Publication – Judith A. Green, « The Normans. Power, Conquest and Culture in 11th Century Europe »

In the eleventh century the climate was improving, population was growing, and people were on the move. The Norman dynasty ranged across Europe, led by men who achieved lasting fame like William the Conqueror and Robert Guiscard. These figures cultivated an image of unstoppable Norman success and their victories make for a great story, but how much of it is true?

In this insightful history, Judith Green challenges old certainties and explores the reality of Norman life across the continent. There were many soldiers of fortune, but their successes were down to timing, good luck, and ruthless leadership. Green shows the Normans’ profound impact, from drastic change in England to laying the foundations for unification in Sicily, to their contribution to the First Crusade. Going beyond the familiar, she looks at personal dynastic relationships and the important part women played in what at first sight seems a resolutely masculine world.

Judith A. Green is professor emeritus of history at the University of Edinburgh. Her many distinguished works include Henry I and The Aristocracy of Norman England.

Informations pratiques :

Judith A. Green, The Normans. Power, Conquest and Culture in 11th Century Europe, Yale University Press, 2022. 368 pages: 235 x 156mm. ISBN : 9780300180336. Prix : GBP 25.

Source : Yale University Press

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Conférence (en ligne) – Éliane Vergnolle, « Saint-Lazare d’Autun, collégiale ducale et église de pèlerinage »

La célébrité du grand tympan du Jugement dernier et des magnifiques chapiteaux sculptés de Saint-Lazare d’Autun a quelque peu laissé dans l’ombre le monument lui- même. Il s’agit pourtant d’un fleuron de l’architecture romane en Bourgogne. Érigée dans l’enceinte de son château par le duc Hugues II, la collégiale consacrée en 1130 avait une double vocation : manifester le prestige de son fondateur et accueillir l’un des pèlerinages les plus importants de Bourgogne.

Si les jeux de pilastres cannelés et les ordres superposés de l’élévation intérieure s’inscrivent dans le courant antiquisant inau- guré au début du XIIe siècle à Cluny, leur traitement, notamment la riche polychromie révélée par la récente restauration, dénote un sens du décorum particulièrement affirmé. La translation des reliques de saint Lazare opérée en 1146 marqua une ultime étape du chantier avec, d’une part, la construction dans l’abside d’un imposant tombeau sculpté – détruit au XVIIIe siècle mais dont les vestiges sont conservés au musée Rolin – et, de l’autre, celle d’un somptueux porche d’entrée destiné à l’accueil des pèlerins.

Visio-conférence GRATUITE sur inscription obligatoire.

Inscription par courriel à l’adresse frederique@sfa-monuments.fr ou sur le portail HELLO ASSO (cliquez ICI)

Renseignements auprès de la Société française d’archéologie par téléphone au 0033 (0)1 42 73 08 07
ou ici.

Source : Medieval Art Research

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Publication – Lucie Malbos, « Harald à la Dent bleue. Viking, roi, chrétien »

Roi des Danois au temps des vikings, Harald est un personnage à la postérité contrastée : si son surnom « à la Dent bleue » est devenu mondialement célèbre grâce au Bluetooth, le personnage reste méconnu hors du Danemark. Son règne, dans la seconde moitié du Xe siècle, a pourtant marqué des changements profonds en terre scandinave : artisan de l’unification du royaume des Danois, Harald fut également celui qui le convertit au christianisme. Le roi viking étendit même son influence à la Norvège et à la Suède. Par son action et les liens qu’il entretint avec l’Empire ottonien, le Danemark intégra pleinement un monde européen alors engagé dans une période de transition majeure, à tel point que Harald apparaît aujourd’hui comme le symbole d’une société de plus en plus connectée.

En relisant les sagas et les récits des auteurs chrétiens occidentaux, en analysant les pierres runiques et en intégrant les derniers apports de l’archéologie, Lucie Malbos livre la première biographie du roi qui fit entrer le monde scandinave dans l’histoire de l’Occident médiéval.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Lucie Malbos, Harald à la Dent bleue. Viking, roi, chrétien, Paris, Passés/Composés, 2022. 288 p., 14 x 22 cm. ISBN : 978-2-3793-3625-6. Prix : 22 euros.

Source : Passés/Composés

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Publication – Hugo Soly, Capital at Work in Antwerp’s Golden Age

Erasmus Schetz, Gaspar Ducci, and Gilbert van Schoonbeke. Contemporaries made it indisputably clear that these three moneymakers were exceptional, from different perspectives and for different reasons, but all commentators implicitly or explicitly referred to their unique economic achievements, and they were right to do so. The exceptional careers of the three protagonists shed light on the potential of the most dynamic economic centre of Europe – and the world – during early globalization. Precisely because their economic initiatives were far more ambitious than what other businessmen in Antwerp could or would consider or achieve, their careers are ideal vantage points for observing and analysing ‘capital at work’. They also provide an opportunity to examine how commercial capitalism changed and/or was transformed, and in what measure the three protagonists extended the frontiers of capitalism.

Hugo Soly is Professor Emeritus at Vrije Universiteit Brussel (Free University of Brussels) and Guest Professor at University of Antwerp.

Table des matières :

Part 1 Erasmus Schetz, ca. 1480-1550

1.1 How to Trade with Portugal
1.2 The Calamine Monopoly and Brass Production
1.3 Pepper and Sugar
1.4 Diversification and Focus
1.5 Finance as Investment and Speculation
1.6 Wealth and Prestige

Part 2 Gaspar Ducci, 1495-1577 

2.1 Creative Banking
2.2 New Commercial Taxes and War-Time Monopolies
2.3 The Alum Monopoly
2.4 Networks and Financial Deals
2.5 ‘Among Such Wolves’
2.6 The Fall

Part 3 Gilbert van Schoonbeke, 1519-1556

3.1 How to Dominate the Real Estate Market
3.2 Creating a Port and a New District
3.3 Monopolizing the Greatest Public Works
3.4 The Beer Production Monopoly
3.5 An Anti-Monopoly Revolt
3.6 Supplying the Army

Informations pratiques :

Hugo Soly, Capital at Work in Antwerp’s Golden Age, Turnhout, Brepols, 2022 (Studies in European Urban History, 55). 303 p., 3 b/w ill. + 3 colour ill., 8 b/w tables, 178 x 254 mm, 2021 ISBN: 978-2-503-59563-4. Prix : 91 euros.

Source : Brepols

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Publication – Astrid A. Noterman, « Approche archéologique des réouvertures de sépultures mérovingiennes dans le nord de la France (VIe-VIIIe siècle) »

La réouverture des sépultures mérovingiennes est une pratique bien connue des archéologues et des historiens. Elle est observée sur de nombreuses nécropoles de la moitié nord de la France entre les VIe et VIIIe siècles et a souvent été associée à des actes de pillage commis par des individus cupides et barbares. Sur la base de données issues de sites fouillés récemment, l’étude propose de reconsidérer ces sépultures aux ossements déplacés et au mobilier funéraire en partie emporté. L’analyse archéothanatologique de tombes provenant de plus de 40 sites permet de discuter de l’impact de la pratique sur l’architecture funéraire, le squelette et les objets, ainsi que les modes opératoires et la chronologie des intrusions. Cette nouvelle lecture ouvre la discussion sur les motivations qui sous-tendent ces actes. Loin de l’image de pillards sévissant de sites en sites, leurs auteurs ne pourraient pas être si éloignés des défunts bouleversés.

Table des matières : ici

Astrid A. Noterman a soutenu sa thèse de doctorat à l’Université de Poitiers et est actuellement chercheuse au Département d’Archéologie de l’Université de Stockholm. Ses travaux portent sur les pratiques de réouverture des sépultures alto-médiévales, l’historiographie mérovingienne, l’archéologie du XIXe siècle et son impact sur la construction de l’identité française.

Informations pratiques :

Astrid A. Noterman, Approche archéologique des réouvertures de sépultures mérovingiennes dans le nord de la France (VIe-VIIIe siècle), Oxford, BAR Publishing, 2021. 180 p. ISBN : 9781407358888. Prix : GBP 80.

Source : BAR Publishing

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Publication – Gerardus Magnus, Anthonius Henricus Viersen, Ioannis Rusbrochius, Godefridus Wevel, « Opera omnia, V, 2 Versiones latinae mysticorum », éd. R. Hofman, M. van den Berg, G. De Baere

CC CM, 172A contains the editio princeps of two Latin translations made by the late medieval Dutch Church reformer Geert Grote (Gerardus Magnus, 1340-1384) and a revised edition of another translation, made by Anthonius Henrici de Viersen (fl. 1460-1490), Brother of the Common Life in Butzbach and collaborator of the proto-humanist Gabriel Biel. The source texts had originally been composed in Middle Dutch, by the great Brabantine mystic Jan van Ruusbroec (1293-1381) and by Godfried Wevel, one of his fellow canons regular at Groenendaal near Brussels from 1360 until his death in 1396. Another editio princeps completes the volume: a Middle Dutch adaptation of Meister Eckhart’s Reden der Unterweisung, the main source for Wevel’s Vanden twaelf dogheden. This adaptation was probably compiled in Grote’s entourage, if not by him personally, and is here edited as Eyn boeck van der gelatenheit. The publication of Grote’s adaptation of Eckhart and the accompanying convincingly underpinned analysis may mean a landslide for the proper assessment of Eckhart’s reception in the Low Countries and adjacent territories in modern western Germany during the later Middle Ages. Each of the edited texts is accompanied by an apparatus comparatiuus, indicating in detail all discrepancies between the translations and the source texts. Lengthy introductions complete the volume.



Rijcklof Hofman (1958-) is Research Fellow at the Titus Brandsma Instituut, Radboud University, Nijmegen (The Netherlands) and at the Department of Practical and Missional Theology, Faculty of Theology and Religion, University of the Free State (South Africa), and editor of the Gerardi Magni Opera Omnia, published in Corpus Christianorum, Continuatio Mediaeualis, vol. 172 (2000), 192 (2003), 235 (2011). Marinus van den Berg (1949-) has published several Medieval Dutch texts, including De Noordnederlandse historiebijbel. Een kritische editie met inleiding en aantekeningen van Hs. Ltk 231 uit de Leidse Universiteitsbibliotheek (1998) and Het Gaesdonckse-traktatenhandschrift. Olim hs. Gaesdonck, Collegium Augustinianum, ms. 16 (2005). Together they have published Gerardi Magni Opera Omnia, Pars II.2. Scripta contra simoniam et proprietarios (CC CM, 235A, 2016). Guido de Baere (1940-) is best known as editor in chief of Jan van Ruusbroec, Opera omnia (Corpus Christianorum, Continuatio Mediaeualis, 101-110).

Informations pratiques :

Gerardus Magnus, Anthonius Henricus Viersen, Ioannis Rusbrochius, Godefridus Wevel, Opera omnia, V, 2 Versiones latinae mysticorum, éd. R. Hofman, M. van den Berg, G. De Baere , Turnhout, Brepols, 2021 (Corpus Christianorum Continuatio Mediaevalis, 172 A). 642 p., 155 x 245 mm, 2021 ISBN: 978-2-503-59135-3. Prix : 380 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Regards médiévaux sur l’écrivain antique

Paris, le 29 juin 2022
ED 120 / CERAM – EA 173

Date limite d’envoi des propositions : 20 mars 2022

Argumentaire :

Si les travaux s’intéressant à la réception médiévale des textes de l’Antiquité sont aujourd’hui nombreux, les chercheurs se sont interrogés de manière moins systématique sur la perception médiévale des auteurs de ces textes. 

Désireuse d’approfondir ce sujet, la journée d’études proposée réunira des interventions concernant la représentation physique et morale des poètes, historiens, philosophes ou exégètes antiques (grecs ou latins, païens, bibliques ou patristiques, historiques ou mythiques) dans les arts du Moyen Âge. Il s’agira de se demander comment les figures d’autorité que sont les auteurs anciens sont eux-mêmes objets d’un discours ou d’une mise en scène. 

Cette question, qui intéressera les domaines de l’histoire, des littératures latine et vernaculaire ou encore de l’histoire de l’art, pourra être portée par l’analyse de plusieurs types de supports : 

– les représentations iconographiques (telles les enluminures représentant Darès et Dictys dans les manuscrits du Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure) ; 

– les textes à prétention hagiographique (Vie de saint Jean l’Évangéliste) ou pseudo-biographique (Les Faits merveilleux de Virgile) ;

– les textes affichant leur dimension fictionnelle, dans lesquels un auteur antique – réel ou mythique – intervient en tant que protagoniste (Lai d’Aristote, Sir Orfeo) ou comme personnage d’une intrigue secondaire (Hippocrate ou Salomon dans l’Estoire del Saint Graal) ; 

– les péritextes qui guident la réception de textes antiques, de leurs traductions ou réécritures (gloses et commentaires, préfaces, prologues…) ;

– et enfin, les cas d’attributions erronées ou fictives susceptibles de nous renseigner sur le regard que le Moyen Âge porte sur un auteur antique (le Lunaire de Salomon, le Dit d’Aristote de Rutebeuf qui, tout en traduisant un passage de l’Alexandréide de Gautier de Châtillon, l’attribue directement au philosophe antique). 

Nous proposons d’organiser la réflexion autour de deux grands axes d’analyses, qui ne sont pas exclusifs l’un de l’autre : 

1 – Un premier axe de réflexion pourra être consacré à l’établissement d’une typologie des représentations de l’écrivain antique : peut-on définir un canon pour ces dernières ? Ce questionnement pourra se décliner autour de plusieurs interrogations :

– Y a t-il des spécificités propres à la représentation des auteurs antiques par rapport aux auteurs médiévaux ? Les études sur la représentation d’un auteur antique au Moyen Âge insistent par exemple sur l’ambivalence caractéristique de ces représentations (ambivalence morale d’un Virgile à la fois prophète et magicien, ambivalence intellectuelle et sociale d’un Aristote à la fois grand savant et grand naïf, honoré par Alexandre et humilié par la femme qu’il courtise) : dans quelle mesure ce rapport conflictuel au savoir est-il propre ou non aux représentations de l’écrivain antique ? 

– Quelles sont les grilles d’analyse à partir desquelles se construisent les représentations de l’écrivain antique ? On pourra s’interroger ainsi sur leurs représentations humorales et sur les tempéraments attribués aux figures de l’Antiquité, ou sur la convocation d’outils exégétiques aboutissant à des interprétations spirituelles des épisodes de leur vie ; 

– Quelles relations établir entre peinture de l’homme et réception de son œuvre ? La carrière d’Aristote en tant que personnage de fiction s’achève par exemple au moment où ses écrits philosophiques sont véritablement redécouverts par la scolastique, comme si la reconnaissance de son autorité savante anéantissait son potentiel littéraire ; on peut alors se demander quelle place est accordée, dans la représentation des écrivains antiques, à leur activité créatrice; 

– Ce constat invite enfin à se demander si l’on ne pourrait pas penser cette typologie en termes génériques : quelle relation établir entre le genre pratiqué par un auteur antique et la représentation qu’en propose le Moyen Âge ? À l’inverse, quels sont les genres médiévaux les plus enclins à véhiculer ces représentations ? 

2 – Un deuxième axe de réflexion, situé dans une perspective théorique, pourra être consacré aux fonctions de ces représentations, qui mettent en jeu les notions d’auctor et d’auctoritas. On pourra s’interroger entre autres sur : 

– le champ de compétences que l’auteur médiéval octroie à l’auctoritas : L’ambivalence des représentations d’un Virgile ou d’un Aristote incite en effet à interroger la portée de l’autorité d’un écrivain érigé tout à la fois en modèle et en repoussoir (pensons au prologue du Roman de Troie, dans lequel Benoît de Sainte-Maure présente Homère à la fois comme un grand sage et comme un menteur) ;

– l’artificialité de l’auctoritas: Si la mention de l’autorité littéraire a pour fonction de légitimer le travail de l’écrivain médiéval, la représentation de cette auctoritas relève pourtant d’une construction qui s’effectue à partir de grilles d’analyse et de modèles construits par le Moyen Âge (la représentation d’Aristote est ainsi inspirée par le personnage de Merlin dans les narrations du XIIe et du XIIIe siècles). Partant de ce constat, on pourra légitimement s’interroger sur la démarche de l’auteur médiéval construisant le portrait de l’autorité dont il se réclame (ou se distingue) ; 

– Enfin, on pourra se demander comment l’évolution de la conception médiévale de l’auteur contribue à façonner le discours sur les auteurs anciens : par exemple, le développement de la subjectivité littéraire au XIIIe siècle entraîne-t-elle ou non l’émergence d’une conscience de l’individualité des écrivains du passé ? 

Modalités d’organisation : 

– La journée se tiendra le 29 juin 2022 en format hybride, à la Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle (rue des Irlandais) et en visioconférence

– Les communications dureront environ 25 minutes et seront suivies d’une discussion

– Les propositions de communication (titre et résumé de maximum 500 mots) sont à envoyer, assorties d’une courte bio-bibliographie mentionnant l’établissement de rattachement et le sujet de recherche, avant le 20 mars 2022 à l’adresse : regardsmedievaux@gmail.com 

– Une réponse sera donnée début avril.  

Organisateurs : 

– Claire Donnat-Aracil (Université Paris 3 / CERAM)

– Charlotte Guionneau (Université Paris 3, CERAM / ED 120) 

– Sung-Wook Moon (Sorbonne Université / EA 4349)

Bibliographie sommaire : 

Céard, Jean,  « Virgile, un grand homme soupçonné de magie », dans Raymond Chevallier (dir.), Présence de Virgile, Paris, Les Belles Lettres, « Caesarodunum », 1978, p. 265-278.

Cerrito, Stefania, et Possamaï-Pérez, Marylène,(dir.), Ovide en France du Moyen Âge à nos jours. Études pour célébrer le bimillénaire de sa mort, Paris, Classiques Garnier, « Rencontres/Ovidiana », 2021

Corbellari Alain, La voix des clercs. Littérature et savoir universitaire autour des dits du XIIIe siècle, Genève, Droz, « Publications romanes et françaises », 2005.

Haquette, Jean-Louis et Ueltschi, Karin (dir.), Les Métamorphoses de Virgile. Réception de la figure de l’Auctor. Antiquité, Moyen Âge, Temps modernes, Paris, Champion, « Colloques, congrès et conférences. Moyen Âge», 2015. 

Hériché-Pradeau, Sandrine, « La Sapho du XVe siècle, de la clergesse à la poetesse amoureuse », dans Catherine Gaullier-Bougassas (dir.), Figures littéraires grecques en France et en Italie aux XIVe et XVe siècles, Turnhout, Brepols, « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité », 2020, p. 161-177.

Minnis Alastair J., Medieval Theory of Authorship. Scholastic Literary Attitudes in the Later Middle Ages [1984;1989], 2ᵉ éd., Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 2010. 

Mora, Francine,  « Virgile le magicien et l’Énéide des Chartrains », Médiévales, n° 26, 1994, p. 39–57.

Sherman, Claire Richter, Imaging Aristotle: Verbal and Visual Representation in Fourteenth-Century France, Berkeley, University of California Press, 1995.

Réception et représentation de l’Antiquité, Bien dire et Bien aprandre n° 24, Lille, Centre d’Études médiévales et dialectales de Lille 3, 2006.

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Publication – Jeanette Patterson, « Making the Bible French: The Bible historiale and the Medieval Lay Reader »

From the end of the thirteenth century to the first decades of the sixteenth century, Guyart des Moulins’s Bible historiale was the predominant French translation of the Bible. Enhancing his translation with techniques borrowed from scholastic study, vernacular preaching, and secular fiction, Guyart produced one of the most popular, most widely copied French-language texts of the later Middle Ages.

Making the Bible French investigates how Guyart’s first-person authorial voice narrates translation choices in terms of anticipated reader reactions and frames the biblical text as an object of dialogue with his readers. It examines the translator’s narrative strategies to aid readers’ visualization of biblical stories, to encourage their identification with its characters, and to practice patient, self-reflexive reading. Finally, it traces how the Bible historiale manuscript tradition adapts and individualizes the Bible for each new intended reader, defying modern print-based and text-centred ideas about the Bible, canonicity, and translation.

Jeanette L. Patterson is an associate professor of French, Medieval Studies, and Translation Studies at Binghamton University.

Tale des matières :

Illustrations
Tables
Acknowledgments

Introduction

1. Making the French Bible, or Making the Bible French

2. Telling it Right: Confronting Reader Resistance

3. Soothing Listeners’ Ears: Narrative Aesthetics and Poetic Faith

4. Les paroles dont je vous ay fait mention: The Bible historiale’s Two Books of Job

5. The Patient Reader

Conclusion: Asking the Right Questions

Appendix: Table of Selected Manuscripts
Notes   
Bibliography

Informations pratiques :

Jeanette Patterson, Making the Bible French: The Bible historiale and the Medieval Lay Reader, Toronto, University of Toronto Press, 2022. 264 p. ISBN : 9781487508883. Prix : USD 65.

Source : University of Toronto Press

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Appel à contribution – Construire et détruire les représentations officielles des pouvoirs : Images, symboles, allégories de l’Antiquité à l’époque contemporaine

5ème Journée d’Études des Jeunes Chercheur·ses du CRHEC

Utilisant différents supports : sculpture, peinture, gravure, architecture, photographie, dessin, film, objets, les pouvoirs ont toujours eu besoin de créer et concevoir des représentations de leur autorité. La 5e édition de la journée des jeunes chercheur·ses du CRHEC se propose de faire dialoguer ces différentes représentations des pouvoirs à travers toutes les époques historiques.

Dans son livre L’historien et les Images, Francis Haskell a écrit : « on a accusé l’historien de se montrer sommaire et froid quand il s’appuie sur le témoignage de l’iconographie – d’avoir négligé la délicatesse de touche, la finesse du dessin, l’harmonie ou le défaut d’accord des couleurs, la transposition de la réalité dans l’imaginaire et tout le brio de l’exécution, susceptibles d’altérer radicalement la nature de l’image qu’il s’efforce d’interpréter » [F. Haskell, 1995]. Il serait possible de dire, comme l’écrit Nicolas Pierrot, « que la finalité principale de l’histoire de l’art demeure la compréhension des œuvres elles-mêmes, alors que l’histoire entreprend de les observer en tant que traces, en tant que miroirs (plus ou moins déformants) de la réalité historique, sans pour autant les reléguer, à priori, au statut de simples documents iconographiques » [N. Pierrot, 2002]. À la fin années 1960, les historien·nes des mentalités manifestent justement leur intérêt pour les images : certains objets jusqu’alors négligés par les historien·nes de l’art – comme les ex-voto ou les supports de l’imagerie populaire – sont utilisés non plus seulement comme illustrations – usage traditionnel des images par les historien·nes – mais comme sources d’une histoire des représentations individuelles et collectives. L’histoire visuelle a depuis souligné comment le pouvoir et l’omniprésence des images régissent les sociétés. Contrant une perspective uniquement esthétique qui donne une vision partielle de l’histoire, la notion d’agency de l’image est ainsi introduite. L’image est un « agent social » constitué d’un système complexe comprenant l’auteur, la représentation, le message et le destinataire [A. Gell, 2009]. La question du regard, du visible et du lisible est ici posée. En prenant comme exemples l’(in)visibilité de la colonne Trajane à Rome ou encore celle des peintures réalisées dans les églises au Moyen Âge, Paul Veyne avait souligné l’importance de distinguer la réception des images par les passants ou illettrés et leur conception par les représentants de l’idéologie officielle et par les artistes. Ainsi, « pour l’architecte, un décor figuré n’est guère que décoratif et sert à rehausser l’édifice. Pour un propriétaire privé ou un maître de maison, donner aux visiteurs le sentiment d’un décor luxueux suffit généralement à son bonheur. Pour les fidèles d’un sanctuaire, les mosaïques ou fresques de leur église n’étaient guère que la toile de fond d’un théâtre sacré sur lequel se déroulaient de dramatiques cérémonies liturgiques qui contenaient plus de sens que le décor lui-même » [P. Veyne, 2002].

Mais il faut souligner ici la différence entre apparat et propagande, si l’un est lié à une fonction politique (par exemple, la royauté), l’autre vise à conquérir les esprits. Les pouvoirs ont saisi cette puissance des images et les ont abondamment utilisés. La vitalité de l’image est alors questionnée et la puissance d’une représentation réside dans sa capacité à produire des affects et des actions. Dans les périodes de crises politiques, le pouvoir, restauré ou instauré, est souvent accompagné d’une stratégie de légitimation symbolique-matérielle mise en œuvre par les gouvernements. Ce processus a été défini par Olivier Christin comme « révolution symbolique » [O. Christin, 1991] qui peut aller jusqu’à la destruction des images produites. De nombreux travaux ont montré cette capacité des appareils symboliques et allégoriques à pénétrer dans le quotidien des individus. On peut citer Patrick Boucheron, dans le livre consacré à la fresque du « Bon gouvernement » de Sienne, qui, à propos de l’allégorie politique, évoque le « lien direct entre l’image et la signification et s’évitant le détour par l’identification à l’image religieuse, elle est sémantiquement première mais historiquement seconde. Car elle suppose, pour être comprise, une familiarité avec la pensée politique (…) et une disponibilité intellectuelle envers l’abstraction » [P. Boucheron, 2013]. Michel Pastoureau, dans son ouvrage sur la couleur bleue souligne que « c’est la société qui fait la couleur, qui lui donne sa définition et son sens, qui construit ses codes et ses valeurs, qui organise ses pratiques et détermine ses enjeux » [M. Pastoureau, 2000]. La capacité des symboles à communiquer constamment un message révèle les articulations entre la sphère politique et la psychologie des individus : observer, comprendre et réélaborer sont les phases qui s’entremêlent avec la capacité de mettre en scène des actions à valeur politisante [C. Fletcher et al., 2021]. Les images, symboles et allégories liés aux pouvoirs, comme l’écrit Emmanuel Fureix, sont donc « inscrits dans des habitus sociaux, elles sont chargées d’affects, voire de sacralité et à ce titre, investies de passions politiques qui se sont parfois exprimées dans la violence » [E. Fureix, 2012]. Les images, en tant que représentations officielles et privilégiées des pouvoirs, peuvent devenir des cibles lors de périodes de crises, ces gestes exprimant l’opposition aux pouvoirs.

Pour discuter ces points qui font actuellement l’objet d’interrogations, nous proposons trois axes autour de problèmes bien définis qui peuvent nous permettre d’alimenter une réflexion. Le premier d’entre eux posera la question de ce qui motive la production des représentations visuelles, et les réseaux de relations qu’elle induit : les commanditaires, les « exécutants » (artistes, artisans, intellectuels etc.), les objectifs politiques et les emplacements choisis pour ces représentations, le degré de sacralité qui leur est affecté. Nous pouvons citer quelques exemples de relations entre politiques et artistes célèbres comme Mausole et son mausolée à Halicarnasse, dont la construction fut dirigée par Pythéos de Priène; la reine Marie-Antoinette et sa portraitiste Élisabeth Vigée Le Brun; les nombreuses représentations de la monarchie orléaniste en France, notamment étudiées par Michael Marrinan dans l’ouvrage Painting Politics for Louis-Philippe [1988], ainsi que Benito Mussolini et l’architecte Marcello Piacentini, montrant les liens entre politique et architecture [P. Nicoloso, 2018].

Il apparaît ensuite important de se concentrer sur les destinataires de ces représentations et d’analyser la diffusion et la réception de ces images en portant une attention particulière aux gestes d’adhésion et leur éventuelle ritualisation. Nous songeons ainsi aux médailles représentant le roi, finement étudiées par Louis Marin, dans Le portrait du Roi [L. Marin, 1981] ou encore aux cocardes tricolores, massivement diffusées, et parfois imposées, pendant la Révolution française [R. Reichardt, 2008 ; R. Wrigley, 2002], ainsi qu’aux bouquets de fleurs ou offrandes déposés aux pieds des monuments [S. Le Men, 2004] pendant les cérémonies et fêtes, ou encore l’important cérémonial qui accompagne l’inauguration ou le dévoilement du monument et qui peut rassembler des foules entières [J. Lalouette, 2018]. On peut aussi citer les différentes réceptions du film Nuit et Brouillard réalisé par Alain Resnais en 1956 et commandité par le Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, organisme interministériel [S. Lindeperg, 2007 ; 2010].

Enfin, le troisième axe est consacré aux oppositions aux représentations des pouvoirs, ce qui comprend les actes de destruction, de détournement, de récupération ainsi que la damnatio memoriae. On peut citer l’enfouissement de la Domus Aurea de Néron par Trajan qui construisit ses thermes par-dessus; la destruction de la colonne Vendôme pendant la Commune [E. Fureix, 2019] ou encore les monuments à Cecil Rhodes, cibles des récentes manifestations du mouvement « Rhodes Must Fall » à Cape Town. Un geste, produit dans le cadre de manifestations « spontanées » et qui consiste à recouvrir, voiler ou cacher les monuments, geste qui pourrait être davantage apparenté à l’iconoclash qu’à l’iconoclasme, suivant la typologie proposée par Bruno Latour [B. Latour, 2002].

Modalités de contribution :

Les propositions de communications peuvent être envoyées jusqu’au 4 avril 2022 à l’adresse suivante : journeedoctorantcrhec@gmail.com

Elles doivent comporter un titre, un résumé de la communication (1000 caractères maximum, espaces compris) et doivent être accompagnées d’une courte présentation de l’auteur·trice et d’une bibliographie de quelques titres. Les communications ne devront pas dépasser vingt minutes pour laisser la place aux questions et discussions.

Les réponses seront connues au début du mois de mai 2022.

La journée d’études se déroulera le jeudi 2 juin 2022.

Comité d’organisation

  • Iris Pupella-Noguès, doctorante en histoire contemporaine (Université Paris-Est Créteil / Università degli Studi di Trieste)
  • Gabriel Redon, doctorant en histoire du Moyen Âge (Université Paris-Est Créteil)
  • Franziska Seitz, doctorante en histoire contemporaine (Université Paris-Est Créteil)
  • Marine Tesson, doctorante en histoire ancienne (Université Paris-Est Créteil)

Lieu : Université Paris-Est Créteil – Campus Centre – Créteil (94)

Calendrier :

03 février 2022. Diffusion de l’appel à communications

04 avril 2022. Date limite de l’envoi des propositions de communications

02 mai 2022. Réponses et élaboration du programme

02 juin 2022. Journée d’études

Mots-clefs :

Histoire, pouvoirs, représentation, image, réception, diffusion, iconoclasme

Contacts :

Iris Pupella-Noguès – iris-agathe.pupella-nogues@u-pec.fr

Gabriel Redon – gabriel.redon@hotmail.fr

Franziska Seitz – franziska.seitz@u-pec.fr

Marine Tesson – marine.tesson@outlook.fr

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Bourse – Bourse Mabillon (2022)

Pour contribuer au développement des études dans son champ d’activité (histoire religieuse et monastique), la Société Mabillon attribue en 2022 des bourses de recherche en faveur de jeunes chercheuses et chercheurs de toutes nationalités. Ces bourses, d’un montant de 500 à 1 000 €, sont destinées à apporter une aide financière à des recherches dans les archives et bibliothèques, notamment pour la préparation d’articles. Elles sont  attribuées à des chercheuses ou chercheurs préparant le doctorat ou titulaires de celui-ci depuis moins de quatre ans à la date de candidature. Exceptionnellement, pourront aussi être retenues des candidatures n’entrant pas dans ces catégories.

Les dossiers de candidature, rédigés en français, sont à adresser avant le 31 janvier (prolongé jusqu’au 28 février 2022) à la Société (aux deux adresses suivantes : stella.querol@cnrs-orleans.fr et sebastien.barret@cnrs-orleans.fr). Ils comporteront :

a.    Un curriculum vitae de la candidate ou du candidat, incluant une liste de ses travaux et publications antérieurs ;
b.    Une note de présentation du projet pour lequel elle ou il sollicite une bourse (max. 5000 signes) ;
c.    Une évaluation des coûts prévus pour la réalisation du projet ;
d.    Une attestation du directeur de thèse ou d’une personnalité scientifique appuyant le projet.

Le Bureau de la Société confie l’examen de chaque dossier de candidature à un membre du Conseil d’administration, qui rédige un rapport écrit. La décision d’attribution des bourses appartient à un comité composé du Bureau de la Société, du directeur de la Revue et du responsable de la Rédaction. Les décisions, qui ne peuvent faire l’objet de réclamations ou de recours, sont notifiées aux intéressés avant le 30 avril suivant.

Les bénéficiaires d’une bourse fourniront à la Société (mêmes adresses que les dossiers de candidature), avant le 31 janvier suivant la date d’attribution, un compte rendu scientifique et financier d’utilisation de la somme allouée. Ils sont invités à accorder une priorité à la Revue Mabillon pour publier une étude éventuellement issue des travaux financés par la bourse. Cet article sera soumis aux procédures ordinaires d’évaluation en vigueur pour les textes proposés à la Revue, qui pourra ou non le retenir.

Source : SHMESP

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