Appel à contribution – Environnement et sociétés au Moyen Âge

Le 54e Congrès de la SHMESP se tiendra au CESCM à Poitiers, du 11 au 14 mai 2023 sur le thème « Environnement et sociétés au Moyen Âge ». Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-joint l’argumentaire scientifique : SHMESP 2023 Poitiers – appel à communication.

Les propositions de communication en français, accompagnées d’un résumé d’une page maximum (à défaut duquel il ne sera pas possible de les prendre en compte), doivent être envoyées d’ici le 30 avril 2022 à : secretariat@shmesp.fr. Les sociétaires intéressés sont invités à prendre attentivement connaissance des grandes orientations fixées par le comité scientifique. Celui-ci fera connaître courant juin les contributions retenues.

 Nous rappelons que la Société ne prend pas en charge les frais des intervenants. Des bourses sont toutefois proposées aux doctorantes et doctorants, ainsi qu’aux jeunes chercheuses et chercheurs, qui interviendraient lors de ce congrès.

 Les actes des congrès de le SHMESP paraissent régulièrement à l’occasion de l’Assemblée générale de l’année qui suit, grâce notamment au travail des responsables des publications. Les collègues qui proposent une communication s’engagent donc moralement à publier leur texte en le rendant dans les délais imposés par ce calendrier serré, soit le pour 1er septembre 2023, et en respectant le nombre de signes défini par les responsables des publications, soit un texte de 35 000 signes (espaces, notes et documents compris), ainsi que les normes de la collection.

 Nous encourageons vivement les jeunes chercheurs à participer à ce congrès. Les directeurs de thèses sont donc invités à informer au plus vite les doctorants susceptibles d’être intéressés.

Source : SHMESP

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Appel à contribution – Analyse des reliques, légendes hagiographiques et mémoires carolingiennes. Autour du corps de l’apôtre Jacques le Majeur à Toulouse

English version below

Toulouse, 9-10 novembre 2023

La basilique Saint-Sernin de Toulouse s’enorgueillit depuis le XIVe siècle de posséder le corps entier de Jacques le Majeur. En 1389, le marchand florentin Bonacorso Pitti, lors d’un séjour toulousain en compagnie de Charles VI, rapporte une rumeur selon laquelle Charlemagne « envoyait toutes les saintes reliques qu’il pouvait trouver à Toulouse », dont les corps de saint Jacques et de cinq autres apôtres (Simon, Jude, Jacques le mineur, Philippe et Barnabé). Le copieux dossier documentaire qui documente ces reliques toulousaines comportant nombre d’incertitudes, l’autorisation de faire ouvrir la châsse et le chef-reliquaire de saint Jacques a été sollicitée afin de vérifier authentiques, ossements et objets conservés. Ce type d’opération, qui a eu lieu lors d’une cérémonie solennelle le 1er mars 2018, nécessitait une exploitation des données et des résultats d’analyses étagée dans le temps. Après un premier séminaire préparatoire le 11 mars 2019 à l’UT2J (Vraies et fausses reliques : un vrai faux problème), une journée d’études s’est tenue le 10 décembre 2021 (Les reliques toulousaines de Jacques le Majeur), centrée sur les aspects matériels (examen des ossements, des reliquaires, des authentiques).

Dans une dernière étape, les résultats de ces analyses doivent être mis en perspective lors d’une rencontre qui déboucherait sur la rédaction d’une monographie rassemblant tous les travaux menés autour des reliques de saint Jacques à Toulouse. Toute contribution susceptible d’éclairer dans le temps long l’histoire de cette relique toulousaine est la bienvenue. Quatre axes apparaissent comme prioritaires, sans prétention à l’exhaustivité.

1. Le contexte de l’apparition de la relique à Toulouse au XIVe siècle

La cérémonie solennelle d’ostension du corps de l’apôtre Jacques qui s’est déroulée à Saint-Sernin de Toulouse en 1385 sous l’égide de l’archevêque Jean de Cardaillac et du gouverneur en Languedoc, le duc Jean de Berry, marque l’officialisation d’un culte apparu quelques temps auparavant dans des conditions obscures. La « fabrique » d’une relique majeure bientôt rejointe par des reliques analogues, celles de cinq autres apôtres, est en marche. Le contexte favorable au plan local mais aussi national invite à interroger le poids et l’influence du milieu royal dans cette entreprise qui s’inscrit dans une politique contemporaine plus large de valorisation des reliques toulousaines (aux Jacobins et à la cathédrale St-Etienne). L’hypothèse d’un culte des Valois à saint Jacques, culte non pas personnel mais dynastique, mérite examen. Il convient aussi de s’interroger sur les rapports de concurrence ou de complémentarité entretenus par l’émergence du culte toulousain de Jacques le Majeur avec le sanctuaire compostellan et ses pèlerins. Plus largement, la présence contemporaine d’autres corps de saint Jacques en Europe et en France (Échirolles, Angers, etc) pourra être interrogée dans cette perspective.

Comme ailleurs dans le Midi, le XIVe siècle apparaît à Toulouse comme le grand siècle de la sainteté, dans une ville récemment promue au rang d’archevêché. Plusieurs entreprises hagiographiques ou manipulations de reliques y sont attestées, d’abord sous la plume de Bernard Gui. Dans quel contexte cultuel eut lieu l’apparition de la relique de l’apôtre à Toulouse ? La topographie sacrée de la ville donne clairement l’avantage à Saint-Sernin de qui,

sous l’abbatiat de Bertrand de Gensac, dans la seconde moitié du XIIIe siècle, a exhumé plusieurs corps de saints locaux. Un examen des manuscrits liturgiques toulousains du Moyen Âge pourrait éclairer la chronologie et les degrés de solennité du culte des différents saints dans la ville. Comment la flambée apostolique de la seconde moitié du XIVe siècle s’articule-t-elle avec les légendes hagiographiques qui font de Saturnin un contemporain des apôtres depuis les environs de l’an 900 ? Connaît-on d’autres expériences semblables dans le Midi du XIVe siècle, alors que depuis Avignon, Clément VI, s’appuyant sur les écrits de Bernard Gui, promeut la figure apostolique de saint Martial, présenté comme fondateur de l’Église de Toulouse ? D’un point de vue artistique et iconographique enfin, comment se traduisent ces investissements dans le culte des saints et des reliques ?

2. Les Carolingiens à Toulouse : histoire, mémoire matérielle et littéraire

Le recours à la figure de Charlemagne s’inscrit dans une longue tradition dont Amy Remensnyder a montré les ressorts dans le monde monastique au Moyen Âge central. Dans le diocèse de Toulouse, le recours aux rois Francs semble se trouver d’abord dans le dossier hagiographique de l’évêque de Toulouse Germier, qui met en scène la rencontre du saint avec Clovis. Ensuite, un récit connu à Saint-Denis au XIIIe siècle, puis copié et utilisé dans le Midi au XIVe siècle rapporte une translation du corps de Saturnin depuis Saint-Denis à Toulouse et un échange de reliques opéré sous le roi Dagobert. Un exemplaire du Légendier picard rapporte lui l’arrivée des reliques de Saturnin à Toulouse sous la conduite de Charlemagne : cette scène est peinte dans les années 1340 dans le prieuré de Saint-Sernin d’Artajona en Navarre. La légende de l’intervention de Charlemagne dans la constitution du trésor de reliques de Saint- Sernin semble donc avoir une histoire longue, qu’il faudrait retracer. Pour ce faire, il apparaît nécessaire de prendre en compte la littérature compostellane, mais aussi les écrits vernaculaires et les légendes épiques qui ne lient pas toujours sans difficultés ni réticences les noms de Charlemagne, de Compostelle, et de Toulouse (le dossier hagiographique de saint Vidian/Vivien autour de Martres-Tolosane mériterait un nouvel examen dans cette perspective, et les récritures de la Chanson de Roland depuis le manuscrit d’Oxford peuvent apporter des informations).

Au XIVe siècle, au moment de l’apparition des reliques de Jacques, un souvenir méridional des rois francs est bien attesté, mais il existe aussi, via notamment l’historiographie royale, des mémoires « françaises » de l’histoire du Midi. Les emprunts mutuels entre textes épiques, hagiographiques, historiographiques, du Midi ou du Nord, tout comme l’écheveau des réécritures mériteraient d’être interrogés, car ils sont susceptibles d’éclairer le légendaire à l’œuvre à la fin du moyen Âge autour du corps de saint Jacques à Toulouse. Enfin, cette rencontre pourrait-être l’occasion de faire le point sur les relations réelles entre les souverains francs, les premiers comtes et Toulouse à l’époque carolingienne : le fameux évangéliaire de Godescalc n’est-il pas attesté à Saint-Sernin avec certitude dès le XIIe siècle ? L’historiographie récente pense qu’il s’agit d’un don de Louis le Pieux. N’est-ce pas aussi depuis Saint-Sernin que Charles le Chauve assiège Toulouse en 844 et multiplie les diplômes en direction de diverses abbayes méridionales ? C’est sur les traces documentaires et matérielles de ces événements qu’a pu en partie se forger le légendaire qu’on voit réinvesti à la fin du Moyen Âge.

3. Histoire du culte des saints et des reliques à Toulouse à partir du XIVe siècle

Le second dossier toulousain d’invention de reliques de saint Jacques, une invention en bonne et due forme cette fois-ci, survenue en 1491 dans l’église Saint-Jacques du groupe cathédral, vient rendre le dossier encore plus complexe et invite à interroger les conséquences de l’investissement sur les reliques de saint Jacques à Toulouse dans la longue durée. La

réalisation, en 1385, tant à Saint-Sernin qu’à la cathédrale, de reliquaires somptueux dont la manipulation s’inscrit dans le temps long, engage à une réflexion sur les dispositifs architecturaux et liturgiques qui accompagnent le culte de Jacques et ce jusqu’à l’époque contemporaine.

Grâce notamment aux travaux de Pascal Julien sur le sanctuaire de Saint-Sernin du XVIe au XVIIIe siècle, il est désormais acquis que l’époque moderne connaît également des formes intenses de valorisations matérielles et dévotionnelles du culte des saints et de leurs reliques, que ce soit sur le plan matériel, liturgique, mais également hagiographique. Il s’agira ici de poursuivre l’étude de ce dossier autour de saint Jacques à la fois dans le contexte du trésor de Saint-Sernin, mais aussi de Toulouse et de la chrétienté, au prisme des grandes problématiques qui traversent l’historiographie religieuse de l’époque moderne, comme la confessionnalisation ou encore la sécularisation. Pour le dire autrement, il s’agirait d’étudier la manière dont les Toulousains et autres pèlerins continuent de s’approprier (ou non) les reliques de saint Jacques, et de s’interroger sur la place de ces formes d’appropriations dans le contexte plus global du catholicisme moderne et contemporain.

4. Approche comparative. Ouverture de reliquaires et approche scientifique des reliques

L’ouverture du reliquaire de saint Jacques à Saint-Sernin en 2018 et la mise en place d’un groupe de recherche scientifique autour de ces ossements et de leur histoire est une première à Toulouse, mais depuis quelques décennies, d’autres expériences ont été menées ailleurs. Dans une perspective comparatiste, on souhaiterait que soient présentés synthétiquement les résultats de recherches similaires, en mettant l’accent sur leur méthodologie et les difficultés qui ont pu être rencontrées dans l’articulation des données issues des textes (littéraires ou non) et celles issues de l’analyse matérielle des reliques et des reliquaires.

Les propositions de communication sont à transmettre à fernand.peloux@univ-tlse2.fr avant le 15 septembre 2022. Elles seront examinées dans la foulée par le comité scientifique.

Comité scientifique

Andrieu Éléonore (MCF, langue et littérature médiévales, université Toulouse II- Jean-Jaurès) Cazes Quitterie (Pr., histoire de l’art médiéval, université Toulouse II-Jean Jaurès)
Débax Hélène (Pr., histoire médiévale, université Toulouse II-Jean Jaurès)
Fournié Michelle (Pr. émérite, histoire médiévale, université Toulouse II-Jean Jaurès)

Guyard Nicolas (MCF, histoire moderne, université Paul Valéry, Montpellier) Peloux Fernand (CR, CNRS, Framespa-UMR 5136)
Wattin-Grandchamp Dominique (DRAC, Occitanie)

Mots-clés : Toulouse, reliques, époque carolingienne, XIVe siècle, Espagne, légendes épiques, hagiographie, historiographie, mémoires, architecture, saint Jacques, apôtres et apostolicité.

Analysis of relics, hagiographic legends and Carolingian memories. Around the body of the Apostle James the Greater in Toulouse

Toulouse, 9-10 November 2023

Since the 14th century, the Basilica of Saint-Sernin in Toulouse has been proud to possess the entire body of James the Greater. In 1389, the Florentine merchant Bonacorso Pitti, during a visit to Toulouse in the company of Charles VI, reported a rumour according to which Charlemagne « sent all the holy relics he could find to Toulouse », including the bodies of Saint James and five other apostles (Simon, Jude, James the Less, Philip and Barnabas). The copious documentary file documenting these relics contains a number of uncertainties. A permission was therefore sought to open the shrine and the chief reliquary of Saint James in order to verify the authenticity of the bones and objects conserved. This type of operation, which took place during a solemn ceremony on 1 March 2018, required a time-staggered exploitation of the data and analysis results. After a first preparatory seminar on 11 March 2019 in Toulouse (Vraies et fausses reliques: un vrai faux problème), a workshop was held on 10 December 2021 (Les reliques toulousaines de Jacques le Majeur), focusing on the material aspects (examination of bones, reliquaries, and authentic items).

In a final stage, the results of these analyses should be put into perspective during a meeting which would lead to the writing of a monograph bringing together all the studies carried out on the relics of Saint James in Toulouse. Any contribution likely to shed light on the history of this relic in Toulouse over time is welcome. Four main areas of research appear to have priority, without any claim to exhaustiveness.

1. The context of the relic’s appearance in Toulouse in the 14th century

The solemn ceremony of the ostension of the body of the Apostle James, which took place at Saint-Sernin in Toulouse in 1385 under the aegis of Archbishop Jean de Cardaillac and the governor of Languedoc, Duke Jean de Berry, marked the officialization of a cult that had appeared some time earlier in obscure conditions. The « fabrication » of a major relic, soon to be joined by similar relics of five other apostles, was underway. The favourable local and national context invites us to question the weight and influence of the royal milieu in this event, which is part of a wider contemporary policy of enhancing the value of Toulouse relics (at the Jacobins and St. Stephen’s Cathedral). The hypothesis of a Valois cult of Saint James, not a personal but a dynastic cult, deserves examination. It is also worth examining the competitive or complementary relationship between the emergence of the Toulouse cult of James the Greater and the Compostellan shrine and its pilgrims. More broadly, the contemporary presence of other bodies of Saint James in Europe and in France (Échirolles, Angers, etc.) could be questioned in this perspective.

As elsewhere in southern France, the 14th century in Toulouse appears to be the great century of sanctity, in a city recently promoted to the rank of archbishop. Several hagiographic undertakings or manipulations of relics are attested too, first in the writings of Bernard Gui. In what cultic context did the relic of the apostle appear in Toulouse? The sacred topography of the city clearly gives the advantage to Saint-Sernin who, under the abbatiate of Bertrand de Gensac, in the second half of the 13th century, exhumed several bodies of local saints. An examination of medieval Toulouse liturgical manuscripts could shed light on the chronology

and degrees of solemnity of the cult of the various saints in the city. How does the apostolic upsurge of the second half of the 14th century fit in with the hagiographic legends that make Saturnin a contemporary of the apostles from around the year 900? Were there other similar experiences in the south of France in the 14th century, when Clement VI, relying on the writings of Bernard Gui, promoted the apostolic figure of Saint Martial, presented as the founder of the Church of Toulouse? Finally, from an artistic and iconographic point of view, how are these investments in the cult of saints and relics reflected?

2. The Carolingians in Toulouse: history, material and literary memory

The recourse to the figure of Charlemagne is part of a long tradition, the mechanisms of which Amy Remensnyder has shown in the monastic world of the central Middle Ages. In the diocese of Toulouse, recourse to the Frankish kings seems to be found first in the Vita of the bishop of Toulouse Germier, which depicts the meeting of the saint with Clovis. Secondly, a story known in Saint-Denis in the 13th century, and then copied and used in southern France in the 14th century, reports a translation of Saturnin’s body from Saint-Denis to Toulouse and an exchange of relics under King Dagobert. A copy of the Légendier picard reports the arrival of Saturnin’s relics in Toulouse under the leadership of Charlemagne : this scene was painted in the 1340s in the priory of Saint-Sernin in Artajona in Navarre. The legend of Charlemagne’s intervention in the creation of the treasure of relics at Saint-Sernin thus seems to have a long history, which should be retraced. To do this, it seems necessary to take into account the Compostellan literature, but also the vernacular writings and the epic legends which do not always link the names of Charlemagne, Compostela, and Toulouse without difficulty or reticence (the hagiographic dossier of Saint Vidian/Vivien around Martres-Tolosane would deserve a new examination in this perspective, and the rewritings of the Chanson de Roland from the Oxford manuscript can provide information).

In the 14th century, at the time of the appearance of the relics of James, a southern memory of the Frankish kings is well attested, but there are also, via royal historiography in particular, ‘French’ memories of the history of the Midi. The mutual borrowings between epic, hagiographic and historiographic texts from the Midi and the North, as well as the web of rewritings, deserve to be examined, as they are likely to shed light on the legend at work at the end of the Middle Ages around the body of Saint James in Toulouse. Finally, this meeting could be an opportunity to take stock of the real relations between the Frankish sovereigns, the first counts and Toulouse during the Carolingian period: isn’t the famous Godescalc evangeliarum attested to at Saint-Sernin with certainty from the 12th century? Recent historiography believes that it was a gift from Louis the Pious. Wasn’t it also from Saint-Sernin that Charles the Bald laid siege to Toulouse in 844 and multiplied the number of diplomas to various southern abbeys? It is on the documentary and material traces of these events that the legend that we see reinvested at the end of the Middle Ages was partly forged.

3. History of the cult of saints and relics in Toulouse from the 14th century

The second case of the invention of the relics of Saint James in Toulouse, an invention in due form this time, which occurred in 1491 in the church of Saint James in the cathedral group, makes the case even more complex and invites us to question the consequences of the investment in the relics of Saint James in Toulouse over the long term. The creation, in 1385, of sumptuous reliquaries in both Saint-Sernin and the cathedral, the handling of which is part of the long term, leads to a reflection on the architectural and liturgical devices that accompany the cult of James until the contemporary period.

Thanks in particular to the work of Pascal Julien on the sanctuary of Saint-Sernin from the 16th to the 18th century, it is now clear that the modern period also saw intense forms of material and devotional enhancement of the cult of the saints and their relics, whether on the material, liturgical or hagiographic level. The aim here is to continue the study of this dossier on Saint James in the context of the treasure of Saint-Sernin, but also of Toulouse and Christianity, in the light of the major issues that run through the religious historiography of the modern era, such as confessionalization and secularization. In other words, the aim is to study the way in which the people of Toulouse and other pilgrims continue to appropriate (or not) the relics of Saint James, and to question the place of these forms of appropriation in the more global context of modern and contemporary Catholicism.

4. Comparative approach. Opening of reliquaries and scientific approach to relics

The opening of the reliquary of Saint James in Saint-Sernin in 2018 and the setting up of a scientific research group around these bones and their history is a first in Toulouse, but in recent decades other experiments have been carried out elsewhere. From a comparative perspective, we would like to present the results of similar research, emphasising their methodology and the difficulties that may have been encountered in the articulation of data from texts (literary or otherwise) and those from the material analysis of relics and reliquaries.

Proposals for papers should be sent to fernand.peloux@univ-tlse2.fr before 15 September 2022. They will then be examined by the scientific committee.

Scientific Committee

Andrieu Éléonore (MCF, medieval language and literature, Toulouse II- Jean-Jaurès) Cazes Quitterie (Pr., medieval art history, Toulouse II-Jean Jaurès)
Débax Hélène (Pr., medieval history, Toulouse II-Jean Jaurès)
Fournié Michelle (Pr. emeritus, medieval history, Toulouse II-Jean Jaurès)

Guyard Nicolas (MCF, modern history, Paul Valéry University, Montpellier) Peloux Fernand (CR, CNRS, Framespa-UMR 5136)
Wattin-Grandchamp Dominique (DRAC, Occitanie)

Keywords: Toulouse, relics, Carolingian period, 14th century, Spain, epic legends, hagiography, historiography, memoirs, architecture, Saint James, apostles and apostolicity.

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Web – Mystische Bücherin der Bibliothek der Kartause Erfurt. Digitale Edition

Accès : ici

Mystische Bücherin der Bibliothek der Kartause Erfurt. Digitale Edition, hg. vonMarieke Abram, Susanne Bernhardt und Gilbert FournierProjektleitung: Antje Kellersohn und Balázs J. NemesInformationstechnik: Martin Hinze und Saher SemaanVersion 1.0, kompiliert am 2. März 2022

Das Freiburger DFG-Projekt Making Mysticism. Mystische Bücher in der Kartause Erfurt geht der Frage nach, wie sich die (literatur-)historiographische Kategorie ‚Mystik‘ zur historischen Ordnungskategorie theologia mystica verhält. Der Bibliothekskatalog der Erfurter Kartause St. Salvatorberg (Erfurt, Bistumsarchiv, Hs. Hist. 6), der um 1475 entstand und hauptsächlich bis in die 1520er Jahre erweitert wurde, bietet die Gelegenheit, anhand historisch bezeugter Bibliotheksbestände und der Ordnung, nach der sie verzeichnet sind, den Anfang der Kategorienbildung ‚Mystik‘ zu untersuchen. Der Katalog stellt nämlich kein einfaches Bestandsverzeichnis dar. Vielmehr sind die Bücher programmatisch einzelnen Signaturgruppen zugeordnet, wobei das Programm einer spirituellen Selbstvervollkommnung in den Einleitungen zu den Signaturgruppen entwickelt wird. Die für die Untersuchung der (literatur-)historiographischen Kategorie ‚Mystik‘ besonders relevanten Signaturgruppen sind die Gruppen D, DF, E, F und I, die Bücher zur theologia mystica und zu revelationes enthalten. Weil sie im Fokus des Projektes stehen, wurden sie für die hier vorliegende digitale, genetische Neuedition ausgewählt.

Source : Mystische Bücher

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Journée d’étude – Le corps du monument sacré. Formes architecturales et décoratives, environnement et identités (IXe-XIIe siècles.)

Journée d’étude de l’INHA
Domaine Histoire de l’Art IVe-XVe siècle

Depuis l’Antiquité, le monument est vu comme un organisme vivant, un corps dont l’intégrité et l’organisation interagit avec son environnement. Le Moyen Âge conserve cette perception et conçoit l’édifice sacré comme un corps localisé, positionné et orienté mais aussi comme un corps métonymique du corps social : l’Église.

Deux cycles de rencontres (2022 et 2023) feront converger les réflexions actuelles sur le monument médiéval vers cette perception d’un corps dans son environnement. Les échanges se fixeront sur la période du IX-XIIe siècle, séquence historique d’intense monumentalisation du paysage et de réflexions chrétiennes sur la fonction du monument sacré, en s’autorisant à remonter aux origines de certains concepts à l’époque tardo-antique.

Le cycle 2022 interrogera le corps monumental par le biais de son identité et de sa présence. Ce corps produit une identité, communautaire et territoriale mais, par-delà les acquis historiographiques sur l’espace ecclésial (cadre de la liturgie et de la décoration) et sur le monument comme un fait sociologique (forme intelligible du social), il s’agit de penser comment le monument met en présence, aussi, sa propre identité, celle d’un corps vivant, voire d’une personne caractérisée par sa singularité, son histoire, ses attributs, ses marqueurs et son réseau.

Plus d’information sur le site web de l’INHA

Calenda : https://calenda.org/980435

Programme :

Dates : mercredi 23 mars et 13 avril (14h-18h)
Lieu : Institut national d’Histoire de l’Art (INHA)
Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Accès : Galerie Colbert, 2 rue Vivienne ou 6 rue des Petits-Champs, 75 002 Paris

  • Mercredi 23 mars 2022 :

Le corps monumental de la basilique et son identité

14h-18h, Salle Giorgio Vasari

La basilique ad corpus est un type d’église emblématique du phénomène de substitution de l’identité du monument sacré à celle du saint chrétien. Ce type d’église marque la présence du saint et monumentalise le corps qu’elle abrite autant qu’elle produit le corps collectif de sa communauté (son église). Pourtant, l’édifice gagne en autonomie dans le temps. Acteur des textes hagiographiques, il devient lui-même vecteur de la présence vivante du saint (dont on perd parfois la trace dans le monument) et opère des miracles en son nom. Ce transfert d’identité peut être envisagé comme un principe de l’agencement du monument, de sa forme, de sa décoration et de son agentivité dans les textes. Ces questions portent à considérer le monument par-delà les catégories fonctionnelles et institutionnelles pour envisager l’église « funéraire » comme un type de monument pourvu de sa propre identité.

  • 14h00 : accueil
  • 14h15 : Mathieu Beaud (INHA) : Introduction
  • 14h30 : Éric Sparhubert (Université de Limoges) : Édifier et célébrer. Les formes de l’architecture et leurs enjeux : la collégiale de Saint-Hilaire de Poitiers au XIe siècle
  • Discussion
  • 15h30 : Cécile Voyer (Université de Poitiers) : Édifier et ordonner, l’exemple du décor peint de la basilique Saint-Hilaire de Poitiers au XIe siècle
  • Discussion

Pause

  • 17h00 : Sophie Sanzey (Université Lyon II Lumière) : Reliques, miracles et monument : étude des rapports entre le corps du saint et son église dans les Miracula Sancti Germani d’Heiric d’Auxerre
  • Discussion

18h00 : fin de la rencontre

  • Mercredi 13 avril 2022

Modéliser le monument au Moyen Âge

Le décrire et le figurer

14h-18h, Salle Giorgio Vasari

Les médiévaux ne voient pas leurs monuments comme nous les voyons ou, plus précisément, ils ne les décrivent pas, dans leurs textes et leurs images, comme le médiéviste le voudrait. Le monument est souvent modélisé à partir d’archétypes scripturaires, de formes standardisées et du détail de ce qu’il contient, ce qui nous informe peu sur la fonction de ses parties. Il s’agira de faire converger formes élémentaires significatives et vocabulaire descriptif pour dessiner ce qu’il reste du monument et de sa singularité lorsqu’il est essentialisé. Quels éléments désignent l’église comme un édifice sacré ? Les parties, volumes et décors d’architecture éclairent-t-ils sur sa fonction, sa communauté et son histoire ? Singularisent-t-ils dans la mise en récit littéraire ou figurée l’identité du monument, son agentivité voire sa vitalité ?

  • 14h00 : accueil
  • 14h15 : Mathieu Beaud (INHA) : Introduction
  • 14h30 : Gaëlle Herbert de la Portbarré-Viard (Université d’Aix-Marseille) : L’impact du vocabulaire vitruvien sur le discours relatif à l’espace basilical chrétien après l’Antiquité tardive : l’exemple des termes porticus et ala
  • Discussion
  • 15h30 : Didier Méhu (Université Laval, Québec) : Décrire ou figurer l’église ? Les premiers discours sur le lieu de culte chrétien aux IVe et Ve siècles
  • Discussion

Pause

  • 17h00 : Anne-Orange Poilpré (Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne) : Faire corps : images d’églises et visions de l’Église à l’époque carolingienne
  • Discussion

18h00 : fin de la rencontre

Comité scientifique

  • Mathieu Beaud (INHA)
  • Philippe Plagnieux (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
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Appel à contribution – Les marâtres. Des mots, des personnes et des familles

Colloque du Projet « Marâtres. Secondes épouses, fils et filles d’avant »

CREHS, Université d’Artois (Arras), 24 et 25 novembre 2022

Colloque organisé par le CREHS (EA 4027), avec le soutien de l’IEFR, du LAMOP, de la Société de Démographie historique et de la SIÉFAR.

Le projet « Marâtres » est un projet d’anthropologie sociale transpériodique, de l’Antiquité à nos jours, ouvert aux approches littéraires, qui vise à interroger la construction sociale et mentale de la marâtre, figure stigmatisante et stigmatisée de la seconde épouse du père, en partant des mots, des systèmes de parenté et des pratiques sociales dans lesquelles elle s’inscrit. Plusieurs questions sont à l’origine de ce projet : comment appelle-t-on la seconde épouse du père et qui est-elle ? Quand et pourquoi ce terme disqualifiant de marâtre émerge-t-il dans les sources ? Lui trouve-t-on un équivalent dans d’autres langues que le français ? Quel rôle jouent les contes dans la diffusion de ce mot et de cette figure ? Dans quelles configurations, sociales, culturelles et économiques, relationnelles et affectives, la seconde épouse devient-elle une marâtre ? Comment son arrivée recompose-t-elle la famille et quelles relations entretient-elle avec les enfants du premier lit ? De quel père la marâtre est-elle l’épouse ? Comment cette figure s’articule-t-elle avec celle de la mère et avec celles d’autres femmes incarnant une maternité alternative pour les enfants (nourrices, marraines, tantes etc.) ? Enfin, dans quelle mesure cristallise-t-elle des conflits familiaux et comment sa présence influence-t-elle les trajectoires de ses membres ?

Télécharger l’appel.

Les propositions sont à envoyer conjointement à anne.jusseaume[at]univ-artois.fr et laurence.leleu[at]univ-artois.fr avant le 25 avril 2022. Elles seront ensuite examinées par le comité scientifique et une réponse sera données aux participant-e-s courant juin 2022.

Comité d’organisation :
Anne Jusseaume (Université d’Artois, CREHS) et Laurence Leleu (Université d’Artois, CREHS)

Comité scientifique :
Sabine Armani (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade UR7338), Marianne Closson (Université d’Artois, Textes et Cultures UR 4028), Aurélie Damet (Paris I Panthéon-Sorbonne, ANHIMA UMR 8210), Agnès Fine (EHESS, LISST UMR 5193-CAS), Vincent Gourdon (CNRS, Centre Roland Mousnier UMR 8596), Régine Le Jan (Paris I Panthéon-Sorbonne, LAMOP UMR 8589), Didier Lett (Université de Paris, ICT EA 337), Nicole Pellegrin (CNRS, IHMC UMR 8066)

Source : SIEFAR

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Conférence – Pierre Monnet (EHESS), Sylvain Piron (EHESS), « Travailler sur et avec les sources du Moyen Âge »

Vendredi 22 Avril (15:00-17:00, heure de Paris)

L’EHESS lance la deuxième édition de ses EHESS Spring Talks, le « Mois de l’international de l’EHESS », du 24 mars au 22 avril 2022. Cet événement, composé de rencontres virtuelles quotidiennes, valorise l’activité de formation par la recherche propre à l’EHESS, fondée sur le dialogue interdisciplinaire.

Discutant : Rafael Mandressi (CNRS/EHESS)

Séance en français

Certes ce séminaire, pratique, entend s’inscrire dans un parcours de formation des étudiants de mastère, mais aussi des doctorants, et aurait pu de ce fait se limiter au caractère pédagogique et direct en termes d’approche de documentations spécifiques à la période et utiles aux travaux de recherche. Ce socle est bien entendu présent dans la conception et l’animation du séminaire mais il se double d’une conviction à la fois méthodologique et heuristique qui conduit à aborder les différents types documentaires classés, cherchés, lus, interprétés et construits par les médiévaux d’abord, par les médiévistes ensuite.
En effet, il a paru essentiel de toujours garder à l’esprit que la « source » ne va jamais de soi, qu’elle ne forme jamais un bassin, un réservoir tout fait, attendant en quelque sorte la main, l’expertise et l’usage des historiens. C’est ainsi que cette notion même, la « source », dont l’emploi et la définition sont eux-mêmes soumis à des processus historiques complexes, se trouve à chaque séance placée dans une perspective critique au regard des traditions, des éditions, des transmissions, et se trouve confrontée à des terminologies concurrentes ou co-occurentes telles que « document », « archive », « témoignage », « monument »…

Inscription : ici

Source : EHESS

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Appel à contribution – Book Ornament and Luxury Critique

The research group “Textures of Sacred Scripture. Materials and Semantics of Sacred Book Ornament” (https://textures-of-scripture.ch) invites paper proposals for a three-day international conference on “Book Ornament and Luxury Critique”. The conference, funded by the Swiss National Science Foundation, is scheduled to take place at the Institute of Art History at the University of Zurich from 15 to 17 September 2022. 

In his famous preface to Job, Jerome severely criticizes sumptuous luxury in the ornamentation of books: “Let those who will keep the old books with their gold and silver letters on purple skins (…) if only they will leave for me and mine, our poor pages and copies which are less remarkable for beauty than for accuracy” (Praefatio in librum Hiob, ed. Schaff/Wace 1890, 492). While this source is often cited as proof of the availability of luxurious copies of sacred scriptures in Late Antiquity, and the continuation of such splendor – despite clerical opposition – throughout the Middle Ages, the tradition of luxury critique it documents, and its further development, has received far less attention. When, how, and under what circumstances might book ornament be understood as offensive, and which strategies were employed to avoid such critique or to create books that are ostentatiously ascetic? 

Since antiquity, philological correctness was opposed to ornament in the rhetorical discourse, which associated an overtly rich language with overblown luxury and female adornment. Already in Roman literature, this gendered discourse was projected onto the material artifacts of writing, a tradition that influenced the varied discussions about the materiality of sacred books and their status in Christian, Islamic and Jewish book cultures from Late Antiquity until the end of the Middle Ages and beyond. In all three religious traditions, the discourse concerning the ornamentation of scripture established connections “between ornamenting bodies, buildings and language, in which fancy forms are rejected in favor of plain, and embellishment opposed to simplicity in a dialect of truth and falsity” (F. B. Flood, in: Clothing Sacred Scriptures, ed. D. Ganz/B. Schellewald, Berlin/Boston 2019, 52). 

The conference welcomes proposals that consider the entire range of such critique of book ornament in Christian, Islamic and Jewish book cultures, and that analyze their specific contexts and semantics, as well as “the spaces of negotiation, in which artists, commissioners and users could react to critical allegations without simply obeying them” (D. Ganz, as above, 34). The time range for proposed papers is from antiquity through the Middle Ages and beyond; early modern and Reformation studies as well as broader theoretical approaches are also welcome. Discussions across disciplinary boundaries are encouraged. Topics of particular interest are:

– material semantics of luxury and its opposites (especially the role of color, layout and format)
– critique of gilded script and the clothing of scriptures in gold, jewelry and textiles
– self-commenting books (e. g. Richard de Bury’s Philobiblon) and self-legitimation of ornament
– the ornament critique of the monastic orders
– the economics of luxury and its critique
– the rhetoric of luxury critique 
– luxury critique and gender discourses
– luxury critique in an interreligious perspective

Speaking time for each paper should not exceed 30 minutes and will be followed by a discussion. The conference languages are English, German, French and Italian. Submissions should include the title and an abstract (max. 300 words) as well as the name, contact information and a short CV of the speaker. Proposals should be submitted to thomas.rainer@uzh.ch by 15 April 2022. Acceptance of papers will be confirmed at the beginning of May 2022. The conference is currently planned as an in-person meeting. Travel expenses and on-site accommodation of all speakers will be covered.

For more information, please click here.

Image: Monochrome initial in the “Grande Bible de Clairvaux”, Troyes, Bibl. mun., ms. 27, t. II, f. 99v. showing the ascetic ornament of sacred scriptures in the milieu of Cistercian monasteries in the mid-12th century. 

Source : Medieval Art Research

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Colloque – Empires chrétiens. Idéologies et pratiques impériales entre Europe latine et Byzance (XIIe-XVe siècles)

Salle 216, centre Panthéon
5 place du Panthéon, 75005 Paris
Journée d’étude du LAMOP et de l’IRBIMMA


Programme :

Lundi 28 mars 2022

9h : Accueil

9h15 : Introduction | Fanny Madeline et Raúl Estangüi Gómez

Session 1 : Papes et empereurs : entre la vieille et la nouvelle Rome

Présidence | Sophie Métivier

9h30 : L’empire de l’Eglise latine |Dominique Iogna-Prat

10h : Titulature et cérémonies impériales à Byzance : de l’époque des Comnènes aux empereurs Courtenay | Raúl Estangüi Gómez et Guillaume Saint-Guillain

10h30 : discussions et pause

11h15 : Faire l’union des Églises ou fracturer l’Empire ? | Marie-Hélène Blanchet et Raúl Estangüi Gómez

11h45 : Imitation du Christ et diaconie impériale : Manuel II Paléologue et la pédagogie du pouvoir chrétien |Dan Ioan Muresan

12h15 : discussions et déjeuner

Session 2 : Les interprétations royales et alternatives impériales en Occident

Présidence |Annick Peters-Custot

14h30 : L’impérialité de la Sicile de Byzance aux Normands| Annliese Nef et Vivien Prigent

15h : Les représentations impériales de Richard cœur de Lion à son retour de Croisade : quels apports siciliens et byzantins ? | Fanny Madeline

15h30 : Les diètes impériaux comme instrument politique face à l´expansion ottomane dans les Balkans | Oliver Schmitt

16h : discussions

16h30 : Conclusion : Des impérialités entre imperium et basileia | Annick Peters-Custot

Pour participer à la réunion sur zoom : https://zoom.univ-paris1.fr/j/95510917704?pwd=U1U0QnBNeFFlblRyRnFaSStzK21lUT09

Informations complémentaires pour la connexion : ici

Source : LAMOP

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Publication – “We are All Servants”: The Diversity of Service in Premodern Europe (1000-1700), ed. by Isabelle Cochelin and Diane Wolfthal

Service permeated premodern Europe and was a key concept for defining relationships. Unlike earlier volumes on service, “We Are All Servants” explores simultaneously the medieval and early modern periods, and considers service and servants through multiple discourses and in a wide variety of contexts, from courts to anchorholds, and including monastic and hospital settings throughout western Europe. The volume brings together an interdisciplinary and international team of scholars who study a highly diverse group of servants: male and female, young and old, lay and religious, of both high and low status, with few or great expectations for their future.

Table des matières :

Isabelle Cochelin – “Introduction”

1. Arnaud Montreuil – “Qui pour armes servoient: Service and Knighting in the Vernacular Courtly Literature of Twelfth- and Thirteenth-century France and England”
2. Kim M. Phillips – “Breast into Service: Wet Nurses in Late Medieval England”
3. Jiting Chu – “Accompaniment as Service: The Ladies-in-waiting of Women of the High Nobility in the late Middle Ages in French and Flemish illumination”
4. Rolf Strøm-Olsen – “The Part-Time Courtier: The Periodic Contract System at the Court of Burgundy”
5. Laura Moncion – “Between Servant and Disciple: Recluses’ Attendants in Three Medieval Rules for Recluses”
6. Adam J. Davis – “Servants and Service in Twelfth- and Thirteenth-Century French Hospitals”
7. Kate E. Bush – “Maids of the Handmaidens: Serving Sisters in Clarissan Communities, c. 1250–1550”
8. Emma Gabe – “Lay Sisters and the Discourse of Service in the Late Medieval Sister-Books”
9. Isabel Harvey – “From Servants to Converse Nuns: Tridentine Enclosure and Economic Reform in Convents of the Papal States under Clement VIII”
10. Lucie Laumonier – “Domestic Service in Late Medieval Languedoc: The Household and the Family”
11. Francine Michaud – “The Meaning of Servanthood in Private Households: The Case of Thirteenth- and Fourteenth-Century Marseille”
12. Jeremy Goldberg – “‘For his good and faithful service’: Being a Servant in Later Medieval England”
13. Elena Brizio – “Friends or Enemies? Sienese Servant Women in the Fifteenth and Sixteenth Centuries”
14. Marlee Couling – “‘She Would Long Since Have Been Starved’: Networks of Support between Mistresses and Female Servants in Seventeenth-Century England”
15. Bert Roest – “The Lay Servant in Franciscan Homiletics and Household Management Books”
16. Sarah Pech-Pelletier – “The Evolution of the Notion of “Service” in Thirteenth- to Sixteenth-Century Spain: Servants, Enslaved Persons, and Masters in the Eyes of the Law”
17. Diane Wolfthal – “The Unseen Servant in Late Medieval and Early Modern Art”
18. Mathilde Legeay – “Representations of the Female Servant in the Italian Religious Paintings of the Seicento: Between Reality and Fiction”
19. Elizabeth S. Cohen – “Varieties of Servants in Premodern Europe: Some Thematic Connections”

Informations pratiques :

“We are All Servants”: The Diversity of Service in Premodern Europe (1000-1700), ed. by Isabelle Cochelin and Diane Wolfthal, Centre for Renaissance and Reformations Studies, 2022. 632 pp., 67 ill.
$59.95. Shipping: $5.99 CAD to North America, $21.99 CAD to Europe, $24.99 to other international addresses; prices may vary for bulk orders. ISBN 978-0-7727-2228-7 (print).

Source : Centre for Renaissance and Reformations Studies

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Appel à contribution – Sculptures polymatérielles du Moyen Âge et de la Renaissance en Europe et dans le bassin méditerranéen (v. 1200-1500)

Cette journée d’études se propose d’aborder la question des sculptures réalisées avec l’emploi conjoint de plusieurs matériaux et techniques, o rant l’opportunité de croiser les champs de recherche sur la matérialité.

Les premières recherches bibliographiques tendent à montrer que ce sujet a été peu traité. Indubitablement, certaines œuvres proviennent d’ateliers d’artistes confirmés et étudiés. Mais l’aspect purement matériel et formel a été peu pris en compte voire complètement ignoré.



Pourtant, les matériaux et la matérialité occupent une place centrale dans les recherches sur la sculpture et, plus largement, dans l’art de la Renaissance depuis la dernière décennie du XXe siècle. Entre autres, l’étude de Nicholas Penny sur les matériaux de la sculpture (1993) a enclenché de très nombreuses études consacrées de manière monographique à un matériau ou à une technique. Depuis une vingtaine d’années, l’intégration des études scientifiques sur les matériaux et leur mise en œuvre dans les champs de l’histoire de l’art permettent un questionnement interdisciplinaire, tout autant scientifique que méthodologique. Les échanges entre les domaines de recherches ont suscité un intérêt plus développé pour les effets visuels des matériaux (couleurs, surfaces, textures) et ont permis une meilleure compréhension des savoir-faire et des techniques. Outre les problématiques associées à la matérialité même des objets, un champ fécond d’étude semble lié à la circulation locale ou transnationale des techniques et des savoir-faire par les échanges religieux, artistiques et commerciaux.

La polychromie et les effets engendrés par l’utilisation de matériaux colorés dans la sculpture figurative du XIIIe siècle au tournant du XVIe siècle a trouvé des champs d’application variés, qui se prêtent à être abordées suivant des approches différentes. Ce thème sera traité sur un laps chronologique long, à partir des premières expérimentations matérielles. L’ouverture de l’appel à communication sur une aire géographique vaste – des Anciens Pays-Bas au bassin méditerranéen – permettra de mettre en relation les points communs, les avancées technologiques et les échanges des diverses techniques. Le format hybride facilitera la participation active d’intervenants étrangers. L’intervention de jeunes chercheurs, restaurateurs et chercheurs confirmés permettra une confrontation féconde entre approches diverses.

Les propositions de communication pourront s’inscrire, sans s’y limiter, dans les axes suivants :

  1. Les matériaux et leurs enjeux esthétiques et symboliques
  2. Les matériaux et les commanditaires
  3. Enjeux techniques et problèmes de conservation
  4. Circulations entre les aires culturelles

Modalités pratiques :

Les communications sont acceptées en français, en italien, et en anglais. Elles peuvent être individuelles (communication de 20 minutes) ou s’inscrire dans une communication guidée par deux ou trois intervenants autour d’une thématique, ou problématiques déterminées (interventions de 30 minutes).

Les propositions sont attendues pour le 15 avril 2022 au plus tard, sous format d’un chier PDF, à adresser par courriel à l’adresse suivante polymaterialite.jd2022@gmail.com. Ce chier comprendra les coordonnées (nom, prénom, université ou musée, laboratoire de rattachement), le directeur de recherche, un CV, le titre de la thèse ou le champ de recherche, l’intitulé de la communication accompagné d’un résumé d’environ 300 mots. Les candidats seront informés des résultats de la sélection le 2 mai 2022.

Les frais relatifs au transport en France métropolitaine seront pris en charge pour les communicants. Une attestation de participation pourra être délivrée sur demande à l’issue de la journée d’étude. 10 novembre 2022, à l’Université de Picardie Jules Verne, pôle Citadelle à Amiens.

Comité d’organisation et scienti que :

Philippe Sénéchal, professeur d’histoire de l’art moderne, UPJV Camille Ambrosino, doctorante UPJV/Université de Gênes Federica Carta, doctorante UPJV/université de Pérouse

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