Appel à contribution – Seigneurs et maîtres : dominer en Normandie médiévale (XIe-XVe siècle)

25.09.24 – 29.09.24

CCIC de Cerisy-la-Salle (Manche)

            Pour reprendre une expression fameuse de Robert Fossier, qui domine la « terre et les hommes » en Normandie entre le XIe et le XVe siècle ? Tout en rouvrant les dossiers classiques de l’historiographie normande, telle la question de la féodalité ou de l’absence du servage, cette rencontre souhaite faire émerger de nouvelles réflexions autour de la notion de domination. Ici entendue comme le contrôle effectif de groupes ou de territoires, elle renvoie également aux stratégies mises en œuvre par les dominants pour légitimer et justifier l’ordre social. À travers la relecture de phénomènes politiques, économiques, sociaux et religieux, pris dans leur ensemble, le colloque s’inscrit dans la continuité de travaux récents sur la fabrique du pouvoir dans les sociétés médiévales tout en souhaitant interroger et peut-être redéfinir le concept de domination. En effet, si la domination contribue à hiérarchiser la société, d’autres aspects comme la coopération, la négociation et la contestation sont à prendre en compte.

Argumentaire

Héritière du latin médiéval « dominium », la notion de domination invite à reconsidérer l’histoire de la société normande médiévale, ses sources (textuelles, iconographiques, archéologiques, numismatiques, etc.) et les relations de pouvoir qui s’y jouent. Le « dominium », dont découlent nombre de mots médiévaux, du « dominus » au « domeigne », est, selon Alain Guerreau, un « rapport social original constitué par la simultanéité et l’unité de la domination sur les hommes et sur les terres ». Si le concept n’apparaît jamais en tant que tel dans les sources écrites, il est de plus en plus employé par les historiens, dans une perspective interdisciplinaire, comme en témoigne le récent programme « Domination : formes et modalités de la gouvernementalité médiévale »[1]. Dans la continuité de plusieurs rencontres récentes du cycle « Normandie médiévale » au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle (Manche), le colloque tirera lui aussi profit du dialogue avec les sciences humaines et sociales – on pense notamment aux travaux de Max Weber, Pierre Bourdieu et James Scott – pour comprendre les ressorts de la domination en Normandie. Contribuant à ces nouvelles approches, les outils récemment développés dans le champ des humanités numériques pourront être mobilisés par les communicants.

Qui détient le pouvoir ? Du règne fondamental du duc Richard II (996-1026) au recouvrement du duché par Charles VII en 1450, la Normandie a souvent changé de maître. Disputée par plusieurs dynasties jusqu’au milieu du XVe siècle – « Rollonides », Plantagenêts, Capétiens, Lancaster – conquise et occupée à plusieurs reprises, la principauté normande est aussi le théâtre de conflits internes entre ses différents composantes (princes, communautés ecclésiastiques, aristocratie, communautés d’habitants rurales et urbaines) pour le contrôle des hommes et des ressources. Dominer n’est pas le privilège de quelques-uns : hormis quelques figures habituelles du pouvoir qu’il faudra réinterroger, du roi à l’évêque et de l’abbé au comte, d’autres groupes, tels que les « coqs » de village (vavasseurs, laboureurs, etc.), le patriciat urbain (maires, négociants, etc.) et les administrateurs (prévôts, sergents, etc.) seront examinés. Leur appartenance commune aux élites ou à une aristocratie pourra également être débattue.

Il s’agit de considérer la domination autrement que comme une somme de rapports binaires (seigneur/dépendant, clerc/laïc, prince/sujets), figés (une domination chasse l’autre ou peut être contestée) et compartimentés (économique, social, politique, culturel, etc.). Son imbrication et ses effets cumulatifs, à différents échelons de la société, sont donc constitutifs de la domination : un dominant peut aussi être un dominé et plusieurs formes de domination peuvent s’exercer sur un seul individu ou un seul groupe. En effet, d’après Michel Senellart, la domination « n’a d’autre but que de se renforcer indéfiniment ».

Toutefois, la domination n’est pas un synonyme de pouvoir ou de gouvernement. Construite à hauteur d’homme, par une large gamme de relations qui s’entrecroisent dans tous les aspects de l’existence, la notion met l’accent sur la complexité du jeu des acteurs dans la société normande des XIe-XVe siècles. Sur une période de près de cinq cents ans, les changements politiques et dynastiques, les événements épidémiques ainsi que les transformations économiques et sociales de fond ont recomposé les rapports de domination. C’est pourquoi une attention particulière sera portée à leurs dynamiques, leurs rythmes et leurs réactivations épisodiques. D’autres questionnements pourront aussi être soulevés, tant du point de vue de la place des femmes dans les mécanismes de la domination que de l’évolution de certaines formes de pouvoir dans le temps, comme le périmètre de compétences des charges et offices.

Comment les dominants s’imposent-ils ? Pour construire et maintenir leur pouvoir, les dominants usent de tout un ensemble de stratégies, de discours, de relations et de techniques de gouvernement spécifiques, qu’il est nécessaire d’analyser. Si la coercition ou l’emploi de la violence viennent de prime abord à l’esprit, d’autres formes de contrôle social existent. Par exemple, la féodalité normande demeure un enjeu crucial fondée sur la relation entre un seigneur et son vassal. Le langage et les discours de la domination (titulature, monnaie, patronage littéraire, etc.) participent de même à la légitimation du pouvoir et aux mécanismes de la distinction sociale. Au-delà d’une forme de contrainte, elle s’accompagne d’une justification de l’ordre social, dont les relais et la réelle pénétration dans la société peuvent être interrogés, ce qui soulève le problème de l’association au pouvoir et du consentement des populations.

Où les dominants exercent-ils leur pouvoir ? Les intervenants sont invités à réfléchir aux instances et aux lieux de la domination. Bien que la seigneurie et la paroisse permettent le contrôle des populations, d’autres territoires peuvent être étudiés tels que les cours princières, les communes urbaines, les ateliers et les circuits judiciaires. Le fonctionnement et la gestion interne des seigneuries, notamment par la perception des redevances et des coutumes, sont aussi à envisager. Pour approfondir les travaux de Charles Homer Haskins, de Joseph Strayer et Thomas Bisson, on s’attachera, en outre, à décrire le rôle des acteurs au sein des institutions, plus que des institutions elles-mêmes. Quel est le périmètre d’action des comtes, des baillis, des vicomtes, des officiers de l’Échiquier et des prévôts ? Dans quelle mesure se superposent ou se concurrencent-ils ? En outre, la domination s’inscrit concrètement dans le paysage et la vie quotidienne par le recours à des politiques de construction, à l’aménagement des territoires ainsi qu’à des stratégies de distinction sociale. Si la place du château et des fortifications dans la société médiévale normande a fait l’objet de nombreuses recherches depuis les travaux pionniers de Michel de Boüard, le colloque souhaite tirer parti de l’apport récent des études archéologiques sur les résidences élitaires, les infrastructures seigneuriales (fours, granges dîmières, moulins, pêcheries, ponts, gués, parcs, routes, etc.), l’habitat rural et la culture matérielle.

Afin de souligner les spécificités des structures sociales normandes (dont l’originalité doit aussi être interrogée), les interventions s’inscriront dans un cadre chronologique élargi, allant du début du XIe siècle à la fin du XVe siècle, qui permettra de confronter des cas de figure et des situations variées. Si des temps forts scandent l’histoire de la Normandie entre ces deux dates, il ne faut pas non plus négliger d’autres périodes jusqu’ici moins explorées tel le règne de Philippe le Bel et de ses fils. Dans le prolongement de la réflexion sur la domination, la rencontre sera également l’occasion de soulever des questions sur des points débattus. Dominer signifie-t-il appartenir aux élites ? Les dominants forment-ils une « société politique » ?  L’émergence de l’État, prégnante à partir du XIIIe siècle, favorise-t-elle de nouvelles formes de domination ?

Axes thématiques

Construire la domination. Il convient de penser la domination à travers le jeu des acteurs, en partant du principe qu’elle n’est pas seulement conflictuelle mais qu’elle laisse place à toute une gamme de stratégies qui passent par la coopération, l’accommodement, la compétition, la coercition et la violence, comme Dominique Barthélemy et Joseph Morsel l’ont bien souligné pour les XIe-XVe siècles. La domination met en jeu des hiérarchies complexes, du comte au chef de paroisse, que les interventions devront examiner. Y a-t-il une cohérence au groupe des dominants ? Leurs intérêts se rejoignent-ils ou s’opposent-ils, et sous quelles modalités ? À ce titre, il faut insister sur le rôle des dominés dans la construction des rapports de pouvoir. Les communications pourront mettre en lumière des groupes, des communautés ou des individus particuliers dans des études de cas développées. Il s’agit de souligner l’existence de formes entremêlées de domination. Les acteurs ecclésiastiques seront aussi pris en compte, dans la mesure où l’Église participe à l’encadrement des hommes et des terres et contribue à redéfinir les dominations, notamment après le « tournant grégorien » et sa mise en application spécifique à la Normandie.

Nouveaux maîtres, nouvelle domination. Les intervenants sont incités à revenir sur quelques grandes figures de maîtres du duché. Si la biographie de Guillaume le Conquérant par David Bates a posé quelques réflexions en termes de domination, il reste à les élargir à l’ensemble des princes successifs qui ont régné sur la Normandie. Les moments de rupture politique entraînent souvent, sans que cela soit obligatoire, une évolution des formes de domination. Se pose donc la question des modes de gouvernement et de leur pérennité à travers les changements dynastiques. Les communications pourront porter sur les phénomènes de conquête (1106, 1144, 1204, 1417, 1450) et l’instauration de nouveaux pouvoirs, de coopération avec les élites locales et les communautés d’habitants. De plus, dominer en Normandie n’est pas un phénomène proprement normand. La domination peut venir d’ailleurs et des individus extérieurs au duché participent à l’exercice du pouvoir. Français, Anglais, Angevins, Bretons, Bourguignons (la liste n’est pas exhaustive) sont également des maîtres au sein du duché.  La pertinence de la notion d’État, admise à partir du XIIIe siècle mais débattue pour la période précédente, devra être interrogée. Dans ce sens, une attention particulière sera portée aux officiers de l’administration ducale et royale.

L’archéologie de la domination. Qu’il s’agisse de fortifications ou de résidences élitaires, la domination marque les paysages, les échanges commerciaux et les modes de vie. Comment les dominants ancrent-ils leur pouvoir au sein de territoires, à la vue des dominés ? Quels types de consommations spécifiques emploient-ils ? Y a-t-il des marqueurs archéologiques de la domination ? Des travaux récents ont mis en exergue l’importance des processus de distinction sociale et de territorialisation du pouvoir à toutes les échelles, de la paroisse à l’ensemble du duché. Par conséquent, les sources archéologiques sont essentielles pour analyser ces phénomènes. Les communications pourront notamment être consacrées à l’étude de sites, porter sur des corpus de mobilier ou adopter une démarche plus synthétique.

Questions anciennes. Ce colloque sera aussi l’occasion de revenir à d’anciens dossiers, ouverts en leur temps par Léopold Delisle ou Lucien Musset, relatifs à de grandes questions de l’historiographie normande, aujourd’hui quelque peu délaissés. En premier lieu, la notion de féodalité devrait être interrogée pour discuter de sa pertinence, ceci afin de réévaluer le modèle normand et son degré de structuration. Est-elle un facteur essentiel qui a contribué à faire émerger une classe de dominants ? La seigneurie, en tant qu’interface entre dominants et dominés, est un autre point crucial. À qui la terre appartient-elle ? Avec quels droits ? Quels sont les statuts des hommes qui l’occupent ? Des variations géographiques des modalités et formes de la domination peuvent-elles être identifiées ? Les communicants seront encouragés à proposer des réinterprétations de débats spécifiques à l’histoire du duché, souvent controversés, si l’on pense à Guy Bois, telle la question du servage, de l’esclavage et de la relative liberté de la paysannerie normande.

Quelques problématiques transversales irrigueront enfin l’ensemble de la réflexion. Premièrement, le rapport à l’espace et la territorialisation des pouvoirs, mis en avant par les recherches de Florian Mazel, sont essentiels dans la société médiévale qui a ses propres modes d’habiter. Les intervenants pourront aussi se demander si les évolutions de la fin de la période médiévale permettent d’envisager des formes de domination où le rapport à la terre tend à s’estomper. Deuxièmement, il faudra réfléchir aux régimes documentaires de la domination. Comment les sources, considérées ici de la manière la plus large possible (textuelles, archéologiques, numismatiques, iconographiques, etc.), traduisent-elles et mettent-elles en scène la domination ? Cela amènera à prendre en compte les discours et les normes, en gardant à l’esprit leurs évolutions et leurs liens avec ses formes effectives. Les rapports de domination doivent aussi être étudiés par le biais du droit et de la justice (droit canon, coutumes, compilations, ordonnances, procès, etc.) qui constituent à la fois les instances où l’on pense la domination et le lieu de son exercice.

Aspects pratiques

Le colloque se tiendra au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle (Manche). Les communications de 30 minutes devront être prioritairement faites en français. Exceptionnellement l’anglais et l’italien sont acceptés, à charge du communicant de proposer un support papier ou un diaporama en français. Nous encouragerons par ailleurs ceux qui communiquent en langue française à proposer un support en anglais pour le public non francophone. Les propositions de communication devront être soumises au plus tard le 15 juin 2023. Elles comprendront un titre explicite, un résumé entre 1500 et 3000 signes, espaces compris (250-300 mots) et une courte présentation de l’auteur et de ses travaux. Elles doivent être envoyées à l’adresse suivante : cerisydominor@gmail.com. Les communicants retenus seront informés en octobre 2023. Nous invitons les intervenants à se saisir de dossiers spécifiques ou d’études de cas afin de proposer une réflexion sur la domination en contexte et de prendre position par rapport à cette notion. Une attention particulière devra être accordée au rôle des acteurs (individus, groupes ou communautés).

Les jeunes chercheurs sont vivement encouragés à soumettre des propositions. Une aide au financement spécifique aux doctorants et jeunes chercheurs sans poste est prévue par les organisateurs.

Organisation

Hugo Fresnel, Université de Caen Normandie, Centre Michel de Boüard – CRAHAM, UMR 6273.

Bastien Michel, Université de Caen Normandie, Centre Michel de Boüard – CRAHAM, UMR 6273.

Comité scientifique

  • Pierre Bauduin (Université de Caen Normandie, Centre Michel de Boüard – CRAHAM, UMR 6273) ;
  • Boris Bove (Université de Rouen Normandie, GHRIS, EA 3831) ;
  • Gaël Carré (DRAC de Normandie, SRA) ;
  • Anne Curry (University of Southampton, Faculty of Humanities) ;
  • Antoine Destemberg (Université d’Artois, CREHS, UR 4027) ;
  • Laurence Jean-Marie (Université de Caen Normandie, Centre Michel de Boüard – CRAHAM, UMR 6273) ;
  • Frédérique Lachaud (Sorbonne Université, Centre Roland Mousnier, UMR 8596) ;
  • Fabien Paquet (Université de Caen Normandie, Centre Michel de Boüard – CRAHAM, UMR 6273) ;
  • Daniel Power (Swansea University, MEMO) ;
  • Diane Rego (Université de Caen Normandie, Centre Michel de Boüard – CRAHAM, UMR 6273).

[1] https://dominatio.hypotheses.org/

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication – New Publishing Series: Religion and War in the Middle Ages

RELIGION AND WAR IN THE MIDDLE AGES  

Trivent Publishing, H-1119 Budapest, Etele u. 59-61

Imprint: Trivent Medieval



SERIES EDITORS

Radosław Kotecki, Kazimierz Wielki University in Bydgoszcz, radoslaw_kotecki@ukw.edu.pl

Jacek Maciejewski, Kazimierz Wielki University in Bydgoszcz, jmac@ukw.edu.pl


EDITORIAL BOARD

Martín Alvira Cabrer, Universidad Complutense Madrid

Marie-Madeleine de Cevins, Université Rennes 2

Edward L. Holt, Grambling State University

Carsten Selch Jensen, University of Copenhagen

Elizabeth Lapina, University of Wisconsin-Madison

Stefanie Rüther, Max Planck Institute for Legal History and Legal Theory

Mamuka Tsurtsumia

Monica White, University of Nottingham


ABOUT THE SERIES 

This series publishes interdisciplinary scholarship about religious and ideological aspects of warfare in Medieval Age. It aims to contribute to a broader and in-depth understanding of the cultural phenomena which grew out of the interaction of religious imagination and martial activity like, among others, religious rituals of war, practices aimed at securing the divine aid in war, the concept of saintly patronage over the military enterprises and soldiers, as well as the role of clergy in wartime environment. Further, it seeks to explore the mentality and the perceptions about the relationship between armed violence and the supernatural, both through the study of specific practices and materiality, and through narrativist research into the meaning hidden in medieval historiographical and literary works.


The series challenges the application of the concepts of cores and peripheries, and both-side transmission of organizational patterns, social customs and religious-ideological concepts. It is intended as a platform to show how the relationship between religion and war has shaped and changed in the process of long duration in a vast territory of medieval world, and how and why it has weakened and faded in some places and gained prominence in others. To date, studies of the relationship between religion and war have been viewed primarily through the paradigms of holy war and crusade, which have proven ideological chameleons difficult to grasp. Rather than applying these largely artificial notions, the works published in this series will show through the lens of sources how, in the historical process, religion, ritual, eschatology and biblical thought have shaped the imaginary and practice of war, and, conversely, how war has determined religious customs, imaginary and rhetoric.


The series welcomes submissions (monographs and edited volumes) on Western Europe and Byzantine world, but is also particularly keen to regions less well studied within the themes of the series, situated in between those great centers of medieval Christianity.


Chronological scope:
fourth to sixteenth centuries.


Geographical scope:
wider medieval Europe from Iberia to Rus and from Scandinavia to Mediterranean; Byzantium and Near East.


Keywords:
sacralization, liturgization, ritualization and theology of war; religious warfare; divine/saintly aid in war; wartime devotion; miraculous in the writing of war narrative; Bible and war; war as god’s judgment; victory bringing relics and artifacts; church/clergy and war; holy warriors; religious-military rhetoric; the impact of religion and war on cultural and social identity.


Download series flyer HERE.

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Séminaire – Disability and War in the Middle Ages

The online monthly webinar « Disability and War in the Middle Ages », hosted by the University of Liège and the « Transitions » unit, is about to begin on February 2, 2023 (4 pm, Bruxelles Time).

The full program for 2023-2024, scheduled for 1.5 years, will gather international scholars:

1. Disability in Warfare

February 2, 2023 – Giulia MOROSINI (University of the Republic of San Marino) – The Limping Captain: Injuries, Wounds, and Scars between Praise and Mocking in Renaissance Italy.

March 2, 2023 – Kristina HILDEBRAND (Dalarna University, Sweden) – Hungry for love: disabling the knightly body and mind through starvation.

April 6, 2023 – Yoav TIROSH (University of Iceland) – Disability in Battles and Disability from Battles in Medieval Icelandic Literature.

 2. Handling combat-caused disability

September 7, 2023 – Quentin VERREYCKEN (F.R.S/FNRS-Catholic University of Louvain, Belgium) – Impotent Soldiers? Military Service and War Disabilities in Late Medieval Pardon Letters (France, England, and the Low Countries).

October 5, 2023 – Wendy J. TURNER (Augusta University, USA) – Considering the Recovery after Trauma of Bellatores in Medieval England.

November 2, 2023 – John GAGNÉ (University of Sydney, Australia) – Substitutions, Extensions, and the Refashioned Body, 1450-1650.

December 7, 2023 – Michael DEPRETER (Oxford University, UK) – Urban militia, dynastic armies, and soldiers’ care in the Burgundian Low Countries (15th-16th centuries).

 3. The actual disabilities

February 1, 2024 – Bianca FROHNE (Kiel University, Germany) – „What pain I suffered during that time, anyone can well imagine…“ Experiences of War, Injury, and (Chronic) Pain (15th-16th centuries).

March 7, 2024 – Sasha PFAU (Hendrix College, Arkansas, USA) – Traumatic Repercussions: Warfare and Disability in the French Countryside.

April 4, 2024 – Christopher KNÜSEL (University of Bordeaux, France) – “So badly disfigured that he will ever be an object of pity, and unable to gain a living, except in seclusion from society.”

You can find the full program with the paper’s summaries by clicking here.

Source : DisHist

Publié dans Le réseau | Laisser un commentaire

Conférence – Sebastian Gensicke, « Les coopérations entre les évêques de Reims, Soissons et Laon à l’époque de la réforme grégorienne. Une approche par les actes épiscopaux »

Séminaire de recherche organisé par l’IHA (R. Große) en coopération avec l’EPHE (L. Morelle).

Séminaire Moyen Âge 10h00 (08.02.) – 12h00 (08.02.) IHA

Sebastian Gensicke (IHA), Les coopérations entre les évêques de Reims, Soissons et Laon à l’époque de la réforme grégorienne. Une approche par les actes épiscopaux.

Présidence: Ghislain Brunel (Archives nationales).

Inscription
Le séminaire se déroulera sous un format hybride. Pour participer à l’événement, en ligne ou sur place, veuillez vous inscrire auprès de Rolf Große au plus tard la veille du séminaire.

Pour la participation virtuelle, merci de vous inscrire ici: Zoom

Crédit photo: La cathédrale Notre-Dame de Laon, Wikimedia Commons.

L’IHA et l’École pratique des hautes études organisent en commun un séminaire d’histoire médiévale où des doctorantes et doctorants en thèse bien avancée, mais aussi de jeunes postdocs viennent présenter leurs recherches en voie d’achèvement ou un dossier de leur thèse. La prestation, toujours en langue française, dure environ 50 minutes. Le séminaire a lieu tous les deux mois, un mercredi matin de 10h à 12h.

Source : DHIP – IHA

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Œuvres d’art et numérique : Collaborations, limites, apports mutuels à la connaissance et à la médiation

Colloque organisé par

Marc Gil (Université de Lille) et Pierre Hallot (Université de Liège), co-responsables du projet e-thesaurus Dates

Jeudi 11 et vendredi 12 mai 2023

Lieux

11 mai : Auditorium de l’Espace Culture, Université de Lille, site Cité scientifique, Villeneuve d’Ascq 12 mai : Auditorium, Palais des Beaux-Arts de Lille, place de la République, Lille

Descriptif

Dans le cadre du programme de recherche e.thesaurus, l’orfèvrerie à l’épreuve de la modélisation 3D (Programme CPER MAuVE Médiations visuelles, culture numérique et création)1, le colloque des 11 et 12 mai 2023, organisé en partenariat avec le Groupe d’Étude de Recherche interdisciplinaire en information et COmmunication (GERiiCO-ULille–ULR 4073), viendra clore cinq années de recherche et d’expérimentations autour d’enjeux techniques, numériques, d’histoire de l’art et de médiations muséales, à partir de la modélisation 3D de pièces d’orfèvrerie médiévale et leur exploitation à la fois sous forme d’hologramme interactif (musée hors les murs) et dans une application web d’e.corpus 3D, permettant l’annotation directe d’objets dont les caractéristiques principales sont une complexité de fabrication, un fort pouvoir de réflectance des matériaux, véritable verrou technologique2, et, du point de vue de l’histoire de l’art et de la médiation, une difficulté certaine pour les publics actuels à appréhender ces témoins exceptionnels des mentalités religieuses, de la dévotion et de thèmes iconographiques complexes propres au monde médiéval.

Dès mars 2018, en prolégomènes au projet, nous avions organisé un premier workshop, où il s’était alors agi de confronter plusieurs expériences de recherche en cours consacrées à la modélisation numérique et aux systèmes d’acquisition d’informations liés au patrimoine3. En avril 2019, la 7e édition de Muséohub, à Saint-Omer, était consacrée aux impacts sur la recherche et la médiation de l’usage de la 3D pour la valorisation des patrimoines4 ; rencontres suivies en octobre de la même année de deux journées d’études à Liège sur les plateformes numériques dévolues aux patrimoines5. Deux ans plus tard, un second workshop de deux journées, en collaboration avec Isabelle Paresys, coordinatrice du projet du « Camp du Drap d’Or »6 et Laure Bolka-Tabary du laboratoire GERiiCO (ULille), portait la réflexion sur les questions des visualisations numériques du passé et du patrimoine, à travers les processus d’immersions et les dispositifs de médiations considérés avant tout du point de vue des concepteurs7. Enfin, en avril 2022, une table ronde permettait alors de se placer, cette fois, du côté des publics, en ouvrant une première discussion sur la place de ces derniers dans la conception de ces outils numériques de médiation8.

Aujourd’hui, à travers les deux thématiques proposées ci-dessous, nous envisageons ces dernières rencontres à la fois comme un bilan sur les objets d’étude et une ouverture. En effet, qu’apporte, tant du point de vue de la recherche fondamentale en histoire de l’art et en sciences de l’informatique, que dans la vulgarisation scientifique et la médiation pour des publics divers, la confrontation des œuvres avec les technologies du numérique ?

Ainsi l’appel à communication vise aussi bien les programmes de recherche achevés que les expérimentations et donc les retours d’expériences.

Thématiques

Thématique 1. L’objet d’étude face aux technologies du numérique : apports et limites

De plus en plus d’historiens de l’art et d’archéologues passent aujourd’hui par les sciences du numérique pour envisager leurs objets d’étude, considérant, à tort ou à raison, que ces sciences sont un passage obligé dans l’approfondissement de leurs recherches et surtout un moyen de les valoriser, tant auprès du milieu académique que du grand public. Face à eux, nombre de spécialistes des technologies du numérique, qu’ils appartiennent au monde de la Recherche ou de l’Entreprise, montrent un intérêt croissant pour le patrimoine au sens large et le prennent en considération dans le développement de technologies numériques, en particulier la 3D.

Cette première thématique a pour objet d’explorer ces intérêts croisés et les processus de collaborations dans des projets pluridisciplinaires, en s’interrogeant sur les apports, et sans doute les limites, du numérique (par exemple la modélisation 3D) dans une nouvelle perspective de la recherche en histoire de l’art et archéologie (hors médiation).

Les propositions pourront concerner
– La mise en place d’un vocabulaire commun
et de processus de recherche concertés entre les différents acteurs de projets. La définition d’une sémantique commune – voire d’une ontologie – est une clé à la réussite de projets pluridisplinaires qui ont mis en place des bonnes pratiques. Les communications attendues pourront s’appuyer sur des exemples de projets existants pour exemplifier la mise en place de la structuration du vocabulaire et la définition des thesaurus communs. Une attention particulière sera donnée à la façon dont le vocabulaire est fixé dans le temps et peut ainsi être réutilisé pour d’autres projets similaires de collaboration.

– L’utilisation de techniques de numérisation et la mise en place de protocoles de numérisation communs. Les techniques utilisées en numérisations d’objets d’arts sont très variées. La plupart ne sont pas développées dans l’intention de numériser de tels artefacts mais sont souvent détournées d’autres cas d’applications. Les communications attendues pourront explorer cette utilisation dans le champ de l’art et préciser la façon dont ce cas d’application particulier fait évoluer la technologie soit via de nouveaux développements techniques, soit via un protocole d’utilisation novateur. Les techniques de documentation pourront explorer les numérisations de surfaces comme les explorations non destructives des structures internes des objets. Enfin, un aspect lié au développement logiciel et son financement pourra être abordé de façon à exemplifier les moyens mis en œuvre pour financer les applications relatives à l’acquisition et au traitement des données numériques en lien avec l’art (sur le modèle développé par le logiciel CloudCompare).

-La communication des résultats scientifiques de numérisation et de documentation vers la communauté de chercheurs. La diffusion des informations collectées vers une communauté scientifique est une pratique de médiation tout à fait spécifique qui ne cherche pas à limiter ou simplifier le message communiqué mais qui vise plutôt l’exhaustivité des données collectées. Selon la quantité d’informations produites, il n’est pas toujours possible de présenter l’ensemble de ces éléments de façon concurrente, des mécanismes de filtres, de sélections, de recherche doivent être proposés pour structurer l’information de documentation des objets. À cette fin, nous attendons des communications qui portent sur les outils de médiation destinés aux chercheurs leur permettant d’augmenter les connaissances sur les objets présentés. Une attention particulière sera portée sur les propositions mettant en avant les plateformes en ligne et les applications de réalité virtuelle et augmentée.

– La pérennisation et la réutilisation des informations collectées grâce aux outils numériques sur le long terme. La collecte d’informations numériques n’est pas sans conséquence sur le plan écologique et de conservation des données à long terme. La fin de projets de recherche signe souvent l’arrêt du maintien et de l’accessibilité des données et informations produites à moyen terme. Bien que des guides de bonnes pratiques et des environnements de pérennisation de données soient disponibles pour certaines applications (via le consortium 3D, Huma-Num…), un travail important reste à mener pour intégrer cette dimension dès la planification et la réalisation des projets de recherche. Force est de constater que l’aspect humain et financier de ces missions sont souvent négligés. Les communications relatives aux méthodologies, les principes communs de pérennisation des données sont attendues. La diffusion de données implique la création et structuration de métadonnées de découverte et d’usage. Les métadonnées d’usage requièrent la description qualitative des modèles produits (résolution, qualité géométrique, texturale…). Les communications présentant la validation des modèles produits au regard des objectifs de documentations sont également les bienvenues.

Thématique 2. Usages des dispositifs numériques pour la médiation du patrimoine

L’objectif ici est d’interroger l’appropriation des dispositifs numériques de médiation du patrimoine et de réfléchir à l’apport de la médiation numérique dans la relation des publics aux objets patrimoniaux, aux institutions qui les hébergent et aux savoirs scientifiques développés sur ces objets. Par cette thématique, nous souhaitons aborder à la fois les processus de conception des dispositifs numériques (menés pour ou avec les publics et avec des acteurs divers), les expériences des publics et les différentes dimensions de l’appropriation des dispositifs9.

Les propositions pourront concerner
– Les processus de conception et ce qu’ils révèlent des imaginaires des usages
. Quels sont les publics imaginés par les concepteurs ? Que disent les processus d’élaboration des outils du public « idéal » ou « supposé » des dispositifs et de ses « bons » usages ? Quels positionnements des acteurs cela révèle-t-il ? Que disent les processus de négociation des « régimes de vérité » soutenus par les concepteurs, financeurs, ou autres acteurs du numérique patrimonial et culturel ? En quoi les processus de conception, de design et d’ajustement des dispositifs numériques sont-ils révélateurs des tensions autour de l’identification des profils des publics du patrimoine culturel visés ?

– Les interfaces, leurs fonctionnalités et leur mise en situation. Celles-ci peuvent être observés dans la mesure où elles préfigurent certains types d’expériences des publics. En quoi l’environnement numérique développé, ses composantes, ses caractéristiques, les modes de manipulation prévus, matérialisent une (ou plusieurs) figures de l’usage et de l’usager ? Quelle relation aux savoirs et aux objets patrimoniaux est configurée par le dispositif et ses éléments textuels, visuels, sonores, par les parcours proposés, par l’expérience immersive offerte ?

– La place donnée aux savoirs savants, aux savoirs vulgarisés, à l’expérience sensible, à l’émotion. S’il ne s’agit pas d’application web, en quoi le dispositif (borne, tablette…) s’intègre-t-il dans des espaces (espaces publics, espaces muséaux, espaces informationnels, institutionnels, scolaires) et quels sont les effets recherchés ou espérés par les proximités expérimentées entre le dispositif et sa « mise en situation » spatiale, institutionnelle ? Que disent les technologies de l’image, du son et de la visualisation déployées (films, hologrammes, infographies…) des usages et des publics prévus, souhaités, espérés ?

– Les enjeux de la médiation du patrimoine par et avec des dispositifs numériques. Comment les publics s’emparent-ils de ces propositions de médiations par le numérique ? Ces dispositifs sont-ils susceptibles d’amener vers le musée un « nouveau » public ? De renouveler l’expérience des publics ? De proposer une expérience sensible du patrimoine ? Quelle place occupent alors les savoirs scientifiques ? Comment les médiateurs et médiatrices s’emparent à leur tour de ces mêmes dispositifs, pour ajuster (ou pas) leurs pratiques et leurs discours ?

– Les méthodologies employées pour analyser les usages des dispositifs. Quelles analyses et hybridations méthodologiques sont actuellement expérimentées pour appréhender l’appropriation des dispositifs numériques patrimoniaux par les publics ? Quelles leçons sont à tirer de l’étude et l’analyse des usages de ces dispositifs ? Quels sont les leviers, atouts et écueils de ces méthodologies ? Quel est le rôle assigné ou le rôle assumé par des médiateurs (de musée, des bibliothèques, des espaces culturels) dans le développement des liens entre ces dispositifs, les objets mis en représentation et les publics ?

Proposition de communication

Les propositions, sous forme d’un court résumé (250-300 mots) accompagné d’un bref curriculum vitae, devront être envoyés, au plus tard le 31 janvier 2023, à Marc Gil (marc.gil@univ-lille.fr), Pierre Hallot (p.hallot@uliege.be) et Christine Aubry (christine.aubry@univ-lille.fr).

Nous informerons des communications retenues le 15 février 2023.

Comité scientifique

  • LaureBOLKA-TABARY,MaîtressedeconferencesenSciencesdel’informationetdelacommunication,GERiiCO,ULille
  • Christine DESCATOIRE, conservatrice générale du patrimoine, Musée National du Moyen Âge-musée de Cluny, Paris
  • Sophie DUTHEILLET DE LAMOTHE, conservatrice du patrimoine, Palais des Beaux-Arts de Lille
  • Philippe GEORGE, conservateur honoraire du Trésor de la cathédrale de Liège
  • MarcGIL,MaîtredeconférencesHistoiredel’artmédiéval,IRHiS,ULille
  • Thibault GUILLAUMONT, directeur de la Société Holusion, Roubaix
  • PierreHALLOT,professeurensciencesdel’informatique,laboratoiresLNA/DIVA-UnitédeGéomatique,ULiège
  • Susan KOVACS, professeure en Sciences de l’information et de la communication, ENSSIB (Villeurbanne), laboratoire Elico – ULyon, membre associée GERiiCO ULille
  • Julien MAQUET, conservateur du Trésor de la cathédrale de Liège
  • Florence RAYMOND, attachée de conservation du patrimoine, musée de l’Hospice Comtesse, Lille
  • Romain SAFFRÉ, conservateur du patrimoine, directeur des musées de Saint-Omer
  • FrédéricTIXIER,MaîtredeconférencesHistoiredel’artduMoyenÂge,CRULH,ULorraine-PôledeNancy Comité d’organisation
  • Christine AUBRY, ingénieur de recherche, IRHiS, ULille
  • Marc GIL, MCF Histoire de l’art médiéval, IRHiS, ULille
  • Pierre HALLOT, PR Documentation du Patrimoine, DIVA, ULiège Contact

• Christine Aubry, christine.aubry@univ-lille.fr, +33 (0)3 20 41 62 87

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Offre d’emploi – Past & Present Fellowships

Past & Present Fellowships are offered by the Past & Present Society and the Institute of Historical Research. Awards are for post-doctoral researchers and are available for two years. 

Applications for 2023 opening soon!

The Past & Present Society and the Institute of Historical Research will offer up to four two-year postdoctoral Fellowships in History for 2023–25, tenable at the Institute. Preference will be given to applicants who demonstrate a broad interest in processes of social, economic, political and cultural change, as manifested in their particular field of study. The Society wishes to promote work of a kind that might be published in the journal Past & Present and its book series, which is published by the Oxford University Press. 

Area of research: 

Social History (broadly defined)

Amount awarded: 

TBC

Applications for 2023 opening soon!

Eligibility requirements

  • The Fellowships will be awarded to postdoctoral applicants who have recently completed a doctoral degree in history, or who will have submitted their thesis for examination by 1 October in the academic year in which the Fellowship is to be held. It is a strict condition of the Fellowship that the thesis should have been submitted by that date.
  • Applicants may be of any nationality, and their PhD (or equivalent) may have been awarded in any country. Those who have previously held another stipendiary postdoctoral research fellowship of 12 or more months, with a salary or stipend attached to it, or a full-time lectureship, will not be eligible. The Fellowship cannot be held in conjunction with any other substantial maintenance grant, nor can it be used to fund a sabbatical year for the holder of a permanent academic position.
  • A condition of the award is that Fellows should undertake further historical research and writing. The Fellowships are envisaged as an opportunity for Fellows to develop their doctoral research for publication and to begin work on a postdoctoral project; applicants should clearly indicate their plans in both respects.
  • Fellows will be encouraged to submit their articles or books to the editors of Past & Present for consideration. Fellows will also be asked to curate a ‘virtual issue’ of the journal. Fellows will not be required to be resident in London, but should participate in the activities of the Institute, by regular attendance at and presentation of papers to appropriate seminars and by giving information and help to fellow scholars working in the same field.
  • Fellows are expected to develop their own ideas for collaborative activities while at the Institute and some limited funds will be available to help support these activities.
  • At the discretion of the Director of the Institute, Fellows may engage in teaching or other paid work for up to six hours a week (note however that some categories of non-national may need to obtain a work permit in order to undertake this).

Surce : Institute of Historical Research

Publié dans Offre d'emploi | Laisser un commentaire

Colloque – Rechtshandschriften des 8. und 9. Jahrhunderts

Die Tagung findet am 23. und 24. März 2023 an der Universität zu Köln im Rahmen des Akademie-Projekts « Edition der fränkischen Herrschererlasse » statt und versammelt Forscherinnen und Forscher, die zu Handschriften weltlichen und kirchlichen Rechts des Frühmittelalters arbeiten.

Rechtshandschriften des 8. und 9. Jahrhunderts

Die Erforschung von Rechtshandschriften des frühen Mittelalters hat in den letzten Jahren einen spürbaren Aufschwung erfahren. Zahlreiche Studien widmen sich der Aufarbeitung der handschriftlichen Überlieferung von Rechtstexten, untersuchen deren Gebrauch, Funktion und Relevanz oder betrachten in Mikrostudien einzelne Manuskripte. Zugleich gewinnt dadurch der grundwissenschaftliche Zugang rechtshistorischer Forschung an Bedeutung. Die Tagung versammelt Forscherinnen und Forscher, die zu Handschriften weltlichen und kirchlichen Rechts arbeiten. Dabei soll nach den Potenzialen und Grenzen der Erforschung von Rechtscodices gefragt werden. Gibt es Merkmale, die Rechtshandschriften von anderen Handschriftengattungen unterscheiden? Gibt es konstitutive Merkmale einer Rechtshandschrift? Welche Benutzungs- und Gebrauchsspuren sowie Rezeptionskontexte lassen sich beobachten? Was verrät die Produktion von Rechtshandschriften über die frühmittelalterliche Gesellschaft? Diese und weitere Fragen sollen auf der Tagung erörtert werden.

Programme :

Donnerstag, 23. März 2023

13:00 Dominik Leyendecker / Dominik Trump: Begrüßung und Einführung

13:15 Britta Mischke: Zerpflückt und durch einen „skrupellosen Transmitter“ entstellt – Die Fragmente der italienischen „Collectio Thuana“

14:00 Thomas Gobbitt: Scribal Hands or Scribal Stints: Vatican, Biblioteca Apostolica Vaticana, MS Vat. Lat. 5359

Pause

15:15 Magali Coumert: Producing Norms in Carolingian Brittany

16:00 Daniela Schulz: Never Judge a Book by its Cover. Some Observations on Cod. Guelf. 50.2 Aug. 4°

Pause

17:15 Horst Lößlein / Christoph Walther: Eine Formelsammlung aus Flavigny und die „Rechtshandschrift“ Paris, BnF, Lat. 2123 – Die Genese der Sammlung und ihr Überlieferungskontext

Freitag, 24. März 2023

9:00 Helena Geitz: Päpstliches Recht vs. eigene Initiative: Die Synode von 721 im Rahmen der Corbie-Redaktion der Collectio Vetus Gallica

9:45 Benedikt Lemke: Paris, BnF, Lat. 4627 – Ein lebendiges Rechtshandbuch zwischen Recht und Liturgie

Pause

11:00 Sven Meeder: Mehr als die Summe seiner Teile: Kirchenrecht in praktischen Handbüchern

11:45 Till Stüber: Kirchenrecht in der späten Karolingerzeit: Der Ambrosianus A. 46 inf. und seine Glossen

Pause

13:00 Zachary Chitwood: Imperial Imprimatur: The Byzantine State, the Earliest Athonite Legal Documents and Legal Pluralism, 9th–10th Centuries

13:45 Karl Ubl: Zusammenfassung und Ausblick

Informations pratiques :

Veranstalter : Akademie-Projekt « Edition der fränkischen Herrschererlasse »

Veranstaltungsort : Universität zu Köln (Deutschland)

23.03.2023 – 24.03.2023

Source : H-Soz-Kult

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Publication – Marie Bassano, « De maître à élève. Enseigner le droit à Orléans (c.1230-c.1320) »

This book focuses on the teaching methods and doctrine produced at the Orléans law school between 1230 and 1320. This crucial period in the history of legal science was the heyday of the Orléans studium, whose writings spread throughout the medieval West and whose students joined the careers of high public administration, royal or ecclesiastical.

While highlighting the part played by the Orléans jurists in the tremendous renewal of legal teaching methods and legal concepts in the 13th century, this book sheds light on the mechanisms of doctrinal transmission which, from masters to students, forged a genuine scolar identity over time.

Marie Bassano, Ph.D. (2008) is a professor of legal history at the University of Toulouse Capitole. Her work focuses on learned legal doctrine, both civil and canonical, from the 12th to the 15th century.

Table des matières :

Avant-propos
Remerciements
Liste des tableaux
Abréviations

Introduction : Les ruisseaux de science

1 Enseigner et étudier le droit à Orléans (1230-1320)
 1 Les lieux
 2 Les hommes
 3 Le temps

Partie 1 Construire la science du droit

Introduction à la Partie 1

2 De l’étude à l’enseignement : une pédagogie de l’argumentation
 1 Etudier les textes : le parcours scolaire
 2 Enseigner les textes : les débuts du parcours professionnel

3 De la compréhension a l’interprétation : l’utilisation de l’outil linguistique pour éclairer le sens
 1 Les mots et le sens : verba legis, mens legis et ratio legis dans la doctrine orléanaise
 2 Le lieu de cristallisation de la question linguistique : la conception orléanaise de l’interprète et de l’interprétation

4 De la similitude au syllogisme : l’affirmation de la spécificité du raisonnement juridique
 1 La construction d’une logique juridique
 2 La revendication d’une spécificité de la logique juridique

Partie 2 Former des administrateurs

Introduction à la Partie 2

5 La plus complète des écoles doctrinales : multiplicité des sources et rigueur méthodologique
 1 Lire le texte juridique
 2 Utiliser la doctrine

6 La meilleure des formations scolaires : savoir orléanais et rivalités académiques
 1 La confrontation des savoirs
 2 La destruction des barrières académiques

7 L’Ecole des administrateurs : droit et éthique de la chose publique
 1 L’hésitation orléanaise autour de la réalité d’une théorie générale de la puissance publique
 2 La cristallisation de principes généraux appelant à l’éthique de l’agent public

Conclusion : Le Maître de mon Maître

Annexe 1 : Notices biographiques des étudiants et enseignants liés au studium d’Orléans (1230-1343)
Annexe 2 : Productions des étudiants et enseignants liés au studium d’Orléans (1230-1320)
Sources et bibliographie
Index nominum
Index rerum

Informations pratiques :

Marie Bassano, De maître à élève. Enseigner le droit à Orléans (c.1230-c.1320), Leyde–Boston, 2022 ; 1 vol., 960 p. (Medieval Law and Its Practice, 37). ISBN : 978-90-04-21223-7. Prix : € 228,00.

Source : Brill

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – « Comptoirs du monde. Les Feitorias portugaises du XVe-XVIIe siècle »

Dans le cadre de la saison France-Portugal, l’histoire d’un phénomène encore largement méconnu du grand public : les feitorias.

Catalogue de l’exposition présentée au château d’Angers du 9 juin au 9 octobre 2022.

Dans la seconde moitié du XIVe siècle, ravagé par des épidémies de peste et par une guerre de succession, le Portugal, exsangue, se lance pourtant dans une expansion, au départ fortement teintée de prétextes religieux. Se développent ainsi les comptoirs (feitorias) : entrepôts installés dans les zones côtières, construits dans le but de centraliser et, ainsi, de dominer le commerce des produits locaux vers le royaume (et de là vers l’Europe). Ils fonctionnent à la fois comme marché, entrepôt, lieu de rétention des esclaves, point d’appui à la navigation et aux douanes. Ainsi les Portugais détournent à leur profit une grande partie du commerce des épices vers l’Europe, jusqu’ici assuré par Venise. À Lisbonne, la Casa da lndia, centre de réception des marchandises de l’Orient, régule ce système, dès sa création en 1500. Un autre volet de l’empire commercial est la feitoria de Flandres, à Anvers, où les Portugais redistribuent les marchandises dans les pays de l’Europe du Nord. La conjoncture internationale pousse le Portugal à créer, dans le dernier quart du XVIe siècle, un second complexe économique entre les deux rives de l’Atlantique. De nombreuses feitorias sont alors créées le long des côtes d’Afrique occidentale et australe, dans l’océan Indien et au Brésil, de plus en plus centrées sur le commerce des esclaves.

Après des éclairages historiques et artistiques, l’ouvrage déploie un portfolio d’œuvres accompagnées de notices suivant les axes de l’exposition : La construction d’une histoire héroïque / Que vont-ils chercher ? / L’Afrique / L’Inde / Le Japon, la Chine, le Brésil.

Informations pratiques :

Comptoirs du monde. Les Feitorias portugaises du XVe-XVIIe siècle, Paris, Éditions du Patrimoine, 2022 ; 1 vol., 68 p. ISBN : 978-2-75770-829-3. Prix : € 12,00.

Source : Éditions du Patrimoine

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Amédée V de Savoie (1285-1323)

Salle du comte rouge, château de Chambéry Chambéry, France (73)

Le 16 octobre 1323, le comte Amédée V, alors âgé de 70 ans, mourait à Avignon, au terme d’un principat de 38 années, qui a été, avec celui d’Amédée VIII, un des plus longs parmi ceux des princes de la maison de Savoie. Né vers 1252-1253, Amédée a accédé à la dignité de comte de Savoie à l’âge de la maturité, autour de 33 ans, en 1285. Si son avènement semblait devoir s’imposer, il dut laisser des gages à ses frère et neveu par la création et la reconnaissance des apanages de Vaud et de Piémont-Achaïe.

Amédée V a hérité de ses oncles, les comtes Pierre II (1263-1268) et Philippe Ier (1268-1285), d’une principauté dont les bases en matière administrative et financière étaient déjà robustes. Il s’est attaché, durant presque quatre décennies, à consolider et développer cet édifice.De son principat, les chroniques tardives ont retenu son ardeur militaire et ses principaux faits d’armes sont bien connus. Amédée a surtout hérité d’une situation territoriale complexe qui l’a contraint à un état de guerre quasi permanent face aux concurrents traditionnels du monde alpin, les dauphins de Viennois et le comte de Genève en tête.

Constamment en lutte, le comte a réussi non seulement à préserver ses frontières mais encore à étendre ses possessions.Son premier mariage avec Sybille de Bâgé en 1272 lui a permis d’intégrer la Bresse aux possessions comtales. Sa seconde union, avec Marie de Brabant, a fait de lui, par la suite, le beau-frère du nouveau roi des Romains Henri VII. Interlocuteur internationalement reconnu, le comte a su mener, au gré de l’évolution de ses intérêts, une habile politique diplomatique entre Empire, royaumes d’Angleterre et de France et Papauté. Amédée V a également été un grand bâtisseur et un voyageur infatigable. C’est enfin lui qui a adopté définitivement les armoiries de gueules à croix d’argent de la principauté savoyarde.

Sept cents ans après la mort du comte, ce colloque se propose donc, grâce aux travaux et recherches en cours, de réaliser un tour d’horizon sur les enjeux de ce long principat en termes de pouvoir symbolique et politique. Les communications pourront porter notamment sur les liens entre le comte, les nobles et les églises, sur le contrôle territorial et les relations avec les seigneuries laïques ou ecclésiastiques et sur les modalités de financement de la politique comtale. On accordera une attention particulière aux contacts (diplomatiques, culturels…) avec les espaces voisins ou lointains.

Le colloque se tiendra les 16 et 17 octobre 2023 à Chambéry.

Modalités de contribution

Pour toute proposition de participation, merci de renvoyer, à l’une des adresses ci-dessous, un court texte ne dépassant pas une page qui sera examiné par le comité scientifique du colloque. 

avant le 30 janvier 2023.

Les propositions de communication sont à renvoyer aux membres du comité scientifique : christian.guillere@univ-smb.fr, vincent.borrel82@laposte.net, jean-louis.gaulin@univ-lyon2.fr, laurent.ripart@univ-smb.fr, anne.lemonde@univ-grenoble-alpes.fr, luisa.gentile@cultura.gov.it

Comité scientifique

  • Christian Guilleré
  • Vincent Borrel
  • Jean-Louis Gaulin
  • Laurent Ripart
  • Anne Lemonde
  • Luisa Gentile

Source : Calenda

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire