Publication – « The Rood in Medieval Britain and Ireland, c.800-c.1500 », dir. Philippa Turner et Jane Hawkes

The rood was central to medieval Christianity and its visual culture: Christ’s death on the cross was understood as the means by which humankind was able to gain salvation, and depictions of the cross, and Christ’s death upon it, were ubiquitous.

This volume brings together contributions offering a new perspective on the medieval rood – understood in its widest sense, as any kind of cross – within the context of Britain and Ireland, over a wide period of time which saw significant political and cultural change. In doing so, it crosses geographical, chronological, material, and functional boundaries which have traditionally characterised many previous discussions of the medieval rood. Acknowledging and exploring the capacity of the rood to be both universal and specific to particular locations and audiences, these contributions also tease out the ways in which roods related to one another, as well as how they related to their physical and cultural surroundings, often functioning in dialogue with other images and the wider devotional topography – both material and mental – in which they were set.

The chapters consider roods in a variety of media and contexts: the monumental stone crosses of early medieval England, twelfth-century Ireland, and, spreading further afield, late medieval Galicia; the three-dimensional monumental wooden roods in English monasteries, Irish friaries, and East Anglian parish churches; roods that fit in the palm of a hand, encased in precious metals, those that were painted on walls, drawn on the pages of manuscripts, and those that appeared in visions, dreams, and gesture.

PHILIPPA TURNER gained her PhD in History of Art at the University of York
JANE HAWKES is Professor of Art History at the University of York. Contributors: Sarah Cassell, Sara Carreño, Jane Hawkes, Malgorzata Krasnodebska-D’Aughton, John Munns, Kate Thomas, Philippa Turner, Maggie Williams, Lucy J. Wrapson.

Table des matières :

Introduction: Rethinking the Rood – Philippa Turner
Approaching the Cross: The Sculpted High Crosses of Anglo-Saxon England – Jane Hawkes
The Mark of Christ in Wood, Grass and Field: Open-Air Roods in Old English Medical Remedies – Kate Thomas
Twelfth-Century English Rood Visions: Some Iconographic Notes – John Munns
Crosses, Croziers, and the Crucifixion: Twelfth-Century Crosses in Ireland – Maggie Williams
From Religious Artefacts to Symbols of Identity: The Role of Stone Crosses in Galician National Discourse – Sara Carreño
The Rood in the Late Medieval English Cathedral: The Black Rood of Scotland Reassessed – Philippa Turner
The Cross of Death and the Tree of Life: Franciscan Ideologies in Late Medieval Ireland – Malgorzata Krasnodebska-D’Aughton
Heralding the Rood: Colour Convention and Material Hierarchies on Late Medieval English – Lucy Wrapson
Reframing the Rood: Fifteenth-Century Angel Roofs and the Rood in East Anglia – Sarah Cassell

Informations pratiques :

The Rood in Medieval Britain and Ireland, c.800-c.1500, dir. Philippa Turner et Jane Hawkes, Boydell & Brewer, 2020 (Boydell Studies in Medieval Art and Architecture). 14 colour, 48 black and white illustrations, 247 pages, 24×17 cm. ISBN : 9781783275526. Prix : 60 £.

Source : Boydell and Brewer

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Publication – Alain J. Stoclet, « Du Champ de Mars mérovingien au Champ de Mai carolingien. Éclairages sur un objet fugace et une réforme de Pépin, dit « le Bref » »

Qu’est-ce que le « Champ de Mars » qui fait de brèves apparitions dans les sources sous les premiers Carolingiens et auquel, nous dit-on, Pépin « le Bref » aurait substitué un « Champ de Mai » tout aussi énigmatique ? Quel rapport entre ce Champ de Mars et celui qui fut l’un des centres névralgiques de la Rome républicaine ? Telles sont les questions qui inspirent le présent ouvrage. Il n’y répond pas tant « de front » — les données exploitables, rares, éparses et fragmentaires n’y suffisent pas — que par petites touches, en apportant des éclairages nouveaux ou renouvelés sur un certain nombre de points choisis : l’historiographie du sujet, qui révèle, entre autres aspects inattendus, la vitalité et la permanence extraordinaires de formules d’une très haute antiquité, relayées et amplifiées par l’érudition du Grand Siècle ; l’exploration des six ou sept cents ans séparant l’original romain de l’avatar alto-médiéval, qui livre la trace ténue de continuités d’un ordre différent, liées, notamment, aux cérémonies d’investiture des princes de ce monde ; puis, au cœur de l’ouvrage, l’examen des témoins textuels de la tradition franque (diplômes mérovingiens, chronique de Nibelung, annales dérivées de celles, perdues, de Murbach, vignettes sur les derniers Mérovingiens apparentées à celle d’Éginhard, célèbre entre toutes) ; enfin, la dimension calendaire de la réforme pippinienne, son rapport supposé à l’affirmation ou à la diffusion de créneaux religieux exclusifs (Quatre-Temps, Carême). L’enquête dont on pose ici quelques jalons prend donc en quelque sorte le contrepied des mégalographies des Lumières, si déterminantes en dépit de leurs défauts évidents — l’histoire n’était guère, alors, qu’une science auxiliaire au service de la philosophie politique.

Ancien Maître de Conférences à l’Université Lyon 2, Membre Étranger Associé de la Société Nationale des Antiquaires de France, Membre Associé de l’UMR 5648 du CNRS, Alain J. Stoclet est Associate Fellow au Pontifical Institute of Mediaeval Studies (Toronto). Il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs livres, dont, également chez Brepols, mais dans la collection Histoires de famille : Fils du Martel : la naissance l’éducation et la jeunesse de Pepin, dit le « le Bref » (v. 714 – v. 741).

Information pratiques :

Alain J. Stoclet, Du Champ de Mars mérovingien au Champ de Mai carolingien. Éclairages sur un objet fugace et une réforme de Pépin, dit « le Bref », Turnhout, Brepols, 2020 (Haut Moyen Âge, 41). 448 p., 17 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58693-9. Prix : 85 euros.

Source : Brepols

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Publication – Fozia Bora, « Writing History in the Medieval Islamic World. The Value of Chronicles as Archives »

In the ‘encyclopaedic’ fourteenth century, Arabic chronicles produced in Mamluk cities bore textual witness to both recent and bygone history, including that of the Fatimids (969–1171CE). For in two centuries of rule over Egypt and North Africa, the Isma’ili Fatimids had left few self-generated historiographical records. Instead, it fell to Ayyubid and Mamluk historians to represent the dynasty to posterity. This monograph sets out to explain how later historians preserved, interpreted and re-organised earlier textual sources.

Mamluk historians engaged in a sophisticated archival practice within historiography, rather than uncritically reproducing earlier reports. In a new diplomatic edition, translation and analysis of Mamluk historian Ibn al-Furat’s account of late Fatimid rule in The History of Dynasties and Kings, a widely known but barely copied universal chronicle of Islamic history, Fozia Bora traces the survival of historiographical narratives from Fatimid Egypt. Through Ibn al-Furat’s text, Bora demonstrates archivality as the heuristic key to Mamluk historical writing.

This book is essential for all scholars working on the written culture and history of the medieval Islamic world, and paves the way for a more nuanced reading of pre-modern Arabic chronicles and of the epistemic environment in which they were produced.

Table des matières :

Acknowledgements
Abbreviations
List of Illustrations
Note on Terminology, Transliteration and Dates

Introduction
1 The Archival Function of Historiography
2 An exemplary chronicle as archive: Ibn al-Fura¯t’s Ta’rikh al-duwal wa ‘l-muluk
3 Fatimid Archivalia: Narratives and Documents in Late Fatimid Egypt
4 Mamluk Archivalities: Late Fatimid History in Ibn al-Furat’s Chronicle
5 A Micro-Historical Analysis of Ibn al-Furat’s Archive (Part 1): Two Fatimid Vizierates
6 A Micro-Historical Analysis of Ibn al-Furat’s Archive (Part 2): Fatimid Caliphs and Viziers to the Rise of ?ala? al-Din
7 Concluding Remarks: The Value of Chronicles as Archives
Appendices
Bibliography

Informations pratiques :

Fozia Bora, Writing History in the Medieval Islamic World. The Value of Chronicles as Archives, Bloomsbury, 2020. 272 p., 8 ill. ISBN : 9780755638512. Prix : 28,99 euros.

Source : Bloomsbury

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Séminaire – La fabrique de l’urbain à Lille du Moyen Âge à l’agrandissement de 1858

L’histoire de la ville de Lille a donné lieu à une intense production historiographique aboutissant au tournant des années 60 et 70 à la somme de références que cons tue la série dirigée par Louis Trénard et qui offre encore aujourd’hui les ouvrages les plus sûrs pour qui veut appréhender l’histoire de la ville des origines au XXe siècle. Cependant, alors que la bibliographie s’est arrêtée en 1995, les études sous formes d’articles, de mémoires et de thèses dirigés en par e à l’université de Lille n’ont cessé de faire évoluer notre connaissance de la ville, tandis que de nouvelles méthodes, de nouveaux questionnements, de nouvelles investigations viennent régulièrement approfondir voire drastiquement bouleverser les informations trop longtemps considérées comme définitives. Longtemps perçue comme la simple toile de fond d’une histoire poli que et sociale, l’objet urbain est désormais considéré pour lui-même, comme un organisme vivant, façonné par les multiples acteurs naturels, culturels et sociaux qui concourent tous à la « fabrique de la ville ».

S’appuyant sur le dynamisme des analyses archéologiques menées dans la foulée des récents chantiers urbains, sur l’exploita on récente des approches planimétriques et des SIG–elles-mêmes stimulées par le « tournant spa al » de l’histoire urbaine, ainsi que sur les études menées à nouveaux frais dans les riches dépôts d’archives de la ville et du département, le séminaire que nous proposons souhaite cons tuer un lieu de concentra on de tous ces savoirs, rassemblant autour des doctorants des partenaires relevant d’institutions variées. Archéologues, géomaticiens, archivistes, historiens, historiens de l’art, architectes et urbanistes, littéraires… seront invités à présenter leurs méthodes, leurs résultats et à confronter leurs hypothèses au crible de l’histoire comparée.

Les recherches menées par les doctorants de Lille et d’ailleurs trouveront dans ce séminaire une plateforme d’échanges intellectuels nécessaires à la mise à l’épreuve de leurs hypothèses. Il s’agit donc, à par r du cas lillois, de former les étudiants aux approches et aux méthodologies les plus actuelles de l’histoire du phénomène urbain. Les méthodologies découvertes et acquises au cours du séminaire seront transposables à d’autres terrains, tandis que la focalisa on sur le cas lillois charpentera la cohérence du groupe. L’invita on de jeunes chercheurs et de chercheurs confirmés, impliqués dans des programmes de recherche nationaux et internationaux (ALPAGE, GISTORICAL Antwerp) familiarisera les doctorants au fonctionnement de ces grands projets de recherche subventionnée. Enfin, la participation de plusieurs jeunes docteurs et chercheurs confirmés des universités de Bruxelles, Anvers et Louvain- la-Neuve, fruit de collaborations anciennes et constamment entretenues entre historiens lillois et belges, ancre le séminaire dans la dynamique transfrontalière de l’université de Lille.

Programme :

15 JANVIER – 13H30
Hélène NOIZET (LAMOP, UParis 1 Panthéon-Sorbonne) – L’apport des SIG à l’étude de la fabrique urbaine : le cas de Paris
Nathalie DEREYMAEKER (IRHiS, ULille, INCA, UCL) – Le plan-relief de Lille : un précieux outil pour mieux comprendre la ville

12 FÉVRIER – 13H30
Émilie D’ORGEIX (Histara, EPHE) – Les marges de la ville forte (XVIe-XVIIIe siècle)
Nicolas DESSAUX (Service archéologique, Mairie de Lille) – Lille avant 1235 : Questions en suspens

19 MARS – 13H30
Mathieu VIVAS (IRHiS, ULille) – La ville et la fabrique judiciaire des corps morts à l’époque médiévale et prémoderne. Approche interdicisiplianire
Thibaut WOESTELANDT (IRHiS, ULille) – La manifestation dans la ville : étude des parcours des 1er mai lillois (1891-1968)

16 AVRIL – 13H30
Christine CERCY (Inrap, associée IRHiS) – Hors, puis dans la ville : le faubourg des Reignaux et le ragrandissement de Lille du costé de Flandres (XVIe-début XVIIe). Contribution d’une étude documentaire à un chantier archéologique
Tim SOENS (UAnvers) – Le moment SIG : le GIStorical Antwerp et l’analyse spa ale de la fabrique de l’urbain, du Moyen Âge au 19e siècle

Informations pratiques :

4 SÉANCES • 13h30 – 18h00 SALLE DE SÉMINAIRE DE L’IRHiS
UNIVERSITÉ DE LILLE — SITE DU PONT-DE-BOIS – VILLENEUVE D’ASCQ

Direction
Élodie Lecuppre-Desjardin
Catherine Denys

Coordination
Éloi Vincendet

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Publication – Marco Robecchi, « Riccold de Monte di Croce, ‘Liber peregrinationis’, traduit par Jean le Long d’Ypres »

Le Liber peregrinationis de Riccold de Monte di Croce, écrit en 1300, est une des six œuvres latines traduites par Jean le Long d’Ypres en 1351. Riccold y décrit son pèlerinage en Terre Sainte, ses voyages à travers la Turquie et le Moyen Orient et son long séjour à Bagdad, où il a appris à connaître le mode de vie et les pratiques religieuses des chrétiens considérés comme hérétiques et des Musulmans. Jean le Long place ce récit à l’intérieur d’une collection de textes divers, tous consacrés à l’Orient et formant ainsi un ensemble cohérent et équilibré.

Le présent volume comporte la première édition critique de la traduction du Liber peregrinationis par Jean le Long, accompagnée de l’édition de son antécédent latin. Une analyse codicologique et ecdotique approfondie fournit une description de la tradition manuscrite – sept témoins latins, six français et trois italiens – et des différentes versions du Liber peregrinationis. L’étude scriptologique, quant à elle, met en relief les caractéristiques diatopiques et diachroniques du moyen français picard du traducteur, en exploitant notamment les apports d’un glossaire méthodologique- ment exigeant.

Table des matières :

1. Riccold de Monte di Croce
2. JeanleLongd’Ypres
3. Les manuscrits
4. Rapports entre les manuscrits français
5. Jean le Long traducteur
6. Étude linguistique
7.-8. Liber peregrinationis
9. Fiches lexicographiques et glossaire
10. Index onomastique, toponymique…
11. Bibliographie

Informations pratiques :

Marco Robecchi, Riccold de Monte di Croce, ‘Liber peregrinationis’, traduit par Jean le Long d’Ypres, ELiPhi, 2020 (Études et textes romans du Moyen Âge). xii + 448 p. – 50 € – 978-2-37276-031-7.

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Publication – « Cherchez la petite bête. L’animal au haut Moyen Âge. Actes des 37e Journées internationales d’archéologie mérovingienne », éd. Stéphanie Desbrosse-Degobertiere et Marie-Cécile Truc

Chassé, pêché, domestiqué, familier ou sauvage, l’animal est indispensable à la survie de l’homme et se place naturellement au centre de l’économie des sociétés pré-industrielles. Vivant, l’animal est tout autant le pourvoyeur de ressources directes que, par sa force motrice, le complément indispensable aux activités agricoles, artisanales et commerciales. Mort, un large éventail d’activités, boucherie, tannerie, tabletterie, le transforme et lui confère alors une seconde vie.

Par ailleurs, l’animal participe à l’affichage du statut social d’une personne, de son vivant comme dans sa mort, comme en témoignent la pratique de la chasse, la taille d’un cheptel ou encore les tombes de chevaux jouxtant des sépultures royales et aristocratiques. Mais la relation animal-homme ne se limite pas à une simple exploitation de l’un par l’autre et l’on ne saurait étudier les sociétés altomédiévales sans prendre en compte la part affective, symbolique, voire religieuse, de l’animal : ornementation sur les bijoux et les accessoires vestimentaires, dépôts alimentaires ou banquets funéraires. Ce vaste champ imaginaire et spirituel recèle encore des pans à explorer.

Ces dernières décennies, l’archéozoologie et les spécialités apparentées se sont révélées comme d’irremplaçables vecteurs de connaissance des modes alimentaires, des pratiques agro pastorales, des épizooties, mais aussi des contextes paléoenvironnementaux. De tels apports ne peuvent que modifier le regard du chercheur et l’amener à réfléchir sur les méthodes de fouille, de prélèvement, ainsi que sur les nouveaux champs d’étude à privilégier dans un avenir proche.

À poils, à pattes, à plumes, à écailles, du parasite au mammifère : cet ouvrage présente les actes des 37e journées internationales d’archéologie mérovingienne qui se sont tenues à Saint-Dizier (Haute-Marne) du 6 au 16 octobre 2016. Ces journées ont été l’occasion d’effectuer un bilan sur l’animal au haut Moyen Âge. Une session a également été consacrée aux actualités altomédiévales dans le quart nord-est de la France.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Cherchez la petite bête. L’animal au haut Moyen Âge. Actes des 37e Journées internationales d’archéologie mérovingienne, éd. Stéphanie Desbrosse-Degobertiere et Marie-Cécile Truc, Mémoires de l’association française d’archéologie mérovingienne, t. 34.

Source : AFAM

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Publication – « Virtuosos of Faith. Monks, Nuns, Canons, and Friars as Elites of Medieval Culture », éd. Gert Melville et James D. Mixson

For over a thousand years, monks, nuns, canons, friars, and others under religious vows stood at the pinnacle of Western European society. For their ascetic sacrifices, their learning, piety, and expertise, they were accorded positions of power and influence, and a wide range of legal, financial and social privileges. As such they present an important opportunity to consider the nature and dynamics of an « elite » in medieval culture. Using medieval religious life as their interpretive lens, the essays of this volume seek to uncover the essential markers of elite status. They explore how those under vows claimed and manifested elite status in complex spiritual, temporal, and social combinations. They explore the workings of elite status from day to day, across region and locale – who earned recognition and how, whether through specific achievements or the deployment of specific capacities; who recognized, conferred, or helped maintain elite status, how and why; how elite status could be redefined, contested or rejected. The essays also seek to understand how medieval European religious elites compared to those found in other cultures and settings, from Syria and South Asia to the early modern transatlantic world.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Virtuosos of Faith. Monks, Nuns, Canons, and Friars as Elites of Medieval Culture, éd. Gert Melville et James D. Mixson, Münster, LIT Verlag, 2020 (Vita regularis – Ordnungen und Deutungen religiosen Lebens im Mittelalter. Abhandlungen, 78). 340 p. ISBN : 978-3-643-91363-0. Prix : 48,97 euros.

Source : LIT Verlag

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Publication – « La voix au Moyen Âge. 50e Congrès de la SHMESP (Francfort, 2019) »

Malgré les progrès constants de l’écrit, les sociétés latines, byzantines ou musulmanes du Moyen Âge restent très largement dominées par l’oral et les sons. La voix tient un rôle primordial au sein d’un paysage sonore dont l’étude a récemment bénéficié d’un regain historiographique et du croisement interdisciplinaire avec l’anthropologie, la musicologie, l’archéologie, l’architecture, l’art ou la littérature.

Le 50e congrès de la Société des historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public a ainsi voulu mieux comprendre la production, les usages, la définition et les contextes d’emploi de la voix, plongée dans des configurations engageant autant la parole, le discours, la déclamation que le chant ou, à l’inverse, le silence ou la voix intériorisée. Les contributions s’intéressent à la présence et aux marques d’oralité dans l’écrit, à la musique et à sa « fabrique », aux paysages sonores, aux cris et émotions, aux rythmes, à la scansion et à la cantillation…, bref à tous les contextes et prétextes qui produisent la voix, l’accompagnent ou la mettent en scène, et à ce qui est reproduit, proféré, clamé ou tu par elle.

Vingt ans après la rencontre de Gottingen, le congrès de Francfort rappelle également l’importance des échanges universitaires et historiographiques franco-allemands dans une ville profondément européenne et au riche passé historique.

Table des matières :

Avant-propos – Dominique Valérian
Rapport introductif : la voix au Moyen Âge – Étienne Anheim

Produire, reproduire, transcrire la voix : entre oral et écrit

Quand les sons étaient des voix – Jean-Claude Schmitt
Quand l’écrit donne de la voix : la lecture publique des actes au haut Moyen Âge – Philippe Depreux
Les voix du texte. Marqueurs et indices d’oralité – Pierre Vermander
Écrire la voix : une approche de la vocalité d’après les manuscrits de la lyrique latine au XIIIe siècle – Anne-Zoé Rillon-Marne
La corporalité des voix : corps vocaux et corps sonores dans les psautiers enluminés en France du nord et en Angleterre (XIIIe et XIVe siècles) – Martine Clouzot
La voix du prédicateur dans quelques sermons peints du Quattrocento dans le sud de l’arc alpin – Océane Acquier
Physiologie et fonction de la voix dans la médecine et la science médiévales – Joël Chandelier
The voice of bell and its « language » and effect in the Middle Ages – Nikolaus Henkel

La voix et le pouvoir : entre ordre et désordre

La voix, le corps et la lettre. Ou comment l’ordre social peut aussi être un ordre vocal (dans l’Empire au XIIIe siècle) – Joseph Morsel
À la recherche de la voix royale dans la monarchie médiévale française – Franck Collard
Φωνή, γλῶττα, φϑέγμα… Entre parole et éloquence : la voix des basileis dans la Chronographie de Michel Psellos – Nicolas Drocourt
La voix qui emporte ? Réflexions sur les voix princières à la fin du Moyen Âge (Bourgogne et Empire) – Klaus Oschema
La voix de l’orateur dans les assemblées prémodernes du XVe siècle : l’exemple des conciles et des diètes impériales – Johannes Helmrath
La voix des « sans-voix ». Réflexion sur les prises de parole des leaders des révoltes populaires à la fin du Moyen Âge – Jelle Haemers et Élodie Lecuppre-Desjardin
Quand la communauté parle d’une seule voix : prendre la parole dans les assemblées paysannes à la fin du Moyen Âge (Alpes nord-occidentales et Jura, XIIIe-XVe siècle) – Nicolas Carrier

Contrôler, moduler, taire : la voix entre chant et silence

Humbles psalmodies et chants rebelles : quelques observations sur le chant des religieuses en Occident du début du XIIe au milieu du XIVe siècle – Alexis Grélois
« Elle meuglait comme une génisse ». Fonctions de la vocalité chantée dans le monastère de Diepenveen au XVe siècle – Manon Louviot
Les rythmes vocalisés : la voix, le chant et le silence dans et autour des couvents urbains aux Pays-Bas à la fin du Moyen Âge – Cécile de Morrée
Silentium claustrale non sit mutum, nec loquax. Silence matériel et silence spirituel chez les réguliers en Occident – Cédric Giraud
Le contrôle de la voix et ses enjeux dans les mosquées d’al-Andalus d’après deux traités de ḥisba (première moitié du Xe et début du XIIe siècle) – Alexandra Bill

Rapport conclusif – Cécile Caby

Informations pratiques :

La voix au Moyen Âge. 50e Congrès de la SHMESP (Francfort, 2019), Paris, Éditions de la Sorbonne, 2020. 384 p., 16 x 24 cm. ISBN : 979-10-351-0591-4. Prix : 30 euros.

Source : SHMESP

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Appel à contribution – Le genre des savoirs : apprentissage et éducation dans l’histoire européenne de l’Antiquité à l’époque contemporaine

4eme Journée d’études des jeunes chercheurs du CRHEC
organisée à l’Université Paris-Est Créteil

Date de la journée : le 16 avril 2021

Les propositions de communication sont à envoyer avant le 1er mars 2021 à l’adresse suivante : journeedoctorantcrhec@gmail.com

Les résumés sans titres ne doivent pas dépasser 1000 caractères (espaces compris) et doivent être accompagnés d’une courte présentation de l’auteur et d’une bibliographie de quelques titres. Les communications ne doivent pas excéder une vingtaine de minutes.

La sélection sera annoncée à la mi-mars 2021.

« Elle chante même mes vers en s’accompagnant de la cithare, sans suivre les leçons d’un musicien mais celle de l’amour, qui est le meilleur des maîtres » s’enorgueillissait au début du IIe siècle Pline le Jeune, à propos de son épouse Calpurnia. Cette dernière, plutôt que de suivre des cours de musique d’un individu potentiellement suspect de vouloir la séduire, dans ce rapport de pouvoir qu’est celui qui unit le maître et l’élève, apprenait par elle-même en solitaire. Elle ne semblait connaître d’autres chants que les poèmes composés par son époux. Ce rêve d’autarcie domestique, où l’éducation des femmes semble se limiter à l’œuvre de son conjoint, et où l’art de jouer d’un instrument devient inné et instinctif laisse dubitatif. Nous sommes confrontés à un vide concernant son éducation. Ce hiatus d’accès à l’apprentissage, au savoir et à l’éducation est prégnant dans l’histoire européenne de l’Antiquité à l’époque contemporaine, sujet de mieux en mieux étudié ces dernières années. L’objectif de cette journée d’études est donc d’explorer les différences d’accès au savoir selon les sexes, mais aussi les rapports d’apprentissage entre les sexes. Trois thématiques pourront être abordées : en premier lieu, il conviendra d’éclairer les acteurs et actrices de ces échanges, ainsi que les méthodes et contenus d’apprentissage différenciés selon le sexe. Un autre axe d’étude pourra être l’inégal accès des hommes et des femmes aux objets, lieux et mobilités qui permettent d’acquérir le savoir. Dans cette perspective, il sera en dernier lieu intéressant d’étudier les contournements, l’apprentissage par l’expérience en marge des institutions officielles et parfois à l’encontre de celles-ci, en somme les possibilités de franchissement des lignes et des interdits.

Tout d’abord, il apparaît que les acteurs, actrices, méthodes et contenus de l’apprentissage et de l’éducation sont différenciés selon le genre. En effet, le maître est souvent masculin par défaut, au contraire de l’élève qui peut être de l’autre sexe, comme Abélard maître d’Héloïse ou Louis Nicolas Le Tonnelier, baron de Breteuil, maître de sa fille Emilie du Châtelet. Pourtant, dans le cadre monastique par exemple, le genre du maître peut s’effacer, comme dans le cas de l’abbesse Hildegarde de Bingen au XIIe siècle, dont la renommée intellectuelle se développe bien au-delà des murs de son abbaye et dont les sermons attirent des milliers de spectateurs. Le contenu et les méthodes de l’apprentissage sont aussi en jeu : connaissances masculines et connaissances féminines peuvent être différenciées. De même, une adaptation des méthodes d’apprentissage selon le genre de l’élève peut être envisagée. Les différences de statut social seront aussi à considérer, une aristocrate n’ayant pas accès aux mêmes connaissances qu’une femme de rang social bien inférieur. De même, la classe, en particulier en situation coloniale, rentre aussi en ligne de compte dans l’accès aux savoirs. Un regard intersectionnel pourra ainsi être envisagé. Pour acquérir des connaissances, l’accès à certains lieux, mais aussi les possibilités de mobilités et la capacité d’acquérir certains objets peuvent faire la différence. L’accès des femmes aux écoles et aux universités, et même tout simplement aux bibliothèques, doit être envisagé. Mais il faut également penser aux voyages d’exploration, d’où les femmes peuvent être exclues mais qu’elles peuvent accomplir notamment en qualité d’épouses. Sans oublier les femmes parties en exploration, en opposition aux normes de leur époque, des femmes conquistadores du XVe au XVIIe siècle à l’exploratrice Alexandra David-Néel. De même, acquérir les objets et les espaces permettant d’accomplir ses recherches – la fameuse chambre à soi désirée par Virginia Woolf, mais aussi le matériel nécessaire à des expériences, l’acquisition de livres, le financement de ses travaux – peut se poser différemment selon le genre, et selon le niveau de richesses. Marie Curie bénéficie ainsi du soutien de son mari Pierre. Enfin, la question des contournements et des situations d’apprentissage en marge doit être abordée. En effet, souvent rejetées en dehors des circuits traditionnels de l’éducation, les femmes ont pu cependant acquérir des connaissances remarquables, savoirs profanes ou amateurs, par exemple dans le domaine de la médecine et de l’obstétrique avec toutes les suspicions que ces savoirs féminins peuvent engendrer. La figure de la sorcière remise à l’honneur récemment apparaît en ce sens comme une actrice de l’apprentissage en marge, sollicitée par tous pendant des siècles avant d’être persécutée à l’aube des temps modernes.

Il faudra se demander si ces apprentissages sont aussi informels qu’ils y paraissent, ou s’ils sont toujours en dialogue avec des normes d’éducation plus officielles portées par des hommes. On s’efforcera de comparer apprentissages et savoirs masculins d’un côté, féminins de l’autre, des apprentissages différents qui semblent se nourrir les uns les autres dans des ajustements complexes des rapports entre les individus.

Comité d’organisation :

Iris Pupella-Noguès, doctorante en histoire contemporaine (Université Paris-Est Créteil / Università degli Studi di Trieste) 
Contact : iris.pupella.nogues@gmail.com

Gabriel Redon, doctorant en histoire du Moyen Âge (Université Paris-Est Créteil)
Contact : gabriel.redon@hotmail.fr

Marine Tesson, doctorante en histoire ancienne (Université Paris-Est Créteil)
Contact : marine.tesson@outlook.fr

Source : Calenda

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Appel à contribution – Images du corps dans la littérature et les arts du Moyen Âge à l’époque baroque : entre canons européens et hétérodoxies esthétiques

Romanistentag, Augsbourg (Allemagne)
Du 4 au 7 octobre 2021

Section organisée par
Olivier Chiquet (Université de Nancy),
Sofina Dembruk (Uni Göttingen), Claudia Jacobi (Uni Bonn), Ioana Manea (NEC Bukarest/Uni Göttingen)

Les travaux pionniers de Marc Fumaroli consacrés à la Respublica literaria ont mis en lumière l’existence d’une Europe moderne se manifestant dans la constitution d’une communauté intellectuelle paneuropéenne. Par le biais de la circulation du savoir, les élites politiques ont en effet favorisé, à partir du XVIe siècle, de riches collaborations internationales. Dans le contexte actuel de regain d’intérêt pour les Body Studies, et parce que l’ « invention du corps » (pour paraphraser le titre d’un ouvrage de Nadeije Laneyrie-Dagen de 1997) est consubstantielle à l’idée même d’Humanisme et que les traités de civilité (Baldassare Castiglione, Il Cortegiano, 1528 ; Giovanni Della Casa, Il Galateo, 1558…) diffusent partout un même idéal à la fois éthique et esthétique, nous souhaiterions interroger l’émergence, à la Renaissance, de cette Europe avant la lettre à travers la question de la figuration du corps, dans la littérature comme dans les arts figuratifs.

Il semble en effet que les artistes et les écrivains des différents pays (même quand ces derniers n’étaient pas encore constitués comme tels, et en dépit des fractures politiques et religieuses qui les séparaient) aient adopté au XVIe siècle des codes communs, en grande partie importés d’Italie, dans la représentation de la figure humaine. En littérature, le pétrarquisme et la doctrine néoplatonicienne constituent alors une véritable lingua franca pour les auteurs européens, et pas seulement pour les poètes de la Pléiade. En art, c’est le maniérisme qui, après le Sac de Rome, s’impose dans l’Europe toute entière (jusqu’à Prague), comme l’a montré John Shermann dans son ouvrage incontournable Mannerism. Style and Civilisation (1967) – cet art de cour pouvant être considéré comme un style européen, au même titre que le « gothique international » du XIVe siècle.

Toutefois, dès la Renaissance, émergent, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle régionale, de très nombreux exemples de résistances à ces canons de beauté italiens, puis européens. Ces contestations s’appuient souvent sur la promotion de la laideur physique : on pense par exemple, pour la littérature italienne renaissante, à la production carnavalesque, aux éloges paradoxaux de la laideur ou encore à la poésie satirico-burlesque des bernesques, qui parodient et subvertissent un pétrarquisme et un néoplatonisme pourtant solidement établis. Ce phénomène se prolonge d’ailleurs avec la comédie du XVIIe siècle, en particulier dans l’œuvre de Molière ou de Lope de Vega, où ces mêmes topoi pétrarquistes se voient renversés à des fins comiques.

Si notre réflexion portera essentiellement sur la Renaissance, les interventions pourraient donc également se proposer d’étudier les prolongements et les évolutions au XVIIe siècle, comme d’ailleurs les anticipations au Moyen-Âge, de ces canons renaissants de la beauté. De même, les communications s’attacheront volontiers, sans se focaliser sur une aire géographique spécifique, à l’étude d’œuvres, de textes, d’auteurs qui incarnent des dynamiques internationales : il conviendrait alors de centrer le propos sur la notion d’échanges, lesquels adviennent en particulier par la correspondance, les voyages, la circulation de gravures, de textes littéraires (dans toute la diversité de leurs genres) et de traités d’esthétique (notamment par le biais de la traduction). Il s’agira également de mettre en évidence des résistances locales à ces dynamiques européennes.

Quelques pistes et thèmes de réflexion, nullement restrictifs, peuvent dès lors être proposés :

(*) Caractérisation et mise en œuvre littéraire ou artistique des canons esthétiques de la beauté des corps en vigueur à la Renaissance, époque de toutes les formalisations et de toutes les codifications ;

(*) Phénomènes qui les anticipent (au Moyen-Âge) ou qui les prolongent (au XVIIe siècle), et, partant, mise en évidence de ruptures ou de continuités sub specie pulchritudinis entre l’ « automne du Moyen-Âge » et la Renaissance, ainsi qu’entre la fin de la Renaissance et l’âge baroque ; 

(*) Modalités de diffusion de ces canons ;

(*) Etude des spécificités des médiums artistiques et des genres littéraires dans l’élaboration de cet idéal de beauté, et notamment du décalage entre texte et image, ainsi qu’entre théorie et pratique artistiques ;

(*) Poids de l’héritage gréco-romain dans la formulation de normes esthétiques à l’échelle européenne ;

(*) Formes de résistance nationales, régionales, locales à ces normes dominantes ;

(*) Importance du choix de la langue dans la contestation des canons esthétiques officiels ;

(*) Vision de l’Autre (l’étranger, la femme…) traduite par la remise en cause de ces codes, qui peut être utilisée afin de véhiculer des stéréotypes racistes, xénophobes ou misogynes ;

(*) Emergence théorique de « belles laideurs » et d’une pluralité de beautés idéales ;

(*) Les rapports avec les canons occidentaux de beauté des pays en marge de l’Europe comme les pays roumains qui, bien qu’ils utilisent une langue romane, appartiennent à l’espace culturel de la chrétienté orientale.

La date d’envoi des propositions est fixée au 30.01.2021. Veuillez envoyer le titre de votre contribution (en français/italien/espagnol/roumain ou en allemand) ainsi qu’un résumé de 250 mots maximum à aesthetiken.europas@googlemail.com.

Source : Fabula

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