Au croisement de plusieurs champs disciplinaires comme la sociologie, l’histoire et l’anthropologie, les études de genre interrogent les limites identitaires de chacun·e. Construction sociale propre à chaque culture et chaque groupe humain, la notion de genre est au cœur des normes sociales qu’elle contribue à définir et redéfinir. À travers les cultures et les époques, les genres et les sexes ont rarement été limités à la seule dualité masculin-féminin. Dans ce numéro, les auteur·rice·s sont invité·e·s à s’intéresser à ce qui se situe sur ce spectre mais aussi au-delà de cette frontière binaire du genre. Peuvent être appréhendés, à la liberté des auteur·rice·s, les axes suivants : transidentité, androgynie, intersexuation, uidité, travestissement, castration, etc. Les articles pourront aborder ces thèmes et d’autres à travers les sources archéologiques, épigraphiques, iconographiques, par l’étude des mythes ou des constructions sociales, mais aussi questionner le regard porté par les études historiques et archéologiques modernes sur le genre et la sexuation dans les sociétés anciennes et médiévales.
Coordination du numéro
Loubna AYEB (Archéorient) et Élise PAMPANAY (HiSoMA)
Calendrier
• 20 juin 2021 : date limite de soumission des articles complets • 1er septembre 2021 : retours des évaluations aux auteurs • 1er novembre 2021 : date de retour des versions corrigées • décembre 2021 : parution du numéro
Modalités de soumission
Les auteurs adresseront leur contribution à frontiere-s@mom.fr en précisant leur statut et leur organisme de rattachement.
Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 22000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1200 caractères, espaces non compris) et de mots- clés en français et en anglais.
Frontière·s, Revue d’archéologie, histoire & histoire de l’art, est une revue en Open Access soutenue par la Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux et hébergée par la pépinière de revues Prairial. Elle s’adresse aux chercheurs dont les travaux portent sur les sociétés antiques et médiévales. Son objectif est de proposer à la communauté scientifique un support de publication rapide et interdisciplinaire tout en garantissant la rigueur scientifique d’une revue à comité de lecture.
La finalité de la revue est d’appréhender la frontière comme objet transdisciplinaire et d’observer de quelle manière elle est abordée par des archéologues, historiens de l’art et historiens. Le comité de rédaction de Frontière·s invite les auteur·rice·s à traiter des problématiques renouvellées tous les semestres.
Les chercheur·euse·s peuvent aussi proposer des articles «au l de l’eau» qui intégreront la section varia de chaque numéro. Des comptes-rendus d’ouvrages traitant des frontières, des limites, des modalités de séparation, etc. peuvent également être proposés.
To celebrate the start of the Santiago de Compostela Jubilee Year (Xacobeo 2021), the Complutense Foundation publishes an open-access digital edition of the book “The Portal of Glory: Architecture, Matter, and Vision,” which is the first publication of the A. W. Mellon Program for the study and conservation of the Portal of Glory of Santiago Cathedral
The essays in this volume explore the constellation of images and creative processes that originate at the intersection between built architecture and imagined architecture, offering a unique vision of the Portal of Glory in its material reality, its constructive techniques, its scenographic design, its symbolic dimensions, and its phenomenological effects. In their totality, and in their individual contributions, the articles reveal yet-unknown aspects of Master Mateo’s intervention in the cathedral of Santiago, from the time he took over the direction of the works around 1168 to the moment of the temple’s consecration in 1211 – a long period that also witnessed the construction of two additional related projects: the magnificent stone choir, and the west façade. The book offers complete new architectural and digital reconstructions of both the stone choir and the west façade, with the restitution of all the displaced sculptures to their original locations and the analysis of the « avant-garde » enveloping scenography they were part of.
Table des matières :
Preface: A Perpetual Morning. Francisco Prado-Vilar
1. Aula Siderea: Architecture, Transfiguration, and Eschatology in the Cathedral of Santiago. Francisco Prado-Vilar
2. The Façade of the Portal of Glory: Revelation of a Recovered Masterpiece. Francisco Prado-Vilar
3. Terrestrial and Celestial Connections through Symbolic Schemata: The Stone Choir within the Sacred Topography of Santiago de Compostela. Erika Loic
4. The Western Part of the Cathedral of Santiago de Compostela: An Approach towards the Building and the History of its Construction. Annette Münchmeyer
5. The Construction of the Portal of Glory. Bernardino Sperandio
6. The Creation of the Portal of Glory: An Examination of its Construction and Building Tecniques. Rodrigo de la Torre Martín-Romo
7. A Granite Garden: The Historic and Cosmic Time of the Stone. Lorena Bello Gómez
Epilogue: The Double Sunset of the Angel of History
Les sources représentent le support de toute entreprise de recherche en sciences humaines et sociales. Elles désignent l’ensemble des documents sélectionnés par le chercheur qui lui permettent de construire et étayer son discours scientifique, en tant qu’ils permettent l’émission d’hypothèses ou qu’ils apparaissent comme des preuves permettant de les confirmer ou de les réfuter[1]. Dans un souci d’objectivité et de scientificité, le chercheur croise ses sources et en questionne aussi bien le contenu que la forme, multipliant ainsi ses approches méthodologiques. Parmi ces sources, certaines semblent a priori insaisissables ou à la marge du fait de leur nature et des usages particuliers qu’elles supposent. Pourtant, les traces orales, sonores, visuelles, éphémères, rares et uniques nous proposent, pour toutes les périodes historiques, de nouvelles réflexions et interprétations des passés et de la manière dont ils nous parviennent. Ainsi, cette rencontre organisée entre les jeunes chercheurs de l’École nationale des chartes et de l’École pratique des hautes études se propose-t-elle d’interroger ces sources à saisir au prisme de leurs temporalités multiples, des moyens et des méthodes qu’elles supposent. Le caractère insaisissable de ces sources peut leur être intrinsèque – ainsi en est-il de l’éphémère ou de la source immatérielle. Mais il peut aussi être le fait des différences d’usage qu’implique l’inscription de la source dans des temporalités diverses, et notamment de la divergence des regards que portent sur elle les hommes du passé et les chercheurs. Ces usages sont historiquement situés et constituent un marqueur du rapport particulier d’une société à sa propre histoire. Il s’agit, en outre, de questionner les outils et les méthodologies auxquels ces derniers peuvent recourir pour les saisir ou, autrement dit, les définir, les collecter, les appréhender, les comprendre et les exploiter.
L’histoire se définit comme discipline scientifique au XIXe siècle en fondant sa légitimité sur l’étude de la source écrite. Ce n’est que tardivement que les sources orales sont invoquées dans le paysage historiographique états-unien, anglais, puis français au début du XXe siècle[2]. Ces sources peuvent être orales par leur nature même – lorsqu’elles sont le fruit d’enregistrements – ou, pour des périodes plus anciennes notamment, prendre la forme d’une trace écrite ou visuelle derrière laquelle l’oralité est parfois perceptible. Dans ce second cas, tout le travail de l’historien consiste à croiser des sources de types différents afin de saisir une culture orale disparue[3]. Quant aux sources issues d’enregistrement, elles demeurent longtemps l’apanage des ethnologues, sociologues, géographes et historiens de la culture populaire[4], avant d’intéresser, à partir des années 1970-80, les institutions, les administrations, les ministères ou les associations[5]. L’oralité pose néanmoins des problèmes d’objectivité, de juridiction et d’éthique, en tant qu’elle pose la question de la variabilité et de la subjectivité du témoignage (lui-même provoqué ou non) et celle des collecteurs et conditions de collecte (enregistrement, vidéo) qui dépendent de la pérennité ou de l’obsolescence des outils techniques employés (magnétophone, caméra, outils numériques et informatiques). L’ajout de l’image au son a, en outre, permis d’apporter des connaissances factuelles sur l’environnement du témoin, sur sa personnalité et sur les conditions de son témoignage et ainsi « d’affiner la “critique de sincérité” appliquée aux témoins[6] ». Ces sources orales, sonores et audio-visuelles, se doivent d’être analysées avec un certain recul critique à l’aune d’un système de référentiels[7] qui garantira une certaine « stabilité[8] » des documents de travail.
À ces sources s’ajoutent, au rang des sources à saisir, les éphémères, que John E. Pemberton définit en 1971 comme des « documents dont la production est liée à un événement particulier ou à une question d’actualité, et qui ne sont pas destinés à survivre aux circonstances de leur message[9] », et que Nicolas Petit rapproche de l’occasionnel et du « non-livre » puisqu’ils ne sont pas destinés à passer à la postérité mais bien plutôt, en tant qu’« imprimés jetables[10] », à être détruits ou recyclés[11]. Il peut s’agir de documents volants (prospectus, tracts), ou de l’ordinaire (journaux, faire-part, cartes postales, almanachs mais aussi affiches ou graffitis). Scripturaux quoique liés à l’oralité, les éphémères troublent le chercheur puisqu’ils programment par essence « [leur] propre oubli[12] ». Néanmoins, force est de constater que malgré leur évanescence, les éphémères témoignent massivement de la culture visuelle, de la vie sociale et des soulèvements populaires dans un temps et un espace donnés. Par des choix de collecte, de conservation, d’archivage et de catalogage, certains éphémères se patrimonialisent[13]. Ces fossiles d’éphémères sont issus d’une sédimentation opérée par ceux qui sont à l’origine de cette patrimonialisation (collectionneurs, archivistes…) : le message immédiat est cristallisé et les chercheurs peuvent le saisir, modifiant son horizon temporel. À l’heure du numérique, une réflexion doit également être menée sur les moyens contemporains des chercheurs pour collecter et conserver la trace de nouveaux éphémères, instantanés et dématérialisés – comme les tweets ou stories des réseaux sociaux – et qui constituent toujours une source féconde pour écrire une histoire politique et sociale.
Enfin, ces sources à saisir peuvent se définir par leur rareté, voire leur caractère unique. Ainsi, certaines sources tiennent-elles leur rareté du fait qu’elles ont été particulièrement confrontées à la destruction accidentelle ou intentionnelle. Sans pour autant trahir une mauvaise intention, c’est plutôt l’évolution du rapport des hommes à leurs documents que révèlent ces actions de destruction, dont résulte un paysage documentaire parcellaire que l’historien peine à rendre intelligible. D’où la nécessité pour le chercheur, au-delà des biais suscités par les aspects quantitatifs, de se poser la question de la raison de la conservation des sources auxquelles il s’intéresse. La source rare ou unique peut aussi l’être parce qu’elle a été conçue pour être unique dans sa forme ou pour être originale dans sa conception. Il faut alors tenter de ressaisir l’intention perdue des hommes du passé, voire de reconstruire la raison de documents parfois délaissés[14]. Ces sources peuvent par conséquent surprendre le chercheur autant qu’elles le désarment. Marginales tant par leur forme que leur contenu, elles sont parfois le fruit de découvertes fortuites[15], des rescapées de la destruction ou des accidents de conservation, et contrastent avec notre « obsession contemporaine de la conservation[16] » où tout est désormais susceptible de devenir un objet patrimonial.
En s’appuyant sur ce corpus de sources à saisir – dont la définition n’est ici volontairement pas exhaustive – et sur les problématiques temporelles et méthodologiques qu’elles soulèvent, cette journée d’étude invite les jeunes chercheurs à exposer, à partir de leurs travaux, leurs propres sources à la marge, leurs approches scientifiques et leurs utilisations des outils méthodologiques pour s’en saisir. Quels ont été les critères de définition, de sélection et de hiérarchisation de son corpus de sources ? Quelle proportion occupent les sources à la marge dans ce corpus ? Peuvent-elles se substituer complètement aux sources textuelles ou nécessitent-elles un croisement des sources ? Le jeune chercheur doit-il élaborer une nouvelle grille de lecture, un nouveau questionnaire et de nouveaux outils méthodologiques pour les définir, les collecter, les appréhender et les exploiter ? Quel rôle les sources à la marge ont-elles joué dans la problématisation de leur objet d’étude ? Ont-elles déconstruit des a priori et sont-elles à l’origine de remises en perspective de sujets de recherche ? Peuvent-elles être un objet d’étude en soi pour pallier les manques de l’histoire sociale minoritaire ? Comment les humanités numériques peuvent-elles contribuer à intégrer les sources à la marge dans l’écriture des sciences sociales ? A contrario, quel rôle peut avoir l’évolution des outils numériques pour saisir les sources à la marge et quels problèmes cela pose-t-il ?
Cette journée d’étude interdisciplinaire s’adresse à tous les jeunes chercheurs, masterants ou doctorants, issus de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, de la littérature et des langues, sans restriction temporelle ou géographique. Elle se tiendra le 23 juin 2021 à l’École nationale des chartes. Les propositions de communication doivent comprendre un titre et un résumé (350-500 mots en anglais ou en français), une brève bio-bibliographie et des informations de contact. Elles doivent être envoyées au plus tard le 21 février 2021 à l’adresse : chroniques.chartistes @ chartes.psl.eu
Le comité d’organisation répondra aux propositions avant le 1er mars 2021. Une aide financière peut être proposée aux participants afin de couvrir les frais de voyage et d’hébergement dans la mesure du possible. La publication d’un volume des actes de la journée est prévue.
Comité d’organisation sous le comité scientifique de Christine Bénévent, professeur d’histoire du livre et de bibliographie à l’École nationale des chartes : Émilien Arnaud (ENC), Juliette Curien-Mangel (ENC), Lucence Ing (ENC, ED 472 – Centre Jean Mabillon), Mélisande Krypiec (ENC), Camille Napolitano (EPHE, ED 472, EA 7347) et Loïc Pierrot (ENC/ENS).
[1] Se référer aux actes des journées d’études Formuler l’hypothèse, établir la preuve : du travail sur les sources à l’écriture de l’histoire, organisées les 28 et 29 octobre 2020 au Campus Condorcet et à l’École nationale des chartes. [2] Descamps Florence, L’historien, l’archiviste et le magnétophone. De la constitution de la source orale à son exploitation, Paris, Institut de la gestion publique et du développement économique, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2005, p. 29-147. [3] Voir notamment Waquet Françoise, Parler comme un livre. L’oralité et le savoir (XVIe-XXe siècles), Paris, Albin Michel, 2003 ; Corbin Alain, Les Cloches et la terre : paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au XIXe siècle, Paris, Albin Michel, 1994 ; de manière plus générale, se référer au développement du mouvement des sound studies décrit dans Le Guern Philippe, « Sound studies. Sons de l’histoire et histoires du son », Revue de la BNF, 2017/2 (n°55), p. 21-29. [4] Waquet Françoise, op. cit. p. 8. [5] Songeons, notamment, au Act Up Oral History Project débuté en 2002. Voir également Descamps Florence, « Et si on ajoutait l’image au son ? Quelques éléments de réflexion sur les entretiens filmés dans le cadre d’un projet d’archives orales », La gazette des archives, n°196, 2004, p. 95-122, p. 95-96. [6]Ibid. [7] Descamps Florence, « Archives orales et histoire des organisations », Annuaire de l’École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques [En ligne], 151 | 2020, mis en ligne le 09 juillet 2020, consulté le 09 novembre 2020. DOI : https://doi.org/10.4000/ashp.3921[8] Waquet Françoise, op. cit., p. 27. [9] Belin Olivier et Ferran Florence, « Les éphémères, un continent à explorer », dans Belin Olivier et Ferran Florence Les éphémères, un patrimoine à construire, Fabula/Colloques, 2016 [En ligne], mis en ligne le 24 janvier 2016, consulté le 12 novembre 2020. URL : https://www.fabula.org/colloques/document3097.php[10] John Lewis, Collecting printed ephemera (1976) cité dans Ibid.[11] On sait que certains éphémères, mis au rebut, ont été utilisés pour renforcer des plats de reliures dont la restauration a permis la mise au jour. [12] Petit Nicolas, L’éphémère, l’occasionnel et le non-livre (xve-xviiie siècles), Paris, Klincksieck, 1997, p. 16. [13] Belin Olivier et Ferran Florence, « Le fonds Deloyne… », dans Belin Olivier et Ferran Florence Les éphémères, un patrimoine à construire, op. cit. [14] C’est ainsi, par exemple, que le projet interdisciplinaire POLIMA (« Pouvoirs des listes au Moyen Âge »), lancé en 2014, s’attache à étudier l’écriture médiévale des listes en tentant de caractériser des formes de classement du savoir et de contribuer à une histoire des rationalités pratiques et intellectuelles. [15] On pense notamment aux inscriptions du menuisier Joachim Martin sous le plancher du château de Picomtal dans les Hautes-Alpes, retrouvées au début des années 2000 à l’occasion de travaux de rénovation, qui constituent pour l’historien une forme de témoignage unique de la vie quotidienne d’une société villageoise montagnarde au début de la IIIe République (Boudon Jacques-Olivier, Le plancher de Joachim. L’histoire retrouvée d’un village français, Paris, Belin, 2019). [16] Morsel Joseph, « Ce qu’écrire veut dire au Moyen Âge… Observations préliminaires à une étude de la scripturalité médiévale », Memini. Travaux et documents, Société des études médiévales du Québec, 2000, p. 4.
15-16 octobre 2021 BFM de Limoges Propositions à rendre avant le 15 avril 2021
En association avec la DRAC de Nouvelle-Aquitaine site de Limoges (Hélène Mousset, Conservatrice-adjointe), l’Université de Limoges (Anne Massoni, Professeure d’Histoire médiévale) et l’association Archéologie en Limousin qui publie la revue Travaux d’Archéologie Limousine (TAL), l’association CAHMER (Centre d’Archéologie et d’Histoire Médiévales des Etablissements Religieux, « Lieux et enjeux de pouvoir ») organise des journées d’étude sur un mode ternaire alternant les axes hospitalier, religieux et castral des lieux, enjeux de pouvoir et pôles structurants du territoire, thèmes qui orientent l’action scientifique de l’association.
Elles ont été inaugurées en octobre 2020 par le symposium sur l’archéologie hospitalière organisé par Bruno Tabuteau à la Médiathèque de la ville de Limoges (BFM). Il s’agissait de discuter du fait hospitalier, médiéval et moderne, dans sa globalité et d’inaugurer un axe de recherche fort et novateur au sein de l’association.
Les 15 et 16 octobre 2021 aura lieu le deuxième volet de ce cycle, consacré à l’histoire et à l’archéologie des abbayes chefs d’ordre à l’époque médiévale et moderne.
Si les grandes congrégations monastiques et canoniales ont fait l’objet de belles synthèses historiques, les données, souvent récentes, fournies par l’archéologie n’ont pas toujours été suffisamment mises en perspective avec celles issues des corpus documentaires. Par ailleurs, les différentes formes de vie religieuse ont longtemps été étudiées séparément.
Le but de ces rencontres serait de faire un bilan des travaux archéologiques anciens et récents concernant les grandes congrégations religieuses qui se constituent en Occident au Moyen Âge (Cîteaux, Cluny, Grandmont, Prémontré…) pour comprendre leur organisation, leur mode de fonctionnement et leur évolution (remaniements, reconstructions…) jusqu’au XVIIIe siècle. La confrontation des informations permettrait d’enrichir notre connaissance des différentes formes de vie religieuse régulière, de leur diffusion et structuration en réseaux et leur cohabitation. Cette première rencontre concernera avant tout les abbayes chefs d’ordre et de réseaux, ayant rassemblé autour d’elles un certain nombre de maisons, abbayes et prieurés, que ce soit par le biais de fondations ou par la réforme d’établissements plus anciens.
Si la genèse des grandes congrégations monastiques (Cluny, Cîteaux, Marmoutier…) vient d’abord à l’esprit, de grandes fédérations de chanoines réguliers se développent aussi à partir du XIe siècle (Saint-Ruf, Saint-Quentin de Beauvais, Saint-Jean-des-Vignes, Arrouaise, Saint-Victor,
Prémontré…). Ce foisonnement et cette diversité de communautés religieuses, qui adoptent des règles et des coutumes différentes, cachent de nombreux points communs (participation des seigneurs aux fondations, fonctions, organisation spatiale…).
Si l’étude archéologique devra être privilégiée, le dialogue avec les autres disciplines (histoire, histoire de l’art…) fera l’objet de toute l’attention de ces rencontres. Les communications concernant les abbayes à la tête de congrégations (Cluny, Cîteaux, Marmoutier, Prémontré…) seront retenues de préférence, sauf cas particulier. Une table ronde permettra, enfin, de synthétiser et de mettre en perspective les différents apports de ces deux journées.
Cette manifestation scientifique aura lieu les 15 et 16 octobre 2021 à la BFM de Limoges, auditorium Clancier. Les frais d’hébergement et les repas seront pris en charge par le CAHMER.
Merci d’envoyer vos propositions de communication (titre et résumé de quelques lignes) avant le 15 avril 2021 à l’adresse suivante : juliecolaye@gmail.com.
Journée d’étude organisée par le CAHMER, avec la participation de la DRAC de Nouvelle- Aquitaine, de l’Université de Limoges et de l’association Archéologie en Limousin.
Comité d’organisation : Julie Colaye et Philippe Racinet (histoire et archéologie médiévales, Université de Picardie).
Le labEx Hastec est évidemment soucieux de l’aide à apporter aux jeunes chercheurs dans la mise en œuvre de son programme. Notre Laboratoire d’Excellence en histoire et anthropologie des savoirs, des techniques et des croyances (HASTEC) propose pour l’année universitaire 2021-2022, 4 contrats doctoraux (3 ans) et 6 contrats post-doctoraux (1 an) à de jeunes chercheurs inscrivant leurs recherches dans les champs thématiques du LabEx.
Pour les candidatures auxcontrats post-doctoraux, le dossier de candidature doit être envoyé sous forme électronique au format .pdf (un seul fichier portant le nom du candidat) et la publication significative (aussi au format .pdf), avant le mardi 2 mars 2021 (à 9h), à Sylvain Pilon, le coordinateur du LabEx (Coordinateur.Hastec@ephe.psl.eu).
Pour les candidatures auxcontrats doctoraux, le dossier de candidature doit être envoyé sous forme électronique au format .pdf (un seul fichier portant le nom du candidat), avant le mardi 4 mai 2021 (à 9h), à Sylvain Pilon, le coordinateur du LabEx (Coordinateur.Hastec@ephe.psl.eu).
Note pour les candidatures aux contrats doctoraux : le dossier doit être visé par l’école doctorale dans laquelle le candidat souhaite s’inscrire. Le candidat doit donc être vigilant par rapport au calendrier et prévoir suffisamment de temps pour obtenir ces signatures : durant la période des vacances scolaires, les écoles doctorales peuvent être fermées (Vacances de printemps : du 17 avril au 2 mai 2021).
The structures of the late ancient Visigothic kingdom of Iberia were rooted in those of Roman Hispania, Santiago Castellanos argues, but Catholic bishops subsequently produced a narrative of process and power from the episcopal point of view that became the official record and primary documentation for all later historians. The delineation of these two discrete projects—of construction and invention—form the core of The Visigothic Kingdom in Iberia.
Castellanos reads documents of the period that are little known to many Anglophone scholars, including records of church councils, sermons, and letters, and utilizes archaeological findings to determine how the political system of elites related to local communities, and how the documentation they created promoted an ideological agenda. Looking particularly at the archaeological record, he finds that rural communities in the region were complex worlds unto themselves, with clear internal social stratification little recognized by the literate elites.
Santiago Castellanos is Associate Professor of History at the University of León.
Table des matières :
Preface
Chapter 1. The Collapse of the Roman Empire in Hispania: Between the Texts and the Archaeological Revolution Chapter 2. Political Overview: The Beginnings of the Gothic Kingdom in Iberia Chapter 3. Structures of Power: Magnates and Dependents Chapter 4. Negotiating and Imposing: Kings and Local Worlds Chapter 5. Inventing a Kingdom: Projecting Messages
Conclusion
Chronology Notes Bibliography Index Acknowledgments
Informations pratiques :
Santiago Castellanos, The Visigothic Kingdom in Iberia Construction and Invention, UPenn Press, 2020. 288 pages | 6 x 9 | 8 illus. ISBN 9780812252538. Prix : GBP 66,00.
Coordinación: Leticia Agúndez e Iván García Izquierdo
Programme :
Leticia Agúndez (Univ. Cantabria) – Presentación. Estado de la cuestión David Peterson (Univ. Burgos) – Del Oja al Oca. La consolidación de la frontera oriental de la diócesis burgalesa Iván García Izquierdo (Univ. Burgos) – Beneficios, disputas y falacias: Id conformación meridional de la diócesis de Burgos Mariel Pérez (Univ. Buenos Aires) – Jurisdicción episcopal, territorio diocesano y dinámicas sociales. Aproximación a los procesos de configuración de la diócesis medieval en el noroeste hispánico
Les 62e Rencontres du CEEB se dérouleront à l’Université de Bâle du 16 au 19 septembre prochains.
Le thème portera sur « Loyauté et trahison dans les pays bourguignons et voisins (XIVe-XVIe siècles) ». Le sujet sera envisagé dans une perspective très large, y compris interdisciplinaire. Il ouvre sur deux comportements contraires, dont l’un, la trahison, fascine des esprits enclins à une vision pessimiste de la nature humaine. Ils englobent les mobiles personnels tels que le désir ardent de réussite, la soif de pouvoir ou la cupidité autant que les émotions, dont l’amour, la haine, l’angoisse, la rancune ou la vengeance. Ils incluent également les convictions politiques et religieuses. L’éventail des cas de trahison et d’abus de confiance que l’on vise à étudier lors du colloque est donc assez large. Il s’étend de la grave infidélité en amour, donc de l’adultère, à la félonie, à la désertion ou au passage à l’ennemi. Mais le phénomène de la trahison doit être abordé aussi par rapport au comportement inverse qu’est la loyauté qui peut s’envisager dans des temps ordinaires, mais aussi dans un contexte troublé. Il est donc possible d’étudier par contraste l’image harmonieuse du couple, la loyauté au seigneur, au prince, à la ville, la fidélité indéfectible en tant de troubles, de guerre et de défaite.
L’Europe occidentale entre le XIVe et le XVIe siècle est un espace déchiré par de multiples conflits, dont la guerre des Cent Ans est certes l’un des plus marquants, mais loin d’être le seul. Les pays bourguignons, situés au cœur de cet espace, où une grande importance est attribuée à la chevalerie, à l’idée de service et à la fidélité au prince, et où, en même temps, se sont multipliées les intrigues privées ou publiques, les querelles intestines et les révoltes semblent être un champ d’observation prometteur pour aborder les différentes facettes du sujet. Plusieurs questions clés guideront les communications. Comment est valorisée et entretenue la loyauté ? Quels sont les liens créateurs de la fidélité ? Quelles tensions existent entre le devoir de loyauté et la tentation de la trahison ? De quelles manières les différents actes de trahisons se déroulent-ils ? Comment sont-ils mis en scène, respectivement par quels mots sont-ils décrits ? Et enfin : comment ces manquements au devoir de fidélité sont-ils jugés et, éventuellement, justifiés, en Bourgogne et ailleurs ?
INTERESSE(E) ??? Faites-le nous savoir AVANT LE 15 FEVRIER 2021 et nous vous ferons parvenir toutes les informations utiles
Fruits de plus de dix ans de recherches, les trois premiers volumes de l’édition critique intégrale du cycle de Guiron le Courtois, un énorme ensemble romanesque en prose traitant de la vie des pères des héros arthuriens, viennent de paraître en Open Access grâce à une subvention du Fonds National Suisse pour la recherche.
Guiron le Courtois est un cycle romanesque arthurien en prose dont la genèse est datable du deuxième quart du XIIIe siècle. Il a deux grands modèles : le Lancelot-Graal et le Tristan en prose. Son succès à l’échelle européenne pendant trois siècles repose sur une idée simple : les narrations qui le composent relatent l’histoire des ancêtres des chevaliers de la Table Ronde familiers à tout lecteur de romans arthuriens en prose : Lot, le père de Gauvain, Urien, le père d’Yvain, Lac, le père d’Érec, et surtout Méliadus, le père de Tristan. Guiron le Courtois est bien le cycle des pères, qui montre l’univers arthurien en éclosion. Le Gruppo Guiron – constitué en 2008 à Paris, dirigé par Lino Leonardi et Richard Trachsler, coordonné par Nicola Morato – réunit à présent une quinzaine de chercheurs. Il a pour objectif principal l’étude et la publication intégrale du corpus des narrations du cycle. En 2018, le groupe a publié un volume de Prolégomènesà l’édition chez Garnier et, en 2020, les trois premiers volumes de l’édition critique du corpus.
À l’occasion de cette parution, l’éditeur SISMEL-Edizioni del Galluzzo propose 20% de réduction sur l’achat des trois tomes imprimés (240€ au lieu de 300€), ainsi que de nombreuses réductions sur d’autres volumes de leur collection traitant de littérature chevaleresque ; il est possible de passer commande à l’adresse order@sismel.it.
Partie IV – Accès Il ciclo di Guiron le Courtois. Romanzi in prosa del secolo XIII. Edizione critica diretta da Lino Leonardi e Richard Trachsler. IV. Roman de Guiron. Parte prima. A cura di Claudio Lagomarsini. SISMEL, 2020 (Archivio Romanzo, 38). Ril. pp. XVI-897, € 110,00. ISBN : 978-88-8450-969-7.
Partie V – Accès Il ciclo di Guiron le Courtois. Romanzi in prosa del secolo XIII. Edizione critica diretta da Lino Leonardi e Richard Trachsler. V. Roman de Guiron. Parte seconda. A cura di Elena Stefanelli. Ril. pp. XVI-920, € 110,00 (Archivio Romanzo, 39). ISBN : 978-88-9290-059-2.
Partie VI – Accès Il ciclo di Guiron le Courtois. Romanzi in prosa del secolo XIII. Edizione critica diretta da Lino Leonardi e Richard Trachsler. VI. Continuazione del Roman de Guiron. A cura di Marco Veneziale. Ril. pp. XVI-530, € 80,00 (Archivio Romanzo, 40). ISBN : 978-88-8450-982-6.
Jeudi, 4 février (14h-16h) – Webinaire Anne RAUNER, docteure en histoire médiévale (ARCHE) « Penser les documents nécrologiques médiévaux à l’échelle du système documentaire de la memoria.»
Jeudi, 4 mars (16h-18h) – Webinaire Laurence BUCHHOLZER-REMY, MCF en histoire du Moyen Âge (ARCHE) « Combler l’absence et la distance: pratiques épistolaires municipales en Haute-Allemagne (XIIIe-début XVIe siècle) »
Jeudi, 15 avril (14h-16h) – Webinaire Juliette DELOYE, docteure en histoire moderne (ARCHE / U. Montpellier) « Instituer le ministère des Affaires étrangères par l’écriture (XVIIIe-début du XIXe siècle) ».
Jeudi, 20 mai (14h-16h) – salle à préciser1 Cléo RAGER, docteure en histoire médiévale (LAMOP / U. Lille) « Verba volant, scripta manent ? Les logiques de conservation de l’écrit municipal à Troyes à partir du XIVe siècle. »
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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