Appel à contribution – Interroger la matière des sources : une approche partagée ?

Depuis les années 1980, plusieurs disciplines – archéologie, histoire et histoire de l’art, entre autres – participent de façon plus ou moins évidente à la considération matérielle et technique des sources. La réception de cette approche, de ce « tournant matériel » (materiality turn), invite les chercheurs à considérer ces dernières comme des objets d’études en tant que tels. Aussi, les notions de « culture matérielle » et de « chaîne opératoire » sont des récurrences en archéologie, et la matérialité physique des documents dans les sciences historiques s’est pleinement affirmée. Nous nous questionnons sur la place réelle de cette considération matérielle dans le discours scientifique.

L’artisanat ou la part technique des sources est une clef indispensable de leur caractérisation et de leur classification. La nature et la matière de ces supports matériels, qu’ils soient graphiques, photographiques, lithiques, numismatiques ou encore céramiques, sont appréhendées par des approches nombreuses et souvent complémentaires : archéologie expérimentale, restauration, bibliographie matérielle, analyse par des procédés physico-chimiques etc… Des exemples précis seront sollicités pour préciser ces usages. La considération des « techniciens, petites mains et autres travailleurs invisibles », producteurs de nos sources, est une piste novatrice.

Dans les faits, le contact direct avec les documents peut varier considérablement selon ses caractéristiques techniques. Il peut être plus ou moins accessible et manipulable, numérisé ou exposé, dans une collection privée ou publique, et l’ensemble de ces spécificités pratiques influent très concrètement sur la production savante. En d’autres termes, nos données sont indissociables et tributaires de la nature tangible de nos sources. De quelles manières ces caractéristiques techniques influencent-elles la production des données ? Et quels sont les apports possibles de cette considération matérielle ? Peut-elle s’étendre à d’autres sources, à l’instar de la stratigraphie ou de l’architecture ?

Aujourd’hui, les outils informatiques permettent la production d’objets numériques ou de sources dématérialisées. Les modélisations 3D, ou les photographies très spécifiques d’œuvres d’art par exemple, permettent de s’éloigner physiquement de l’objet et révèlent aussi des caractéristiques techniques inattendues. Quelles sont les conséquences de ces approches sur l’appréhension matérielle de nos objets d’études ?

Surtout, quelles sont les convergences possibles entre pratiques savantes d’archéologues, d’historiens et d’historiens de l’art ? L’appel est adressé spécialement aux doctorants. Des propositions très diverses sont également attendues, y compris hors du cadre universitaire, avec la présence souhaitée d’acteurs des musées, des archives, des bibliothèques par exemples. Cette journée d’étude libre et non circonscrite à un seul domaine, est l’occasion de confronter notre regard sur la matérialité de nos sources, et d’évoquer, de façon peut-être moins formelle, la pratique quotidienne de la recherche.

Organisateurs :

Dokima est un groupe de doctorants de l’université de Bourgogne – Franche-Comté dont l’une des activités est d’organiser des journées d’étude, séminaires et d’autres activités scientifiques. Les organisateurs de la journée sont tous membres de Dokima et doctorants au laboratoire ARTEHIS :

Adrien Frénéat : doctorant à l’université de Bourgogne avec un sujet de thèse portant sur Ernest Chantre (1843-1924) et la Protohistoire européenne.

Gaëtan Koenig : doctorant à l’université de Bourgogne avec un sujet de thèse portant sur l’étude des systèmes d’entrée des châteaux, maisons-fortes et de villes en Bourgogne.

Mégane Mignot : doctorante à l’université de Bourgogne avec un sujet de thèse portant sur l’étude géoarchéologique du territoire de Vix de la Protohistoire à nos jours.

Modalités de l’appel :

Date limite de remise des titres et propositions d’intervention le 13 février par courriel à Adrien.Freneat@u-bourgogne.fr.

Les propositions de communication comprendront un texte de 1500 signes maximum, incluant un titre et un résumé. Nous vous prions d’indiquer également vos noms, coordonnées, université ou institution de rattachement. Chaque intervention devra durer une vingtaine de minutes. Les réponses du comité d’organisation et du comité scientifique seront données le 28 février au plus tard.

Les organisateurs assureront le déjeuner pour les communicants (buffet froid), tandis que les frais de transport et d’hébergement seront à la charge des participants. La retransmission de la journée en visioconférence n’est pas prévue.

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Publication – Alexis Fontbonne, « Introduction à la sociologie médiévale »

La sociologie a fait un usage privilégié du Moyen Âge pour se constituer en discipline autonome. Auguste Comte, Émile Durkheim, Max Weber, et plus tard Pierre Bourdieu ont ainsi pensé les transformations des sociétés contemporaines depuis la distance offerte par cette période et forgé des concepts à valeur générale comme le charisme, la rationalisation ou l’habitus. Les médiévistes ont pu à leur tour s’en emparer et les mobiliser. Mais le dialogue, déjà fécond, entre histoire et sociologie n’est pas sans poser de difficultés, notamment parce que certaines notions se fondent sur un Moyen Âge qui n’existe plus, tant les représentations et connaissances sur cette période ont évolué au cours du dernier siècle.

Alexis Fontbonne propose ici de faire revenir la sociologie à l’étude du Moyen Âge, afin de poser les bases d’une véritable sociologie médiévale. S’appuyant sur les derniers travaux de la médiévistique, il présente une démarche, qui, à partir d’outils et de déconstructions critiques, devrait permettre une meilleure compréhension des pratiques sociales et de l’univers mental du Moyen Âge et proposer un renouvellement de certains concepts sociologiques.

Médiéviste, Alexis Fontbonne est membre associé du Centre d’études en sciences sociales du religieux (EHESS-CNRS)

Informations pratiques :

Alexis Fontbonne, Introduction à la sociologie médiévale, Paris, CNRS Éditions, 2023 ; 1 vol., 360 p. ISBN : 978-2-27113-481-3. Prix : € 25,00.

Source : CNRS Éditions

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Séminaire – De l’écrit à l’écran. Objets numériques et matérialité des sources écrites

Un séminaire interlaboratoires de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, co-organisé par Elodie Attia, Emmanuelle Chapron, Sébastien Douchet et Anne Mailloux.

Les séances ont lieu à la MMSH (Aix-en-Provence) de 13h30 à 16h30 et simultanément sur Zoom.

1. Séance du 8 décembre 2022. Phénoménologie de la perception du document virtuel : comment les approches numériques influencent-elles notre perception ?

ATTENTION !! SEANCE ANNULEE

2. Séance du 12 janvier 2023. Les outils du numérique : bilan, biais, perspectives

MMSH, salle B 279.

Participer à la réunion Zoom

https://univ-amu-fr.zoom.us/j/87226965311?pwd=aG5GRkttU1N3OVJ6QXNnRStITnhIQT09

Maria Gurrado (IR, IRHT), Paléographie numérique et “expertise” de l’écriture.

Qu’est-ce que le numérique change à la paléographie et l’expertise traditionnelle des écritures? On examinera la proposition de Graphoskop par rapport à d’autres propositions actuellement en cours.

Comment la cartographie numérique a-t-elle changé le rapport du cartographe à son terrain ? Avec une intervention de Jean-Luc Arnaud (Telemme).

Bibliographie Jean-Luc Arnaud

Arnaud, J.-L., « Nouvelles méthodes, nouveaux usages de la cartographie et de l’analyse spatiale en histoire », dans J.-P. Genet et A. Zorzi (dir.), Les historiens et l’informatique : un métier à réinventer, Rome, Ecole française de Rome, 2011, p. 199-220.

En ligne sur HALSHS https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01219083/document

Arnaud, J.-L., « Lire / consulter les cartes – reproductions numériques et outils de navigation », dans Imagerie numérique et patrimoine, In-Situ. Revue des patrimoines, 39-2019

En ligne sur Open édition https://journals.openedition.org/insitu/22016

« Comprendre l’innovation en cartographie ». Dossier thématique, Mappemonde, n° 131, 2021.

En ligne : https://journals.openedition.org/mappemonde/

Arnaud, J.-L. et Suarez R., « De l’analogique au numérique – Eléments de méthode pour le traitement des documents cartographiques », Humanités numériques n° 7. Numérisation du patrimoine et modélisation des connaissances, A paraître en 2023.

3. Séance du 9 février 2023. Faut-il jeter ses fiches ?

Comment pense une base de données numériques ? Que nous apporte la confrontation avec d’autres “ordres matériels du savoir” ? Avec une intervention de Johanna Daniel (INHA).

4.  Séance du 9 mars 2023. Ecologie, éthique, usages : les approches du document à l’aune des technologies numériques.

5. Séance du 13 avril 2023. Le numérique et le faux : identification, fabrication, perception.

Les outils numériques ont-ils changé la diplomatique ? Avec une intervention de Sébastien Barret (IRHT)

6. Séance du 11 mai 2023. Séance conclusive. Le goût de l’archive à l’âge du numérique.

Avec une intervention de Caroline Muller (Rennes 2), coordinatrice du programme “Le goût de l’archive à l’ère numérique”

Source : Archives en bibliothèques

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Publication – « L’Évêque contesté. Les résistances à l’autorité épiscopale des Pays-Bas à l’Italie du Nord », dir. Hérold Pettiau et Anne Wagner

Ce volume analyse, du IXᵉ au XVIIIᵉ siècle, les phénomènes de remises en cause de l’autorité de l’évêque ou des résistances aux réformes entreprises et aux changements des axes d’action de celui-ci, en tenant compte du cadre local et du contexte international, des Pays-Bas à l’Italie du Nord.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

L’Évêque contesté. Les résistances à l’autorité épiscopale des Pays-Bas à l’Italie du Nord, éd. Hérold Pettiau, Anne Wagner, Paris, Classiques Garnier, 2023 ; 1 vol., 249 p. (Rencontres, 557 ; Histoire religieuse, 9). ISBN : 978-2-406-13356-8. Prix : € 25,00.

Source : Classiques Garnier

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Bourse – MGH-Fellowships

Die Monumenta Germaniae Historica (MGH) sind eine außeruniversitäre Forschungseinrichtung für die Erforschung der Geschichte des Mittelalters mit einem Schwerpunkt auf der Edition lateinischer Quellen. Ihr Förderverein „Pro arte edendi – Freunde der MGH e.V.“ vergibt 2023 an Promovierende und Postdocs zwei MGH-Fellowships für editorische und quellenkundliche Arbeiten. Gute Deutschkenntnisse sind erforderlich.

Fellows erhalten Reisekosten in üblicher Höhe von ihrem Wohnort nach München und zurück sowie 2.000 Euro für ihre Aufenthaltskosten. Die MGH helfen bei der Unterkunft-Suche. MGH-Fellows werden einen Monat im Münchner Institut bei ihren Forschungen unterstützt durch persönliche Betreuung von MGH-Wissenschaftler/-innen und einen festen Arbeitsplatz im Lesesaal der MGH-Bibliothek. MGH-Fellows erhalten vor Ort eine Einführung in die digitalen Editionsmethoden der MGH. Durch Kooperationen mit Lehrstühlen der Ludwig-Maximilians-Universität haben MGH-Fellows zudem die Möglichkeit, je nach Aufenthaltstermin in Oberseminaren, Kolloquien oder bei einer Summer School ihr Projekt vorzustellen und zu diskutieren. Als MGH-Fellows werden sie Teil einer internationalen Gemeinschaft, die sich der mediävistischen Grundlagenforschung verschrieben hat.

Anforderungen:

  • Ein Forschungsprojekt / eine Promotion mit Schwerpunkt in editorischer und/oder quellenkundlicher Arbeit in fortgeschrittenem Stadium
  • gute Deutschkenntnisse

Zum Verfahren:

Bewerbungen können bis 31. März 2023 eingereicht werden. Die Bewerbungen werden durch den Vereinsvorstand bewertet. Alle Bewerber/-innen werden Anfang Mai 2023 über das Auswahlergebnis informiert. Nach Erhalt der Zusage kann in Absprache mit den MGH der Aufenthaltsmonat von Juli 2023 bis März 2024 frei gewählt werden.

Einzureichen sind:

  • kurze Beschreibung des Forschungsprojekts (1-2 Seiten); Nachweis des fortgeschrittenen Stadiums der Forschungsarbeit
  • kurze Zusammenfassung der wissenschaftlichen Aktivitäten / Studienaktivitäten (1 Seite)
  • Lebenslauf
  • Empfehlungsschreiben des Hochschullehrers oder der Hochschullehrerin (mindestens eine Empfehlung)

Bitte senden Sie Ihre Bewerbung in einem PDF-Dokument an den Vereinsvorsitzenden Prof. Dr. Marc-Aeilko Aris: foerderverein@mgh.de

Source : Monumenta Germaniae Historica

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Offre d’emploi – Postdoctoral Fellow in the Study of Historical Psychology in Latin Texts

Harvard University
Department of Human Evolutionary Biology

Position Description: 

We seek a postdoctoral fellow with research experience in computational approaches to language and literature to work on a cross-institutional project on the study of historical psychology in Latin texts. This is a one-year full-time position beginning in Spring 2023 and potentially renewable for one additional year. Besides regular meetings with the project PI, Joe Henrich (Harvard University; Culture, Cognition, and Coevolution Lab), and co-PI, Jonathan Schulz (George Mason University), the position will entail close collaboration with the Quantitative Criticism Lab, co-directed by Joseph Dexter (Harvard University) and Pramit Chaudhuri (University of Texas at Austin). The aim of the project is to develop computational methods for the study of diachronic changes in psychology based on current research in the social sciences and recent advances in computational text analysis for Latin and other pre-modern languages. The work forms part of a larger multi-institutional project, funded by the Templeton Foundation, entitled “Religion, Family Structure and the Origins of Individual Freedom and Economic Prosperity.”

The successful applicant will join a cross-disciplinary, highly collaborative team of humanists, social/life scientists, and data scientists; this position will contribute to the team through expertise in natural language processing, corpus linguistics, computational literary studies, digital humanities, or a related area. Experience in Latin language and literature is desirable, but interested applicants who have worked on other literary traditions, or on text mining of large English corpora, are strongly encouraged to apply and will receive full consideration. Other desired but optional areas of experience include one or more of the following: cultural analytics, cultural evolution, history of ideas, and lexicography. The fellow will have no teaching responsibilities.

Basic Qualifications: 

A Ph.D. in a computational, statistical, linguistic, or literary field is required; possible disciplines include (but are not limited to) anthropology, applied mathematics, bioinformatics, classics, cognitive science, comparative literature, computer science, English, evolutionary biology, information science, linguistics, psychology, and statistics. By the start date of the position, applicants should either have the Ph.D. in hand or be able to provide certification from their home institution that all degree requirements have been fulfilled. The Culture, Cognition, and Coevolution Lab space is based at Harvard University; residence near Cambridge during the fellowship period is preferred but not required.

Special Instructions:

Applicants should submit the following materials by February 15, 2023 at https://academicpositions.harvard.edu/postings/11991.

– Cover letter describing their interest in the position and any relevant prior work;

– CV;

– Short (1-3 page) summary of past and current research interests, which gives particular attention to any computational work and includes links to a GitHub page or other online coding portfolio, if available;

– Writing sample of not more than 30 pages;

– Names and contact information of three referees (letters will be requested only for short-listed candidates).

Contact Information:

Questions regarding the position may be directed to jdexter@fas.harvard.edu. Given the interdisciplinary nature of the position, interested applicants are encouraged to discuss their interests and qualifications with the project team before applying.

We are an equal opportunity employer and all qualified applicants will receive consideration for employment without regard to race, color, religion, sex, national origin, disability status, protected veteran status, gender identity, sexual orientation, pregnancy and pregnancy-related conditions or any other characteristic protected by law.

Source : The Medieval Academy Blog

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Publication – Michel Pastoureau, « Les Couleurs au Moyen Âge. Dictionnaire encyclopédique »

Etudier l’histoire des couleurs n’est jamais un exercice facile. Le Moyen Âge ne fait pas exception, bien au contraire. Sur les objets, les images et les œuvres d’art qu’il nous a laissés, nous voyons les couleurs non pas dans leur état d’origine mais tel que le temps les a transformées ; l’écart est parfois considérable. Nous les voyons en outre dans des conditions de lumière sans rapport avec les éclairages anciens, tous produits par des flammes. A ces difficultés documentaires et matérielles s’ajoute l’impossibilité de projeter dans le passé, sans précaution aucune, nos connaissances actuelles, nos définitions, nos classifications, nos sensibilités. Ce n’étaient pas celles du Moyen Âge, ni celles de l’Antiquité ou des temps modernes. Le danger d’anachronisme est là qui guette l’historien à chaque coin de document.


Le présent dictionnaire tente de cerner ce qu’est la couleur au Moyen Âge, tantôt matière, tantôt lumière, tantôt vocable, tantôt concept. Pour ce faire, il nous propose un ensemble d’environ deux cents notices, prenant en compte tous les domaines où la couleur est à l’œuvre : le lexique et les faits de nomination, la chimie des pigments et des colorants, les techniques de peinture et de teinture, les systèmes vestimentaires et les codes qui les sous-tendent, la place de la couleur dans la vie quotidienne, les règlements émanant des autorités, les moralisations des hommes d’Eglise, les spéculations des hommes de science, les créations artistiques et littéraires, le monde des emblèmes et des symboles.
Le dictionnaire lui-même est accompagné d’un ensemble de trente-deux documents iconographiques, commentés avec précision et mettant en valeur les différentes fonctions de la couleur dans les images médiévales. Historien, spécialiste des couleurs, des images et des emblèmes, Michel Pastoureau est directeur d’études émérite de l’École pratique des hautes études, où il a occupé pendant 35 ans la chaire d’histoire de la symbolique occidentale. Il a publié une soixantaine de livres, dont plusieurs ont été traduits dans une trentaine de langues. Sous la forme d’un dictionnaire, le présent ouvrage met à la disposition d’un public élargi le bilan des travaux qu’il a conduits depuis un demi-siècle sur l’histoire des couleurs au Moyen Âge.

Informations pratiques :

Michel Pastoureau, Les Couleurs au Moyen Âge. Dictionnaire encyclopédique, Paris, Le Léopard d’Or, 2022 ; 1 vol., 360 p. ISBN : 978-2-86377-283-6. Prix : € 60,00.

Source : Le Léopard d’Or

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Conférence – Benoît Beyer de Ryke, « Jean Tauler, le disciple strasbourgeois de Maître Eckhart »

Benoît Beyer de Ryke
Historien médiéviste et philosophe
Collaborateur scientifique à l’Université Libre de Bruxelles
Membre du Collège des Alumni de l’Académie royale de Belgique

Avec Eckhart et Suso, Tauler est l’un des trois grands représentants de la « mystique rhénane » du XIVe siècle. Sa vie, assez mal connue, peut se résumer de la sorte. Il est né à Strasbourg autour de 1300, dans une famille aisée. Dès l’adolescence, il entre chez les dominicains où il est marqué par l’enseignement de Maître Eckhart. En 1339, les dominicains sont chassés de Strasbourg, car ils soutiennent le pape contre l’empereur germanique. Tauler réside quelques mois à Cologne, puis plusieurs années à Bâle. Il revient ensuite dans sa ville natale, où il assume la direction spirituelle d’un couvent de dominicaines et d’un groupe de laïcs parmi lesquels les « Amis de Dieu ». Ce sont ces moniales qui ont mis par écrit ses prédications, dont 83 sont parvenues jusqu’à nous. Il meurt le 16 juin 1361.

Informations pratiques :

Monsieur Benoît Beyer de Ryke dispensera au Collège Belgique un cours-conférence intitulé « Jean Tauler, le disciple strasbourgeois de Maître Eckhart » le 31 janvier 2023 à 17h.

Inscription – Conférence : Jean Tauler, le disciple strasbourgeois de Maître Eckhart

Jean Tauler, né vers 1300 à Strasbourg et mort en 1361 dans cette même ville, est un théologien, un mystique et un prédicateur alsacien influent. Dominicain, il fut le disciple strasbourgeois de Maître Eckhart. Il conseillait les « Amis de Dieu », un mouvement de pieux laïcs en quête de spiritualité très actif en cette période. C’est grâce à lui, et à Henri Suso, que la pensée de Maître Eckhart a franchi les siècles.

Toutes les informations sur cette conférence sont disponibles sur notre site.

Argumentaire :

Jean Tauler (vers 1300-1361)[1] est né et mort à Strasbourg[2]. Issu d’une famille bourgeoise très aisée, il entre chez les dominicains de sa ville natale vers 1315[3]. Il y suit le cursus d’études qui, chez les prêcheurs, dure de sept à huit ans. Il a certainement côtoyé Eckhart pendant la période strasbourgeoise (1313-1323/1324). On ne pense pas toutefois que Tauler ait accompagné le Thuringien lorsqu’il est allé enseigner au Studium generale de Cologne. De sorte qu’il n’y a sans doute pas rencontré Suso comme on l’a prétendu quelques fois. Lors du Reichstag de Francfort en 1338, Louis de Bavière, bravant l’interdit lancé par le pape Benoît XII (1334-1342, alias Jacques Fournier) contre Strasbourg qui était restée fidèle à l’empereur, ordonna que l’on célèbre le culte religieux dans la ville, ce qui contraignit les prêcheurs à l’exil car ils étaient fidèles à la papauté. Expulsé de Strasbourg en 1339, avec tous les dominicains, Tauler réside alors quelque temps à Cologne, puis quatre ans à Bâle, où il fait la connaissance du prêtre séculier Henri de Nördlingen et de la mystique dominicaine Margaretha Ebner († 1351), deux figures de proue du groupe fervent des Amis de Dieu (Gottesfreunde)[4]. Au cours de ces années bâloises, il se rend à plusieurs reprises à Cologne, probablement pour s’y procurer des copies de textes spirituels. De retour en 1343 à Strasbourg, qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort, sauf pour des voyages épisodiques, Tauler poursuit son compagnonnage avec les Amis de Dieu, dont le banquier strasbourgeois Rulman Merswin[5] est le représentant le plus célèbre et le principal promoteur. Issu d’une famille riche et influente de Strasbourg, Rulman Merswin est né en 1307. En 1347, âgé d’une quarantaine d’années, il se retire des affaires et des mondanités pour mener une vie de pénitence avec sa femme, et c’est en 1348 qu’il choisit Tauler comme maître spirituel. Plus tard, après la mort de Tauler, il fera l’acquisition d’un ancien prieuré bénédictin à l’abandon, dans le quartier maraîcher, en un lieu-dit l’Île Verte (daz Grüne Woerth), afin d’y fonder un ermitage. En accord avec les autorités ecclésiastiques, il y installera des chapelains séculiers, puis, suite à des querelles, ceux-ci seront remplacés par des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1370. En 1371, sa femme étant morte, Rulman Merswin viendra alors vivre à la commanderie[6] où il mourra en 1382. Merswin y rédigea quelques ouvrages, dont Le livre des neuf rochers qui eut un certain succès. Rulman Merswin fut par ailleurs l’auteur d’une supercherie qui suscita de vives controverses et fit couler beaucoup d’encre. Francis Rapp en donne un bon résumé : « La bibliothèque de l’Île Verte contenait un ensemble de lettres et de traités attribués à « l’Ami de Dieu de l’Oberland ». Ce personnage y racontait sa conversion et son apostolat dont l’instrument était la société des « Amis de Dieu ». Merswin était un membre éminent de cette compagnie. Depuis la fin du XIXe siècle, les historiens ont acquis pour la plupart la conviction que le bourgeois retiré des affaires inventa la figure de « l’Ami de Dieu de l’Oberland » afin de faciliter la diffusion de ses propres idées ; il pensait qu’en les insérant dans cette fiction littéraire, et en y injectant une dose de mystère, il retiendrait à coup sûr l’attention des lecteurs »[7]. Mais revenons à Tauler. D’après Pomerius (XVe s.), le premier biographe de Ruusbroec, Tauler aurait rendu plusieurs fois visite à Ruusbroec à Grœnendael, mais rien n’est moins sûr. Ceci témoigne toutefois du fait que la réputation de Tauler s’était répandue fort loin[8]. Par contre, il est exact que Tauler a connu L’ornement des noces spirituelles que Ruusbroec a envoyé en 1350 aux Amis de Dieu. Tauler est décédé le 16 juin 1361, cinq ans avant Suso, comme nous l’apprend une dalle funéraire[9] conservée aujourd’hui au Temple Neuf, dans l’ancien cloître du couvent des dominicains de Strasbourg[10].

Tauler est essentiellement prédicateur et directeur spirituel. Sa doctrine n’a pas fait l’objet d’un enseignement systématique, elle est exposée dans ses Sermons en allemand, lesquels, au nombre de 83, nous sont connus par des reportationes, des notes d’auditeurs. Le thème principal de la prédication de Jean Tauler, écrit le P. Édouard-Henri Wéber, « est sans contredit celui de la naissance du Fils ou Verbe de Dieu en l’âme du croyant »[11]. Ce que l’on exprime également par les termes de théogénésie ou d’inhabitation. Tauler appelle Gemüt le lieu qui en l’homme est « capable de Dieu ». Dans son Sermon pour la fête de Noël (Sermon 1), il développe la thèse des trois nativités : génération éternelle du Fils dans l’essence divine, naissance de Jésus à Bethléem, naissance de Dieu en l’âme bonne. Tauler reprend donc le cœur de la mystique eckhartienne, à savoir la déification du chrétien. Toutefois, plus prudent qu’Eckhart, il insiste davantage encore sur le rôle de la grâce dans cette transformation, reprenant après son Maître la phrase de Maxime le Confesseur : « Devenir par grâce ce que Dieu est par nature ». Par ailleurs, il souligne que l’union de l’âme à Dieu n’abolit pas la distinction de leurs natures. Comme Eckhart, Tauler s’inspire des philosophes païens, de Platon et surtout de Proclus (cf. Sermons 44, § 5 et 53, § 2) qu’il connaît par Berthold de Moosburg, le successeur d’Eckhart à la tête du Studium generale de Cologne en 1335 et l’auteur d’un monumental commentaire des Eléments de théologie de Proclus[12]. C’est une des particularités de l’approche taulérienne que de réaliser la synthèse de l’eckhartisme et du néoplatonisme betholdien. Cependant, plus soucieux de recherche spirituelle que de spéculations philosophiques, il dit se méfier des « grands docteurs de Paris » qui « lisent les gros livres » mais ignorent le « Livre de la vie » (Sermon 69, § 4). Tauler ne se veut pas Lesemeister mais Lebemeister. Il développe toutefois une doctrine personnelle de l’abîme divin. Tauler adopte également l’approche apophatique dionysienne de Dieu que le Thuringien avait portée à sa perfection. Mais alors qu’Eckhart n’avait pas décelé d’étapes bien précises dans le cheminement spirituel, Tauler, de même que Suso, distingue les trois stades du commençant (l’homme extérieur ou sensitif), du progressant (l’homme intellectuel ou raisonnable) et du parfait (l’homme intérieur ou spirituel), qui correspondent aux trois étapes classiques de la purgation, de l’illumination et de l’union. C’est le schéma traditionnel des trois voies : via purgativa, illuminativa, unitiva. Contre les tenants du Libre Esprit, Tauler insiste sur la nécessité de pratiquer les vertus et de recevoir les sacrements.


[1] Pour une première approche de Tauler, cf. S. Eck, Initiation à Jean Tauler, Paris, Cerf, 1994 (« Épiphanie-Traditions dominicaines : initiations »). Le point le plus récent sur cet auteur se trouve dans M.-A. Vannier, éd., 700e anniversaire de la naissance de Jean Tauler, numéro spécial de la Revue des sciences religieuses, 75/4, 2001 [contributions de : A.M. Haas, Fr. Rapp, V. Beyer, M. Enders, J. Reaidy, M.-A. Vannier, G. Pfister, R. Valléjo, G. Littler, J. Devriendt, M. Gruber, É. Mangin, S. Eck, R. Goetschel, M. Vannini, J. Doré] ; et dans La vie spirituelle (dossier : Cheminer avec Tauler. Pour le 7e centenaire de sa naissance, p. 5/57-140), 738, 2001 [contributions de : M.-A. Vannier, Fr. Rapp, L. Gnädinger, A.M. Haas, É. Mangin, M. Vannini, S. Eck]. Cf. également E. Filthaut, éd., Johannes Tauler. Ein deutscher Mystiker. Gedenkschrift zum 600. Todestag, Essen 1961. Et aussi, J.-A. Bizet, « Tauler auteur mystique ? », dans La mystique Rhénane, Colloque de Strasbourg, 16-19 mai 1961, Paris, PUF, 1963, p. 169-178 (« Travaux du Centre d’études supérieures spécialisé d’Histoire des religions de Strasbourg ») ; M. de Gandillac, Valeur du temps dans la pédagogie spirituelle de Tauler, Montréal-Paris, 1956 ; L. Gnädinger, « Tauler », Dictionnaire de spiritualité, XV, col. 57-79 ; Id, Johannes Tauler. Lebenswelt und mystische Lehre, Munich, C.H. Beck, 1993 ; É.-H. Wéber, « Jean Tauler et Maître Eckhart », dans Jean Tauler, Sermons, édition intégrale, traduction de E. Hugueny, G. Théry, M.A.L. Corin, éditée et présentée par J.-P. Jossua, Paris, Cerf, 1991 (« Sagesses chrétiennes ») [l’édition de référence en français]. Pour l’édition allemande des sermons de Tauler, cf. F. Vetter, éd., Die Predigten Taulers, Berlin, 1910 (« Deutsche Texte des Mittelalters », 11). Pour une approche exhaustive à propos de la mystique rhénane, cf. Encyclopédie des mystiques rhénans : d’Eckhart à Nicolas de Cues et leur réception. L’apogée de la théologie mystique de l’Église d’Occident, Paris, Cerf, 2011, 1280 p. Signalons enfin que l’on pourra trouver une foule d’informations et de documents à télécharger sur Jean Tauler, Rulman Merswin et les Amis de Dieu, sur le site de Jean Moncelon : http://insulaviridis.moncelon.fr/index.htm.

[2] Sur Strasbourg comme foyer de la mystique rhénane à l’époque de Maître Eckhart, de Tauler et de Rulman Merswin, cf. R. Valléjo, « Cité, désert et solitude, Strasbourg et la mystique rhénane au XIVe siècle », dans A. Dierkens et B. Beyer de Ryke, éds, Maître Eckhart et Jan van Ruusbroec. Études sur la mystique « rhéno-flamande » (XIIIe-XIVe siècle), Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2004, p. 151-169 (« Problèmes d’histoire des religions », 14).

[3] Pour la biographie de Tauler, cf. C. Scheeben, « Zur Biographie Johann Taulers », dans E. Filthaut, éd., Johannes Tauler. Ein deutscher Mystiker. Gedenkschrift zum 600. Todestag, op. cit. ; et aussi, A.M. Haas, « L’itinéraire de Jean Tauler », dans M.-A. Vannier, éd., 700e anniversaire de la naissance de Jean Tauler, op. cit., p. 407-409.

[4] Sur les Amis de Dieu, cf. B. Gorceix, Amis de Dieu en Allemagne au siècle de Maître Eckhart, Paris, Albin Michel, 1984 (« Spiritualités vivantes »). Cf. aussi A. Chiquot, « Amis de Dieu », Dictionnaire de spiritualité, I, col. 493-500. Cf. aussi, M.-A. Vannier, « Jean Tauler et les Amis de Dieu », dans M.-A. Vannier, éd., 700e anniversaire de la naissance de Jean Tauler, op. cit., p.456-464.

[5] Cf. Fr. Rapp, « Rulman Merswin », Dictionnaire de Spiritualité, t. X, 1056-1058, 1980.

[6] Cette commanderie est aujourd’hui le siège de l’Institut national du service public (INSP), institution qui, depuis le 1er janvier 2022, a remplacé l’ENA (École nationale d’administration), laquelle avait été transférée de Paris à Strasbourg en 1991.

[7] Fr. Rapp, « La mystique à Strasbourg », dans La numérisation des manuscrits de la mystique rhénane de la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, Strasbourg, 2001, p. 9.

[8] Sur la réception de Tauler aux Pays-Bas, cf. M.J. Hoenen, « Johannes Tauler († 1361) in den Niederlanden. Grundzüge eines philosophie- und rezeptionsgeschichtlichen Forschungsprogramms », Freiburger Zeitschrift für Philosophie und Theologie, 41, 1994, p. 389-444.

[9] D. Delattre et J. Devriendt, « Un portrait de Jean Tauler selon Rulman Merswin ? », dans M.-A. Vannier, éd., Les mystiques rhénans, numéro spécial de la Revue des sciences religieuses, 70/1, 1996, p. 136-153. Comme le disent les auteurs de cet article, on retrouve dans cette tombe « nombre de symboles qui illustrent la façon dont Jean Tauler était perçu en 1361. Par des images simples, la colonne, le livre, l’agneau, cette tombe est un véritable petit traité mystique, dont la pointe est l’exposé de l’inhabitation divine. L’étude de ce monument amène celle des Amis de Dieu, et en particulier celle de Rulman Merswin ».

[10] Cf. Fr. Rapp, « Le couvent des Dominicains de Strasbourg à l’époque de Tauler », La vie spirituelle (dossier : Cheminer avec Tauler. Pour le 7e centenaire de sa naissance, p. 5/57-140), op. cit., p. 59-74. Cf. également, V. Beyer, « Les vitraux de l’ancienne église des Dominicains de Strasbourg », dans M.-A. Vannier, éd., 700e anniversaire de la naissance de Jean Tauler, op. cit., p.422-428.

[11] É.-H. Wéber, « Jean Tauler et Maître Eckhart », op. cit., p. 679.

[12] Sur ce point, cf. R. Imbach, « Le (néo)-Platonisme médiéval : Proclus latin et l’école dominicaine allemande », Revue de théologie et de philosophie, 110, 1978, p. 427-448.

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Séminaire – Meetings with the Psalms and Psalters

International scholars partake in a 9-part seminar series devoted to psalms. The event is free and open to all, but registration is required. Once registered, you will be sent an email with an invitation to the Zoom link for each session.

12:00 Eastern Standard Time (NEW YORK, INDIANAPOLIS)
17:00 Greenwich Mean Time (LONDON, DUBLIN)
18:00 Central European Time  (WARSAW, BRUSSELS)

(Individual session times are subject to change due to daylight savings time. Please check each session and the time conversion as the day approaches)

Sponsored by The John Paul II Catholic University of Lublin, the Research Group for the Study of Manuscripts (SIGLUM) and the Institute of English Studies at the University of Warsaw, Poland, and the Nanovic Institute for European Studies at the University of Notre Dame.

Programme :

January 26, 2023 – « Rescuing Rolle: H.R. Bramley edits the English Psalter »
Michael P. Kuczynski (Tulane University, New Orleans, LA)

February 23, 2023 – « Practice and Symbolism in An Unpublished Fifteenth-Century Psalmic Prayer to the Five Wounds »
Samira Lindstedt (University of Oxford)

March 23, 2023 – « On Augustine’s Enarrationes in Psalmos »
Hildegund Müller (University of Notre Dame)

April 27, 2023 – « The Oldest Middle Dutch Translation of the Psalms (c. 1250-1300): Context(s) of Origin, Functions and Nachleben’ »
Youri Desplenter (University of Ghent)

May 25, 2023 – « Writing between the Lines: Towards a Typology of Glossing Techniques in the Old English Glossed Psalters »
Thijs Porck (Leiden University)

June 22, 2023 – « Literary, Exegetical and Theological Aspects of Aramaic Translations of Psalms of Pilgrims (Psa 120-134) »
Mirosław Wróbel (John Paul II Catholic University of Lublin)

October 26, 2023 – « Renaissance translations of the Psalms into Polish: A Bibliological Approach »
Rajmund Pietkiewicz (Pontifical Faculty of Theology)

November 23, 2023 – « Putting the Pieces Back Together: on the Reconstruction of the Fragmentary N-Psalter »
Monika Opalińska (Warsaw University)

December 14, 2023 – « Psalter in Exile: On an Early Modern English translation of the Psalms from the Vulgate »
Magdalena Charzyńska-Wójcik (The Nanovic Institute at University of Notre Dame and John Paul II Catholic University of Lublin)

Source : Nanovic Institute

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Colloque – Landschaft – Herrschaft – Repräsentation. Burgen und Pfalzen in Mitteldeutschland und Mitteleuropa

Das Kolloquium setzt sich zum Ziel, die Tradition der Burgenforschung an der Universität Halle-Wittenberg mit neuen Ansätzen, interdisziplinären Perspektiven und aktuellen Forschungsmethoden der Gegenwart zu verbinden.

Am Institut für Kunstgeschichte und Archäologien Europas findet vom 10.2. bis 12.02.2023 die Tagung « Landschaft – Herrschaft – Repräsentation. Burgen und Pfalzen in Mitteldeutschland und Mitteleuropa » statt.

Veranstalter: Prof. Dr. Ute Engel/Prof. Dr. Tobias Gärtner

Anmeldungen bitte bis 31.01.2023 unter: stefanie.bagehorn@praehist.uni-halle.de

Programme :

Freitag, 10.02.2023

13.00 Anmeldung
13.30 Begrüßung und Einführung
Begrüßung Prof. Dr. Ute Engel, Prof. Dr. Tobias Gärtner (Halle)
Einführung Dr. Irene Roch-Lemmer (Halle)

Sektion 1: Burgen und Burgenforschung in Halle (Moderation: Prof. Dr. Ute Engel)


14.00 Dr. Dirk Höhne (Halle): Das Institut für Kunstgeschichte der Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg und die Burgenforschung in Sachsen-Anhalt
14.30 Jasmin Heinrich/Antje Seeger (Halle): Hermann Wäscher und sein Nachlass im Institut für Kunstgeschichte und Archäologien Europas der MLU
15.00 Jane Unger (Halle): Burg Giebichenstein und ihre 3D-Visualisierung
15.30 Diskussion
15.45 Kaffee/Tee

Sektion 2: Burgenlandschaften in Mitteldeutschland (Moderation: Anna Bartrow M.A. M. Sc.)


16.15 Dr. Yves Hoffmann (Dresden): Forschungen zu hoch- und spätmittelalterlichen Burgen in Obersachsen seit 1960 – Ergebnisse, Probleme, Fragestellungen
16.45 Dr. Ines Spazier (Erfurt): Aktuelle Burgenforschung in Thüringen
17.15 Prof. Dr. Tobias Gärtner (Halle): Burgen und Wüstungen im Selketal
17.45 Diskussion
18.30 öffentlicher Abendvortrag:
Prof. Dr. Stefan Breitling (Bamberg): Burgenlandschaften – Perspektiven kulturhistorischer Forschung
20.00 Empfang

Samstag, 11.02.2023

Sektion 3: Königspfalzen in Mitteldeutschland (Moderation: Timo Feike M.A.)


9.00 Prof. Dr. Stephan Freund (Magdeburg)/Prof. Dr. Tobias Gärtner (Halle): Die Königspfalzen in Sachsen-Anhalt und ihre historische und archäologische Erforschung
9.30 Prof. US Dr. Felix Biermann (Halle/Stettin): Die ottonische Königspfalz Helfta – Archäologie und Geschichte
10.00 Dr. Petra Wolters (Jena): Neues aus der karolingisch-ottonischen Königspfalz Salz: Palatium – Castellum – Motte
10.30 Diskussion
10.45 Kaffee/Tee

Sektion 4: Frühmittelalterlicher Burgenbau in Mitteleuropa (Moderation: Prof. Dr. Tobias Gärtner)


11.15 Dr. Sabine Felgenhauer (Wien): Das bairische Ostland im 10. Jahrhundert und die Burg « Sand »
11.45 Tobias Schoo (Lüneburg): Predigt mit eiserner Zunge. Bischöflicher Burgenbau im Frühmittelalter
12.15 Dr. Fred Ruchhöft (Goldberg): Burgen der nordwestlichen Slawen – Aktuelle Untersuchungen auf der Burg Arkona auf Rügen
12.45 Diskussion
13.00 Mittagspause und Besichtigung der Burg Giebichenstein (bis ca. 15.00 h)

Sektion 5: Burgen als Orte der Herrschaft (Moderation: Dr. Antje Fehrmann)


15.30 PD Dr. Christofer Herrmann (Mainz): Die Organisation der Repräsentationsräume bei den Residenzen des Hochmeisters in Marienburg und des livländischen Landmeisters in Riga und Wenden
16.00 Dr. Georg Peter Karn (Mainz): Burg Eltz – Bauforschung und denkmalpflegerische Praxis an einer Adelsburg im Moselland
16.30 Aaron Pattee (München): Die Suche nach dem Bauherrn: Multi-modale Analysen anhand einer Graphbasierten Datenbank
16.45 Diskussion
17.00 Kaffee/Tee

Sektion 6: Burgen und Medien der Repräsentation (Moderation: Prof. Dr. Ute Engel)


17.15 Prof. Dr. Simone Schultz-Balluff (Halle): Die höfische Jagd in deutsch(sprachig)en Text- und Bildzeugnissen des Mittelalters
17.45 Prof. Dr. Harald Wolter-von dem Knesebeck (Bonn): Die Wandmalereien des 13. Jahrhunderts auf Burgen und ihre Auftraggeber
18.15 Philipp Jahn (Halle/Jerichow): Sakralarchitektur und Repräsentation. Zu Kapellen und Kirchen in Burgen und Pfalzen im hochmittelalterlichen Ostsachsen
18.45 Diskussion
19.30 gemeinsames Abendessen

Sonntag, 12.02.2023

Exkursion: Neuenburg, Querfurt
9.00 –10.00 Uhr Fahrt von Halle zur Neuenburg
10.00–12.00 Uhr Besichtigung Neuenburg
12.00–13.30 Uhr Mittagspause und Fahrt nach Querfurt
13.30–15.00 Uhr Besichtigung Querfurt
15.00–16.00 Uhr Fahrt von Querfurt nach Halle (Hbf)

Programme au format PDF : ici

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