Publication – « Virtuosos of Faith. Monks, Nuns, Canons, and Friars as Elites of Medieval Culture », éd. Gert Melville et James D. Mixson

For over a thousand years, monks, nuns, canons, friars, and others under religious vows stood at the pinnacle of Western European society. For their ascetic sacrifices, their learning, piety, and expertise, they were accorded positions of power and influence, and a wide range of legal, financial and social privileges. As such they present an important opportunity to consider the nature and dynamics of an « elite » in medieval culture. Using medieval religious life as their interpretive lens, the essays of this volume seek to uncover the essential markers of elite status. They explore how those under vows claimed and manifested elite status in complex spiritual, temporal, and social combinations. They explore the workings of elite status from day to day, across region and locale – who earned recognition and how, whether through specific achievements or the deployment of specific capacities; who recognized, conferred, or helped maintain elite status, how and why; how elite status could be redefined, contested or rejected. The essays also seek to understand how medieval European religious elites compared to those found in other cultures and settings, from Syria and South Asia to the early modern transatlantic world.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Virtuosos of Faith. Monks, Nuns, Canons, and Friars as Elites of Medieval Culture, éd. Gert Melville et James D. Mixson, Münster, LIT Verlag, 2020 (Vita regularis – Ordnungen und Deutungen religiosen Lebens im Mittelalter. Abhandlungen, 78). 340 p. ISBN : 978-3-643-91363-0. Prix : 48,97 euros.

Source : LIT Verlag

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Publication – « La voix au Moyen Âge. 50e Congrès de la SHMESP (Francfort, 2019) »

Malgré les progrès constants de l’écrit, les sociétés latines, byzantines ou musulmanes du Moyen Âge restent très largement dominées par l’oral et les sons. La voix tient un rôle primordial au sein d’un paysage sonore dont l’étude a récemment bénéficié d’un regain historiographique et du croisement interdisciplinaire avec l’anthropologie, la musicologie, l’archéologie, l’architecture, l’art ou la littérature.

Le 50e congrès de la Société des historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public a ainsi voulu mieux comprendre la production, les usages, la définition et les contextes d’emploi de la voix, plongée dans des configurations engageant autant la parole, le discours, la déclamation que le chant ou, à l’inverse, le silence ou la voix intériorisée. Les contributions s’intéressent à la présence et aux marques d’oralité dans l’écrit, à la musique et à sa « fabrique », aux paysages sonores, aux cris et émotions, aux rythmes, à la scansion et à la cantillation…, bref à tous les contextes et prétextes qui produisent la voix, l’accompagnent ou la mettent en scène, et à ce qui est reproduit, proféré, clamé ou tu par elle.

Vingt ans après la rencontre de Gottingen, le congrès de Francfort rappelle également l’importance des échanges universitaires et historiographiques franco-allemands dans une ville profondément européenne et au riche passé historique.

Table des matières :

Avant-propos – Dominique Valérian
Rapport introductif : la voix au Moyen Âge – Étienne Anheim

Produire, reproduire, transcrire la voix : entre oral et écrit

Quand les sons étaient des voix – Jean-Claude Schmitt
Quand l’écrit donne de la voix : la lecture publique des actes au haut Moyen Âge – Philippe Depreux
Les voix du texte. Marqueurs et indices d’oralité – Pierre Vermander
Écrire la voix : une approche de la vocalité d’après les manuscrits de la lyrique latine au XIIIe siècle – Anne-Zoé Rillon-Marne
La corporalité des voix : corps vocaux et corps sonores dans les psautiers enluminés en France du nord et en Angleterre (XIIIe et XIVe siècles) – Martine Clouzot
La voix du prédicateur dans quelques sermons peints du Quattrocento dans le sud de l’arc alpin – Océane Acquier
Physiologie et fonction de la voix dans la médecine et la science médiévales – Joël Chandelier
The voice of bell and its « language » and effect in the Middle Ages – Nikolaus Henkel

La voix et le pouvoir : entre ordre et désordre

La voix, le corps et la lettre. Ou comment l’ordre social peut aussi être un ordre vocal (dans l’Empire au XIIIe siècle) – Joseph Morsel
À la recherche de la voix royale dans la monarchie médiévale française – Franck Collard
Φωνή, γλῶττα, φϑέγμα… Entre parole et éloquence : la voix des basileis dans la Chronographie de Michel Psellos – Nicolas Drocourt
La voix qui emporte ? Réflexions sur les voix princières à la fin du Moyen Âge (Bourgogne et Empire) – Klaus Oschema
La voix de l’orateur dans les assemblées prémodernes du XVe siècle : l’exemple des conciles et des diètes impériales – Johannes Helmrath
La voix des « sans-voix ». Réflexion sur les prises de parole des leaders des révoltes populaires à la fin du Moyen Âge – Jelle Haemers et Élodie Lecuppre-Desjardin
Quand la communauté parle d’une seule voix : prendre la parole dans les assemblées paysannes à la fin du Moyen Âge (Alpes nord-occidentales et Jura, XIIIe-XVe siècle) – Nicolas Carrier

Contrôler, moduler, taire : la voix entre chant et silence

Humbles psalmodies et chants rebelles : quelques observations sur le chant des religieuses en Occident du début du XIIe au milieu du XIVe siècle – Alexis Grélois
« Elle meuglait comme une génisse ». Fonctions de la vocalité chantée dans le monastère de Diepenveen au XVe siècle – Manon Louviot
Les rythmes vocalisés : la voix, le chant et le silence dans et autour des couvents urbains aux Pays-Bas à la fin du Moyen Âge – Cécile de Morrée
Silentium claustrale non sit mutum, nec loquax. Silence matériel et silence spirituel chez les réguliers en Occident – Cédric Giraud
Le contrôle de la voix et ses enjeux dans les mosquées d’al-Andalus d’après deux traités de ḥisba (première moitié du Xe et début du XIIe siècle) – Alexandra Bill

Rapport conclusif – Cécile Caby

Informations pratiques :

La voix au Moyen Âge. 50e Congrès de la SHMESP (Francfort, 2019), Paris, Éditions de la Sorbonne, 2020. 384 p., 16 x 24 cm. ISBN : 979-10-351-0591-4. Prix : 30 euros.

Source : SHMESP

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Appel à contribution – Le genre des savoirs : apprentissage et éducation dans l’histoire européenne de l’Antiquité à l’époque contemporaine

4eme Journée d’études des jeunes chercheurs du CRHEC
organisée à l’Université Paris-Est Créteil

Date de la journée : le 16 avril 2021

Les propositions de communication sont à envoyer avant le 1er mars 2021 à l’adresse suivante : journeedoctorantcrhec@gmail.com

Les résumés sans titres ne doivent pas dépasser 1000 caractères (espaces compris) et doivent être accompagnés d’une courte présentation de l’auteur et d’une bibliographie de quelques titres. Les communications ne doivent pas excéder une vingtaine de minutes.

La sélection sera annoncée à la mi-mars 2021.

« Elle chante même mes vers en s’accompagnant de la cithare, sans suivre les leçons d’un musicien mais celle de l’amour, qui est le meilleur des maîtres » s’enorgueillissait au début du IIe siècle Pline le Jeune, à propos de son épouse Calpurnia. Cette dernière, plutôt que de suivre des cours de musique d’un individu potentiellement suspect de vouloir la séduire, dans ce rapport de pouvoir qu’est celui qui unit le maître et l’élève, apprenait par elle-même en solitaire. Elle ne semblait connaître d’autres chants que les poèmes composés par son époux. Ce rêve d’autarcie domestique, où l’éducation des femmes semble se limiter à l’œuvre de son conjoint, et où l’art de jouer d’un instrument devient inné et instinctif laisse dubitatif. Nous sommes confrontés à un vide concernant son éducation. Ce hiatus d’accès à l’apprentissage, au savoir et à l’éducation est prégnant dans l’histoire européenne de l’Antiquité à l’époque contemporaine, sujet de mieux en mieux étudié ces dernières années. L’objectif de cette journée d’études est donc d’explorer les différences d’accès au savoir selon les sexes, mais aussi les rapports d’apprentissage entre les sexes. Trois thématiques pourront être abordées : en premier lieu, il conviendra d’éclairer les acteurs et actrices de ces échanges, ainsi que les méthodes et contenus d’apprentissage différenciés selon le sexe. Un autre axe d’étude pourra être l’inégal accès des hommes et des femmes aux objets, lieux et mobilités qui permettent d’acquérir le savoir. Dans cette perspective, il sera en dernier lieu intéressant d’étudier les contournements, l’apprentissage par l’expérience en marge des institutions officielles et parfois à l’encontre de celles-ci, en somme les possibilités de franchissement des lignes et des interdits.

Tout d’abord, il apparaît que les acteurs, actrices, méthodes et contenus de l’apprentissage et de l’éducation sont différenciés selon le genre. En effet, le maître est souvent masculin par défaut, au contraire de l’élève qui peut être de l’autre sexe, comme Abélard maître d’Héloïse ou Louis Nicolas Le Tonnelier, baron de Breteuil, maître de sa fille Emilie du Châtelet. Pourtant, dans le cadre monastique par exemple, le genre du maître peut s’effacer, comme dans le cas de l’abbesse Hildegarde de Bingen au XIIe siècle, dont la renommée intellectuelle se développe bien au-delà des murs de son abbaye et dont les sermons attirent des milliers de spectateurs. Le contenu et les méthodes de l’apprentissage sont aussi en jeu : connaissances masculines et connaissances féminines peuvent être différenciées. De même, une adaptation des méthodes d’apprentissage selon le genre de l’élève peut être envisagée. Les différences de statut social seront aussi à considérer, une aristocrate n’ayant pas accès aux mêmes connaissances qu’une femme de rang social bien inférieur. De même, la classe, en particulier en situation coloniale, rentre aussi en ligne de compte dans l’accès aux savoirs. Un regard intersectionnel pourra ainsi être envisagé. Pour acquérir des connaissances, l’accès à certains lieux, mais aussi les possibilités de mobilités et la capacité d’acquérir certains objets peuvent faire la différence. L’accès des femmes aux écoles et aux universités, et même tout simplement aux bibliothèques, doit être envisagé. Mais il faut également penser aux voyages d’exploration, d’où les femmes peuvent être exclues mais qu’elles peuvent accomplir notamment en qualité d’épouses. Sans oublier les femmes parties en exploration, en opposition aux normes de leur époque, des femmes conquistadores du XVe au XVIIe siècle à l’exploratrice Alexandra David-Néel. De même, acquérir les objets et les espaces permettant d’accomplir ses recherches – la fameuse chambre à soi désirée par Virginia Woolf, mais aussi le matériel nécessaire à des expériences, l’acquisition de livres, le financement de ses travaux – peut se poser différemment selon le genre, et selon le niveau de richesses. Marie Curie bénéficie ainsi du soutien de son mari Pierre. Enfin, la question des contournements et des situations d’apprentissage en marge doit être abordée. En effet, souvent rejetées en dehors des circuits traditionnels de l’éducation, les femmes ont pu cependant acquérir des connaissances remarquables, savoirs profanes ou amateurs, par exemple dans le domaine de la médecine et de l’obstétrique avec toutes les suspicions que ces savoirs féminins peuvent engendrer. La figure de la sorcière remise à l’honneur récemment apparaît en ce sens comme une actrice de l’apprentissage en marge, sollicitée par tous pendant des siècles avant d’être persécutée à l’aube des temps modernes.

Il faudra se demander si ces apprentissages sont aussi informels qu’ils y paraissent, ou s’ils sont toujours en dialogue avec des normes d’éducation plus officielles portées par des hommes. On s’efforcera de comparer apprentissages et savoirs masculins d’un côté, féminins de l’autre, des apprentissages différents qui semblent se nourrir les uns les autres dans des ajustements complexes des rapports entre les individus.

Comité d’organisation :

Iris Pupella-Noguès, doctorante en histoire contemporaine (Université Paris-Est Créteil / Università degli Studi di Trieste) 
Contact : iris.pupella.nogues@gmail.com

Gabriel Redon, doctorant en histoire du Moyen Âge (Université Paris-Est Créteil)
Contact : gabriel.redon@hotmail.fr

Marine Tesson, doctorante en histoire ancienne (Université Paris-Est Créteil)
Contact : marine.tesson@outlook.fr

Source : Calenda

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Appel à contribution – Images du corps dans la littérature et les arts du Moyen Âge à l’époque baroque : entre canons européens et hétérodoxies esthétiques

Romanistentag, Augsbourg (Allemagne)
Du 4 au 7 octobre 2021

Section organisée par
Olivier Chiquet (Université de Nancy),
Sofina Dembruk (Uni Göttingen), Claudia Jacobi (Uni Bonn), Ioana Manea (NEC Bukarest/Uni Göttingen)

Les travaux pionniers de Marc Fumaroli consacrés à la Respublica literaria ont mis en lumière l’existence d’une Europe moderne se manifestant dans la constitution d’une communauté intellectuelle paneuropéenne. Par le biais de la circulation du savoir, les élites politiques ont en effet favorisé, à partir du XVIe siècle, de riches collaborations internationales. Dans le contexte actuel de regain d’intérêt pour les Body Studies, et parce que l’ « invention du corps » (pour paraphraser le titre d’un ouvrage de Nadeije Laneyrie-Dagen de 1997) est consubstantielle à l’idée même d’Humanisme et que les traités de civilité (Baldassare Castiglione, Il Cortegiano, 1528 ; Giovanni Della Casa, Il Galateo, 1558…) diffusent partout un même idéal à la fois éthique et esthétique, nous souhaiterions interroger l’émergence, à la Renaissance, de cette Europe avant la lettre à travers la question de la figuration du corps, dans la littérature comme dans les arts figuratifs.

Il semble en effet que les artistes et les écrivains des différents pays (même quand ces derniers n’étaient pas encore constitués comme tels, et en dépit des fractures politiques et religieuses qui les séparaient) aient adopté au XVIe siècle des codes communs, en grande partie importés d’Italie, dans la représentation de la figure humaine. En littérature, le pétrarquisme et la doctrine néoplatonicienne constituent alors une véritable lingua franca pour les auteurs européens, et pas seulement pour les poètes de la Pléiade. En art, c’est le maniérisme qui, après le Sac de Rome, s’impose dans l’Europe toute entière (jusqu’à Prague), comme l’a montré John Shermann dans son ouvrage incontournable Mannerism. Style and Civilisation (1967) – cet art de cour pouvant être considéré comme un style européen, au même titre que le « gothique international » du XIVe siècle.

Toutefois, dès la Renaissance, émergent, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle régionale, de très nombreux exemples de résistances à ces canons de beauté italiens, puis européens. Ces contestations s’appuient souvent sur la promotion de la laideur physique : on pense par exemple, pour la littérature italienne renaissante, à la production carnavalesque, aux éloges paradoxaux de la laideur ou encore à la poésie satirico-burlesque des bernesques, qui parodient et subvertissent un pétrarquisme et un néoplatonisme pourtant solidement établis. Ce phénomène se prolonge d’ailleurs avec la comédie du XVIIe siècle, en particulier dans l’œuvre de Molière ou de Lope de Vega, où ces mêmes topoi pétrarquistes se voient renversés à des fins comiques.

Si notre réflexion portera essentiellement sur la Renaissance, les interventions pourraient donc également se proposer d’étudier les prolongements et les évolutions au XVIIe siècle, comme d’ailleurs les anticipations au Moyen-Âge, de ces canons renaissants de la beauté. De même, les communications s’attacheront volontiers, sans se focaliser sur une aire géographique spécifique, à l’étude d’œuvres, de textes, d’auteurs qui incarnent des dynamiques internationales : il conviendrait alors de centrer le propos sur la notion d’échanges, lesquels adviennent en particulier par la correspondance, les voyages, la circulation de gravures, de textes littéraires (dans toute la diversité de leurs genres) et de traités d’esthétique (notamment par le biais de la traduction). Il s’agira également de mettre en évidence des résistances locales à ces dynamiques européennes.

Quelques pistes et thèmes de réflexion, nullement restrictifs, peuvent dès lors être proposés :

(*) Caractérisation et mise en œuvre littéraire ou artistique des canons esthétiques de la beauté des corps en vigueur à la Renaissance, époque de toutes les formalisations et de toutes les codifications ;

(*) Phénomènes qui les anticipent (au Moyen-Âge) ou qui les prolongent (au XVIIe siècle), et, partant, mise en évidence de ruptures ou de continuités sub specie pulchritudinis entre l’ « automne du Moyen-Âge » et la Renaissance, ainsi qu’entre la fin de la Renaissance et l’âge baroque ; 

(*) Modalités de diffusion de ces canons ;

(*) Etude des spécificités des médiums artistiques et des genres littéraires dans l’élaboration de cet idéal de beauté, et notamment du décalage entre texte et image, ainsi qu’entre théorie et pratique artistiques ;

(*) Poids de l’héritage gréco-romain dans la formulation de normes esthétiques à l’échelle européenne ;

(*) Formes de résistance nationales, régionales, locales à ces normes dominantes ;

(*) Importance du choix de la langue dans la contestation des canons esthétiques officiels ;

(*) Vision de l’Autre (l’étranger, la femme…) traduite par la remise en cause de ces codes, qui peut être utilisée afin de véhiculer des stéréotypes racistes, xénophobes ou misogynes ;

(*) Emergence théorique de « belles laideurs » et d’une pluralité de beautés idéales ;

(*) Les rapports avec les canons occidentaux de beauté des pays en marge de l’Europe comme les pays roumains qui, bien qu’ils utilisent une langue romane, appartiennent à l’espace culturel de la chrétienté orientale.

La date d’envoi des propositions est fixée au 30.01.2021. Veuillez envoyer le titre de votre contribution (en français/italien/espagnol/roumain ou en allemand) ainsi qu’un résumé de 250 mots maximum à aesthetiken.europas@googlemail.com.

Source : Fabula

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Appel à contribution – Le frère du roi en Europe (XVe-XVIIe siècle)

Colloque organisé par Marion Duchesne (ERLIS EA 4254)
Les 24 et 25 juin 2021 à l’Université de Caen Normandie

« The closer princes were to succession, the more their presence would be experienced as a threat. However, they were also the ideal candidates for missions requiring the prestige of a sovereign ». Par ces mots, J. Duidam met en évidence l’ambiguïté de la position du prince cadet au sein des dynasties royales. Celle-ci s’explique par la nature du système politique qu’est la monarchie héréditaire, perçue comme le meilleur des gouvernements. En effet, les traités politiques médiévaux et modernes plébiscitent le gouvernement d’un seul – l’unité relevant du divin –, et défendent la supériorité du sang royal en tant que transmetteur des vertus ancestrales. Issus des mêmes parents et partageant donc le même sang, les fils du roi possèdent des prétentions égales à la couronne, uniquement hiérarchisées par les droits d’aînesse et de représentation. La menace que constituent les cadets prend alors tout son sens : la stabilité du royaume dépend de leur ambition et des potentiels appuis qu’ils peuvent rencontrer parmi la noblesse séditieuse.

Néanmoins, et paradoxalement, les puînés royaux incarnent les piliers les plus solides de la monarchie héréditaire. En effet, leur première fonction – la plus prosaïque et la plus évidente – consiste à assurer la succession au trône et la continuité dynastique jusqu’à ce que l’aîné donne naissance à sa propre lignée. Le cadet est donc une garantie contre l’infertilité du couple royal ou contre la mortalité infantile qui fait des ravages parmi les petits princes, et en tant que tel, il évolue dans un non-lieu définitionnel, un entre-deux entre la royauté dont il provient et la noblesse dans laquelle s’intègrera sa descendance. Si c’est moins le cas en France où les princes du sang représentent une sorte de catégorie intermédiaire entre les deux, cela est particulièrement vrai en Espagne où la loi salique n’est instaurée qu’au début du xviiie siècle, ce qui éloigne plus encore les frères de roi de la couronne.

Le cadet incarne donc un roi en puissance, mais la virtualité de ce statut n’est levée qu’à la condition que l’aîné et ses descendants disparaissent. D’ailleurs, l’universelle réalité de la condition de « celui qui est né après l’aîné, qui est le deuxième » ne peut être actualisée dans de nombreuses langues (anglais, espagnol, italien, par exemple), car elles ne disposent pas des vocables équivalents aux mots français « cadet » ou « puîné ». On comprend alors les tensions qui règnent entre intérêts dynastiques et intérêts individuels. Le cadet peut-il exister en servant le roi son frère ? N’est-il pas condamné à revêtir l’habit du traître pour se réaliser ? Quels espaces – symboliques et réels – la monarchie peut-elle réserver à ses puînés pour les satisfaire, et ce, sans danger pour elle-même, tout en retirant le meilleur profit ?

La prolifique production engendrée par le courant des Genders studies a permis de combler de nombreuses inconnues quant au rôle exercé par les femmes au sein des dynasties royales, et notamment celui des sœurs de roi, mariées à l’étranger et reines à leur tour, déchirées par leur double loyauté, et souvent à la tête de puissants réseaux d’influence informels. Quant aux frères de roi, si le parcours vital de certains d’entre eux nous est bien connu grâce à divers travaux monographiques, il n’existe pas de réflexion générale qui leur soit consacrée en tant que représentants d’un statut complexe par son indétermination, sa marginalité et son ambigüité. En effet, les enjeux que recouvre le statut du puîné royal dépassent les anecdotiques rivalités entre germains, qu’il ne faudrait pas examiner sous le prisme d’analyses psychologiques anachroniques, car c’est bien aux fondements de l’appareil d’État monarchique qu’ils se jouent.

Cette réflexion pourra être étendue aux nombreux frères illégitimes de roi ou de reine – que l’infamie de la naissance n’éloigne pas des jeux de pouvoir – tels que le comte de Moray, don Juan d’Autriche et don Juan José d’Autriche – respectivement frères bâtards de Marie Stuart, Philippe II et de Charles II de Habsbourg –, les demi-frères de Louis XIII ou encore, bien que légèrement postérieurs à notre période, les « légitimés » de Louis XIV.

Axes de réflexion

Axe 1. Eduquer le frère du roi : Le monde de l’enfance – où le concept de hiérarchie n’est pas inné, mais construit – est dominé par l’affect. Comment transforme-t-on ce monde ordonné horizontalement pour y instaurer un principe de verticalité ? Existe-t-il un rapport privilégié entre le roi et son aîné ou au contraire un traitement indifférencié entre tous les fils ? L’aîné et les cadets reçoivent-ils la même éducation selon un principe préventif qui envisage la mort du premier et, donc, sa substitution par le second ?

Axe 2. Conceptualiser le statut et la fonction du frère du roi : Comment justifie-t-on la supériorité de l’aîné sur le cadet alors qu’ils partagent le même sang ? Selon les miroirs du prince et les épîtres dédicatoires adressées aux personnes royales, qui dressent la liste de leurs vertus, qu’est-ce qu’un « bon » frère de roi, et quelles doivent être ses fonctions ? Dans le protocole et les cérémonies qui constituent un discours performatif et visuel de l’ordre juridico-politique en vigueur, quelle est la place assignée au puîné ?  Ce dernier peut contribuer à conceptualiser son statut, notamment en cas de rébellion contre le roi, comme c’est le cas pour Gaston d’Orléans. Quels sont les discours construits pour légitimer la désobéissance ?                                              

Axe 3. Etablir et utiliser le frère du roi au service de la monarchie : En France, les apanages sont perçus comme un dédommagement concédé aux puînés en compensation de leur renoncement à la succession au trône. Quelles sont les ressources mises à la disposition des cadets dans le reste de l’Europe, notamment lorsqu’ils sont nombreux comme c’est le cas dans le Saint-Empire germanique ? Les infants Charles et Ferdinand de Habsbourg, frères de Philippe IV, moururent, respectivement à 25 et 32 ans, sans avoir contracté d’alliance matrimoniale, créant ainsi les conditions qui permirent l’arrivée sur le trône espagnol de la dynastie de Bourbon au début du siècle suivant. Quelles sont les politiques matrimoniales appliquées aux frères du roi ? Quel juste milieu la monarchie peut-elle trouver pour protéger ses intérêts présents et futurs, et ménager ceux de ses puînés ?

Axe 4. Représenter le frère du roi : L’activité de mécénat de Gaston d’Orléans nous est connue grâce aux travaux de P. Gatulle ; de même, de nombreux travaux ont été consacrés aux activités de Rubens au service du Philippe IV et de son frère, le Cardinal Infant. Quelles images littéraires, iconographiques, numismatiques du frère du roi sont-elles diffusées ? Les représentations issues du pouvoir et les représentations parrainées par les frères du roi concordent-elles, ou au contraire, défendent-elles des idéologies différentes ?

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de communication (en français ou en espagnol) devront être envoyées au format PDF et comprendre un titre provisoire, un résumé d’environ 500 mots et une brève notice bio-bibliographique du communicant. Elles seront à faire parvenir à marion.duchesne@unicaen.fr

avant le 20 janvier 2021.  

Le comité scientifique répondra aux propositions avant le 20 février 2021.

Les communications (en français ou en espagnol) ne pourront dépasser 30 minutes. La publication des actes du colloque est prévue.

L’hébergement et les repas des intervenants, mais non les déplacements, seront pris en charge par l’organisation du colloque.

Comité scientifique

  • Fanny Cosandey, maître de conférences et directrice d’études à l’EHESS
  • Sylvène Édouard, maître de conférences habilitée à diriger des recherches en histoire moderne à l’université Jean Moulin – Lyon 3
  • Manuela Águeda García-Garrido, maître de conférences en civilisation espagnole à l’université de Caen Normandie
  • Michèle Guillemont-Estela, professeure de civilisation et littérature de l’Espagne classique à l’université de Lille
  • Alexandra Merle, professeure de civilisation et littérature de l’Espagne classique à l’université de Caen Normandie
  • Fabrice Micallef, maître de conférences en histoire moderne à l’université de Nantes
  • Hélène Thieulin-Pardo, professeure de littérature et de civilisation de l’Espagne médiévale à Sorbonne Université

Source : Calenda

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Publication – « La Vie des Pères. Premier recueil », trad. Paul Bretel

La Vie des Pères est constituée de contes édifiants, rédigés entre 1215 et 1250. Est ici traduit le premier recueil qui associe des récits empruntés aux Vitae Patrum à des Miracles de la Vierge. D’inspiration cistercienne, la Première Vie n’a guère d’équivalent dans la littérature vernaculaire.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

La Vie des Pères. Premier recueil, trad. Paul Bretel, Paris, Classiques, Garnier, 2020 (Moyen Âge en traduction, n° 8). 397 p, ISBN : 978-2-406-10558-9. Prix : 39 euros.

Source : Classiques Garnier

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Publication – « Icons of Sound. Voice, Architecture, and Imagination in Medieval Art », dir. Bissera V. Pentcheva

Icons of Sound: Voice, Architecture, and Imagination in Medieval Art brings together art history and sound studies to offer new perspectives on medieval churches and cathedrals as spaces where the perception of the visual is inherently shaped by sound. The chapters encompass a wide geographic and historical range, from the fifth to the fifteenth century, and from Armenia and Byzantium to Venice, Rome, and Santiago de Compostela. Contributors offer nuanced explorations of the intangible sonic aura produced in these places by the ritual music and harness the use of digital technology to reconstruct historical aural environments.

Rooted in a decade-long interdisciplinary research project at Stanford University, Icons of Sound expands our understanding of the inherently intertwined relationship between medieval chant and liturgy, the acoustics of architectural spaces, and their visual aesthetics. Together, the contributors provide insights that are relevant across art history, sound studies, musicology, and medieval studies.

Table des matières :

Introduction – Bissera V. Pentcheva

1. Singing Doors: Images, Space, and Sound in the Santa Sabina Narthex – Ivan Foletti
2. Sights and Sounds of the Armenian Night Office, as Performed at Ani: A Collation of the Archaeological, Historical, and Liturgical Evidence – Christina Maranci
3. The Glittering Sound of Hagia Sophia and the Feast of the Exaltation of the Cross in Constantinople – Bissera V. Pentcheva
4. Transcendent Visions: Voice and Icon in the Byzantine Imperial Chapels – Bissera V. Pentcheva
5. Echoes and Silences of Liturgy: Liturgical Inscriptions and the Temporality of Medieval Rituals – Vincent Debiais
6. Sound, Space, and Sensory Perception: The Easter Mass in the Liturgy of San Marco, Venice – Deborah Howard
7. The Marble Tempest: Material Imagination, the Echoes of Nostos, and the Transfiguration of Myth in Romanesque Sculpture – Francisco Prado-Vilar
Epilogue: A Voice from beyond the Grave: Tintoretto among the Art Historians – Alexander Nemerov

Informations pratiques :

Icons of Sound. Voice, Architecture, and Imagination in Medieval Art, dir. Bissera V. Pentcheva, Routledge, 2020 (Music and Visual Culture). 264 p., 115 ill. ISBN 9780367440879. Prix : 96 GBP.

Source : Routledge

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Colloque (en ligne) – Virtuosités. Éthique et esthétique du geste technique du Moyen Âge au XIXe siècle

Virtuosités. Éthique et esthétique du geste technique du Moyen Âge au XIXe siècle
Colloque international
Du jeudi 14 au lundi 18 janvier 2021

Le colloque sera intégralement diffusé en ligne et en direct sur la chaîne YouTube de l’INHA : ici

Programme : ici

Le colloque vise à provoquer la rencontre et le dialogue de différentes approches du geste technique, à partir d’une catégorie de gestes que l’on nomme virtuoses. On entend par là l’attitude qui consiste à imposer indiscrètement à l’attention l’acte de produire ; la virtuosité étant considérée comme la primauté accordée à une métatechnique. Outre une analyse des concepts et références à l’œuvre dans les usages du terme « virtuosité », sur la longue durée, le colloque reviendra sur la pratique du « chef-d’œuvre » comme démonstration obligée de la virtuosité, sur les enjeux sociaux d’un tel geste, dans ses modalités de réception ou comme marqueur de distinction, sur le rôle du modèle musical ainsi que sur les formes de l’écriture et de la réécriture de la virtuosité : manuels techniques, citations, copies, emprunts. Une attention particulière sera accordée à l’approche matérielle des objets et des savoir-faire à partir de plusieurs études de cas.

Comité scientifique

Nicolas Adell (université Toulouse-Jean Jaurès), Gil Bartholeyns (université de Lille 3 – IRHiS), Philippe Bernardi (CNRS, Lamop), Anne-Laure Carre (CNAM), Sven Dupre (Utrecht University), Patricia Falguières (EHESS), Andre Guillerme (CNAM), Liliane Hilaire-Perez (université de Paris – EHESS), Antoine Picon (Harvard University), Pamela Smith (Columbia University), Victor A. Stoichita (Centre de recherche en ethnomusicologie), Nicola Suthor (Yale University)

Comité d’organisation

Jean-Marie Guillouët (université de Bourgogne-Franche Comté)
Valérie Nègre (universite Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
INHA : Pauline Chevalier (INHA) et Sigrid Mirabaud (INHA)

Source : Blog de l’ApAhAu

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Publication – Helen Parish, « Clerical Celibacy in the West: c.1100-1700 »

The debate over clerical celibacy and marriage had its origins in the early Christian centuries, and is still very much alive in the modern church. The content and form of controversy have remained remarkably consistent, but each era has selected and shaped the sources that underpin its narrative, and imbued an ancient issue with an immediacy and relevance. The basic question of whether, and why, continence should be demanded of those who serve at the altar has never gone away, but the implications of that question, and of the answers given, have changed with each generation. In this reassessment of the history of sacerdotal celibacy, Helen Parish examines the emergence and evolution of the celibate priesthood in the Latin church, and the challenges posed to this model of the ministry in the era of the Protestant Reformation. Celibacy was, and is, intensely personal, but also polemical, institutional, and historical. Clerical celibacy acquired theological, moral, and confessional meanings in the writings of its critics and defenders, and its place in the life of the church continues to be defined in relation to broader debates over Scripture, apostolic tradition, ecclesiastical history, and papal authority. Highlighting continuity and change in attitudes to priestly celibacy, Helen Parish reveals that the implications of celibacy and marriage for the priesthood reach deep into the history, traditions, and understanding of the church.

Helen Parish is Senior Lecturer in History at the University of Reading. She is the author of Clerical Marriage and the English Reformation (2000), Monks, Miracles and Magic (2005), and a number of articles on religion, church, and clergy in the early modern period.

Informations pratiques :

Helen Parish, Clerical Celibacy in the West: c.1100-1700, Routledge, 2020. 294 p. ISBN : 9780367740092. Prix : 36,99 GBP.

Source : Routledge

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Offre d’emploi – Poste académique à temps partiel vacant dans le domaine de l’Archéométrie et de l’Archéologie médiévale et post-médiévale

Date d’entrée en fonction : 1er septembre 2021

Description de la charge de cours : Une charge à temps partiel (50 %), indivisible, dans le domaine de l’Archéométrie et de l’Archéologie médiévale et post-médiévale rattachée au Département des Sciences historiques.

Cette charge comprend des activités d’enseignement, de recherche et des services à la communauté.

Activités d’enseignement :

HAAR0046- 1 Techniques de documentation graphique – 15h Th (au sein d’un cours collégial
de 30h dont le/la candidat·e assurerait la coordination)

HAAR0076-1 Questions spéciales d’archéologie médiévale et post-médiévale – 30h Th
(+ 8 J ExcVS = excursions/visites/stages)

HAAR0164-1 Archéologie du bâti de l’Antiquité tardive à la révolution industrielle – 30h Th

HAAR0247-1 Méthodes de datation. Partim 1 : Méthodes de datation appliquées à
l’archéologie – 15h = 10h Th et 5h Travaux dirigés

PSTG0051-1 Stage spécialisé d’archéométrie – 30h (encadrement scientifique)

Activités de recherche :

Recherches et publications dans le domaine afférent à la charge. Affiliation à une U.R. (Unité de
Recherche). Un cahier des charges plus précis sera élaboré en concertation avec le/la candidat·e
retenu·e et le/la Président.e de l’U.R. choisie.

Activités de service à la Communauté :

Outre la participation aux activités légalement obligatoires (Conseil de Faculté, Conseil de
Département, …), il est attendu du/de la candidat·e retenu·e qu’il/elle participe activement à la
vie et à la gestion de la filière et du département mais aussi qu’il/elle participe à l’organisation
administrative de l’orientation Archéométrie du master en Histoire de l’Art, Archéologie et
Muséologie.

Qualifications requises / Profil :
· Être titulaire d’un doctorat
· Se prévaloir d’’un dossier de recherches dans le domaine de l’archéométrie et de l’archéologie
médiévale et post-médiévale
· Une attention particulière sera portée aux candidat·e·s pouvant témoigner d’une expertise en
archéologie du bâti.

Procédure de sélection :
Les candidat·e·s seront amené·e·s à donner une leçon publique sur un sujet défini au préalable par la
Commission d’attribution. Cette leçon sera suivie d’un entretien en français.

Candidatures :
Les candidat·e·s sont prié·e·s de faire parvenir leur dossier de candidature, par voie électronique à
l’adresse : Postesacademiques@uliege.be avec copie à Francoise.Hartkopf@uliege.be pour le
10 février 2021 au plus tard.

Documents requis :

Une requête assortie d’un curriculum vitae complet ;

Un rapport sur les activités de recherche antérieures et en cours, ainsi qu’un projet de
recherche, en ce compris l’insertion envisagée au sein de l’Université de Liège ;

Un dossier d’enseignement comprenant un rapport sur les éventuelles activités d’enseignement
antérieures et un projet d’enseignement ;

Un exemplaire des publications.


Conditions d’engagement :

Les charges sont attribuées soit pour une durée déterminée de quatre ans pouvant aboutir à la
nomination définitive de l’intéressé·e, soit d’emblée à titre définitif.

Dans le cas d’une nomination pour un terme de quatre ans, une évaluation de l’intéressé·e sera
réalisée à l’issue de la troisième année.

Si l’évaluation est négative, l’intéressé·e achève son terme de quatre ans sans pouvoir être
prolongé·e.

Si l’évaluation est positive, l’intéressé·e est nommé·e à titre définitif.

Notre politique institutionnelle est basée sur la diversité et l’égalité des chances. Nous sélectionnons
les candidats en fonction de leurs qualités quels que soient leur âge, leur orientation sexuelle, leur
origine, leurs convictions, leur handicap ou nationalité

Renseignements :
Tout renseignement complémentaire peut être obtenu auprès de la Faculté de Philosophie et Lettres,
Mme Françoise Hartkopf – tél. : +32 4 366 54 54 – Francoise.Hartkopf@uliege.be

Rémunération :
Les barèmes et leurs modalités d’application sont disponibles auprès de l’administration des
ressources humaines de l’Université : Mme Ludivine DEPAS – tél. : +32 4 366 52 04 –
Ludivine.Depas@uliege.be

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