Journée d’étude – Écrire avec le cœur : Spiritualité, savoir et autorité des femmes mystiques au Moyen Âge

Date : 27 Février 2023

Lieu : CESCM-Université de Poitiers, Salle Berger, 24 rue de la Chaîne, POITIERS

Programme :

9h – Mots d’accueil du comité d’organisation

09h30 – Conférence d’ouverture : Blanca GARI (Professeure d’Histoire Médiévale à l’Université de Barcelone) : Identité féminine et Mystique au Moyen Âge

Modération : Martin AURELL

10h15 : Pause

10h30-12h : Session 1 : Les voies/voix sensorielles des femmes mystiques

Modération : Ria LEMAIRE

Hélène TORCHEBOEUF (Doctorante à l’Université de Poitiers – CESCM) : L’expérience mystique de Mechthild de Magdebourg : une mise en scène théâtrale de l’ineffable au moyen des sens

Luciana DEPLAGNE (Professeure de Littérature à l’Universidade Federal da Paraiba/Coordinatrice du Groupe Christine de Pizan /Brésil) : L’utopie sensorielle dans les écrits mystiques de Marguerite d’Oingt

Débat

12h-14h : Pause déjeuner

14h–15h30 :  Session 2 : Traditions  mystiques et autorité religieuse des femmes au Moyen Âge

Modération : Martin AURELL

Katherine ZIEMAN (Maîtresse de Conférences en littératures anglophones et civilisation médiévale-Université de Poitiers) : Distrait par Dieu/Attendant Dieu

Ria LEMAIRE (Professeure de l’Université de Poitiers/Groupe Christine de Pizan) : Historiciser les voies des femmes mystiques

15h30 : Pause

16h : Geoffroy Dudouit (Flos de Spina) : Voix d’Hildegard

17h – Clôture par Martin AURELL (Professeur d’Histoire à l’ Université de Poitiers– CESCM) : Mots de clôture de la journée d’étude

Comité d’organisation :

Martin AURELL (Professeur d’Histoire à l’Université de Poitiers/CESCM)

Luciana DEPLAGNE (Professeure de Littérature à l’Universidade Federal da Paraiba/Coordinatrice du Groupe Christine de Pizan)

Ria LEMAIRE (Professeure de l’Université de Poitiers/Groupe Christine de Pizan)

Source : CESCM

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Publication – Philippe George, « Art et histoire au temps de Charles le Téméraire. “L’ymage d’or” du duc de Bourgogne à Liège (1467-1471) »

Le reliquaire de Charles le Téméraire est une œuvre d’art majeure du patrimoine artistique international et l’un des fleurons du Trésor rénové de la Cathédrale de Liège. La multiplicité des questions que suscite ce groupe orfévré, dans un dossier interdisciplinaire très complexe, contribue à l’engouement sans cesse croissant d’un large public pour le « siècle de Bourgogne ». L’ouvrage se veut novateur dans la problématique et apporte de nouvelles hypothèses; il ouvre aussi un vaste regard sur le mécénat des ducs de Bourgogne et le raffinement d’une des cours les plus riches du XVe siècle européen.

Philippe George est un médiéviste belge spécialisé dans l’art religieux.

Informations pratiques :

Philippe George, Art et histoire au temps de Charles le Téméraire. “L’ymage d’or” du duc de Bourgogne à Liège (1467-1471), Turnhout, Brepols, 2022 ; 1 vol., 136 p. (Art & Histoire du Pays de Liège, 3). ISBN : 978-2-503-59542-9. Prix : € 60,00.

Source : Brepols

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Appel à contribution – « Parole (s) ». Clio. Femmes, Genre, Histoire (60, 2024/2)

English version below

La revue Clio. Femmes, Genre, Histoire lance un appel à contributions pour un numéro intitulé « Parole(s) ». Les propositions doivent être envoyées avant le 1er mars 2023.

Dans ce numéro, Clio souhaite historiciser le genre de la parole en interaction dans différents espaces sociaux, des plus intimes aux plus politiques. Il ne s’agit pas tant d’interroger le genre de la langue dans son ensemble : les recherches féministes et queer ont bien identifié le langage comme objet et moyen de production, transmission et naturalisation des rapports de domination symbolique mais aussi comme lieu et outil d’action. Il ne s’agit pas non plus d’explorer le genre de la voix, mais de prendre comme objet le genre des paroles et des personnes engagées dans l’échange, en s’appuyant sur les recherches linguistiques sur le genre, le renouveau de l’historiographie de la parole, l’ethnographie des conversations et la prise en compte du plurilinguisme de fait des sociétés présentes et passées, soit l’état d’une communauté qui utilise concurremment plusieurs langues selon le type de communication.

On peut penser d’abord à la prise de parole dans des contextes religieux à travers les âges. Les historien∙nes du fait religieux et des spiritualités ont montré l’imbrication du caractère pluriel de la parole et du genre de l’autorité qui y est attaché : les mystiques, qui entendent-ils/elles ? Dieu ? ; les possédées, possèdent-elles leur propre parole ? Ou est-ce le diable qui parle ? Quelle(s) langues parlent-elles ? La glossolalie des Shakers américain∙es (capacité d’inventer et de parler une langue en état de transe), la xénoglossie dont faisaient preuve des saintes et saints au Moyen Âge et les spirites du XIXe siècle (faculté de parler une langue existante sans l’avoir apprise) : s’agit-il d’un don de Dieu, d’un message d’un être défunt aimé ou de la trace d’une action malfaisante ?

Dans d’autres contextes, la parole a pu être invoquée comme garante de vérité. En droit, au-delà de la fonction performative de certains actes de parole, elle vient valider les actes écrits au sein de procédés ritualisés, tels qu’étudiés par l’anthropologie juridique comme le serment prêté oralement de celui qui s’engage à dire la vérité, la lecture à haute voix de l’arrêt de mort sur le lieu de l’exécution, ou encore la parole vernaculaire des justiciables faisant foi au sein des procédures judiciaires écrites. Une dimension rituelle caractérise plus généralement la parole « publique », qu’elle soit prononcée en famille, dans la rue ou au sein d’une institution, individuellement ou collectivement ; elle participe en cela d’une « théâtralité » ordinaire ou professionnelle de l’échange verbal qu’incarnent, parmi d’autres, le spectacle vivant, la chaire ou encore la harangue du tribun. La semonce de l’enfant fautif par le père de famille du XVIIe siècle, le sermon du missionnaire jésuite au Paraguay auprès des Indiens guarani ou encore la leçon du professeur d’université devant des étudiants, hommes jusqu’au XXe siècle, la font apparaître comme l’apanage de l’autorité masculine, de la Vérité et de la Raison, comme celle du crieur public se fait vecteur de l’annonce officielle.

Or, la parole publique peut aussi être collective, celle du peuple, aussi bien sollicitée (acclamer le roi, applaudir le président) que redoutée et contrôlée, par les autorités. C’est dans ce contexte que les études des manifestations de rue depuis le XIXe siècle (slogans, défilés, chants) ou sur la rumeur dans les sociétés anciennes ont pu souligner la rationalité de cette parole collective insubordonnée et son importance comme vecteur d’information : les femmes, dont les interactions sociales étaient considérés comme des commérages sans portée, jouaient en réalité un rôle structurant et utilisaient leur statut minoré pour jouir de marges d’action considérables car moins prises au sérieux par les gouvernants.

La focalisation sur la parole en contexte collectif/partagé invite à s’éloigner de « la » langue, au singulier, et ce à au moins trois égards. Saisir la parole vive permet d’abord d’appréhender le langage au-delà de ses normes écrites, qui certes informent la performance orale dans les sociétés de l’écrit. En second lieu, ce choix rend attentif à la situation d’énonciation et invite à s’interroger sur le genre des personnes engagées dans l’échange et sur ce que la parole fait au genre. Enfin, et peut-être plus important encore, le fait de prendre au sérieux la parole comme un objet à part entière, ouvre justement sur « l’entre-les-langues », la pluralité des langues et des variétés, des registres des accents sociaux et régionaux, qui de fait constitue la condition commune de la plupart des sociétés ; si la formation des langues nationales depuis le XVIIIe siècle européen semble y avoir introduit de l’uniformité, c’est plutôt une manière de constituer, à travers des politiques linguistiques ou non, la pluralité des langues en régime linguistique, avec ses hiérarchies médiatiques, fonctionnelles et symboliques, mais aussi avec des hiérarchies genrées qui restent trop peu étudiées.

Écouter les paroles, écouter les locuteurs et les locutrices, c’est donc une tentative non seulement d’entendre plusieurs langues mais aussi de saisir ce qui émerge, furtivement, entre celles-ci, que ce soit dans le passé ou aujourd’hui ; donner à voir une parole ainsi conçue fait porter le regard à ce qui est discontinu, contradictoire, éphémère, instable, d’autant plus qu’elle ne nous parvient du passé que par la médiation du document écrit ou visuel.

Les propositions peuvent porter sur toutes les périodes historiques et des terrains en Europe et hors Europe. On portera une attention particulière aux situations d’énonciation (formel/informel ; intime/publique/institutionnelle ; face-à-face individuel ou échanges au sein de groupes, la parole prononcé à la tribune…), aux  conditions physiques de l’énonciation (disposition dans l’espace, postures corporelles, temps de parole, etc.), au genre des locuteurs et locutrices et à celui des paroles proférées (sont-elles qualifiées ou disqualifiées par les contemporain∙es des faits comme étant masculines ou féminines?), aux médiations et interactions entre oralité et écriture, aux limites des archives, écrites pour la plupart, etc. 

Les propositions d’articles inédits en anglais, français, espagnol ou italien ou de comptes-rendus sont à envoyer pour le 1er mars 2023 à :

capucine.boidin@sorbonne-nouvelle.fr

ulrike.krampl@univ-tours.fr

chloe.tardivel@efrome.it

Elles devront comporter 4000 signes et présenter les sources, la problématique, les thématiques envisagées et la manière dont l’article s’insère dans l’historiographie. Elles seront accompagnées d’une bibliographie de 5 titres maximum et d’un court CV.

Avril 2023 : réponse aux auteurs et autrices sur les propositions envoyées (acceptation ou refus)

15 septembre 2023 : remise de la première version des articles (ils seront soumis à expertise interne et externe au comité de rédaction).

Février 2024 : acceptation définitive des articles après examen par les pairs

Automne 2024 : publication du numéro

Présentation des éditrices

Capucine Boidin est anthropologue, spécialiste des sociétés de langue tupi-guarani sur la longue durée (XVIe-XXIe siècle)

Ulrike Krampl est moderniste, spécialiste du plurilinguisme dans les sociétés européennes au XVIIIe s.

Chloé Tardivel est médiéviste, spécialiste des pratiques langagières dans l’Italie de la fin du Moyen Âge

The journal Clio. Women, Gender, History is calling for contributions for an issue entitled « Parole(s) ». Proposals are welcome before March 1, 2023.

This issue of Clio wishes to historicize the gender of speech in interaction with varying social spaces, from the most intimate to the most political. Our ambition is less to question the gender of language as a whole (feminist and queer research has analyzed language as both an object of power relations and the means of producing, transmitting and naturalizing symbolic domination, as well as a space and a tool for action). Instead, we would like to address the gender of speech and of the people involved in communication, without focusing on the specific dimension of the voice. We are interested in contributions that dialogue with linguistic research on gender, with the renewal of the historiography of speech, with scholarship on the ethnography of conversation. Proposals that take into account the widespread multilingualism of present and past societies are also welcome.

Religious contexts through the ages provide multiple examples of the spoken word that merit exploration. Historians of religion and spirituality have shown how speech and gender interact: whose voice do mystics hear? What language(s) do they speak? Other terrains of investigation include the glossolalia (ability to invent and speak a language in a trance state) of the American Shakers or the xenoglossia (ability to speak an existing language without having learned it) displayed by saints in the Middle Ages and the spiritualists of the nineteenth century. Were these words a gift from God, a message from a beloved departed being, or the trace of an evil action? How does gender play into these understandings?

In other contexts, the word has been invoked as a guarantee of truth. In law, beyond the performative function of certain speech acts, it validates written acts within ritualized processes. Legal anthropology has studied, for example, the oral oath to tell the truth, the reading aloud of the death warrant at the place of execution, or even the vernacular speech of litigants, which serves as proof within written legal procedures. How does attention to gender nuance our understanding of these acts? A ritual dimension characterizes more generally the « public » word, whether pronounced in the family, the street or within an institution, individually or collectively. The public word is part of the ordinary and professional « theatricality » of communication expressed, for example, in the performing arts, at the pulpit or in public forums. The public word often appears to be the prerogative of male authority, of Truth and Reason. Witness the father’s reprimand of the offending child in early modern times, the Jesuit missionary addressing his sermon to the Guarani Indians in Paraguay, or the university professor delivering a lecture to his all male students, until the late 19th century.

The public word, however, can also be collective and emanate from the people (composed of both men and women). They can be invited to speak (in order to acclaim the king or to applaud the president) and their speech can be feared and controlled by the authorities. Studies of street demonstrations since the 19th century (slogans, parades, songs) or of rumours in ancient societies have underlined the rationality of insubordinate collective speech and its importance as a vector of information. Attention to women, whose social interactions were often considered to be meaningless gossip, shows that they often played a structuring role in these collective contexts and demonstrated a range of actions that their minority status, in the eyes of authorities, allowed them to deploy.

The issue’s focus on speech in a shared context invites contributors to question the singularity of language in at least three respects. First, concentrating on the spoken word encourages approaches that understand language beyond the written norms that nonetheless structure oral performance in contexts of literacy. Secondly, it draws attention to the situation of enunciation questioning the gender of the people involved in the exchange, as well as the effect of speech on gender relations. Finally, and perhaps most importantly, taking speech as an object in its own right raises the issue of what lies “in-between” languages, i.e. the plurality of languages and the range of social and regional accents that characterize most societies. The making of national languages since the 18th century in Europe may appear to have introduced uniformity; the angle taken here highlights the plurality of languages within a linguistic regime, structured by hierarchies and differences, be they the result, or not, of linguistic policies.  

Listening to words and listening to speakers is therefore an attempt not only to hear several languages but also to grasp what emerges, furtively, between them, whether in the past or today. Revealing the making of speech encourages an attention to what is discontinuous, contradictory, ephemeral, unstable, all the more so in that words mostly reach us from the past through the mediation of written or visual documents.

Calendar and process

Proposals may cover all historical periods and fields in Europe and outside Europe. The editors are particularly interested in studies that consider

  • situations of enunciation (formal/informal; intimate/public/institutional; individual face-to-face or conversations within groups, official addresses by …);
  • the physical conditions of enunciation (spatial arrangement, bodily postures, speaking time, etc. );
  • the gender of the speakers and the gender of the words uttered (are they qualified or disqualified by the contemporaries of the events as being masculine or feminine?);
  • the mediations and interactions between orality and writing;
  • the limits of mostly written archives, etc.

The deadline for proposals in English, French, Spanish or Italian is March 1st, 2023.

Please send to:

ulrike.krampl@univ-tours.fr

capucine.boidin@sorbonne-nouvelle.fr

chloe.tardivel@efrome.it

The proposals should be 4000 signs (ca. 500 words) and include the sources, the topic, and the argument as well as indicate the historiographical conversation in which the article is engaged; they should be accompanied by a bibliography of a maximum of 5 titles and a short c.v.

Acceptance of proposals:  April 2023

First draft of the article: September 15, 2003.

Definitive acceptance of articles following peer review: February, 2024.

Publication is scheduled for autumn 2024.  

Presentation of the editors

Capucine Boidin: anthropologist, specialist in Tupi-Guarani language societies

Ulrike Krampl: early modern historian, plurilinguism and European societies in in the 17th-18th century.

Chloé Tardivel: medievalist, vernaculars speaking and language practices in Late Medieval Italy

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Publication – Tobias Boestad, « Pour le profit du commun marchand ». La genèse de la Hanse (XIIe siècle–milieu du XIVe siècle)

À la fin des années 1350, à l’occasion d’un blocus contre le comté de Flandre, un grand nombre de villes allemandes d’Europe du Nord s’associent pour former une alliance commerciale durable : la Hanse. Si cet événement marque le début de plusieurs siècles de coopération, il s’inscrit lui-même dans la continuité d’associations plus anciennes, constituées par les marchands allemands depuis la fin du XIIe siècle sur leurs marchés d’activité en Europe septentrionale. Cette préhistoire de la Hanse est l’objet du présent livre. Il l’aborde sous un angle politique et juridique, en s’intéressant aussi bien à l’organisation interne et à la mise en réseau progressive des associations marchandes qu’à la naissance d’une culture politique de la coopération au sein des gouvernements municipaux. Les discours et l’apparition d’une rhétorique du « commun marchand » permettent ainsi d’identifier les promoteurs et les contours d’un premier espace politique « hanséatique », au sein duquel des normes et procédures de prise de décision nouvelles s’imposent pour présider aux interactions entre villes et marchands.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Tobias Boestad, « Pour le profit du commun marchand ». La genèse de la Hanse (XIIe siècle–milieu du XIVe siècle), Genève, Droz, 2022 ; 1 vol., XII-817 p. (Hautes études médiévales et modernes, 116). ISBN : 978-2-600-05753-0.

Source : Droz

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Publication – Isaac de l’Étoile, « Lettre sur l’âme. Lettre sur le canon de la messe », éd. Elias Dietz, Caterina Tarlazzi, Laurence Mellerin, Robert Favreau

Outre ses Sermons, Isaac, abbé de l’Étoile en Poitou († 1169), est l’auteur de deux lettres-traités portant sur des sujets forts différents, mais qui toutes deux retracent l’ascension de l’âme vers Dieu. Dans la Lettre sur l’âme, promise à une grande postérité car reprise dans un traité largement utilisé au XIIIe siècle, il présente de façon systématique cette progression de l’âme, depuis les réalités corporelles, grâce à ses cinq puissances : sens, imagination, raison, intellect, intelligence. Dans la Lettre sur le canon de la messe, unique témoin cistercien de ce genre littéraire, Isaac déploie une interprétation allégorique et spirituelle très originale de la liturgie eucharistique, liant actions du canon et étapes de la montée de l’âme. Ces brefs textes feront entrer le lecteur dans l’œuvre d’un esprit brillant, bel exemple de la fructueuse rencontre entre la culture du cloître et celle des écoles.

Elias Dietz (o.c.s.o.) est abbé de l’Abbaye de Gethsemani (Kentucky). Caterina Tarlazzi est chercheure en histoire de la philosophie médiévale à l’Université Ca’ Foscari de Venise. Laurence Mellerin coordonne l’édition des auteurs latins médiévaux de la collection Sources Chrétiennes. Robert Favreau est professeur honoraire d’histoire médiévale à l’Université de Poitiers.

Informations pratiques :

Isaac de l’Étoile, Lettre sur l’âme. Lettre sur le canon de la messe, éd. Elias Dietz, Caterina Tarlazzi, Laurence Mellerin, Robert Favreau, Paris, Éditions du Cerf, 2022 ; 1 vol., 285 p. (Sources chrétiennes, 632). ISBN : 978-2-20415-116-0. Prix :€ 27,00.

Source : Sources chrétiennes

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Offre d’emploi – The Custody of the Holy Land: Account books, Organization and Legitimacy

TERZA UNIVERSITA’ DEGLI STUDI DI ROMA

The integral version is available at the following links:

http://host.uniroma3.it/uffici/ricerca/assegni-di-ricerca.aspx

Art.1

Pursuant to the Regolamento di Ateneo per gli assegni di ricerca, a public selection process is established to award ONE grant for temporary research fellowship (“assegno di ricerca”) for a period of 24 (twenty-four) months in the Department of Political Science

“The Custody of the Holy Land: Account books, Organization and legitimacy”
The position is part of the European research Council (ERC) Consolidator Grant project “A global economic organization in the early modern period: The Custody of the Holy Land through its account books (1600-1800)” (HOLYLAB), led by Prof. Felicita Tramontana. The aim of the project is to study the Custody’s economic organization in the early modern period and, in so doing, to address more general issues concerning the global circulation of people, money and objects and the organization of early modern institutions. In order to do so the project relies on an extensive corpus of account books issued by the headquarters of the Custody of the Holy Land and its commissariats.

The successful applicant is expected to carry out the following research activities:
– Collect data from the account books of the commissariats of the Custody of the Holy Land (kept in the archive of Propaganda Fide, Roma) and insert them in the project database;
– Perform a quantitative and qualitative analysis of the data;
– Collect and analyse relevant narrative sources;
– Conduct research in local archives and library;
– Present a paper at a conference/workshop;
– Write an article on the analysis conducted;
– Co-edit with the PI and other team members an edited volume;
– Take part in the project’s activities, such as organization of workshops etc.

APPLICANT PROFILE: Candidates must: hold a PhD degree; have a suitable and documented academic and professional experience in the research elds related to the project (Social and Economic History of the Early Modern Period) and in the analysis of Medieval and/or Early Modern economic documents . Candidates are required to have an excellent knowledge of Italian, English, Latin and preferably Spanish. Background in (or interest for) Organizational Studies is desirable.

GROSS AMOUNT (paid in monthly installments) per year, comprehensive of all fees due by the Administration): € 40.000,00

The allowances is subjected to:
– the provisions of the article 4 of Law 08/13/1984, n. 476 (fiscal treatment);
– the provisions of the article 2, paragraphs 26 and following of the law 08/08/1995, n. 335, as further amended

(social security);
– the provisions of the article 1, paragraph 788, of Law 27/12/2006, n. 296, as further amended (sick leave);
– the provisions of the Decree of the Minister of Labour and Social Welfare 12/07/2007, published in Official

Gazette no. 247 of 23/10/2007 (maternity).
Apart from the cases provided for and regulated by the above provisions, is possible to suspend the research

activity for a pre-determined number of months. Suspension is given by the Board of the Department; at the end of the suspension the “assegno di ricerca” will resume or will be permanently stopped.

In all cases of suspension the payment is immediately interrupted until the date of resumption of the activities, certified by the Director of the Department.

In the case of anticipate conclusion of the research activity, the monthly installment will be paid proportionally.

TERZA UNIVERSITA’ DEGLI STUDI DI ROMA

To participate in selection it is mandatory to have gained:
– Ph.D. or equivalent
Should the Ph.D. have been obtained abroad, the course must be declared equivalent, solely for selection purposes, by the Academic Senate of the University.
The candidate must possess the required qualification within the deadline specified in paragraph 3, under penalty of exclusion.

Art. 3

Art. 4

The Commission will define the criteria of the selection before proceeding with the evaluation.
The selection process consists of two different phases:
1) the evaluation of the candidate profile based on titles, CV and any other provided documentation;
2) an oral interview; the candidate will be also tested in reading and comprehension of a 17th century manuscript

written in Italian.

Art. 5

1. The research grant cannot be awarded to students enrolled in undergraduate, Master, or medical specialization in Italy or abroad, and involves placement on unpaid leave for employee in service with public administrations other than those referred to in point .3 below.

2. Participation in selection is not allowed for spouses, relatives and kin up to and including the 4th degree of the: – teachingstaffoftheDepartmentwhichhasissuedthisnotice;
– Rector;
– GeneralDirector;

– MembersoftheBoardofDirectors.
3. Permanent employees of Universities, research and experimentation institutes or public bodies, the National

Institute for New Technologies, Energy and Sustainable Economic Development (ENEA), the Italian Space Agency (ASI) and institutions whose scientific specialization qualifications have been recognized as equivalent to a Ph.D. pursuant to article 74, fourth paragraph, of Presidential Decree no. 382 of 11 July 1980, cannot participate in selection.

4. The research grant cannot be combined with any scholarships, except those awarded by national or foreign institutes to supplement research activities of said temporary research fellows with permanence abroad.

5. The grant for carrying out research activities is governed by a specific individual contract, based on the following criteria: flexibility in meeting the needs of the activity, continuity, time allocation (not sporadic), coordination with the overall activities of the Department, close relationship with the implementation of a research program, autonomous activity within the scope of the program and absence of pre-determined working hours.

Art. 6

For anything not exposed here must be considered laws and rules regarding the “assegni di ricerca”. Any other information can be found on: http://host.uniroma3.it/uffici/ricerca/assegni-di-ricerca.aspx

The signed and dated application form, compiled following the scheme available at the end of this Call (ALLEGATO A) must be sent by e-mail at ricerca.scienzepolitiche@uniroma3.it and HAVE TO ARRIVE within the final deadline of 12:00, 31 January 2023, otherwise the applicant will be excluded.

Application must include:

  •   appropriate scientific and professional curriculum demonstrating aptitude for research activities;
  •   autocertification for the Degrees (ALLEGATO B);
  •   (if any) list of other titles and or previous scientific publication (ALLEGATO C)
  •   Copy of a valid passport

Rome,
Rep. N. 232/2022 Signed Prof. Emilia Fiandra

Prot. 1322

Appel au format PDF : ici

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Appel à contribution – Translatio : Appel à communication état de la recherche (journée du 31 mars 2023)

Souhaitant accomplir pleinement son rôle de Groupe de contact F.R.S.-FNRS, compliqué ces dernières années par la crise sanitaire, Translatio organise une journée consacrée à l’état de la recherche sur l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge en Fédération Wallonie-Bruxelles. Celle-ci se tiendra le 31 mars 2023 à l’Université libre de Bruxelles. Elle sera l’occasion de (re)découvrir les thématiques et méthodes de la recherche actuelle.

Dans cette perspective, le présent appel à communication est lancé tant aux jeunes chercheurs et chercheuses (Master diplômé·es, doctorant·es) qu’aux chercheurs et chercheuses confirmé·es émanant de toutes disciplines (histoire, archéologie, histoire de l’art, linguistique, paléoenvironnement, etc.). Les communications auront pour objet des projets de recherche individuels ou collectifs en cours ou récemment achevés. D’une durée de 20 à 25 minutes, elles pourront adopter une approche historiographique, méthodologique ou présenter les résultats d’une enquête achevée. Priorité sera accordée aux chercheurs et chercheuses issu·es de la FWB. Les propositions de communication (150 à 300 mots) sont à faire parvenir à l’adresse suivante avant le 31 janvier 2023 : nschroed@ulb.ac.be.

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Appel à contribution – Par les pierres et par les hommes. Méthodes et outils d’étude du bâti

24 mars 2023, 09:00-18:00
Site Saint-Charles, Université Paul-Valéry – Montpellier 3

Le 24 mars 2023 se tiendra la journée d’études “Par les pierres et par les hommes. Méthodes et outils d’étude du bâti”, co-organisée par Gaëlle Pinède, doctorante contractuelle au CEMM et Coline Gravier, titulaire du master Mondes Médiévaux, avec le soutien de Madame Géraldine Mallet, professeur des Universités en histoire de l’art médiéval.

Cette journée a pour objectif de présenter les différentes méthodes d’étude du bâti et les outils à disposition des étudiants et jeunes chercheurs.

Par définition, étudier le bâti consiste en l’observation fine de vestiges construits conservés en élévation. La multiplicité des pratiques, des outils et des protocoles en fait une approche pluridisciplinaire par essence, empruntant notamment à l’histoire de l’architecture, l’histoire de l’art, l’archéologie ou l’histoire des techniques. De la même manière, divers spécialistes et corps de métier se trouvent impliqués dans l’étude des monuments et bâtiments, quelles que soient leur nature, leur fonction ou leur période. Aussi, la nécessité d’une harmonisation des méthodes a conduit au déroulement de nombreux événements scientifiques.

Le souhait du comité scientifique et d’organisation est de destiner cette journée aux étudiants. Qu’ils poursuivent un cursus en lien avec l’étude du patrimoine bâti ou soient simplement curieux des domaines que cela recouvre, l’objectif est de leur présenter le large panel d’outils qui se trouve à leur disposition. Pour les intervenants, il s’agit donc de se concentrer sur la transmission de méthodes, de protocoles et d’outils au-travers d’exemples concrets pertinents. De cette manière, cette journée sera l’occasion de rencontres et d’échanges entre professionnels, jeunes chercheurs et néophytes.

Afin d’inclure au mieux les étudiants, une initiation à l’archéologie du bâti ainsi qu’une table-ronde sont prévues.

Les communications doivent s’inscrire dans une ou plusieurs des thématiques suivantes :

  • Multiplicité des approches méthodologiques dans le cadre de l’étude de bâti ;
  • Diversité des protocoles d’étude ;
  • Outils et nouvelles technologies appliquées à l’étude d’édifices.

Modalités de contribution

Les intervenants peuvent présenter un ou plusieurs cas exemplaires afin d’illustrer leur propos, en se concentrant sur la transmission des méthodes.

Les propositions de communication, sous forme de résumés d’environ 400 mots, seront accompagnées d’une bibliographie sélective et d’une courte biographie de l’auteur. Elles devront être transmises à l’adresse parlespierres@gmail.com

avant le 15 février 2023.

Les communications pourront être prononcées en français ou en anglais. Elles seront de 20 minutes suivies de 10 minutes d’échanges avec la salle.

Comité d’organisation

  • Gaëlle Pinède (doctorante, Centre d’Études Médiévales de Montpellier – CEMM, EA 4583)
  • Coline Gravier (titulaire du master Mondes Médiévaux – Université Paul-Valéry — Montpellier 3)

Comité scientifique

  • Géraldine Mallet (professeur des universités en histoire de l’art médiéval, CEMM)
  • Gaëlle Pinède (doctorante, Centre d’Études Médiévales de Montpellier – CEMM, EA 4583)
  • Coline Gravier (titulaire du master Mondes Médiévaux – Université Paul-Valéry — Montpellier 3)

Source : Calenda

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Publication – « The Worlds of Villard de Honnecourt: The Portfolio, Medieval Technology, and Gothic Monuments », éd. George Brooks et Maile Hutterer

This book charts the past, present, and future of studies on medieval technology, art, and craft practices. Inspired by Villard’s enigmatic portfolio of artistic and engineering drawings, this collection explores the multiple facets of medieval building represented in this manuscript (Paris, Bibliothèque nationale de France, MS Fr 19093).

The book’s eighteen essays and two introductions showcase traditional and emergent methods for the study of medieval craft, demonstrating how these diverse approaches collectively amplify our understanding about how medieval people built, engineered, and represented their world. Contributions range from the analysis of words and images in Villard’s portfolio, to the close analysis of masonry, technological marvels, and gothic architecture, pointing the way toward new avenues for future scholarship to explore.

Table des matières : ici

Contributors are: Mickey Abel, Carl F. Barnes Jr., Robert Bork, George Brooks, Michael T. Davis, Amy Gillette, Erik Gustafson, Maile S. Hutterer, John James, William Sayers, Ellen Shortell, Alice Isabella Sullivan, Richard Alfred Sundt, Sarah Thompson, Steven A. Walton, Maggie M. Williams, Kathleen Wilson Ruffo, and Nancy Wu.

Informations pratiques :

The Worlds of Villard de Honnecourt: The Portfolio, Medieval Technology, and Gothic Monuments, éd. George Brooks et Maile Hutterer, Leyde–Boston, Brill, 2022 ; 1 vol., XXVI–588 p. (AVISTA Studies in the History of Medieval Technology, Science, and Art, 15). ISBN : 978-90-04-52909-0. Prix : € 155,00.

Source : Brill

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Publication – Dominique Vanwijnsberghe , « Mes meilleures heures de Nostre Dame ». Les Heures de La Tramerie, un manuscrit vagabond (Paris, vers 1430 – Tournai, vers 1510-1520)

Dans les années 1510-1520, Tournai traverse une zone de turbulence. Sur le plan politique, elle n’est qu’un pion dans la grande partie d’échecs que se jouent François Ier, Charles Quint et Henri VIII : après avoir été une « bonne ville de France» pendant plusieurs centaines d’années, elle tombe à contre-cœur sous la coupe anglaise, avant de passer aux Habsbourg. Le monde intellectuel local est en ébullition lui aussi : l’humanisme, allié à la montée en puissance de l’imprimerie, pénètre les esprits et l’on songe même à doter Tournai d’une université. Sur le front religieux, le protestantisme gagne toutes les couches sociales, divise la population, fait éclater les liens familiaux.

C’est dans ce contexte de crise qu’un enlumineur anonyme met la dernière main aux Heures de La Tramerie, un manuscrit de dévotion privée au destin étonnant, commencé à Paris vers 1430, puis laissé en friche pendant plus de trois quarts de siècle. Son nouveau propriétaire, un Tournaisien, l’adapte aux usages locaux : il le dote d’un calendrier et charge un enlumineur de compléter son illustration : treize grandes scènes à personnages et de somptueuses marges décorées, peintes sur chacune de ses cent cinquante pages.

Quatre autres manuscrits ont pu être réunis autour de cette œuvre exceptionnelle, ainsi qu’un livre d’heures imprimé, tous décorés par la même main. Réalisés pour des commanditaires français – le dernier gouverneur de Tournai, un évêque amateur de lys, une dame issue d’une éminente famille poitevine – ces livres attestent la vitalité insoupçonnée de la création artistique à Tournai, à une période-clé de l’histoire européenne.

Informations pratiques :

Dominique Vanwijnsberghe , « Mes meilleures heures de Nostre Dame ». Les Heures de La Tramerie, un manuscrit vagabond (Paris, vers 1430 – Tournai, vers 1510-1520), Bruxelles, KIK-IRPA – Brepols, 2022 ; 1 vol., 220 p. (Scientia Artis, 19). ISBN : 978-2-930054-43-8. Prix : € 48,00.

Source : KIK – IRPA

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