Publication — Pinchas Roth, « Jewish Life and Legal Culture in Late Medieval Provence »

In This Land reveals the changes that Jewish communities across the county of Provence underwent during the late-thirteenth and fourteenth centuries and the social and cultural tensions that shaped their identity. Exploring legal responsa and other genres of rabbinic literature produced during this period – many of them previously unpublished – the book reveals the ways in which engagement with legal culture played a central role in the formation of medieval communal identity, providing both a language and a forum for the airing of grievances and the demarcation of social legitimacy.

Informations pratiques :

Pinchas Roth, Jewish Life and Legal Culture in Late Medieval Provence, Turnhout, Brepols, 2021 (Studies and Texts, 223). X+168 p., 2 b/w ill., 124 x 228 mm. ISBN: 978-0-88844-223-9. Prix : 85 euros.

Source : Brepols

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Publication — Grégoire Le Grand, « Registre des Lettres », t. 7 : « Livres XII-XIV », éd. Marc Reydellet

Les lettres de Grégoire le Grand rassemblées dans les livres XII à XIV – les derniers de sa correspondance – retracent la fin de son pontificat, de septembre 601 au 12 mars 604, date de sa mort. Relations avec les souverains, successions épiscopales, enquête sur des violences physiques, cohabitations suspectes, conflits entre évêques, usurpation de siège, discipline dans les monastères, rapports avec les collaborateurs… On peut suivre ici, comme par une immersion dans les réalités de l’époque, l’activité du pape qui, bien que malade et inquiet de la présence lombarde, s’attache à remplir ses obligations.

Dans ces lettres, émanant de la chancellerie pontificale, l’empreinte de Grégoire est presque toujours perceptible et, à travers ces ultimes écrits du pape, se dessine un tableau au plus près de la vie des Églises au tournant des vie et VIIe siècles, à la charnière de l’Antiquité tardive et du Haut Moyen Âge, par l’un des acteurs mêmes de cette histoire.

Ce volume complète ceux déjà parus dans la collection des Sources Chrétiennes, à savoir les tomes I (livres I-II, SC 370-371) et II (livres III-IV, SC 520).

Marc Reydellet, professeur honoraire à l’Université de Haute-Bretagne (aujourd’hui Rennes 2), à qui l’on doit le tome II du Registre (SC 520), est l’auteur d’une importante monographie : La royauté dans la littérature latine de Sidoine Apollinaire à Isidore de Séville (Rome, École française de Rome, 1981) ; ses travaux portent sur Avit de Vienne, Venance Fortunat et Isidore de Séville.

Informations pratiques :

Grégoire Le Grand, Registre des Lettres, t. 7 : Livres XII-XIV, éd. Marc Reydellet, Paris, Éditions du Cerf, 2020 (Sources chrétiennes). 416 p., 12,5 x 19,5 cm. ISBN : 9782204140331. Prix : 39 euros.

Source : Éditions du Cerf

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Publication – « The Register of Simon Sudbury, Archbishop of Canterbury, 1375-1381 », ed. Donald Logan

Archbishop Simon Sudbury’s register is something of a rarity. Of the eleven archbishops of Canterbury in the fourteenth century the registers of only seven have survived, and of these only two have been published: a portion of theregister of Robert Winchelsey (1295-1313) and the register of the brief episcopate of Simon Langham (1366-68).

Sudbury became archbishop of Canterbury in 1375 while England was at war with France and while the church was about to split in two by schism. His register reveals all of this, but much more. There is the day-to-day administration of the church: clergy ordained, parishes filled, disputes settled, wills proved and much else. It shows Sudburyas a conscientious pastor animarum and an able administrator, as well as a skilled canon lawyer, who tried to steer a smooth course against the monetary demands of the crown, which were to lead to the Peasants’ Revolt and to his own assassination on Tower Hill.
This volume is a calendar edition of Archbishop Sudbury’s register: it contains an English-language summary of each entry, including every place name and personal name and date. An introduction records the making of the register and a summary of its contents; notes elucidate particular points; and a full index allows easy access to references.

F. DONALD LOGAN is Professor Emeritus of History at Emmanuel College, Boston, and Honorary Fellow of the Pontifical Institute of Mediaeval Studies, Toronto.

Table des matières :

Introduction
Editorial Note
Part I: Memoranda
Part II: Testaments
Part III: Institutions
Part IV: Ordinations
Part V: Royal Writs
Index of Persons and Places
Index of Subjects

Informations pratiques :

The Register of Simon Sudbury, Archbishop of Canterbury, 1375-1381, ed. Donald Logan, Boydell & Brewer, 2020. 391 p., 15.60 x 23.40 cm. ISBN : 9780907239833. Prix : GBP 35,00.

Source : Boydell & Brewer

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Appel à contribution — Conquérir, soumettre, gouverner : théories et pratiques de la « pacification » dans les mondes normands. Monde viking, Normandie, îles Britanniques, Italie méridionale et Sicile (IXe-XIIe siècle)

Le passage de l’état de guerre, présidant à une conquête territoriale, à l’état de paix nécessaire à une nouvelle construction politique est de moins en moins pensé comme un fossé qualitatif qui séparerait la violence guerrière exercée par de féroces conquérants, d’une part,  de l’établissement apaisé de nouvelles formes de gouvernement sur des territoires et les populations conquis de l’autre. Souvent perçues comme deux états antinomiques, la guerre et la paix laissent peu de place, dans la pensée historique contemporaine, à des situations d’entre-deux dans lesquelles la violence des affrontements, même toujours présente ou mise en réserve, n’a plus la première place.

Un renouvellement historiographique important propose depuis peu des relectures fortes de ces temps de transition, précisément autour des « mondes normands », en distinguant toujours avec soin les cas de figure, qui ne sont pas assimilables à un modèle unique. Un exemple pertinent est donné par les différentes expériences vikings à l’ouest et à l’est de l’Europe, dont les travaux récents soulignent la variété, selon les contextes et les sociétés rencontrées. Pour la Normandie, l’insertion rapide des chefs scandinaves dans le tissu sociopolitique franc et la continuité originale d’institutions carolingiennes en Normandie plaident pour des situations de compromis et de cohabitation entre les nouveaux-venus et la population locale. La conquête de l’Angleterre par Guillaume, si elle est marquée par la violence et le remplacement des élites anglo-saxonnes par celles venues du Continent, se singularise par une entreprise idéologique sans précédent visant à créer le consensus sur la légitimité du nouvel ordre normand et sa continuité avec le régime antérieur. Plus anarchique, plus lente également, la conquête « normande » du Mezzogiorno est un processus assimilable à une infiltration, une imprégnation et qui mêle à la fois guerre de conquête, lutte défensive et compétition entre les conquérants, et donc en même temps conflit et concurrence, combats et construction politique. L’ensemble joue de l’affrontement comme des alliances, des politiques matrimoniales, et de la coopération de certaines populations locales. Quelques décennies après la fin de la conquête de la Sicile, le roi Roger II lance une nouvelle opération de conquête très particulière en Tunisie, dans une logique partagée entre expansion impérialiste et « colonialisme » économique. Là encore est élaborée rapidement une relation spécifique avec les populations locales, arabophones et musulmanes (comme l’étaient celles de la Sicile), qui repose en particulier sur la délégation de fragments de l’autorité publique à leurs élites.

De fait, le passage de la conquête à la construction politique, dans le monde viking, en Normandie, dans l’Angleterre post-Hastings comme dans l’Italie méridionale et la Sicile du XIe siècle ne saurait plus, lui non plus, être conçu de manière binaire comme un processus en deux temps exclusifs l’un de l’autre, faisant se succéder la guerre à la paix, et confrontant de glorieux conquérants dominateurs à des populations soumises et passives. Au contraire, les travaux récents ont insisté sur une participation active de populations conquises à un nouvel ordre politique où elles cherchaient à trouver leur place.

Ces renouvellements historiographiques sur diverses constructions politiques issues de conquêtes souvent qualifiées de « normandes », invitent à reprendre, par le biais d’une approche comparatiste, les modalités du passage de la conquête à la paix et à la stabilisation étatique. La perspective d’une construction durable nécessitait en effet la fondation d’un consensus sur le gouvernement des conquérants sur, et avec, les populations « indigènes ». Ainsi, plusieurs logiques encadrant leurs rapports se dessinent :

  • Une logique de mobilité sociale et/ou géographique: quelle est la trajectoire des conquérants ? A-t-elle été déjà été précédée d’une expérience de la conquête ? Selon quelles modalités ? Dans quelle stratégie sociale ou politique s’insère cette mobilité (exil, promotion…) et, le cas échéant, dans quel(s) réseau(x) s’opère-t-elle?
  • Une logique sociopolitique: quel est le comportement à l’égard des structures sociopolitiques préexistantes, et des élites qui les tiennent ? Constate-t-on une revendication de continuité ? Un remploi d’héritages avec ou sans modification des institutions anciennes, modifiées ou non derrière la coquille vide de leurs dénominations résiduelles? L’élimination massive ou sélective des anciennes élites ? La création de formes d’adhésion et de participation des communautés conquises et la reconfiguration politique des élites, et en particulier ce qu’on peut désigner par la catégorie des « élites moyennes », rurales et urbaines (boni homines et représentants des communautés) ? L’ intégration idéologique ou matrimoniale, la formation de nouvelles identités ? etc.
  • Une logique économique : comment se met en place l’intégration économique (c’est-à-dire aussi fiscale, par le biais de l’imposition sur les transactions marchandes et l’imposition sur la terre) des territoires conquis ? Captation / partage des terres, transformation (ou non) de paysans libres en dépendants, du statut des esclaves après la conquête ? Techniques de taxation ? Mise en place d’une économie confiée, ou non, à des groupes ou individus extérieurs?
  • Une logique juridique : Quel est le système de légitimation de la conquête ? Passe-t-elle par des traités ou d’autres formes de compromis ? Quelle place y occupe la violence et comment celle-ci se trouve-t-elle légitimée ? Quels sont les statuts reconnus aux différentes populations, ainsi que leur capacité à vivre sous le droit en usage avant la conquête ? En quoi constate-t-on l’adoption ou l’adaptation des corpus législatifs ?
  • Une logique militaire : comment le territoire se « neutralise »-t-il ? Comment les révoltes éventuelles des populations locales sont-elles abordées ? La réponse apportée par les autorités à ces révoltes diffère-t-elle de celle opposée aux révoltes « internes » (des barons par exemple) ?
  • Une logique spatiale ou territoriale, qui recoupe en partie les précédentes : dans quelle mesure l’encadrement des populations conquises passe-t-elle aussi par la construction ou l’aménagement de lieux, souvent fortifiés, destinés à s’assurer la maîtrise du pays et de ses habitants ? Se pose aussi la question d’une appropriation symbolique du territoire (ex. le devenir des anciens lieux de pouvoir et leur éventuelle réappropriation).

L’ensemble de ces questionnements et logiques revient à chercher s’il existe, consciemment ou non, des stratégies de « pacification » qu’on pourrait, au risque (assumé) de l’anachronisme, comparer avec les grands théoriciens de la pacification des peuples colonisés au XIXe siècle – dans la lignée, pour la France, d’un Lyautey, d’un Gallieni ou de celui qui fut probablement leur inspirateur méconnu, Pennequin. Il ne s’agit évidemment pas de chercher des origines médiévales aux théories de la pacification coloniale moderne, ni de très évanescents et discutables liens de transmission entre des modes historiques de pacification et les stratégies éprouvées les puissances coloniales des XIXe-XXe siècles. Au contraire, l’idée serait de reprendre les sources historiographiques, hagiographiques, archéologiques, diplomatiques médiévales, et de se demander si, au-delà de la reconstruction documentaire, il existait alors une politique, même implicite, même pragmatique et arrangée sur le coup, de « pacification », faite de répression et de coopération avec les populations locales.

Afin que la rencontre scientifique remplisse efficacement ses promesses de renouvellement, il est demandé aux contributeurs de respecter les attendus des questions posées. Les communications pourront croiser plusieurs logiques évoquées ci-dessus, mais sera encouragée une optique comparatiste entre les espaces des mondes normands et/ou avec d’autres contextes historiques.

Modalités de contribution

Les interventions (30 min) seront présentées en français ou en anglais. Les propositions de communication sont attendues avec un résumé (ou au moins les grandes lignes du sujet abordé)

au plus tard pour le 1er mai 2021.

Elles seront à retourner à l’une des adresses suivantes :

  • pierre.bauduin@unicaen.fr
  • annick.peterscustot@univ-nantes.fr
  • simon.lebouteiller@gmail.com

Organisateurs

  • Pierre Bauduin (Université de Caen Normandie, CRAHAM UMR 6273)
  • Annick Peters-Custot (Université de Nantes, CRHIA EA 1163)
  • Simon Lebouteiller (Université de Paris-Sorbonne, CRAHAM)

Comité scientifique

  • Pierre Bauduin (Université de Caen Normandie, CRAHAM UMR 6273)
  • Annick Peters-Custot (Université de Nantes, CRHIA EA 1163)
  • Simon Lebouteiller (Université de Paris-Sorbonne, CRAHAM)
  • Rosanna Alaggio (Università degli Studi del Molise)
  • Julia Becker (Université  de Heidelberg)
  • Alban Gautier (Université de Caen Normandie, CRAHAM)
  • Judith Green (Univeristé d’Edimbourg)
  •  Ryan Lavelle (Université de Winchester)

Source : Calenda

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Publication – Richard Matthew Pollard, « Imagining the Medieval Afterlife »

Where do we go after we die? This book traces how the European Middle Ages offered distinctive answers to this universal question, evolving from Antiquity through to the sixteenth century, to reflect a variety of problems and developments. Focussing on texts describing visions of the afterlife, alongside art and theology, this volume explores heaven, hell, and purgatory as they were imagined across Europe, as well as by noted authors including Gregory the Great and Dante. A cross-disciplinary team of contributors including historians, literary scholars, classicists, art historians and theologians offer not only a fascinating sketch of both medieval perceptions and the wide scholarship on this question: they also provide a much-needed new perspective. Where the twelfth century was once the ‘high point’ of the medieval afterlife, the essays here show that the afterlives of the early and later Middle Ages were far more important and imaginative than we once thought.

Richard Matthew Pollard studied at Toronto and then Cambridge, and his doctoral thesis won the 2010 Leonard Boyle prize. Aside from numerous articles and chapters, he completed the first new edition of the Latin version of Josephus’ Antiquities since 1524 and is preparing a new critical edition of the Visio Wettini.

Table des matières :

Preface
List of abbreviations
List of figures

Introduction – Richard M. Pollard

Part I. Chronological Surveys:

Just deserts in the ancient pagan afterlife – Susanna Braund and Emma Hilliard
Visions of the afterlife in the early medieval west – Yitzhak Hen
A Morbid efflorescence: envisaging the afterlife in the Carolingian period – Richard M. Pollard
The afterlife in the medieval Celtic-speaking world – Elizabeth Boyle
Anglo-Saxon visions of heaven and hell – Gernot Wieland
Otherworld journeys of the central middle ages – Carl Watkins
Visions of the otherworlds in the late middle ages, c.1300–c.1500 – Gwenfair Walters Adams

Part II. Theological Perspectives:

Purgatory’s intercessors – Isabel Moreira
The theology of the afterlife in the early middle ages, c.600–c.1100 – Helen Foxhall Forbes
Afterdeath locations and return appearances, from scripture to Shakespeare – Henry Ansgar Kelly

Part III. Artistic Impressions:

‘Eye hath not seen […] which things God hath prepared […] ‘: imagining heaven and hell in Romanesque and Gothic art – Adam R. Stead

Part IV. Notable Authors and Texts

Visions and the afterlife in Gregory’s dialogues – Jesse Keskiaho
The vision of Tnugdal – Eileen Gardiner
The afterlife in the visionary experiences of the female mystics – Debra L. Stoudt
Dante’s other-worldly surprises and this-worldly polemic – George Corbett
Cumulative bibliography.

Informations pratiques :

Richard Matthew Pollard, Imagining the Medieval Afterlife, Cambridge, Cambridge University Press, 2020. 23 x 15 cm, ISBN : 9781107177918. Prix : 75 £.

Source : Cambridge University Press

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Appel à contribution – Mémoires d’Etat : la Paix des Dames (1529)

Journée d’études – ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – novembre 2021

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a acquis en 2019, avec le concours de l’association des Amis des Archives diplomatiques, une collection d’importance majeure, constituée d’archives de la famille de L’Aubespine, alliée aux Sully-Béthune, anciens propriétaires du château de Villebon où ces archives se trouvaient conservées. Cet ensemble d’environ 250 pièces est constitué de correspondances diplomatiques du XVIe siècle en grande partie inédites, parmi lesquelles figurent 44 lettres adressées par Sébastien de L’Aubespine, ambassadeur en Espagne, à Henri II, Catherine de Médicis, les Lorraine ou Montmorency, 31 lettres de Raymond de Fourquevaux, ambassadeur en Espagne, à Catherine de Médicis,  24 lettres de l’ambassadeur en Suisse, Guillaume du Plessis, à Henri II, Montmorency et Sébastien de L’Aubespine  ou encore celles signées par Nicolas de Neufville, sieur de Villeroy, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères.

à cette correspondance s’ajoute une pièce tout à fait exceptionnelle, une minute du traité de Cambrai du 3 août 1529, portant les signatures autographes de Louise de Savoie, mère de François 1er, et de Marguerite d’Autriche, régente des Pays-Bas, tante de Charles Quint, que ses détenteurs ont accepté de remettre gracieusement aux Affaires étrangères pour compléter la Collection des traités. Ce geste vient combler une importante lacune des institutions françaises, l’original de l’accord étant introuvable dans les collections publiques. Les Archives diplomatiques ne conservaient jusque-là du dossier que les pouvoirs de signature accordés par François 1er, ainsi qu’une partie des ratifications, les Archives nationales et la BnF ne disposant de leur côté que des copies du texte ou de la ratification définitive du roi de France.

Cette acquisition majeure offre aux chercheurs une source remarquable dont l’étude formelle pourrait contribuer à renouveler la compréhension de cette séquence historique du conflit entre la France et l’Empire – un conflit marqué par la captivité de François 1er après la bataille de Pavie aux mains de Charles Quint.

Programmée pour novembre 2021 à l’initiative de la direction des Archives du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, la journée d’étude se situe dans le prolongement du colloque international organisé à Liège et Bourg-en-Bresse en 2017-2018 autour de la « Paix des Dames (1529) » (actes édités par Jonathan Dumont, Laure Fagnart, Pierre-Gilles Girault et Nicolas Le Roux, à paraître aux Presses universitaires François Rabelais de Tours). Elle en diffère cependant en plaçant au centre de l’attention  ces archives intégrées désormais aux fonds publics et ouvertes à la recherche, au premier rang desquelles le traité retrouvé.

L’appel à communication est ouvert à tous les chercheurs, conservateurs et historiens spécialistes des pays concernés par ce traité qui consacre la domination de Charles Quint en Europe dans les années 1520-1530.  Deux axes d’étude principaux sont proposés :

1 – Archivistique

A partir d’un recensement de « l’archipel des dépôts » où sont aujourd’hui conservés les documents ponctuant les étapes de l’avènement du traité, de sa négociation à son exploitation ultérieure par les juristes (précédents) ou les érudits (à titre de sources), on s’attachera à reconstituer l’histoire de la « mise en archives » du traité, en faisant une place particulière dans cette archéologie aux dépôts d’archives privées, conservés in extenso ou au contraire disséminés au gré des dons ou des ventes. Le cheminement des documents (considérés ici comme objets d’histoire plus que comme sources), selon qu’ils aient rejoint des chartriers privés ou qu’ils aient été intégrés (par voie de séquestre, revendication, achat  ou don)  aux archives publiques en gestation (Trésor des Chartes, Archives diplomatiques) est révélateur des étapes de la stratification d’une mémoire d’Etat.

2 – Diplomatique et historique  

Suivant la ligne tracée par la journée d’études que l’Ecole des Chartes a consacrée à « Diplomatie et diplomatique à l’âge moderne : les traités » (Etudes réunies par Olivier Poncet, Ecole des Chartes, 2015), l’étude prendra pour point de départ l’analyse de la formulation et des caractères externes du traité, de façon à clarifier les procédures qui ont mené de sa rédaction à son entrée en vigueur, en se référant à ses antécédents, principalement le traité de Madrid de 1526, dénoncé par François 1er dès sa conclusion.

Cet angle de vue doit permettre d’aborder la  fabrique d’un traité, ses auteur(e)s et les phases de sa conception, dans le cas particulier de cette étonnante « Paix des Dames », qui mit en scène deux femmes appelées à exercer la Régence dans des circonstances exceptionnelles, du moins pour la France alors confrontée à la captivité du roi puis de ses fils.

L’objet de l’étude est ici la diplomatique du traité, qui est « un reflet des rapports de force et de la culture des sociétés dans lesquelles elle se développe et évolue » (O. Poncet).

Les propositions de contribution sont attendues jusqu’au 30 avril. Le programme établi sera diffusé avant le 30 mai.

Les discussions, eu égard au contexte actuel, pourront éventuellement être organisées à distance. À l’issue du colloque, la publication d’actes est prévue, comprenant, outre le texte des communications, l’édition commentée du traité et de documents complémentaires.

Pour toute interrogation au sujet des contributions, les candidats pourront s’adresser à Isabelle Nathan, cheffe du département des Publics (isabelle.nathan@diplomatie.gouv.fr) et Guillaume Frantzwa, chef du pôle des traités (guillaume.frantzwa@diplomatie.gouv.fr).

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Publication – Mark Bailey, « After the Black Death. Economy, society, and the law in fourteenth-century England »

The Black Death of 1348-9 is the most catastrophic event and worst pandemic in recorded history. After the Black Death offers a major reinterpretation of its immediate impact and longer-term consequences in England.

After the Black Death reassesses the established scholarship on the impact of plague on fourteenth-century England and draws upon original research into primary sources to offer a major re-interpretation of the subject. It studies how the government reacted to the crisis, and how communities adapted in its wake. It places the pandemic within the wider context of extreme weather and epidemiological events, the institutional framework of markets and serfdom, and the role of law in reducing risks and conditioning behaviour. The government’s response to the Black Death is reconsidered in order to cast new light on the Peasants’ Revolt of 1381.

By 1400, the effects of plague had resulted in major changes to the structure of society and the economy, creating the pre-conditions for England’s role in the Little Divergence (whereby economic performance in parts of north western Europe began to move decisively ahead of the rest of the continent). After the Black Death explores in detail how a major pandemic transformed society, and, in doing so, elevates the third quarter of the fourteenth century from a little-understood paradox to a critical period of profound and irreversible change in English and global history.

Mark Bailey is a Professor of Late Medieval History at the University of East Anglia. He was previously a Fellow of Gonville and Caius College at the University of Cambridge, a Visiting Fellow of All Souls College, Oxford, and a James Ford Lecturer in British History at the University of Oxford, 2019. He is the co-author of Modelling the Middle-Ages (Oxford University Press, 2001) and The Decline of Serfdom in Late Medieval England (Boydell and Brewer, 2014).

Table des matières :

Preface
1:Introduction
2:Old Problems, New Approaches
3:Reaction and Regulation, 1349 to 1380
4:A Mystery Within an Enigma: The Economy, 1355 to 1375
5:Injustice and Revolt
6:A New Equilibrium? Economy and Society, 1375 to 1400
7:The Decline of Serfdom and the Origins of the ‘Little Divergence’
8:Conclusion

Informations pratiques :

Mark Bailey, After the Black Death. Economy, society, and the law in fourteenth-century England, Oxford, Oxford University Press, 2021. 400 Pages, 234x153mm. ISBN: 9780198857884. Prix : £ 35.

Source : Oxford University Press

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Publication – Julie Claustre, « Faire ses comptes au Moyen Âge. Les mémoires de besogne de Colin de Lormoye »

Faire ses comptes. D’où vient cette discipline du chiffre pratiquée jusqu’au sein des familles ? Les vestiges du livre de boutique de Colin de Lormoye, un couturier du XVe siècle, installé à Paris, à deux pas de l’église Saint-Séverin invitent à une exploration de l’histoire des pratiques de comptabilité domestique. Ces comptes, à ce jour les seuls d’un boutiquier parisien conservés pour la période médiévale, sont ici édités et commentés. Ce document exceptionnel que Colin a tenu pendant plus de trente ans nous renseigne sur les usages de gestion d’un individu du « commun des gens de métier », selon les mots de Christine de Pizan. Le livre nous fait pénétrer dans l’univers quotidien d’une boutique, éclairant la vie économique d’un artisan du Moyen Âge. Il dévoile l’ampleur des savoir-faire de Colin et sa propre conception du travail, ce qu’il appelait sa « besogne ». Retrouvé dans les archives de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés, de l’université et de l’église Notre-Dame, le parcours de ce Parisien ordinaire se laisse reconstruire depuis son installation sur la rive gauche jusqu’à son accession à la maîtrise, puis à la propriété. Son insertion dans le monde de la confection parisienne est restituée grâce aux archives des métiers parisiens à la prévôté de Paris et aux documents fiscaux.

Copiant jour près jour ses factures, Colin de Lormoye déploya dans son livre un véritable idiome professionnel et en fit le lieu d’élaboration de sa dignité sociale.

Julie Claustre, ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégée d’histoire, est maîtresse de conférences d’histoire médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, habilitée à diriger des recherches. Ses travaux sont consacrés à l’histoire économique et sociale des XIII-XVe siècles, et ont touché plus particulièrement celle du crédit, des notaires, des prisons, au Moyen Âge. Elle coordonne actuellement le projet de recherche e-NDP sur le chapitre Notre-Dame de Paris et son cloître aux XIVe et XVe siècles.

Table des matières :

Introduction

Chapitre I. Le livre de boutique de Colin de Lormoye
I. Notice
II. Édition du texte

Chapitre II. Tenir ses comptes
Comptabilités personnelles à Paris
Les comptabilités et l’esprit du capitalisme : une « aveuglante clarté »
Vers une ethnographie des comptabilités médiévales

Chapitre III. Écrire, compter, agir
Écrire un livre de papier
Mettre en page
Mettre en listes et en colonnes
Calculer
Mettre en marge
Un livre personnel ?
Un livre de boutique
Un livre collectif
La mémoire, le compte et la confession

Chapitre IV. Être couturier
Colin de Lormoye, couturier et tailleur de robes
L’activité de couture dans l’espace parisien
L’économie de la couture
L’organisation communautaire des couturiers : le métier et la confrérie

Chapitre V . Les besognes de Colin
Besogne et façon : un idiome professionnel
Garde-robes
Le vêtement comme signe et comme lien

Glossaire
Index nominum
Annexes
Notes
Sources et bibliographie

Informations pratiques :

Julie Claustre, Faire ses comptes au Moyen Âge. Les mémoires de besogne de Colin de Lormoye, Paris, Les Belles Lettres, 2021 (Histoire, 152). 320 p., 15.2 x 21.5 cm. ISBN : 9782251451695. Prix : 25 euros.

Source : Les Belles Lettres

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Publication – Isabella Lazzarini, « L’ordine delle scritture. Il linguaggio documentario del potere nell’Italia tardomedievale »

La messa a scrittura del mondo politico medievale rappresenta un tema sempre più importante e frequentato degli studi medievistici: fra Tre e Quattrocento, le scritture pubbliche danno voce a decisioni, narrazioni, conti, ricordi, ragioni, diritti e si organizzano in sistemi di memoria, che generano infine attraverso i secoli edizioni, studi, interpretazioni. Questi complessi processi documentari, al crocevia fra paleografia, diplomatica e storia, sono in vario modo al centro dei saggi raccolti in questo volume: il loro interloquire reciproco è orchestrato per riflettere sulla cultura e sulle funzioni sociali dello scritto nella costruzione di sistemi al tempo stesso documentari, politici e sociali, e sulla loro reinvenzione successiva per costruire altri sistemi e la genealogia ideologica della loro legittimazione.

Isabella Lazzarini insegna Storia medievale presso l’Università del Molise. Si occupa di storia del potere tardomedievale in Italia, con un’attenzione particolare all’evoluzione delle pratiche documentarie e delle forme della comunicazione scritta e alla diplomazia. Tra le sue ultime pubblicazioni ricordiamo Communication and Conflict. Italian Diplomacy in the Early Renaissance (1350-1520), Oxford 2015; ha curato, per i nostri tipi, Social Mobility in Medieval Italy (1100-1500), con Sandro Carocci (2018) e Lo Stato italiano del Rinascimento, con Andrea Gamberini (2014).

Table des matières :

  • Introduzione. L’ordine delle scritture, l’invenzione del modello
  • I. Il linguaggio documentario del potere
    • 1. Nominare gli officiali
    • 2. Scritture dello spazio e linguaggi del territorio
    • 3. La geografia dei registri
    • 4. Le reti documentarie della diplomazia
  • II. Le reti delle lettere
    • 5. Lessico familiare
    • 6. Scrivendo littera corsiva
    • 7. Epistolarità femminile nel Trecento
  • III. L’ordine delle scritture
    • 8. L’ordine delle cose e l’ordine dei testi: liste e inventari
    • 9. La costruzione del sistema: le mentions hors teneur
    • 10. La creazione di un genere documentario: i carteggi esteri
    • 11. L’invenzione dei trattati: la pace di Lodi
  • Bibliografia
  • Indice dei nomi e dei luoghi

Informations pratiques :

Isabella Lazzarini, L’ordine delle scritture. Il linguaggio documentario del potere nell’Italia tardomedievale, Roma, Viella, 2021 (La storia. Temi, 84). pp. 396, 15×21 cm, bross. ISBN : 9788833134888. Prix : 32 euros.

Source : Viella

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Publication – Mischa Meier et Steffen Patzold, « Gene und Geschichte. Was die Archäogenetik zur Geschichtsforschung beitragen kann »

Skeptische Anfragen an einen boomenden neuen Forschungsansatz

Naturwissenschaftler beginnen historisch zu forschen: Mit ihren eigenen Methoden versuchen sie, neue Daten zur Geschichte zu gewinnen. Eine besonders große Rolle spielt dabei die Analyse alter DNA. Die Entschlüsselung jahrhundertealter Genome, so behaupten Fachvertreter, könne zentrale Fragen der Menschheitsgeschichte letztgültig beantworten. Die Ergebnisse werden in Teilen der Naturwissenschaften, aber auch in den Medien gefeiert: Bereits erzielte und zukünftige Erkenntnisgewinne werden als »unermesslich« gepriesen, unsere Geschichte müsse neu geschrieben werden.

In diesem Buch gehen zwei Historiker der Frage nach, welche historisch relevanten Fragen die noch junge Wissenschaft der »Archäogenetik« bisher tatsächlich beantworten konnte und inwiefern sie zu einer methodisch reflektierten Geschichtsforschung beizutragen vermag. Dafür werden diejenigen Gebiete näher betrachtet, auf denen die Archäogenetik bisher ihre spektakulärsten Ergebnisse erzielt zu haben glaubt: Migrationen und Epidemien. Die Analysen führen auf grundsätzliche Fragen: In welchem Verhältnis stehen Geistes- und Naturwissenschaften zueinander? Wie kann eine produktive Zusammenarbeit bei der historischen Forschung gelingen?

Mischa Meier (Jg. 1971) ist Professor für Alte Geschichte an der Universität Tübingen. Sein jüngstes Buch ist eine monumentale Geschichte der Völkerwanderung. Europa, Asien und Afrika vom 3. bis zum 8. Jh. n. Chr. (C. H. Beck 2019).

Steffen Patzold (Jg. 1972) ist Professor für Mittelalterliche Geschichte an der Universität Tübingen. Zuletzt erschienen im Hiersemann Verlag: Presbyter. Moral, Mobilität und die Kirchenorganisation im Karolingerreich.

Table des matières :

I. Einleitung

II. Wo beginnt und was ist Geschichte?

III. Wie entsteht Geschichte?

IV. Was ist wahr? Unterschiede zwischen den Fachkulturen

V. »Unermesslicher Erkenntnisgewinn«? Ein Blick auf das Erreichte
1. Zur Geschichte der Pest im 14. Jahrhundert
2. Zur Geschichte der Pest im 6.–8. Jahrhundert
3. Migration und Mobilität zur Zeit der sogenannten Völkerwanderung
a. Die Migration der Angeln und Sachsen
b. Die Migration der Langobarden nach Italien im
6. Jahrhundert

VI. Die Vernaturwissenschaftlichung der Geschichte

VII. Ausblick: Wie die Zusammenarbeit gelingen könnte

VIII. Literaturverzeichnis

Anmerkungen

Informations pratiques :

Mischa Meier et Steffen Patzold, Gene und Geschichte. Was die Archäogenetik zur Geschichtsforschung beitragen kann, Hiersemann, 2021. 163 p. ISBN : 978-3-7772-2103-8. Prix : 28 euros.

Source : Hiersemann

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