes–Éditions du Cerf, 2022 ; 2 vol., 573 + 349 p. (Sources chrétiennes, 620). ISBN : 978-2-20414-314-1 et 978-2-20414-316-5. Prix : € 55,00 et € 34,00.

Source : Sources chrétiennes

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Offre d’emploi – Doctorant/e en histoire médiévale (Institut historique allemand)

L’Institut historique allemand recrute pour le 1er mai 2023 ou une date fixée d’un commun accord une doctorante/un doctorant en histoire médiévale (24 h/semaine)

L’Institut historique allemand (IHA) est un centre de recherche de la fondation publique Max Weber – Deutsche Geisteswissenschaftliche Institute im Ausland. Nous travaillons sous la devise »Recherche – Médiation – Qualification« dans le domaine de l’histoire française, franco-allemande et ouest-européenne – de l’Antiquité tardive à nos jours – et jouons un rôle de premier plan dans la médiation entre l’Allemagne et la France. L’histoire numérique et l’Afrique subsaharienne constituent des axes de recherche complémentaires.

L’Institut historique allemand recrute pour le 1er mai 2023 ou une date fixée d’un commun accord une doctorante/un doctorant en histoire médiévale (24 h/semaine).

Le poste permet de concevoir, de mener ou d’achever un projet de thèse. Le projet de recherche doit s’inscrire dans les thèmes de l’IHA mentionnés plus haut, mais le sujet peut être défini librement. Outre ses propres activités de recherche, la doctorante/le doctorant consacrera 12 heures hebdomadaires à l’édition numérique de la Gallia Pontificia.



Profil requis:

  • un master en histoire validé au moment de la prise de fonction;
  • un projet de thèse à haute valeur scientifique;
  • une grande maîtrise du français, de l’allemand et d’excellentes connaissances du latin;
  • de la rigueur et le goût du travail soigné et appliqué;
  • des connaissances en ecdotique numérique bienvenues.


Nous proposons:

  • la collaboration au sein d’une équipe dynamique et dans un environnement international;
  • une activité variée au coeur de Paris;
  • un contrat de travail à durée déterminée de droit français à temps partiel (24h/semaine) avec une rémunération indexée sur la grille tarifaire de l’ambassade d’Allemagne de 3 069,26 euros bruts mensuels (conformément à la convention relative à la double imposition, l’imposition se fera en Allemagne en cas de nationalité non française) ainsi que les prestations complémentaires usuelles: mutuelle santé, prévoyance, titres restaurant et jours chômés complémentaires;
  • un contrat de 12 mois avec une option de prolongation de deux années supplémentaires, dans une entité publique financée par le ministère fédéral de l’Enseignement et de la Recherche.


À compétences égales, priorité sera donnée aux candidat/es handicapé/es. L’IHA vise à augmenter la proportion de femmes dans le domaine scientifique et invite donc explicitement les femmes qualifiées à présenter leur candidature. À qualifications égales, priorité sera donnée aux femmes, conformément aux directives fédérales en matière d’égalité entre les sexes. Conformément à ces mêmes directives, tous les postes peuvent en principe être occupés à temps partiel.

Le lieu de travail est Paris. En tant qu’employeur, l’IHA est soucieux de prendre en compte la vie familiale de ses employé/es. Vous retrouverez sur notre site internet des informations concernant la conciliation vie professionnelle/vie personnelle à l’institut ainsi qu’un guide relatif au congé maternité, congé parental, aux indemnités parentales et à la garde d’enfants en France et en Allemagne adapté au cas particulier de l’IHA en tant qu’institut à l’étranger.

Pour toute question concernant la rémunération, les prestations relatives au séjour en France ainsi que le soutien aux familles, veuillez contacter notre directrice administrative, Mme Sarah Maunz-Parkitny (SMaunz-Parkitny@dhi-paris.fr ou +33 (0)1 44 54 23 81). Pour toute question concernant le profil scientifique, veuillez vous adresser au directeur du département Moyen Âge, M. Rolf Große (rgroße@dhi-paris.fr).

Merci d’adresser votre candidature avec les documents usuels (lettre de motivation, CV, diplômes, attestations de connaissances linguistiques, coordonnées de deux personnes de référence) ainsi que la description détaillée du projet de recherche (max. 15 000 caractères, espaces et bibliographie compris) sous forme électronique au directeur, M. Thomas Maissen, bewerbung@dhi-paris.fr (dossier complet et réuni dans un unique fichier PDF) au plus tard le 12 mars 2023. Sous réserve de modifications, les entretiens se dérouleront le 24 mars 2023 à Paris.

Source : Institut historique allemand

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Offre d’emploi – Economic History Society Postdoctoral Visiting Fellowships

The Economic History Society, in conjunction with the Institute of Historical Research, offers up to three one-year postdoctoral Fellowships in economic and/or social history, tenable at the Institute from 1 October 2023. Fellows will not be required to be resident in London but should participate in the activities of the Institute by regular attendance at, and presentation of papers to, appropriate seminars – including the Fellows’ Seminar – and by giving information and help to fellow scholars working in the same field.

Eligibility

The Fellowships will be awarded to postdoctoral candidates who have recently completed a doctoral degree in economic and/or social history, or who will have submitted their thesis for examination by 1 October in the academic year in which the Fellowship is to be held. The Fellowships are open to candidates who are British citizens/holders of a degree from a British university/in the process of submission as noted above. It is the intention of the Economic History Society to promote work of a kind that might be published in the leading refereed academic journals in economic and/or social history. Fellows will be expected to pursue research in economic and/or social history at an advanced level with a view to publication.

These awards cannot be held in conjunction with any other substantial maintenance grant, nor can they be used to  fund a sabbatical year for the holder of a permanent academic position. Fellows may engage in teaching or other paid work for up to six hours per week.

It is important that applicants demonstrate that the research proposed in their applications is in the field of economic and/or social history.

Stipends

The Fellowships will be worth £22,000 if you are affiliated with an institution based outside of London, or £24,000 if  you are affiliated with an institution based in London. The stipend will be payable in four instalments through the Institute.

In addition, the Economic History Society will fund travel costs for each Fellow for up to four visits to the Institute of Historical Research during the period of their Fellowship, subject to the provision of receipts and the Society’s standard procedures for funding travel expenses within the UK. Fellows are eligible to apply to the Economic History Society’s Research Fund for Graduate Students to support minor research costs and conference attendance.

Please note, applications must be received at the Institute of Historical Research no later than 17 April 2023. Incomplete applications, or applications arriving after this date, will not be considered.

Source : Economic History Society

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Publication – Philippe Lefeuvre, « Notables et notabilité dans le contado florentin des XIIe-XIIIe siècles »

Étroitement associé au triomphe de la ville, le nom de Florence évoque l’éclosion d’une culture politique et sociale contenue aux murs de la cité. La documentation conservée par les institutions ecclésiastiques témoigne du dynamisme précoce des sociétés rurales. En prenant pour cadre le quart sud-est du contado florentin, l’ouvrage met en lumière la participation et la résistance des populations rurales au processus de formation d’un territoire dominé par la cité. On s’intéresse ici à une mosaïque de sociétés dont la structure sociale ne se résume pas à l’opposition frontale entre seigneurs et paysans. Riches tenanciers, intermédiaires seigneuriaux, artisans ruraux, notaires, clercs et frères convers viennent compliquer le panorama. Ils participent à la formation d’un milieu de notables affranchis, au moins partiellement, des contraintes les plus pressantes du travail contraint ou vivrier. À travers l’étude de ces notables, l’ouvrage interroge les ressorts et l’évolution de la domination sociale dans une période de profonde transformation des structures politiques et économiques.

Agrégé d’histoire, Philippe Lefeuvre est ancien élève de l’ENS-Ulm et ancien membre de l’EFR. Ses recherches portent sur l’encadrement seigneurial de la paysannerie aux siècles centraux du Moyen Âge et sur la définition de ses rapports avec la ville et les populations urbaines.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Philippe Lefeuvre, Notables et notabilité dans le contado florentin des XIIe-XIIIe siècles« , Rome, École française de Rome, 2022 ; 1 vol., 428 p. (Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, 402). ISBN : 978-2-7283-1543-7. Prix : € 35,00.

Source : École française de Rome

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Publication – René Laurent, « Les moulages de sceaux des échevins de Namur (XIIIe-XVIIe s.) et le travail de l’héraldiste Albert Huart »

Publiée en 2023 par les Archives générales du Royaume, l’étude relative aux moulages de sceaux des échevins de Namur(XIIIe-XVIIe s.) rend hommage à Albert Huart qui dépouilla l’ensemble des fonds du comté de Namur sous l’Ancien Régime, pour y décrire tous les sceaux qu’il rencontrait. Dans cette étude, René Laurent fournit un complément aux dessins d’Huart. L’ouvrage contient les descriptions et les références de tous les moulages concernant les échevins de Namur jusqu’à l’année 1629.

Spécialiste en sigillographie, René Laurent est l’auteur de plusieurs publications en la matière. Il a déjà abordé la sigillographie namuroise en étudiant les sceaux des comtes et des comtesses, ceux du chartrier comtal et des abbayes, couvents et prieurés.

Son nouvel ouvrage rend hommage à Albert Huart (1882-1964) qui dépouilla l’ensemble des fonds du comté sous l’Ancien Régime, pour y décrire tous les sceaux qu’il rencontrait. Cette vaste compilation de notes d’Albert Huart est désormais accessible aux Archives de l’État à Namur, après avoir été conservée aux Archives du Conseil de Noblesse. Elle comprend deux parties. La première, sous forme de 150 cahiers, numérotés de I à CL, décrit les sceaux fonds par fonds. La seconde présente le classement par ordre alphabétique de tous les noms mentionnés dans la première partie, totalisant 21.229 pages.

En 1905-1907, en annexe de l’étude de H. de Radiguès de Chennevière, consacrée aux échevins de Namur, Albert Huart publia les dessins des écus des sceaux des échevins de Namur, mais sans description et en ne fournissant que le nom du fonds dans lequel il a trouvé l’empreinte et ce, sans date. Son but était de constituer un « armorial » des échevins de Namur, c’est d’ailleurs sous ce titre qu’à la fin de sa vie (en 1961), il publiera une cinquantaine de corrections aux planches parues en 1905-1907.

Dans son étude, René Laurent fournit un complément aux dessins d’Huart. Ses recherches sont uniquement basées sur les sceaux, seules preuves authentiques de leurs armoiries, en négligeant d’autres sources parfois sujettes à caution, armoriaux ou œuvres d’art. L’ouvrage contient les descriptions et les références de tous les moulages concernant les échevins de Namur jusqu’à l’année 1629, date du dernier moulage. Les descriptions sont basées sur des recherches faites de 1967 à 1972, qui envisageaient l’étude des sceaux de l’ancien comté de Namur jusqu’au milieu du XVe siècle et qui ont été complétées par l’examen des moulages postérieurs à 1450 et des notes d’Albert Huart. Les sceaux originaux, source des dessins d’écus d’Albert Huart, ont pu être retrouvés dans les différents fonds d’archives.

Consultables en ligne, les photographies des moulages de sceaux conservés aux Archives générales du Royaume permettent de suivre l’évolution stylistique du travail des graveurs qui atteint son apogée au XIVe siècle. L’écu, à l’origine disposé simplement dans le champ du sceau, va peu à peu être entouré de lobes et d’entrelacs  de plus en plus développés. Au cours du XVe siècle, il sera souvent penché et sommé d’un heaume orné de lambrequins et cimé de figures les plus diverses.

L’examen des chartriers par René Laurent a, quant à lui, permis de constater qu’un échevin de Namur faisait usage du même sceau lorsqu’il intervenait en tant qu’homme de fief ou échevin d’une autre cour (Feix, Jambes, Neuville, Notre-Dame, Saint-Aubain,  etc.).

L’étude est en vente aux Archives de l’État à Namur, à la boutique des Archives générales du Royaume au prix de 6 €. Vous pouvez également la commander via publicat@arch.be.

A consulter en ligne :

Informations pratiques :

René Laurent, Les moulages de sceaux des échevins de Namur (XIIIe-XVIIe s.) et le travail de l’héraldiste Albert Huart (1882-1964), Bruxelles, Archives générales du Royaume, 2023 ; 1 vol. (Studia, 171). Prix : € 6,00.

Source : Archives de l’État

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Publication – « A Cultural History of Western Empires in the Middle Ages », éd. Matthew Gabriele

This volume explores a world that thought deeply about imperial power and emperors but one that perhaps never had an “empire” of its own. These synthetic essays from experts across a wide variety of disciplines mine the intellectual world of this period and begin to demolish the myth of the so-called “Dark Ages,” showing how the European Middle Ages were illuminated by vigorous debates that echo today. The story of medieval Western empires is both familiar and foreign. It is a story about politics, culture, religion, society, gender, sex, and economics, and how porous the boundaries between those categories can often be.

A Cultural History of Western Empires in the Middle Ages offers a detailed and highly-illustratedaccount of how we got to where we are, as well as the dangers of not fully understanding whythose origins matter.

Table des matières :

General Editor’s Preface, Antoinette Burton (University of Illinois Urbana-Champaign, USA)

Introduction, Matthew Gabriele (Virginia Tech, USA)
1. War, Marcus Bull (University of North Carolina Chapel Hill, USA)
2. Trade, Anne E. Lester (University of Colorado Boulder, USA)
3. Natural Worlds, Vicki Szabo (Western Carolina University, USA)
4. Labor, Martha Newman (University of Texas at Austin, USA)
5. Mobility, Shayne Legassie (University of North Carolina Chapel Hill, USA)
6. Sexuality, Patricia Skinner (Swansea University, UK)
7. Resistance, Brett Whalen (University of North Carolina Chapel Hill, USA)
8. Race, Cord J. Whitaker (Wellesley College, USA

Notes
Further Reading
Notes on Contributors
Index

Informations pratiques :

A Cultural History of Western Empires in the Middle Ages, éd. Matthew Gabriele, Londres, Bloombsury, 2022 ; 1 vol., 288 p. (The Cultural Histories Series). ISBN : 978-1-35035-821-8. Prix : GBP 75,00.

Source : Bloomsbury

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Colloque – Un long Moyen Âge ? Décloisonner la période médiévale

Les Jeunes Chercheurs Médiévistes de l’Université de Genève ont choisi cette année pour leurs traditionnelles journées d’étude internationales le thème la question des frontières de leur domaine d’investigation. Intitulées « Un long Moyen Âge ? Décloisonner la période médiévale ? », ces journées d’étude proposeront de questionner les bornes chronologiques de la période médiévale, et ce, dans une perspective interdisciplinaire.

Annonce/argumentaire

Avec Jacques Le Goff, l’idée d’un « long Moyen Âge » est venue bousculer les limites temporelles de la période usuellement établies par l’historiographie. Elle prend sa source dans les travaux de Fernand Braudel sur la périodisation, les temps de l’Histoire et la notion de « longue durée ». Depuis, les chercheurs et les chercheuses qui ont travaillé sur cette notion ont empiété tantôt sur l’Antiquité tardive, tantôt sur la période moderne, et ce, dans les disciplines historiques, aussi bien que littéraires ou philosophiques.

Ce sont les bornes temporelles du Moyen Âge que ces journées comptent explorer. Il s’agira de questionner les pratiques, techniques, mentalités porteuses d’une ouverture et d’un « décloisonnement » tant en amont qu’en aval de ce qu’on a longtemps défini en négatif comme une époque intermédiaire. 

En outre, quelle valeur attribuer à des expressions telles que l’Antiquité tardive ou le « long XVe siècle » ? Qu’est-ce que ces notions viennent apporter à la perception « classique » des bornes temporelles du Moyen Âge ? Quels dialogues instaurent-elles entre les périodes ? Pouvons-nous les considérer comme des temps de transition ou comme des micro-périodes possédant leur propre cohérence interne ? Devons-nous les considérer comme des points de rupture ou de simples évolutions, voire de transitions ?

La première journée questionnera la transition entre l’Antiquité tardive et le Haut Moyen Âge. Elle interrogera les variations de périodisation propres à chaque historiographie et mettra en lumière des temps de transition traditionnellement déconsidérés, puisque associés à une certaine déshérence intellectuelle. En outre, elle questionnera également la façon dont les médiévaux exploitent, valorisent, interprètent et se font passeurs de l’héritage antique – notamment patristique.

La seconde journée s’intéressera à la transition entre le Moyen Âge et la Renaissance. Une session s’intéressera aux pratiques spirituelles et dévotionnelles du point de vue de l’histoire de l’art et de la philosophie. La session suivante sera consacrée à des réflexions littéraires et sociales, tandis que la session conclusive s’intéressera au passage du manuscrit à l’imprimé et à ses implications, d’un point de vue littéraire, liturgique et archivistique. Une discussion sur la possibilité d’un « décloisonnement » de la période clôturera ces journées d’études.

Programme

Jeudi 9 mars 2023 :

Entre Antiquité et Moyen Âge

13h45 : Accueil

14h15 : Présentation des journées par les organisateurs

Session 1 : Antiquité et Haut Moyen Âge

Modération par le Dr. Martin Roch (Université de Genève)

14h30 : Antoine Paris (Université de Bordeaux Montaigne) : L’Évangile selon Marc chez les exégètes de l’Antiquité tardive et du Haut Moyen Âge : un long Moyen Âge de l’exégèse ?

15h10 : Edith Maillot (Université de Strasbourg) : Antiquité tardive et/ou haut Moyen Âge ? De Juste d’Urgell à Bède le Vénérable : la fin des Dark Ages

Conférence plénière

18h15 : Prof. Magali Coumert (Université de Tours) : De l’Antiquité au Moyen Âge. Fracas des armes et révolutions discrètes

Vendredi 10 mars 2023 :

Entre Moyen Âge et époque moderne

08h45 : Accueil

Session 2 : Pratiques spirituelles et dévotionnelles

Modération par le Prof. Mathieu Caesar (Université de Genève)

09h00 : Irène Gay (Albert-Ludwig-Universität Freiburg; Institut Catholique de Paris): « Faire son salut » en communauté : un exercice spirituel?

09h40 : Thor-Oona Pignarre-Altermatt (Institut Universitaire Européen, Florence; Université de Lille): 1425-1525 et au-delà ? Culture visuelle et dévotion dans les anciens Pays-Bas

10h20 : Pause

Session 3 : Lettres et pratiques littéraires

Modération par Pauline Quarroz (Université de Fribourg)

10h40 : Sandy Maillard (Université de Neuchâtel) : L’abécédaire de Geoffroy Tory : une pratique médiévale à la Renaissance ?

11h20 : Julie Bévant (Université de Genève) : Du verger au salon, un art de la conversation au long cours ? L’exemple des « demandes d’amour »

12h : Repas

Session 4 : Manuscrits, imprimés et archives

Modération par le Dr. Simon Gabay (Université de Genève)

13h30 : Chloé Gumy (Université de Lausanne; Universiteit Gent) : Les manuscrits anthologiques de poésie de Marguerite d’Autriche, entre Moyen Âge et Renaissance

14h10 : Quentin Savary (Université de Genève) : Le « long XVe » et les livres liturgiques genevois : entre ruptures et continuités

14h50 : Pause

15h10 : Corentin Durand (Ecole Nationale des Chartes): Du héros de l’archivistique à la théorie : retrouver un Moyen Âge des inventaires d’archives

15h50 : Discussion conclusive

Comité d’organisation

Dre. Prunelle Deleville (Université de Genève)

Dr. Simon Gabay (Université de Genève)

Julie Bévant (Université de Genève)

Clarisse Reynard (Université de Genève)

Quentin Savary (Université de Genève)

Comité scientifique

Prof. Thalia Brero (Université de Neuchâtel)

Prof. Estelle Doudet (Université de Lausanne)

Pauline Quarroz (Université de Fribourg)

Clarisse Reynard (Université de Genève)

Lieux

Université de Genève:

9 mars

Dufour U408, Uni Dufour, rue du Général-Dufour 24, 1204 Genève

MR030, Conférence plénière: Uni Mail, Boulevard du Pont d’Arve 40, 1205 Genève

10 mars

Pinchat 010, Pinchat, Chemin de Pinchat 22, 1227 Carouge

Format de l’événement

Événement sur place ou en ligne pour un accès par Zoom (contacter jcm2023@sciencesconf.org)

Contact

jcm2023@sciencesconf.org

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Appel à contribution – Food, Rules and the City. Food Market Regulations and their Social and Political Dynamics (15th-20th c.)

Keynote Speakers:
prof.em. Steven L. Kaplan (Cornell University)
prof. dr. Antonella Campanini (Università di Bologna)

BRUSSELS 16-17 NOV 2023

Urban life has always been intrinsically tied to the city’s market for food. With today’s ever- increasing urban populations and unseen climatic and agricultural challenges, the significance of studying food markets has come even more to the fore. Understood both in the physical and abstract sense, food markets have been central to the main urban concerns, like ensuring food supply, providing revenues, or preserving social order. Because of this importance, food markets crystallised multiple key stakes for authorities, producers, consumers, and other urban actors, making their regulation a strategic issue. It is therefore not surprising that from the first medieval written texts to modern legislations, a huge body of regulative measures has been produced to supervise them. Although the societal, technological, economic and regulatory context shifted throughout the centuries, the actors’ need and desire to retain control over urban food markets remained unchanged.

The historiography on European urban food markets has stressed their structural importance for urban economies and has revealed how they were shaped by the interests of the actors rather than by self-regulating mechanisms. However, research has predominantly been constrained to classical chronological boundaries and has failed to consider the persisting need for regulation on food markets from a diachronic perspective, which would allow a more extensive view of continuity and change in this vital aspect of urban life.

Seeking to adopt such a long-term perspective and to explore more fully than before the social and political dynamics underlying these regulations, this conference will bring together recent research into motivations, reasoning and strategies applied by economic actors in the making of food market regulations in European cities from the 15th to the 20th century. Through its wide chronological and geographical scope, the conference seeks to confront different methodologies to study the ever-present matter of food market regulation as well as different approaches of various historical actors, institutions, and contexts in handling enduring concerns.

This conference welcomes contributions relating to:

Urban food market regulation;
The actors involved in (un)successfully shaping policy;
The motivations and interests of involved actors, as well as their discourse;
Regulations of urban food markets trades of either local, interregional or international scope;
Regulation-based approaches of the food supply and food scarcity; quality control and public health policy; consumer protection; relations between the actors present on commodity markets, including conflicts and their management; trade monopoly and competition issues; the influence of liberalisation, deregulation trends on urban food market provisions; etc.;

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HOW TO APPLY

PROCEDURE

This joint conference will take place on both the ULB and VUB campuses in Brussels. We particularly encourage early career researchers to apply.

To apply, submit a proposal to brusselsfoodconference2023@gmail.com stating your name, academic affiliation, a short bio (approx. 150 words), provisional title, and an abstract (200 words) of the paper you would like to present. Applicants should submit their abstract by 15 April 2023 and will be notified regarding the acceptance of their submission by 15 May 2023. There will be a €15 registration fee.

For further information or questions please e-mail us at

brusselsfoodconference2023@gmail.com

Follow us on twitter @FoodRulesCity for updates on program and more.

ORGANISING COMMITTEE

Dennis De Vriese (VUB) Nicolas Brunmayr (ULB) Robin Rose Southard (VUB)

PROVISIONAL SCIENTIFIC COMMITTEE

prof. dr. Alexis Wilkin (ULB)
prof. dr. Wouter Ryckbosch (VUB)
dr. Wouter Ronsijn (UGENT)
dr. Justyna Wubs-Mrozewicz (UVA)
Dennis De Vriese (VUB)
Nicolas Brunmayr (ULB)
Robin Rose Southard (VUB)

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Journée d’étude – La prosopographie des métiers

Vendredi 26 mai, INHA, salle Mariette

Atelier organisé par Robinson Baudry (robinson.baudry@parisnanterre.fr), Sylvain Destephen (sdesteph@parisnanterre.fr) et Karine Karila-Cohen (karine.karila-cohen@univ-rennes2.fr)

La prosopographie, si elle est le plus souvent associée à l’histoire institutionnelle et politique, constitue une méthode féconde pour étudier l’économie et la société des périodes ancienne et médiévale. Dans cette perspective, les historiens ont mené l’analyse prosopographique de groupes professionnels, afin d’en définir l’activité économique, le niveau de fortune, la position sociale et juridique, l’ancrage géographique. Des travaux de Jean Hatzfeld sur les Italiens qui pratiquaient des activités commerciales à Délos à ceux de Madalina Dana sur la mobilité culturelle des médecins, des enseignants et autres lettrés dans la région du Pont ou aux analyses d’Alexandre Vincent sur les musiciens dans l’Occident romain, la méthode a livré d’importants résultats. Les études de Lise Saussus sur les travailleurs du cuivre à Douai sont révélatrices de l’intérêt des médiévistes pour ce champ de la recherche. L’étude prosopographique des pro- fessions suscite de nombreuses difficultés et autant de questions de méthode, auxquelles cet atelier essaiera de répondre. Se posent tout d’abord des problèmes de définition de l’objet étudié. Définir une profession pratiquée aux époques antique ou médiévale ne va pas de soi et le risque de l’anachronisme est constant. Saisir les contours d’un groupe professionnel n’est guère plus aisé, car l’activité exercée n’avait pas nécessairement une fonction identitaire, de sorte que ceux qui la pratiquaient n’étaient pas toujours désignés en relation avec cette dernière. Inversement, lorsqu’elle était socialement stigmatisante, la profession pouvait être attribuée abusivement à des personnes qui ne l’exerçaient pas. Faire la prosopographie de groupes professionnels, c’est aussi analyser des types de sources spécifiques, dans lesquels les inscriptions occupent une place fondamentale. La taille des corpus, souvent modeste, pose enfin le problème de leur représentativité et de la possibilité de les utiliser pour construire un discours historique.

Programme :

10h : accueil et mot d’introduction
10h15 : Enora Le Quéré (Université de Rouen), « Les foulons dans l’Orient grec : approches prosopographiques »

11h : Évelyne Samama (Université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines), « Médecin, une tradition familiale ? Le témoignage des inscriptions »

11h45 : Marie-Sophie Caruel (Université de Poitiers), « La prosopographie des artisans des Gaules et des Germanies romaines du Ier siècle avant J.-C. au IIIe siècle après J.-C. »

12h30-14h15 : déjeuner
14h15 : Adrien Bayard (Université d’Artois), « Les sauniers de l’Atlantique entre Antiquité et Moyen Âge »

15h : Arnaud Lestremau (Université de Paris Nanterre), « Quidam trapezeta. L’impossible prosopographie des monétaires anglo-saxons »

15h45 : choix du thème du prochain atelier

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