Séminaire – Les vikings et la Normandie, archéologie et histoire

Séminaire Histoire, archéologie et civilisations des mondes antiques et médiévaux

Vincent Carpentier (Inrap, Craham), Les fouilles du fort d’Alizay-Igoville (Eure). De la mise en défense de la Seine contre les vikings au IXe siècle

Pierre Bauduin (Unicaen, Craham), Un traité méconnu : la « paix » entre Richard II et Sven à la Barbe fourchue (début XIe siècle)

Coordination : Pierre Bauduin (Unicaen, Craham)

Informations pratiques :

13 novembre 2020, 14h00-17h00
Université de Caen
Campus 1, amphithéâtre Rouelle,
bât. N, SA 111

Source : CRAHAM

Publié dans Séminaire | Laisser un commentaire

Prix – The Marjorie Chibnall Essay Prize

Submissions are now being sought for the 2021 Marjorie Chibnall Essay Prize, offered in memory of the former director of the Battle Conference on Anglo-Norman Studies and co-founder of the Allen Brown Memorial Trust. It is awarded for an unpublished scholarly paper based upon original research and relating to the study of the Anglo-Norman world, broadly defined, between c. 850 and c. 1250.

Candidates for the Prize are normally expected to be doctoral students in a recognised institution of Higher Learning, or within two years of having completed a doctorate (from the date the degree was awarded).

The winning paper will be awarded a place at the 2021 Battle Conference on Anglo-Norman Studies, whether this is held in-person or on-line. It is a condition of the Prize that the paper should be delivered at the conference following its award, and be submitted for exclusive publication in Anglo-Norman Studies.

The paper should be written in English, between 7,000 and 8,000 words in length (including footnotes), and be prepared to a consistent form of citation.

Candidates should send a covering letter, an abstract (between 200 and 250 words) of their paper, and their entry itself, to The Hon. Secretary of the Allen Brown Memorial Trust, Ms Caroline Palmer, via an email attachment to Cpalmer@boydell.co.uk with the three documents combined into one file. The letter should make a statement as to the originality of the work; an indication of how the candidate qualifies for entry to the competition; agreement to the terms of the Prize competition; and name, postal address, email address, and institutional details.

Entries must be submitted by 15 February 2021. Previously unsuccessful candidates may reapply, but must address a new topic.

The winner will be announced in early March, the work having been judged by a selection committee made up of representatives of the Trust; their decision will be final and no correspondence will be entered into. The Trustees reserve the right not to make an award should no essay of sufficient quality be entered.

Poster Session

In addition, the 2021 conference will include a poster session for postgraduates to present their research. Students wishing to present a poster should contact Dr Leonie Hicks (leonie.hicks@canterbury.ac.uk) by 1 June 2021.

Publié dans Prix | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Rencontres internationales d’épigraphie médiévale

Les rencontres internationales d’épigraphie médiévale organisées du 15 au 19 septembre 2021 à Roda de Isábena (Aragon, Espagne) lancent un appel à contribution destiné aux jeunes chercheurs travaillant sur les inscriptions du Moyen Âge. Les candidats retenus sont invités à présenter leur sujet de recherche dans le cadre d’un séminaire international de trois jours destiné à favoriser le dialogue et l’échange des idées dans le domaine de l’épigraphie médiévale.

Malgré le dynamisme des entreprises éditoriales en Europe et l’intérêt sans cesse renouvelé des recherches sur la culture écrite au Moyen Âge, les travaux sur l’épigraphie médiévale bénéficient aujourd’hui encore trop souvent d’une faible diffusion dans le panorama de la médiévistique. Les rencontres internationales sur le sujet sont très rares et n’accordent qu’une faible place à la présentation des travaux en cours consacrés aux inscriptions du Moyen Âge, notamment de la part des doctorants et des jeunes chercheurs.

Avec l’organisation de cette première édition des Rencontres internationales d’épigraphie médiévale en 2021, il s’agit de remédier à cette situation et de créer l’occasion pour les jeunes chercheurs de présenter leurs travaux, et d’échanger autour de leur problématique et des questions méthodologiques liées à l’analyse des sources épigraphiques. Pour garantir cet espace de discussion, le format retenu pour ces rencontres s’éloigne de celui du colloque, peu propice aux échanges et aux débats constructifs. Les Rencontres réuniront donc une communauté de douze jeunes chercheurs, accompagnés de quatre experts internationaux de la culture écrite médiévale, pour un séminaire de trois jours, selon un format étendu (une heure de présentation suivie d’une heure d’échange). Seul le résumé des travaux est publié en ligne pour assurer la diffusion des recherches. L’attention des participants et des organisateurs pourra ainsi se concentrer sur le débat intellectuel, la confrontation des expériences, le partage des méthodes et l’approfondissement des questions historiques nées de l’analyse des inscriptions.

Cet appel à propositions s’adresse à tous les jeunes chercheurs (masters, doctorants, post-doctorants, ECR ayant soutenu leur thèse après 2014) engagés dans une recherche sur les inscriptions médiévales quelle que soit la thématique ou l’approche (paléographie, technique, linguistique, analyse des textes, prosopographie, iconographie, liturgie, littérature, archéologie, etc.). Pour produire les conditions du débat et pour contribuer à une meilleure connaissance de la culture écrite du Moyen Âge, on s’attachera aux questions méthodologiques et à la dimension anthropologique des recherches en épigraphie médiévale.

Les rencontres internationales d’épigraphie médiévale se dérouleront à Roda de Isábena, petit village médiéval des montagnes aragonaise qui abrite la plus grande collection d’inscriptions médiévales conservée en Europe (avec 231 textes funéraires). C’est au cœur du village que les participants vivront une expérience collective de partage intellectuel ponctuée de visites et de manifestations scientifiques, à Roda et dans les villages alentours.

Pour participer aux Rencontres internationales d’épigraphie médiévale, les candidats doivent soumettre (en anglais, en français ou en espagnol) avant le 15 janvier 2021 à l’adresse électronique indiquée dans le PDF au bas de ce billet : une lettre de motivation décrivant brièvement leurs recherches en cours, un curriculum vitae (une page maximum), un projet de présentation pour le séminaire (500 mots maximum). Les dossiers seront examinés par le Comité scientifique des Rencontres internationales d’épigraphie médiévale et les candidats seront informés des résultats avant le 1er février 2021.

L’organisation des Rencontres internationales d’épigraphie médiévale prend en charge les frais de déplacements des candidats (à hauteur de 250 euros), l’hébergement sur place, les repas et les trajets entre les sites. Les candidats retenus s’engagent à participer activement aux débats et aux échanges sur place, et à fournir en amont de la rencontre un résumé étendu de leur intervention. Le séminaire fera l’objet d’un enregistrement vidéo. Les séances se tiendront en anglais.

Cette manifestation est organisée dans le cadre du projet SCRIPTA-PSL « Programmes épigraphiques et réseaux d’inscriptions » porté par l’École des hautes études en sciences sociales (CRH-AHLoMA, Paris), avec la participation et le soutien de la Direction générale du patrimoine en Aragon, de la Délégation provinciale de Huesca, de l’arrondissement de Ribagorza, de la commune de Roda de Isábena, de l’Évêché de Barbastro-Monzón, de la Real Academia de Nobles y Bellas Artes de San Luis, du groupe de recherche TEMPLA, et de l’association culturelle « Amigos de la catedral de Roda ».

Source : EPIMED

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Conférence en ligne – Milan Pajic, « The Boundaries of Loyalty and Belonging: Foreign Artisans in the English Army during the Campaigns Between 1356 and 1406 »

When : 06-11-2020 from 16:00 to 17:30
Where : Digital: MS Teams group
Language : English
Organizer : Stefan Meysman – Stefan.Meysman@UGent.be



Ninth session of ‘Somewhere beyond the Sea’, the Belgo-British Research Network for Medieval Urban History

For the ninth session of ‘Somewhere beyond the sea’, the Belgo-British Digital Research Network for Medieval Urban History, we have the pleasure of hosting Dr. Milan Pajic (Queen’s University Belfast) who will speak on ‘The Boundaries of Loyalty and Belonging: Foreign Artisans in English Army during the Campaigns Between 1356 and 1406‘.

Dr. Pajic is a former PhD student of the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies at Ghent University. He promoted, under supervision of Prof. Marc Boone and Prof. Jan Dumolyn with a thesis on Flemish textile workers in England in the 14th century. His research focuses on the economic and social history of the later Middle Ages, particularly on the study of migration flows and occupational structure between the fourteenth and sixteenth centuries. More precisely, he is a specialist of the movement of artisans between England, France and the Low Countries and their economic impact on urban economies.The digital sessions are free and open to all. Get in touch with the coordinator if you want to join: Stefan.Meysman@UGent.be.

Somewhere beyond the sea is an initiative of the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies at Ghent University and the School of History at Queen Mary University London (Prof. Miri Rubin).

Source : Henri Pirenne Institute – UGent

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Le vêtement, un signe complexe dans la littérature, la culture et la société de l’Angleterre médiévale

English version below

La revue Études Médiévales Anglaises (ÉMA) vous invite à soumettre une proposition de contribution sur la problématique suivante :

Le vêtement, un signe complexe dans la littérature, la culture et la société de l’Angleterre médiévale

Axes de réflexion suggérés:

Le vêtement est un objet à la charge symbolique particulièrement forte dans le monde occidental du Moyen-Âge. Son apparition est liée à une émotion (la pudeur) et à un événement fondateur de civilisation, mais avec des aspects particulièrement négatifs. Il n’est d’ailleurs pas anodin que dans la fameuse question de John Ball : « When Adam delved and Eve span, Who was then the gentleman? », Eve soit celle à qui revienne la tâche de fabriquer le textile destiné à couvrir le couple originel, le tissage étant devenu à l’époque médiévale un symbole d’humilité et de chasteté (Baert, Rudy, 2007), qualités ayant manqué à la mère de l’humanité dans le jardin d’Eden si l’on se fonde sur la Genèse. Toutefois, le vêtement des origines de l’humanité, qui n’est pas encore fait de tissu mais de peau animale ou de végétal, ne fait pas que couvrir la honte originelle : il émane directement de la compassion divine, ainsi que nous le rappelle la religieuse dominicaine Anne Lécu (2016) : les tuniques dont Dieu recouvre les corps d’Adam et Eve (Genèse, 3,21) constituent donc d’emblée des signes contradictoires.

Le vêtement n’est donc jamais purement utilitaire, et l’on a pu parler de véritable « théologie du vêtement » ; une « théologie » qui a son pendant dans le monde séculier, où le statut social plutôt que la vertu devient le déterminant principal d’un individu. Il est le signe visible de valeurs invisibles, définies tant par le choix des couleurs, matières, motifs et formes, que par la manière dont il couvre le corps ou au contraire le révèle. Il se fait médiateur entre le physique et le surnaturel et, pour certains théologiens, il ne fait plus qu’un avec le chrétien qui le porte sur lui comme il porte le Christ en lui (Cras, 2011). Son opulence peut aussi signaler le péché mortel d’orgueil auquel a succombé celui qui le porte, et condamne ainsi les pieux prélats soucieux de promouvoir la grandeur de l’Église, mais  aussi de sauver leur âme  d’infortunés cas de conscience. Si l’habit sacerdotal est symbole de pouvoir, de hiérarchie et d’ordre, celui qui le revêt se place dans une posture contradictoire opposant l’humilité prêchée par le Christ et la nécessité d’affirmer la puissance ecclésiastique. La primauté de l’enjeu de puissance sur le commandement d’humilité est bien représentée dans les textes consacrés aux anachorètes ou aux fous-en-Dieu. Les élites spirituelles semblent ainsi aussi soumises que leurs équivalents laïques à cette mise en scène de soi au travers du vêtement, et cette contradiction les rend également vulnérables aux assauts satiriques des écrivains et poètes médiévaux.

Ainsi, il est rarement aisé de déterminer si le vêtement est pur ornement, s’il sert à couvrir la nudité ou à magnifier le corps, s’il est simplement pratique ou symbolique (Koldeweij, 2006 ; Wirth, 2007), particulièrement dans la littérature médiévale. Dans les œuvres chevaleresques et courtoises, le vêtement est le plus souvent mis au service d’une doctrine, et même d’une propagande (Dimitrova, Goehring, 2015 ; Mérindol, 1989) qui tente d’associer beauté et vertu pour asseoir la suprématie des élites sur le bas peuple, forcément grossièrement habillé, voire quasi nu. Dans cette optique, un vêtement somptueux mettra l’accent sur la noblesse cachée d’un personnage (particulièrement quand son identité est inconnue) et non sur sa vanité. La nudité pourra tout autant signifier le dénuement, la folie ou la grossièreté, que l’érotisme, et parfois tout à la fois, comme dans la figure de l’homme sauvage. Les lois somptuaires, qui tentent de réagir à l’apparition d’une classe bourgeoise prompte à imiter les codes vestimentaires de l’aristocratie, sont un autre exemple de la volonté des élites de barrer l’accès au paraître.

Le vêtement remplace donc le texte, le détourne, voire le contredit ; il témoigne d’allégeances cachées, de relations illicites, de comportements ostentatoires. Dans ces conditions, l’absence (relative ou totale) de toute description vestimentaire est, elle aussi, un choix qui n’est pas seulement esthétique, mais politique (voir le Prologue Général des Contes de Canterbury, les Contes où les vêtements ne sont pas forcément décrits, Hodges, 2014). Chaucer y construit toute une « rhétorique du costume » (Hodges, 2014) qui, à la manière de l’héraldique, contribue à définir les personnages. Un usage particulier du costume se retrouve bien évidemment dans les fêtes de Carnaval, où chaque élément (couleurs, motifs, mais aussi grelots et autres ornements) est porteur de sens (Tissier, 1988 ; Ueltschi, 2019), comme pour le costume du fou de cour (Ménard, 1989).

Il conviendra donc de s’interroger sur le vêtement comme signe contradictoire : révélateur –   mais aussi créateur – de tensions soulignant le contraste entre sa vocation utilitaire et les enjeux de mise en scène de soi et de puissance. Le vêtement voile autant qu’il dévoile. Il traduit le décalage entre le costume d’un personnage et ce qui est dit de lui ou d’elle, entre la réalité historique et sa représentation ou re-création littéraire (Burns, 2004). Il subvertit les attentes à travers le travestissement par exemple, ou simplement par l’intermédiaire de choix vestimentaires osés, comme ce fut le cas pour toutes ces femmes qui adoptèrent le hennin en dépit d’une forte opposition des autorités morales de leur temps (Durantou, 2019).

Tout article abordant les sujets brièvement évoqués plus haut (ou d’autres en relation avec ceux-ci) est le bienvenu, mais les propositions pourront également concerner la résurgence du Moyen Âge à des époques ultérieures. On pourra questionner la vogue du médiévalisme au 19e siècle. Ce mouvement s’inscrit dans un courant tout autant esthétique qu’éthique et politique ; il vise à dénoncer la Révolution Industrielle tout en profitant de ses avancées techniques (voir William Morris, poète, artiste mais aussi industriel). Peut-on voir aussi dans le médiévalisme les prémices de la mode vestimentaire comme rébellion, alors qu’elle avait plutôt servi, au Moyen Âge et à la Renaissance encore (par exemple dans l’usage fait par le jeune Henri VIII de costumes et rituels d’origine médiévale), à conforter l’ordre établi ?

Les propositions sont à envoyer à Tatjana Silec (tatjana.silec@sorbonne-universite.fr) et Martine Yvernault (martine.yvernault@unilim.fr) avant le 15 décembre 2020, et les articles (après acceptation des propositions) avant le 15 février 2021.

Clothing as a Complex Sign in the Literature, Culture and Society of Medieval England

In medieval culture, clothes could be construed as particularly complex symbols; symbols that often contradicted each other, depending on which interpreting method one favoured.

In the Christian world, clothes were from the start connected to one emotion in particular – modesty –; they were also the consequence of a desire for knowledge presented as sinful, one which led to the gradual appearance of all the technical skills required for the production of items of clothing that were either woven or made from animal skin or plants. It should then come to no surprise that, when John Ball asked his famous (rhetorical) question: “When Adam delved and Eve span, Who was then the gentleman?”, he should have given the task of spinning wool to Eve. In the Middle Ages the skills involved in the production of fabric had become symbols of chastity and humility (Baert, Rudy, 2007). But the first clothes worn by Adam and Eve were not woven; they were made of animal skin, and given to them by God (Genesis 3,21), thus allowing for a completely different interpretation of clothing in the Bible as the manifestation of divine pity (Anne Lécu, 2016).Thus, the leather tunics God clothes the erring couple with in the Garden of Eden constitute a contradictory symbol from the start: they signal the original sin and the shame that overcame Adam and Eve, after they had eaten the forbidden fruit, as well as God’s compassion.

Clothing, whether medieval or modern, is therefore never purely utilitarian, so much so that a veritable “theology of clothing” is at work in the Bible, one that finds an equivalent in the secular, heavily hierarchised world of the Middle Ages, in which one’s standing, rather than one’s virtue, determines one’s fate. Any item of clothing is a visible marker of invisible values, defined by the choice in colours, fabrics, patterns and shapes, but also by the way it may cover a person’s body, or on the contrary reveal what is underneath. It can mediate between the physical and the spiritual planes, and, according to some theologians, even become one with the Christian man or woman, its fabric espousing the form of the faithful on the outside, just like the image of Christ informs them on the inside. (Cras, 2011). However, when opulent, it often serves to reveal the pride (as well as other mortal sins) of the person who is wearing it, thus confronting the prelates of the Catholic Church to a conundrum, as they have to choose between promoting the glory of the Church by every means, including clothing, and saving their souls. Religious garments are symbols of power, hierarchy and order, but as such they contradict the ideal of humility preached by Christ. That the former usually trumped the latter can be seen in the derogatory comments found in most of the religious texts written about hermits and other “fools-for-God”. The spiritual elites of the Middle Ages seem to have been as likely as their secular equivalents to make a show of themselves through their sartorial choices – and as vulnerable as them, if not more so, to satire!

While it is often difficult to assess where any medieval item of clothing that may have come down to us was situated on a spectrum going from the purely practical to the purely ornamental and/or symbolical, and whether it was used to cover someone’s nudity or reveal one’s body ((Koldeweij, 2006 ; Wirth, 2007), the task becomes even more complex when clothes are mentioned or play a decisive role in literature. In medieval romances, either chivalric or courtly, clothes are elements of choice in the deployment of a doxa, or even propaganda (Dimitrova, Goehring, 2015 ; Mérindol, 1989) which equates beauty with virtue in order to legitimate the supremacy of the ruling classes over the ill-dressed, ill-mannered plebs. In such a perspective, richly adorned clothes will reveal a person’s nobility (especially when his or her status is unknown) rather than his or her vanity. Conversely, nudity will not always be erotic; rather it will often be used as a signifier of folly, madness, wretchedness or coarseness, sometimes all at once as is the case with the character of the wild man. Sumptuary laws, which try to limit the access of a rising bourgeoisie to a higher status by preventing its members from imitating the sartorial codes of the aristocracy, are part of the same propaganda.

In literary works, clothes thus convey information that is coded and may at times distract the reader from the explicit message of a particular passage, or distort it, and even contradict it. It may signal hidden allegiances, illicit relationships, ostentatious behaviours. Conversely, the absence or paucity of any sartorial description is usually an ethical as well as an aesthetic choice, as is the case in the General Prologue to the Canterbury Tales (Hodges, 2014). In it, Chaucer creates what amounts to a costume rhetoric which, in a manner akin to heraldry, contributes to defining his characters. One may also mention here the particular use made of clothing during Carnival (or other carnivalesque celebrations); the court fool and his peculiar costume (which varies depending on his precise nature of his “folly”) may also come to mind (Tissier, 1988 ; Ueltschi, 2019, Ménard, 1989).

The complexity of the various functions played by clothing means that it should always be examined as the site of contradictions, some of which are particularly revealing of the tensions between its practical use and the way it may become part of the elaborate staging of one’s importance (real or imagined) (Crane 2002). Clothes may be revealing, in more ways than one. They may translate the discrepancy between a person’s sense of dress and what it really says; or between historically accurate clothing and its literary recreation (Burns, 2004). They may subvert expectations or prove controversial, as was the case with the adoption by many medieval women of the headdress called “hennin”, despite vocal opposition by moral authorities (Durantou 2019). They may even challenge order, as transvestites did.

Proposals in the various areas of study briefly delineated above (as well as others that might have been overlooked for brevity’s sake) will be welcome. We will also accept proposals in the field of medievalism, as one might examine the craze for all things medieval at the end of the 19th century as part of the Arts and Crafts movement that was ethical and political as well as esthetical, and aimed at denouncing some aspects of the Industrial Revolution while enjoying the technical advances it offered. Does the resurgence of medieval clothing in the 19th century express rebellion against conservatism (and capitalism) as opposed to previous times, during which clothes (and customs, for instance chivalric ones) evoking a long gone era were generally used to uphold order rather than subvert it ?

Proposals should be sent to Tatjana Silec (tatjana.silec@sorbonne-universite.fr) and Martine Yvernault (martine.yvernault@unilim.fr) before 15 December 2020. The accepted contributions should be sent before 15 February 2021.

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication – « Renart le Contrefait, d’après le manuscrit BNF fr. 1630 », éd. C. Pierreville, en collaboration avec R. Bellon, M. Bonansea, C. Lachet, M. Le Person, L. Louison et M. Possamaï

Roman encyclopédique rassemblant les savoirs d’un érudit du XIVe siècle, oeuvre reliquaire destinée à l’édification, Renart le contrefait est l’ultime épigone que le Moyen Âge ait donné au Roman de Renart. Son auteur, un clerc anonyme chassé des ordres pour bigamie, réécrit diverses aventures du goupil afin d’enseigner à ses lecteurs la voie étroite permettant d’utiliser l’art de Renart sans pour autant perdre son âme. Comme dans d’autres récits tardifs, le goupil incarne le mal qui ronge ce siècle, le modèle de ce qu’un preudhomme doit éviter, félonie, orgueil, luxure et gloutonnerie. Mais de manière plus inédite, il lui arrive de brider ses instincts animaux et d’obéir à la Raison. Il devient alors un exemple de la prudence et de la persévérance à suivre si l’on veut déjouer les coups du sort et les assauts de la Fortune, un miroir auquel s’identifier, une figure de l’auteur et du romancier. Le manuscrit BnF français 1630, qui conserve la première version de l’oeuvre, composée entre 1320 et 1327, n’avait encore jamais été édité en intégralité et n’était connu que par des extraits. La présente édition cherche à rendre justice au talent et aux mérites de ce clerc champenois injustement méconnu, tout en s’efforçant d’identifier les multiples textes dont s’est nourrie sa création.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Renart le Contrefait, d’après le manuscrit BNF fr. 1630, éd. C. Pierreville, en collaboration avec R. Bellon, M. Bonansea, C. Lachet, M. Le Person, L. Louison et M. Possamaï, Paris, Honoré Champion, 2020 (Classiques français du Moyen Âge, 192). 2 vol., 1380 p. ISBN : 9782745353900. Prix : 98 euros.

Source : Honoré Champion

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – « Déguisements, travestissements, transformations ». Séminaire de Questes

15 janvier, 19 février, 19 mars 2021

Le monde médiéval se considère traditionnellement comme « une vaste similitudo »[1],ce qui implique une correspondance entre l’intériorité d’un.e individu.e et l’extériorité qu’il ou elle présente aux autres ; dans le cadre de l’anthropologie chrétienne est ainsi envisagée une corrélation entre l’âme et le corps, dans un idéal de conformité qui rend possible la transparence de l’identité. L’extériorisation de cette identité s’exprime en particulier dans l’habit qui, comme le concluait Fanny Oudin dans le bulletin n°25 de Questes en 2013, fait bien le moine[2].

Mais lorsqu’il y a inadéquation entre l’extérieur et l’intérieur, le mot « déguisement » peut être posé : il peut s’agir de Trubert qui trompe le duc de Bourgogne vêtu en charpentier, médecin ou chevalier dans le contexte littéraire du fabliau, ou des masques et costumes plus ou moins tolérés par les autorités lors des carnavals. Le terme de « travestissement » est quant à lui désormais utilisé pour les personnes qui se présentent au monde sous un genre qui ne leur a pas été attribué[3] : l’exemple de Jeanne d’Arc qui revêt l’armure masculine pour combattre est le plus connu, mais on peut aussi penser aux hommes du Bascot de Mauléon qui se présentent « en habit de femmes et cruches en [leurs] mains », parlant « à fainte voix » pour prendre le château de Turie dans le troisième Livre des Chroniques de Froissart[4].

Alors que le genre suscite des réflexions d’ordre universitaire autant que politique, associer les termes de « déguisements », « travestissements » et « transformations » n’est pas anodin : loin de les envisager comme synonymes, en les mettant en relation, nous souhaitons inviter à penser la relation entre extérieur et intérieur d’un.e individu.e de manière dynamique. En effet, modifier son aspect extérieur au Moyen Âge peut aussi permettre de révéler son intériorité réelle au monde, d’attester d’une transformation intime, ou d’accompagner cette transformation identitaire. Sur ce dernier point, on pense par exemple aux travestissements forcés de saint Alexis et de sainte Hélène : ces modifications extérieures de l’individu apparaissent comme une épreuve d’humilité essentielle dans le Salut chrétien et dans l’accès à la sainteté, leur nouvelle identité[5].

Alors que notre travail en tant que chercheur.se.s est d’ordonner et de classer, il s’agira ici d’étudier des cas de l’entre-deux : on se penchera sur la porosité entre différents groupes établis et les transformations, extérieures et intérieures, que cela implique. La transformation de l’homme en animal, du démon en homme ou en femme, le passage d’un ordre social à l’autre (le laïc prenant les habits de religieux), d’une ethnie à l’autre (Guillaume d’Orange se présentant comme un Sarrasin dans La Prise d’Orange), d’un âge à l’autre, d’un état mental ou physique à l’autre (Tristan se faisant passer pour fou dans les Folies ou lépreux dans la version de Béroul), et bien sûr d’un genre à l’autre (comme les « saintes travesties »), toutes ces modifications intérieures, qu’elles soient voulues ou non, réelles ou non, impliquent des déguisements, travestissements et finalement une transformation. Au-delà du vêtement, il peut s’agir d’une modification du teint et du visage, des cheveux, de la voix, de l’attitude ou encore du nom sous lequel on se présente ; dans le Roman de Silence, Silencia devient ainsi « Silencius » lorsqu’elle se travestit en homme. Cette question du langage et de la manière dont on désigne l’individu.e dans un entre-deux est d’ailleurs fondamentale ; le discours hagiographique sur Hildegonde de Schönau, particulièrement chez Césaire de Heisterbach, permet de saisir le glissement du paraître à l’être, en hésitant entre femina fuit hic homo et uirginis quae se uirum simulauerat. On s’intéressera également aux cas où, inversement, la transformation extérieure accompagne voire entraîne une modification de l’identité : les habits utilisés lors des rites de passage permettent d’accompagner la transition d’un groupe social à l’autre, l’altération physique peut entraîner une déchéance sociale tant l’intégrité physique est la marque des élites[6].

Une dernière piste de réflexion pourra être exploitée : dans un champ plus conceptuel, on pourra  s’interroger sur la personne comme personnage. Dans la mesure où tout individu.e est pris.e dans un faisceau de représentations, il ou elle est objectivé.e et susceptible d’assignation à un être, en vertu de la lisibilité d’un code du paraître. Par rapport à un tel code, la transformation devient transgression : entre l’être et le paraître surgit un espace de « jeu » (au sens mécanique comme au sens ludique) et son investissement peut être perçu négativement, comme tromperie, menace d’ordre diabolique (en tant qu’elle sépare le paraître de l’être), car le vêtement est « un véritable uniforme »[7]. Ainsi, l’objet le plus évident – en quelque sorte le plus littéral – est le corps vêtu, c’est-à-dire le corps pris en société et qui prend sens dans un réseau de normes ; la pluridisciplinarité du séminaire invitera toutefois à considérer des objets aussi divers que liés par une façon semblable d’interroger la stabilité de l’être, son rapport à l’apparence, qu’il est notamment possible de penser ensemble en suivant les relations analogiques nouées par les textes médiévaux ou par la pensée critique. Par exemple, prendre en compte l’importance du vêtement comme signe pourra permettre de comprendre un phénomène relevé notamment par Paul Zumthor[8] : l’omniprésence de la topique de l’habillement, « premier des langages »[9], dans les artes poeticae, analogique du corps vêtu et de la parole vêtue (elocutio). Cette centralité du paradigme vestimentaire ouvrira ainsi sur un traitement pluriel de la transformation.

Axe de réflexion possibles

  • Le champ du paraître, entre inné et acquis : corps et voix, vêtement et langage.
  • Informer, déformer, transformer l’identité de l’individu : quelles transformations impliquent le passage d’un groupe social à l’autre, de l’humain à l’animal, voire d’une espèce à l’autre ? Les transformations extérieures suffisent-elles à intégrer un nouveau groupe social ? S’agit-il d’une transformation ponctuelle ou permanente ?
  • La construction de figure type : existe-t-il un regard systématique porté sur les personnes déguisées ou travesties ? On pense notamment à la construction de la uirago ou mulier fortis.
  • Pratiques sociales, pratiques individuelles : quelles fonctions revêtent ces transformations ? Comment la modification de l’extérieur accompagne-t-elle une transition intérieure ? Et de quel type sont ces transitions ?
  • Axiologie du déguisement, travestissement, transformation : transgressivité/tolérabilité, authenticité/falsification.
  • Réflexions linguistiques : comment la langue intègre-t-elle les individu.es déguisé.es, travesti.es ou en cours de transformation ?
  • Question méthodologique et épistémologique : peut-on faire l’archéologie du genre à partir d’exemples médiévaux ? De quels outils dispose le médiéviste pour penser ces transitions ? Une place particulière y est-elle accordée dans notre (re)construction scientifique et fictionnelle du Moyen Âge ?

Conditions de soumission

Cet appel à communication s’adresse aux étudiant.e.s de master, de doctorat et aux jeunes chercheur.se.s en études médiévales, quelle que soit leur discipline. Les propositions de communication, limitées à 300 mots et à une courte bibliographie, seront accompagnées d’une mention du sujet de mémoire et/ou de thèse du.de la candidat.e. Elles devront être envoyées aux organisatrices à l’adresse suivante : questes.dtt.2021@gmail.com pour le 20 novembre 2020, en vue d’une présentation de vingt minutes durant l’une des trois séances du séminaire, qui se tiendront les 15 janvier, 19 février et 19 mars 2021, et d’une publication dans la revue de l’association (questes.revues.org).

[1]Jean-Claude Schmitt, « Le Moyen Âge : ordre et désordres », Ordres et désordres, Médiévales, 4, 1983, p. 5‑14.

[2]Questes, bulletin n°25, F. Oudin (dir.), [consulté le 3 octobre 2020], URL : https://journals.openedition.org/questes/79.

[3]Au XVIe siècle, le terme « travestissement » est utilisé comme synonyme de « déguisement » ; à partir du XIXe siècle cependant, le nom se spécialise dans le domaine psychiatrique pour désigner le passage d’un genre à l’autre. On se réfère sur le sujet aux récents travaux de Clovis Maillet : Les Genres Fluides. Paris : Arkhê, 2020 ; « Du travestissement à la question trans* au Moyen Âge », Travestissements. Performances culturelles du genre, Anne Castaing et Fanny Lignon (dir.), PUP, 2020.

[4]Froissart, Chroniques,  P. Ainsworth (éd.), Paris, Librairie générale française, coll. « Lettres gothiques », t. II, p. 212.

[5]On renvoie à La Vie de Saint Alexis et à La Belle Hélène de Constantinople mentionnés dans Tanase, Gabriela. Jeux de masques, jeux de ruses dans la littérature française médiévale (XIIe – XVe siècles), Paris : Champion, 2010, p. 18-19.

[6]François Bougard, Geneviève Bührer-Thierry et Régine Le Jan, « Les élites du haut Moyen Âge : Identités, stratégies, mobilité », Annales. Histoire, Sciences Sociales, 68e Année, No. 4, Statuts sociaux (octobre-décembre 2013), pp. 1079-1112

[7]Jacques Le Goff, La Civilisation de l’occident médiéval, Paris, Arthaud, 1964, p. 441.

[8]Voir par exemple Paul Zumthor, « Les masques du poème. Questions de poétique médiévale », Masques et déguisements dans la littérature médiévale, dir. Marie-Louise Ollier, Montréal, Presses de l’Université de Montréal – Paris, Vrin, coll. « Études médiévales », 1988, p. 9-21.

[9]Nicole Pellegrin, « Le genre et l’habit. Figures du transvestisme féminin sous l’Ancien régime »,Femmes travesties : un « mauvais » genre, dir. Nicole Pellegrin et Christine Bard, Clio. Histoire, femmes et sociétés, 10, 1999, §2.

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Sacred Scripted Images – The Iconic Presence of Script in Medieval Liturgical Space

Inscribed artefacts in liturgical space, from apse mosaics to liturgical vessels, are not only evidence of the wide range of the use of script within the context of mass, but also testify to the presence of something written at a sacred place. “Presence”, here, is understood as a dynamic category, surpassing the act of reading as one form of reception and broaching the issue of the material quality of script and letters in liturgical space, as well as the visual implementation of sacred authority and power.

During the past years, the historical, art historical and liturgical sciences, as well as the visual culture studies have extensively researched the forms and requirements of presence effects (as in the exertion of sovereignty). Research has also been conducted on the different means, practices and strategies by which visual implementation (as in images, gestures and rituals) is achieved. The conference will build on this research, transferring these questions to the media of script – be it painted, chiselled, scratched, sewn or embossed. As previously indicated, the conference will focus less on the ways in which liturgical books served the reading and recitation during mass. Instead, we aim to question the material form, iconicity, and effectiveness – in short, the presence – of script in the context of mass: To which extent did script within liturgical space, especially script at and on top of the altar, produce presence and suggest sacredness? Was a sacred or sacramental significance attributed to the material appearance and presentation of single scripts and books, particularly to the “Holy script“ of the bible? Could we maybe even speak of a “sacramental presence of script” within this context? Last but not least, the conference has set the goal to test the scope and the limits of this questionable category by means of an interdisciplinary discussion. Consequently, we hope to receive contributions of art historians, theologists, historians, German philologists, liturgical science and visual culture specialists, as well as experts in other relevant scientific fields. We explicitly encourage junior scientists to submit their proposals.

Proposals for lectures of 20 – 30 minutes with a follow-up discussion can be submitted until November 13th, 2020. Please send the title for your submission, as well as a brief summary (max. 500 words), a short academic curriculum vitae (max. 1 page), and your contact information to: schriftbilder@zegk.uni-heidelberg.de.

Source : Medieval Art Research

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Journée d’étude – Les projets ChArtRes et VITRAIL : la construction de la recherche. I/ Objets d’étude et questions de méthode

Cette journée d’étude est consacrée à la recherche sur les arts de l’image en Val de Loire à la Renaissance, et plus particulièrement au tour de chœur de la cathédrale de Chartres et au corpus de verrières de la Renaissance en région Centre.

Elle est le premier volet d’un triptyque au cours duquel des chercheurs, des conservateurs et des restaurateurs analyseront les caractéristiques de ces formes et de ces objets. Un deuxième volet exposera la recherche en cours au sein des projets ChArtRes et VITRAIL. Le troisième volet fera état des développements numériques réalisés pour analyser et valoriser le patrimoine régional (maquette 3D, vues à 360° avec points d’intérêts, carte interactive…)

En raison de la situation sanitaire, la participation sera limitée et uniquement sur inscription auprès des organisateurs (aurelia.cohendy@univ-tours.fr)

Programme :

 Jeudi 5 novembre 2020

(En raison de la crise sanitaire ces visites sont réservées aux participants)

15h00 – Visite de l’église Notre-Dame-la-Riche, Tours

Vendredi 6 novembre 2020

Tours, amphithéâtre Georges Sand – CHRU Clocheville (entrée par la place Jean Meunier)

(En raison de la situation sanitaire, la participation sera limitée et uniquement sur inscription auprès des organisateurs : aureliacohendy@univ-tours.fr)

9h00 – Accueil et mot de bienvenue

9h15 – Introduction

Marion Boudon-Machuel (Professeure, Université de Tours – CESR) et Pascale Charron (Maître de conférences, Université de Tours – CESR)

9h40 – L’ornement sculpté en France à la Renaissance : corpus

Jean Beuvier (Doctorant, Université de Tours – CESR), Sarah Munoz (Maître-assistante, Université de Lausanne), Marion Seure (Doctorante, Université de Tours – Université de Lille) et Florian Hivert (Ingénieur d’études en web sémantique, MSH Val de Loire)

10h15 – L’ornement sculpté en France à la Renaissance : méthodes

Jean Beuvier (Doctorant, Université de Tours – CESR), Sarah Munoz (Maître-assistante, Université de Lausanne) et Marion Seure (Doctorante, Université de Tours – Université de Lille)

11h00 – Pause

11h15 – L’ornement sculpté à la Renaissance entre la France et l’Italie

Table ronde avec les intervenants présidée par Nicolas Cordon (Docteur, Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) et Federica Carta (Doctorante, Université de Picardie Jules Verne – Università degli Studi di Perugia)

12h30– Déjeuner

14h30 – Pierre Courtois et les vitraux du chœur de Saint-Pierre de Dreux (1475-1480)

Françoise Gatouillat (Ingénieure de recherche honoraire – Centre André Chastel)

15h15 – La verrière de Saint-Pierre de Dreux sur le thème de la légende de la Santa Casa de Lorette : iconographie et restauration 

Claire Babet (Maître verrier, La-Bourdinière-Saint-Loup) et Laurence Riviale (Maître de conférences HDR, Université Clermont-Auvergne)

16h15 – Pause

16h30 – Les vitraux récemment restaurés du musée de La Châtre : une œuvre de Jean Lécuyer, peintre et peintre verrier de Bourges

Laurence Cuzange (Maître verrier, Tours) et Michel Hérold (Conservateur général du patrimoine HDR – Centre André Chastel)

Samedi 7 novembre 2020

(En raison de la crise sanitaire ces visites sont réservées aux participants)

Matin – Visite de l’église Sainte-Marie-Madeleine de Mézières-en-Brenne

Départ de Tours à 8h00 (devant la Bibliothèque municipale)

Après-midi – Visite de l’église Saint-Jean-Baptiste de Montrésor

Retour à Tours à 17h00 (Gare)

Organisation scientifique : Marion Boudon-Machuel (Professeure, Université de Tours – CESR), Pascale Charron (Maître de conférences, Université de Tours – CESR), Aurélia Cohendy (Ingénieure de recherche pour le projet VITRAIL, Université de Tours – CESR) et Jean Beuvier (Ingénieur d’études pour le projet ChArtRes, Université de Tours – CESR)

Informations Covid Inscription obligatoire auprès des organisateurs en raison des restrictions dues au Covid

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Publication – Giovanni XXII. Cultura e politica di un papa avignonese

Il volume raccoglie i testi delle venti relazioni presentate nel corso del LVI Convegno storico internazionale del Centro italiano di studi sul basso medioevo – Accademia Tudertina, svoltosi a Todi dal 13 al 15 ottobre del 2019. Nel loro insieme questi Atti intendono offrire concreti elementi per superare la stilizzata rappresentazione consolidatasi attorno a Jacques Duèse da Cahors, papa ad Avignone tra il 1316 e il 1334 con il nome di Giovanni XXII. Il complesso profilo del pontefice nei saggi qui raccolti è esplorato in tutte le direzioni consentite dalle fonti superstiti: dalle relazioni istituzionali intessute dalla curia avignonese di Giovanni alla propensione del pontefice per le arti e la cultura, dalle esplorazioni che egli promosse verso l’estremo Oriente alla repressione avviata a danno di eretici, maghi e negromanti, per giungere, infine, al dibattito teologico, alla politica della santità, a quella ecclesiologica, alla cultura giuridica e filosofica che presso la corte di quel papa si svilupparono

Table des matières :

A. Paravicini Bagliani, Giovanni XXII e il papato avignonese
G. Lobrichon, Jean XXII. L’image du pape chez ses contemporains
F. Santi, L’ecclesiologia di Giovanni XXII
F. Treggiari, Giovanni XXII e il diritto
G. Cremascoli, La pietas di Giovanni XXII
D. Nebbiai, I libri del papa e la biblioteca pontificia
A. Le Roux, Politique fiscale et bénéficiale du pape Jean XXII
J. Miethke, Ockham und Papst Johannes XXII., Ein Konflikt mit Folgen
F. Accrocca, « Bonum est obedientia maximum » Giovanni XXII e gli Spirituali francescani (1317-1318)
M. Benedetti, Giovanni XXII, gli inquisitori, la disobbedienza
T. Danelli, Giovanni XXII e Todi. Un microcosmo complesso di relazioni
A. Vauchez, La politique de la sainteté de Jean XXII: promus et « recalés »
C. Gadrat-Ouerfelli, Jean XXII et les missions d’Orient
R. Saccenti, Correctoria, Correctoria corruptorii, Beatificatio. L’ordine domenicano, l’eredità di Tommaso d’Aquino e Giovanni XXII
G. Briguglia, La filosofia politica ai tempi di Giovanni XXII
R. Lambertini, Quidam famosus libellus: la povertà evangelica nella Quia vir reprobus di Giovanni XXII
C. Trottmann, « Nec sancti », « nec prelatus sine plebe ». Jean XXII et saint Bernard, enjeux eschatologiques
A. Ziino, Giovanni XXII e la musica: una falsa attribuzione e qualche ipotesi ‘estravagante’.

Informations pratiques :

Giovanni XXII. Cultura e politica di un papa avignonese (Todi, 13-15 ottobre 2019), Spoleto 2020, pp. XII-444, tavv. f.t. 6, ISBN 9788868093099.

Source : CISAM

Publié dans Publications | Laisser un commentaire