Publication – François Foronda, « Privauté, gouvernement et souveraineté. Castille, XIIIe-XIVe siècle »

Avant le temps des ministres-favoris de l’époque baroque, les rois de l’Europe médiévale ont compté dans leur proximité sur l’assistance de personnages souvent vus comme leur préfiguration. Cette expérience de la privauté n’est cependant pas partout de même intensité. Ainsi, la Castille de la fin du Moyen Âge se distingue-t-elle par une continuité d’expérience. Ce terrain s’avère donc particulièrement propice pour interroger l’identité de la privauté médiévale, son sens historique. La privauté (privanza) est un choix, celui de l’amitié contre la parenté. Réalisé sur le terrain idéologique à partir du milieu du xiiie siècle, ce choix se fait stratégique au début du xive siècle : contre ses parents et ses barons, qui entendent exercer une emprise sur sa royauté, le roi lance ses créatures, les privados, pour s’en libérer. Si ceux-ci oeuvrent donc à une expulsion, ils organisent dans le même temps une participation alternative et plus large au gouvernement du roi, celui de sa personne et de son royaume. La privauté fait ainsi sentir quel dépassement sociétal affecte la compagnie royale à partir du XIIIe siècle. Et la répétition des expériences de privauté au XIVe siècle fonde un régime politique, marqué par la distinction entre gouvernement et souveraineté. Cet essai envisage à nouveaux frais ce moment fondateur de l’expérience médiévale du pouvoir d’État.

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Table des matières :

I. Une relation gouvernementalisante
II. L’amitié gouvernementale
Annexe 1 – Les mots de la privauté dans la Gran conquista de Ultramar et leurs correspondants français
Annexe 2 – Schémas de cooccurrences
III. Une formule de réassurance
IV. Un régime politique
Annexe finale – Privanza ¿Una definición?
Sources
Bibliographie
Table analytique

Informations pratiques :

François Foronda, Privauté, gouvernement et souveraineté. Castille, XIIIe-XIVe siècle, Madrid, Casa de Velázquez, 2020 (Bibliothèque de la Casa de Velázquez, 78). 294 p. ISBN : 9788490962619. Prix : 27 euros. Accès libre en ligne.

Source : Open Éditions

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Appel à contribution – Les sources perdues : une fatalité pour l’historien ?

Journée d’études
Université de Tours
4 juin 2020

« Manque au récolement ».

Quel chercheur en archives n’a pas été confronté à cette mention administrative, synonyme d’une privation de source et toujours, naturellement, celle qu’il aurait souhaité particulièrement consulter. Au-delà du cadre archivistique : quel chercheur en histoire ne s’est jamais trouvé face à une absence de données, un vide, une destruction irrémédiable, une source perdue ?

Toutes les sources sont concernées, qu’elles soient textuelles, épigraphiques, iconographiques (enluminures, peintures, sculptures ; monuments ; photographies) ; musicales (partitions, instruments perdus, parfois retrouvés) ; archéologiques (d’un simple habitat jusqu’à des sites entiers). Alors même que le chercheur en histoire se donne pour mission de mettre au jour les sources, de les lire, de les décrypter et de les analyser, afin de contribuer à une connaissance plus fine et renouvelée du passé, se retrouver privé de matière à réflexion constitue un indéniable obstacle.

Est-il néanmoins impossible à franchir ? Le chercheur est-il réellement, ou seulement momentanément bloqué par cet aléa ? Comment traite-il ce cas ? Peut-il contourner la difficulté et auquel cas, comment ? Les nouvelles technologies sont-elles un atout toujours plus essentiel en la matière ? Les sources perdues sont-elles une fatalité pour l’historien ?

C’est à ces réflexions qu’est consacrée la sixième journée d’études de l’AJCH, suivant les axes que voici :

Axe 1 : Appréhender les sources perdues

– Comment aborde-t-on le cas de sources perdues ?
– Quelles sont ces sources perdues ? Certaines sont-elles davantage menacées que d’autres (sources du quotidien, par exemple) ?
– Ces pertes sont-elles des obstacles momentanés ou définitifs à la bonne compréhension d’un fait, d’un phénomène ?
– Certaines ont-elles des conséquences inattendues pour l’historien, qui aura à en tenir compte ?
– Comment agir lors de pertes en cours(progressives, mais encore non définitives, par exemple) ? L’historien peut-il lutter contre la montre pour compenser le manque à venir ?
– Est-il possible de quantifier les pertes ? D’estimer la différence entre la production initiale (d’une administration par exemple) et ce qu’il en reste aujourd’hui ?
– Faut-il faire une histoire des sources perdues et comment l’écrire ?

Axe 2 : Travailler sans les sources perdues

– Comment contourner la difficulté que constituent ces manques en cours de recherches ?
– Certaines sources, perdues à l’état original, subsistent parfois sous divers formats (copies intégrales ou partielles, mentions, contemporaines ou ultérieures, de première ou de seconde main ; reproductions iconographiques de tout type) : jusqu’à quel point l’historien peut-il les utiliser pour contourner la perte originelle ?
– De manière générale, peut-on atteindre son objectif par un autre biais et finalement se passer de la source primitive ?
– En cas de perte réellement totale et, jusqu’à nouvel ordre, définitive, comment doit-il éventuellement adapter son travail, ses méthodes, afin de « faire sans » ?
– Le recours à la pluri ou l’interdisciplinarité permet-il de « compenser » les sources perdues ? Jusqu’à quel point ? Quelles en sont les limites ?

Axe 3 : Reconstituer ou retrouver les sources perdues

– Comment reconstituer une source perdue ? Sur quelles bases ? Quel temps peuvent prendre tâtonnements et ajouts progressifs ?
– Reconstituer une source perdue : est-ce toujours une solution ? Que dire d’éventuelles reconstitutions inexactes, qui ont pu induire en erreur le chercheur ?
– Lutter contre un vide laissé par un manque de sources a-t-il parfois contribué à créer une méthode de recherches ? De nouvelles technologies ?
– Ces technologies sont-elles de plus en plus indispensables pour reconstituer ou retrouver une source perdue ? Quelles limites conservent-elles, en dépit des progrès récents ?
– Jusqu’à quel point reconstituer ou retrouver les sources perdues peuvent-elles constituer le seul quotidien d’un chercheur, qui vouerait son travail à une enquête constante ?
– Retrouver une source anciennement perdue, n’est-ce pas le meilleur moyen de résoudre le problème ?
– Retrouver une source anciennement perdue permet-il réellement de résoudre des cold cases ? Est-il des cas où, au contraire, l’incertitude ou l’ignorance demeurent malgré tout ?

Cette journée d’étude, organisée par l’Association des Jeunes Chercheurs en Histoire (AJCH), est dédiée aux jeunes chercheurs et chercheuses – doctorant·e·s et docteur·e·s – en histoire, histoire du droit, histoire de l’art et archéologie et étude des civilisations, travaillant sur toutes les périodes. Elle devrait faire l’objet d’une publication.

Les propositions de contributions, d’environ 3 000 signes, accompagnées d’un CV d’une page maximum, sont { envoyer { l’adresse ajchsources2020@gmail.com, avant le 16 mars 2020.

Le résultat des sélections des propositions de contribution sera connu à la fin du mois de mars.

Organisation :
– Emmanuelle Athimon (CRHIA et LETG – Université de Nantes / LHSV – ENPC),
– Sabria Benzarti (Université d’Artois – CREHS),
– Fanny Giraudier (LARHRA),
– Marjolaine Lémeillat (CeTHIS – Université de Tours / CRHEC – Université Paris Est-Créteil).

Source : AHMUF

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Publication – Gilles Veinstein, « Les Esclaves du Sultan chez les Ottomans. Des mamelouks aux janissaires (XIVe-XVIIe siècles) »

Gilles Veinstein nous transporte au coeur de l’Empire ottoman des XIV-XVIIe siècles, en l’appréhendant par son institution politique la plus emblématique : les esclaves du sultan ou, pour reprendre la formulation ottomane, les « esclaves de la Porte (kapı kulları) ». Si ces esclaves partagent avec l’ensemble de la population servile de l’Empire ottoman les traits inhérents à leur condition, le rang qu’ils occupent dans l’État et dans la société correspond assez peu au cliché du « personnel » du sultan.

Ces esclaves de la Porte témoignent d’un phénomène beaucoup plus ancien qui n’est pas propre à l’Islam mais qui, à partir de l’Empire abbasside au IXe siècle de notre ère, a connu dans plusieurs régimes musulmans un développement et une place d’une grande importance : l’esclavage gouvernemental ou étatique. En un sens, dans ce domaine comme dans bien d’autres, l’Empire ottoman ne fait que s’inscrire dans la suite des États musulmans antérieurs. Cependant, ici comme ailleurs, il renouvelle sur plus d’un point l’institution ancienne : on songe d’abord à cette méthode si décriée de recrutement, le devşirme, ou « ramassage » de jeunes garçons sujets du sultan.

La présente édition, issue des cours de Gilles Veinstein au Collège de France en 2009 et 2010, a été élaborée par Elisabetta Borromeo à partir d’un premier jet manuscrit, complété par l’enregistrement audio des cours, puis annotée.

Gilles Veinstein (1945-2013), historien spécialiste d’histoire turque et ottomane, directeur d’études à l’Ehess, a dirigé l’équipe « Études turques et ottomanes » de ce même établissement. En 1998, il a été élu professeur au Collège de France. Parmi ses publications : Le Sérail ébranlé. Essai sur les morts, dépositions et avènements des sultans ottomans, XIVe-XIXe siècle (2013, avec N. Vatin) ; L’Europe et l’islam. Quinze siècles d’histoire (2009, avec H. Laurens et J. Tolan). Il a dirigé (2015, avec F. Georgeon et N. Vatin) le Dictionnaire de l’Empire ottoman.

Elisabetta Borromeo, historienne spécialiste des voyages et des communautés catholiques dans l’Empire ottoman, est ingénieure d’études au CETOBaC (Cnrs, Ehess, Collège de France). Elle est l’auteur de Voyageurs occidentaux dans l’Empire ottoman (1600-1644). Inventaire des récits et étude sur les itinéraires, les monuments remarqués et les populations rencontrées (2007). Elle a dirigé avec N. Vatin Les Ottomans par eux-mêmes, paru aux Belles Lettres.

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Table des matières :

Préface par Elisabetta Borromeo
Note sur l’édition
Note sur la transcription
Abréviations

LEÇON DU 6 JANVIER 2009
Préambule

PREMIÈRE PARTIE. L’ESCLAVAGE DANS LE MONDE MUSULMAN
Chapitre premier. Le statut juridique des esclaves
Chapitre II. L’esclavage « privé » dans l’Empire ottoman

DEUXIÈME PARTIE. L’ESCLAVAGE MILITAIRE ET GOUVERNEMENTAL DANS LE MONDE MUSULMAN AVANT LES OTTOMANS
Chapitre III. Le « paradigme mamelouk »
LEÇON DU 13 JANVIER 2009
LEÇON DU 20 JANVIER 2009

Chapitre IV. Le « paradigme mamelouk » dans le monde musulman post-abbasside
La partie orientale du monde musulman
LEÇON DU 27 JANVIER 2009
Vers le sud et l’ouest
L’Égypte et la Syrie

TROISIÈME PARTIE. L’ORGANISATION MILITAIRE DANS L’EMPIRE OTTOMAN : LES TROUPES NON SERVILES

Chapitre V. Les origines de la première armée ottomane
LEÇON DU 3 FÉVRIER 2009

Chapitre VI. La cavalerie provinciale : Les sipahi et leur timar (seconde moitié du XIVe-XVIe s.)
LEÇON DU 10 FÉVRIER 2009
Le progrès des techniques de guerre et le déclin de l’armée timariale
Retour sur la généalogie de l’institution
Une cavalerie d’hommes libres

Chapitre VII. L’infanterie des azab (XIVe-XVIe s.)
LEÇON DU 17 FÉVRIER 2009
Les azab dans un kanunname de la fin du XVe siècle
LEÇON DU 24 FÉVRIER 2009
Chapitre VIII. L’infanterie des yaya et des yürük, la cavalerie des müsellem et autres corps paramilitaires (XIV-XVIe siècle)
Yaya et müsellem : statut fiscal et mode de fonctionnement d’après un règlement de la seconde moitié du XVe siècle
Yaya, yürük et müsellem : du statut de corps militaires à celui de corps auxiliaires
LEÇON DU 3 MARS 2009
D’autres corps paramilitaires : voynuk et derbendci
Chapitre IX. Les akinci : une troupe de raideurs à l’origine de l’armée ottomane
Les akıncı, le butin de guerre et le pencyek
LEÇON DU 5 JANVIER 2010

QUATRIÈME PARTIE. L’ESCLAVAGE MILITAIRE ET GOUVERNEMENTAL DANS L’EMPIRE OTTOMAN
Chapitre X. Introduction

Chapitre XI. Les janissaires
La création du corps des janissaires d’après les chroniqueurs
L’origine légendaire des janissaires et le Vilayetname de Hacı Bektaş
LEÇON DU 12 JANVIER 2010
L’organisation du corps des janissaires et son évolution
Les janissaires et les armes à feu
LEÇON DU 19 JANVIER 2010

Chapitre XII. Les acemi oğlan
La création des acemi oğlan selon l’auteur anonyme des Règlements des janissaires
Un réservoir de main-d’oeuvre pour l’État
LEÇON DU 26 JANVIER 2010
LEÇON DU 2 FÉVRIER 2010
Le cursus des acemi oğlan et le séjour « chez les Turcs »
Les acemi oğlan, apprentis janissaires ?
LEÇON DU 9 FÉVRIER 2010
La préparation militaire des acemi oğlan
Les conditions de vie des acemi oğlan
LEÇON DU 16 FÉVRIER

Chapitre XIII. L’approvisionnement en « esclaves du sultan » : le pencyek
Le pencyek d’après les chroniqueurs
Le pencyek d’après un firman de Bayezid II
LEÇON DU 23 MARS 2010
Pour une chronologie du pencyek

LEÇON DU 23 FÉVRIER 2010
Chapitre XIV. L’approvisionnement en « esclaves du sultan » : au-delà du pencyek
Butin de guerre, janissaires et captifs chrétiens
LEÇON DU 2 MARS 2010
Du pencyek au devşirme

Chapitre XV. L’approvisionnement en « esclaves du sultan » : le devşirme
LEÇON DU 9 MARS 2010
Les origines du devşirme
Fréquence des campagnes de recrutement et nombre de recrues
LEÇON DU 16 MARS 2010
Le devşirme en Anatolie
Le devşirme en Roumélie
Les recrues du devşirme : citadins ou paysans ?
Les populations exemptes du devşirme
Les recrues du devşirme, leurs origines ethniques et religieuses
Le déroulement d’une campagne de devşirme
LEÇON DU 30 MARS 2010
Le profil des recrues : âge, état civil, caractéristiques physiques
Fuites et dissimulations des recrues et abus des recruteurs
Notes conclusives sur le devşirme

Glossaire
Sources d’archives
Bibliographie
Index

Informations pratiques :

Gilles Veinstein, Les Esclaves du Sultan chez les Ottomans. Des mamelouks aux janissaires (XIVe-XVIIe siècles), Paris, Les Belles Lettres, 2020. 432 pages, 15.1 x 21.5 cm ISBN : 9782251450728. Prix : 27 euros.

Source : Les Belles Lettres

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Publication – Christelle Balouzat-Loubet, « Louis X, Philippe V, Charles IV. Les derniers Capétiens »

Si les trois fils de Philippe le Bel, qui régnèrent de 1314 à 1328, sont connus grâce aux livres de Maurice Druon et à la série qui en a été tirée – Les Rois maudits –, que savons-nous réellement de la vie et de l’action des derniers Capétiens ? La fiction a certes retenu les frasques de leurs épouses dans la tour de Nesle ou la supposée malédiction lancée depuis son bûcher par Jacques de Molay, mais la place de leurs règnes mérite en réalité d’être réévaluée.

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Pour comprendre la politique de Louis X (1314-1316), Philippe V (1316-1322) et Charles IV (1322-1328), et la dynamique qui entraîne la fin d’une dynastie qui régna sur la France pendant plus de trois siècles, l’auteure s’empare des pièces à la disposition de l’historien. Elle montre alors qu’en parachevant l’œuvre de leur père, les trois frères ont, chacun avec leur personnalité, posé les fondements de la France des Valois et comptent eux aussi parmi les artisans de la construction de la monarchie française.

Informations pratiques :

Christelle Balouzat-Loubet, Louis X, Philippe V, Charles IV. Les derniers Capétiens, Passés / Composés, 2019. 208 pages, 14 x 20 cm. ISBN : 978-2-3793-3161-9. Prix : 19 euros.

Source : Passés / Composés

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Journée d’étude – The social intellectual: experience and thought in the Middle Ages

The King’s Manor, Exhibition Square, University of York, York, Y01 7EP
Thu 19 Mar 2020 09:00 to 19:00

This international conference explores the organic relationship between lived experience and academic/religious thought, beginning from the position that intellectual activity and social experience were closely intertwined in the medieval period. The conference honours the work of Professor Peter Biller FBA in his 75th year, whose attempts to situate practical medieval thinkers in their milieux have inspired many of the speakers.

Book Event : here

37. March, Social intellectual (1092324398)

Convenors:
Dr Lucy Sackville
, University of York
Professor John H. Arnold, University of Cambridge

Speakers:
Dr Jessalynn Bird, St Mary’s College, USA
Dr Irene Bueno, University of Bologna, Italy
Dr Emily Corran, University College London
Dr Zubin Mistry, University of Edinburgh
Dr John Sabapathy, University College London
Dr Nicholas Townson, Winchester College
Dr Reima Välimäki, University of Turku, Finland
Dr Joseph Ziegler, University of Haifa, Israel

Registration
This conference will take place at the University of York. A registration fee is payable at the time of booking.

Organised in partnership with the University of York and the University of Cambridge

Source : British Academy

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Appel à contribution – Using the Past: The Middle Ages in the Spotlight

The international conference “Using the Past: The Middle Ages in the Spotlight” will take place at the Monastery of Santa Maria da Vitória (Batalha, Portugal) on December 10–12, 2020.

The conference aims at bringing together scholars from all around the world concerned with the uses of the medieval past. Participants will address when, where, how, why and by whom the medieval past has been used, with papers embracing a broad chronological timeline that begins in the medieval period itself and extends to include contemporary politics, society and mass media. Thus, this conference seeks to provide a forum for scholars who are willing to examine and to advance knowledge on the use of the medieval past, contributing to a better assessment of contemporary realities, problems and challenges.

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Possible questions, topics and approaches may include, but are by no means restricted to, the following:

  • Methodological Approaches: Terminology, Concepts, Categories. Scholars are invited to present papers focusing on the terminology and conceptual frameworks of Medieval Studies, Medievalism and Mittelalter-Rezeption. Papers questioning the uses, accuracy and usefulness of traditional categories within Medieval Studies, such as Gothic, Romanesque, Anglo-Saxon, or Dark Ages, would also be appropriate.
  • Academic Medievalism. Scholars are invited to analyse how and to what extent personal ideologies (e.g. political or religious) underpin academics’ approaches to the Middle Ages, whether implicitly or explicitly. In addition, papers in this category might consider how the locations of universities and research centres within specific geopolitical contexts might influence academics to promote a certain vision and study of the medieval period (e.g. institutions located in a region or territory with separatist or nationalistic agendas).
  • The Reception of the Middle Ages. Scholars are invited to propose case studies addressing the use, reuse, recreation, invention, imagination and evocation of the medieval past, from the Middle Ages onwards, both in European and Non-European territories. Papers considering the medieval past as inspiration in literature, visual arts, music, theatre, cinema, television, comics or video games are welcome. In addition, papers focusing on longue durée phenomena will be very appropriate (e.g. the political and ideological (re)use of medieval figures during and after the Middle Ages, or the creation of collective memory and its use in families, institutions, societies and nations). Regarding non-European territories, we welcome case studies that focus on (but are not limited to) the following questions: What kind of agents were involved in promoting, creating and receiving medieval heritage in the nineteenth through twenty-first centuries in non-European territories? What was the relation established with native cultures? Was there any attempt to combine medieval European recreations with local cultural and artistic traditions?
  • Contemporary Politics, Society and Mass Media. The conference aims at analysing the noticeable and repeated number of recent phenomena—from the Iberian Peninsula, to Brazil and New Zealand—where the medieval period has been invoked in political campaigns, in support of independence movements, and as justification for racialized agendas and even terrorist attacks.
  • Tourism and the Middle Ages. Special attention will be given to case studies that approach how the growing development of tourism from the nineteenth century onwards determined a certain vision of the Middle Ages, or, conversely, how grotesque/romantic views of the Middle Ages have been used to promote tourism. Papers considering how current tourism determines the conservation and restoration of medieval and neo-medieval heritage (e.g. the case of the Notre-Dame cathedral in Paris) are also welcome.

We invite participation from graduate students, early career researchers and senior scholars. Participants are welcome to present in English, Portuguese, Spanish, French or Italian. Proposals for either 3-paper sessions or individual papers are equally welcome. Individual papers should be 20 minutes in length.

Please submit an abstract and a brief CV of no more than 300 words each to medievallyspeaking@gmail.com by March 31, 2020.

Source : Using the Past

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Publication – « La pierre comme porteur de messages du chantier de construction et de la vie du bâtiment. Actes du XXIe Colloque International de Glyptographie (du 8 au 14 juillet 2018, Amay, Belgique) », sous la dir. du Centre International de Recherche Glyptographique (C.I.R.G)

La pierre comme porteur de messages du chantier de construction et de la vie du bâtiment. Actes du XXIe Colloque International de Glyptographie (du 8 au 14 juillet 2018, Amay, Belgique), sous la dir. du Centre International de Recherche Glyptographique (C.I.R.G), Éditions Safran, 2019. 404 pages. ISBN: 978-2-87457-115-2. Prix : 39,00 €.

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Table des matières :

Avant-propos – Jean-Louis Van Belle, président du CIRG

Le colloque de la Paix-Dieu – Francis Tourneur
In Memoriam Luc Bucherie (1955-2017) – Jean-Louis Van Belle
I segni lapidari nei territori della Serenissima – Ferdy Hermes Barbon
L’étude du décor, du façonnage et de la mise en œuvre de la pierre et son impact sur la compréhension du chantier gothique. Le cas de la nef et de la façade occidentale de la collégiale Notre-Dame à Dinant (XIVe-XVe siècle) – Antoine Baudry et Aline Wilmet
Mons au XVIIIe siècle. Une ville se reconstruit. Architectes, entrepreneurs, tailleurs de pierre, maçons… – Gérard Bavay
La place de l’homme dans l’étude archéologique des œuvres en pierre – Jean-Claude Bessac
Bilan de l’apport de l’analyse de la taille et des signes sur les pierres calcaires à la reconnaissance et connaissance du patrimoine médiéval liégeois – Caroline Bolle et Frans Doperé
À la poursuite du chiffre 4 – Jean Pierre Bozellec
Signed slabs on the floor? About tombstones produced in early modern Friesland (Netherlands) – Trudi Brink
Tailler et marquer la pierre à Vézelay au XIIe siècle – Stéphane Büttner
Des signes lapidaires autour de l’An Mil sur les murs de l’église de Saint-Germain-des-Prés (Paris). Nouvelles données – Stéphane Büttner et Anne-Laure Morel
De abdij van Averbode. Een verhaal van steen en marmer – Marleen De Ceukelaire
Late-medieval Group-presentations of Stonecutters – Dirk J. de Vries
Medieval and Early Renaissance Building Inscriptions in the Northern Netherlands – Elizabeth den Hartog
Los grafitos del alero de la Casa Consistorial de Palma de Mallorca – Elvira González
Els grafits de la capella del castell de Capdepera (Mallorca). Nous descobriments – Elvira González i Bernat Oliver
Het Koninklijk Paleis te Amsterdam. Bouwhistorisch onderzoek in het voormalige stadhuis van Amsterdam – Hein Hundertmark
« Du Trais au Pourtrais ». Dessins préparatoires et épures des bâtisseurs – Michel Leblond
L’apport des signes lapidaires et des techniques de taille à la chronologie de la cathédrale de Senlis (XIIe-XVIe s.) – Mathieu Lejeune
La tour Saint-Vanne comme témoin des présences bénédictine, puis militaire, sur la citadelle de Verdun (55). Indices d’aménagements anciens, inscriptions, signes lapidaires et graffiti (XIIe-XXe s.) – Isabelle Mangeot et Lionel Viana Corrêa
Forces de traction en Égypte ancienne, exemples de blocs, statues assises et obélisques – Marianne Michel
Bentheim Sandstone. Its impact in and outside Dutch architecture – Timo G. Nijland and C. Wim Dubelaar
Los cortes de cantería en los contratos de compra de piedra para la construcción tardogótica. El caso jerezano-portuense (1520-1550) – Raúl Romero Medina
Formation des tailleurs de pierre. XIIe-XVIe siècle – Alain Salamagne
La pierre sèche en Wallonie, un savoir-faire aux intérêts multiples. Feuille de route d’un patrimoine en devenir – Amandine Schaus
Het veranderde aanzicht van de Utrechtse Domkerk. Over de omgang met natuursteen in de Nederlandse restauratiepraktijk – Drs. Hendrik-Jan Tolboom

Source : Éditions Safran

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Conférence – Jean-Marie Cauchies, « Hérétiques… ou rebelles ? Les protestants de nos régions au XVIe siècle sous le regard de la loi »

Pourquoi Charles Quint et Philippe II ont-ils mis tant d’ardeur à poursuivre les protestants ? Garantir l’unité de religion: c’est le but avoué de telles poursuites. Mais la répression de ces insoumis de la foi semble prendre en compte, de manière toujours plus affirmée avec le temps, une dimension de lèse-majesté. Les officiers responsables de l’application des lois du prince soulignent que l’enjeu est de taille, bien au-delà des divergences de religion : il importe de prévenir l’« ébranlement » des bases mêmes de la « chose publique ».

Jean-Marie Cauchies (Université Saint-Louis – Bruxelles & Université catholique de Louvain / Académie royale de Belgique & Commission royale d’histoire) a consacré bon nombre de ses travaux à la période dite bourguignonne (XVe-XVIe siècles), ainsi qu’à l’histoire des institutions et du droit, en particulier de la législation, au Moyen Âge et aux Temps modernes dans les Pays-Bas.

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Ketters … of rebellen? Protestanten in de Lage Landen tijdens de 16de eeuw: een wettelijke invalshoek (Lezing in het Frans met simultane vertaling)

Waarom waren Karel V en Filips II zo gebrand op het vervolgen van protestanten? Officieel was het doel van de vervolgingen om de eenheid van de katholieke kerk te waarborgen. Maar mettertijd leek in de repressie van die weerbarstige gelovigen ook het politieke aspect van de majesteitschennis een steeds nadrukkelijker rol te spelen. Voor de handhavers van de heersende wetgeving was er een hoger belang in het spel, dat verder ging dan louter een geloofsgeschil: het was zaak de “ontwrichting” van de fundamenten van de “publieke zaak” te voorkomen.

Jean-Marie Cauchies bestudeerde voornamelijk de zogenoemde Bourgondische periode (15de-16de eeuw), alsook de geschiedenis van de instellingen en het recht – in het bijzonder de wetgeving – in de Lage Landen tijdens de middeleeuwen en de renaissance.

Informations pratiques :

Jeudi 12 mars 2020 à 19h
Donderdag 12 maart 2020 om 19u

Maison d’Érasme (Anderlecht)

Entrée libre sur réservation – Toegang gratis reservatie gewenst
Inscription en ligne – Inschrijving online : http://www.erasmushouse.museum
info@erasmushouse.museum – 02.521.13.83

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Publication – Debby Banham et Rosamond Faith, « Anglo-Saxon Farms and Farming »

Anglo-Saxon farming made England so wealthy by the eleventh century that it attracted two full-scale invasions. In Anglo-Saxon Farms and Farming, Debby Banham and Rosamond Faith explore how Anglo-Saxon farmers produced the food and other crops and animal products that sustained England’s economy, society, and culture before the Norman Conquest.

The volume is made up of two complementary sections: the first examines written and pictorial sources, archaeological evidence, place-names, and the history of the English language to discover what kind of crops and livestock people raised, and what tools and techniques they used in producing them. The second part assembles a series of local landscape studies to explore how these techniques were combined into working agricultural regimes in different environments. These perspectives allow the authors to take new approaches to the chronology and development of open-field farming, to the changing relationship between livestock husbandry and arable cultivation, and to the values and social relationships which under-pinned rural life. The elite are not ignored, but peasant famers are represented as agents, making decisions about the way they managed their resources and working lives.

A picture emerges of an agriculture that changed from an essentially prehistoric state in the sub-Roman period to what was, by the time of the Conquest, recognizably the beginning of a tradition that only ended in the modern period. Anglo-Saxon farming was not only sustainable, but infinitely adaptable to different soils and geology, and to a climate changing as unpredictably as it is today.

9780198855507

Debby Banham is a medieval historian who teaches in the Universities of Cambridge and London. During the 1970s she worked as an agricultural labourer, and when she arrived in Cambridge as a mature student, discovered that farming was the only thing she knew more about than the people who taught her. She has published Monasterialies indicia: the Old English monastic sign language, and Food and Drink in Anglo-Saxon England, as well as articles on Anglo-Saxon farming, diet and medicine, and monastic sign language.

Rosamond Faith has taught medieval history at the universities of London, Cambridge, and Oxford, and is the author of The English Peasantry and the Growth of Lordship and many articles on English and French peasants, the rural economy, and the English landscape.

Table des matières :

1: Introduction
2: Arable Farming in Anglo-Saxon England: The Crops
3: Arable Farming in Anglo-Saxon England: Tools and Techniques
4: Animal Husbandry in Anglo-Saxon England: The Livestock
5: Animal Husbandry in Anglo-Saxon England: How and Why Livestock was Kept
6: Farms in their Landscapes
7: Coasts and Riversides
8: Woodland
9: Downland
10: Moorland
11: Wolds
12: Continuities and Changes in Arable Husbandry
13: Conclusions

Informations pratiques :

Debby Banham et Rosamond Faith, Anglo-Saxon Farms and Farming, Oxford University Press, 2020 (Medieval History and Archaeology). 352 Pages | 64 black and white in-text image & a colour-plate section. 246x171mm. ISBN: 9780198855507. Prix : 29,99 £.

Source : Oxford University Press

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Publication – René d’Anjou, « Le Cuer d’amour espris », éd. et trad. Gilles Roussineau

Composé deux ans après le Mortifiement de Vaine Plaisance, le Cuer d’amour espris est un récit à la fois romanesque et allégorique qui raconte, sous la forme d’un songe, les aventures du Cœur. Sorti de la poitrine du narrateur par Amour, il devient un chevalier qui part à la conquête de Douce Merci, sa bien-aimée. Après bien des tribulations, il parvient dans l’île du dieu Amour, où il réussit à donner un unique baiser à Douce Merci. Mais il est grièvement blessé par ses ennemis. Douce Merci est contrainte de retourner en captivité et le Cœur va finir ses jours en prières à l’Hôpital d’Amour. Dans l’épilogue, René espère qu’il ne sera plus tourmenté par le dieu Amour, qui embrase les cœurs d’un désir douloureux. Le jeu parodique et l’humour confèrent au récit une tonalité particulière et une expression singulière et originale, qui ne manquent ni de charme ni de poésie. Le texte est illustré par la reproduction des seize miniatures de Barthélemy d’Eyck.

Gilles Roussineau est professeur émérite à Sorbonne Université.

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Table des matières :

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION
La tradition manuscrite
Remarques sur la langue du texte

BIBLIOGRAPHIE
LES MINIATURES DE BARTHÉLEMY D’EYCK CONSERVÉES
DANS LE MANUSCRIT DE VIENNE
LE CUER D’AMOUR ESPRIS
VARIANTES
NOTES
GLOSSAIRE
TABLE DES NOMS PROPRES

Informations pratiques :

René d’Anjou, Le Cuer d’amour espris, éd. et trad. Gilles Roussineau, Genève, Droz, 2020 (Textes Littéraires Français, 652). LXVI – 390, 16 ill. 190 x 280 mm. ISBN : 978-2-600-05994-7. Prix : 38 euros.

Source : Droz

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