Appel à contribution – Effet de réel, effet du réel : la littérature médiévale au miroir des histoires

Université de Poitiers – CESCM – CNRS, en collaboration avec la Société de langues et littératures médiévales d’oc et d’oïl

Comité d’organisation : Claudio Galderisi

Vladimir Agrigoroaei, Christelle Chaillou, Pierre-Marie Joris, Pierre Levron, Cinzia Pignatelli

Effet de réel

La question du réel est tout entière celle des lettres médiévales : de leur réalité matérielle et intellectuelle, de leur horizon de production et de réception, de leurs auteurs affichés ou anonymes, de leur vocation. Mais qu’est-ce que le réel au Moyen Âge ?

Qu’il s’agisse de la matérialité de l’œuvre, de sa paternité, des commanditaires ou des destinataires qui en éclairent l’existence, des faits de langue qui la connotent, la localisent, la datent, l’inscrivent dans un continuum linguistique, des enjeux intellectuels, politiques ou religieux qui la subsument ou de la création poétique ou fictionnelle qui en fait une réalité littéraire à la fois subsidiaire et autonome par rapport à l’horizon temporel dans lequel le texte est écrit, la recherche est confrontée à l’éternel calibrage de la bonne distance critique. Si ce que l’on doit comprendre est déjà en partie compris dans le texte, il est alors indispensable pour l’herméneute de savoir reconnaître ce que l’intention des auteurs a voulu faire apparaître dans l’œuvre pour qu’elle soit ainsi comprise, de savoir identifier ce que s’y est glissé et qui constitue la partie résiduelle du cercle herméneutique que seuls le temps et la recherche peuvent espérer mettre au jour.

Le premier de ces deux réels, que Roland Barthes a baptisé « effet de réel », paraît signaler des processus esthétiques qui jouent sur les ressorts de l’illusion référentielle et de la suspension d’incrédulité. Le second, que Nancy Regalado a appelé avec une formule heureuse « effet du réel », semble désigner les traces plus ou moins conscientes des relations biunivoques que le texte entretient avec la réalité extratextuelle. Ainsi posés l’un en face de l’autre, ces deux réels semblent recouvrir la presque totalité des lettres médiévales. Rares sont en effet les œuvres où l’auteur n’a pas essayé d’entraîner le lecteur vers un monde en trompe l’œil ; encore plus rares sont les textes qui ne révèlent pas des signes, du moins à nos yeux, de la réalité historique, linguistique ou intellectuelle dont ils sont à la fois le reflet et le creuset.

Or la notion de réel n’est évidemment pas la même au Moyen Âge et aujourd’hui ; elle est aussi très différente pour un auditeur de la matière de Bretagne ou des chansons de geste au XIIe siècle ou pour un lecteur de Charles d’Orléans et de François Villon à la moitié du XVe siècle.

Les lettres médiévales posent à l’herméneute une multitude de questions qui gravitent autour de ces deux réels et de leurs seuils. Qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui ne l’est pas pour un lecteur médiéval qui croit davantage aux merveilles et aux miracles qu’à la réalité qui l’entoure ? En lisant le Roman d’Eneas, dont l’auteur ne revendique pas la source réelle, le lecteur médiéval reconnaît-il dans ce silence une volonté de dissimuler l’effet du réel, une sorte de refus de l’effet de réel ou un effet du réel poétique ? Et que pense ce même lecteur devant ce que nous appelons le topos du livre source qu’il rencontre dans un grand nombre de romans arthuriens ? Effet de réel ou effet du réel, ou les deux, selon que l’on se situe du côté de l’auteur ou d’un lecteur pas toujours suffisant ? Que perçoit au juste ce lecteur de l’effet du réel ? Les enjeux historiques, idéologiques, dynastiques qui traversent les lettres médiévales et qui expliquent en partie les choix des auteurs, sont-ils compris comme des effets du réel par des lecteurs qui seraient en dehors du cercle des commanditaires ou destinataires ? L’effet de réel du lecteur médiéval est-il le même que croit reconnaître aujourd’hui l’herméneute en quête d’illusion référentielle ? Et, a contrario, comment se façonne pour un auteur médiéval et pour son propre lecteur la perception du réel ? Robert de Clari décrivant Constantinople reflète-t-il ce qu’il voit ou témoigne-t-il de la diffusion de la matière d’Antiquité dans son milieu culturel ? Y a-t-il une langue pour les effets de réel et une langue propre à l’effet du réel ? Ces deux effets sont-ils l’un et l’autre associés spécifiquement à des motifs, à des genres, à des matières ? L’illusion référentielle opère-t-elle de la même manière dans un poème en vers ou dans un récit en prose ? La réalité psychologique et la réalité historique peuvent-elles modifier l’interaction entre ces deux réels jusqu’à parfois les confondre ? Enfin, comment la réalité plurielle du texte médiéval s’articule-t-elle avec ces deux expressions de la subjectivité littéraire ?

Il ne s’agit là que de quelques-unes parmi les interrogations que pose la question du réel, sous toutes ses formes, dans les textes médiévaux. Ces questions seront abordées lors des deux journées de communications et dans les conférences du samedi ouvertes au grand public : au réel de la ville. Le colloque sera structuré en quatre séances qui recouvrent les principales questions ici évoquées et qui correspondent à autant d’approches du sujet : épistémologique, historique et historiographique, linguistique, esthétique.

Les propositions de communication (titre et résumé), seront soumises au comité scientifique du colloque. Elles sont à adresser à colloqueCESCM2021@gmail.com, avant le 31 mars 2020.

Comité scientifique : Martin Aurell, Joëlle Ducos, Jean-Marie Fritz, Claudio Galderisi, Nancy Regalado, Jean-Claude Schmitt, Jean-René Valette, Jean-Jacques Vincensini, Fabio Zinelli, Michel Zink.

Source : CESCM

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Appel à contribution – Formuler l’hypothèse, établir la preuve : du travail sur les sources à l’écriture de l’histoire

L’hypothèse et la preuve sont intrinsèquement liées aux études en sciences humaines et sociales depuis leur constitution en disciplines scientifiques. Face à la complexité de son objet d’étude, le chercheur avance, de manière provisoire, des hypothèses, des propositions d’explications et d’interprétations qui seront ultérieurement validées ou réfutées. Au XIXe siècle, afin d’asseoir la scientificité de la discipline historique, l’école méthodique a érigé le recours à la preuve comme règle essentielle de cette méthode, enseignée et pratiquée par les établissements de recherche qu’étaient l’École des chartes et l’École pratique des hautes études. La démarche historique est fondée sur l’interrogation des sources en les mettant à l’épreuve de la critique pour en tirer des conclusions. Le recours à la preuve est alors l’élément clé de cette méthode car elle permet de poser une affirmation vérifiable. Comme le rappelle Claude Gauvard, la preuve n’est pas l’apanage du seul historien, mais aussi celui des théologiens, des mathématiciens et physiciens et, surtout, des juges (Dictionnaire de l’historien, 2015, p. 551- 553). Dans les sciences historiques comme dans les procédures judiciaires, on recherche des preuves parce qu’on cherche la part de vérité accessible. Il s’agit alors d’une exigence épistémologique à laquelle le chercheur attache sa crédibilité au sein de la communauté scientifique.

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Pourtant, l’administration de la preuve n’est pas aussi simple que le recours facile à la citation dont la nature probatoire est problématique. À l’adage Testis unus, testis nullus répond le nécessaire croisement des sources. Or ces dernières peuvent se contredire. Les sources matérielles issues des fouilles archéologiques peuvent s’opposer à celles, textuelles, des documents d’archives. Dans le cas de travaux d’histoire symbolique ou encore des sensibilités, le problème de la crédibilité des sources se pose avec une acuité particulière. En histoire contemporaine, les archives orales renouvellent ces interrogations en raison de la valeur toute particulière qu’a acquis le témoignage depuis l’avènement de « l’ère du témoin ». Quant au philologue, sa tentative de remonter le courant de l’histoire jusqu’au moment de la naissance
d’un texte ne peut que se nourrir d’hypothèses et se fonder sur la probabilité plutôt que sur la vérité. Enfin, l’environnement numérique rend encore plus complexe la résistance des hypothèses et l’administration de la preuve face au développement de l’ « infox » et à la rapidité de sa circulation qui entrent en contradiction avec le temps nécessaire à la vérification. En outre, la valeur probante des données et leur pérennisation dans le temps sont devenues le souci majeur des archivistes et sera celui des historiens du futur.

Pour pallier ces insuffisances, Carlo Ginzburg a proposé de parler de « preuve indiciaire » comme d’un point de convergence de plusieurs preuves indirectes, confinant l’historien à une position de prudence par manque de certitude (Carlo Ginzburg, « Signes, traces, pistes. Racines d’un paradigme de l’indice », 1980). La réserve qu’apporte Henri-Irénée Marrou à l’élaboration de la connaissance historique est d’une nature comparable. Au-delà du problème du crédit que le chercheur doit apporter à ses différentes sources, confrontées les unes aux autres, se pose le problème de la méthode du chercheur, qui doit s’adapter à son corpus. Il évoque en effet une démarche « hélicoïdale » qui irait de l’hypothèse à la source, puis de la source à l’hypothèse, de sorte à perfectionner le raisonnement, tout en affinant la manière d’interroger les documents (Henri-Irénée Marrou, De la connaissance historique, 1954). De la même manière en philologie, un aller-retour continu entre le peu de données matérielles et la foule de pistes différentes qu’elles ouvrent s’impose pour reconstruire les rapports existants entre les différents témoins d’un ouvrage, en choisir une version plutôt qu’une autre, en identifier l’auteur, la date et le milieu de composition, afin de se rapprocher le plus possible de l’original. L’histoire d’un ouvrage se définit alors petit à petit et se compose en grande partie des suggestions stratifiées et des hypothèses multiples que les chercheurs ont faites au fil du temps dans l’effort même de la reconstruire. C’est pourquoi l’historien assume la responsabilité d’organiser ses sources dans une hiérarchie d’importance, il les commente et en juge la fiabilité, en retouche certains aspects ou bien essaie d’en expliquer les incohérences, sur la base de son goût et de ses compétences.

Les représentations des études historiques sont dominées par la figure du chercheur travaillant sur ses « sources », qu’il convient de remettre en question. L’image de la source est celle du cours d’eau s’écoulant paisiblement entre un point de départ et un point d’arrivée : il en ressort l’idée d’une linéarité du travail historique. Cette fiction résiste mal à la réalité et aux problèmes concrets de la recherche scientifique. Elle passe aussi sous silence le fait que le chercheur est l’artisan de son questionnaire et de ses sources. Il leur donne leur statut et leur orientation selon sa méthode et ses intérêts. Mais en définissant sa source, l’historien construit sa preuve : il est alors susceptible de se faire à la fois juge et partie. Aborder la question du régime de la preuve revient à interroger intimement le régime de vérité du discours historique. En effet, s’il est vrai que les sources peuvent amener l’historien à reconstruire son questionnaire et à reformuler ses hypothèses, il a pu arriver au cours de l’histoire que des chercheurs manipulent la documentation, soit en voulant la faire parler, soit en la falsifiant. Dès lors, c’est le rapport entre preuve et vérité dans l’interprétation historique qui s’ouvre à la discussion (Victor Ferry, Traité de rhétorique à usage des historiens, 2015).

Sur ces problématiques inhérentes à la recherche, les jeunes chercheurs sont invités à exposer, à partir de leurs propres travaux, leurs approches scientifiques et leur utilisation des outils méthodologiques. Comment élaborent-ils, au sein de leurs questionnements, des hypothèses et des conjectures de travail ? Comment, pour les confirmer ou les infirmer, établissent-ils une preuve et la soutiennent-ils face à leur problématique de départ, ou comment celle-ci rectifie leur problématique dans un autre sens ? Quels sont les critères de sélection et de hiérarchisation des preuves ? En fait, qu’est-ce que faire une hypothèse et qu’est-ce que prouver ? Cette journée d’études interdisciplinaire est à destination de tous les jeunes chercheurs, masterants, élèves ou doctorants. Toutes les disciplines des sciences humaines et sociales sont envisagées : l’histoire en premier lieu, mais également l’histoire de l’art, l’archéologie, l’histoire du droit, la philologie, les lettres et la sociologie. De même, toutes les époques et toutes les régions géographiques peuvent être abordées.

La journée d’études aura lieu les 3 et 4 juin 2020. Les propositions de communication sont à envoyer avant le 13 janvier 2020 à l’adresse suivante : chroniques.chartistes@chartes.psl.eu

Les propositions peuvent être rédigées en français ou en anglais, et doivent être accompagnées des informations suivantes :

• Nom, prénom et courriel ;
• Titre de la communication et résumé en 400 mots maximum ; • Une brève bio-bibliographie

Comité d’organisation sous le comité scientifique d’Olivier Poncet, professeur à l’École nationale des chartes : Nicole Bergk-Pinto (ENC), Marie Bolot (ENC), Alice Crowther (EPHE), Léo Davy (ENC), Elisa Lonati (EPHE), Camille Napolitano (EPHE), Loïc Pierrot (ENC), Andrea Pistoia (EPHE), Olimpia Ratto-Vaquer (EPHE), Emmanuel Roumier (ENC/EPHE).

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Offre d’emploi – Vacancy at the Staatlichen Graphischen Sammlung München

The Staatlichen Graphischen Sammlung München has an opening for a scientific associate to lead the department of Dutch drawings and prints from 1400 to 1800. The deadline for application is 29 November 2019. See below for more information.

Click here to download the vacancy text.

Wissenschaftlichen Mitarbeiter*in (m/w/d)

Entgeltgruppe E 13 Entgeltordnung zum TV-L zu besetzen.

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Die Staatliche Graphische Sammlung München ist mit über 400.000 Kunstwerken eines der großen und bedeutenden Museen für Kunst auf Papier. Die Bestände umfassen Zeichnungen, Druckgraphiken, Buchmalereien und gedruckte illustrierte Bücher aller europäischen Schulen sowie Nordamerikas vom Mittelalter bis in die unmittelbare Gegenwart.

Aufgabengebiet:

  • wissenschaftliches Leiten und Betreuen des Referats „Niederländische Zeichnungen und Druckgraphik 15.-18. Jahrhundert“
  • verantwortliche Mitarbeit an der Erschließung, Erforschung, Vermittlung und am Ausbau der Sammlung sowie ihrer Vernetzung in der internationalen Forschung und im nationalen und internationalen Museums- und Ausstellungsbetrieb
  • Konzipieren und Durchführen entsprechender Ausstellungen, wissenschaftlicher Veranstaltungen und Forschungsvorhaben
  • Erstellen von Publikationen
  • elektronisches Dokumentieren und Mitarbeit an der Konzeption, wissenschaftlichen Erarbeitung und Realisierung von Onlinepräsentationen der Bestände
  • Pflegen und Aktualisieren der Datenbank sowie Mitarbeit an der Weiterentwicklung der elektronischen Werkdokumentation
  • Unterstützen der Museumsleitung
  • Übernahme von Querschnittsaufgaben

Anforderungen:

  • abgeschlossenes wissenschaftliches Hochschulstudium im Fach Kunstgeschichte (M. A., Master oder eine vergleichbare Qualifikation)
  • Promotion im Fach Kunstgeschichte
  • nachgewiesene einschlägige kuratorische Referenzen sowie Publikationen, vorzugsweise im Bereich der graphischen Künste der Niederlande des 15.-18. Jahrhunderts
  • Kenntnisse im Umgang mit musealen elektronischen Dokumentationssystemen (vorzugsweise MuseumPlus)
  • sehr gute Kenntnisse in Deutsch und Englisch sowie gute Kenntnisse in der niederländischen Sprache (in Wort und Schrift)
  • ausgeprägte Kommunikations- und Ausdrucksfähigkeiten
  • Teamfähigkeit
  • hohe Zuverlässigkeit und konservatorische Verantwortung, besonders im Umgang mit den musealen Sammlungsbeständen
  • Interesse an moderner Kommunikations- und Vermittlungsarbeit

Erwünscht:

  •  einschlägige kuratorische, wissenschaftliche sowie ausgewiesene praktische Kenntnisse und Erfahrungen in der Museumsarbeit, möglichst nachgewiesen durch ein Volontariat

Source : CODART

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Offres d’emploi – Ingénieur de recherche et Ingénieur d’étude (données textuelles et cartulaires médiévaux) dans le cadre du projet « HOME – History of Medieval Europe »

Offre d’emploi – Ingénieur d’études : ici

Offre d’emploi – Ingénieur de recherche : ici

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Le projet HOME prend la suite et élargit les objectifs du projet européen HIMANIS grâce auquel 80000 pages des registres du Trésor des chartes ont fait l’objet d’un moteur plein texte. Son objectif est de créer un environnement de recherche centré sur les besoins de l’utilisateur et spécialisé sur les chartes et cartulaires pour mieux comprendre l’histoire de l’Europe médiévale et le patrimoine culturel numérique d’aujourd’hui, en permettant aux chercheurs d’avoir un aperçu des ressources existantes, des ressources numérisées et des contenus numériques natifs. HOME réunit trois types d’acteurs : institutions patrimoniales (Archives nationales de la République tchèque, ICARUS), laboratoires et sociétés privées de recherche en intelligence artificielle et analyse d’image par ordinateur (Université polytechnique de Valencia, Teklia), et des laboratoires et communautés de recherche en sciences humaines et sociales (IRHT-CNRS, ICARUS).

Le projet HOME prévoit (a) de développer des approches d’indexation et de recherche optimisées pour de larges ensembles numérisés de documents patrimoniaux manuscrits, (b) de relier les données, métadonnées et référentiels du domaines, en connectant métadonnées numériques natives et numérisées, (c) d’établir un système de recherche sémantique, permettant de d’accéder aux informations pertinentes (noms de personnes, lieux, dates) dans de larges corpus multilingues, (d) de permettre la visualisation des données et des informations, (e) favoriser l’interprétation et l’engagement d’un public plus large.

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Publication – Philip Slavin, « Experiencing Famine in Fourteenth-Century Britain »

The agrarian crisis of 1315–17, known to history as the Great Famine, was one of the most devastating environmental crises to hit Europe within the last two millennia. The almost biblical flooding of 1314–16 brought about a series of crop failures, triggering a widespread agricultural crisis that unfolded into a catastrophic famine, which hit both human and animal populations with unprecedented force. The impact of this crisis, and the major long-term environmental consequences that followed, thus mark a truly watershed moment in European history.

This volume provides an in-depth study of the Great Famine as it affected the British Isles, but through this focused approach, it also offers new insights into the late-medieval North European economy and society at a time of political, socio-economic, and biological shocks and crises. Close analysis of contemporary archival sources reveals that the Great Famine was a highly complex phenomenon made by both Nature and man; and this is reflected in a highly interdisciplinary approach that studies climate, economy, demography, and health, as well as the way in which human behaviour further exacerbated the impact of famine.

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Table des matières :

Acknowledgements

Prologue

Chapter 1: Framing the Great Famine: Concepts and Contexts
Chapter 2: The Malevolence of Nature: Floods and Harvest Failures
Chapter 3: Declining Food Security: Harvest Production and Management
Chapter 4: Declining Food Security: Food Markets and Trade
Chapter 5: Declining Food Security: Transportation and Storage
Chapter 6: Declining Food Security: Warfare and Taxation
Chapter 7: Poverty, Malnourishment, and Famine Demography
Chapter 8: Fighting for Their Entitlements: Coping Strategies

Epilogue: The End of the Crisis?
Conclusions

Appendices
Works Cited
Index

Informations pratiques :

Philip Slavin, Experiencing Famine in Fourteenth-Century Britain, Turnhout, Brepols, 2019 (Environmental Histories of the North Atlantic World, 4). XXIV+442 p., 24 b/w ill., 47 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-54780-0. Prix : 100 euros.

Source : Brepols

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Colloque – True Warriors? Negotiating Dissent in the Intellectual Debate (c. 1100-1700)

Leuven, 11-13 December 2019

Conference program

Online registration

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Dissent, polemics and rivalry have always been at the center of intellectual development. The scholarly Streitkultur was given a fresh impetus by the newly founded universities in the High Middle Ages and later turned into a quintessential part of early modern intellectual life. It was not only mirrored in various well-known intellectual debates and controversies – e.g. between Aristotelians and Augustinians, scholastics and humanists, Catholics and Protestants – but also embodied in numerous literary genres and non-literary modes of expression – e.g. disputationes, invectives, consilia, images, carnivalesque parades, music, etc. – and discursive or political strategies – patronage, networks and alliances. Moreover, the harsh debates notwithstanding, consensus was also actively searched for, both within particular disciplines and within society as a whole.

The aforementioned genres and strategies are all modes of negotiating dissent, which raises several important questions regarding these intellectual ‘warriors’. What were the most important issues at stake and how were they debated? Did the debates in the public sphere reflect the private opinions of the scholars involved? What access do we have to those private opinions? Can we approach such controversies in terms of authenticity and truthfulness, or consistency and coherence? Is there a contrast between ego-documents and the published part of an author’s oeuvre?

Starting from these questions, the aim of this conference is to study the polemical strategies and the modes of rivalry and alliance in scholarly debate from the 12th through the 17th centuries.

Confirmed keynote speakers:

  • Laura Beck Varela (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Leen Spruit (Radboud Universiteit Nijmegen)
  • Anita Traninger (Freie Universität Berlin)

Conference venue:

Conference fee:

  • The conference is free for KU Leuven participants.
  • Registration fee for non-KU Leuven participants: 30 EUR. The registration fee includes access to all conference presentations, conference materials, all coffee breaks, 2 lunches (December 12 and 13, 2019) and the opening reception on Wednesday December 11, 2019.

The conference fee should be paid after you have completed your online registration. The conference fee can be paid by bank transfer:

  • account number IBAN: BE60 7340 0666 0370
  • name and address of beneficiary: KU Leuven, Oude Markt 13, 3000 Leuven, Belgium
  • BIC/Swift code: KREDBEBB
  • reason of payment/gestructureerde mededeling: 400/0018/88509 (It is mandatory to mention this number!)
  • Please be sure your name is also clearly visible.

Online registration:

Please register before November 27, 2019.

Conference poster

Conference program

Abstracts of presentations (to be added soon)

Organizing committee: Guy Claessens, Wim Decock, Fabio Della Schiava, Wouter Druwé, Wim François, Erika Gielen, Céline Szecel

Contact: 

For more information, please contact LECTIO.

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Publication – Nicolas Faucher, « La volonté de croire au Moyen Âge Les théories de la foi dans la pensée scolastique du XIIIe siècle »

Par quels mécanismes notre volonté, nos désirs, nos affects, influencent-ils nos croyances ? Sommes-nous libres de croire ce que nous voulons, même ce dont nous n’avons aucune preuve ? Et si nous le sommes, comment garantir que nous ne croyions pas au hasard, au gré de notre fantaisie ? Y a-t-il des raisons morales objectives de croire ce que nous ne pouvons savoir ? Le présent ouvrage a pour ambition de trouver réponse à ces questions dans les oeuvres académiques, notamment les commentaires des Sentences, de certains des penseurs les plus importants de l’âge d’or de la scolastique médiévale : Alexandre de Halès, Bonaventure, Thomas d’Aquin, Henri de Gand, Godefroid de Fontaines, Pierre de Jean Olivi et Jean Duns Scot. Si les questions posées ne sont pas toujours celles que les médiévaux ont affrontées, leur traitement de la notion de foi et des problèmes philosophiques et théologiques qui lui sont associés leur donne l’occasion d’y apporter des éléments de réponse significatifs pour l’histoire de la pensée occidentale. C’est à la mise au jour de ces éléments que ce livre est consacré. Il démontre l’existence de deux grands mouvements de pensée qui convergent vers un volontarisme doxastique de plus en plus marqué, accompagné d’un retrait croissant des ressorts surnaturels dans l’explication des croyances humaines.

Ce livre a été distingué par la mention honorable du Prix international Thomas Ricklin. Il constitue une version enrichie et approfondie de la thèse de doctorat de l’auteur, qui a été récompensée par le prix solennel Aguirre-Basualdo de la Chancellerie des Universités de Paris.

Nicolas Faucher est chercheur au Centre of Excellence in Reason and Religious Recognition de l’Académie de Finlande. Il est l’auteur et l’éditeur de plusieurs livres et articles scientifiques portant sur l’histoire de la philosophie médiévale, avec un intérêt particulier pour la philosophie de la religion, l’épistémologie et la philosophie de l’esprit.

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Table des matières :

Chapitre introductif

Première partie: L’extension du rôle de la volonté dans la production des croyances ordinaires et la mise en place des fondements naturels de la croyance volontaire. La foi chez Alexandre de Halès, Bonaventure, Thomas d’Aquin et Pierre de Jean Olivi

Chapitre 1: Alexandre de Halès et Bonaventure
Chapitre 2: Thomas d’Aquin
Chapitre 3: Pierre de Jean Olivi

Deuxième partie: La réduction de la place du surnaturel comme fondement de la foi et l’affirmation par défaut du rôle de la volonté dans sa production. La foi chez Henri de Gand, Godefroid de Fontaines et Jean Duns Scot

Chapitre 4: Henri de Gand
Chapitre 5: Godefroid de Fontaines
Chapitre 6: Jean Duns Scot

Conclusion générale

Informations pratiques :

Nicolas Faucher, La volonté de croire au Moyen Âge Les théories de la foi dans la pensée scolastique du XIIIe siècle, Turnhout, Brepols, 2019 (Studia Sententiarum, 4). XVIII+412 p., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58701-1. Prix : 85 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – La prosopographie des professions. Quatrième atelier de prosopographie antique et médiévale

La prosopographie, si elle est le plus souvent associée à l’histoire institutionnelle et politique, constitue une méthode féconde pour étudier l’économie et la société des périodes ancienne et médiévale. Dans cette perspective, les historiens ont mené l’analyse prosopographique de groupes professionnels, afin d’en définir l’activité économique, le niveau de fortune, la position sociale et juridique, l’ancrage géographique. Des travaux de Jean Hatzfeld sur les Italiens qui pratiquaient des activités commerciales à Délos à ceux de Madalina Dana sur la mobilité culturelle des médecins, des enseignants et autres lettrés dans la région du Pont ou aux analyses d’Alexandre Vincent sur les musiciens dans l’Occident romain, la méthode a livré d’importants résultats. Les études de Lise Saussus sur les travailleurs du cuivre à Douai sont révélatrices de l’intérêt des médiévistes pour ce champ de la recherche.

L’étude prosopographique des professions suscite de nombreuses difficultés et autant de questions de méthode, auxquelles cet atelier essaiera de répondre. Se posent tout d’abord des problèmes de définition de l’objet étudié. Définir une profession pratiquée aux époques antique ou médiévale ne va pas de soi et le risque de l’anachronisme est con- stant. Saisir les contours d’un groupe professionnel n’est guère plus aisé, car l’activité exercée n’avait pas nécessaire- ment une fonction identitaire, de sorte que ceux qui la pratiquaient n’étaient pas toujours désignés en relation avec cette dernière. Inversement, lorsqu’elle était socialement stigmatisante, la profession pouvait être attribuée abusivement à des personnes qui ne l’exerçaient pas. Faire la prosopographie de groupes professionnels, c’est aussi analyser des types de sources spécifiques, dans lesquels les inscriptions occupent une place fondamentale. La taille des corpus, souvent modeste, pose enfin le problème de leur représentativité et de la possibilité de les utiliser pour construire un discours historique.

Atelier organisé par Robinson BAUDRY, Sylvain DESTEPHEN et Karine KARILA-COHEN

Contacts : robinson.baudry@parisnanterre.fr / sdesteph@parisnanterre.fr / karine.karila-cohen@univ-rennes2.fr Universités Paris Nanterre – Université Rennes 2 – UMR 7041 Archéologie et Sciences de l’Antiquité – UMR 6566 Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences – Histoire Institut universitaire de France

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Publication – « Pierre d’Ailly. Un esprit universel à l’aube du XVe siècle », éd. J.-P. Boudet, M. Brînzei, F. Delivré, H. Millet, J. Verger et M. Zink

Pierre d’Ailly (1350-1420) a été une figure marquante de la scolastique tardive et un acteur de premier plan de la crise politico-religieuse du Grand Schisme d’Occident. Tout en effectuant une brillante carrière comme maître de l’Université, chancelier de l’Église de Paris, aumônier du roi de France, évêque de Cambrai, cardinal enfin, il a aussi produit, le plus souvent en latin, un nombre impressionnant de textes sur les sujets les plus divers : philosophie, astronomie, théologie, ecclésiologie, pastorale. Ces écrits, que lui-même a fait copier soigneusement, ont connu une fortune inégale mais certains n’ont pas cessé d’être lus et commentés au cours des siècles suivants.

Depuis une trentaine d’années, de nombreux chercheurs ont manifesté un intérêt renouvelé pour la vie, les œuvres et la pensée de Pierre d’Ailly. Le moment était donc venu, six cents ans après la fin du Grand Schisme (1417), déchirure profonde de l’institution ecclésiale qui l’a obsédé toute sa vie, de faire le point sur ces avancées de la recherche, à la fois pour replacer d’Ailly dans les grands courants de l’histoire intellectuelle, politique et religieuse de l’Occident au tournant des XIVe et XVe siècles et pour essayer de saisir, dans on unité et sa diversité, ses certitudes et ses interrogations, la personnalité même de celui qu’on appelait le cardinal de Cambrai, certainement un des lus grands esprits de la fin du Moyen Âge. Telle était l’ambition du colloque dont les actes sont réunis dans le présent volume.

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Table des matières :

Remerciements
Introduction, par Jacques VERGER
Allocution d’accueil, par Michel ZINK

1.La maîtrise du temps et de l’espace

Nathalie BOULOUX, « Pierre d’Ailly et l’espace habitable. De l’Imago mundi au Compendium cosmographiae »
C. Philipp E. NOTHAFT, « Pierre d’Ailly’s Tractatus de vero cyclo lunari  : Introduction and Edition »
Christopher SCHABEL, « Redating Pierre d’Ailly’s Early Writings and Revisiting His Position on the Necessity of the Past and the Future »

2. Le théologien, entre doxa et praxis

Joël BIARD, « La théorie de la connaissance entre sémiologie et ontologie »
Olivier RIBORDY, « Destinée de l’âme. Cheminements philosophiques de Pierre d’Ailly dans son Traité de l’âme et son commentaire à la Consolation de philosophie »
John T. SLOTEMAKER, « On Divine Distinctions : Book I, q. 6, of D’Ailly’s Commentary on the Sentences »
Monique MAILLARD-LUYPAERT, « Pierre d’Ailly face aux miracles eucharistiques »
Ludovic NYS, « Le monument funéraire du cardinal et évêque de Cambrai Pierre d’Ailly (ca 1402). Révision critique »

3. L’ecclésiologie

Fabrice DELIVRÉ, « Pierre d’Ailly canoniste »
Bénédicte SÈRE, « Pierre d’Ailly fut-il un conciliariste ? Les effets d’optique de l’état archivistique »
Émilie ROSENBLIEH, « Pierre d’Ailly au concile de Bâle. Une réception ecclésiologique diffractée »
Olivier MARIN, « Le cardinal aux deux visages. La mémoire de Pierre d’Ailly en Bohême au XVe siècle »

4. Postérités

Monica BRÎNZEI, « Nouveau survol des écrits de Pierre d’Ailly : de la tradition manuscrite aux premiers imprimés »
Laura Ackerman SMOLLER, « 1789 and All That : The Afterlife of Pierre d’Ailly’s Prediction of the Advent of Antichrist »
Jacob SCHMUTZ, « De Paris à Harvard : Pierre d’Ailly et l’éthique du commandement divin »

Conclusion, par Jean-Patrice BOUDET

Annexes
Manuscrits liés à Pierre d’Ailly conservés à la Bibliothèque Mazarine, présentés par Monica BRÎNZEI
Bibliographie
Index des manuscrits et documents d’archive
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Résumés
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Informations pratiques :

Pierre d’Ailly. Un esprit universel à l’aube du XVe siècle, éd. J.-P. Boudet, M. Brînzei, F. Delivré, H. Millet, J. Verger et M. Zink, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2019. 422 pages dont 32 illustrations. 38€.

Source : Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

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Exposition – Le Moyen Âge dans la Bande dessinée franco-belge

Huy, Musée communal
7 décembre 2019 au 9 février 2020

Capture d’écran 2019-11-15 à 21.24.25

Le but de l’exposition le « Moyen Âge dans la Bande dessinée » est de montrer comment la société médiévale est représentée dans la Bande dessinée contemporaine. Après avoir délimité la période qui dura prés de 1000 ans, elle fera l’historique de la bande dessinée médiévaliste en s’attachant principalement aux auteurs de la BD franco-belge. Elle présentera plusieurs tableaux la société médiévale et de ceux qui y vivaient à cette époque selon la répartition dans la société, fondée sur 3 ordres.

Une conférence de l’historien Jacques Verstraeten aura lieu dans le même espace le 21 décembre 2019 à 15hrs sur les trois ordres et l’imaginaire de la BD. L’entrée aux manifestations est gratuite ainsi que le catalogue.

Musée communal de Huy(salle de l’amirauté), rue vankeerberghen, 20,4500 HUY Belgique. Info : 085/21.12.06

Source : Actua BD

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