Appel à contribution – Scientific Recreation / Recreational Science in Late Medieval and Early Modern Europe

July 15–16, 2022
University College London (in person)
Application Deadline: 31 March 2022

This two-day conference, funded by the Institute of Advanced Studies (IAS) at UCL, exploits the ambiguous meaning of the term „recreation“ to bring together two important but disparate themes in the current scholarship of medieval and early modern recipe literature: the experimental turn centred the reproduction of scientific, craft, and household recipes, and studies highlighting how the playfulness of scientific activities contributed to contemporary scientific developments. Science is often associated with professionalism and seriousness. It is frequently forgotten that many scholars and non-scholars alike carry out playful science experiments as a form of recreation or entertainment. This was especially true for the late medieval and early modern period, when people from different backgrounds engaged in playful experiments, for example to produce astonishing magic tricks, invisible inks, or unusual hair dyes.

This conference will provide a unique opportunity to bring together scholars and practitioners from different disciplines such as history, chemistry, and physics to discuss the significance of fun and enjoyment in science. Furthermore, a hands-on section, hosted by the Institute of Making at UCL, will provide participants with the opportunity to work with historical recipes and conjoin theory with practice. This practical session will offer a better understanding of the opportunities and difficulties that arise in the recreation of historical scientific practices which frequently rely on the tacit knowledge of contemporary compilers and audiences. For example, in recreating seemingly impractical recipes which aim to make a ring jump around the house using mercury, we can unveil how late medieval and early modern people understood and exploited chemicals and their properties.

This conference will take a broad approach to the term „scientific recreation“. Papers might address the following topics:

– Methodologies, Potentials, and Limitations of Scientific Recreation
– Scientific Recreation for Education and Entertainment
– Performing Scientific Spectacle and the Role of Wonder
– Experimentation in Late Medieval and Early Modern Europe
– Sites of Scientific Recreation / Recreational Science
– Transmission, Modification, Enhancement and Corruption of Recipes and Instructions

The conference will be held, circumstances permitting, at University College London. It will be accompanied by keynote lectures by Prof Simon Werrett (University College London) as well as Dr Tillmann Taape (The Warburg Institute).

We strongly encourage graduate students and other early career scholars as well as conservation scientists and artists to apply to present papers. We invite applicants to submit abstracts of 250 words for 20-minute papers accompanied by a short biography to Vanessa Da Silva Baptista and Dr Eveline Szarka (recreation.conference2022@gmail.com) by 31 March 2022.

We invite anyone interested in demonstrating recreations of late medieval or early modern recipes to submit an abstract with a maximum of 500 words including a description of the recreation process and a list of materials and equipment as well as a short biography to Vanessa Da Silva Baptista and Dr Eveline Szarka (recreation.conference2022@gmail.com) by 31 March 2022.

Source : H-Net

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Offre d’emploi – L’UCLouvain recherche un·e Gestionnaire de publication – Revue d’histoire ecclésiastique

Pour l’Institut de recherche Religions, spiritualités, cultures, sociétés (RSCS), du Secteur des sciences humaines (SSH)
Site principal :  Louvain-la-Neuve

Contrat au cadre, à temps plein, pour une durée indéterminée
Entrée en fonction : dès que possible

Échéance : 6 février 2022

Contexte / Mission

Fondée en 1900, la Revue d’histoire ecclésiastique (RHE) est une revue scientifique internationale, publiée conjointement par l’UCLouvain et la KU Leuven. Elle présente des articles couvrant la totalité de l’histoire du christianisme, basés sur une recherche originale à partir de sources et développant des aspects novateurs en matière de méthodologie historique. Outre ces articles, la RHE propose au lecteur des recensions de livres récents traitant d’histoire de l’Église au sens large, sous forme de comptes rendus critiques ou de notices brèves descriptives. Ces recensions (rédigées dans les mêmes langues que les articles : français, anglais, allemand, espagnol, italien) ambitionnent de couvrir les plus importantes publications de ce secteur. S’y ajoute une chronique décrivant par pays les colloques, distinctions, thèses de doctorat, décès… La RHE se situe au niveau A des périodiques scientifiques dans la plupart des classements internationaux. La Revue (ISSN 0035-2381) est distribuée dans 70 pays. À la Revue est annexée une collection de monographies, la Bibliothèque de la Revue d’histoire ecclésiastique.


Placé sous la supervision du comité scientifique de la RHE, le Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques (DHGE) se propose de fournir une notice historique sur tout personnage, institution, lieu ou même sur certains concepts en lien avec l’histoire du christianisme. La liste des entrées de l’encyclopédie comprend donc les saints, les prélats, les théologiens, les congrégations religieuses, les diocèses, les monastères, les lieux de pèlerinage, etc. Pour mener à bien cette entreprise, l’équipe éditoriale s’est assurée le concours de plusieurs centaines de collaborateurs·trices, spécialisés·es dans les différents domaines de l’histoire ecclésiastique.

Objectifs métiers

Cette fonction est liée aux métiers de Chargé·e de gestion et Conseiller·ère de recherche, selon le cadastre des métiers à l’UCLouvain, dont les objectifs en tant que garant·e et référent·e des procédures qu’il ou elle gère, sont :

Chargé·e de gestion :

  • Mettre en œuvre les procédures liées à son domaine d’intervention
  • Accompagner et faciliter la mise en œuvre des procédures gérées
  • Produire des résultats et pouvoir les interpréter
  • Évaluer et (faire) évoluer

Conseiller·ère de recherche :

  • Recevoir et comprendre la problématique ou soumettre une nouvelle problématique à l’équipe de recherche (faisabilité, éventuellement enjeux et contexte)
  • Instruire et proposer des solutions, éventuellement concevoir avec les chercheurs·es de nouvelles solutions
  • Implémenter la solution en concertation avec l’équipe de recherche
  • Critiquer, évaluer, documenter et diffuser ou mettre à disposition des résultats
  • Assurer une veille dans son domaine d’expertise

Activités

– Pour la Revue d’Histoire Ecclésiastique (RHE) :

  • Dépouillement des catalogues de maisons d’édition et commande de livres aux éditeurs·trices pour recension
  • Dépouillement et encodage des ouvrages reçus à la rédaction, tenue des fichiers des ouvrages en cours de recension
  • Envoi des demandes de recensions, puis des livres (200 à 300 par an) aux recenseurs·ses
  • Tenue et mise à jour du fichier des auteurs·rices et recenseurs·ses
  • Tenue et mise à jour des outils de workflows d’édition (Evernote)
  • Réception des articles proposés pour parution, envoi au comité de lecture et suivi, en collaboration avec le secrétaire scientifique de la rédaction
  • Recherche de relecteurs et relectrices
  • Relecture des manuscrits d’articles, comptes rendus et notices (en français, anglais, allemand, italien, espagnol)
  • Harmonisation et mise en forme orthotypographique, vérification des références
  • Relecture des épreuves (1000 pages par an) et collation des corrections des auteurs·rices
  • Confection des tables générales annuelles
  • Suivi de fabrication avec l’imprimeur (Cultura) et avec l’éditeur (Brepols) pour les versions papier comme électronique
  • Relations avec les membres du comité de lecture, préparation des réunions du comité de lecture en relations avec le secrétaire scientifique de rédaction et le directeur de la Revue.
  • Mise au point des manuscrits à paraître dans la Bibliothèque de la Revue d’histoire ecclésiastique

– Pour le Dictionnaire d’Histoire et de Géographie Ecclésiastiques (DHGE) :

  • Préparation de notices (en particulier pour la période médiévale).
  • Co-pilotage du DHGE (en 2023 : pilotage du DHGE).

– Community Manager de la RHE, du DHGE et du groupe d’histoire des Christianismes : Twitter, Facebook.

Cette fonction est susceptible d’évolution selon les besoins du service.

Qualifications et aptitudes requises

  • Diplôme de niveau Master en histoire ou en théologie avec spécialisation en histoire ou Doctorat en histoire ou en théologie avec spécialisation en histoire
  • Connaissance informatique des logiciels bureautiques de base et de la gestion d’une base de données (par exemple : FileMaker Pro). Maîtrise de la chaîne de publication numérique (XML).
  • Connaissances linguistiques requises : excellente connaissance du français, connaissance nécessaire du latin et de l’anglais (min. C1)
  • Connaissances linguistiques souhaitées : deux des quatre langues suivantes : allemand, espagnol, italien, néerlandais
  • Une expérience dans le domaine de l’édition constitue un avantage certain.

L’UCLouvain met en œuvre une politique RH qui promeut l’égalité des genres, veille à l’égalité des chances et est attentive et respectueuse de la diversité. Pour toute question à ce sujet, merci de prendre contact à l’adresse :
jobs-diversite@uclouvain.be.

Source : UCLouvain

Publié dans Offre d'emploi | Laisser un commentaire

Publication – « Constructing and Representing Territory in Late Medieval and Early Modern Europe », éd. Mario Damen et Kim Overlaet

Télécharger en open access : ici

In recent political and legal history, scholars seldom specify how and why they use the concept of territory. In research on state-formation processes and nation building, for instance, the term mostly designates an enclosed geographical area ruled by a central government. Inspired by ideas from political geographers, this book explores the layered and constantly changing meanings of territory in late medieval and early modern Europe before cartography and state formation turned boundaries and territories into more fixed (but still changeable) geographical entities. Its central thesis is that assessing the notion of territory in a pre-modern setting involves analysing territorial practices: practices that relate people and power to space(s). The essays in this book not only examine the construction and spatial structure of pre-modern territories but also explore their perception and representation through the use of a broad range of sources: from administrative texts to maps, from stained-glass windows to chronicles.

Mario Damen is senior lecturer at the University of Amsterdam. He has published widely on the social and political history of the late medieval Low Countries and is the PI of the research project Imagining a territory. Constructions and representations of late medieval Brabant, financed by the Dutch Research Council (NWO).

Kim Overlaet worked from 2016 till 2019 as a postdoctoral researcher at the University of Amsterdam on the NWO project ‘Imagining a territory’. She currently works as a research manager at the Department of History at Antwerp University.

Table des matières :

Acknowledgments
List of Figures and Tables

Constructing and Representing Territory in Late Medieval and Early Modern Europe: An Introduction (Mario Damen and Kim Overlaet)

Part 1 The Multiplicity of Territory

  1. Were There ‘Territories’ in the German Lands of the Holy Roman Empire in the Fourteenth to Sixteenth Centuries? (Duncan Hardy)
  2. Beyond the State: Community and Territory-Making in Late Medieval Italy (Luca Zenobi)
  3. Clerical and Ecclesiastical Ideas of Territory in the Late Medieval Low Countries (Bram van den Hoven van Genderen)
  4. Marginal Might? The Role of Lordships in the Territorial Integrity of Guelders, c. 1325-c. 1575 (Jim van der Meulen)

Part 2 The Construction of Territory

  1. Demographic Shifts and the Politics of Taxation in the Making of Fifteenth-Century Brabant (Arend Elias Oostindier and Rombert Stapel)
  2. From Knights Errant to Disloyal Soldiers? The Criminalisation of Foreign Military Service in the Late Medieval Meuse and Rhine Regions, 1250-1550 (Sander Govaerts)
  3. Conquest, Cartography and the Development of Linear Frontiers during Henry VIII’s Invasion of France in 1544-1546 (Neil Murphy)
  4. From Multiple Residences to One Capital? Court Itinerance during the Regencies of Margaret of Austria and Mary of Hungary in the Low Countries (c. 1507-1555) (Yannick De Meulder)

Part 3 The Representation of Territory

  1. Heraldry and Territory: Coats of Arms and the Representation and Construction of Authority in Space (Mario Damen and Marcus Meer)
  2. The Territorial Perception of the Duchy of Brabant in Historiography and Vernacular Literature in the Late Middle Ages (Bram Caers and Robert Stein)
  3. Imagining Flanders: The (De)construction of a Regional Identity in Fifteenth-Century Flanders (Lisa Demets)
  4. Mapping Imagined Territory: Quaresmio’s Chorographia and Later Franciscan Holy Land Maps (Marianne Ritsema van Eck)

Constructing and Representing Territory in Late Medieval and Early Modern Europe: A Conclusion (Mario Damen and Kim Overlaet)

Index

Informations pratiques :

Constructing and Representing Territory in Late Medieval and Early Modern Europe, éd. Mario Damen et Kim Overlaet, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2021. 366 p. ISBN : 9789463726139. Prix : 115 euros.

Source : Amsterdam University Press

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Bourse – British Archaeological Association, 2022 Ochs Scholarship

The Ochs Scholarships are awarded annually by the British Archaeological Association for research projects which fall within the Association’s fields of interest. These are defined as the study of archaeology, art and architecture from the Roman period until the nineteenth century, principally within Europe, though the core interests of the BAA are Roman to 16th century. We only entertain applications that cover the 17th to 20th centuries that are of an historiographical, conservationist or antiquarian nature. The scholarships are intended to provide post-graduate students striving to write up theses with late stage funding, and help independent researchers complete projects. Applicants should either be UK citizens, registered at a UK University, or undertaking work on material in the UK. Only one of these criteria is necessary, but there should be a connection with the UK.

Applications are thus invited from students who are completing theses for post-graduate degrees and who are facing financial hardship. It must be demonstrated that the award of an Ochs scholarship will enable a thesis to be completed satisfactorily within the period of the Scholarship. Applications where a substantial amount of fieldwork remains to be done are unlikely to succeed.

Applications for research projects conducted either privately or at post-doctoral level are not eligible. The Association is launching a separate fund to cover these. For further details please contact the Hon. Secretary as below.

In preparing the application, all information should be typed. Additional information may be attached on a separate sheet or in a covering letter. Scholarships are awarded annually in April on the recommendation of a Scholarship Committee. The committee reach a decision primarily on the basis of the application (plus any supporting documents), though committee members will take account of remarks made by the applicant’s referees.

Applications should give a detailed account of proposed expenditure, which may include a reasonable level of subsistence. Allowance may not be made for any imputed salary, nor do awards cover the costs of books or equipment such as computers. For post-graduate students allowable expenditure includes supervision and examination fees, as well as thesis-binding costs. While bearing in mind that scholarships up to the value of £5,000 are available, we ask applicants not to ask for more than the minimum they require, as this may enable the Scholarship Committee to make an additional award.

Applicants should supply the names and contact details of two referees, one of whom in the case of degree candidates should be the main supervisor and ask their referees to forward references (either by post or as email attachments) to the Hon. Secretary by 21 February. The scholarship is tenable for one year and may be taken up at any time between April and October 2022, so only work which is capable of submission by October 2023 will be considered by the Scholarship Committee. The award is payable in three instalments; half on acceptance of the Scholarship, one quarter at the half-way stage, and one quarter on submission (or publication if a non-degree research project). Arrangements will be made to pay the first instalment on a date agreeable to the successful candidate.

Members of the Scholarship Committee will not discuss applications with candidates once they have been submitted, nor offer feedback; it is the role of the applicant’s sponsors and supervisors to advise them on the tone and content of applications. However, the Hon. Secretary is happy to advise on procedure prior to the submission of an application. While all applications are regarded as confidential, the Association will publish the names of the successful applicants and the title of the work for which their Scholarship was awarded.

Application forms may be downloaded from the BAA website, or obtained by sending a stamped addressed envelope to John McNeill (Hon. Secretary, BAA), 18 Stanley Road, Oxford OX4 1QZ. Completed applications, together with any covering letter or enclosures, should be returned to John McNeill not later than 1 February, 2022, either by post – or as email attachments to jsmcneill@btinternet.com

Source : Medieval Art Research

Publié dans Bourse | Laisser un commentaire

Appel à contribution – L’université de Dole et les fondations princières en Europe au XVe siècle

Colloque international (Dole-Besançon, 21-23 juin 2023)

Appel à contribution

« Comme rares sont les princes sur les territoires desquels une université n’ait été fondée » : le dauphin Louis (futur Louis XI) justifiait ainsi la fondation de l’université de Valence en Dauphiné, le 26 juin 1452. Cette proposition installe la communauté des gens de savoir au cœur de l’espace politique de la principauté, et elle manifeste la conscience aiguë d’une politique universitaire princière. Fonder une université représentait un effort considérable pour le prince, dans un dialogue avec différentes autorités : la papauté qui autorisait la fondation ; la ville qui accueillait la communauté fondée ; les institutions ecclésiastiques locales qui la protégeaient ou contribuaient à son fonctionnement.

Les débuts restaient fragiles, tant les universités princières peinaient à s’insérer dans le réseau européen que dominaient les fondations les plus anciennes (Bologne, Paris, Oxford, Salamanque, etc.). Une refondation s’avérait parfois nécessaire pour faire vivre la communauté des maîtres et des étudiants. Dans ces conditions, que la création universitaire apportait-elle au prince ? Comment lui permettait-elle de construire son autorité par rapport à d’autres souverainetés concurrentes, royale ou impériale ? Et si l’université faisait le prince, que la fondation princière faisait-elle à l’université ? En quoi la volonté du prince orientait- elle la communauté instituée et le savoir dispensé ?

La célébration du sixième centenaire de l’université fondée à Dole par le duc et comte de Bourgogne Philippe le Bon, le 22 juin 1423, est l’occasion d’étudier la dynamique européenne des fondations princières au XVe siècle. Ces dernières présentent une grande proximité avec les universités que rois et villes fondèrent dans le même temps, aussi s’agira-t- il d’interroger la catégorie typologique d’université princière. L’université de Dole, à laquelle Jacky Theurot a consacré d’importants travaux, sera comparée aux autres fondations princières – universités et collèges – intervenues en Europe occidentale durant un long XVe siècle qui débute en 1385 à Heidelberg et, par-delà la fondation d’Alcalà de Henares en 1499, se prolonge jusqu’aux années 1520-1530, quand la Réforme protestante reconfigura les communautés universitaires selon des choix confessionnels et politiques, quand l’essor de l’écrit imprimé modifia les supports d’enseignement et la diffusion du savoir.

La comparaison privilégiera l’université de Louvain qui, fondée par le duc Jean IV de Brabant (1425), passa sous l’autorité de Philippe le Bon dès les années 1427-1433. Les universités de Dole et Louvain servirent ainsi la construction politique et territoriale de la Grande Principauté bourguignonne à cheval sur la France et l’Empire, chacune dans l’un des ensembles territoriaux discontinus du patrimoine dynastique. Ces deux cas seront replacés dans le mouvement de fondations qui concerna principalement l’Empire germanique au XVe siècle et auquel les princes participèrent : outre Heidelberg (1385) fondée par le comte Palatin du Rhin, Fribourg-en-Brisgau (1457) et Tübingen (1477) par exemple, sans oublier les fondations de princes ecclésiastiques, Trèves (1454 puis 1473) et Mayence (1476). La comparaison envisagera également les universités fondées dans d’autres espaces, en particulier dans les marges occidentales de l’Empire : Turin (1404) en Piémont et Aix (1409) dans le comté de Provence, ainsi que dans les principautés situées à la périphérie du royaume de France : Valence (1452) en Dauphiné et Nantes (1460) dans le duché de Bretagne. À partir du cas dolois, l’étude comparée des fondations princières privilégiera les questionnements suivants :

600e anniversaire-Appel a- communication-Version 5

1. Comment l’université s’intégrait-elle à la construction étatique portée par la revendication d’une souveraineté princière ? La fondation parachevait la construction d’une principauté, comme les électorats de l’Empire, laïques (Heidelberg) et ecclésiastiques (Trèves et Mayence), ou les territoires angevins (Aix) qui s’étendaient aux royaumes de Naples, voire Jérusalem. Elle participait également d’une expansion territoriale : Turin rejoignit bientôt la principauté savoyarde (1418) érigée en duché; Dole et Louvain servirent la Grande Principauté bourguignonne; Fribourg-en-Brisgau conforta la construction patrimoniale habsbourgeoise. Comment l’université s’articulait-elle aux institutions du gouvernement princier, dont il s’agissait de former officiers et conseillers ? Le cas de Dole suggère une dynamique de centralisation dans la capitale du comté de Bourgogne, qui se retrouve à Aix ou Nantes, mais pas à Louvain, que le duc de Brabant préféra à Bruxelles. Parmi les institutions princières, le parlement entretenait de forts liens avec l’université – le choix de Dole le montre. La reproduction sociale des juristes au service du prince conduit-elle la cour souveraine à contrôler l’université ? Les fondations princières doivent beaucoup aux docteurs qui, dans l’entourage du prince, aspiraient aux chaires de la nouvelle université. L’identité des premiers maîtres, recrutés parmi les professeurs d’universités préexistantes, les proches conseillers du prince ou les élites politiques et ecclésiastiques de la ville, permettra de mesurer l’influence de ces lobbys.

2. Comment la fondation princière honorait-elle la ville qui s’y impliquait fortement ? L’action conjointe du conseil urbain et du prince se retrouve à Dole, Louvain et dans bien d’autres cas. Les villes intervinrent pour doter la première communauté en bâtiments, recruter les maîtres, protéger les étudiants, voire les loger ou acheter des livres. La lettre de Philippe le Bon précise les revenus affectés au financement de la fondation doloise, ce qui la singularise. Ailleurs passée sous silence, la question des ressources se posa pourtant à tous les fondateurs et détermina bien souvent la pérennité de l’institution. Dans quelle mesure princes et/ou villes esquissèrent-ils un financement public de l’université? Les universités bourguignonnes restèrent à une certaine distance de la hiérarchie ecclésiastique locale, aucune n’étant implantée dans une cité (archi-)épiscopale. Cette particularité ne se retrouve pas à Aix, ni dans les universités des princes ecclésiastiques de l’Empire.

3. Comment les princes négocièrent-ils leur fondation avec la papauté et les autres autorités ? L’Église latine connut de profondes divisions au XVe siècle : le Grand Schisme d’Occident (1378-1417), puis la contestation conciliaire de la monarchie pontificale (1417- 1449). Dans ce contexte, solliciter la création d’une université ou d’une faculté de théologie supposait de choisir une obédience, reconnaître l’un des deux ou trois prétendants à la papauté. Les papes sollicités et leur chancellerie se distinguaient-ils par des politiques universitaires distinctes, des écrits spécifiques ? Une attention particulière sera portée aux modèles documentaires. Dans quelle mesure les princes s’inspirèrent-ils du modèle impérial offert par Frédéric II à Naples (1224), voire Charles IV à Prague (1348) ? Les universités royales fondées en France au XVe siècle (Poitiers en 1431, Bourges en 1463) servirent-elles de (contre)modèles aux princes ?

4. Les fondations universitaires du XVe siècle présentent la particularité d’être dotées de corpus de statuts à la fois complets, longs et imités les uns des autres. Revenir sur les statuts de Dole ou d’autres universités permettrait de mieux cerner cet intense processus normatif, d’en dégager les principales influences, mais aussi les ajouts originaux et les éventuelles interpolations. Comment les fondations princières recomposèrent-elles les parcours académiques ? Quel lien l’université de Dole entretenait-elle avec l’université de Paris ? Comment le prince bourguignon concilia-t-il sa fondation avec les puissants soutiens dont il disposait dans la communauté universitaire parisienne ? Les enjeux académiques et intellectuels prenaient ici une puissante portée politique, dans le contexte de la guerre civile

600e anniversaire-Appel a- communication-Version 5

entre Armagnacs et Bourguignons (1407-1435) et de la double monarchie anglo-française inaugurée par le traité de Troyes (1420).

5. Le prince fondateur guida-t-il le savoir produit et partagé par les maîtres et étudiants ? La philosophie politique aristotélicienne enseignée dans les facultés des arts, et l’enseignement des droits savants (romain et canonique) tendaient à constituer de véritables sciences de gouvernement. La création d’une faculté de théologie pouvait aussi constituer un enjeu majeur pour les jeunes universités princières, même si elles se contentèrent souvent de faire appel aux ordres religieux disposant déjà de studia dans la ville universitaire. Les fondations princières de la seconde moitié du XVe siècle favorisèrent-elle l’intégration universitaire de la culture humaniste? Les cas de Wurtzbourg, fondée par le comte Eberhard V de Wurtemberg avec l’humaniste Johannes Reuchlin, et d’Alcalà de Henares, par la reine de Castille et le cardinal Cisneros en complément de la scolastique Salamanque, le suggèrent.

Le colloque s’ouvrira par une conférence inaugurale à Dole le 21 juin 2023, puis il se déroulera à Besançon les 22 et 23 juin 2023. Ouvert par Jacques Verger, il comportera une conférence de Jacky Theurot et se terminera par des conclusions d’Olivier Mattéoni. Les actes en seront ensuite publiés. Les propositions de contribution, sous la forme d’un résumé (en français, anglais, allemand, italien ou espagnol), doivent parvenir avant le 1er mars 2022 à l’adresse suivante: emilie.rosenblieh@univ-fcomte.fr Le conseil scientifique dont la composition figure ci-dessous examinera ces propositions au début du mois de mai 2022.

Jacques Verger (Institut de France) Émilie Rosenblieh (université de Franche-Comté)

Comité scientifique :
Marie Barral-Baron (université de Franche-Comté) Gilles Lecuppre (université catholique de Louvain) Rudy Chaulet (université de Franche-Comté)
Hugues Daussy (université de Franche-Comté)
Nathalie Gorochov (université Paris-Est Créteil)
Jelle Haemers (katholieke universiteit Leuven)
Thierry Kouamé (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Olivier Mattéoni (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Émilie Rosenblieh (université de Franche-Comté)
Jacky Theurot (université de Franche-Comté)
Jacques Verger (Institut de France)

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication – « Illuminating Metalwork. Metal, Object, and Image in Medieval Manuscripts », dir. Joseph Salvatore Ackley and Shannon L. Wearing

The presence of gold, silver, and other metals is a hallmark of decorated manuscripts, the very characteristic that makes them “illuminated.” Medieval artists often used metal pigment and leaf to depict metal objects both real and imagined, such as chalices, crosses, tableware, and even idols; the luminosity of these representations contrasted pointedly with the surrounding paints, enriching the page and dazzling the viewer. To elucidate this key artistic tradition, this volume represents the first in-depth scholarly assessment of the depiction of precious-metal objects in manuscripts and the media used to conjure them. From Paris to the Abbasid caliphate, and from Ethiopia to Bruges, the case studies gathered here forge novel approaches to the materiality and pictoriality of illumination. In exploring the semiotic, material, iconographic, and technical dimensions of these manuscripts, the authors reveal the canny ways in which painters generated metallic presence on the page. Illuminating Metalwork is a landmark contribution to the study of the medieval book and its visual and embodied reception, and is poised to be a staple of research in art history and manuscript studies, accessible to undergraduates and specialists alike.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Illuminating Metalwork. Metal, Object, and Image in Medieval Manuscripts, dir. Joseph Salvatore Ackley and Shannon L. Wearing, Berlin–Boston, De Gruyter, 2021 (Sense, Matter, and Medium, 4). XIII–510, 184 ill. ISBN : 9783110620153. Prix : 86,95 euros.

Source : De Gruyter

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Le Passé au fil de l’eau : L’eau et ses enjeux dans le sociétés anciennes

Dans le cadre des Journées Doctorales organisées annuellement par l’École Doctorale d’Archéologie de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (ED 112), nous avons le plaisir de vous diffuser l’appel à communication de la 17ème Journée Doctorale d’Archéologie, « Le Passé au fil de l’eau : L’eau et ses enjeux dans le sociétés anciennes« .

Appel au format PDF : ici

Elle se tiendra le mercredi 18 mai 2022, de 9h à 18h, à l’Institut d’Art et d’Archéologie de Paris, en salle Doucet, et aura lieu sous la modération de Tatiana Theodoropoulou, chargée de recherche au CNRS.

Cette Journée Doctorale a pour objectif de réunir des doctorants de différentes Universités et UMR, autour d’une thématique transversale et pluridisciplinaire, mêlant archéologie, bioarchéologie et ethnographie, visant à mettre en avant les travaux des jeunes chercheurs autour du rapport entre l’Homme et l’Eau.

La 17ème Journée Doctorale est donc ouverte aux doctorants, toutes disciplines confondues, dont les recherches concernent le thème choisi. Les contributions consistent en une communication orale de 20 minutes ou un poster à présenter en 5 minutes. Vous pouvez nous proposer dès lors un résumé de 300 mots, à envoyer à l’adresse JD2022-ED112@univ-paris1.fr avant le 1er mars 2022.

Dans l’envoi devront être précisés : vos noms et prénoms, statuts et organismes de rattachement, titre de la communication, support (communication/poster) et thématique choisie.

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication (en ligne) – « Forms of unfreedom in the Medieval Mediterranean », éd. Maria Filomena Lopes de Barros et Clara Almagro Vidal

Dependence and loss of freedom – be it partial or total – go hand in hand. During the Middle Ages, people were bonded together through a wide variety of ties that limited their freedom in different ways and to variable degrees.This volume explores these forms of unfreedom. Focusing on both the Iberian Peninsula and the Mediterranean from the eighth century until the fifteenth, the contributors focus on aspects such as transformations of terminology, implementation of different legal traditions across time and space, establishment and dissolution of bonds, and details of everyday life attached to these situations.

Looking at the “ties that bind”, that is, the obligations acquired and everyday implications of the establishment of that dependence, this volume reflects on concepts such as captivity, slavery, manumission and serfdom, among others, and their appearance in the sources.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Forms of unfreedom in the Medieval Mediterranean, éd. Maria Filomena Lopes de Barros et Clara Almagro Vidal, Open Editions, 2021 (Biblioteca – Estudos & Colóquios, 27). ISBN : 9791036589201. Accès : ici

Source : Open Editions

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Documents anciens et reconnaissance automatique des écritures manuscrites

Documents anciens et reconnaissance automatique des écritures manuscrites, colloque sur l’HTR qui se tiendra les 23 et 24 juin 2022 à l’École nationale des chartes, Paris 23-24 juin 2022 Paris (France)

Cette manifestation scientifique se tiendra les 23 et 24 juin 2022 à l’École nationale des chartes, Paris. Elle se déroulera selon des modalités mixtes avec une diffusion sur Youtube.

Nombre de projets incluent aujourd’hui une étape d’acquisition automatique du texte dans leur chaîne de production ou d’exploitation des données. Plusieurs plateformes de transcription et différents moteurs HTR sont maintenant disponibles. L’intégration de cette technologie dans des chaînes de traitement de plus en plus efficaces a entraîné une automatisation des tâches qui remet en question la place du chercheur dans le processus d’établissement du texte. Cette nouvelle pratique, gourmande en données, rend pressant le besoin de rassembler, et donc d’harmoniser les corpus nécessaires à la constitution de corpus d’entraînement, mais aussi leur mise à disposition pour améliorer la qualité des résultats de l’HTR. 

Dans le cadre du projet CREMMALab soutenu par le DIM MAP, l’École nationale des chartes (centre Jean Mabillon) en partenariat avec le LAMOP et le LabEX Hastec organisera les 23 et 24 juin 2022 un colloque mêlant questions philologiques et techniques pour faire un état des lieux scientifique de l’HTR pour les documents anciens. Nous ferons le point à cette occasion sur l’HTR et ses outils, ses résultats, ses apports et les nouvelles pratiques qu’induit son utilisation dans les projets d’édition et d’exploitation des documents. 

Nous espérons que cet événement permettra également de rassembler une communauté internationale de chercheurs, aujourd’hui grandissante, pour échanger autour de l’usage de l’HTR dans leurs projets scientifiques.

Ce colloque repose sur la volonté de traiter la thématique de l’HTR tout en l’articulant à des problématiques scientifiques de constitution et/ou d’exploitation des corpus. Nous souhaitons également questionner les aspects pratiques de l’utilisation de cette technologie (développement de moteur HTR, d’interface de transcription, d’interface utilisateurs pour utiliser et entrainer des modèles, etc.), tout en soulevant ses enjeux méthodologiques et son impact sur les données de la Recherche.

Pour aborder ces problématiques, nous proposons les trois axes suivants : 

— Axe 1 : Constitution des données d’entraînement et de modèles d’HTR (segmentation, transcription, constitution de corpus, partage, etc.)

— Axe 2 : Apprentissage machine, technologies, plateformes de transcription (présentation d’outils HTR et de leurs performances, présentation d’outils d’aide à la transcription)

— Axe 3 : Projet ou chaînes éditoriales utilisant l’HTR ; exploitations de données issues de l’HTR.

Nous espérons que les communications et les échanges lors de ce colloque pourront aboutir à la publication des Actes de ces journées. 

Les propositions de communication devront comprendre entre 750 et 1000 mots (hors bibliographie et illustrations). Elles pourront être faites en français ou en anglais jusqu’au 28 février 2022 

Comité d’organisation : Ariane Pinche et Floriane Chiffoleau

Comité scientifique : Jean-Baptiste Camps, Alix Chagué, Thibault Clérice, Frédéric Duval, Vincent Jolivet, Benjamin Kiessling, Nicolas Perreaux, Ariane Pinche, Laurent Romary, Peter Stokes

 Pour toute demande de renseignement, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : dahtr@sciencesconf.org 

Source : Sciences conf

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication – « A Companion to Byzantium and the West, 900-1204 », dir. Nicolas Drocourt et Sebastian Kolditz

The eighteen chapters of this book explore the complex history of exchange between Byzantium and the Latin West over a period of more than three hundred years, with a focus on the political, ecclesiastical and cultural spheres.

Besides outlining the history of competition and collaboration between two empires in medieval Europe, a range of regional approaches, stretching from England to the Crusader kingdoms, offer insights into the many aspects of Byzantine-Latin contact and exchange. Further sections explore patterns of mutual perception, linguistic and material dimensions of the contacts, as well as the role played by various groups of “cultural brokers” such as ambassadors, merchants, monks and Jewish communities.

Table des matières : ici

Informations pratiques ;

A Companion to Byzantium and the West, 900-1204, dir. Nicolas Drocourt et Sebastian Kolditz, Leiden–Boston, Brill, 2021 (Brill’s Companions to the Byzantine World, Volume: 10). XVI–575 p., ISBN : 978-90-04-49879-2. Prix : 233 euros.

Source : Brill

Publié dans Publications | Laisser un commentaire