Appel à contribution – Mémoires d’Etat : la Paix des Dames (1529)

Journée d’études – ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – novembre 2021

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a acquis en 2019, avec le concours de l’association des Amis des Archives diplomatiques, une collection d’importance majeure, constituée d’archives de la famille de L’Aubespine, alliée aux Sully-Béthune, anciens propriétaires du château de Villebon où ces archives se trouvaient conservées. Cet ensemble d’environ 250 pièces est constitué de correspondances diplomatiques du XVIe siècle en grande partie inédites, parmi lesquelles figurent 44 lettres adressées par Sébastien de L’Aubespine, ambassadeur en Espagne, à Henri II, Catherine de Médicis, les Lorraine ou Montmorency, 31 lettres de Raymond de Fourquevaux, ambassadeur en Espagne, à Catherine de Médicis,  24 lettres de l’ambassadeur en Suisse, Guillaume du Plessis, à Henri II, Montmorency et Sébastien de L’Aubespine  ou encore celles signées par Nicolas de Neufville, sieur de Villeroy, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères.

à cette correspondance s’ajoute une pièce tout à fait exceptionnelle, une minute du traité de Cambrai du 3 août 1529, portant les signatures autographes de Louise de Savoie, mère de François 1er, et de Marguerite d’Autriche, régente des Pays-Bas, tante de Charles Quint, que ses détenteurs ont accepté de remettre gracieusement aux Affaires étrangères pour compléter la Collection des traités. Ce geste vient combler une importante lacune des institutions françaises, l’original de l’accord étant introuvable dans les collections publiques. Les Archives diplomatiques ne conservaient jusque-là du dossier que les pouvoirs de signature accordés par François 1er, ainsi qu’une partie des ratifications, les Archives nationales et la BnF ne disposant de leur côté que des copies du texte ou de la ratification définitive du roi de France.

Cette acquisition majeure offre aux chercheurs une source remarquable dont l’étude formelle pourrait contribuer à renouveler la compréhension de cette séquence historique du conflit entre la France et l’Empire – un conflit marqué par la captivité de François 1er après la bataille de Pavie aux mains de Charles Quint.

Programmée pour novembre 2021 à l’initiative de la direction des Archives du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, la journée d’étude se situe dans le prolongement du colloque international organisé à Liège et Bourg-en-Bresse en 2017-2018 autour de la « Paix des Dames (1529) » (actes édités par Jonathan Dumont, Laure Fagnart, Pierre-Gilles Girault et Nicolas Le Roux, à paraître aux Presses universitaires François Rabelais de Tours). Elle en diffère cependant en plaçant au centre de l’attention  ces archives intégrées désormais aux fonds publics et ouvertes à la recherche, au premier rang desquelles le traité retrouvé.

L’appel à communication est ouvert à tous les chercheurs, conservateurs et historiens spécialistes des pays concernés par ce traité qui consacre la domination de Charles Quint en Europe dans les années 1520-1530.  Deux axes d’étude principaux sont proposés :

1 – Archivistique

A partir d’un recensement de « l’archipel des dépôts » où sont aujourd’hui conservés les documents ponctuant les étapes de l’avènement du traité, de sa négociation à son exploitation ultérieure par les juristes (précédents) ou les érudits (à titre de sources), on s’attachera à reconstituer l’histoire de la « mise en archives » du traité, en faisant une place particulière dans cette archéologie aux dépôts d’archives privées, conservés in extenso ou au contraire disséminés au gré des dons ou des ventes. Le cheminement des documents (considérés ici comme objets d’histoire plus que comme sources), selon qu’ils aient rejoint des chartriers privés ou qu’ils aient été intégrés (par voie de séquestre, revendication, achat  ou don)  aux archives publiques en gestation (Trésor des Chartes, Archives diplomatiques) est révélateur des étapes de la stratification d’une mémoire d’Etat.

2 – Diplomatique et historique  

Suivant la ligne tracée par la journée d’études que l’Ecole des Chartes a consacrée à « Diplomatie et diplomatique à l’âge moderne : les traités » (Etudes réunies par Olivier Poncet, Ecole des Chartes, 2015), l’étude prendra pour point de départ l’analyse de la formulation et des caractères externes du traité, de façon à clarifier les procédures qui ont mené de sa rédaction à son entrée en vigueur, en se référant à ses antécédents, principalement le traité de Madrid de 1526, dénoncé par François 1er dès sa conclusion.

Cet angle de vue doit permettre d’aborder la  fabrique d’un traité, ses auteur(e)s et les phases de sa conception, dans le cas particulier de cette étonnante « Paix des Dames », qui mit en scène deux femmes appelées à exercer la Régence dans des circonstances exceptionnelles, du moins pour la France alors confrontée à la captivité du roi puis de ses fils.

L’objet de l’étude est ici la diplomatique du traité, qui est « un reflet des rapports de force et de la culture des sociétés dans lesquelles elle se développe et évolue » (O. Poncet).

Les propositions de contribution sont attendues jusqu’au 30 avril. Le programme établi sera diffusé avant le 30 mai.

Les discussions, eu égard au contexte actuel, pourront éventuellement être organisées à distance. À l’issue du colloque, la publication d’actes est prévue, comprenant, outre le texte des communications, l’édition commentée du traité et de documents complémentaires.

Pour toute interrogation au sujet des contributions, les candidats pourront s’adresser à Isabelle Nathan, cheffe du département des Publics (isabelle.nathan@diplomatie.gouv.fr) et Guillaume Frantzwa, chef du pôle des traités (guillaume.frantzwa@diplomatie.gouv.fr).

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Publication – Mark Bailey, « After the Black Death. Economy, society, and the law in fourteenth-century England »

The Black Death of 1348-9 is the most catastrophic event and worst pandemic in recorded history. After the Black Death offers a major reinterpretation of its immediate impact and longer-term consequences in England.

After the Black Death reassesses the established scholarship on the impact of plague on fourteenth-century England and draws upon original research into primary sources to offer a major re-interpretation of the subject. It studies how the government reacted to the crisis, and how communities adapted in its wake. It places the pandemic within the wider context of extreme weather and epidemiological events, the institutional framework of markets and serfdom, and the role of law in reducing risks and conditioning behaviour. The government’s response to the Black Death is reconsidered in order to cast new light on the Peasants’ Revolt of 1381.

By 1400, the effects of plague had resulted in major changes to the structure of society and the economy, creating the pre-conditions for England’s role in the Little Divergence (whereby economic performance in parts of north western Europe began to move decisively ahead of the rest of the continent). After the Black Death explores in detail how a major pandemic transformed society, and, in doing so, elevates the third quarter of the fourteenth century from a little-understood paradox to a critical period of profound and irreversible change in English and global history.

Mark Bailey is a Professor of Late Medieval History at the University of East Anglia. He was previously a Fellow of Gonville and Caius College at the University of Cambridge, a Visiting Fellow of All Souls College, Oxford, and a James Ford Lecturer in British History at the University of Oxford, 2019. He is the co-author of Modelling the Middle-Ages (Oxford University Press, 2001) and The Decline of Serfdom in Late Medieval England (Boydell and Brewer, 2014).

Table des matières :

Preface
1:Introduction
2:Old Problems, New Approaches
3:Reaction and Regulation, 1349 to 1380
4:A Mystery Within an Enigma: The Economy, 1355 to 1375
5:Injustice and Revolt
6:A New Equilibrium? Economy and Society, 1375 to 1400
7:The Decline of Serfdom and the Origins of the ‘Little Divergence’
8:Conclusion

Informations pratiques :

Mark Bailey, After the Black Death. Economy, society, and the law in fourteenth-century England, Oxford, Oxford University Press, 2021. 400 Pages, 234x153mm. ISBN: 9780198857884. Prix : £ 35.

Source : Oxford University Press

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Publication – Julie Claustre, « Faire ses comptes au Moyen Âge. Les mémoires de besogne de Colin de Lormoye »

Faire ses comptes. D’où vient cette discipline du chiffre pratiquée jusqu’au sein des familles ? Les vestiges du livre de boutique de Colin de Lormoye, un couturier du XVe siècle, installé à Paris, à deux pas de l’église Saint-Séverin invitent à une exploration de l’histoire des pratiques de comptabilité domestique. Ces comptes, à ce jour les seuls d’un boutiquier parisien conservés pour la période médiévale, sont ici édités et commentés. Ce document exceptionnel que Colin a tenu pendant plus de trente ans nous renseigne sur les usages de gestion d’un individu du « commun des gens de métier », selon les mots de Christine de Pizan. Le livre nous fait pénétrer dans l’univers quotidien d’une boutique, éclairant la vie économique d’un artisan du Moyen Âge. Il dévoile l’ampleur des savoir-faire de Colin et sa propre conception du travail, ce qu’il appelait sa « besogne ». Retrouvé dans les archives de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés, de l’université et de l’église Notre-Dame, le parcours de ce Parisien ordinaire se laisse reconstruire depuis son installation sur la rive gauche jusqu’à son accession à la maîtrise, puis à la propriété. Son insertion dans le monde de la confection parisienne est restituée grâce aux archives des métiers parisiens à la prévôté de Paris et aux documents fiscaux.

Copiant jour près jour ses factures, Colin de Lormoye déploya dans son livre un véritable idiome professionnel et en fit le lieu d’élaboration de sa dignité sociale.

Julie Claustre, ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégée d’histoire, est maîtresse de conférences d’histoire médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, habilitée à diriger des recherches. Ses travaux sont consacrés à l’histoire économique et sociale des XIII-XVe siècles, et ont touché plus particulièrement celle du crédit, des notaires, des prisons, au Moyen Âge. Elle coordonne actuellement le projet de recherche e-NDP sur le chapitre Notre-Dame de Paris et son cloître aux XIVe et XVe siècles.

Table des matières :

Introduction

Chapitre I. Le livre de boutique de Colin de Lormoye
I. Notice
II. Édition du texte

Chapitre II. Tenir ses comptes
Comptabilités personnelles à Paris
Les comptabilités et l’esprit du capitalisme : une « aveuglante clarté »
Vers une ethnographie des comptabilités médiévales

Chapitre III. Écrire, compter, agir
Écrire un livre de papier
Mettre en page
Mettre en listes et en colonnes
Calculer
Mettre en marge
Un livre personnel ?
Un livre de boutique
Un livre collectif
La mémoire, le compte et la confession

Chapitre IV. Être couturier
Colin de Lormoye, couturier et tailleur de robes
L’activité de couture dans l’espace parisien
L’économie de la couture
L’organisation communautaire des couturiers : le métier et la confrérie

Chapitre V . Les besognes de Colin
Besogne et façon : un idiome professionnel
Garde-robes
Le vêtement comme signe et comme lien

Glossaire
Index nominum
Annexes
Notes
Sources et bibliographie

Informations pratiques :

Julie Claustre, Faire ses comptes au Moyen Âge. Les mémoires de besogne de Colin de Lormoye, Paris, Les Belles Lettres, 2021 (Histoire, 152). 320 p., 15.2 x 21.5 cm. ISBN : 9782251451695. Prix : 25 euros.

Source : Les Belles Lettres

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Publication – Isabella Lazzarini, « L’ordine delle scritture. Il linguaggio documentario del potere nell’Italia tardomedievale »

La messa a scrittura del mondo politico medievale rappresenta un tema sempre più importante e frequentato degli studi medievistici: fra Tre e Quattrocento, le scritture pubbliche danno voce a decisioni, narrazioni, conti, ricordi, ragioni, diritti e si organizzano in sistemi di memoria, che generano infine attraverso i secoli edizioni, studi, interpretazioni. Questi complessi processi documentari, al crocevia fra paleografia, diplomatica e storia, sono in vario modo al centro dei saggi raccolti in questo volume: il loro interloquire reciproco è orchestrato per riflettere sulla cultura e sulle funzioni sociali dello scritto nella costruzione di sistemi al tempo stesso documentari, politici e sociali, e sulla loro reinvenzione successiva per costruire altri sistemi e la genealogia ideologica della loro legittimazione.

Isabella Lazzarini insegna Storia medievale presso l’Università del Molise. Si occupa di storia del potere tardomedievale in Italia, con un’attenzione particolare all’evoluzione delle pratiche documentarie e delle forme della comunicazione scritta e alla diplomazia. Tra le sue ultime pubblicazioni ricordiamo Communication and Conflict. Italian Diplomacy in the Early Renaissance (1350-1520), Oxford 2015; ha curato, per i nostri tipi, Social Mobility in Medieval Italy (1100-1500), con Sandro Carocci (2018) e Lo Stato italiano del Rinascimento, con Andrea Gamberini (2014).

Table des matières :

  • Introduzione. L’ordine delle scritture, l’invenzione del modello
  • I. Il linguaggio documentario del potere
    • 1. Nominare gli officiali
    • 2. Scritture dello spazio e linguaggi del territorio
    • 3. La geografia dei registri
    • 4. Le reti documentarie della diplomazia
  • II. Le reti delle lettere
    • 5. Lessico familiare
    • 6. Scrivendo littera corsiva
    • 7. Epistolarità femminile nel Trecento
  • III. L’ordine delle scritture
    • 8. L’ordine delle cose e l’ordine dei testi: liste e inventari
    • 9. La costruzione del sistema: le mentions hors teneur
    • 10. La creazione di un genere documentario: i carteggi esteri
    • 11. L’invenzione dei trattati: la pace di Lodi
  • Bibliografia
  • Indice dei nomi e dei luoghi

Informations pratiques :

Isabella Lazzarini, L’ordine delle scritture. Il linguaggio documentario del potere nell’Italia tardomedievale, Roma, Viella, 2021 (La storia. Temi, 84). pp. 396, 15×21 cm, bross. ISBN : 9788833134888. Prix : 32 euros.

Source : Viella

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Publication – Mischa Meier et Steffen Patzold, « Gene und Geschichte. Was die Archäogenetik zur Geschichtsforschung beitragen kann »

Skeptische Anfragen an einen boomenden neuen Forschungsansatz

Naturwissenschaftler beginnen historisch zu forschen: Mit ihren eigenen Methoden versuchen sie, neue Daten zur Geschichte zu gewinnen. Eine besonders große Rolle spielt dabei die Analyse alter DNA. Die Entschlüsselung jahrhundertealter Genome, so behaupten Fachvertreter, könne zentrale Fragen der Menschheitsgeschichte letztgültig beantworten. Die Ergebnisse werden in Teilen der Naturwissenschaften, aber auch in den Medien gefeiert: Bereits erzielte und zukünftige Erkenntnisgewinne werden als »unermesslich« gepriesen, unsere Geschichte müsse neu geschrieben werden.

In diesem Buch gehen zwei Historiker der Frage nach, welche historisch relevanten Fragen die noch junge Wissenschaft der »Archäogenetik« bisher tatsächlich beantworten konnte und inwiefern sie zu einer methodisch reflektierten Geschichtsforschung beizutragen vermag. Dafür werden diejenigen Gebiete näher betrachtet, auf denen die Archäogenetik bisher ihre spektakulärsten Ergebnisse erzielt zu haben glaubt: Migrationen und Epidemien. Die Analysen führen auf grundsätzliche Fragen: In welchem Verhältnis stehen Geistes- und Naturwissenschaften zueinander? Wie kann eine produktive Zusammenarbeit bei der historischen Forschung gelingen?

Mischa Meier (Jg. 1971) ist Professor für Alte Geschichte an der Universität Tübingen. Sein jüngstes Buch ist eine monumentale Geschichte der Völkerwanderung. Europa, Asien und Afrika vom 3. bis zum 8. Jh. n. Chr. (C. H. Beck 2019).

Steffen Patzold (Jg. 1972) ist Professor für Mittelalterliche Geschichte an der Universität Tübingen. Zuletzt erschienen im Hiersemann Verlag: Presbyter. Moral, Mobilität und die Kirchenorganisation im Karolingerreich.

Table des matières :

I. Einleitung

II. Wo beginnt und was ist Geschichte?

III. Wie entsteht Geschichte?

IV. Was ist wahr? Unterschiede zwischen den Fachkulturen

V. »Unermesslicher Erkenntnisgewinn«? Ein Blick auf das Erreichte
1. Zur Geschichte der Pest im 14. Jahrhundert
2. Zur Geschichte der Pest im 6.–8. Jahrhundert
3. Migration und Mobilität zur Zeit der sogenannten Völkerwanderung
a. Die Migration der Angeln und Sachsen
b. Die Migration der Langobarden nach Italien im
6. Jahrhundert

VI. Die Vernaturwissenschaftlichung der Geschichte

VII. Ausblick: Wie die Zusammenarbeit gelingen könnte

VIII. Literaturverzeichnis

Anmerkungen

Informations pratiques :

Mischa Meier et Steffen Patzold, Gene und Geschichte. Was die Archäogenetik zur Geschichtsforschung beitragen kann, Hiersemann, 2021. 163 p. ISBN : 978-3-7772-2103-8. Prix : 28 euros.

Source : Hiersemann

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Publication – « Morimond 1117-2017 : approches pluridisciplinaires d’un réseau monastique », dir. Benoît Rouzeau et Hubert Flammarion

Le colloque pluridisciplinaire tenu à Langres et à Chaumont en 2017 a réuni vingt-quatre spécialistes du monachisme cistercien pour se pencher sur les réalités du réseau tissé par Morimond à l’échelle de l’Europe.

Fondée vers 1117, à la limite des diocèses de Langres, de Toul et de Besançon, cette fille de Cîteaux essaima à travers toute la chrétienté grâce au dynamisme incessant de ses abbés dont le message trouva un écho auprès des institutions et des fidèles. Prolongeant les travaux de Michel Parisse sur les origines de l’abbaye et l’analyse des vestiges archéologiques trouvés sur le site, l’ouvrage illustre l’importance des sources écrites médiévales et modernes et la fécondité de les croiser avec les données matérielles en variant les angles d’approche. La connaissance des bâtiments abbatiaux, du cloître et de la nécropole en sort précisée et renouvelée. Une attention particulière est portée au rôle des abbés comme Henri de Carinthie au XIIe siècle, Antoine de Bosredon au XVe siècle, ou Jean Coquey au XVIe siècle qui continua à jouer un rôle international malgré les soubresauts de la Réforme. Précisant et complétant les listes d’abbés de la fin du Moyen Âge, l’enquête souligne l’activité de ces hommes en perpétuel mouvement entre les filles de l’Ordre. Gravement touché par les troubles qui secouèrent le continent au XIVe et XVe siècle, il manifesta sa vitalité retrouvée en pratiquant une gestion efficace de son temporel et en menant à bien la reconstruction de nombreux établissements. Des résumés en trois langues et un index des noms de lieux et de personnes complètent cet ouvrage et en font une référence et un outil de travail indispensable à tout chercheur tourné vers la compréhension de la nébuleuse cistercienne.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Morimond 1117-2017 : approches pluridisciplinaires d’un réseau monastique, dir. Benoît Rouzeau et Hubert Flammarion, Nancy, Presses universitaires de Nancy – Editions Universitaires de Lorraine, 2021 (Archéologie, Espaces, Patrimoines). 522 p. ISBN : 9782814305892. Prix : 30 euros.

Source : LCPDU

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Appel à contribution – Pierre à Pierre III. Économie de la pierre entre Rhin et Loire aux périodes historiques

Charleville-Mézières / Sedan
4-6 novembre 2021

Après deux éditions qui furent de véritables succès – la première à Nancy en 2015 et la se- conde à Namur / Dinant en 2018 – le troisième congrès Pierre-à-Pierre se tiendra dans les Ardennes françaises à Charleville-Mézières et Sedan, du 4 au 6 novembre 2021.

Ce colloque international est organisé par le Service archéologique départemental des Ardennes, l’Université de Reims Champagne Ardenne, l’Université de Lorraine, le Centre Ardennais de Recherches Archéologiques et le Service Régional d’Archéologie DRAC Grand- Est, avec le partenariat de la ville de Charleville-Mézières, du Château fort de Sedan et du Musée de l’Ardenne.

Les colloques Pierre-à-Pierre ont pour vocation d’ouvrir des axes de réflexion sur les constructions, diffusions et usages de la pierre à bâtir ou de la pierre ornementale.

Cette édition 2021 propose un cadre chronologique et géographique volontairement large, puisqu’allant de la Protohistoire jusqu’au XVIIIe siècle, en étant ouvert aux communications diachroniques, et de la Loire jusqu’au Rhin, ce qui inclut potentiellement tout le nord de la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, ainsi que 4 fleuves majeurs (Loire, Seine, Meuse et Rhin).

Dans ce large cadre, trois thématiques principales permettront de questionner la pierre du point de vue technique, fonctionnel et symbolique.

Ainsi, il sera possible d’envisager des problématiques sur les stratégies d’emploi des matériaux tant pour la construction que la reconstruction ou la restauration, mais aussi d’ouvrir la réflexion aux moellons et autres simples pierres à bâtir. Un dernier axe permettra de dé- passer le domaine du bâti avec des interrogations sur l’emploi de la pierre dans le contexte funéraire.

Axe 1 : Construire et reconstruire en pierre

Directement inspiré des problématiques actuelles liées aux travaux en cours pour la restau- ration de la cathédrale Notre Dame de Paris, cet axe thématique s’intéresse à la construction en pierre, avec comme idées sous-jacentes d’aborder les stratégies d’emploi au sein d’un même chantier de pierres différentes suivant leurs qualités intrinsèques, mais aussi d’étudier les édi ces comme des bâtiments polyphasés et diachroniques, dont les différentes phases de construction, reconstructions, réaménagements, restaurations peuvent avoir conduit à l’emploi de pierres différentes.

S’ouvrent alors des thèmes possibles comme les remplois, les changements d’approvisionnements sur le temps long, ou la mise en avant des paramètres qui ont conduit à la sélection d’une pierre plutôt qu’une autre (choix techniques, esthétiques, économiques…), etc.

Axe 2 : Moellon et pierre de taille

Les pierres ornementales, les marbres et les pierres de taille sont fréquemment au cœur des discussions ou publications scientifiques autour de la Pierre. Mais qu’en est-il des autres pierres, celles qui composent une majorité de murs moins « nobles » ou moins exposés, celles qui remplissent les espaces moins valorisés ou qui étaient recouvertes d’enduits et donc invisibles.

Ce thème se propose d’aborder les « grandes » pierres de taille, les pierres de taille moins connues ou simples pierres à bâtir, utilisées sous couverture, enduits ou comme moellons. Il peut accepter des communications sur les carrières, la diffusion des pierres, les techniques de taille ou de mise en œuvre. Seront aussi acceptées des études holistiques des géomatériaux sur un édifice ou une région, si celles-ci abordent à la fois les pierres de taille « nobles » et les pierres plus « communes ». Pourront alors être discutées, les stratégies d’approvision- nements ou l’impact territorial ou économique que peuvent avoir les besoins en différentes catégories de matériaux.

En n, à cause de sa nature essentielle pour la construction, le thème des pierres à chaux, pourra faire l’objet de quelques communications, si celles-ci sont replacées au sein des différents emplois de géomatériaux dans un cadre donné (pierres de taille, moellons et pierres à chaux).

Axe 3 : La pierre et la mort

En n, le troisième thème permet d’ouvrir ce colloque au monde des morts aux travers des pierres funéraires (pierres tombales, monuments ou sarcophages) ou aux représentations anthropomorphes symboliquement figées dans la pierre. Car la pierre, à cause de sa résis- tance au temps, a souvent été un élément fort des mobiliers funéraires, parfois assortis de traditions culturelles ou techniques spécifiques.

Pour cet axe thématique pourront être abordés des sujets dédiés à l’étude de carrières de sarcophages ou de mobiliers funéraires, de leur diffusion et emploi, mais aussi des aspects plus symboliques, s’ils sont rattachés à des traitement techniques de la pierre ou à des pra- tiques particulières qui peuvent influencer la signification même de l’usage ou de la présence de ces pierres dans un corpus.

À travers ces trois axes principaux, ce colloque, comme ses prédécesseurs, pourra accepter des communications orientées vers l’analyse des sources écrites, aux analyses des géomatériaux, et des résultats issus de programmes de recherche, d’études issues de l’archéologie préventive ou de travaux d’étudiants.

Deux niveaux d’interventions sont envisagés : la communication de 20 min et les posters. Tous deux seront susceptibles d’être intégrés à la publication des actes du colloque.

Langues du colloque : français et anglais

Les propositions devront être faites sous la forme d’un résumé de 300 mots maximum, avec le détail des auteurs, affiliations et mails, résumés en français et anglais et transmises avant le 01 JUIN 2021 à lorraine.desart@cd08.fr .

Proposition de communication : avant le 20 JUIN 2021
Colloque : du 4 au 6 novembre 2021
Date limite de l’envoi des textes pour la publication : 31 décembre 2021

Comité scientifique

Lorraine Desart (CD08-Cellaa), Mikel Etchart-Salas (CD08-Cellaa), Gilles Fronteau (Université de Reims), Cédric Moulis (Université de Lorraine), Mathieu Piavaux (Université de Namur), Maxence Pieters (CARA-UMR 6298).

Comité d’organisation

Lorraine Desart (CD08), Gilles Fronteau (Université de Reims), Cédric Moulis (Université de Lorraine), François Party (CD08-Cellaa), Maxence Pieters (CARA-UMR 6298).

Contacts

lorraine.desart@cd08.fr

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Publication — « Espaces ecclésiastiques et seigneuries laïques (IXe-XIIIe siècle) », éd. Tristan Martine, Jessika Nowak, Jens Schneider

De la fin du IXe au XIIIe siècle a lieu en Occident un processus de séparation des pouvoirs aristocratiques laïques et ecclésiastiques, en lien avec la réforme grégorienne, tandis que l’on assiste également à un phénomène de spatialisation, puis de territorialisation, du pouvoir. Si ces thématiques sont au cœur de nombreuses recherches actuelles, les chercheurs francophones et germanophones les comprennent très différemment. Ainsi, à l’inverse des Français, les Allemands ne se sont quasiment pas, après 1945, intéressés aux problèmes spatiaux : le terme allemand Territorialisierung, qui recouvre l’idée que le pouvoir des aristocrates ait pu être fondé sur un principe territorial et reposer sur des espaces aux frontières plus ou moins bien définies, n’est utilisé que pour décrire des phénomènes à partir de la fin du XIIe siècle.

Ce volume réunit donc les textes de jeunes chercheurs et chercheuses issus des deux rives du Rhin afin de comparer ces approches à partir de l’étude de l’élaboration de nouveaux modèles de domination spatiale dans les royaumes de France et de Germanie. Ils s’intéressent de manière concrète à l’intrication des espaces laïques et ecclésiastiques, aux formes et aux enjeux des zones d’interface entre ces deux mondes, aux conflits et aux interactions résultant de leurs délimitations. Cela doit permettre de dépasser les traditions historiographiques nationales pour susciter de nouvelles approches comparatistes et ainsi créer les conditions d’un dialogue renouvelé.

Table des matières :

Avant-propos – Discussions entre voisins. Espace, concept et expérience de l’espace selon les perspectives des médiévistes français et allemands/Gespräche unter Nachbarn. Raum, Raumbegriff und Raumerfahrung aus Perspektiven der französischen und deutschen Mediävistik — Tristan Martine, Jessika Nowak, Jens Schneider
Introduction. Ecclesia et spatialisation des rapports sociaux – Michel Lauwers
Aspekte der Konstituierung von Rechtsräumen – Caspar Ehlers, Tristan Martine, Jessika Nowak, Jens Schneider

Première partie. DES MODÈLES ET DES MOTS : LES ENJEUX DE LA DOMINATION SPATIALE

Des structures domaniales aux territoires ecclésiaux ? Entités spatiales et dynamique du processus de spatialisation dans les actes diplomatiques (VIIe-XIIIe siècles) – Nicolas Perreaux
Recht und Raum zwischen Karolinger- und Ottonenzeit. Zum Sendhandbuch des Abtes Regino von Prüm – Felix Grollmann
Des dominations désincarnées ? Dépendants et dépendantes entre l’abbaye de Maroilles et la seigneurie d’Avesnes au milieu du XIIe siècle – Nicolas Schroeder
Imitatio episcopi ? Le rôle des évêques dans l’émergence de seigneuries laïques polarisées en Lotharingie méridionale (Xe-XIe s.) – Tristan Martine

Deuxième partie. INTRICATION DES ESPACES LAÏQUES ET ECCLÉSIASTIQUES

Implantations prieurales et enjeux territoriaux aux confins de la Bretagne et de l’Anjou (XIe-XIIe siècles) – Jérôme Beaumon
La seigneurie ecclésiastique de Saint-Étienne de Troyes. Approches d’un espace non territorialisé (XIIe-XIIIe siècles) – Thomas Lacomme
Espaces ecclésiastiques et seigneuries laïques en Vermandois occidental (XIe-début XIIe siècles) : complémentarités et distinctions. Le cas du Mont-Saint-Quentin – Paul Chaffenet
Terre d’Église puis seigneurie laïque en Bretagne : l’exemple de Rannée/La Guerche (XIe-XIIIe siècles) – Julien Bachelier

Troisième partie. INTERFACES, CONFLITS ET TENSIONS

Die Integration Burgunds in das Kaiserreich. Eine Analyse der Netzwerke burgundischer Bistümer – Lisa Klocke
Conflits spatiaux et territorialisation seigneuriale. La famille de Lusignan et les espaces ecclésiastiques – Clément de Vasselot de Régné
Die Bischöfe von Verden in ottonischer Zeit. Bischöfliches Agieren in Räumen geistlicher und weltlicher Macht – Tobias P. Jansen
Entre diocèse et seigneurie ecclésiastique. Remarques sur l’espace épiscopal en Gévaudan (XIe-XIIe siècles) – Fernand Peloux
Espaces ecclésiastiques et seigneuries laïques. Définitions, modèles et conflits en zones d’interface (IXe-XIIIe siècles). Éléments de conclusion – Florian Mazel

Index des lieux
Index des personnes
Résumés
Les auteur·e·s

Informations pratiques :

Espaces ecclésiastiques et seigneuries laïques (IXe-XIIIe siècle), éd. Tristan Martine, Jessika Nowak, Jens Schneider, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2021 (Histoire ancienne et médiévale). 244 p., 16 x 24 cm. ISBN : 979-10-351-0611-9. Prix : 24 euros.

Source : Éditions de la Sorbonne

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Séminaire — Retour aux sources de l’histoire des croisades

La surabondante bibliographie consacrée aux croisades et aux états latins, tout comme les grands noms d’historiens qui y sont accolés, de l’Angleterre à la France, de l’Allemagne à Israël, pourrait décourager de nouvelles recherches. Pourtant, depuis plus d’une vingtaine d’années, le renouveau des études sur l’Orient au Moyen Âge montre la vitalité de ce vaste champ d’études, que ce soit à travers les ordres militaires, la publication des sources littéraires et diplomatiques, les découvertes archéologiques ou le défrichage de nouveaux champs tels que la vie quotidienne et l’usage du français au Levant. Plus récemment, des voies encore peu explorées – stimulées par la thématique des émotions ou de la matérialité – croisant discours politiques, œuvres spirituelles et témoignages iconographiques ou monumentaux, montrent avec finesse les relations fluctuantes avec Jérusalem et les lieux saints, plus généralement entre Orient et Occident.

Programme :

Matthieu Rajohnson (Université Paris Nanterre), L’Occident au regret de Jérusalem (1187-fin du XIVe siècle), présentation du livre
Discutant : Martin Aurell (Université de Poitiers/CESCM)

Clément Dussart (Université de Poitiers/CESCM/CRFJ), L’écriture dans les lieux saints : graffiti latins et pèlerinages en Palestine (XIe-XVIe siècle)
Discutant : Carlo Tedeschi (Università degli Studi « G. d’Annunzio » Chieti – Pescara)

Informations pratiques :

Date: Jeudi 25 mars 2021, 14h-16h (heure française)
Organisé par Vincent Lemire et Estelle Ingrand-Varenne

Lien Zoom :   https://zoom.us/j/99916988908? wd=RjNhcXZWdzBWSVZpUDNWYnRrTXBrQT09
Info sur :  http://www.crfj.org/webinaire-retour-aux-sources-des-croisades-25-mars-2021/ 
Contact : estelle.ingrand.varenne@univ-poitiers.fr

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Publication – Dominique-Marie Dauzet, « L’Ordre de Prémontré »

Né en 1121 à Prémontré, dans une vallée de la forêt de Saint-Gobain, dans l’Aisne, cet ordre de chanoines réguliers fondé par saint Norbert allie la vie contemplative communautaire à la vie pastorale active. Son développement considérable dans l’Europe médiévale n’est comparable qu’à celui de l’ordre cistercien, son contemporain. Avec quelque six cents maisons de l’Irlande à la Terre sainte, en passant par l’Angleterre, la Flandre ou l’Espagne, cet ordre canonial, français d’origine, a traversé, non sans périls, la guerre de Cent Ans, la Réforme luthérienne, la Révolution française et les totalitarismes du XXe siècle. Sa longue histoire, passionnante, est trop méconnue. Pour la première fois, à partir des sources et des archives, elle est racontée ici pour un grand public, comme une aventure. Présent aujourd’hui dans les cinq continents, l’ordre de Prémontré, toujours en expansion, fête en 2021 son neuvième centenaire, le regard tourné vers l’avenir.

Le père Dominique-Marie Dauzet est chanoine régulier prémontré de l’abbaye de Mondaye (Calvados). Docteur en histoire des religions (EPHE-Sorbonne), il a publié de nombreux travaux d’hagiographie et d’histoire de la spiritualité, dont La mystique bien tempérée (Cerf, 2007, prix Cardinal-Grente de l’Académie française) et Claire de Castelbajac (Presses de la Renaissance, 2010).

Informations pratiques :

Dominique-Marie Dauzet, L’Ordre de Prémontré, Salvator, 2021. ISBN : 9782706720505. Prix : 29 euros.

Source : Salvator

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