Conférence – Luc Bourgeois, « Les seigneurs des marais. L’habitat élitaire de La Mothe de Pineuilh (Gironde, 10e-12e siècles) »

La résidence fossoyée de Pineuilh, au sud de Bordeaux, a été partiellement fouillée par Frédéric Prodeo (Inrap) en 2002-2003, lors de la construction d’une route. Le milieu marécageux a préservé une exceptionnelle succession de constructions en terre et en bois, de la fin du xe au xiie s., ainsi que des centaines d’objets en matériaux organiques et un riche corpus de données paléo-environnementales. Cet ensemble, qui va être publié prochainement, fournit un témoignage particulièrement précis du mode de vie des élites rurales de cette période.

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Luc Bourgeois est professeur d’archéologie médiévale à l’Université de Caen – Normandie, Centre de recherches archéologiques et historiques antiques et médiévales (CRAHAM).

Informations pratiques :

Mercredi 12 février 18h-20h
salle du conseil FIAL Collège Erasme, Place Blaise Pascal 1 Louvain-la-Neuve, entrée libre

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Cycle de conférences – Le monde du savoir au Moyen Âge

Bâtiment i, salle i 1-106
Campus centre
Université Paris-Est Créteil
Métro 8 : Créteil Université

De l’époque carolingienne à la Renaissance, des « intellectuels » (J. Le Goff), des « gens de savoir » (J. Verger), sans doute de plus en plus nombreux au fil des siècles, ont élaboré et enseigné des savoirs au sein des cloîtres, des écoles urbaines, des universités après 1200.

Qu’ils soient de simples magistri, des hommes d’Église, des laïcs, des hommes de cour, des travailleurs plus solitaires, ces savants ont fait émerger des méthodes de travail, ils ont traduit, transmis, commenté, enseigné, rédigé d’innombrables textes dans les domaines de la théologie, de la philosophie, des arts libéraux, de la médecine, de la science de la nature, du droit, voire de sciences plus marginales telles l’astrologie ou l’alchimie.

Dans le cadre de ce séminaire de recherche, nous nous intéresserons au monde du savoir médiéval dans son ensemble, tant aux hommes et institutions qui le constituent, qu’aux textes et concepts qu’il produit de Charlemagne à Léonard de Vinci, tels qu’ils sont éclairés par les travaux et les débats historiographiques les plus récents.

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Programme :

28 novembre
Cécile Caby (Université de Lyon II, C.I.H.A.M.)
« L’humanisme vu d’ailleurs : pratiques humanistes dans les ordres religieux à la fin du Moyen Âge »

9 janvier
Giorgia Vocino (CNRS, I.R.H.T.)
« Hors des portes du Latran. Education et culture à Rome, hors papauté (VIe-XIe siècle) »

6 février
Paul Bertrand (Université de Louvain/IRHT)
« Chartes Low-Cost et micro-politique : les écritures ordinaires entre France et Empire (XIIe-XVe siècle) »

27 février
Amélie de las Heras (EHESS, G.A.S.)
« Culture biblique et société dans la péninsule Ibérique des XIIe-XIIIe siècles »

12 mars
Anne Raffarin (Université Paris-Est Créteil, L.I.S.)
« Une somme de savoirs sur la Rome antique : la Roma triumphans de Flavio Biondo »

23 avril
Jacques Dalarun (Institut de France/IRHT)
« Corpus franciscanum. François d’Assise, corps et textes »

Source : IRHT

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Publication – « Œuvrer pour le salut. Moines, chanoines et frères dans la péninsule Ibérique au Moyen Âge », éd. Amélie De las Heras, Florian Gallon, Nicolas Pluchot

Le problème du salut personnel et collectif, crucial pour tous les chrétiens, entraîne l’émergence d’individus et de groupes sociaux réputés particulièrement aptes à faire leur propre salut et à œuvrer pour celui des autres. Partant de cette donnée fondamentale, le présent ouvrage examine la tension entre les ambitions spirituelles et les contraintes individuelles, communautaires et institutionnelles des moines, des chanoines réguliers et des frères mendiants, dans le cadre du Moyen Âge hispanique. Trois modalités d’accès au salut sont mises en évidence : la conversion, c’est-à-dire le choix d’entrer en religion et la continuelle transformation individuelle qu’il suppose ; la médiation, fondée sur la prière et sur la liturgie ; le soin des âmes enfin, lié à l’engagement pastoral.

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Table des matières :

Amélie De las Heras, Florian Gallon, Nicolas Pluchot – Introduction générale

I. CONVERSION

Amélie De las Heras – Écrire (sur) la conversion dans la péninsule Ibérique médiévale
Pablo C. Díaz – La conversión personal como instrumento de salvación en el eremitismo y en el monacato visigodo
Cándida Ferrero Hernández – El Liber illustrium personarum de Juan Gil de Zamora. Manuductio ad praedicatores atque ad piam meditationem
Élisabeth Lusset – Faire son salut par la supplique ? Pénitencerie apostolique et clercs réguliers criminels de la péninsule Ibérique au XVe siècle
José María Miura Andrades – Los mendicantes y las transformaciones de la vida y la religiosidad beata. Ciudades andaluzas, fines de la edad media

II. MÉDIATION

Florian Gallon – Médiations monastiques et salut dans le Moyen Âge ibérique
Ludivine Gaffard – Entre pratiques et discours. Le modèle du moine-médiateur au monastère de Sahagún (Castille-León, XI-XIIIe siècle)
Francesco Renzi – Donaciones, sepulturas y entrada en monasterio en Galicia en los siglos XII y XIII. El caso de la abadía cisterciense de Sobrado
Nikolas Jaspert – Los canónigos regulares y la «traslocación» de lugares santos en la sociedad medieval

III. SOIN DES ÂMES

Nicolas Pluchot – Soin des âmes et monde régulier dans la péninsule Ibérique (Ve-XVe siècle)
Francisco José Moreno Martín – Espacios públicos y espacios de uso común en los primeros monasterios hispanos (siglos V-X)
Susana Guijarro González – Enseñar y disciplinar. La misión pastoral de los canónigos en la Castilla medieval (siglos XI al XIV)
Nicole Bériou – Prédication et pastorale dans la péninsule Ibérique. Le tournant des XIIe-XIIIe siècles
Guillermo F. Arquero Caballero – El discurso moral y penitencial del confesor del rey. Análisis teórico de la moralidad y espiritualidad regia en la Castilla bajomedieval
Cédric Giraud – Faire son salut en péninsule Ibérique, entre unité et diversité

Informations pratiques :

Œuvrer pour le salut. Moines, chanoines et frères dans la péninsule Ibérique au Moyen Âge, éd. Amélie De las Heras, Florian Gallon, Nicolas Pluchot, Madrid, Casa de Velázquez, 2019 (Collection de la Casa de Velázquez, 176). VIII-314 p., 17 x 24 cms. ISBN : 9788490962350. 25 €.

Source : Casa de Velázquez

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Appel à contribution – Dominican Culture, Dominican Theology: The Order of Preachers and Its Spheres of Action (1215 – c. 1600)

Ort : Copenhagen
Veranstaltungsort : University of Copenhagen, Faculty of Theology, Karen Blixens Plads 16, DK-2300 Copenhagen S
Veranstalter : International Society for the Study of Medieval Theology (IGTM); Faculty of Theology, University of Copenhagen
Datum : 23.06.2020 – 26.06.2020
Bewerbungsschluss : 01.02.2020

Kontakt
Florian Wöller
University of Copenhagen, Faculty of Theology
Karen Blixens Plads 16, DK-2300 Copenhagen S
flw@teol.ku.dk

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In the early 13th century, a novel concept of religious community overran the occidental world: the Dominican Order. Unlike earlier religious orders who confined monks to the purview of praying the liturgy and living a life of contemplative seclusion, the Dominicans, by means of preaching, focused on engaging with the broad community beyond the convent walls. The result was a hitherto unseen interpenetration of a religious order into the intellectual as well as cultural realities surrounding it. The Dominicans soon became a driving force in medieval culture and their influence can be found in the practical, intellectual, and material aspects of European culture, from art to philosophy, from politics to the economy.

Also with regard to medieval theology, the Dominican Order quickly acquired a towering influence. From the year 1220, the Dominicans established a pan-European network of institutions of education and learning, which existed well into Early Modernity. At every such institution Dominican theology was produced, debated, and, by way of interaction with other groups of intellectuals, other orders (e.g. the Franciscans), and currents of thought originating outside the Order (e.g. the Reformation), Dominican theology was also contested. Between 1215 and 1600, the Dominican Order thus became a distinct factor of premodern Europe.

Only a combined view of the cultural and intellectual history of the Order can help us understand this breadth of the Dominican importance. On the one hand, however, modern intellectual historians in particular have not yet taken into full account the variety of Dominican theology. Instead, modern scholarship too often focused somewhat narrowly on this intellectual tradition as expressed in the works of a few members of the Order, thus creating the often repeated cliché of Dominican theology as, for the most part, Thomism. On the other hand, historians sensible to the cultural turn in the humanities have started to conduct research on Dominican culture, thus shedding new light on education, the legal and institutional constitution of the Order, on liturgy, or on artistic production.

Yet, these research agendas still await to be conjoined with intellectual history. The conference “Dominican Culture, Dominican Theology” intends to bridge this gap, inviting researchers from various fields engaged with the cultural and intellectual history of premodern Europe to submit a proposal for it. Both core concepts are understood in a broad sense. In the perspective proposed here ‘Dominican theology’ denotes any reflection on and expression of reality in the light of the Christian religion as articulated by Dominicans or in the realm of the Order. While this definition refers, by its own nature, to doctrinal debates as discussed among historians of theology and philosophy, we also encourage historians of art, music, law, and other adjacent disciplines to engage in a truly interdisciplinary discussion that explicitly includes the legal, institutional, material, artistic, and devotional aspects of this concept of ‘Dominican theology’. The notion of ‘Dominican culture’ is thus equally comprehensive. It denotes a mode of producing Dominican theology, a setting of the Order’s activities, and an interface of communication both within and outside of the Order. Both core concepts invite thus for contributions that transcend the divide between the material and the intellectual, between the practical and theoretical, and between the spiritual and institutional realms in the history of the Dominican Order.

In regard of the possible variety of topics, the conference will be organized in six sessions. Each session will consist of one keynote lecture and of sections with individual papers.

A: Dominican Theology and its production (e.g. theoretical aspects of Dominican theology and culture such as it was shaped in scholastic treatises, biblical commentaries, or mystical instructions).
Keynote: Prof. Isabel Iribarren (Strasbourg)

B: Theology and culture of Dominican preaching (e.g. Dominican culture and theology such as it was practiced in sermons and preaching, but also in a broader sense in Dominican spirituality and pastoral care).
Keynote: Prof. Carolyn Muessig (Bristol)

C: The institutional and legal constitution of the Order (e.g. contributions about the order’s structure and legislation, about chapters, study houses, convents, and institutional reforms).
Keynote: Prof. Eva Schlotheuber (Düsseldorf)

D: The materiality of Dominican culture and theology (e.g. Dominican art and architecture, manuscript culture, and music).
Keynote: Prof. Marika Räsänen (Turku)

E: Dominicans in debate (e.g. Renaissance and Humanism, Councils, the Reformation).
Keynote: Prof. Volker Leppin (Tübingen)

F: Dominicans and ‘the other(s)’ (e.g. other orders, but also other religions).
Keynote: Prof. Johnny G.G. Jakobsen (Copenhagen)

The public opening lecture will be given by Prof. M. Michèle Mulchahey (Toronto).

We invite scholars to submit proposals either for individual papers (20 minutes plus 10 minutes of Q&A), or for panels of up to three papers à 20 (+10) minutes, to be included in one of the six sessions. We encourage in particular early stage researchers to submit their proposals. Thanks to generous support from the Carlsberg Foundation and funding from IGTM, we are able to award three scholarships each to panel organizers and to contributors with short papers. Each scholarship amounts to a maximum DKK 5000 (ca. € 665 / US$ 740) and is intended to help subsidize travel and accommodation costs. If you want to apply for a stipend, please add a cover letter (max. 1 page) to your application, tell us about your institutional situation and your current research project, and provide a travel budget. Furthermore, please include a statement explaining why you cannot generate sufficient funding from other sources.

Please submit any inquiries and your proposal (200 words for individual papers, 500 words for panels) to one of the three organizers of the conference:
Prof. Florian Wöller (University of Copenhagen): flw@teol.ku.dk
Prof. John T. Slotemaker (Fairfield University, USA): jslotemaker@fairfield.edu
Prof. Ueli Zahnd (University of Geneva, Switzerland): ueli.zahnd@unige.ch

The deadline for all submissions is 1 February 2020. You will be informed about the acceptance of your submission by 1 March 2020.

The conference will be hosted by the Faculty of Theology at the University of Copenhagen. It is organized on behalf of the International Society for the Study of Medieval Theology (IGTM, http://www.medievaltheology.org). The conference will begin on 23 June 2020 (late afternoon) and end on 26 June (afternoon). As is usual for IGTM meetings, selected papers of the conference will lead to an edited volume in the peer-reviewed series Archa Verbi. Subsidia (Münster: Aschendorff).

Source : H-Soz-Kult

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Appel à communication – Se vêtir au premier Moyen Âge

41e Journées internationales de l’AFAM
Chartres (Eure-et-Loir) – 1er au 3 octobre 2020

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Les 41e journées de l’AFAM s’articuleront autour de trois thèmes :

1. Se vêtir au premier Moyen Âge : productions, usages et représentations

Le vêtement et la parure du haut Moyen Âge sont étroitement liés à l’évolution de l’archéologie mérovingienne depuis ses origines (notamment la découverte de la sépulture de Childéric).

Ce thème a fait l’objet de plusieurs journées d’étude universitaire francophone et de plusieurs publications. Ce thème, directement inspiré par les ouvrages des historiens n’a jusqu’à présent pas véritablement été consacré à la période du haut Moyen Âge, pourtant largement dotée.

Les découvertes, notamment issues de l’archéologie préventive, et les études récentes enrichies par les apports combinés de l’archéologie des textiles et des cuirs (travaux de A. Rast-Eicher, F. Médard, Ch. Moulherat, M. Volken, V. Montembault, etc.), de l’archéothanatologie, de l’étude du petit mobilier, de l’iconographie, de l’archéozoologie, de la carpologie ou de la palynologie, permettront le temps d’une journée ou plus d’alimenter cette thématique aux multiples aspects : exploitation des matières premières (végétales et animales), confection des vêtements et utilisation dans le monde des vivants, jusqu’à leur mise en scène lors des funérailles.

2. L’archéologie du premier Moyen Âge (Ve-XIIe s.) en Centre-Val-de-Loire

La région, qui n’a encore jamais été le siège de journées internationales d’archéologie mérovingienne (bien que l’AFAM ait été associée aux journées sur Grégoire de Tours en 1994), a connu ces deux dernières décennies de très nombreuses découvertes archéologiques concernant le haut Moyen Âge, majoritairement issues des opérations préventives (habitats ruraux, groupes funéraires, parcellaires, artisanats, culture matérielle, intervention dans les villes et villages actuels, etc.) et grâce à des travaux collectifs orientés sur des thématiques régionales (PCR sur l’habitat rural en région Centre, séminaires régionaux, etc.). Cet axe pourra ainsi être alimenté par des communications ou des posters, tant à visée monographique (présentations de sites importants) que thématique (analyses microrégionales, etc), les synthèses étant privilégiées. Il est envisagé d’y consacrer une journée à une journée et demi, selon le nombre de propositions retenues.

3. Actualités du haut Moyen Âge

La dernière demi-journée sera dédiée, comme à l’accoutumée, aux actualités archéologiques concernant le premier Moyen Âge. Elle permettra de présenter des découvertes récentes issues des régions et des pays limitrophes

Les propositions de communication et de posters, sont attendues avant le 15 février 2020 à l’adresse mail suivante : co.afam.chartres.2020@gmail.com

Retrouvez l’appel à communication (FREN) et les recommandations associées en un clic.

Cet proposition de communication sera accompagnées d’un résumé conforme aux recommandations ci-jointes, seront intégrées après validation au Bulletin de l’AFAM 2020.

Source : AFAM

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Appel à contribution – Poésie et politique dans les mondes normands médiévaux (IXe-XIIIe siècle) / Poetry and Politics in the Viking and Norman Diasporas (Ninth-Thirteenth Centuries)

English version below

À la croisée des études littéraires et historiques, les rapports entre poésie et politique aux siècles centraux du Moyen Âge ont fait l’objet de nombreuses réflexions depuis que l’époque romantique a (re)découvert des œuvres qui, à l’instar du Beowulf, de la Chanson de Roland ou des textes de l’Edda poétique, ont été regardés comme les plus anciens « monuments » des nations européennes. Ainsi, dès la formation des études médiévales en Europe, des œuvres poétiques ont été lues comme autant d’attestations des valeurs et du génie politique de chacun des peuples qui leur auraient donné naissance ; tout au long du XIXe siècle et encore au siècle suivant, bien des philologues et historiens ont cherché à écrire une histoire des idées et des comportements politiques fondée sur la poésie.

Depuis lors, des approches bien plus variées ont permis de poursuivre l’exploration de ce thème. Pourtant, il faut bien reconnaître qu’à la différence des grands travaux historico-philologiques caractéristiques des premières générations de médiévistes, et malgré de belles exceptions, beaucoup d’études récentes sont restées confinées à un champ disciplinaire en particulier (histoire, littérature française, littérature latine, études scandinaves, etc.) ; bien souvent, le dialogue entre spécialistes reste encore à construire. C’est pourquoi un premier colloque, organisé à Caen en 2014 sur le thème « Autour de Serlon de Bayeux. La poésie en Normandie aux XIe-XIIe siècles », a permis de dresser un premier tableau de la production poétique latine en Normandie, Angleterre et Italie et de mieux connaître l’œuvre et la personnalité de Serlon en les mettant en regard avec celles de quelques autres poètes contemporains, qu’ils soient connus comme Dudon de Saint-Quentin ou négligés comme Raoul Tortaire. Il reste que l’étude de la poésie a souvent été menée dans le cadre de chacun des principaux domaines linguistiques médiévaux, les regards sur les autres langues étant habituellement peu développés : le dialogue entre la poésie latine et les corpus vernaculaires, mais aussi entre ces divers corpus, est donc très prometteur. Le colloque dont nous proposons la tenue cherchera ainsi à favoriser plus largement le dialogue entre les disciplines et à faire émerger des travaux envisageant les croisements entre littératures aux supports linguistiques variés dans des univers culturels et politiques connectés.

Les mondes normands médiévaux du IXe au XIIIe siècle présentent l’intérêt de couvrir plusieurs domaines linguistiques. On trouve en effet dans l’ensemble de ce que l’on appelle parfois les diasporas viking et normande – de l’Islande à la Sicile en passant par les îles Britanniques, la Scandinavie, l’Italie du Sud, la Rus’ kiévienne et une partie de l’Orient latin, la Normandie se trouvant en position charnière dans ce dispositif – un grand nombre de langues dans lesquelles de la poésie à dimension politique a été composée pendant les siècles que nous nous proposons d’étudier. Dans l’ensemble de ces mondes normands, les contextes diasporiques ont créé les conditions de transferts culturels, de lectures croisées et d’influences réciproques. Ainsi, à la cour du duc de Normandie Richard Ier et de son épouse Gunnor, les scaldes de tradition scandinave orale côtoyaient les poètes latins à la formation savante fondée sur l’écrit, et les uns comme les autres ont vraisemblablement pu assister à des manifestations orales en langue romane. De même, à la cour de Roger II de Sicile, les poètes de langue latine (et grecque) étaient en contact avec des poètes de langue arabe. De très nombreuses situations comparables ont pu exister à travers les diasporas viking et normande.

Les genres poétiques et les traditions de composition concernés sont certes nombreux et très variés, mais ils gagneront à être abordés ensemble. On mentionnera, sans aucune exclusive : les poèmes didactiques ou satiriques en latin ; la poésie héroïque ou épique en vieil anglais ou en ancien français, puis bien sûr le roman courtois ; la poésie scaldique en vieux norrois ; la poésie encomiastique galloise. On n’oubliera pas non plus que l’on trouve parfois mention de traditions de composition orale dans d’autres langues pour lesquelles, en particulier dans les deux premiers siècles étudiés, les attestations écrites font le plus souvent défaut. À côté de quelques grandes œuvres en vers ou prosimètres qui s’imposent tout de suite à notre attention –pensons, là encore sans exclusive, au De moribus de Dudon, à l’Encomium Emmae Reginae, au Draco Normannicus d’Étienne de Rouen, à la Geste de Robert Guiscard de Guillaume de Pouille, au Roman de Rou de Wace ou encore aux poèmes scaldiques composés en l’honneur de Cnut le Grand – l’étude de fragments poétiques parfois très ténus, mais dont la dimension politique est cruciale, fera donc pleinement partie des objectifs du colloque.

Lors de ce colloque, les rapports entre poésie et politique pourront être envisagés à travers trois optiques différentes qui, bien entendu, peuvent se combiner. La poésie peut d’abord être placée et étudiée dans son contexte politique. Certains textes, en particulier les poèmes de circonstance (par exemple ceux qui ont une dimension encomiastique ou satirique), éclairent les jeux de pouvoir du moment, mais la compréhension de leur contenu peut aussi être facilitée par l’étude du contexte. L’historien ne saurait certes que peu de choses sur la bataille de Brunanburh sans le poème en vieil anglais inséré dans la Chronique anglo-saxonne, mais sa rhétorique nous resterait opaque en l’absence d’une contextualisation précise. Il arrive de fait que, le contexte politique étant obscur, le sens même des vers reste énigmatique, comme quand Serlon, chanoine de Bayeux, dénonce l’interdit qui frappe les fils de prêtre, tout comme l’abus de pouvoir de l’abbé de Saint-Étienne de Caen, ou lorsque Garnier de Rouen veut défendre son maître contre l’attaque du moine F… du Mont-Saint-Michel. Mais si la poésie peut effectivement se faire source de l’histoire politique la plus événementielle, voire de l’histoire-bataille, elle appelle un traitement critique spécifique qui tient compte du genre et des techniques qui sont les siennes : des « poèmes de conquête » comme le Carmen de Hastingae proelio de l’évêque Gui d’Amiens, la Chanson de Dermot et du comte ou les Gesta Tancredi de Raoul de Caen ont pu tour à tour être considérés comme des sources précieuses ou se voir disqualifiés comme des visions « purement poétiques ».

Par ailleurs, la poésie peut véhiculer des messages à portée plus large, être le reflet de valeurs politiques ou promouvoir une certaine représentation des rapports entre les pouvoirs, voire une idéologie articulée. L’un des cas les plus évidents est celui des poèmes qui ont vocation à servir de miroirs au prince ou qui ont été utilisés comme tels. Plus largement, la poésie didactique ou gnomique est habituellement porteuse de messages où morale et politique se confondent : ceci est valable pour la Rígsþula comme pour l’Urbanus magnus de Daniel de Beccles. Un autre cas intéressant est constitué par les œuvres qui, dans le contexte de la réforme grégorienne, visent à défendre une approche de la relation entre pouvoirs temporel et spirituel, ou encore entre clergés séculier et régulier, comme le poème louant les vertus du mariage légitime par Geoffroi Malaterra ou celui de Serlon de Bayeux, pour qui la femme ne peut faire de meilleur choix que de prendre le voile. Un troisième exemple est celui de la poésie religieuse et plus spécifiquement hagiographique, qui a souvent été patronnée par des hommes ou des femmes de rang princier : leur piété est exaltée par les poètes qui offrent ainsi, en particulier dans leurs préfaces et dédicaces, un portrait du souverain chrétien. Par exemple, l’évêque Odon de Bayeux puis sa nièce la comtesse Adèle de Blois ont tous deux exercé un patronage que plusieurs travaux ont déjà mis en lumière.

Enfin, si la poésie a pu être utilisée comme un outil de la politique, les rapports de pouvoir ont aussi pu fournir l’occasion, et parfois le prétexte, de la composition poétique. La question souvent posée par les historiens de l’instrumentalisation du travail du poète par les puissants ne doit donc pas cacher celle de la légitimation par elle-même, voire de l’autonomie de la poésie, y compris dans le cas de poèmes identifiés comme de circonstance ; il convient donc d’évaluer la juste place du politique dans le poétique, et vice versa. C’est pourquoi l’étude des publics et auditoires visés ou atteints par les textes, de leur sensibilité plus ou moins grande aux enjeux politiques ou esthétiques, sera au cœur de ce troisième volet. Dans ce cadre, on pourra aussi s’interroger sur les motivations qui ont poussé certains auteurs, qu’on hésite parfois à qualifier de poètes ou d’historiographes, à choisir le genre ou la langue poétique et à poser ainsi la question des rapports entre poésie, histoire et politique. Mais que l’on envisage l’étude du point de vue des auteurs ou des publics, les œuvres prosimétriques constituent un lieu privilégié de cette réflexion : si le passage de la prose à la poésie permet de parler politique autrement, les raisons d’un tel choix s’éclairent d’un jour singulier quand ce passage se fait au sein d’une même œuvre ou d’une même performance. Il convient aussi d’étudier les réécritures en vers de textes en prose, fréquentes dans l’hagiographie, mais aussi l’insertion de poèmes préexistants dans une narration en prose, pratique commune des auteurs de sagas islandaises.

Le colloque aura lieu du 29 septembre au 3 octobre 2021 au Centre culturel international de Cerisy-la-Salle. Les propositions de communication devront être soumises sous la forme d’un titre et d’un résumé (500 mots maximum) accompagnés d’un bref CV (une page maximum) ; elles seront envoyées aux organisateurs, Marie-Agnès Lucas-Avenel (marie-agnes.avenel@unicaen.fr), Laurence Mathey-Maille (laurence.mathey@univ-lehavre.fr) et Alban Gautier (alban.gautier@unicaen.fr) avant le 30 avril 2020. En dehors des études monographiques qui paraîtront incontournables ou novatrices, nous privilégierons les propositions de communication qui, au sein des mondes normands médiévaux, permettront de croiser des regards sur des aires culturelles et sur des entités politiques variées, ou qui proposeront de discuter les rapports entre des textes écrits dans des langues différentes.

Poetry and Politics in the Viking and Norman Diasporas (Ninth-Thirteenth Centuries)

At the meeting-point of literary and historical studies, the relationships between poetry and politics in the core centuries of the Middle Ages have already been the object of much scholarly work. In the Romantic period, works like Beowulf, the Chanson de Roland and the Poetic Edda were rediscovered and immediately identified as the earliest “monuments” of European nations: at their very beginning, medieval studies usually read a number of poetical works as outstanding manifestations of the values and political genius of singular peoples which supposedly created them. And all along the nineteenth century and even into the twentieth, many philologists and historians tried to make use of poetical works in order to write a history of political ideas and behaviours.
Since then, many approaches have allowed us to go on exploring those topics. Nevertheless, it must be said that, as opposed to the great historical-philological works of the first generations of medievalists, and even if there are important exceptions, many recent studies have been confined to one disciplinary field: history, French literature, Latin literature, Scandinavian studies, etc.: most of the time, a real dialogue between specialists of those fields remains to be built. This is why a first conference was held in Caen in 2014 on the subject “Around Serlo of Bayeux: Poetry in Normandy in the Eleventh and Twelfth Century”: it allowed us to chart a preliminary vision of Latin poetry in Normandy, England and Southern Italy and to attain a better understanding of Serlo’s personality through comparison with other contemporary poets – famous ones like Dudo of Saint-Quentin or more neglected ones such as Raoul Tortaire. Yet, it remains that the study of poetry has often been conducted within the frame of each particular linguistic domain, without much comparison with works composed in other languages: the dialogue between Latin and vernacular poetry, as well as between different vernacular poetic corpuses, is a promising direction for research. This future conference will aim to encourage a wider dialogue between various disciplinary fields, so that new scholarly work emerges, at the crossroads of literatures composed in different languages in connected cultural and political worlds.

In French, the “worlds of Northmen and Normans” may equally be called “mondes normands médiévaux”, playing on the polysemy of the word “normand, which allows us to unite the Viking and Norman diasporas under a single label: indeed, Normandy finds itself in a pivotal position between diasporic cultural worlds which connect Iceland to Sicily through Britain, Ireland and Scandinavia, Southern Italy, Kievan Rus’ and parts of the Crusader lands. These worlds cover many linguistic areas where diasporic contexts created the conditions for cultural transfers, textual exchanges and mutual influences; they can be treated as a useful field for the explorations of the topics mentioned above. For instance, around Duke Richard I and his wife Gunnor, scalds in the Scandinavian oral tradition could rub shoulders with Latin poets whose training rested in the study of written classics, while all of them had to opportunity to attend Romance poetic performances. Similarly, at the court of Roger II of Sicily, poets composing in Latin (or Greek) were in contact with others whose main medium was Arabic. Many analogous situations would have existed in the Viking and Norman diasporas.

The poetic genres and traditions of composition which may be the subject of contributions are indeed numerous and varied, but we believe it is relevant to consider them together. We may mention didactic and satirical poems in Latin; heroic or epic poetry in Old English or Old French, as well as “roman courtois”; scaldic poetry in Old Norse; encomiastic Welsh poetry; etc. The list is by no means exclusive, neither will we neglect those texts that let us know of oral composition in languages for which, particularly in the first two centuries under scrutiny, written testimonies are scarce. A few landmark poetic or prosimetric works will of course hold our attention: let us think – and here again the list is not closed – of Dudo’s De moribus, the Encomium Emmae Reginae, Stephen of Rouen’s Draco Normannicus, William of Apulia’s Gesta Roberti Wiscardi, Wace’s Roman de Rou, or the Knútsdrápur corpus. But this conference will also consider those sometimes very tenuous poetic fragments whose political dimension is no less crucial.

Our conference will consider the relationships between poetry and politics through three main approaches – of course, combining them when it appears necessary.

Firstly, poetry may be placed and studied in its political context(s). Some works, particularly poems of circumstances (e.g. with a satirical or encomiastic dimension) can illuminate the specific powers games of the moment; on the other hand, a sound study of their context is indispensable if we are to understand them. No historian would be able to say much about the battle of Brunanburh without considering the Old English poem inserted in the Anglo-Saxon Chronicle; conversely, without precise contextualisation, its rhetoric would remain opaque to literary scholars. It happens even sometimes that, the political context being obscure, the very meaning of the lines remains an enigma: for example, when Serlo of Bayeux raged against the interdict which hit priests’ sons or against abuse of power on the part of the abbot of St Stephen of Caen, or when Garnier of Rouen wrote in defence of his master against one monk “F.” from Mont-Saint-Michel. Yet, if poetry may indeed become a source for political history of the most factual kind, and even for the reconstruction of mere sequences of political and military events, it demands a treatment that takes into account the specificities of its genres and techniques of composition: “conquest poems” such as Bishop Guy of Amiens’s Carmen de Hastingae proelio, the Song of Dermot and the Earl or Raoul of Caen’s Gesta Tancredi have indeed been either treated as priceless historical sources or rejected as “purely poetic” visions.

Secondly, poetry may convey wider political messages, reflecting political values or promoting particular representations of relations between existing powers, or even a full-fledged ideology. One of the most obvious cases it that of poems which have been composed as mirrors of princes, or which have been read as such. For instance, didactic and gnomic poetry is particularly prone to convey messages in which ethics and politics converge: this is as true of Rígsþula as of Daniel of Beccles’s Urbanus magnus. Another interesting case lies in works which, in the context of the Gregorian Reform, aim to defend one particular approach of the relation between temporal and spiritual powers, or between secular and regular clergy: that is the case with Geoffrey Malaterra’s poem on the virtues of legitimate marriage, or with Serlo of Bayeux’s opinion that there is no better choice for women than becoming a nun. A third case would be that of religious, and more specifically hagiographical poetry, often sponsored by men and women of princely rank: poets may emphasize their piety, particularly in prefatory and dedicatory poems, creating idealized portraits of Christian rulers. For example, previous work has already highlighted the fact that both Bishop Odo of Bayeux and his niece Adela of Blois sponsored works of religious poetry.

Thirdly, if poetry has sometimes been used as a tool for politics, relations of power have also supplied occasions, and even pretexts, for poetical composition. Historians have often shown how the elite could harness the poet’s work to their own power games, but that should not hide the fact that poetry may have its own legitimacy, and a real degree of autonomy, even in poems labelled as circumstantial. In that respect, the study of audiences aimed at or effectively reached by poems, along with the poets’ degree of sensitivity to either political or aesthetic issues, is at the heart of this third aspect. We should also question the motivations which drove authors, whose characterization as poets or historians is not always clear-cut, to choose poetic genres or discourse: the borders between politics, history and poetry will be under scrutiny. Whether considered from the point of view of authors or from that of audiences, prosimetric works are a useful vantage point here: clearly, choosing prose or poetry means talking politics differently, but concentrating on sources where the switching takes place within the same work or performance may shed a singular light on the precise reasons for such a choice. Similarly, it may be interesting to consider verse rewritings of prose works (they are frequent, for example, in the field of hagiography), or the insertion of pre-existing poems into a prose narrative (a common practice in Icelandic sagas).

The conference will be held from 29 September to 3 October 2021 at the Centre culturel international de Cerisy-la-Salle (Normandy). Proposals for papers – a title and abstract (no more than 500 words), along with a short CV (no more than one page) – should be sent to the organizers, Marie-Agnès Lucas-Avenel (marie-agnes.avenel@unicaen.fr), Laurence Mathey-Maille (laurence.mathey@univ-lehavre.fr) and Alban Gautier (alban.gautier@unicaen.fr), before 30 April 2020. Apart from some monographic studies which may be seen as essential, we will favour papers which, within Viking and Norman diasporas, aim to compare situations in several cultural areas or polities, or to discuss the relations between texts written in different languages.

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Séminaire – Le médiévalisme – Des usages contemporains du Moyen Âge

Paris, LAMOP
24 janvier – 15 mai 2020

Depuis quelques décennies, le médiévalisme, que l’on peut définir à la suite de Louise d’Arcens comme « la réception, l’interprétation ou la recréation du Moyen Âge européen dans les cultures post-médiévales », est devenue une discipline à part entière, d’abord dans les pays anglophones puis dans l’ensemble de l’Europe occidentale (pour ne s’en tenir qu’à elle). Le champ est vaste : de Victor Hugo à J.R.R. Tolkien, de la recréation d’une architecture néo-gothique aux jeux vidéos populaires, de l’anneau de Jeanne d’Arc à la reconstitution de batailles médiévales, les usages contemporains du Moyen Âge sont nombreux – littéraires, cinématographiques, ludiques, mais aussi politique… Pourtant, alors que nos collègues littéraires ont été les premiers à s’emparer de ce champ au sein du monde universitaire, cela n’a pas été le cas (ou à peine) pour les historiens. Ce séminaire se propose donc d’envisager, en complémentarité avec les autres disciplines, tant l’histoire du médiévalisme que la diversité de ses usages actuels.

Il portera cette année sur les rapports entre le médiévalisme et l’Orient.

Les séances sont ouvertes à tous et se tiendront le vendredi de 14h à 16h en salle Perroy, à la Sorbonne.

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Programme :

24 janvier 2020
Aude Mairey
Introduction – Le médiévalisme et l’Orient

28 février 2020
Catherine Richarte (INRAP)
Médiévalisme, modernité des usages et renouvellement des connaissances sur le Moyen Âge. Quelques allégations revues à travers le prisme de l’archéologie

20 mars 2020
Annliese Nef (Université Paris 1)
Des usages contrastés du passé islamique de l’Europe

10 avril 2020
William Blanc (EHESS)
Comme un samouraï. Figure du guerrier dans le cinéma et les manga japonais de l’Après-Guerre

24 avril 2020
Yohan Chanoir (EHESS)
Un Moyen Âge plastique ? Le médiévalisme des cinémas chinois

15 mai 2020
Benoît Grévin (EHESS)
Un médiévalisme très oriental : les Hongrois et la pensée de l’origine asiatique

Attention : si vous n’êtes pas inscrit dans une des universités de la Sorbonne ou à la Bibliothèque, il faut impérativement le signaler à cette adresse : aude.mairey@univ-paris1.fr, car le recteur de Paris exige une liste des invités pour chaque manifestation ayant lieu à la Sorbonne.

Source : LAMOP

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Publication – « The Horse in Premodern European Culture », éd. Anastasija Ropa et Timothy Dawson

This volume provides a unique introduction to the most topical issues, advances, and challenges in medieval horse history. Medievalists who have a long-standing interest in horse history, as well as those seeking to widen their understanding of horses in medieval society will find here informed and comprehensive treatment of chapters from disciplines as diverse as archaeology, legal, economic and military history, urban and rural history, art and literature. The themes range from case studies of saddles and bridles, to hippiatric treatises, to the medieval origins of dressage literary studies. It shows the ubiquitous – and often ambiguous – role of the horse in medieval culture, where it was simultaneously a treasured animal and a means of transport, a military machine and a loyal companion. The contributors, many of whom have practical knowledge of horses, are drawn from established and budding scholars working in their areas of expertise.

Table des matières : ici

Ropa - Horse

Informations pratiques :

The Horse in Premodern European Culture, éd. Anastasija Ropa et Timothy Dawson, De Gruyter, 2020 (Studies in Medieval and Early Modern Culture, 70). 23.0 x 15.5 cm. VI, 259 pages, 32 Fig. ISBN : 978-1-5015-1378-7. Prix : 94,95 euros.

Source : De Gruyter

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Offre d’emploi – Gestionnaire de publication : Revue d’histoire ecclésiastique

Pour la Faculté de théologie (TECO), du Secteur des sciences humaines (SSH)
Site principal : Louvain-la-Neuve
Contrat à temps plein pour une durée indéterminée

Entrée en fonction : 01/06/2020

index

Contexte / Mission

Fondée en 1900, la Revue d’histoire ecclésiastique (RHE) est une revue scientifique internationale, publiée conjointement par l’Uhttps://jobs.uclouvain.be/PersonnelAdministratif/job/Gestionnaire-de-publication/579571001/C Louvain et la KU Leuven. Elle présente des articles couvrant la totalité de l’histoire du christianisme, basés sur une recherche originale à partir de sources et développant des aspects novateurs en matière de méthodologie historique. Outre ces articles, la RHE propose au lecteur des recensions de livres récents traitant d’histoire de l’Église au sens large, sous forme de comptes rendus critiques ou de notices brèves descriptives. Ces recensions (rédigées dans les mêmes langues que les articles : français, anglais, allemand, espagnol, italien) ambitionnent de couvrir les plus importantes publications de ce secteur. S’y ajoute une chronique décrivant par pays les colloques, distinctions, thèses de doctorat, décès… La RHE se situe au niveau A des périodiques scientifiques dans la plupart des classements internationaux. La Revue (ISSN 0035-2381) est distribuée dans 70 pays. À la Revue est annexée une collection de monographies, la Bibliothèque de la Revue d’histoire ecclésiastique.

Placé sous la supervision du comité scientifique de la RHE, le Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques (DHGE) se propose de fournir une notice historique sur tout personnage, institution, lieu ou même sur certains concepts en lien avec l’histoire du christianisme. La liste des entrées de l’encyclopédie comprend donc les saints, les prélats, les théologiens, les congrégations religieuses, les diocèses, les monastères, les lieux de pèlerinage, etc. Pour mener à bien cette entreprise, l’équipe éditoriale s’est assurée le concours de plusieurs centaines de collaborateurs, spécialisés dans les différents domaines de l’histoire ecclésiastique.

Objectifs métiers

La fonction est liée aux métiers suivants, selon le cadastre des métiers de l’UCLouvain :

– Chargé·e de gestion :

Mettre en œuvre les procédures liées à son domaine d’intervention
Accompagner et faciliter la mise en œuvre des procédures gérées
Produire des résultats et pouvoir les interpréter
Évaluer et (faire) évoluer

– Conseiller·ère de recherche :

Recevoir et comprendre la problématique ou soumettre une nouvelle problématique à l’équipe de recherche (faisabilité, éventuellement enjeux et contexte)
Instruire et proposer des solutions, éventuellement concevoir avec les chercheurs de nouvelles solutions
Implémenter la solution en concertation avec l’équipe de recherche
Critiquer, évaluer, documenter et diffuser ou mettre à disposition des résultats
Assurer une veille dans son domaine d’expertise

Activités

– Pour la Revue d’Histoire Ecclésiastique (RHE) :

Dépouillement des catalogues de maisons d’édition et commande de livres aux éditeurs pour recension
Dépouillement et encodage des ouvrages reçus à la rédaction, tenue des fichiers des ouvrages en cours de recension
Envoi des demandes de recensions, puis des livres (200 à 300 par an) aux recenseurs
Tenue et mise à jour du fichier des auteurs et recenseurs
Réception des articles proposés pour parution, envoi au comité de lecture et suivi, en collaboration avec le secrétaire scientifique de la rédaction
Relecture des manuscrits d’articles, comptes rendus et notices (en français, anglais, allemand, italien, espagnol)
Harmonisation et mise en forme orthotypographique, vérification des références
Relecture des épreuves (1000 pages par an) et collation des corrections des auteurs
Confection des tables générales annuelles
Suivi de fabrication avec l’imprimeur (Cultura) et avec l’éditeur (Brepols)
Mise au point des manuscrits à paraître dans la Bibliothèque de la Revue d’histoire ecclésiastique

– Pour le Dictionnaire d’Histoire et de Géographie Ecclésiastiques (DHGE) :

Préparation de notices (en particulier pour la période médiévale).
Co-pilotage du DHGE.

– Community Manager de la RHE, du DHGE et du groupe d’histoire des Christianismes.

Qualifications et aptitudes requises

Master en histoire ou en théologie avec spécialisation en histoire ou Doctorat en histoire ou en théologie avec spécialisation en histoire
Connaissance informatique des logiciels bureautiques de base et de la gestion d’une base de données (par exemple : FileMaker Pro). Maîtrise de la chaîne de publication numérique (XML).
Connaissances linguistiques requises : excellente connaissance du français, connaissance nécessaire du latin et de l’anglais (min. C1)
Connaissances linguistiques souhaitées : deux des quatre langues suivantes : allemand, espagnol, italien, néerlandais

Source : UCLouvain

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Colloque – Van Eyck. An Optical Revolution – Closing Conference

As the largest ever exhibition of the work of Jan Van Eyck (February 1st – April 30th, 2020) draws to a close, scholarship gets the final word. Ghent University, at the forefront of the study of Van Eyck and the scientific partner of the exhibition, brings international experts of Art History and Medieval Studies to Ghent for a closing conference. The conference will be organised with the university’s core partners in the Van Eyck year, the Ghent Museum of Fine Arts and Musea Brugge.

The organising committee at Ghent University consists of the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies (Prof. Jan Dumolyn, History Department) and the Department of Art History, Musicology and Theatre Studies (Prof. Maximiliaan Martens).

The programme kicks off with an exclusive after-hours event at the Museum of Fine Arts on Monday evening (19:00 – 21:30). After an introduction by the curators and opening speeches, conference participants will get a chance to enjoy the exhibition in a private viewing, followed by a reception. On Tuesday there will be a full-day conference in the Ghent University Aula with no less than six papers by internationally renowned experts from Art History and Medieval Studies.

VanEyckClosing-1

Programme :

Monday 27/04/2020: After-hours at MSK
(Ghent, Fernand Scribedreef 1)

19:00 – 19:30: Welcome speeches

Rik Van de Walle, Rector of Ghent University
Cathérine Verleysen, Ghent Museum for Fine Arts
Maximiliaan Martens, Organising committee, Ghent University

19:30 – 21:30 : Private visits of the exhibition (with time slots)

Continuous reception

Tuesday 28/04/2020: Conference ‘Van Eyck. An Optical Revolution’ at UGent Aula
(Ghent, Voldersstraat 9)

Conference chair: Marc Boone (Ghent University, Professor of Medieval History and former Dean of the Faculty of Arts and Philosophy)

8:30 : Registration with coffee at the Peristilium

9:00 : Opening of conference by Jan Dumolyn (Organising committee, Ghent University) & Till-Holger Borchert (Director Musea Brugge)
9:15 : Lorne Campbell – ‘The Arnolfini Portrait. The fifteenth-century versions and the development of the composition’
Q&A

10:15 : Eberhard König – ‘Van Eyck interiors and the Turin-Milan Hours‘
Q&A
11:15 : Coffee break at the Peristilium

11:45 : Hélène Dubois – ‘The Mystic Lamb restored’
Q&A
12:45 : Lunch break at the Peristilium

14:00 : Susan Frances Jones – ‘Copies in Jan van Eyck’s Workshop’
Q&A

15:00 : Maryan Ainsworth – ‘Unravelling the Mysteries of Jan van Eyck’s Crucifixion and Last Judgment’
Q&A
16:00 : Coffee break at the Peristilium

16:30 : Wim Blockmans – ‘Incentives to a Genius’
Q&A

17:30 : Closing remarks

Informations pratiques :

Monday 27 – Tuesday 28 April, 2020

The after-hours event on Monday will be held at the Ghent Museum of Fine Arts (Fernand Scribedreef 1 – see Maps). The conference on Tuesday will take place at the Ghent University Aula (Volderstraat 9 – see Maps). Both are located in the city centre, within walking distance of public transportation. Both buildings are fully accessible for people with dissabilities.

The registration deadline is 13 April 2020 (9:00). There is a maximum of 300 participants. Registration on a first-come, first-served basis, with waiting list (when full please email). Your registration is final after payment of the registration fee of EUR 150.

The registration fee includes conference, catering and admission to the exhibition on Monday.

For practical inquiries, please contact dra. Elisa Bonduel, PhD fellow at the History Department

Conference day

Scientific committee
Prof. Jan Dumolyn (Ghent University, History Department)
Prof. Maximiliaan Martens (Ghent University, Department of Art, Music and Theatre Sciences)
Dr. Till-Holger Borchert (Director Musea Brugge)

Henri Pirenne Institute for Medieval Studies at Ghent University
Dr. Stefan Meysman (Coordinator)

Source : Henri Pirenne Institute for Medieval Studies

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