Journée d’étude – Le ridicule en question à l’époque médiévale

Cette manifestation scientifique propose d’aborder la question du ridicule dans l’art et la littérature du Moyen Âge, en se fondant sur différents types de récits et d’œuvres, afin d’explorer sa fabrication, ses mises en scène, ses objets, ses visées, ses rejets et ses effets. Il s’agira aussi d’analyser le rapport que ces œuvres ou passages ridiculisants entretiennent, d’une part, avec le monde, d’autre part, avec l’art lui-même. Si les notions voisines de comique et de grotesque ont été étudiées de longue date dans l’art médiéval, notamment par le biais du rire – grâce à l’historien Jacques le Goff, par exemple – ou du comique, en relation étroite avec le tragique et le sérieux – ainsi que l’ont montré les travaux d’Élisabeth Lalou–, la question du ridicule quant à elle demeure peu travaillée.

Programme :

8h45 : accueil

9h00 : introduction

9h15 : Philippe-Alexandre GONÇALVES (Universités de Lille et de Porto), Un ridicule normé ? Le rire dans les pièces de Gil Vicente

9h45 : Gauthier GRÜBER (Université de La Rochelle), « Par lou palais s’en rient li auquant » : le ridicule en question dans la Geste des Loherains

10h15 : questions

10h30-10h45 : pause

10h45 : Priscilla MOURGUES (Université Bordeaux Montaigne), Du texte à l’image : la ridiculisation de personnages orientaux dans le Livre des Merveilles (ms. Paris, BnF, fr. 2810)

11h15 : Mélanie FRUITIER (Université du Littoral Côte d’Opale), Les différents aspects du ridicule chez les personnages naïfs dans les fabliaux et dans les farces

11h45 : Raphaëlle LABARRIÈRE (Université Bordeaux Montaigne), « C’on fet a tort maint homme honte » : le ridicule comme espace de réflexion dans les fabliaux

12h15 : questions

12h30-14h00 : repas

14h00 : Yuning CHENG (ENS Paris), Ridiculiser la figure royale : Arthur et Marc dans le Tristan en prose

14h30 : Patricia VICTORIN (Université Bretagne Sud), Le ridicule dans Ysaïe Le Triste et dans le Conte du Papegau, deux romans arthuriens tardifs : de quelques motifs revisités

15h00 : Alexia GUZMAN (Université de Genève), La ridiculisation des loups dans le Roman de Renart : entre parodie et fol comportement

15h30 : questions

15h45-16h15 : pause

16h15 : Anne-Lise STAIGRE-VACHEROT (Université Rennes 2), Le ridicule dans Robert le Diable : bons lecteurs et mauvais chrétiens

16h45 : Pierre LEVRON (Centres d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale, Poitiers), Et si le ridicule ne faisait pas rire ? Enquête dans l’écriture d’histoire, le roman et la lyrique au treizième et au quatorzième siècle

17h15 : questions et conclusion

Informations pratiques :

Université Bordeaux Montaigne,
Maison des sciences de l’Homme, salle Jean Borde

Nouvelle date : 10 mai 2023 (la date du colloque a été déplacée ; information communiquée le 24 mars 2023).

L’événement sera également retransmis en visioconférence. Les personnes qui désirent obtenir le lien de la journée sont invitées à contacter les organisatrices.

Source : Université de Bordeaux

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Publication – « Speculum arabicum. Intersecting perspectives on medieval encyclopaedism », dir. Godefroid de Callataÿ, Mattia Cavagna, Baudouin Van den Abeele

Research on medieval encyclopedism has generated excellent results in various fields so far, but it still suffers at times from a propensity for compartmentalization, with the result that Arabists, Byzantinists, Latinists, and Romanicists are only rarely involved in common schemes. With this regard, the project “Speculum Arabicum: Objectifying the contribution of the Arab-Muslim world to the history of sciences and ideas: the sources and resources of medieval encyclopaedism” was funded from 2012 to 2017 by an ARC– Actions de Recherche Concertées at the Université catholique de Louvain. The present volume includes 13 papers presented at the closing international symposium of the project.

Table des matières :

Introduction, Godefroid de Callatay, Mattia Cavagna, Baudouin Van den Abeele

Encyclopédies latines du Moyen Âge : acquis et perspectives de la recherche, Baudouin Van den Abeele

Knowing Heaven and Earth

Astrological and Prophetical Cycles in the Pseudo-Aristotelian Hermetica and Other Islamic Esoterica, Godefroid de Callatay, Liana Saif

The Astrological Liber novem iudicum. A Kind of Enclyclopedia?, Charles Burnett

La géographie dans les encylcopédies mameloukes (XIIIe-XIVe s.) : entre vision figée du monde et mise à jour, Jean-Charles Ducène

The Manipulatin of Ancient and Medieval Knowledge in the Ottonian Court, Fatma Sinem Eryilmaz

Studying and Using the Animal World

De la source au confluent : les citations de médecins arabes par les compilateurs latins du XIIIe siècle, Grégory Clesse

Le Thesaurus pauperum et l’encyclopédisme médiéval, Giuseppe Zarra

Spécificité du discours naturaliste d’al-Gazih (776-868) : quelle influence sur la zoologie arabe médiévale ?, Meyssa Ben Saad

La faune exotique dans le Liber de natura rerum de Thomas de Cantimpré. Quels nouveaux apports ?, Thierry Buquet

Diffusing Knowledge

L’encyclopédisme au carrefour des langues : l’exemple du De proprietatibus rerum de Barthélemy l’Anglais, Joëlle Ducos

Secundum fratrem Vicentium : qu’ont retenu les lecteurs du Speculum historiale au sujet de l’Islam ? Le cas de Giovanni Colonna et de Laurent de Premierfait, Florence Ninitte

« Il Dizionario enciclopedico politico-scientifico-filosofica ». Pratique des textes et théorie de la culture, des « volgarizzamenti » jusqu’à Dante, Lorenzo Mainini

Traduire, écrire et imprimer la science. Notes sur quelques manuscrits et imprimés encyclopédiques et scientifiques conservés à la Bibliothèque royale de Belgique (XIVe-XVIe siècles), Mattia Cavagna

Publications of the ARC Project « Speculum Arabicum »

Index of authors and works

Index of manuscripts

Informations pratiques :

Speculum arabicum. Intersecting perspectives on medieval encyclopaedism, éd. Godefroid de Callataÿ, Mattia Cavagna, Baudouin Van den Abeele, Turnhout–Louvain-la-Neuve, Brepols–Centre d’études médiévales, 2023 : 1 vol., 352 p. (Textes, Etudes, Congres, 33). ISBN : 978-94-6451-922-8. Prix : € 50,00.

Source : Brepols

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Séminaire – Alain Rauwel, « Existe-t-il des « images liturgiques » dans la chrétienté médiévale ? (XIe- XIIIe siècles) », & Émilie Chedeville, « Mystagogie et expérience : le décor au prisme de l’effectuation liturgique à l’époque moderne »

Microsoft Word – Expérience_4-JG-ALD.docx

Un cycle de conférences organisé par Julie Glodt et Alysée Le Druillenec

Afin de tisser des liens entre Histoire de l’art, Théologie et Histoire religieuse, chaque séance de ce cycle de conférences accueillera deux intervenants d’horizons disciplinaires et méthodologiques différents, qui s’exprimeront chacun pendant quarante minutes avant une discussion finale avec l’assemblée. Cette collaboration résulte d’un hiatus méthodologique constaté entre Histoire de l’art médiéval et Histoire de l’art moderne dans l’appréhension des rapports entre l’art et la théorie religieuse.

De fait, en 2005, Jean-Michel Leniaud faisait le constat de « l’absence de dialogue, voire d’autisme savant » entre l’histoire religieuse et l’histoire de l’art religieux. Pourtant, en Histoire de l’art médiéval, malgré des relations parfois conflictuelles entre l’analyse des textes et celle des images, l’invitation de Jeffrey Hamburger à recréditer académiquement la théologie en tant que « mitress of arts » semble avoir été prise ces dernières années avec beaucoup de sérieux. Le dialogue entre Histoire de l’art, Théologie et Histoire religieuse se trouve aujourd’hui bien souvent revendiqué comme le fondement de nombreuses études récentes (Bauer, Hamburger, Bynum, Kessler, Baschet, Palazzo…).

Toutefois, une telle tridisciplinarité semble encore rare chez les historiens de l’art moderne, parmi lesquels certains chercheurs comme Giovanni Careri ou Ralph Dekoninck font figure de pionniers. En 2020, Jean-Pascal Gay observait encore par exemple que « l’histoire de l’activité théologique à l’époque moderne […] demeure un champ marginal tant dans le champ historique dans son ensemble qu’au sein de celui de l’histoire religieuse ». Ce constat vaut particulièrement pour l’historiographie française qu’il compare avec celle de l’Italie et de l’Allemagne, où la « Kircherngeschichte n’a jamais désinvesti l’étude des théologiens modernes. Lorsqu’il plaidait pour une « histoire visuelle du sentiment religieux », Ralph Dekoninck saluait les travaux d’Olivier Boulnois, de Frédéric Cousinié et de Walter Melion, pour leur aptitude à ouvrir «la voie aux historiens de l’art des temps modernes sur de nouvelles manières d’appréhender l’image religieuse conçue et vécue comme expérience ».

Le dernier mot de cette citation sera utilisé comme pivot autour duquel seront axées les conférences et les discussions de ce cycle. Nous considérerons toutefois l’expérience dans son sens le plus large comme la mise en contact de soi avec le réel, confrontation de laquelle résulte le savoir et l’action.

Programme du 7 avril 2023 :

Alain RAUWEL Existe-t-il des « images liturgiques » dans la chrétienté médiévale ? (XIe- XIIIe siècles)

Émilie CHEDEVILLE Mystagogie et expérience : le décor au prisme de l’effectuation liturgique à l’époque moderne

Informations pratiques :

Cette séance se tiendra en personne et en ligne : https://pantheonsorbonne.zoom.us/j/98776093500?pwd=bncxVytFMjAxdDJzTkRtV3Zyd3hjQT09

Organisé par Julie Glodt (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) & Alysée Le Druillenec (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Université Catholique de Louvain).

Institut National d’Histoire de l’Art 2, rue Vivienne, 75002 Paris

Salle Giorgio Vasari 18 h 00 – 20 h 00

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Appel à contribution – Les mathématiques médiévales dans le monde latin

Methodos, dans son numéro 25/2025, souhaite publier des éditions et études de textes mathématiques issus du Moyen Âge de langue et culture latine. Dans la mesure où les mathématiques médiévales comprennent outre l’arithmétique et la géométrie, d’autres disciplines comme l’astronomie, l’harmonie, la perspective et la mécanique, cet appel à contributions porte également sur des textes relevant a priori d’autres domaines qui font un usage significatif des mathématiques, que ce soit en philosophie naturelle et morale, ou encore en théologie, etc. Les mises en perspective avec d’autres traditions seront d’autant plus appréciées que les mathématiques ont joué un rôle capital au sein du transfert des savoirs qu’on associe aux vagues de traductions successives par lesquelles le Moyen Âge latin a développé l’encyclopédie des savoirs qui lui est propre et qui définit son identité ou plutôt ses identités intellectuelles.

Dans les études sur le monde médiéval latin, les mathématiques ont longtemps fait figure de parent pauvre. Les comparaisons avec la logique, qui a donné lieu à une littérature particulièrement riche, et avec les mathématiques arabes – dont la remarquable fécondité a été amplement étudiée – leur ont assurément nui.

Les figures de mathématiciens éminents tels Campano da Novara, Jean de Murs, Thomas Bradwardine, et surtout Nicole Oresme, dont on a édité et étudié un certain nombre d’œuvres mathématiques, sont certes mieux connues de nos jours, il n’en reste pas moins que de nombreuses questions demeurent sans réponse. Par exemple, alors que jusqu’au milieu du XIVe siècle les rapports entre les universités d’Oxford et de Paris sont nombreux, pour quelle raison l’intérêt pour les mathématiques semble-t-il avoir été plus précoce à Oxford qu’à Paris ? Y a-t-il eu une influence oxonienne dans l’essor des mathématiques à Paris au XIVe siècle ? Quelles sont les traces dans les travaux parisiens ou oxoniens des travaux mathématiques arabes, comment ceux-ci ont-ils été transmis ? Quelle a été la situation dans les universités d’Europe centrale ? Surtout, on observe que, dans le monde latin, certaines questions relevant d’autres disciplines universitaires, comme la philosophie naturelle ou morale, voire la théologie, sont traitées en s’appuyant sur les mathématiques. Quel est le statut de ces interventions des mathématiques ? Peut-on aller jusqu’à parler de modèles – et en quel sens – par exemple dans certaines questions de philosophie naturelle ?

Ce ne sont là que quelques-unes des questions pouvant donner matière à des articles susceptibles d’être soumis pour publication dans ce numéro de Methodos, mais elles illustrent à la fois l’extrême vitalité des mathématiques médiévales et la variété des contextes dans lesquels cette vitalité s’est manifestée et a porté ses fruits.

Date limite pour la soumission des propositions : 20 janvier 2024

Les propositions (2500 caractères) doivent être envoyées sous format électronique (Word et PDF) à Leone Gazziero (leone.gazziero@univ-lille.fr) et Anne Dourlens (anne.dourlens@univ-lille.fr).

Date limite pour la soumission des articles : 30 juin 2024

Une fois la proposition acceptée, les auteurs et autrices enverront leur texte dans le respect des normes décrites sous « Conditions de publication et instructions aux auteurs » sur le site de la revue (http://methodos.revues.org/2124).

Langues acceptées : Allemand, Anglais, Français, Italien.

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Publication – Hannah Matis, « A History of Women in Christianity to 1600 »

A History of Women in Christianity to 1600 presents a continuous narrative account of women’s engagement with the Christian tradition from its origins to the seventeenth century, synthesizing a diverse range of scholarship into a single, easily accessible volume. Locating significant individuals and events within their historical context, this well-balanced textbook offers an assessment of women’s contributions to the development of Christian doctrine while providing insights into how structural and environmental factors have shaped women’s experience of Christianity.

Written by a prominent scholar in the field, the book addresses complex discourses concerning women and gender in the Church, including topics often ignored in broad narratives of Christian history. Students will explore the ways women served in liturgical roles within the church, the experience of martyrdom for early Christian women, how the social and political roles of women changed after the fall of Rome, the importance of women in the re-evangelization of Western Europe, and more. Through twelve chapters, organized chronologically, this comprehensive text:

  • Examines conceptions of sex and gender tracing back their roots to the Jewish, Hellenistic, and Roman culture
  • Provides a unique view of key women in the Church in the Middle Ages, including the rise of women’s monasticism and the impact of the Inquisition
  • Compares and contrasts each of the major confessions of the Church during the Reformation
  • Explores lesser-known figures from beyond the Western European tradition

A History of Women in Christianity to 1600 is an essential textbook for undergraduate and graduate courses in Christian traditions, historical theology, religious studies, medieval history, Reformation history, and gender history, as well as an invaluable resource for seminary students and scholars in the field.

HANNAH MATIS is Associate Professor of Church History at Virginia Theological Seminary, Alexandria, Virginia, USA. Her areas of expertise include Carolingian biblical interpretation, late antiquity and medieval history, Reformation history, Anglican studies, the history of spirituality, and the religious experience of women within the Christian tradition. She is the author of The Song of Songs in the Early Middle Ages (2019).

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Hannah Matis, A History of Women in Christianity to 1600, Wiley, 2022 ; 1 vol., 272 p. ISBN : 978-1-119-75661-3. Prix : USD 38,95.

Source : Wiley

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Publication – « L’Eurasie autour de l’an 1000. Cultures, religions et sociétés d’un monde en développement », éd. Dominique Barthélemy, Frantz Grenet, Cécile Morrisson

Le livre étudie les connexions repérables et les comparaisons possibles entre les sociétés de l’Eurasie, autour de l’an 1000, afin de percevoir les caractères originaux de chacune au sein de solidarités planétaires. Les historiens spécialistes de domaines très différents: le Japon, les mondes chinois et steppique, indien et musulman, l’empire byzantin, l’Occident chrétien, réunis aux Treilles en 2018 ont observé que la tendance globale au développement de cette période s’accompagne d’une diversification remarquable des cultures. En une démarche de critique constructive de la World History ou Global History, ils ont pu envisager les facteurs communs ayant stimulé la croissance dans divers «mondes» de l’Eurasie (ainsi les changements climatiques) ou ne l’ayant pas autant entravé que ne le croyaient les historiens d’antan (invasions ou infiltrations de peuples guerriers, «barbares»), sans oublier les liens tissés à la fois par des échanges commerciaux et par des religions universalistes.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

L’Eurasie autour de l’an 1000. Cultures, religions et sociétés d’un monde en développement, éd. Dominique Barthélemy, Frantz Grenet, Cécile Morrisson, Louvain, Peeters, 2023 ; 1 vol., XXIV–464 p. (Monographies du Centre de Recherche d’Histoire et Civilisation de Byzance – Collège de France, 57). ISBN : 978-9-04294-894-5. Prix : € 90,00.

Source : Peeters

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Publication – « English Coronation Ordines in the Ninth and Early Tenth Centuries », éd. David Pratt

New editions and translations of the two earliest texts for the rite of royal anointing in Anglo-Saxon England.

This volume provides new editions and translations of the two earliest texts for the rite of royal anointing in Anglo-Saxon England. The First Ordo, believed to go back to the ninth century, perhaps even a little before, is the earliest surviving coronation liturgy from anywhere in the West. The compilation of the Second English Ordo has been assigned to the late ninth or early tenth century. David Pratt’s edition and translation presents this extremely important material in a scholarly but fully accessible way for the first time. New editions are desirable, not only for the intrinsic value of scrutinizing the text and transmission history of both ordines, but for the light which can be cast on the early history of the rite of royal anointing in England. That history is a subject which unfortunately cannot be studied with reference to any single, authoritative manuscript, but must rather be explored comparatively, by looking across the manuscript record of later Anglo-Saxon and Frankish pontificals, and by identifying patterns of development.

Dr David Pratt is Fellow and Director of Studies in History at Downing College, Cambridge. His principal research interest is in the political thought and court culture of the early Middle Ages, especially in Anglo-Saxon England and the Carolingian world. His first book, The Political Thought of King Alfred the Great (2007), is a comprehensive study of political thought at King Alfred’s court.

Table des matières :

PUBLICATION SECRETARY’S PREFACE
PREFACE
LIST OF TABLES
LIST OF ABBREVIATIONS
NOTE ON CITATIONS
INTRODUCTION
The First Ordo
The A-version of the Second Ordo
Reconstructing the A-version in its earliest form
The principal sources of the A-version
The dating of the A-version
The later history of the rite: a summary
THE MANUSCRIPT SOURCES OF THE FIRST ORDO
L. Oxford, Bodleian Library, Bodley 579
A. Rouen, Bibliothèque municipale, 368 (A. 27)
E. Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 10575
M. Milan, Biblioteca del Capitolo Metropolitano, II-D-03-007
V. Vatican City, Biblioteca Apostolica Vaticana, lat. 13151
LIST OF EARLIER EDITIONS
EDITORIAL PRINCIPLES
THE FIRST ENGLISH CORONATION ORDO
THE MANUSCRIPT SOURCES OF THE A-VERSION OF THE SECOND ORDO
Base manuscript: Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 12052
Paris, Bibliothèque nationale de France, lat. 13313 and other ‘SMN’ manuscripts
LIST OF EARLIER EDITIONS
EDITORIAL PRINCIPLES
THE A-VERSION OF THE SECOND ENGLISH CORONATION ORDO
APPENDIX
1: The transmission of Omnipotens sempiterne deus in manuscripts of the Second Ordo
2: Anointing prayers in the Second Ordo and related ordines
3: The A-version of the Second Ordo and its probable sources
4: The First Ordo in the Ordo of Milan
BIBLIOGRAPHY
INDEX OF MANUSCRIPTS CITED
INDEX OF LITURGICAL FORMS
INDEX OF NAMES AND PLACES

Informations pratiques :

English Coronation Ordines in the Ninth and Early Tenth Centuries, éd. David Pratt, Woodbridge, Boydell and Breer, 2023 ; 1 vol., 264 p. (Henry Bradshaw Society, 125). ISBN : 978-1-90749-737-7. Prix : GBP 60,00.

Source : Boydell and Brewer

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Appel à contribution – Fins et ruptures au Moyen Âge

Journées d’étude des doctorants du CIHAM (UMR 5648) 26 et 27 octobre 2023

La fin correspond à un achèvement, la fin d’un état et le jugement de toute chose. Au Moyen Âge, la société se construit autour d’une grande fin programmée, de nature religieuse, dont ce colloque propose de prendre le contre-pied.

L’objectif est d’étudier les fins pour saisir leur place dans l’ensemble des dimensions des mondes médiévaux. En nuançant cet arrêt de toute chose, nous proposons d’intégrer également les ruptures : ces interruptions, ces suspensions du temps et des actions des hommes qui souvent ne sont pas irrémédiables.

Avant tout développement, une réflexion s’impose : cette étude de la fin et des ruptures au Moyen Âge correspond-elle à une réalité de l’époque ? Ces phénomènes sont-ils perceptibles pour les contemporains médiévaux ? « Des nains sur les épaules des géants », cette image attribuée à Bernard de Chartes au XIIe siècle et reprise ensuite au fil des siècles, souligne l’idée d’héritage et de continuation que portent les sociétés médiévales qui ne cessent de s’appuyer sur le passé pour justifier leurs actes et leurs paroles. La fin existe-t-elle au Moyen Âge ? La mort n’est qu’un état transitoire avant la seconde vie qui attend les chrétiens. Les écrits des Anciens sont des preuves intangibles d’un savoir donné que l’on reprend, recopie au sein des scriptoria pour les conserver, les enrichir et les poursuivre1. La perpétuité et la durée ont aussi valeur de preuves et d’arguments dans les conflits, dans un monde réfractaire à la nouveauté. Il est évident que les contemporains médiévaux ont conscience de vivre dans une époque différente, néanmoins les fins et les ruptures étaient-elles perçues comme telles par les sociétés médiévales ou sont-elles le fruit d’une déformation de point de vue par nos structures intellectuelles actuelles ?

Plusieurs axes d’études sont alors possibles et invitent à penser les fins et les ruptures à travers plusieurs disciplines. De manière générale, ces thématiques peuvent être abordées par le prisme de la culture matérielle en interrogeant sur la transmission des techniques et des pratiques (évolution des mécanismes de la vie économique, naissance de l’imprimé, choix des types de documents, renouvellement et maintien des pratiques scripturaires ou codicologiques par exemple). Cette analyse des pratiques documentaires est aussi l’occasion d’observer l’évolution des systèmes linguistiques médiévaux, de remettre en question l’abandon d’une langue au profit d’une autre. Après la forme, le fond peut être étudié, ainsi en littérature médiévale les notions de rupture et de fin transparaissent sous des aspects narratologiques, poétiques et esthétiques.

Enfin, en se plaçant à l’échelle des individus, il est possible de distinguer ceux qui troublent l’ordre social ou politique. Ces hommes et ces femmes qui par leurs actes, leurs choix ou leur inaction modifient temporairement ou définitivement le monde dans lequel ils vivent et les modalités de gouvernance d’un territoire.

Axes

Un temps pour tout : usages et pratiques

La culture matérielle est marquée par ces notions de rupture et de fin. Le domaine de l’écrit est le premier concerné. En effet, tout au long du Moyen Âge, les techniques et les pratiques scripturaires changent, même si dès le XIIe siècle, « la révolution de l’écrit »2 marque un tournant : les supports se substituent, les types d’écriture évoluent (on peut prendre l’exemple du passage de la caroline à la gothique), certains types de documents cessent d’être utilisés comme les polyptyques, les terriers ou encore les compoix3. Cette période voit également le développement des ateliers laïcs et de la pratique de la pecia. En parallèle, le monde religieux change, les réformes monastiques se multiplient et la liturgie évolue. D’importantes évolutions dans les pratiques économiques sont aussi à noter que ce soit la disparition de certaines routes commerciales, le remplacement de certains emporia par d’autres, l’arrêt de production de certaines monnaies4…. Tous ces changements, qu’ils soient de nature scripturaire ou économique, invitent à réfléchir à leurs causes : pourquoi une pratique disparaît- elle ou apparaît-elle à un moment donné ? Reflète-t-elle des changements sociaux plus généraux ? Quand est-on considéré comme dépassé ou inadapté et pourquoi ?

Devenir d’une langue : chronique d’une fin annoncée

Au-delà de la culture matérielle, ces journées d’étude veulent aussi questionner le concept de « mort d’une langue » et les processus qui peuvent la causer. La question se pose, par exemple, pour le passage du latin aux langues vernaculaires. Le Moyen Âge correspond-il vraiment à la fin linguistique du latin à l’oral ? Quel est le moment exact où on a arrêté de le parler5 ? Si on ne peut établir la date exacte de cessation de l’utilisation d’une langue, on peut se pencher sur les changements perçus par les locuteurs et dont les manuscrits et les documents sont les preuves6. La fin d’une langue n’est pas décrétée uniquement par des critères internes. Elle est aussi liée à son histoire externe : sa disparition ou son repositionnement dans le répertoire d’une communauté peut être engendré par l’affirmation d’une variété concurrente ou la restriction de son domaine d’utilisation. Ces dernières peuvent alors affecter son prestige et son utilité pour les parlants7. Considérant le statut de pérenne reconfiguration que toute langue traverse, il est intéressant d’étudier les changements linguistiques sous la perspective bifocale de la longue durée et de la rupture soudaine.

Composer avec la fin : stratégies de contournement

Les notions de fin et de rupture se retrouvent aussi en littérature dans des aspects narratologiques, structurels, poétiques ou encore thématiques8. Si du point de vue narratologique, il est possible de décrire une œuvre en fonction de son début (situation initiale) et de sa fin (situation finale), nous aimerions ici ne pas nous limiter à ces considérations et envisager la fin en termes de seuil9. La fin n’est alors plus seulement le processus de clôture d’un texte, mais aussi la fin d’une section délimitée (fin d’un prologue, fin d’une lettre, fin d’un chapitre …). Comment s’élaborent les ultima verba d’une section ? Ces fins font-elles transition avec ce qui suit ? Sont-elles forcément des ruptures avec ce qui précède ? Divers enjeux se nouent donc aux frontières de ces seuils, autres que conclusifs.

La question de la fin est aussi importante du point de vue de l’œuvre littéraire, car elle est liée aux considérations poétiques (au sens de fabrique du style) au Moyen Âge. En effet, le phénomène de la continuation et celui des cycles concernent un grand pan de la littérature médiévale, notamment la littérature romanesque et épique10. Pensons aux Enfances de Tristan et de Lancelot, à la Mort Artu ou encore au Cycle du roi Charlemagne. L’œuvre médiévale, instable et sujette aux variantes, ne cesse de moduler ses frontières et de réemployer sa matière11. La fin n’est dès lors qu’un (pré-)texte à l’élaboration d’une suite ou au redéploiement de ce qui a conduit au terme du texte. Autrement dit, on pourra s’interroger sur la pertinence même du terme de fin pour certains textes médiévaux. Peut-on parler de fin lorsqu’un texte ne nous est connu que sous la forme de fragments ? Peut-on conclure une œuvre au Moyen Âge ?

Comment vivre après la rupture ?

Là où il n’y a pas de fin, on peut trouver une rupture. Ce bouleversement de l’ordre social découle d’un conflit, d’une guerre, d’une faide chevaleresque ou familiale, rompt un équilibre et engage la reconfiguration des relations des partis engagés12.
Ainsi, nous proposons de réfléchir aux moyens employés pour surmonter ces ruptures et à leur efficacité. Il peut s’agir des voies légales (jugements prononcés par des comtes ou des rois), du recours aux lois « non écrites » (pratique sociale acceptée pour mettre un terme à un conflit), comme de l’intervention d’ecclésiastiques qui imposent pénitence aux combattants13. Néanmoins, toutes les ruptures ne sont pas surmontables et parfois le statu quo ante n’est jamais rétabli comme dans le cas de batailles trop sanglantes, de trahisons trop méprisables… Dans tous les cas, un nouvel état des choses doit être mis en place, mais quels sont les mécanismes qui permettent d’aboutir à ce nouvel équilibre ? Comment est-il accepté, imposé ou contesté par rapport à la situation antérieure ?

Fin de règne, mort du territoire ?

Le thème de la fin et de la rupture peut aussi s’appliquer à un objet : le territoire. Nombre de travaux se sont penchés sur la formation des territoires comme espaces médiévaux (religieux ou laïcs)14, de leur invention, de leur développement, de leur transformation15. Le territoire est souvent assimilé à la dynastie qui gouverne. Son histoire se confond avec les événements familiaux, les mariages, les décès, les successions qui en assurent la perpétuation, la recomposition ou la disparition. Que se passe-t-il lorsque le pouvoir n’est plus, lorsque la lignée s’éteint, lorsque survient un changement dynastique ou la chute d’une autorité politique ? La fin d’un pouvoir signifie-t-elle la fin du territoire ?
Un ensemble de cas donnent à voir des territoires faisant corps avec une famille, un lignage ou une dynastie. La fin de celles-ci conduit alors au partage ou à l’assimilation dans une autre entité. Dans d’autres cas, le changement du pouvoir n’a pas de réelles conséquences sur le territoire dont l’unité est conservée. Pourquoi donc, alors que d’autres sont dépecés ou annexés ? Qu’est-ce qui, dans les cas de maintien, rend possible la continuité du territoire ?

Les travaux du CIHAM concernent en premier lieu les mondes chrétiens et musulmans, mais les propositions portant sur d’autres espaces géographiques seront appréciées. Nous vous invitons à questionner ces ruptures et ces fins, autant que les innovations, les réformes et les renaissances qu’elles induisent. Toutes les études liées à l’histoire, à l’archéologie, à la littérature ou à la linguistique seront étudiées avec le plus grand intérêt.

Les propositions de communication, de 500 mots maximum (résumé et titre de la présentation), accompagnées de renseignements pratiques (statut, situation institutionnelle, domaine de recherche) sont à envoyer au format PDF avant le 15 mai 2023 à l’adresse suivante : cihamjournees@gmail.com

Comité d’organisation : Davide Aruta, Tomasz Dalewski, Laure Domont, Clara Lenne, Nicolas Mazel.
Comité scientifique : Guido Castelnuovo (Avignon Université), Frédéric Duplessis (ENS Lyon), Marie-Pascale Halary (Lyon 2), Marie-Céline Isaïa (Lyon 3), Francesco Montorsi (Lyon 2), Marylène Possamaï-Pérez (Lyon 2).

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Publication – Abigail Krasner Balbale, « The Wolf King Ibn Mardanish and the Construction of Power in al-Andalus »

The Wolf Kingexplores how political power was conceptualized, constructed, and wielded in twelfth-century al-Andalus, focusing on the eventful reign of Muhammad ibn Sad ibn Ahmad ibn Mardanīsh (r. 1147–1172). Celebrated in Castilian and Latin sources as el rey lobo/rex lupus and denigrated by Almohad and later Arabic sources as irreligious and disloyal to fellow Muslims because he fought the Almohads and served as vassal to the Castilians, Ibn Mardanīsh ruled a kingdom that at its peak constituted nearly half of al-Andalus and served as an important buffer between the Almohads and the Christian kingdoms of Castile and Aragon.

Through a close examination of contemporary sources across the region, Abigail Krasner Balbale shows that Ibn Mardanīsh’s short-lived dynasty was actually an attempt to integrate al-Andalus more closely with the Islamic East—particularly the Abbasid caliphate. At stake in his battles against the Almohads was the very idea of the caliphate in this period, as well as who could define righteous religious authority. The Wolf King makes effective use of chronicles, chancery documents, poetry, architecture, coinage, and artifacts to uncover how Ibn Mardanīsh adapted language and cultural forms from around the Islamic world to assert and consolidate power—and then tracks how these strategies, and the memory of Ibn Mardanīsh more generally, influenced expressions of kingship in subsequent periods.

Abigail Krasner Balbale is Assistant Professor in the Department of Middle Eastern and Islamic Studies at New York University and the coauthor of The Arts of Intimacy. Follow her on Twitter @abigail_balbale.

Informations pratiques :

Abigail Krasner Balbale, The Wolf King Ibn Mardanish and the Construction of Power in al-Andalus, Ithaca (NY), Cornell university Press, 2023 ; 1 vol., 360 p. (Medieval Societies, Religions, and Cultures). ISBN : 978-1-50176-587-2. Prix : USD 56,95.

Source : Cornell University Press

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Publication – « The Cantelowe Accounts. Multilingual merchant records from Tuscany, 1450-1451 », éd. Megan Tiddeman

The Cantelowe Accounts appear to offer the earliest evidence of an English merchant using Italian as a second language. They were written by John Balmayn, an unknown Londoner, who travelled to Tuscany to oversee the sale of a valuable wool shipment in 1450-51 on behalf of his master – the Mercer, Sir William Cantelowe. The author uses an intriguing mix of four languages, combining Middle English, Latin and Anglo-French with the administrative Tuscan that he has learnt working alongside Florentine partners, such as the Salviati company. Two other striking features of the text are the extensive use of Arabic numerals, unparalleled in fifteenth-century English accounting, and the unusually detailed descriptions of merchant marks that were used to identify the woolsacks. Overall, the accounts are unique amongst multilingual medieval sources and will interest economic historians and historical linguists alike.

Table des matières :

1:Italian trade with England in the late Middle Ages: an overview
2:William Cantelowe and Jacob Salviati
3:The manuscript and its contents
4:Language use
5:Numeral use
6:Merchant marks
7:Concluding remarks

Informations pratiques :

The Cantelowe Accounts. Multilingual merchant records from Tuscany, 1450-1451, éd. Megan Tiddeman, Oxford, Oxford University Press, 2023 ; 1 vol., 204 p. (Records of Social and Economic History). ISBN : 978-0-19726-685-4. Prix : GBP, 50,00.

Source : Oxford University Press

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