Publication – Arnobe, « Contre les Gentils (Contre les Païens). Tomes IV-V : Livres IV-V », éd. et trad. Jacqueline Champeaux

Arnobe est un écrivain chrétien de la fin du IIIe siècle, auteur d’une apologie en 7 livres. Les livres IV et V, regroupés dans le présent volume, complètent la trilogie sur les dieux païens, que le polémiste scrute et moque avec une impitoyable ardeur.

Alors que le livre III traitait des grands dieux gréco-romains et de leurs – ridicules – images anthropomorphes, le livre IV est consacré à des divinités de moindre envergure : les abstractions divinisées, les dieux homonymes et les indigitations. Des divinités obscures, mal dénommées au point qu’on les confond, et dont la tradition renvoie une image honteuse, à travers des fables indignes. Le livre V est centré sur la figure de Jupiter, dieu souverain, mais triste héros de mythes abjects révélant et sa maladresse et sa dépravation. Arnobe raconte comment le dieu tout-puissant se fait berner par Numa lors d’une joute verbale devenue fameuse ; il évoque ensuite, à la faveur d’un développement sur la légende d’Attis, le viol de la Magna Mater, Cybèle, par Jupiter, puis le viol de Cérès, et enfin celui de sa fille Proserpine. Une succession de mythes scandaleux, qui entachent définitivement l’image des dieux du paganisme, et résistent même à l’exégèse allégorique. En trois livres, la rhétorique incisive et triomphante d’Arnobe a mis à nu, dans ses faiblesses et ses égarements, le panthéon glorieux de la Rome païenne.

Professeur émérite à la Sorbonne, Jacqueline Champeaux était spécialiste de religion romaine. Elle consacra la première partie de sa carrière à l’élaboration d’une thèse d’État sur le culte de la Fortune. Auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles, elle s’intéressera ensuite à des questions diverses et complémentaires comme la conception du divin, la prière et les signes divinatoires. Reprenant le flambeau d’H. Le Bonniec qui avait publié le premier livre de l’Aduersus nationes (C.U.F., 1982), elle se consacrera en parallèle à Arnobe et à sa critique acerbe du paganisme, à travers une monographie sur la religion d’Arnobe (2018), et deux éditions commentées : celle du livre III (C.U.F., 2007) et celle des livres IV et V (C.U.F., 2021), son dernier ouvrage.

Table des matières :

Introduction
Sources et composition du livre IV
Les indigitations (chap. 3-12)
Le catalogue des dieux homonymes (chap. 13-17)
Un inventaire mythique (chap. 20-35)
Sources et composition du livre V
Les sources
Allégorie et exégèse allégorique
Éléments de datation
Principes de l’édition

Bibliographie sélective
Sigla

Sommaire du livre IV
Livre IV. Texte et traduction
Commentaire du livre IV

Sommaire du livre V
Livre V. Texte et traduction
Commentaire du livre V

Index

Informations pratiques :

Arnobe, Contre les Gentils (Contre les Païens). Tomes IV-V : Livres IV-V, éd. et trad. Jacqueline Champeaux, Paris, Les Belles Lettres, 2021 (Collection des universités de France Série latine – Collection Budé, 430). XLVIII + 368 pages, 12.5 x 19.2 cm. ISBN : 9782251014906. Prix : 59 euros.

Source : Les Belles Lettres

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Publication — Vinni Lucherini, « La Cronaca angioina dei re d’Ungheria. Uno specchio eroico e fiabesco della sovranità »

L’ouvrage propose les résultats d’une recherche sur les mécanismes qui ont porté à la réalisation du Chronicon pictum (Budapest, OSzK, Cod. Lat. 404), réalisé autour de 1358 et richement enluminé, sur ses registres figuratifs et ses niveaux de consommation, sur sa fortune postmédiévale.  

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Vinni Lucherini, La Cronaca angioina dei re d’Ungheria. Uno specchio eroico e fiabesco della sovranità, Paris, Classiques Garnier, 2021 (Bibliothèque d’histoire médiévale, n° 27). 462 p., ISBN : 978-2-406-11383-6. Prix : 38 euros.

Source : Classiques Garnier

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Exposition — Mons au temps de Waudru. Itinéraires Mérovingiens

Mons, Artothèque
Du 13/02/2021 à 10:00 au 22/10/2021 à 16:00

Coincée entre les Romains et les Carolingiens, l’histoire mérovingienne n’est pas la plus familière… sauf peut-être à Mons grâce à sainte Waudru, fondatrice légendaire de la ville. Et pourtant, qu’en savez-vous ?

À partir des collections archéologiques de la ville de Mons et de prêts émanant d’autres institutions, l’Artothèque vous plonge aux origines de la cité et fait revivre Waudru et ses contemporains à la lumière des dernières recherches historiques et archéologiques.

Sur les pas de Waudru et de son entourage, découvrez comment Mons et sa région se sont développés entre la fin du Ve et du VIIIe siècle. Dans quel environnement géographique et politique évoluaient-ils ? Quelle était leur vie quotidienne ? Comment s’habillaient-ils ? Où vivaient-ils ? Vous trouverez toutes les réponses à ces questions au sein de l’exposition. A travers un parcours thématique proposant entre autres la confrontation entre des objets archéologiques découverts dans la région et des reconstitutions de costumes portés dans le cadre de la Procession ou confectionnés pour l’occasion, il sera également question d’échanges commerciaux à l’échelle mondiale ou encore de fondation de monastères et d’églises, embryons de nos villes et villages actuels. Enfin, l’exposition analysera la manière dont Waudru, personnage historique, est devenue sainte et fondatrice légendaire d’une ville qui en perpétue encore la mémoire avec tant de ferveur à chaque Ducasse rituelle.

Le synopsis de l’exposition

Vous avez dit “mérovingien”?

L’exposition débute par une remise en contexte de la civilisation mérovingienne  : qui sont les Mérovingiens? D’où viennent-ils? Que signifie ce nom?

Différentes sous-thématiques seront aussi abordées dans cette section dont la place de Mons dans ce royaume ainsi que l’organisation de la société à l’aube de la féodalité.  

Waudru et son temps

À Mons, la période mérovingienne va de pair avec la fondation d’un oratoire par Waudru au VIIe siècle sur la colline de la ville en devenir. Mais qui est réellement Waudru? D’où vient-elle? Quelle est sa famille?

La garde-robe mérovingienne

Quelle mode vestimentaire est en vogue à l’époque mérovingienne ? Que portent les hommes, les femmes ? Y a-t-il des distinctions sociales qui transparaissent dans le port de certains vêtements ? Et les enfants?

Cette section cherchera à tordre le cou aux traditions ancestrales qui se sont imposées et figées notamment au niveau des costumes de la Procession. L’idée étant ici de dégager la vérité historique et archéologique de l’imaginaire transmis de génération en génération.

En outre, elle permettra aux visiteurs de comprendre le matériel archéologique présenté dans l’exposition, de se l’approprier en essayant de s’habiller à la mode mérovingienne.

Le commerce

Grâce à un dispositif didactique et ludique, cette section reviendra sur les échanges commerciaux pratiqués à l’époque mérovingienne; les mérovingiens ne faisant que reprendre les voies commerciales développées par les Romains. Plusieurs études archéologiques réalisées à partir de bijoux découverts en Europe démontrent par exemple l’existence d’échanges commerciaux pour l’ambre avec l’Inde ou le Ceylan (l’actuel Sri Lanka) puis avec la Baltique. On constate également la rémanence de certains motifs ornementaux des périodes précédentes ou de régions plus reculées au même titre que la transmission de techniques décoratives comme la damasquinure.

Les nécropoles

En périphérie de Mons, les découvertes archéologiques sont nombreuses : la nécropole de Ciply ou d’Harmignies, dont une grande partie du mobilier est respectivement conservé au Musée royal de Mariemont et aux Musées royaux d’Art et d’Histoire, la succession d’édifices religieux, ainsi que la tombe élitaire mise au jour à Quaregnon par l’AWAP témoignent de l’importance de l’occupation mérovingienne aux alentours de Mons.

Cette section tentera de dresser un inventaire non-exhaustif des sites découverts et fouillés dans la région afin de rendre compte de l’étendue de l’implantation de la société mérovingienne dans la région grâce à un dispositif multimédia développé pour l’occasion dans les tables tactiles de l’Artothèque.

La vie quotidienne

La découverte de nombreux objets lors des fouilles archéologiques dans la région nous renseignent sur la vie quotidienne des Mérovingiens. Classés en 4 thèmes, ils illustrent à la fois l’inventivité et le talent de leurs artisans. Ces catégories dévoilent également la richesse de certaines typologies notamment les fibules aux formes, matériaux et techniques variés. Cette section permet également de valoriser les pièces conservées dans nos collections mais dont la provenance n’a pu être ou en partie être établie. L’Artothèque conserve de fait une centaine de pièces dont certaines proviennent des nécropoles d’Obourg, d’Havré et de Spiennes.​

Aux origines de la christianisation de nos régions

Cette section reviendra sur la christianisation du territoire régional via la fondation des monastères, à l’origine des paroisses actuelles. Seront également abordées l’hagiographie, l’iconographie et la création des reliques des saints.

De Waudru à sainte Waudru

Comme ailleurs, la période mérovingienne a éveillé et éveille encore dans l’esprit du public montois une série d’images relativement imprécises. Sainte Waudru, à laquelle se rapporte une pratique patrimoniale immatérielle locale extrêmement vive et sensible, s’intègre dans un ensemble de représentations imaginaires. Il est parfois bien difficile de retrouver la réalité historique et archéologique derrière les stéréotypes que véhiculent l’iconographie, l’historiographie et même la tradition orale. Ce chapitre de l’exposition reviendra également sur la création de la légende de sainte Waudru où comment son image a été utilisée à plusieurs reprises dans l’histoire pour asseoir l’autorité des chanoinesses à Mons ou de puissants à diverses époques et  en a fait un symbole révélant la puissance de l’institution.

L’héritage waldétrudien

Waudru laisse en héritage un oratoire que les chanoinesses n’auront de cesse de développer jusqu’au XIXe siècle. Près de 1400 ans après son décès, Waudru anime encore sa ville. La collégiale qui porte son nom est un joyau du patrimoine local et du gothique tardif de type brabançon. Ses reliques, descendues actuellement chaque samedi de veille de la Trinité pour être processionnées, emplissent d’une ferveur populaire incontestable le coeur des Montois et de leurs invités, les chambourlettes. Bien plus qu’un personnage historique, Waudru est devenue légendaire. Cette section s’intéresse à la place que Waudru et d’autres saints mérovingiens trouvent encore dans nos sociétés actuelles.

Un guide du visiteur illustré accompagne l’exposition, véritable outil pour décoder toutes les facettes de cette époque. Et pour rendre votre visite encore plus ludique, différentes activités pour petits et grands ponctuent le parcours de l’exposition. Grâce aux contributions de nombreux spécialistes, l’exposition offre un panorama riche et nuancé du monde mérovingien, témoin de l’influence considérable que cette époque a eu dans le développement futur de nos régions. Envie de poursuivre la visite et d’en savoir plus sur Waudru, son culte et la Ducasse? Le musée du Doudou, la Collégiale Sainte-Waudru et son Trésor vous attendent.

Source : Artothèque – Mons

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Colloque – Manuscript journeys: from German lands to digital libraries

This event marks the completion of a three-year digitization project delivered by the Bodleian Libraries, Oxford and the Herzog August Bibliothek in Wolfenbuttel. The ‘Manuscripts from German-Speaking Lands’ project, funded by The Polonsky Foundation, has digitized hundreds of medieval manuscripts from collections at The Herzog August Bibliothek and the Bodleian and made these freely available online to scholars and the public.

The panel discussion will explore the journey of these manuscript collections from their origins in the religious houses of medieval Germany, their acquisition by the libraries in Wolfenbüttel and Oxford and their digitization and publication online.

Registration closes at 5pm on 5 July 2021

Speakers

  • Richard Ovenden OBE, Bodley’s Librarian
  • Julia Gross, Chargé d’ Affaires a.i. of the German Embassy London
  • Marc Polonsky, The Polonsky Foundation
  • Peter Burschel, Herzog August Bibliothek
  • Henrike Lähnemann, University of Oxford
  • Joanna Story, University of Leicester

Booking information

When you have booked your place, the ticketing system will send you an automated confirmation.

A link to access the online event will be sent by the morning of the event to the email address associated with your booking.

See our project website for more information about the project and to see the digitized collections.

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution — Le ‘Perceforest’ dans un siècle moral. Questions d’éthique et de didactique à la fin du Moyen Âge

Vendredi 22 octobre 2021
Journée d’étude hybride (en présentiel et à distance)

Date limite pour l’envoi des propositions : 15 août 2021 (à l’adresse suivante : jeperceforest@gmail.com)

En 2009, un premier colloque dédié entièrement au Perceforest avait lieu, témoignant de l’intérêt grandissant du monde des études médiévales pour ce texte. Depuis, l’édition est devenue disponible dans son intégralité grâce aux travaux de Gilles Roussineau, une première collection d’études est parue sous la direction de Christine Ferlampin-Acher et le texte a été partiellement traduit en anglais par Nigel Bryant. Le Perceforest, doucement mais sûrement, a fait son entrée dans la liste des classiques du Moyen Âge tardif. Il semble donc qu’il soit temps de faire le point sur une œuvre dont la complexité a encore bien des richesses à révéler.

La dimension morale et éducative du Perceforest, notam- ment, o re de nombreuses perspectives. Le Perceforest est composé, lu et remanié à une époque qui s’interroge tout particulièrement sur ces questions d’éthique et de didac- tique. Avec la Guerre de Cent Ans, les défaites de Crécy, de Poitiers et d’Azincourt et le déclin général de la féodalité, les XIVe et XVe siècles sont marqués par une série de crises qui a ectent le monde chevaleresque et suscitent une réflexion sur le pouvoir, les droits et responsabilités des di érents membres de la société, ainsi que sur la meilleure manière de les instruire. La littérature y joue un rôle de premier choix. Le Roman de Fauvel fait la satire du monde de la cour, Phi- lippe de Mézières rêve d’un renouveau de la classe chevale- resque dans le Songe du Vieil Pèlerin, Jean Froissart dépeint les conséquences de la guerre dans ses Chroniques, tandis que Christine de Pizan et Alain Chartier s’interrogent sur les principes qui doivent régir un bon gouvernement.

C’est dans ce contexte que le Perceforest doit être envisagé, comme l’œuvre d’un « siècle » (au sens large du terme) où la nostalgie d’un passé arthurien glorieux le dispute à une vision du monde critique et avide de changements, entre ruptures et continuités. C’est donc la volonté de mener une réflexion sur l’insertion du Perceforest dans son temps qui a motivé l’organisation de cette journée d’étude : miroir des princes, mais aussi « delicieuse, melliflue et tres plaisante hystoire », comment le Perceforest nous invite-t-il à penser la création littéraire à la fin du Moyen Âge ?

Pour mener à bien la discussion, il nous a paru essentiel d’ouvrir la journée aussi bien à des spécialistes du Perceforest qu’à des chercheurs travaillant sur d’autres textes de la fin du Moyen Âge et sur le monde bourguignon. Nous nous proposons d’étudier ces questions d’éthique et de didac- tique sous la forme de trois tables rondes centrées autour des thématiques suivantes :

Croyances et religion : Nous tenterons d’analyser l’avène- ment du Christianisme tel qu’il est mis en scène dans le Perceforest, notamment en relation avec les systèmes qui le précèdent (ruptures et continuités). Comment se positionne le texte sur ces questions ? Plusieurs pistes pourront être envisagées : réflexion sur la Vérité et le merveilleux mais aussi sur le Bien et le Mal. Nous n’oublierons pas de mentionner le rapport à Dieu / aux dieux et à la foi ainsi que la question du libre-arbitre. Enfin, où se place notre texte dans le renou- veau spirituel et la devotio moderna de la fin du Moyen Âge ?

Questions de gouvernement : Il conviendra d’examiner le(s) discours tenu(s) sur les questions de pouvoir, de hiérarchie, et d’ordre social afin de mieux appréhender l’organisation du monde et de la société dans le Perceforest. Le Perceforest offre-t-il un modèle de société idéale ? Comment s’établissent les nouvelles formes de gouvernement ? Comment sont régulées les mœurs ? Cette table ronde pourra être l’occasion d’analyser les pratiques chevaleresques. La place de l’Autre, les personnages féminins et la question du relativisme culturel pourront aussi être envisagés. [Suite à une réponse exceptionnelle au premier appel à communications, nous ne recherchons plus d’intervenants pour cette table ronde.]

La place de l’écrivain : Nous étudierons la figure de l’écrivain sous toutes ses formes (personnages compositeurs, voix narrative). Quel rôle l’écrivain remplit-il selon le Perceforest ? Quels sont ses pouvoirs, responsabilités et limites ? Quelle relation la littérature entretient-elle avec la politique ? Nous pourrons prendre en compte le choix du genre, entre chronique, roman, miroir des princes / dames, et autres, mais aussi le réseau auquel appartient l’écrivain travaillant avec / contre les commanditaires, illustrateurs, autres écrivains, etc.

Informations pratiques :

Les propositions d’intervention dans les tables rondes, en vue d’une présentation de 10 minutes maximum, doivent se faire en français et parvenir avant le 15 août 2021 à l’adresse suivante : jeperceforest@gmail.com. Merci d’in- clure un titre, un résumé (limité à 300 mots) indiquant la table ronde souhaitée, une brève notice biographique et une a liation professionnelle. Une réponse sera donnée vers la fin du mois d’août.

Les participants auront la possibilité de nous rejoindre soit in situ (Maison de la Recherche de l’Université Sorbonne Nouvelle, Salle Claude Simon, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris), soit par visioconférence.

Comité organisateur : Michelle Szkilnik, Université Sorbonne Nouvelle (michelle.szkilnik@sorbonne-nouvelle.fr) ; Coline Blaizeau, University of Exeter (cb802@exeter.ac.uk) ; Marie-Christine Payne, Université Sorbonne Nouvelle (mariechristinepayne@gmail.com)

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Appel à contribution — La mort et ses frontières

Coordination : Reine-Marie Bérard, Vincent Chollier

La mort est bien souvent le prisme par lequel les chercheur·euse·s abordent les sociétés anciennes. La sépulture et son mobilier, les supports mémoriels et les textes religieux, ainsi que les restes des défunt·e·s eux-mêmes sont autant de sources utilisées aujourd’hui pour étudier les sociétés du passé, à la fois dans leur organisation sociale et dans leur rapport à la mort. Pourtant, ces sources sont aussi un miroir déformant qui ne reflète la vie des Anciens que de manière partielle, idéalisée, voire trompeuse.

Pour ce sixième numéro, Frontière·s propose aux auteur·rice·s d’aborder la question des modalités de séparation des individus dans et à travers la mort. Les contributions pourront aborder ce thème selon différentes approches complémentaires comme la matérialisation des frontières entre monde des morts et monde des vivants, la délimitation entre espaces funéraires et civils, la représentation du passage vers l’au-delà, ou encore la distinction sociale des individus dans la mort selon leur sexe, leur genre, leur âge, leur classe sociale, etc.

Calendrier

20 décembre 2021 : date limite de soumission des articles complets

1er mars 2022 : retours des évaluations aux auteurs

15 avril 2022 : date de retour des versions corrigées

Juin 2022 : parution du numéro

Modalités de soumission

Les auteur·rice·s adresseront leur contribution à frontiere-s@msh-lse.fr, en précisant leur statut et leur organisme de rattachement.

Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 22 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais. Plus d’informations…

Source : Frontières

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Publication – « Artistes et artisans dans les États de Savoie au Moyen Âge. De l’or au bout des doigts »

Cet ouvrage est l’aboutissement d’un projet du réseau « Art médiéval dans les Alpes », consacré aux artistes et artisans qui ont produit les objets et les œuvres conservés sur le territoire des anciens États de Savoie. Leur statut n’est pas homogène : fournir la cour ou répondre à des commandes d’envergure dans une aire géographique étendue ne concerne pas l’ensemble de ces producteurs d’œuvres. Comprendre leur place dans la société médiévale des États de Savoie et analyser les techniques qu’ils ont employées sont les axes de recherche retenus pour cette étude, intitulée De l’or au bout des doigts.

Elle se traduit par ce livre, qui accompagne des projets d’exposition et de mise en valeur des collections médiévales des institutions participantes : Musée d’histoire du Valais de Sion, Musée d’art et d’histoire de Genève, Surintendance des activités et des Biens culturels de la Région autonome Vallée d’Aoste, Museo del Tesoro della Cattedrale d’Aoste, Palazzo Madama – Museo Civico d’Arte Antica de Turin, Museo Diocesano de Suse, Musée-Château d’Annecy et Musée savoisien de Chambéry.

Table des matières :

Préface – Sébastien Gosselin

Création artistique dans la Savoie médiévale : artistes, ateliers, savoir-faire (XIIIe-XVe siècle) – Giampaolo Distefano

Les peintres verriers dans le duché de Savoie et les vitraux de la cathédrale Saint-Pierre de Genève – Sylvie Aballéa

La châsse reliquaire de saint Eldrade de la Novalaise. Premières remises en cause de problème anciens –Fabrizio Crivello

Analyses diagnostiques sur le matériaux de la châsse de saint Eldrade à Novalaise – Maria Labate, Angelo Agostino, Giorgio Gatti, Simonetta Sampò, Giorgio Buffa, Igor Villa, Maurizio Aceto

Bustes reliquaire en orfèvrerie dans le duché de Savoie et dans les territoires voisins (XIIIe-XVe siècles). Premier recensement, entre œuvres conservées et nouvelles informations issues de sources documentaires – Simonetta Castronovo

Portraits en métal et en couleur : nouveaux parcours entre la cathédrale et la collégiale des Saints Pierre et Ours d’Aoste – Viviana Vallet

Bustes-reliquaires médiévaux de part et d’autre des Alpes – Alessandra Vallet

« PIETÀ. Dans l’atelier des sculpteurs savoyards à la fin du Moyen Âge » – Florian Bouquet, Florence Lelong, Sophie Marin, Pauline Martinetto, Ariane Pinto

Une circulation des modèles à l’échelle locale ? Les coffres médiévaux de l’église de Valère, à Sion (Valais) – Patrick Elsig

Informations pratiques :

Artistes et artisans dans les États de Savoie au Moyen Âge. De l’or au bout des doigts, Silvana Editoriale, 2021. 200 p., 180 ill., 24,5 x 28,5 cm. ISBN : 9788836645688. Prix : 20 euros.

Source : Silvana Editoriale

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Publication (en ligne) – Sander Govaerts, « Armies and Ecosystems in Premodern Europe: The Meuse Region, 1250-1850 »

Using the ecosystem concept as his starting point, the author examines the complex relationship between premodern armed forces and their environment at three levels: landscapes, living beings, and diseases. The study focuses on Europe’s Meuse Region, well-known among historians of war as a battleground between France and Germany. By analyzing soldiers’ long-term interactions with nature, this book engages with current debates about the ecological impact of the military, and provides new impetus for contemporary armed forces to make greater effort to reduce their environmental footprint.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Sander Govaerts, Armies and Ecosystems in Premodern Europe: The Meuse Region, 1250-1850, ARC Humanities Press, 2021. 326 p. ISBN : 9781641893992.

Source : Project Muse

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Publication – Frances Gies, « Le Chevalier dans l’Histoire », trad. Christian Jaquet

Né du chaos européen du début du Moyen Âge, le chevalier monté et en armure a révolutionné la guerre et est très vite devenu une figure mythique dans l’histoire.
Des conquérants normands de l’Angleterre aux croisés de la Terre sainte, du héros de la chanson de geste au preux du roman arthurien, des amateurs de tournoi aux chevaliers-troubadours, Le Chevalier dans l’Histoire, de la grande médiéviste Frances Gies, brosse un tableau remarquablement vivant et complet de la chevalerie, de sa naissance à son déclin.
Le chevalier apparaît d’abord en Europe comme un mercenaire sans foi ni loi avant de devenir l’étendard de la chrétienté puis un soldat de métier au service des rois. Frances Gies nous fait partager sa vie quotidienne, faite de joutes et de batailles, de pillages et de rançons, mais aussi de dévotion et de pèlerinage, et souvent sanctionnée par l’errance et une mort précoce.

Elle nous fait revivre l’aventure des héros du Moyen Âge qui ont joué un rôle historique, comme Bertrand du Guesclin, Bayard et Sir John Fastolf, qui inspira le Falstaff de Shakespeare, ou les grands maîtres des Ordres militaires qu’étaient les Templiers, les Hospitaliers et les chevaliers teutoniques.

Écrivaine et historienne, Frances Gies (1915-2013) a écrit, en grande partie avec son mari Joseph Gies (1916-2006) plus de vingt ouvrages sur le Moyen Âge, dont beaucoup ont été des best-sellers.

Table des matières :

1. Qu’est-ce qu’un chevalier ?
2. Les premiers chevaliers
3. Les chevaliers de la première croisade
4. Les troubadours et la littérature de chevalerie
5. Guillaume le Maréchal : la chevalerie à son zénith
6. Les chevaliers templiers : soldats, diplomates, banquiers
7. Bertrand du Guesclin : un chevalier du quatorzième siècle
8. Les chevaliers anglais du quinzième siècle : Sir John Fastolf et les Paston
9. Le long crépuscule de la chevalerie

Notes
Bibliographie
Index
Table des illustrations
Cartes
Remerciements

Informations pratiques :

Frances Gies, Le Chevalier dans l’Histoire, trad. Christian Jaquet, Paris, Les Belles Lettres, 2021. 328 p., 20,5 x 13,5 cm. ISBN : 9782251451930. Prix : 16,90 euros.

Source : Les Belles Lettres

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Publication – « Heraldic Hierarchies. Identity, Status and State Intervention in Early Modern Heraldry », ed. Steven Thiry et Luc Duerloo

The social use and changing character of armorial display in the early modern period
Early modern heraldry was far from a nostalgic remnant from a feudal past. From the Reformation to the French Revolution, aspiring men seized on these signs to position themselves in a changing society, imbuing heraldic tradition with fresh meaning. Whereas post-medieval developments are all too often described in terms of decadence and stifling formality, recent studies rightly stress the dynamic capacity of bearing arms.

Heraldic Hierarchies aims to correct former misconceptions. Contributing authors rethink the influence of shifting notions of nobility on armorial display and expand this topic to heraldry’s share in shaping and contesting status. Moreover, addressing a common thread, the volume explores how emerging states turned the heraldic experience into an instrument of power and policy. Contributing to debates on social and noble identity, Heraldic Hierarchies uncovers a vital and surprising aspect of the pre-modern hierarchical world.

Contributors: Richard Cust (University of Birmingham), Dominique Delgrange (Lille), Luc Duerloo (University of Antwerp), Joseph McMillan (Alexandria VA), Camille Pollet (Université de Nantes), Antoine Robin (École Pratique des Hautes Études), Simon Rousselot (École Pratique des Hautes Études), Clément Savary (École Pratique des Hautes Études), Hamish Scott (Jesus College, Oxford), Steven Thiry (University of Antwerp), José Manuel Valle Porras (Universidad de Córdoba), Nicolas Vernot (Université de Cergy-Pontoise)

This publication is GPRC-labeled (Guaranteed Peer-Reviewed Content).

Luc Duerloo is professor at the Department of History of the University of Antwerp, where he teaches early modern political and institutional history.

Steven Thiry, PhD, is a voluntary member of ‘Power in History: Centre for Political History’ of the University of Antwerp.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Heraldic Hierarchies. Identity, Status and State Intervention in Early Modern Heraldry, ed. Steven Thiry et Luc Duerloo, louvain, Leuven University Press, 2021. 274 p., 15 x 23,5 cm. ISBN : 9789462702431

Source : Leuven University Press

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