Colloque – EUROSEAL. Réflexions sur les bases de données sigillographiques en Europe

Colloque international – International Conference Bruxelles/Brussels – 19-20/05/2022
Adresse / Location : Archives générales du Royaume, 10, Rue de Ruysbroeck, 1000 Bruxelles / Algemeen Rijksarchief, 10, Ruisbroekstraat, 1000 Brussel

Le colloque de clôture du projet de networking Euroseal se déroulera ces 19 et 20 mai 2022 aux Archives générales du Royaume. Ce projet a une double ambition : la création et le renforcement d’un réseau de chercheurs en sigillographie et, surtout, la réalisation d’une plateforme en ligne donnant accès aux sources sigillographiques de différents pays.

En 2018, la Politique scientifique belge a accepté le financement d’un projet de networking international de sigillographie. Ce projet baptisé « Euroseal » est porté par trois partenaires : Rosário Morujão (Universidade de Coimbra, Portugal), Laurent Hablot (École Pratique des Hautes Études, France) et Marc Libert (Archives générales du Royaume, Belgique).

Euroseal poursuit une double ambition : établir et renforcer la mise en place d’un réseau de chercheurs en sigillographie et, surtout, le matérialiser par une plateforme internet donnant accès aux ressources sigillographiques élaborées dans différents pays. Cette deuxième ambition s’imbrique pleinement dans le paysage sigillographique existant et permet opportunément de le renforcer.

La crise sanitaire est venue bouleverser le programme d’Euroseal qui devait se terminer en décembre 2020 par l’organisation d’un colloque international consacré à une réflexion centrée sur le partage de connaissance, la gestion et l’élaboration des bases de données sigillographiques. Le webinaire organisé en décembre 2020 par John McEwan (Saint Louis University) qui portait sur les mêmes idées a démontré la pertinence d’une telle réflexion mais également combien elle constitue pleinement le cœur des réflexions actuelles des sigillographes.

Euroseal clôturera son programme en organisant ces 19 et 20 mai 2022 à Bruxelles le colloque Euroseal. Réflexions sur les bases de données sigillographiques en Europe. Reflections on sigillographic databases in Europe.

Programme :

Jeudi/Thursday 19 mai/May Première séance – Projets nouveaux / First session – New Projects

Présidence / Chair : Marc Libert (Archives générales du Royaume, Bruxelles)

–  9h00’ : Accueil / Welcome

–  9h15’ : Karel Velle (Archiviste général du Royaume) ; Accueil/Welcome

–  9h30’ : Marc Libert– Introduction

–  9h45’ : Alessio Sopracasa (Sorbonne Université), Martina Filosa (Universität zu Köln) ; A Peek to the East: SigiDoc 1.0 and Byzantine Seals

–  10h15’ : Irene Pereira Garcia (Instituto de Estudios Medievales, Universidad de León),
José María de Francisco Olmos ( Universidad Complutense, Madrid); Sur la nécessité de créer une base de données de sceaux médiévaux espagnols

–  10h45 : Questions

–  11h00’ : Pause-café / Break

–  11h15’ : Luisa Gentile (Archivio di Stato di Torino) ; De part et d’autre des Alpes: la base Sigilli des Archives d’Etat de Turin. Histoire, limites, perspectives

–  11h45’ : Questions 12h00’ : Repas / Lunch

Deuxième séance – Projets en développement / Second Session – Projects in development
Présidence / Chair : Rosário Morujão (Universidade de Coimbra, CHSC-FLUC, UCP-CEHR)

–  13h00’ : Dr Elizabeth New (Aberystwyth University); The Imprint project: Some reflexions on the challenges and opportunities of combining historical and forensic evidence

–  13h30’ : Ella Paul (Treasure Trove Unit) and Dr Alice Blackwell (National Museums Scotland); Scottish Seal Matrices: A Treasure Trove Dataset

–  14h00’ : John Mc Ewan (Saint Louis University) ; Putting it together and taking it apart: Linked Open Data for medieval seals

–  14h30’ : Questions

–  14h45’ : Pause-café / Break

–  15h00’ : Thomas Brunner (Université de Strasbourg), Olivier Richard (Université de Strasbourg) ; Base de données sigillaire et sciences participatives : retour d’expérience sur Sigi-Al (Sigillographie de l’Alsace et du Rhin supérieur)

–  15h30’ : Laurent Hablot (École pratiques des hautes études, Paris) ; Sigilla : nouvelles perspectives

–  16h00’ : Questions

Vendredi/Friday 20 mai/May

Première séance – Regards croisés / First session – Intersections and transformations

Présidence / Chair : Laurent Hablot

  • –  9h00’ : Accueil / Welcome
  • –  9h15’ : Paul Dryburgh (National Archives, London) ; Searchable Seals: applying Handwritten Text Recognition to seals index cards at The National Archives (UK)
  • –  9h45’ : Dr. Peter Bakker (Historisch Centrum Limburg) ; The ‘Limburg Corpus of Medieval Charters’: a crossroad between the analogue and digital edition
  • –  10h15’ : Prof. Dr. Torsten Hiltmann (Humboldt-Universität zu Berlin), Philipp Schneider (Humboldt-Universität zu Berlin) ; Introducing the Digital Heraldry Ontology. A new approach to encode and share coats of arms on seals and other objects as Linked Open Data
  • –  10h45 : Questions
  • –  11h00’ : Pause-café / Break
  • –  11h15’ : Rosário Morujão , Sérgio Lira (Green Lines Institute, CLEPUL-FLUL) ; Databases in dialogue: Sigillvm Portvgaliae and Sigilla.
  • –  11h45’ : Questions 12h00’ : Repas / Lunch Deuxième séance – Combinaisons et interopérabilité / Second session – Combinations and interoperability
    Présidence / Chair : John Mc Ewan
  • –  13h00’ : Georg Vogeler (Karl-Franzens-Universität Graz) ; Transforming the Vocabulaire de la Sigillographie into a Semantic Web resource
  • –  13h30’ : Catherine Kasteleiner (Université de Strasbourg) , Federico Calo (développeur Sigilla), Philippe Jacquet (EPHE) ; Du concept à l’action, changer l’horizon sigillographique
  • –  14h00’ : Marc Libert, Le projet Euroseal
  • –  14h30’ : Questions
  • –  14h45’ : Pause-café / Break
  • –  15h00’ : Rosário Morujao, John Mc Ewan, Laurent Hablot, Marc Libert ; Conclusions croisées / Concluding remarks
  • –  16h00’ : Pause-café / Break

Source : Archives de l’État

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Conférence – Jérôme Limorté (Paris), Les Châtillon de Blois: princes ou grands seigneurs? (milieu du XIIIe siècle–début du XIVe siècle)

En ligne et sur place: Séminaire d’histoire médiévale

Jérôme Limorté (Paris), Les Châtillon de Blois: princes ou grands seigneurs? (milieu du XIIIe siècle–début du XIVe siècle)

  • Séminaire Moyen Âge
  • 10h00 (13.04.) – 12h00 (13.04.)
  • IHA

Séminaire de recherche organisé par l’IHA (Rolf Große) en coopération avec l’EPHE (Laurent Morelle).

Jérôme Limorté (Sorbonne université), Les Châtillon de Blois: princes ou grands seigneurs? (milieu du XIIIe siècle–début du XIVe siècle).

Présidence: Élisabeth Lalou (université de Rouen)

Inscription
Le séminaire se déroulera sous un format hybride. Pour participer à l’événement, en ligne ou sur place, veuillez vous inscrire auprès de Rolf Große au plus tard la veille du séminaire.

Pour participer à l’événement sur place, un pass sanitaire est exigé.

Pour la participation virtuelle, merci de vous inscrire ici: Zoom


L’IHA et l’École pratique des hautes études organisent en commun un séminaire d’histoire médiévale où des doctorantes et doctorants en thèse bien avancée, mais aussi de jeunes postdocs viennent présenter leurs recherches en voie d’achèvement ou un dossier de leur thèse. La prestation, toujours en langue française, dure environ 50 minutes. Le séminaire a lieu tous les deux mois, un mercredi matin de 10h à 12h.

Crédit photo: »Meliacin ou le Cheval de fust« de Girart d’Amiens, vers 1285, BNF fr. 1589, f.1r, Wikimedia Commons (domaine public).

Source : Institut historique allemand

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Appel à contribution – On the Way to the Future of Digital Manuscript Studies. Experiences and Challenges

Journal of Data Mining and Digital Humanities

(ISSN: 2416-5999; E-ISSN: 2416-5999) Special issue

On the Way to the Future of Digital Manuscript Studies. Experiences and Challenges

Through the special issue On the Way to the Future of Digital Manuscript Studies the Journal of Data Mining and Digital Humanities (JDMDH) and the ERC-funded project Patristic Sermons in the Middle Ages (PASSIM) intend to offer a dynamic space to survey the field’s achievements and to envision its prospective developments. This special issue stems from an event that took place at Radboud University in Nijmegen on 27-29 October 2021 and has gathered some accomplished scholars in this area of study together with promising young researchers.

The concept of the workshop was informed by textual studies in the broadest sense of the word, which will also form the basis of this special issue, for the written word and various material ways in which it manifested itself through the ages have proven a terrain where methodological innovations in Digital Humanities converge. Time and space have limited the topics involved: the workshop and the special issue revolve primarily around the Latin Medieval West, although papers dealing with other cultural contexts (Biblical, Classics, Vernacular, Greek), as well as broader epistemological questions and more technical computer science tasks are expected to provide a thorough and complementary overview.

The projects presented during the workshop have explored several aspects of Digital Humanities applied to manuscript studies. A larger group of papers was concerned with digital editions, including both the strategies to render puzzling manuscript transmission, and techniques for computer-assisted stemmatology and digital phylogenetics. Other contributions have examined the recent impressive developments of quantitative analysis: statistical paleography, lexicometry, text-reuse detection, stylometry, and authorial attribution. All these topics are deeply interconnected with encoding, on the one hand, and with HTR applications, on the other. Further papers have pointed to the opportunities afforded by the digital analysis of vast corpora comprising hundreds and thousands of manuscripts, as well as to the tools which assist scholars in exploring the history of libraries or understanding the quantitative aspect of text dissemination in the Middle Ages.

Increasing digitization, immense hubs for manuscript images and metadata, interoperability protocols and versatile data models (IIIF, XML-EAD, and the like) provide the structuring framework for outstanding endeavours. Digital collections of manuscripts, editions, encoded texts, and HTR techniques can finally “dialogue” and interact in order to pursue achievements that, until recently, were simply unconceivable.

The initial purpose of this special issue is to disseminate within the scientific community the outcome of the workshop held in Nijmegen. However, we would also like to invite a broader spectrum of scholars for a discussion on two of the most essential constitutive elements of Digital Humanities, as they have emerged during the meeting in Nijmegen: vision and cooperation.

The first element is vision, meaning that the intuition that underlies a Digital Humanities enterprise is crucial. Since the very beginning of Digital Humanities, the storage of huge amounts of material in databases (e.g. text, metadata, images) seems to be have been able to unfold a huge potential. More recently, however, the improvement of techniques and infrastructures have allowed for a much broader perspective. The digital environment is not limited to investigations conducted by querying over a larger repository of data. In fact, it has the power to inspire a new mindset, and hence trigger innovative research questions that would simply be unthinkable outside of it. This is the most rewarding approach, and in view of its implementation, it is crucial to encode the stored data in such a way that enable them to answer the new questions. A simple database is no longer the utmost goal; rather, it provides with the means to aim bigger.

The second keyword is cooperation. The scholarship is, on average, structured in layers: the access to texts, images, metadata, or interpretations is often separate, and the exchange of data between individually created research instruments does usually present with complex technical and epistemological challenges. Through this lens, interoperability between different endeavours is of the upmost importance and, to do so, so is the development of conventional structuring and encoding protocols. The cooperation is also crucial to some of the biggest existential challenges that Digital Humanities projects have to face. As the scientific landscape evolves rapidly, the task of achieving long-term sustainability and maintenance of infrastructures takes center stage. It is vital to join forces on several levels: technical, economic, and on communication level. Developing versatile data models and flexible interoperability protocols is essential from the technical point of view. But the goal is virtually unachievable without significant financial support and organisational effort to enhance the efficiency of communication within a network of projects, to increase each of their impact and hence – why not – strengthen their capacity to negotiate with relevant and interested institutions.

The scientific questions and the computer science challenges discussed at the workshop can translate easily to a much wider domain, and encompass countless objects of study in the context of textual studies regardless of language, chronology, material support, and programming methods. But they are also intimately connected with the question of even more universal significance which often escapes scholarly attention: namely the axiology and values of the research in the Digital Humanities.

This special issue is designed to bring to the next level the reflections that engage with all these topics. The world of Digital Humanities is relentlessly evolving, and hence demands constant revision, update, and discussion of new approaches. Through the Journal of Data Mining and Digital Humanities, we are delighted to offer an opportunity to all those who are interested in providing their own contribution to the field, by taking into account, and engaging in, the problems outlined above. By editing this special issue, we hope to foster fruitful cooperation and dialogue within the field, on both the applied and theoretical levels, and thus to bring our own modest contribution to the future of digital manuscript studies.

Submission details and deadlines:

  • The papers are expected to be between 15 and 25 pages and present original and previously unpublished work.
  • Articles in both English and French are accepted.
  • All the articles submitted are subject to blind peer-review in accordance with the journal’s editorial policies.
  • First submission deadline: 15 July 2022.
  • Second submission deadline: 1 November 2022.
  • In order to submit an article to the special issue you should:
    • Sign up and connect to the platform of the JDMDH.
    • Register on an exterior repository cooperating with EPIsciences (HAL, Arxiv or CWI) and upload your manuscript there.
    • Submit your manuscript to the special issue by providing the ID of your manuscript that was assigned to it upon uploading.
    • After your paper is accepted, you will be invited to adjust the manuscript according to the journal’s guidelines and stylesheet (toolkits are provided for MS Word and LaTeX). For more details, see the dedicated section of this website and the official EPIscience documentation, or email Gleb Schmidt (gleb.schmidt@ru.nl) and Riccardo Macchioro (riccardo.macchioro@ru.nl). Webpage of the special issue: https://jdmdh.episciences.org/page/on-the-way-to-the-future-of- digital-manuscript-studies
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Publication – Audrey Gilles, « Plaisirs féminins dans la littérature française de la Renaissance »

Cette étude montre comment la dynamique entre voix masculines et féminines contribue à faire émerger un discours nouveau sur les plaisirs féminins dans la littérature française du XVIe siècle.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Audrey Gilles, Plaisirs féminins dans la littérature française de la Renaissance, Paris, Classiques Garnier, 2022 (Masculin/féminin dans l’Europe moderne, n° 33 ; XVIe siècle, 4). 626 p. ISBN : 978-2-406-12701-7.

Source : Classiques Garnier

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Colloque – De la France à l’Allemagne, en passant par la Lotharingie: itinéraire d’un universitaire européen. Hommage au professeur Michel Parisse (1936–2020)

Les personnes désireuses d’assister au colloque sur place se feront connaître auprès de l adresse ci-dessous:

event@dhi-paris.fr
Pour les personnes souhaitant participer à distance,

merci de vous inscrire via les liens Zoom:
Matin: https://us06web.zoom.us/meeting/register/tZYucOmupzIrGNegCopwVUGnQTku5rOo05Xm Après-midi: https://zoom.univ-paris1.fr/j/91097986207?pwd=ODJrVnlxa3BYWitBZUxjZGpldERBUT09

Illustration: Michel Parisse en 2008 (photo: Michèle Gaillard)

Itinéraire IHA – Sorbonne

Programme :

mercredi 11 mai

Matinée à l ‘Institut historique allemand 9.30: Ouverture par Thomas Maissen (Paris)

Évocations par Laurent Morelle (Paris) et Régine Le Jan (Paris)

10.15: Table ronde: Allemagne et Lotharingie
Modération: Pierre Monnet (Frankfurt am Main/Paris)
Thomas Zotz (Freiburg im Breisgau), Michel Margue (Luxembourg), Joseph Morsel (Paris), Odile Kammerer (Mulhouse)

12.30: Pause déjeuner
Après-midi à la Sorbonne, amphi Descartes

14.30: Accueil par Geneviève Bührer-Thierry (Paris) Table ronde: Transmission des savoirs Modération: Didier Panfili (Paris)
Monique Bourin (Paris), Sébastian Barret (Paris) Anne Wagner (Besançon)

16.00: Table ronde: L‘Église médiévale Modération: Dominique Iogna-Prat (Paris) V
éronique Gazeau (Paris), Michèle Gaillard (Paris), Rolf Große (Paris), Patrick Henriet (Paris)

17.45: Remerciements par Claude Gauvard (Paris)
18.00: Cocktail à la Sorbonne, salle Picard

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Exposition – La Meuse, les hommes – Les hommes, la Meuse

Du 18/03/2022 au 17/06/2022Archives de l’État à Namur – Boulevard Cauchy 41 – 5000 NamurHeures d’ouverture :

Du lundi au vendredi, de 9h à 16h30.Tarifs : Entrée libreContact :archives.namur@arch.be – 081 654 198

Du 18 mars au 17 juin 2022, découvrez aux Archives de l’État à Namur la double exposition « La Meuse, les hommes » et  « Les hommes, la Meuse ». Partez à la rencontre de la Meuse, depuis sa lente formation à l’ère géologique jusqu’à sa domestication par l’homme. La double exposition a été conçue par l’équipe de la Maison du Patrimoine médiéval mosan en 2012-2013.

Jusqu’au XIXe siècle, la Meuse était encore fougueuse et brouillonne, imprévisible, sortant fréquemment de son lit, se répandant par-dessus les berges herbeuses ou habitées. Aujourd’hui, nous la voyons soigneusement contenue, contrôlée. Domestiquée par des ouvrages d’art performants qui maîtrisent son débit, en hiver comme en été. La Meuse nous paraît contingentée à jamais.

Mais il n’en fut pas toujours ainsi. La Meuse que nous aimons, qui inspire les poètes, n’a pas toujours été un cours d’eau tranquille, une belle « endormeuse », selon la formule de Péguy. Vaillamment, la petite rivière descendue des plateaux français a fait son lit comme elle se couche, creusant son sillon, traçant sa route, à travers les terres et les roches, sculptant la vallée au gré des plissements et des mouvements terrestres.

Le monde scientifique s’interroge encore : pourquoi, cette Meuse, s’est-elle mise dans la tête de traverser le massif ardennais, alors qu’elle aurait très bien pu le contourner ? Et pour quelle raison a-t-elle voulu subitement bifurquer vers l’est, à Namur, plutôt que de filer tout droit vers la mer ? En effet, les questions relatives à la formation de la vallée passionnent toujours les géographes, les géologues, les géomorphologues, les hydrologues qui apportent les éclairages de leurs diverses disciplines pour mieux comprendre le processus de création du cours d’eau et de sa vallée.

Outre sa dimension économique, patrimoniale et, de nos jours, touristique, le territoire mosan recèle toujours des attraits pour le scientifique, comme il en a eu, dans le passé, pour le pouvoir politique, le cartographe, le militaire et le stratège. Leurs représentations sont d’ailleurs devenues, à leur tour, des témoins remarquables de l’évolution du fleuve : les dessins des îles, des gués, des passages d’eau, des méandres et des berges, des embarcadères  viennent s’ajouter à l’étude des roches et des sédiments, des fossiles et des multiples traces de vie conservées par le sol.

« Les hommes, la Meuse »

Le second volet de l’exposition choisit d’aborder la même thématique sous l’angle des hommes : qui étaient-ils ? où et comment vivaient-ils ? quelles étaient leurs relations avec la Meuse ? Pour les habitants d’une vallée, a fortiori lorsque celle-ci est irriguée par un grand fleuve, le cours d’eau, c’est le lit, la route, le bassin de vie. Tout vient du fleuve et y retourne. Les eaux en mouvement attirent, fascinent, magnétisent.

Le cours d’eau s’inscrit dans le paysage qu’il a façonné. Avec la même vigueur, avec la même pérennité, le fleuve inscrit aussi son empreinte dans chacune des activités humaines, dans l’ensemble des références mentales et affectives des habitants de la vallée.

Au fil du temps, le cours d’eau finit par constituer une identité supplémentaire. Faut-il rappeler les innombrables avantages et ressources apportées, presque spontanément, par le fleuve et ses affluents ? Le don de l’eau qui désaltère les hommes et abreuve le bétail ; l’eau qui lave le linge et arrose les cultures ; l’eau qui transporte le bois, les matériaux de construction, le grain, le vin, les peaux, le minerai,… ; l’eau qui apporte sa force motrice aux moulins ; l’eau qui engendre de multiples activités économiques de pêcherie, de batellerie, de papeterie, de passeurs, de pontonniers,… L’eau, encore, qui protège, qui trace les frontières des territoires, qui permet de prélever des taxes à chaque traversée. L’eau, enfin, qui emporte les déchets.

Dès l’époque mérovingienne, la Meuse prend une place considérable dans la vie locale et démontre toute son utilité dans les échanges à longue distance. Au fil du temps, le trafic fluvial s’intensifie. La Meuse devient un vecteur de communication essentiel aux échanges commerciaux et à l’approvisionnement des villes comme de l’arrière-pays. Tant les produits de consommation courante que les matières premières indispensables à l’artisanat et à l’industrie circulent par voie d’eau. En parallèle, l’émergence des centres urbains sur les rives mosanes favorise l’aménagement d’infrastructures fluviales propres à l’accostage des bateaux. Les barques « marchandes » assurent le transport des personnes et des biens, ce qui intensifie les liaisons interrégionales. Peu à peu, la navigation se perfectionne, les marchands-bateliers délaissant cette activité et confiant leur fret à des bateliers professionnels, appelés naiveurs*. De cette interaction permanente entre les hommes et le fleuve, cette sorte de symbiose qui unit les habitants de la vallée à leur cours d’eau, vont naître aussi les rejets et les nuisances qui, progressivement, réduiront les qualités naturelles du cours d’eau. La pollution fluviale ne date pas d’hier mais les souillures médiévales sont sans communes mesures avec les déversements urbains, agricoles et industriels que nos sociétés modernes essaient d’enfin réduire.

Catalogues de l’exposition

Les deux catalogues d’exposition, réalisés en 2012 et 2013, seront en vente aux Archives de l’État à Namur au prix chacun de 15 €.

  • Cahiers de la MPMM n° 5 – La Meuse, les hommes, format A4, 136 pages, 2012
  • Cahiers de la MPMM n° 6 – Les hommes, la Meuse, format A4, 160 pages, 2013

Pour en savoir plus

Les Archives de l’État conservent, dans leurs différents dépôts, plusieurs fonds d’archives relatifs aux divers cours d’eau et canaux. N’hésitez pas à les découvrir en salle de lecture. Vous trouverez ci-dessous, une liste non exhaustive. De nombreux cartes et plans sont également en ligne, notamment sur le site Cartesius.

Aux Archives générales du Royaume

Aux Archives de l’État à Namur

Aux Archives de l’État à Mons

Aux Archives de l’État à Tournai

Source : Archives de l’État

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Publication – Carine Van Rhijn, « Leading the Way to Heaven. Pastoral Care and Salvation in the Carolingian Period »

Starting from manuscripts compiled for local priests in the Carolingian period, this book investigates the way in which pastoral care took shape at the local levels of society. They show what illiterate lay people learned about their religion, but also what priests themselves knew.

The Carolingian royal dynasty, which ruled over much of Europe in the eighth and ninth century, is well-known for its success in war, patronage of learning and its ambitious style of rulership. A central theme in their plans for the future of their kingdom was to ensure God’s everlasting support, and to make sure that all inhabitants – down to the last illiterate farmer – reached eternal life in heaven. This book shows how the ideal of leading everybody to salvation was a central element of Carolingian culture. The grass-roots approach shows how early medieval religion was anything but uniform, how it encompassed all spheres of daily life and how well-educated local priests did not only know how to baptise and preach, but could also advise on matters concerning health, legal procedure and even the future.

This volume is of great use to upper-level undergraduates, postgraduates and scholars interested in the ecclesiastical history of Europe in the Carolingian period.

Carine van Rhijn is a cultural historian of the early middle ages. She teaches medieval history at the Department of History and Art History at Utrecht University, the Netherlands.

Table des matières :

Introduction 

Part 1: Foundations 
1. Carolingian correctio 
2. Manuscripts for priests 

Part 2: Cornerstones 
3. The cornerstones of Christian society I: baptism 
4. The cornerstones of Christian society II: mass 
5. The cornerstones of Christian society III: penance 

Part 3: Beyond pastoral care 
6. Priests as experts 
7. The edges of orthodoxy

Informations pratiques :

Carine Van Rhijn, Leading the Way to Heaven. Pastoral Care and Salvation in the Carolingian Period, Routledge, 2022. 286 p. ISBN : 9781138556324. GBP : 34,99.

Source : Routledge

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Colloque – Infirmeries monastiques et hospices. Lieux de soin du Moyen Âge à l’époque moderne

23-25 juin 2022
Cluny

Le programme des fouilles menées entre 2015 et 2019 dans l’abbaye de Cluny avait pour objectif l’étude de l’infirmerie monastique. Les résultats de ces recherches suscitent la tenue d’un colloque international. L’emplacement de l’infirmerie clunisienne n’était connu que par le plan anonyme remontant à 1700. Celui-ci figure les bâtiments avant les grandes reconstructions du XVIIIe siècle. C’est l’archéologue américain K.-J. Conant qui, pour la première fois, publia en 1968 plusieurs restitutions architecturales fondées essentiellement sur l’analyse du plan et des textes médiévaux et modernes.Les dernières fouilles ont mis en évidence différents bâtiments appartenant à l’infirmerie qui se développent entre le XIe et le XVIIIe siècle. Les sources textuelles clunisiennes mentionnent une infirmerie dès le XIe siècle et insistent sur sa relation étroite, tant matérielle que liturgique, avec la chapelle Sainte-Marie destinée aux malades. La topographie des lieux renvoie au premier modèle monastique connu : le plan de Saint-Gall (IXe siècle).Si plusieurs manifestations scientifiques se sont auparavant intéressées aux hôpitaux, à la médecine et aux questions d’hygiène durant les périodes médiévales et modernes, plus rares sont les recherches ayant traité des infirmeries monastiques et plus globalement des lieux de soin associés aux pratiques liturgiques et sociales.Cette rencontre a pour objectif de comparer les différentes structures liées aux soins dans l’abbaye, dans les hospices des bourgs monastiques et plus largement dans la ville pour les périodes médiévales et modernes. Il s’agit, à l’occasion de ce colloque, de confronter les différentes données disponibles, qu’elles soient archéologiques, textuelles, liturgiques ou iconographiques.

Programme : ici

Informations pratiques :

Inscription obligatoire
Entrée gratuite

Renseignements colloquecluny2020@gmail.com

UMR 5138 – ArAr – Archéologie et Archéométrie
Maison de l’Orient et de la Méditerranée
7 Rue Raulin
69365 Lyon cedex 07

Adresse du théâtre « Les Arts »Place du Marché
71250 Cluny
Inscriptionshttps://www.billetweb.fr/colloque-international-cluny

Source : ArAr

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Offre d’emploi – Director (F*M) with Tenure at the Institute for Medieval Research (The Austrian Academy of Sciences)

The Austrian Academy of Sciences (OeAW), Austria’s central non-university research and science institution, seeks to appoint a new

DIRECTOR (F*M) WITH TENURE at the Institute for Medieval Research.

The statutory mission of the OeAW is to “promote science in every aspect”. It fulfils its mission through a total of 25 research institutes which are engaged in innovative research of international standing in a variety of disciplines.

The Institute for Medieval Research in Vienna (IMAFO; https://www.oeaw.ac.at/en/IMAFO/) is a vibrant and productive hub for medieval research. IMAFO pursues innovative and cutting-edge approaches to medieval history through cultural and social studies as well as through the interpretation of the medieval heritage of Europe and Byzantium. Further research foci are on Digital Humanities, Historical Auxiliary Sciences, and source studies.

The new Director will complement and further enhance the institute’s outstanding research profile by supporting interdisciplinarity. The successful candidate will be open to new ideas and be abreast of the latest international developments and new directions in medieval research, thereby fostering conditions that will allow excellent medieval research to flourish. The IMAFO is part of the vibrant local research environment comprising the numerous historical, archaeological and humanities institutes of OeAW and other research institutions in Vienna.

The OeAW is looking for a strong and ambitious person with innovative research ideas and an outstanding academic track record, including success in winning major research grants. The ideal candidate will be a creative scholar with strong leadership and management skills who is well connected within the international scholarly community. The OeAW seeks to appoint a Director who is enthusiastic about pursuing his or her own research within IMAFO while also enhancing and encouraging the research of existing IMAFO staff. Recruiting outstanding talent to fill new appointments will be among the Director’s key responsibilities.

The IMAFO receives basic funding from the OeAW, and additional national and international third-party funding for designated research projects. The institute offers a world-class scholarly and collaborative research environment for about 50 scholars and is supported by skilled in-house administrative and technical staff.

We offer an attractive recruitment package that includes an internationally competitive salary and a substantial annual research budget (personnel, consumables). The work contract is tenured. The OeAW pursues a non-discriminatory employment policy and values equal opportunities, as well as diversity. Individuals from under-represented groups are particularly encouraged to apply. The role as Director is subject to evaluation every 5 years.

Qualified candidates are invited to apply and submit a detailed application to President Anton Zeilinger and Vice President Arnold Suppan at IMAFO.search.director@oeaw.ac.at, containing the following:

− Research concept and proposal for the strategic development of the IMAFO (maximum 4 pages)
− Curriculum vitae including an overview of recent research activities and funding (maximum 5 pages) − A list of publications, with pdf files of the four most important publications

Applications will be treated in strict confidence. Applications should be received by April 18, 2022.

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Publication – Jean-François Poisson-Gueffier, « Paul Claudel et le Moyen Âge »

Les détracteurs de Paul Claudel n’ont cessé de le présenter comme un homme qui « ne voit de salut que dans le haut Moyen Âge chrétien » (Alfred Poizat, 1927). Il serait ainsi l’incarnation d’un monde révolu, à une époque où le progrès est une valeur déterminante. Loin de toute régression, Claudel ne construit jamais un monde entièrement médiéval mais toujours hybride, au confluent du drame liturgique, de la moralité, du dithyrambe ou du Nô.

Ce Moyen Âge relève moins du passé que de l’avenir : l’avenir de l’écriture, l’avenir du drame, l’avenir de l’art. Partant, il convient de donner à Claudel toute sa place au sein des études médiévalistes. Car ce Moyen Âge, pour exalter la religion chrétienne, favorise toujours l’innovatio. En ce sens, il parcourt de manière originale la ligne de crête qui distingue et unit médiévité et modernité.

Jean-François Poisson-Gueffier est agrégé de lettres modernes et docteur en littérature française de l’Université Sorbonne-Nouvelle.

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Informations pratiques :

Jean-François Poisson-Gueffier, Paul Claudel et le Moyen Âge, Paris, Honoré Champion, 2022 (Poétiques et esthétiques, 45). 186 p. ISBN : 9782745356970. Prix : 38 euros.

Source : Honoré Champion

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