Exposition – Namur, Xe-XVIe siècle

Cet automne, Namur sera à l’honneur au TreM.a-Musée des Arts anciens. La Société archéologique de Namur y organise une vaste exposition qui proposera à ses publics de remonter le temps et de circuler, le temps d’une visite, au coeur de la ville médiévale.

Namur ! Ses quartiers, ses enceintes, ses rues, ses maisons… (Re-)découvrez cette ville née au confluent de la Sambre et de la Meuse et ses développements du 10e au 16e siècle.

Namur ! Ses comtes, ses chanoines, ses bourgmestres, ses brasseurs, ses pêcheurs… Comprenez le rôle joué par les hommes sur la structuration de leur territoire.

L’exposition met en évidence les différentes instances de pouvoir – comtal, ecclésiastique et civil – qui participent à la construction du paysage urbain. Comment la ville a-t-elle évolué au fil des siècles ? Quel est le rôle joué par les monuments dans la fixation de l’habitat et le développement du réseau urbain ? Comment les corporations et les métiers contribuent-ils à structurer la ville médiévale et à favoriser son développement économique ?

C’est ce que nous vous invitons à découvrir. Cette exposition inédite est le résultat des recherches historiques transdisciplinaires menées par Emmanuel Bodart.

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Informations pratiques :

TREM.A Musée des Arts anciens du Namurois
Hôtel de Gaiffier d’Hestroy
Rue de Fer 24 à 5000 Namur
+32(0)81 77 67 54
http://www.museedesartsanciens.be
musee.arts.anciens@province.namur.be – info@lasan.be
facebook.com/museedesartsanciens – facebook.com/societearcheologiquedeNamur

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Fermé les 24, 25, 31/12/19 et 01/01/20.
En savoir +

Tarifs :
Plein tarif (exposition et musée) : 5 € (+12 ans)
Tarif réduit (étudiants / seniors (+65 ans) / groupes) : 2,50 €
Groupes scolaires en visite libre : 1 €
Gratuit : < 12 ans, art. 27, 1er dimanche du mois, membres SAN, museumPassmusées, cartes ICOM, ICOMOS et ABAJP.

Source : Société archéologique de Namur

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Bourse – Bourses de recherche de la Société Mabillon

Règlement relatif à l’attribution de bourses de recherche par la Société Mabillon

(arrêté par le Conseil d’Administration du 24 juin 2019)

  1. Pour contribuer au développement des études dans son champ d’activité, la Société Mabillon institue des bourses de recherche en faveur de jeunes chercheurs de toutes nationalités.
  1. Ces bourses, d’un montant de 500 à 1 000 €, sont destinées à apporter une aide financière à des recherches dans les archives et bibliothèques, notamment pour la préparation d’articles.
  1. Les bourses sont attribuées à des chercheurs préparant le doctorat ou titulaires de celui-ci depuis moins de quatre ans à la date de candidature. Exceptionnellement, pourront aussi être retenus des candidats n’entrant pas dans ces catégories.
  1. Les dossiers de candidature, rédigés en français, sont à adresser avant le 31 janvier à la Société (aux deux adresses suivantes : querol@cnrs-orleans.fr et sebastien.barret@cnrs-orleans.fr). Ils comporteront :
    1. Un curriculum vitae du candidat, incluant une liste de ses travaux et publications antérieurs ;
    2. Une note de présentation du projet pour lequel il sollicite une bourse (max. 5000 signes) ;
    3. Une évaluation des coûts prévus pour la réalisation du projet ;
    4. Une attestation du directeur de thèse ou d’une personnalité scientifique appuyant le projet.

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  1. Le Bureau de la Société confie l’examen de chaque dossier de candidature à un membre du Conseil d’administration, qui rédige un rapport écrit. La décision d’attribution des bourses appartient à un comité composé du Bureau de la Société, du directeur de la Revue et du responsable de la Rédaction. Les décisions, qui ne peuvent faire l’objet de réclamations ou de recours, sont notifiées aux intéressés avant le 30 avril suivant.
  1. Les bénéficiaires d’une bourse fourniront à la Société (mêmes adresses que les dossiers de candidature), avant le 31 janvier suivant la date d’attribution, un compte rendu scientifique et financier d’utilisation de la somme allouée. Ils sont invités à accorder une priorité à la Revue Mabillon pour publier une étude éventuellement issue des travaux financés par la bourse. Cet article sera soumis aux procédures ordinaires d’évaluation en vigueur pour les textes proposés à la Revue, qui pourra ou non le retenir.
  1. Le Président de la Société rendra compte à l’Assemblée générale ordinaire des attributions de bourses de l’année précédente et des rapports rendus par les boursiers.
  1. La dotation globale destinée au financement des bourses est arrêtée chaque année par l’Assemblée générale ordinaire de la Société, sur proposition du Trésorier. Le comité d’attribution défini à l’article 5 détermine, à l’intérieur de cette enveloppe, le montant alloué à chacun des lauréats qu’il retient en tenant compte de la nature de son projet et des besoins exprimés. Si une partie de la dotation n’est pas distribuée, elle est réaffectée au budget annuel de la Société.
  1. La Société et la Revue Mabillon feront connaître le présent dispositif de bourses par tous les moyens qu’elles estimeront appropriés.

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Colloque – Objets et contenus des réglementations de métier (Moyen Âge époque moderne). 3e colloque international : Objets et contenus des réglementations de métier (Moyen Âge époque moderne)

Ces journées consacrées à l’analyse des « objets et contenus » des réglementations de métier se proposent de considérer toutes les sortes de règles qui encadrent les activités professionnelles, qu’il s’agisse de coutumes, de règles éparses prises à des moments différents, ou de statuts de métier. Dans ce dernier cas, le règlement sera considéré en tant qu’ensemble, dans une approche résolument dynamique et comparative. Si, à juste titre, certains articles sont souvent isolés pour rendre compte de tel ou tel aspect de la norme, nous proposons, au cours de ces troisièmes journées de chercher à envisager chaque norme comme un tout qui, certes, n’est pas figé et peut résulter de révisions multiples lui donnant un caractère quelque peu hétérogène, mais n’en demeure pas moins souvent unifié, pour les contemporains, sous une référence unique. La réglementation des métiers sera donc envisagée sous toutes ses formes (écrites et non écrites) notamment par le croisement de différentes sources afin d’en comparer et d’en singulariser autant que possible les objets et contenus, à un moment, en un lieu ou pour un métier ou un ensemble de métiers donnés. C’est, en effet, par l’analyse des contenus que nous entendons chercher à saisir les finalités effectives de la réglementation, et mieux appréhender, au-delà des buts revendiqués dans les préambules de certains textes, les visées sous-jacentes ou implicites de ces normes.

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Programme :

JEUDI 14 NOVEMBRE 2019
Bâtiment Bois de l’Etang (rue Galilée) salle C104

09h30 Accueil des participants
10h00 Introduction générale

10h20 LES OBJETS VARIÉS DES RÉGLEMENTATIONS
Président/discutant : Matthieu Scherman (Paris-Est Marne-la-Vallée, ACP)

Julie Pilorget (Paris-Sorbonne) – ` De celui, de celle ou de ceux procédans dudit mestier. De l’usage de la dyade dans les réglementations : les miracles d’une encre sympathique (Amiens, XIVe-XVIe s.)
Amelia Andrade (Nova Université de Lisbonne, IEM) – La réglementation des métiers à Lisbonne au XIVe siècle : quelques réflexions
Camille Fabre (Paris-Sorbonne) – Les statuts de métiers à Toulouse au Moyen Âge,
d’une réglementation des produits à une réglementation des producteurs ?
Arnaldo melo (Minho, Braga, Lab2Pt) – Les objets de réglementation au Portugal
aux XIVe et XVe siècles : la comparaisonentre différents métiers ou groupes de métiers
13h00 Déjeuner

14h00 RÉGLEMENTER LES MÉTIERS DE BOUCHE
Président/discutant : Fabien Faugeron (Paris-Sorbonne)

Clémentine Stunault (Toulouse Jean-Jaurès, FRAMESPA) – Réglementer pour protéger : les normes d’encadrement des professions de bouche toulousaines (mi XIIe-début XVIe siècle)
Sofia Gullino (Padoue) – Che fornai e Farinotti siano in avenire più obedienti agli ordini. Corporations alimentaires et pani cation à Gênes au XVIIe siècle
Luca Clerici (Padoue) – Fromagers, laitiers, revendeurs, colporteurs et
paysans : complexité et évolution d’un secteur bondé (Vicence, XVe-XVIe siècles)
Mathieu Marraud (CNRS, CRH) – Indécision des produits et institution du métier.
Le conflit des eaux-de-vie à Paris, 1620-1776
17h00 Fin de la 1ère journée

VENDREDI 15 NOVEMBRE 2019

Bâtiment Bois de l’Etang (rue Galilée) salle C06

09h15 Accueil

09h30 RÉGLEMENTER LES MÉTIERS DU CUIR
Président/discutant : Nicolas Lyon-Caen (CNRS, IHMC)

Corentin Hamet haMet (EHESS) – Du cuir, des métiers et un conseil de ville : discuter et imposer la norme du travail et du commerce d’un matériau à Nuremberg (XIVe siècle-1535)
Joana Sequeira (Porto, CITCEM) – L’évolution des contenus de la réglementation des métiers du cuir au Portugal (XIVe-XVIe siècles)

11h00 RÉGLEMENTER LES MÉTIERS DES MÉTAUX/QUALITÉ ET APPLICATION DE LA NORME

Vincent Demont (Paris-Nanterre, IDHES) – ` Idéal réglementaire et dynamiques de
différentiation au sein des corporations d’orfèvres
Émilie Berard (Cergy-Pontoise, Metropolitan Museum of Art), Catherine Verna (Paris 8, HISPOSS/ArScAn), PhiliPPe Dillmann (LAPA LMC IRAMAT et NIMBE CEA/CNRS) Enrique Vega (LAPA LMC IRAMAT et NIMBE CEA/CNRS) Valérie Toureille (Cergy-Pontoise, AGORA) – Application de la réglementation pour la fabrication des armures : une lecture matérielle
Lise Saussus (FNRS), Nicolas Thomas (INRAP, LaMOP) – Règlements et pratiques d’ateliers chez les travailleurs des métaux non ferreux de la Flandre au Royaume de France du XIIIe au XVIe siècle
13h00 Déjeuner

14h00 CONTRÔLER / RÉGLEMENTER
Présidente/discutante : Corine Maitte (UPEM-ACP)

Luis Miguel Duart (Porto, CITCEM) – Métiers, règlements, prix et salaires, expertises et garants (Funchal, Madeira, 1470-1500)
Hélène Leuwers (Paris-Nanterre, CHISCO) – La réglementation des métiers de santé à Paris et à Londres (1360-1560) : encadrer et contrôler le droit d’exercer
Hermengildo Fernandes (Lisbonne, CH) – Market control and economic transition
in the southwestern Iberia (12th-13th centuries)
Robert Carvais (CNRS, CTAD) – De quoi traitent les règlements des maçons et comment en contrôle-t-on l’application ? (Paris, XIIIe-XVIIIe siècle)
16h30 Discussion générale

Informations pratiques :

14-15 novembre 2019

Université de Paris-Est Marne-la-Vallée
5 Boulevard Descartes à Champs-sur-Marne
RER A, Station Noisy-Champs

Comité d’organisation :

Philippe Bernardi (CNRS-LaMOP)
Caroline Bourlet (CNRS-IRHT)
Maxime L’Héritier (Paris 8-HISPOSS/ArScAn)
Corine Maitte (UPEM-ACP)Judicaël Petrowiste (Paris Diderot-ICT

Source : LAMOP

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Publication – « Iconographie médiévale entre Antiquité et art roman. D’acanthes et d’écailles. Recueil d’articles de Jacqueline Leclercq-Marx », éd. Brigitte D’Hainaut-Zveny, Alain Dierkens, Constantin Pion

Recueil d’articles rédigés par Jacqueline Leclercq-Marx tout au long de sa carrière, ce volume consacré à l’Iconographie médiévale entre Antiquité et art roman est tout à la fois un état de la recherche et un stimulant manuel d’initiation à l’analyse iconographique.

S’attachant à cette longue période souvent négligée entre Antiquité tardive et Moyen Âge roman, l’auteure met en évidence les cohérences et les continuités entre ces deux mondes. Détaillant l’intégration, l’association, l’hybridation ou la paraphrase de formes anciennes comme l’émergence de solutions inédites, elle identifie un ensemble de choix iconographiques qui constituent les images du haut Moyen Âge et gagent de leur pouvoir de conviction. Le merveilleux médiéval, trop longtemps galvaudé, se voit ici réaccrédité, refondé. Les images de sirènes, centaures, minotaures, chevaliers marins et autres monstres, très systématiquement mises “en correspondance” avec un vaste catalogue de textes, recomposent les fondements d’un imaginaire dont, on sait, qu’il fait toujours autant agir que penser.

Loin des exposés théoriques parfois arbitraires, ce volume explicite au travers d’une série d’études de cas une méthodologie rigoureuse, prudente et ample qui prévient contre toutes formes de surinterprétation, exhorte à l’établissement de corrélations entre textes et images, souligne la richesse des apports d’une recontextualisation fine et murmure l’irrémédiable instabilité des choses. Ces études qui traitent d’architecture, de sculpture et de peinture, comme de miniature et d’orfévrerie, constituent une stimulante incitation à la recherche, un point de départ ou le programme d’autres études à venir.

Historienne de l’art, docteure en Philosophie et Lettres de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) , professeure d’histoire médiévale à l’ULB, membre de l’Académie royale d’archéologie de Belgique et de nombreuses autres sociétés savantes – belges et françaises – (voir CV plus détaillé sur le site de Koregos/Académie), J. Leclercq-Marx est une spécialiste internationalement connue de l’iconographie du haut Moyen Âge.

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Table des matières :

Jacqueline Lerclercq ou l’histoire d’une passion — Brigitte D’Hainaut-Zveny, Alain Dierkens et Constantin Pion
Sirenes usque in exitium dulces, l’histoire d’une recherche — Jacqueline Leclercq-Marx
Bibliographie de Jacqueline Leclercq-Marx

Transferts, emprunts et réappropriations

Jacqueline Leclercq : un regard imaginatif vers les re-créations médiévales — Xavier Barral i Altet

I. Prototypes antiques et re-créations médiévales: le cas de quelques monstres anthropomorphes (sirènes, centaures et minotaures)
II. De la Terre-Mère à la Luxure. Àpropos de «La migration des symboles»
III. La représentation des dieux antiques dans le premier volume des Chroniques de Hainaut (Bruxelles, KBR, ms. 9242). L’image, le texte, le contexte et la postérité
IV. Les avatars d’un mythe antique au Moyen Âge.Thésée et le minotaure aux époques préromane et romane
V. Le centaure dans l’art préroman et roman. Sources d’inspiration et modes de transmission
VI. Les œuvres romanes accompagnées d’une inscription. Le cas particulier des monstres
VII. Les visions constantiniennes et leur écho dans l’art occidental (c. 800-c. 1200). Les mots et les images
VIII. L’intégration des Sept Merveilles du Monde à la culture chrétienne. Entre survivance et réinterprétation

Cosmographie et Bestiaires

La sirène, le centaure et autres merveilles: les sources antiques de l’hybridité dans l’esthétique des bestiaires et des cosmographies médiévales — Rémy Cordonnier

IX. L’idée d’un monde marin parallèle du monde terrestre. Émergence et développements
X. Les Eaux supérieures (Gen. 1,6) dans la peinture du Moyen Âge. Synthèse critique
XIII. La sirène et l’(ono)centaure dans le Physiologus grec et latin et dans quelques Bestiaires. Le texte et l’image
XIV. Drôles d’oiseaux. Le caladre, le phénix, la sirène, le griffon et la serre dans le Physiologus, les Bestiaires et les grandes encyclopédies du XIIIe siècle. Mise en prespective
XV. L’illustration du Physiologus grec et latin, entre littéralité et réinterprétation de l’allégorie textuelle. Le cas des manuscrits Bruxellensis 10066-77 et Smyrneus B.8

Entre anthropologie et histoire matérielle

Quand les choses font sens : fondements matériels et formels d’une anthropologie culturelle des images médiévales — Christian Heck

XVI. La couleur de la peau dans le Moyen Âge central. Perception et représentations
XVII. Des dons pas comme les autres. Les ex-voto dans le Moyen Âge haut et central
XVIII. Le rapport au gain illicite dans la sculpture romane. Entre réalités socio-économiques, contacts de culture et réseaux métaphoriques
XIX. Du monstre androcéphale au monstre humanisé. À propos des sirènes et des centaures, et de leur famille, dans le haut Moyen Âge et à l’époque romane
XX. Vox Dei clamat in tempestate. À propos de l’iconographie des Vents et d’un groupe d’inscriptions campanaires (IXe-XIIe siècles)
XXI. Entre archéologie et histoire matérielle. Pour une étude du décor des cheminées médiévales
XXII. L’imitation des tissus «orientaux» dans l’art du Haut Moyen Âge et de l’époque romane. Témoignages et problématiques
XXIII. Le décor aux griffons du Logis des Clergeons (cathédrale du Puy) et l’imitation des tissus «orientaux» dans l’art monumental d’époque romane en France. Tour d’horizon

Autoportraits d’artistes et signatures, et sur la piste de Goderan de Lobbes

« Un texte où ce qui compte finalement est l’au-delà des mots… » — Cécile Treffort

XXIV. Les signatures d’orfèvres au Moyen Âge.Entre sociologie, théologie et histoire
XXV. Signatures iconiques et graphiques d’orfèvres dans le haut Moyen Âge. Une première approche
XXVI. Le chapiteau d’Heimo (Maastricht, Basiliek Onze-Lieve-Vrouw). Le point sur l’inscription et sur la scène de donation
XXVII. Des mots qui posent question. Les «signatures» d’artisans dans le Haut Moyen Âge (Ve-Xe siècles)
XXVIII. [La Bible de Lobbes]. Les initiales historiées. Quelques hypothèses et apports nouveaux. I. L’iconographie

Index

Informations pratiques :

Iconographie médiévale entre Antiquité et art roman D’acanthes et d’écailles. Recueil d’articles de Jacqueline Leclercq-Marx, éd. Brigitte D’Hainaut-Zveny, Alain Dierkens, Constantin Pion, Turnhout, Brepols, 2019 (Les Études du RILMA, 9). 470 p., 25 b/w ill. + 135 colour ill., 210 x 297 mm. ISBN: 978-2-503-57555-1. Prix : 120 euros.

Source : Brepols

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Publication – « L’odeur du sang et des roses. Relire Johan Huizinga aujourd’hui », éd. Élodie Lecuppre-Desjardin

Pour la première fois en France, des chercheurs spécialistes de la fin du Moyen Âge se sont rassemblés pour discuter et proposer des clefs de lecture permettant de saisir l’essence d’un classique au succès international : L’Automne du Moyen Âge de Johan Huizinga. Toujours d’actualité pour son impressionnant pouvoir de suggestion, le chef-d’œuvre du grand intellectuel néerlandais, paru en 1919 et traduit en français en 1932, s’adresse à tous ceux – littéraires, philosophes, historiens et historiens de l’art – qui ont su repérer dans ce livre une autre façon de penser et d’écrire l’histoire du XVe siècle septentrional. S’attachant particulièrement aux formes de vie et de pensée, l’écriture de Huizinga peut se révéler déroutante pour un public de chercheurs attachés à une méthodologie plus rationnelle. Les réflexions rassemblées ici permettent de faire le point sur les raisons qui font de cette œuvre, si controversée soit-elle, une référence mais aussi un trésor d’inspirations et d’intuitions toujours aussi stimulantes après un siècle d’existence.

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Table des matières :

L’Automne du Moyen Âge, ou la modernité d’une écriture esthétique au service de l’Histoire – Élodie Lecuppre-Desjardin
Le laboratoire de Huizinga : les archives de son Automne et l’édition française – Anton van der Lem
Johan Huizinga et les fondateurs des Annales : rencontre manquée ou opposition des paradigmes ? – Christophe de Voogd
Johan Huizinga et la « morphophilie » des années 1920 – Jelle Koopmans
Un Automne impensé. Johan Huizinga et l’histoire littéraire française aux XXe-XXIe siècles – Estelle Doudet
Les primitifs au prisme de Johan Huizinga : « l’art des Van Eyck est une fin » – Bertrand Cosnet
La cour ou le théâtre de l’esprit de Johan Huizinga – Thalia Brero, Élodie Lecuppre-Desjardin
« L’idée de chevalerie » : Du crépuscule de la chevalerie à l’histoire des représentations chevaleresques – Benjamin Deruelle
Religion, culture et communication. Les « intuitions » de Johan Huizinga – Nicole Bériou
L’émotion comme désir de vie – Damien Boquet, Laurent Smagghe

Présentation des auteurs
Remerciements

Informations pratiques :

L’odeur du sang et des roses. Relire Johan Huizinga aujourd’hui, éd. Élodie Lecuppre-Desjardin, Villeneuve d’Acsq, Presses universitaires du Septentrion, 2019 (Histoire et civilisations). 220 p., 16 x 24 x 1,5 cm. ISBN : 978-2-7574-2960-0. Prix : 24 euros.

Source : Presses universitaires du Septentrion

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Appel à contribution – Art et philosophie : de la mimésis à l’imago

Date : 30 mai 2020
Soumission jusqu’au : 20 janvier 2020

Elisabeth RUCHAUD – Faculté des Lettres, département d’histoire de l’art Emanuele IEZZONI – Faculté de Philosophie

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Le but de cette journée d’étude est d’arriver à rapprocher les études en philosophie, esthétique et histoire de l’art selon une même approche. Depuis Platon et Aristote la conception du Beau et de l’Art se dessine sous les termes de mimesis et de reproduction. L’art est alors une imitation de la nature, une reprise de la réalité sensible mais son caractère de « copie » rend la production artistique trompeuse en ce qu’elle engendre une expérience esthétique qui éloigne de la réalité et de la vérité. L’émotion esthétique est ainsi un leurre et une illusion dont l’homme doit se méfier.

Au-delà de cette interprétation néoplatonicienne du Beau, c’est la construction intellectuelle et spirituelle du langage artistique avec l’avènement du Christianisme qu’il est important de souligner. Au Moyen Age, l’image acquiert une valeur théologique nouvelle qui se dessine autour de la notion d’imago. Le passage des Écritures sur la création de l’Homme « secundum imaginem Dei » (Gn I, 27) s’accompagne d’une importante et très riche réflexion exégétique et théologique qui nourrit profondément la création iconographique et esthétique et définit la relation existante entre le Créateur et l’Homme et au-delà entre l’image et son contenu. L’image médiévale devient alors un medium exégétique et théologique fondée sur l’interaction entre la création visible (matérielle) et l’œuvre divine (immatérielle) par l’emploi des règles d’harmonie, de proportion, de symétrie et de clarté.

Reprenant notamment les études menées par Edgar de Bruyne (Études d’esthétique médiévale, 1946) sur la construction des diverses doctrines de l’Art au Moyen Age et surtout celle d’Erwin Panofsky faisant le lien entre le renouveau aristotélicien de la scolastique et l’architecture gothique (1967), cette journée explorera, en introduction à la création d’un séminaire de master, l’importance des études esthétiques et de la pensée philosophique dans la constitution des normes artistiques de la chrétienté occidentale.

Conditions de soumission

Toutes propositions de communication, tant de chercheurs confirmés que de jeunes docteurs et doctorants en histoire de l’art, philosophie et esthétique, sont les bienvenues.

Chaque intervention devra durer 25 minutes environ et sera suivie d’une discussion avec les auditeurs et les autres acteurs de la journée d’étude. Toute personne intéressée peut envoyer son projet de communication (court CV + synopsis d’une page maximum), par voie électronique, à l’adresse suivante : icpphiloart@gmail.com avant le 20 janvier 2020.

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Cycle de conférences – Pratiques médiévales de l’écrit. Séminaires-conférences 2019-2020

Séminaires-conférences organisées par le Centre « Pratiques médiévales de l’écrit » de l’Université de Namur (Institut PaTHs).

Les séances se tiendront de 16h15 à 18h15 dans le local L34 (Séminaire d’Histoire) de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Namur.

Adresse : 61, rue de Bruxelles – 5000 Namur
Entrée libre

Contact : etienne.renard@unamur.be

PraME 2019-2020

Programme :

30 octobre 2019
Carine Van Rhijn (Universiteit Utrecht)
Manuscripts for Priests as a Window on Carolingian Culture

27 novembre 2019
Nicholas Paul (Fordham University)
How the Holy Cross Came From Antioch:writing Sacred History and Local Memory at the Abbey of Brogne, 1177-1211

18 décembre 2019
Nicolas Perreaux (CNRS, LAMOP)
La diplomatique médiévale à l’ère numérique : enjeux, méthodes, possibilités

5 février 2020
Élodie Attia (CNRS, Université d’Aix-Marseille)
Les bibles hébraïques d’Europe occidentale : entre traditions et innovations

11 mars 2020
Baudouin Van den Abeele (UCLouvain)
Sur les traces d’un texte à succès : le Physiologus Theobaldi, un petit bestiaire entre écoles et monastères

22 avril 2020
Hélène Carles (Université de Strasbourg) et Martin Glessgen (Universität Zurich / EPHE)
L’exploitation des textes documentaires pour l’histoire linguistique galloromane

13 mai 2020
Monica Bertè (Università di Chieti-Pescara)

La tradizione delle Senili di Petrarca : autografi, idiografo e copie

Source : Centre de recherches « ¨Pratiques médiévales de l’écrit » – UNamur

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Publication – Christophe Imperiali, « En quête de Perceval. Étude sur un mythe littéraire »

Les grands mythes sont des miroirs où se réfléchissent, au fil du temps, des valeurs et des visions du monde. Parmi les mythes fondateurs de notre culture, celui de Perceval présente une spécificité qui le rend particulièrement ouvert à une pluralité d’interprétations : le texte qui l’inaugure est inachevé. En laissant le Conte du Graal sans conclusion, Chrétien de Troyes déployait un large éventail de perspectives : Perceval serait-il le héros triomphant d’une quête aboutie, ou devrait-il tendre sans répit vers quelque chose qui toujours se dérobe devant lui ? À moins qu’il ne prenne goût à sa recherche, ou qu’elle ne lui devienne vitale…

C’est au déploiement diachronique de ce mythe qu’est consacré le présent ouvrage. Après une mise au point sur la notion de « mythe littéraire », il suit Perceval à la trace, en quête des sens toujours renouvelés que son histoire a pris au fil des siècles.

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Christophe Imperiali est chercheur auprès du Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique, rattaché à l’Université de Berne. Outre les reviviscences médiévales et l’étude de la pensée mythique, les rapports entre poésie et musique font partie de ses domaines de recherche privilégiés.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Christophe Imperiali, En quête de Perceval. Étude sur un mythe littéraire, Paris, Honoré Champion, 2019 (Mémoire du Moyen Âge, 2). 506 p., 15,5 X 23,5 cm. ISBN : 9782745351111. Prix : 38 euros.

Source : Honoré Champion

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Exposition – Renaissances contrastées. Pierre Bruegel, Lambert Lombard et Lambert Suavius. La gravure au XVIe siècle

Dans le cadre des manifestations commémorant le 450e anniversaire de la mort de Pierre Bruegel l’Ancien se tiendra, à la Galerie des Beaux-Arts de Liège, une exposition intitulée « Renaissances contrastées ». Dominique Allart et Gaylen Vankan y proposent une plongée dans l’univers captivant de la gravure à l’époque du grand artiste.

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Mode de production sérielle de l’image, la gravure était au XVIe siècle une invention révolutionnaire. En assurant aux images une audience sans précédent, elle contribua à faire d’elles des outils privilégiés de propagation d’idées politiques et religieuses, de connaissances et de références culturelles et esthétiques. Ce fut là un premier pas décisif vers ce que nous appelons aujourd’hui la civilisation de l’image.

L’exposition abordera ce phénomène à travers la production de Bruegel, mais aussi celle de ses contemporains liégeois Lambert Lombard et Lambert Suavius, dont les gravures comptèrent parmi les plus remarquables et les plus admirées du temps. Si les trois artistes appartenaient à un même réseau proche du pouvoir, leurs productions sont pourtant très différentes. Des « paysages cosmiques », « diableries » et festivités paysannes de Bruegel aux sévères discours sur la religion chrétienne et sur les us et coutumes antiques de Lombard et Suavius, ce sont les multiples facettes de la Renaissance septentrionale que le visiteur découvrira, parmi une soixantaine de joyaux issus des collections du Musée Wittert de l’Université de Liège et de la Ville de Liège.

Vernissage le vendredi 25 octobre à 18h. Bienvenue à tous !

Informations pratiques :

Du 26 octobre au 24 novembre 2019

Galerie des Beaux-Arts
rue Soeurs-de-Hasque, 1
4000 Liège

Mercredi-dimanche : 14-18h (fermé les 1er et 2 novembre)

Commissariat scientifique : Dominique Allart et Gaylen Vankan de l’UR Transitions
Exposition organisée en partenariat avec la Ville de Liège

Source : Université de Liège

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Publication – Michel Scot, « Liber particularis. Liber physonomie », éd. Oleg Voskoboynikov

Michel Scot, traducteur arabisant, médecin, astrologue-encyclopédiste au service de l’empereur Frédéric II, eut dès son siècle une aura quelque peu mystérieuse d’un savant qui «semble avoir connu vraiment les jeux trompeurs de la sorcellerie», si l’on croit Dante qui le jugea digne de son Enfer (XX, 115-17). Mais ses contemporains ont su apprécier aussi sa contribution à la marche triomphale de l’aristotélisme. Par rapport à ses traductions, son oevre magistrale propre, le Liber introductorius (ca. 1220-1235), eut une diffusion relativement restreinte et une tradition manuscrite compliquée. Aujourd’hui, cet auteur ne risque plus de passer aux oubliettes de l’histoire des idées et des sciences. Cette édition n’a pas l’ambition de ressusciter un soldat inconnu, mais de lui rendre justice, en faisant connaître deux de ses traités dont la paternité ne fait pas de doute: le Liber particularis et le Liber physionomie. Ils forment la deuxième et la troisième partie du Liber introductorius. Tout en participant à un project commun, chacun possède sa structure, sa problématique, voire son style. Le Liber particularis traite particulariter, «en détails», les grandes thèmes de la cosmologie médiévale. Le deuxième est le premier livre de l’Occident médiéval consacré exclusivement à la physiognomonie, un savoir à succès prodigieux jusqu’au XIXe siècle.

Copertina provv.

Informations pratiques :

Michel Scot, Liber particularis. Liber physonomie, éd. Oleg Voskoboynikov, SISMEL, 2019 (Micrologus Library, 93). pp. VIII-416. ISBN : 978-88-8450-906-2. Prix : € 70.

Source : SISMEL

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