Publication – Armando Petrucci, « Promenades au pays de l’écriture », trad. Jacques Dalarun

« Il ne s’agit pas ici d’histoire du livre ou du document. Il ne s’agit pas d’histoire des textes, d’histoire de la culture intellectuelle ou d’histoire des cultures populaires, pas même d’une histoire de l’écriture ou des écritures stricto sensu. L’aire disciplinaire qui nous intéresse est ou aspire à être plutôt une histoire des processus et des pratiques de fabrique et d’usage des produits écrits, quelles que soient leur nature et leurs fonctions, y compris (voire surtout) dans leurs dimensions anthropologiques et sociales les plus remarquables et les plus significatives. Du fait de ce choix épistémologique assumé, cet ouvrage, alternant réflexions et exemples, se présente comme une invitation à considérer les témoignages écrits (isolés ou en série, anciens ou récents, élégants ou relâchés, publics ou privés, exposés à la vue de tous ou cachés) comme autant d’épisodes d’un des chapitres les plus riches et les plus passionnants de l’histoire de l’humanité : celui de ses expressions écrites. »

Armando Petrucci (1932-2018) est un paléographe et médiéviste italien, considéré comme l’un des plus grands spécialiste de l’écriture du XXe siècle.

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Table des matières :

Préface
Introduction
1. Lieux et espaces
2. Écrire ou pas
3. Pouvoir ou liberté
4. Typologies et fonctions
5. Techniques et modalités
6. Écrire à…
7. Textes écrits, perdus, retrouvés
8. Conserver la mémoire
Bibliographie
Illustrations

Informations pratiques :

Armando Petrucci, Promenades au pays de l’écriture, trad. Jacques Dalarun, Bruxelles, Zones Sensibles, 2019. 160 p. ISBN 978 293 0601 40 3. 16 euros. Traduction de Jacques Dalarun. Préface d’Attilio Bartoli Langeli.

Source : Zones sensibles

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Publication – « Boèce au fil du temps. Son influence sur les lettres européennes du Moyen Âge à nos jours », dir. S. Conte, A. Oïffer-Bomsel, M.-E. Cantarino-Suñer

Référence essentielle depuis le Moyen Âge pour les intellectuels européens, l’œuvre de Boèce contribua à l’universalisation des savoirs. Ce volume collectif met en lumière l’héritage culturel de ce grand classique de l’Antiquité, figure exemplaire de l’éclectisme scientifique.

Table des matières : ici

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Informations pratiques :

Boèce au fil du temps. Son influence sur les lettres européennes du Moyen Âge à nos jours, dir. S. Conte, A. Oïffer-Bomsel, M.-E. Cantarino-Suñer, Paris, Classiques Garnier, 2019 (Littératures antiques, n° 3). 651 pages.
ISBN: 978-2-406-08665-9. 34 euros.

Source : Classiques Garnier

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Journée d’étude – Référentiels de lemmes du français médiéval

L’objectif de cette journée d’étude consiste à dresser un état des lieux des pratiques, des référentiels utilisés, tout en demandant à chacun d’expliquer ou de justifier ses choix de référentiels. Après l’intervention de représentants des différentes équipes aura lieu la présentation de deux dictionnaires qui servent, entre autres, de référentiels, le Dictionnaire étymologique de l’ancien français (Heidelberg) et le Dictionnaire du moyen français (ATILF-Nancy). L’après-midi, trois tables rondes seront organisées afin de progresser dans l’harmonisation des pratiques, dans la construction d’outils communs et dans l’interopérabilité des données produites. Des conclusions dresseront un programme de travail, afin de parvenir à créer des ressources communes et partagées.

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Programme :

9h : accueil et introduction
9h15 : « Base de français médiéval », par Alexei Lavrentiev (ENS Lyon)
9h45 : « Documents linguistiques gallo-romans », par Martin Glessen (université de Zurich/EPHE)
10h15 : « The Value of French », par Simon Gaunt (King’s College, London)
10h45 : pause
11h : « Omelie », par Jean-Baptiste Camps (ENC)
11h30 : « Dictionnaire étymologique de l’ancien français », par Maud Becker (Académie de Heidelberg)
12h-12h30 : « Dictionnaire du moyen français », par Gilles Souvay (Université de Lorraine/CNRS)

14h : « D’un référentiel unique à des tables de correspondances »
15h30 : « Les référentiels de POS (Part of Speech) »
16h : pause
16h15 : « Pour des règles communes de création de lemmes »
17h15 : conclusions
17h30-18h : présentation pour ceux qui le souhaitent de l’application de postcorrection de lemmatisation Pyrrha

Informations pratiques :

École nationale des chartes, 65, rue de Richelieu, Paris 2e (salle Delisle)
Métro Bourse, Pyramides ou Palais-Royal

Entrée libre

Lundi 28 octobre 2019 de 09 h 00 à 18 h 00

Source : École nationale des Chartres

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Publication – Cristina Dagalita, « Un dénuement fastueux. Les œuvres d’art dans les chartreuses médiévales »

En 1385, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi fonde la chartreuse de Champmol, près de Dijon. Les œuvres somptueuses réalisées pour ce monastère reflètent-elles la spiritualité des chartreux ? Cet ouvrage propose un regard transversal sur l’art produit pour les moines chartreux au cours du Moyen Âge. Il analyse la manière dont ceux-ci envisageaient la création artistique, d’après le témoignage de leurs textes normatifs ou mystiques. Peut-on dire qu’il y a eu un « art chartreux» ? La présent livre explore les mécanismes de la commande artistique en se plaçant du point de vue d’un ordre placé sous le sceau de l’austérité, mais destinataire de nombreuses œuvres d’art.

Table des matières : ici

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Informations pratiques :

Cristina Dagalita, Un dénuement fastueux. Les œuvres d’art dans les chartreuses médiévales, Bruxelles, Bern, Berlin, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2019. 394 p., 46 ill. coul. ISBN : 978-2-8076-1148-1. Prix : 60 euros.

Source : Peter Lang

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Appel à contribution – The Boundaries of Monastic Institutions

Session organisers: Simone Wagner (Universität Erfurt), Johannes Waldschütz (Independent Scholar, City Museum Stockach) Sponsor: Universität Erfurt, Max-Weber-Kolleg, Humanities Centre for Advanced Studies, Religion and Urbanity: Reciprocal Formations

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Monasteries usually secluded themselves from the world by building walls around their institutions. These walls did not only have a religious meaning but also a legal and administrative one. The physical aspect was tied to imagined boundaries being created between the religious and the secular. Imagined and physical boundaries interacted.

Nevertheless, it varied how much religious communities sought to isolate themselves. The relationship between the religious and the secular sphere was highly contested throughout the middle ages. Especially in the case of less regulated communities, the boundaries were permeable and space was used both by religious as well as secular actors. Since enclosure was seen as especially important for female monasteries, monastic boundaries and their permeability seem to have been gendered.

However, apart from spiritual matters monasteries were also concerned about the boundaries of their possessions. Charters and cartularies include detailed descriptions of the boundaries of specific possessions. Chronicles and vitae show how nuns and monks hoped to protect their possessions through performative acts such as processions with relics.

We are organising a range of sessions connected to all aspects of monastic boundaries. Papers may include but are not limited to the following points

  • The physical remains of monastic boundaries such as walls, boundary stones or gates
  • The way in which boundaries are depicted in literary, legal and visual sources
  • How monastic boundaries were constructed conceptually as well as performatively
  • The challenges and conflicts arising from boundaries of religious institutions e.g.
    securing monastic possessions and their boundaries
  • The permeability of boundaries between the religious and the secular sphere and
    shared space (co-spatiality)
  • The gendered dimensions of monastic boundaries

We are inviting students and scholars at any point in their career and from all fields, including history, archeology, religion, art history, literature and codicology to submit paper proposals of no more than 250 words on any medieval period, monastic order and geographical region.

Please submit the proposals and your contact information to Simone Wagner (simone.wagner@uni-erfurt.de) and Johannes Waldschuetz (johannes.waldschuetz@gmail.com) by September 25th 2019.

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Exposition – La collection Alana. Chefs-d’oeuvre de la peinture italienne

Du 13 septembre 2019 au 20 janvier 2020
Paris, Musée Jacquemart André

À la rentrée 2019, le Musée Jacquemart-André met à l’honneur la Collection Alana, l’une des plus précieuses et secrètes collections privées d’art de la Renaissance italienne au monde, actuellement conservée aux Etats-Unis. En écho à son exceptionnelle collection d’art italien, le Musée Jacquemart André présente plus de 75 chefs-d’œuvre des plus grands maitres italiens comme Lorenzo Monaco, Fra Angelico, Uccello, Lippi, Bellini, Carpaccio, Le Tintoret, Véronèse, Bronzino ou Gentileschi. Cette exposition offre l’occasion unique d’admirer pour la première fois des tableaux, sculptures et objets d’art qui n’avaient jusque-là jamais été présentés au public.

Screenshot_2019-09-06 La collection Alana

Dans la lignée des plus grandes collections américaines, la Collection Alana est le fruit d’un intense travail de sélection et d’amour de l’art opéré depuis plusieurs décennies par Alvaro Saieh et Ana Guzmán, un couple dont la réunion des prénoms forme celui de la Collection Alana. Au fil des ans, leur passion s’est muée en une véritable fascination pour l’art gothique et la Renaissance italienne et les a progressivement conduits à s’intéresser aussi à la peinture des XVIe et XVIIe siècles.

Le prêt de ces chefs-d’œuvre a été accordé à titre exceptionnel au Musée Jacquemart-André en raison de l’affection que les deux collectionneurs lui ont toujours portée. Les œuvres présentées démontrent la vitalité du goût pour la Renaissance italienne, considérée comme moment fondateur de la civilisation occidentale. Elles offrent un aperçu exhaustif de l’une des plus grandes collections privées d’art ancien, de la peinture du XIIIe siècle aux œuvres caravagesques.

Commissariat
> Carlo Falciani, historien de l’art, commissaire d’expositions et professeur d’Histoire de l’Art Moderne à l’Académie des Beaux-Arts de Florence.
> Pierre Curie, conservateur du musée Jacquemart-André, spécialiste de peinture italienne et espagnole du XVIIe siècle.

Visuel : Lorenzo Monaco, L’Annonciation (détail), vers 1420-1424, tempera et or sur panneau, 169,6 x 120,7 cm, Collection Alana, Newark, DE, États-Unis, Photo : © Allison Chipak

Source : Musée Jacquemart André

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Appel à contribution – Anabases. L’Antiquité après l’Antiquité : un héritage en partage

7-9 octobre 2020
Université Toulouse Jean Jaurès

L’Antiquité, classique ou non, ne disparaît pas avec ce que l’on a coutume d’appeler « la fin du monde antique ». La Grèce et Rome, mais aussi, désormais, en raison de nombreux progrès dans la connaissance historique, la Mésopotamie, l’Égypte, l’Étrurie… constituent pour longtemps encore un legs culturel, politique et esthétique identifiable, fécond. En effet, nous Modernes continuons de le « recevoir », de le mettre en débat, de le repenser ou reformuler sur nos places publiques ou nos écrans, dans nos livres ou notre langue. Nous questionnons et nous représentons ce passé, dans un va-et-vient entre mise à distance et appropriation, et nous analysons ces mémoires diverses à partir d’une question simple qui est au cœur du présent colloque : qu’advient-il de l’Antiquité après l’Antiquité ?

Si les « études de réception » relatives à l’Antiquité sont bien implantées dans le monde universitaire anglophone, l’équipe PLH-ERASME et la revue Anabases. Traditions et réceptions de l’Antiquité sont les seules en France à les avoir mises au cœur de leurs travaux. Pour célébrer les quinze ans de la revue, nous voulons impulser une réflexion collective de fond sur la notion de « réception » qui nous réunit et qui fait encore défaut. Un regard rétrospectif sur les quinze années d’Anabases permet de voir la diversité des époques qui ont pu être abordées, des aires géographiques, des disciplines (histoire, histoire de l’art, archéologie, anthropologie, littératures, droit, musicologie…), des approches et des traditions universitaires nationales ou locales. En effet, l’étude de « l’Antiquité après l’Antiquité » ne peut qu’être interdisciplinaire, transversale, plurielle.

Le terme de « réception », par différence avec celui de « présence » ou d’« influence », désigne un opérateur historique, par lequel on s’efforce de ressaisir les modalités d’appropriation d’une culture – ici l’Antiquité – dans ses prolongements et ses résonances, en fonction des contextes qui l’accueillent et la transmettent. La littérature, la philosophie, l’art sous toutes ses formes, la culture populaire ont affaire avec la capacité de transformation, d’adaptation, de résilience dont l’Antiquité est capable. L’Antiquité est un savoir à géométrie variable, modulable, un savoir qui a lui-même sa propre histoire, ses propres traditions qui varient, par exemple, entre les mondes anglophone, germanique ou latin. Or cette « fabrique de l’Antiquité » est indispensable pour l’étude de son devenir.

Le colloque invitera donc les intervenants à proposer des contributions mettant au cœur de leur propos l’aspect réflexif sur les méthodes, les concepts, les objets en jeu dans les études réceptionnistes. Les communications pourront partir d’exemples et de dossiers particuliers, en servant de tremplin à une réflexion méthodologique plus large. Nous souhaiterions enfin dialoguer avec les chercheurs qui mobilisent ce concept pour l’étude d’autres époques et d’autres disciplines.

Le colloque se déroulera sur cinq demi-journées, les quatre premières reprenant d’abord les trois grandes rubriques de la revue Anabases :

  • Historiographie et construction des identités culturelles (sur les discours et récits et les questions de légitimation, d’appropriation, de nationalisme ou d’héroïsation) ;
  • Traditions et (ré)inventions du patrimoine antique (par l’étude des textes, des images, des circuits et des passeurs)
  • Archéologie des savoirs et réseaux savants (analyse des archives et des correspondances, des institutions, des réseaux ou des courants et écoles).

L’après-midi du deuxième jour sera réservé aux posters de doctorants. Enfin la conclusion prendra la forme d’une table ronde sur « les mots de la réception » (anachronisme, appropriations, imagination, réflexivité, invention, présentisme…).

Le colloque aura lieu pour les 7-9 octobre 2020 et sa publication est prévue dans un numéro spécial d’Anabases dans l’année qui suit.

Les propositions de communication ou de poster devront comporter un court CV, un titre, et un résumé (1 500 et 2 500 signes). Ces documents pourront être rédigés dans les langues d’Anabases (français, italien, espagnol, anglais et allemand) et sont à envoyer avant le 31 décembre 2019 aux organisateurs :

Corinne Bonnet (corinne.bonnet@univ-tlse2.fr)
Clément Bur (clement.bur@univ-jfc.fr)
Anne-Hélène Klinger-Dollé (anne-helene.klinger-dolle@univ-tlse2.fr)
Thibaud Lanfranchi (thibaud.lanfranchi@univ-tlse2.fr)
Pascal Payen (payen@univ-tlse2.fr)

Source : Fabula

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Publication – « Speculum Futurorum temporum. Ildgarda di Bingen tra agiografia e memoria », dir. Sofia Boesch Gajano et Alessandra Bartolomei

Profetessa, teologa, scienziata, musicista, poetessa, la figura complessa e multiforme di Ildegarda, è stata al centro negli ultimi decenni di una riscoperta storiografica favorita anche dal lavoro di edizione critica delle sue opere. Gli studi hanno riconosciuto in Ildegarda uno dei grandi protagonisti del risveglio intellettuale europeo del XII secolo. La sua testimonianza viene ormai valutata come una delle più alte espressioni storiche dell’autocoscienza femminile.

Il convegno, di cui si pubblicano ora gli atti, propone un osservatorio inedito per questa grande figura: quello storico-agiografico e memoriale. Si valorizzano le biografie dei santi Disibodo e Ruperto, si ricostruiscono gli autori e gli ambienti di elaborazione delle vite e i loro rapporti genealogici. Viene delineata la ricezione della sua memoria dal Medioevo all’Età moderna.

Table des matières : ici

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Informations pratiques :

« Speculum Futurorum temporum ». Ildgarda di Bingen tra agiografia e memoria, dir. Sofia Boesch Gajano et Alessandra Bartolomei, Rome, Istituto Storico Italiano per il Medio Evo, 2019. IBAN: IT 91N 02008 05022 000400361279

PREZZO DEDICATO AI SOTTOSCRITTORI DELLA PRESENTE SCHEDA DI ADESIONE: € 14,00 (ANZICHÉ € 20,00)

La presente condizione agevolata è valida inviando una mail, una volta eseguito il pagamento (più spese di spedizione), entro il 30 settembre 2019, a ufficiovendite@isime.it

Il pagamento dovrà essere effettuato tramite bonifico bancario sul conto corrente intestato all’Istituto Storico Italiano per il Medio Evo:

IBAN: IT 91N 02008 05022 000400361279
Causale del bonifico: Ildegarda
UNICREDIT SPA – AG. N.36011
ROMA, San Pantaleo

Source : Istituto Storico Italiano per il Medio Evo

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Colloque – Pierre et dynamiques urbaines

Ce colloque sanctionne le travail mené depuis 2015 par une équipe transnationale, regroupant l’Université Libre de Bruxelles, le Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (UMR 8589), l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, l’Université do Minho de Braga, et l’Université d’Albi- Framespa (UMR 5136), via un programme Pessoa.

Pour poursuivre et clôturer ce projet, et pour formaliser les conclusions auxquelles les équipes ont abouti, le format colloque semble adapté. Il permettra aux participants de communiquer leurs conclusions en fonction des problématiques ciblées, tout en stimulant la discussion avec des communicants hors projet, invités pour contraster, compléter, critiquer ou enrichir les approches envisagées.

Ainsi, des scientifiques européens ont été invités à communiquer à partir de l’argumentaire suivant :

Sur le temps long, la pétrification de la ville, la dominante des matériaux durs au premier rang desquels se trouve la pierre, apparaît dans l’historiographie traditionnelle comme le résultat, la conséquence voire la représentation ultime du fait urbain dans ses paramètres politiques, sociaux, économiques ou culturels. Ce colloque propose de revenir sur ce postulat en reconsidérant les rapports et les dynamiques existants entre l’évolution de la ville et l’usage de la pierre, pour les édifices à la fois privés et publics.

La dynamique évolutive de la ville induit- elle le passage aux matériaux durs ? Par corollaire, la modification dans l’emploi et dans l’usage de la pierre est-elle conséquence de changements constructifs, techniques ou esthétiques, ou inversement ? Ainsi, peut-on mettre en interaction matériaux, techniques et dynamiques urbaines ? Ce rapport fonction- usage – matériau peut-il être conditionné par des paramètres pragmatiques issus d’un contexte politique, économique, démographique, esthétique ou symbolique?

De plus, le colloque questionne les rapports entre la pierre et les autres matériaux. Ces derniers sont-ils forcément envisagés comme substitutifs, compléments ou choix par défaut dans une tradition d’utilisation de la pierre, vue comme le matériau noble et pérenne par excellence ? Ces problématiques amènent à considérer le rôle des acteurs (pouvoirs publics, gens de Métier, entrepreneurs…) dans l’adoption de la pierre pour les projets urbains.

In fine, la pierre est-elle forcément le marqueur d’une évolution, d’une dynamique à l’échelle de la ville ?
Pour envisager ce sujet, les communicants pourront utiliser de multiples sources (textuelles, archéologiques, iconographiques, architecturales, etc.) à puiser dans les différents domaines de la recherche.

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Programme :

Lundi 14 octobre

14h – 14h15

Accueil et présentation – Brigitte Pradin, directrice de l’INU Champollion

14h15 – 14h45 : Introduction par Sandrine Victor (Institut National Universitaire Champollion, Framespa) et Cécile Sabathier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, LaMOP)

Session 1. Représentations.
Présidence de séance : Philippe Sosnowska

14h45 – 15h30 : Raphaële Skupien – Université de Picardie Jules Vernes, TRAME – Usages et représentations de la pierre à bâtir dans le paysage parisien, du XIVe au XVIe siècle.
15h30 – 16h15 : Marie-Christine Laleman – Les maisons médiévales en pierre à Gand (Belgique) : « guide » d’une organisation urbaine aux XIIe et XIIIe siècles.

Mardi 15 octobre

Session 2. Contextes.
Présidence de séance : Paulo Charruadas

8h30 – 9h15 : Vincent Debonne – Institut Flamand du Patrimoine, Katholieke Universiteit Leuven – Between quarry, clay pit and forest. Materials of the building trade in medieval and early modern Oudenaarde (Belgium).
9h15 – 10h : Clément Alix – Université de Tours, CESR et Daniel Morleghem- UMR 7324 Citeres-LAT – Usages de la pierre à bâtir dans les constructions d’Orléans aux XIIIe – XVIe siècles.
10h15 – 11h : Caroline de Barrau – Université de Perpignan – De terre, de galet et de pierre : la construction à Perpignan (XIe-XVe siècle).
11h – 11h45 : Marie Lafont (Université de Tours, CESR) et Lucie Gaugain (Université de Tours, CERS) – Tours, chantiers d’une ville royale à la fin du Moyen Âge.
11h45 – 12h30 : Léa Hermenault – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ArScAn – « Paver de carreaux bons, loyaux et marchans. » Le pavage des rues de Paris à partir du XIIIe siècle, une certaine idée de la ville et de la représentation du pouvoir.

Session 3. Coexistence.
Présidence de séance : Hélène Noizet

14h – 14h45 : Arnaldo Melo et Maria do Carmo Ribeiro – Universidade do Minho, Lab2pt – Les rapports entre la pierre et les autres matériaux de construction dans les villes portugaises au Moyen Âge.
14h45 – 15h30 : Enrico Lusso – Legno e paglia, pietra e mattone. Tecniche edilizie e decoro urbano negli insediamenti del Piemonte bassomedievale
15h30 – 16h15 : Quitterie Cazes – Université Toulouse II Jean-Jaurès, Framespa – La pierre dans la construction toulousaine.

Mercredi 16 octobre

Session 4. Pétrification.
Présidence de séance : Arnaldo Melo

8h30 – 9h15 : Paulo Charruadas et Philippe Sosnowska – Université libre de Bruxelles – La « pétrification » du bâti urbain en Brabant méridional à la fin du Moyen Âge. État de la question, problématiques et perspectives.
9h15 – 10h : Anna Boato – Dipartimento Architettura e Design, Università degli Studi di Genova – Dal legno alla pietra. Genova : tempi e modalità di una trasformazione.
10h15 – 11h : Hélène Noizet – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, LaMOP – La pétrification du tissu urbain, un effet du choix des matériaux ?
11h – 11h45 : Luísa Trindade – Universidade de Coimbra – « Que se erga parede direita de pedra e cal « . Construir casa na cidade medieval portuguesa.
11h45 – 12h30 : Bastien Lefebvre – Université Toulouse II Jean-Jaurès, TRACES – Les matériaux de la maison urbaine au Moyen Âge, le point du vue de l’archéologie.

12h30– 13h : Conclusions par Philippe Bernardi – LaMOP, CNRS – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Informations pratiques :

4-16 octobre 2019
Albi

Comité d’organisation :
Philippe BERNARDI – Paris-1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP
Paulo CHARRUADAS – Université Libre de Bruxelles
Maria DO CARMO FRANCO RIBEIRO – Université de Braga
Hélène NOIZET – Paris-1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP
Cécile SABATHIER– Paris-1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP
Philippe SOSNOWSKA – Université Libre de Bruxelles
Arnaldo SOUSA MELO – Université de Braga
Sandrine VICTOR – Institut National Universitaire Champollion, Albi

Source : Université d’Albi

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Publication – Edward Roberts, « Flodoard of Rheims and the Writing of History in the Tenth Century »

Flodoard of Rheims (893/4–966) is one of the tenth century’s most intriguing but neglected historians. His works are essential sources for the emergence of the West Frankish and Ottonian kingdoms in the tumultuous decades following the collapse of the Carolingian empire in 888. Yet although Flodoard is a crucial narrative voice from this period, his works have seldom been considered in the context of the evolving circumstances of his turbulent career or his literary aims. This important new study is the first to analyse and synthesise Flodoard’s entire output, suggesting that his writings about Rheims, contemporary politics and the Christian past have until now been taken at face value without regard for his own intentions or priorities, and therefore have been misunderstood. Edward Roberts’ re-evaluation of the relationship between political participation, historical understanding and authorial individuality casts important new light on the political and cultural history of tenth-century Europe.

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Table des matières :

Introduction: Flodoard of Rheims and his world
1. Flodoard, his archbishops and the struggle for Rheims
2. Narrative and history in the Annals
3. Institutional history and ecclesiastical property
4. History, poetry and intellectual life
5. Flodoard’s age of miracles
Conclusion: history and historiography in the tenth century.

Informations pratiques :

Edward Roberts, Flodoard of Rheims and the Writing of History in the Tenth Century, Cambridge, Cambridge University Press, 2019 (Cambridge Studies in Medieval Life and Thought: Fourth Series). 235 x 160 x 20 mm, 280 p. ISBN : 9781316510391. Prix : 75 £.

Source : Cambridge University Press

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