Appel à contribution – Fake Blues: Exposures of Forgeries and their Aftermaths

Cambridge, Peterhouse
24 April 2020

This workshop will investigate the unhappy state of mind of those people in history who have been taken in by fakes and forgeries, as well as the afterlives of forged texts. What effect did the exposure and revelation of their gullibility have on the reception of forgeries? The Donation of Constantine, for example, was defended by high-ranking members of the Catholic Church for another century after Lorenzo Valla’s astute criticism. The Reformation lent further urgency to these discussions, when polemicists on both sides of the confessional divide – Catholic and Protestant – often accepted or rejected the results of the humanists on the basis of religious and political expediency.

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To date, many historians have focussed their attention on the discussion of forgery in ecclesiastical history. This workshop therefore aims to move beyond this genre, to discuss the study of forgery in other disciplines, such as the history of science, literature and art. It will ask questions such as: what were the similarities and differences in the reception of legends, myths, falsely attributed texts and forged documents? How did invention, translation, and circulation of texts inflect upon one another? And finally, how were more everyday objects such as safe-conducts or letters of recommendation subject to scrutiny as fakes or frauds, and how were those carrying them able to ‘prove’ their identities?

The workshop will take in Cambridge. It will be followed by a wine reception. Unfortunately, we cannot provide any reimbursement for costs of travel and accommodation.

Please send a 150-word paper proposal to the organizers by 15 January 2020:

Stefan Bauer (Royal Holloway, University of London)  stefan.bauer@rhul.ac.uk

Sam Kennerley (Peterhouse, Cambridge) sjk76@cam.ac.uk

Source : Fake Blues

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Appel à contribution – Recherche-Création sur le phénomène des musiques anciennes (et musiques de rituels) au XXIe siècle, considéré sous l’angle de la pensée complexe

Journées d’étude et de recherche dans le domaine de l’éducation et de la formation dont l’objectif est de contribuer à la connaissance de la connaissance d’un domaine d’étude où les objets d’étude ne peuvent être pensés que dans une pensée spéculative

17 & 18 mai 2020
Saint-Guilhem-le-Désert (34150), France

 Comité scientifique

Khaï-dong Luong, Doctorant en musicologie, CEMM (EA 4583), Université Paul-Valéry Montpellier 3, Directeur artistique de l’ensemble La Camera delle Lacrime

Gisèle Clément, Maîtresse de conférences en Musicologie médiévale, CEMM (EA 4583), Université Paul-Valéry Montpellier 3

Les musicologues qui étudient les musiques anciennes ou « à l’ancienne » sont confrontés à un dilemme inhérent à leur objet d’étude : les musiques anciennes ne prennent leurs « réalités » de musiques que si on peut les entendre et justement elles ne sont plus « entendables ». L’absence de ce fait sonore et musical suscite alors une puissance imaginante pour satisfaire le besoin et le désir d’entendre ce que nous ne pouvons plus entendre, en fabricant les musiques anciennes à partir des traces écrites ou iconographiques parvenues jusqu’à nous. Cette « réalité » musicale et spéculative de la musique ancienne soulève des questions fondamentales et globales qui ne concernent pas seulement la musicologie et que nous organisons dans le cadre de cette journée selon trois axes principaux (transmission et cécité, étude et analyse des dispositifs, connaissance de la connaissance) qui sont évidemment liés.

Transmission et cécité : Comment transmettre la connaissance d’une connaissance dont les objets d’étude ne peuvent être pensés que dans une pensée spéculative ? C’est-à-dire comment transmettre une connaissance dont le sujet reste un mystère et dont la stratégie de connaissance nécessite d’accepter ses limites, ses difficultés, et la dépendance de sa stratégie à son dispositif ? Comment transmettre la connaissance sur les musiques anciennes si celles-ci comme « réalités » musicales n’existent plus ? La question de la transmission est inséparable de la question des horizons d’attentes des individus touchés (créateurs, critiques, public, programmateurs, institutions, universitaires…) considérés comme unités complexes, par l’écologie de l’action de transmission des connaissances sur les musiques anciennes. A propos de l’éducation et de la formation, Edgar Morin a proposé en 1999 à l’UNESCO un texte intitulé Les sept savoir nécessaire à l’éducation du futur[1]. Parmi les sept savoirs nécessaires établis, le premier mentionné est celui de la connaissance de la connaissance (ses dispositifs, ses infirmités, ses difficultés) qui permettrait de doter chaque esprit d’outils et de méthodes pour se préparer à l’affrontement des risques permanents d’erreur et d’illusion qui l’encerclent dans son combat vital pour la lucidité. A cet effet, il rappelle qu’il est nécessaire de promouvoir une connaissance capable de saisir les problèmes globaux et fondamentaux pour y inscrire les connaissances partielles et locales. C’est-à-dire qu’il est nécessaire d’enseigner non seulement la condition humaine mais également de développer l’aptitude naturelle de l’esprit humain à situer toutes informations dans un contexte et un ensemble. La compréhension mutuelle entre humains est alors vitale pour que les relations humaines sortent de leur état barbare d’incompréhension. Compréhension-incompréhension deviennent alors des entités inséparables où il ne devient pas envisageable d’enseigner ou d’étudier l’un sans l’autre. La compréhension est à la fois moyen et fin de la communication humaine.

A propos des musiques médiévales, comme le rappelle la musicologue Marie-Noël Colette[2] : « On n’imagine pas de connaître et donc d’apprécier un phénomène musical sans en entendre la manifestation ». Pour autant, donner naissance à une manifestation sonore à partir de traces écrites (non sonores), c’est déjà créer la manifestation perceptible d’une musique devenue imperceptible aujourd’hui. Les pratiques de musiques anciennes dans les conservatoires, ou lors des concerts et/ou spectacles de musiques anciennes programmés dans les festivals et les lieux de diffusion donnent aujourd’hui aux musiques anciennes une réalité effective. Le phénomène des musiques anciennes au xxie siècle pose la question de ce qu’on désigne par musiques anciennes. La polysémie des termes « musiques anciennes » désignant à la fois ce qui n’existe plus et ce qui est recréé aujourd’hui tend à rendre difficile, mais pas impossible, la mission de faire advenir une pensée aporétique sur le phénomène des musiques anciennes au xxie siècle. En musicologie historique, dès que l’on veut pouvoir aborder la musique ancienne sous forme de fait musical, le chercheur est confronté à la nécessité d’une stratégie de connaissance qui relève alors d’un problème fondamental et global.

La disjonction (qui sépare ce qui est naturellement inséparable comme cerveau/esprit, homme/nature) et la réduction (qui croit expliquer un tout à partir des parties qui le constituent, alors que le tout produit des qualités inconnues des parties) produisent des cécités. Niels Bohr indique trois types de limites à la connaissance microphysique, qu’il a, du reste, généralisés : l’impossibilité d’unifier la connaissance, lié à l’apparition d’insurmontable contradictions, l’inséparabilité objet/instrument de mesure que l’on peut généraliser dans l’ inséparabilité du sujet et de l’objet de la connaissance[3]. Les progrès des connaissances scientifiques ont sans cesse révélé des nappes de plus en plus profondes et amples d’ignorance ; la nouvelle ignorance est différente de l’ancienne, qui vient du manque de connaissance ; la nouvelle émerge de la connaissance elle-même. Quelles sont alors les vrais limites de toute connaissance ? L’inconnu est énigme ; l’inconnaissable est mystère. L’inconnu est au cœur du connu. Dans certains cas, l’inconnu pourra être résolu par la connaissance. A la différence, le mystère échappe non seulement à la connaissance, mais il est aussi au cœur même de la connaissance. Le mystère, surgit de l’origine et de la fin de l’univers, de la nature de la réalité, de l’origine de la vie, de la créativité manifestée par les évolutions biologiques, de l’apparition d’homo sapiens/demens. Le mystère à la fois premier et ultime se trouve dans notre esprit/cerveau : c’est le plus fabuleux des mystères bien que, et parce que, c’est lui qui produit notre connaissance. Il n’est sans doute pas un hasard si le mot création convoque un mystère englobant l’être humain, son esprit/cerveau et par conséquent les créations de l’être humain aussi[4].  Et, la musicologie a pour objet d’étude une de ces créations.

Étude et analyse des dispositifs : Ces journées d’étude envisagées sous l’angle de la recherche-création[5] sont une opportunité pour  contribuer à la recherche sur l’éducation et la formation, pour contribuer au développement de la pensée complexe à l’université, pour contribuer à la recherche musicologique sur les musiques anciennes sans réduire l’approche ontologique à la question de « l’authenticité » ou du « vraisemblable » autour de son interprétation. C’est l’opportunité de saisir la chance offerte par le dynamisme de ces pratiques pour naviguer dans des territoires nouveaux de la connaissance où se révèle l’inséparabilité du trio connaissance, ignorance, mystère. C’est une invitation à un voyage aux limites de la connaissance dans la reconnaissance de ce mystère qui nous conduit d’une part, à abandonner définitivement : le règne de l’ordre déterministe, le réductionnisme et la division entre les disciplines, la réalité comme notion claire et distincte, et d’autre part à considérer la complexité de l’univers, de la vie, de l’humain[6]. Dans le vécu d’une expérience sensible faisant, entre autres, appel aux sens et aux émotions, comment s’organise notre rapport à la connaissance ? Quelles règles, quels principes commandent la pensée qui nous fait organiser le réel ? Comment sélectionne-t-on ou privilégie-t-on certaines données au regard d’autres qui sont éliminées ou « subalternisées » ? La relation entre la connaissance et la réalité pose le problème soulevé par la philosophie de la connaissance et la science du cerveau : dans la relation inséparable et circulaire entre réalité, connaissance, esprit, cerveau, que connait-on, que peut-on connaître de la réalité[7] ?

Quelle méthodologie et quelle stratégie de connaissance adopter pour surmonter les risques permanents d’erreur et d’illusion issus de la construction de connaissances relatives au vécu d’une expérience sensible (faisant appel aux sens et aux émotions) ? Cette partie concerne l’analyse et l’étude des stratégies de connaissances construites sur des dispositifs faisant appel aux sens et aux émotions. C’est une étude sur les limites, les difficultés, les incompréhensions inhérents à ces dispositifs. C’est aussi une invitation à penser l’incomplétude comme une chance de liberté pour l’esprit humain quand on touche à la fois à des questions des expériences sensibles, et des sujets qui ne se pensent que dans une pensée spéculative. C’est l’opportunité d’installer une réflexion qui tient compte de la part de mythe dans nos perceptions de la réalité. Dans la stratégie de connaissance sur les musiques anciennes, quelles sont les limites à l’expérience sonore des musiques anciennes ? Quelle différence pouvons-nous faire entre un workshop entre spécialistes et un événement ouvert au grand public ?

Connaissance de la connaissance : Comment s’organise et se structure la connaissance sur des objets d’étude qui ne peuvent être pensés que dans une pensée spéculative ? Qu’est-ce que l’expérience moderne des musiques anciennes ? Qu’entend-t-on quand on écoute aujourd’hui des musiques anciennes ? A quoi assiste-t-on quand on se rend à un concert/spectacle de musiques anciennes ?  Quelle performativité pouvons-nous attendre de ces événements ?

A l’image du travail de musicologie de terrain réalisé par Benoit Haug, ces journées d’étude pourraient accueillir des contributions sur les fabriques de musiques anciennes considérées sous l’angle de la pensée complexe qui rendent compte des dispositifs mis en œuvre pour faire advenir aujourd’hui la musique ancienne comme fait musical, et/ou qui décrivent les relations entre le fait musical perdu et inconnu, la trace parvenue jusqu’à nous et le fait musical créé, et/ou qui pensent sous une approche ethnoscénologique[8] l’expérience moderne des musiques anciennes. La thèse de doctorat de Benoit Haug intitulée Suzanne sous un nouveau jour, la fabrique d’une musique à l’ancienne et de ses singularités au prisme d’une musicologie de terrain[9] nous invite à suivre la fabrique d’un fait musical à partir d’une trace du passé. Dans cette thèse, l’émergence du fait musical se réalise par les corps des interprètes et la pratique d’ensemble. Il n’y a donc pas de fait musical sans ces corps et sans ces pratiques. Aussi, l’approche ethnoscénologique est essentielle pour comprendre la fabrique de musiques anciennes. La fabrique de musiques anciennes soulève donc un ensemble de questions relatives aux procédés de création, à la réception, à la critique, à l’esthétique, chacun pouvant s’inscrire dans une approche structurale ou historique. Arriver à penser sous l’angle complexe, les musiques anciennes à la fois comme fait musical du passé définitivement perdu et aussi comme fait musical du xxie siècle suppose d’essayer de reconnaître la multidimentionnalité du phénomène des musiques anciennes au xxie siècle, la présence de l’observateur/concepteur dans l’observation/conception (c’est à dire la présence du sujet dans l’objet), l’être humain comme unité complexe, les incertitudes liées à la connaissance et à l’écologie de l’action (dès qu’un individu entreprend une action, quelle qu’elle soit, celle-ci commence à échapper à ses intentions ; cette action entre dans un univers d’interactions et c’est finalement l’environnement qui s’en saisit dans un sens ou dans un autre) et d’accepter que c’est l’événement in toto qui fait sens.

Le dimanche 17 mai au soir, les participants seront conviés au spectacle donné par l’ensemble-école – Promotion 2020 et invités à susciter la discussion avec les étudiants qui le constituent autour des problématiques développées dans le cadre de ces journées d’étude. L’ensemble-école est un projet de formation par la praxis qui permet aux étudiants de se confronter aux enjeux et aux problématiques de la direction artistique et administrative d’un projet artistique professionnel. Son objectif est d’encourager les bénéficiaires à s’interroger sur toutes les questions ayant attrait directement ou indirectement au processus de création et de production d’un spectacle.

L’ensemble-école est un dispositif pédagogique imaginé par l’ensemble La Camera delle Lacrime avec le Centre International de Musiques Médiévales – Du Ciel aux Marges et l’université Paul-Valéry Montpellier 3. Réunis au sein d’une formation musicale à géométrie variable (dénommée ensemble-école) pendant une année scolaire et encadrés par Bruno Bonhoure et Khaï-Dong Luong, les bénéficiaires auront pour mission de créer un spectacle qui sera programmé dans le cadre du festival des Marteaux de Gellone.

Organisées en partenariat avec le Centre International de Musiques Médiévales de Montpellier (CIMM), partenaire de l’université Paul-Valéry Montpellier 3, ces journées d’étude sont partie intégrante du festival Les Marteaux de Gellone – Fabrique de musiques médiévales, qui aura lieu du 15 au 24 mai 2020 à Saint-Guilhem-le-Désert (34150), France.

Langues officielles des communications : français et anglais.

Les propositions de communication, composées d’un titre, d’un résumé de 200 à 300 mots et d’une brève et précise présentation du communicant, devront nous parvenir au plus tard le 1er février 2020 conjointement aux adresses suivantes :

khaidong@lacameradellelacrime.com

giseleclementdumas@gmail.com

Après expertise du comité scientifique, une réponse sera donnée le 10 février 2020.

Les frais de déplacement et d’hébergement seront à la charge des participants. Le comité d’organisation pourra toutefois accorder des bourses pour couvrir tout ou partie des frais engendrés aux chercheurs qui ne disposent pas de possibilités de financement par leur laboratoire ; les doctorants et les jeunes docteurs seront bien entendu prioritaires.

[1] Ce texte a été soumis à des personnalités issus d’un certain nombre de pays (dont l’Argentine, le Brésil, le Canada, la Chine, la Colombie, l’Espagne, la Hongrie, Italie, le Japon, le Maroc, le Mexique, les Pays-Bas, la Russie, la Turquie, l’Uruguay, les USA, le Venezuela, le Zaïre) avant d’être publié dans une version augmentée des propositions et commentaires suggérés par les uns et les autres.

[2] Directrice de recherches émérite, École Pratique des Hautes Études, 4e section, Paris. Cette phrase est extraite de la conférence plénière que Marie-Noël Colette a prononcée lors du 1er Congrès international Franco-Italien Musicologie et Philologie « Qui dit tradition dit faute ? La faute dans les corpus chantés du Moyen Âge et de la Renaissance », Saint-Guilhem-le-Désert, 21-24 mai 2017. Actes à paraître.

[3] À ce sujet, voir Edgar Morin, Connaissance, ignorance, mystère (Paris, Librairie Arthème Fayard / Pluriel, 2018).

[4] À ce sujet, voir Edgar Morin, ibid.

[5] La recherche-création est une pratique de recherche où la création est au cœur de la démarche et où un dialogue théorique s’instaure autour du processus. En 2018, Erin Manning a établi trente propositions pour la recherche-création.

https://www.acfas.ca/publications/decouvrir/2018/02/30-propositions-recherche-creation?fbclid=IwAR0Sn8isnickGxM-D_oqQ6yOAnLPA3pPKL-PXRZmwqWWrmI9WJnX9x4sm00

[6] À ce sujet, voir Edgar Morin, ibid.

[7] À ce sujet, voir Edgar Morin, ibid.

[8] L’ethnoscénologie étudie les pratiques et les comportements humains spectaculaires organisés [PCHSO] des divers groupes ethniques et communautés culturelles du monde entier. Jean-Marie Pradier rappelle que dans l’approche ethnoscénologique, le pouvoir captatif des éléments perceptibles ne doit pas faire oublier que c’est l’événement in toto qui fait sens, et non pas l’une ou l’autre de ses composantes. Dans ce cas, le “trans-port” se réfère non seulement au poids (de l’actuant) qu’aux énergies les plus subtiles, y compris celles qui appartiennent aux univers symboliques des participants. Extrait de l’article Ethnoscénologie : la chair de l’esprit par Jean-Marie Pradier de l’Université Paris 8.

https://effetsdepresence.uqam.ca/upload/files/articles/ethnoscenologie.pdf

[9] Soutenue à l’université François-Rabelais de Tours le 4 décembre 2017

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Conférence – Élisabeth Lusset, « Comparer les enfermements monastiques et carcéraux du Moyen Âge aux années 1930. Un bilan du programme de recherche Enfermements »

L’UR Transitions a le plaisir de vous inviter à la conférence que donnera Élisabeth LUSSET (U. Paris-1) : Comparer les enfermements monastiques et carcéraux du Moyen Âge aux années 1930. Un bilan du programme de recherche Enfermements.

Cette conférence, qui aura lieu le jeudi 9 janvier 2020 à 20h à la chapelle Saint-Roch (Liège, rue Volière) s’inscrit dans le cadre des manifestations destinées à célébrer le 500e anniversaire de la fondation à Liège du couvent des frères cellites. https://www.chapelle-voliere.be/500-ans/.

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Depuis 2009, le programme de recherche Enfermements. Histoire comparée des enfermements monastiques et carcéraux vise à rapprocher et à comparer des institutions aujourd’hui qualifiées de « milieux clos » et ayant fonctionné depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine. Il est porté par quatre spécialistes, associés à de prestigieux laboratoires de recherches français : Julie Claustre, Élisabeth Lusset, Isabelle Heullant-Donat et Falk Bretschneider (en savoir plus : https://lamop.hypotheses.org/4982)

Depuis septembre 2018 un webdocumentaire, Le cloître et la prison. Les espaces de l’enfermement (cloitreprison.fr), a été mis en ligne à destination d’un public élargi. S’appuyant sur le cas de l’abbaye de Clairvaux transformée en prison au début du début 19e siècle, le webdocumentaire propose une visite interactive de neuf lieux-clés de l’abbaye-prison de Clairvaux (mur, porte, bâtiment des convers, réfectoire, église, dortoir, grand cloître, quartier disciplinaire et infirmerie) et examine à travers elle l’histoire des espaces de l’enfermement du Moyen Âge aux années 1930. Élisabeth Lusset viendra faire le point sur ce programme de recherche en adaptant son discours à un public de non-spécialistes. Sa conférence sera une excellente introduction au colloque sur le même thème organisé par Transitions en avril 2020.

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Appel à contribution – Les cornemuses médiévales : organologie, facture, modes de jeu, fonctions

3es SESSIONS D’ARCHEO-MUSICOLOGIE EXPERIMENTALE
ACTUALITES EN ARCHEO-LUTHERIE 21, 22 & 23 mai 2020
Saint-Guilhem-le-Désert (34150), France

Comité scientifique
Gisèle CLEMENT, Maîtresse de conférences en Musicologie médiévale, CEMM (EA4583), Université Paul-Valéry Montpellier 3
Lionel DIEU, Président de l’APEMUTAM
Denis LE VRAUX, Membre de l’APEMUTAM
Xavier TERRASA, Musicien, Directeur artistique de l’instrumentarium de Chartres Nelly POIDEVIN, Présidente de l’UNFI

Après le symposium international De organis dédié à l’orgue roman (2018), le colloque sur les Percussions et flûtes tambourines médiévales (2019), il s’agira cette année de rassembler différents types de spécialistes autour des questions liées à la connaissance, à la restitution, au jeu et aux fonctions sociales des cornemuses. Quoique beaucoup jouées aujourd’hui dans les musiques traditionnelles régionales, européennes et extra-européennes – et sans doute justement pour cette raison – les cornemuses médiévales ont peu suscité l’intérêt des chercheurs. En s’appuyant sur les travaux de l’APEMUTAM – Des muses aux cornemuses qui ont fait l’objet de quatre expositions en 2008, 2010, 2012 et 2015 – et sur les campagnes de restitution d’instruments récemment entreprises autour de l’instrumentarium de la cathédrale de Chartres, la réflexion et la formalisation interdisciplinaires proposées dans le cadre de ce colloque/atelier devraient s’avérer fructueuses. L’objectif est de croiser différentes méthodologies disciplinaires : musicologie, ethnomusicologie, archéologie, archéologie expérimentale, organologie, iconographie, histoire de l’art, littérature médiévale, histoire médiévale, facture instrumentale, performance musicale. L’approche pluridisciplinaire de l’archéologie musicale permet d’établir un dialogue entre le traité ou le manuscrit (trace écrite), le reste archéologique, la trace iconographique et l’occurrence littéraire, en mettant en lien l’instrument de musique avec les connaissances que nous donne l’histoire sociale de la fonction du musicien et des pratiques musicales au Moyen Âge. A cette fin, des spécialistes des domaines de la musicologie, de l’organologie, des matériaux, de l’iconographie, de l’histoire de l’art, de la philologie, de l’histoire médiévale, de l’ethnomusicologie, de la sémantique et de la websémantique, ainsi que des luthiers et des musiciens, sont invités afin d’étudier, réviser, discuter les sources, expérimenter les matériaux et techniques de restitution, restituer les instruments, proposer des modes de jeu plausibles et inscrire les cornemuses dans leurs différentes fonctions musicales et sociales.

Parallèlement à une exposition, ce colloque/atelier comprendra une 1e session accueillant les communications, un atelier d’expérimentation en archéo-lutherie, des expérimentations musicales et une 2de session de discussions et d’échanges entre les participants sous la forme d’une table ronde sur la base des communications et des ateliers expérimentaux.

Les participants sont invités à communiquer autour de ces axes :

Historiographie :
o Historiographie du processus de recréation des cornemuses médiévales
o Historiographie de la recherche scientifique sur les cornemuses médiévales
Sources : artes liberales vs artes mechanicae
o Perception de l’artisanat au Moyen Âge
o Contextes sociaux et culturels des sources iconographiques, littéraires, historiques o Matériaux et outillage utilisés pour les tuyaux
o Matériaux et outillage utilisés pour les sacs
o Relation entre les proportions dans le cadre de l’ars musica, accord et cosmologie

Performance (exécution) :
Relation aux sources musicales disponibles et à leurs différents champs contextuels qui peuvent permettre de proposer :
o des pratiques musicales au Moyen Âge
o des modes de jeu plausibles (contrafactum, improvisation,…)
o afin d’inscrire les cornemuses dans leurs différentes fonctions musicales et sociales

Méthodologies :
o Utilisation de l’archéologie expérimentale pour la restitution des instruments
o Ethnomusicologie: qu’apprendre de la comparaison avec les cornemuses
traditionnelles régionales, européennes ou extra-européennes o Enjeux liés au web-data
o Sémantique et websémantique

La matinée du 23 mai sera consacré à l’actualité en archéo-lutherie.

Organisé en partenariat avec le Centre International de Musiques Médiévales de Montpellier (CIMM), partenaire de l’université Paul-Valéry Montpellier 3, ce colloque/atelier est partie intégrante du festival Les Marteaux de Gellone – Fabrique de musiques médiévales, qui aura lieu du 15 au 24 mai 2020 à Saint-Guilhem-le-Désert (34150), France.

Langues officielles des communications : français et anglais.

Les propositions de communication (pour le Colloque/Atelier sur les cornemuses et pour l’Actualité en archéo-lutherie), seront composées d’un titre, d’un résumé de 200 à 300 mots et d’une brève et précise présentation du communicant. Elles devront nous parvenir au plus tard le 30 janvier 2020 à l’adresse suivante : giseleclementdumas@gmail.com

Après expertise du comité scientifique, une réponse sera donnée le 10 février 2020.

Les frais de déplacement et d’hébergement seront à la charge des participants. Le comité d’organisation pourra toutefois accorder des bourses pour couvrir tout ou partie des frais engendrés aux chercheurs qui ne disposent pas de possibilités de financement par leur laboratoire ; les doctorants et les jeunes docteurs seront bien entendu prioritaires.

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Publication – Stephen J. Spencer, « Emotions in a Crusading Context, 1095-1291 »

Emotions in a Crusading Context is the first book-length study of the emotional rhetoric of crusading. It investigates the ways in which a number of emotions and affective displays — primarily fear, anger, and weeping — were understood, represented, and utilized in twelfth- and thirteenth-century western narratives of the crusades, making use of a broad range of comparative material to gauge the distinctiveness of those texts: crusader letters, papal encyclicals, model sermons, chansons de geste, lyrics, and an array of theological and philosophical treatises. In addition to charting continuities and changes over time in the emotional landscape of crusading, this study identifies the underlying influences which shaped how medieval authors represented and used emotions; analyzes the passions crusade participants were expected to embrace and reject; and assesses whether the idea of crusading created a profoundly new set of attitudes towards emotions.

Emotions in a Crusading Context calls on scholars of the crusades to reject the traditional methodological approach of taking the emotional descriptions embedded within historical narratives as straightforward reflections of protagonists’ lived feelings, and in so doing challenges the long historiographical tradition of reconstructing participants’ beliefs and experiences from these texts. Within the history of emotions, Stephen J. Spencer demonstrates that, despite the ongoing drive to develop new methodologies for studying the emotional standards of the past, typified by experiments in ‘neurohistory’, the social constructionist (or cultural-historical) approach still has much to offer the historian of medieval emotions.

Stephen J. Spencer, Past and Present Fellow, Institute of Historical Research, School of Advanced Study, University of London.

9780198833369

Table des matières :

Introduction

Part I. Fear

1: To Fear Death or Trust in God?
2: The Multifaceted Nature of Fear

Part II. Tears and Grief

3: The Lachrymose Crusader
4: Discourses of Tears and Sorrow

Part III. Anger and its Management

5: Zealous Wrath for the Holy Land
6: Restraining Rage

Conclusion

Informations pratiques :

Stephen J. Spencer, Emotions in a Crusading Context, 1095-1291, Oxford, Oxford University Press, 2019. 320 p., 234 x 153 cm. ISBN : ISBN: 9780198833369. Prix : 65 £.

Source : Oxford University Press

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Publication – « Renseignement et espionnage pendant l’Antiquité et le Moyen Âge », éd. Patrice Brun et Éric Denécé

Dès la plus haute Antiquité apparaissent de nombreuses preuves de l’existence d’organisations de renseignement dans toutes les grandes civilisations : au Moyen-Orient (Mésopotamie, Egypte, Perse), en Extrême-Orient (Inde et Chine) et en Europe (Grèce, Carthage et Rome). L’espionnage est attesté par des textes nombreux : la Bible ; les inscriptions des temples de Louxor ; les récits d’Hérodote et ceux des historiens romains ; et les deux plus anciens traités de stratégie au monde : L’Arthasastra de Kautilya (Inde) et L’Art de la Guerre de Sun Tse (Chine).

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Au Moyen Âge, les pratiques du renseignement se pérenisent, notamment dans l’Empire byzantin et en Chine. Les Vikings y recourent systématiquement lors de leurs raids, tout comme les Normands pour la conquête de l’Angleterre. Pendant les Croisades, l’espionnage est pratiqué tant par les royaumes chrétiens que musulmans, comme pendant la guerre de Cent Ans. Les opérations clandestines s’observent également dans la péninsule ibérique lors de la Reconquista, dans l’Amérique préhispanique et au Japon, avec les mystérieux ninjas.

Ainsi, tout au long de l’Antiquité et du Moyen Âge, principautés, royaumes et empires qui s’affrontent pour la domination du monde conduisent des actions secrètes qui comportent tous les volets de l’espionnage moderne : espionnage, contre-espionnage, écritures secrètes, interception des courriers, assassinats ciblés… Ce sont quelques uns des plus beaux épisodes de l’histoire du renseignement de l’Antiquité et du Moyen Âge que ce livre propose au lecteur.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Renseignement et espionnage pendant l’Antiquité et le Moyen Âge, éd. Patrice Brun et Éric Denécé, Paris, Ellipses, 2019. 520 p., 16,5 cm x 24 cm. ISBN : 9782340035478. Prix : 28 euros.

Source : Ellipses

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Appel à contribution – Medieval Consent : A Critical Symposium

Medieval Consent : A Critical Symposium
April 16-17, 2020
Linacre College, University of Oxford

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The purpose of this event is to unite scholars across medieval disciplines in a two day symposium on sexual consent. The field of sexual consent and sexual assault studies is rapidly growing, and as the issue of consent looms large in the minds of university staff and students internationally, practitioners in Medieval Studies so too must take part in this conversation.

The symposium is designed primarily as a discussion-based workshop and will thus feature a combination of conference-style papers and reading-based discussions. We hope this format will allow participants the opportunity to read, reflect, question, and theorize about consent within a safe group setting.

We invite proposals for twenty-minute papers, and particularly encourage intersectional approaches on this topic. We do not view consent as a static event, but one where intersections of gender, class, and race impact the individual. Please contact the organizers with any queries.

Please send a 250 word abstract to alice.raw@history.ox.ac.uk by January 10th, 2020.

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Séminaire – Afficher le droit au Moyen Âge. Les chartes lapidaires en discussion : Questions de forme, questions de format ou comment faire charte

Dans le cadre des actions de SCRIPTA PSL “Histoire et pratiques de l’écrit”, le programme Afficher le droit au Moyen Âge. Regards croisés sur les chartes lapidaires entend poser les bases d’une réflexion sur les liens entre les pratiques d’écriture exposée et l’exercice du droit dans la culture écrite du Moyen Âge occidental. Il est conçu comme un cycle de séminaires débouchant sur la publication d’une synthèse bibliographique et thématique, et sur la mise à disposition du corpus rassemblé au cours de la recherche.

Le deuxième séminaire se tiendra le 16 janvier 2020 et sera consacré́ à la question d’objets manuscrits contribuant à l’expression du droit ou de l’autorité, et qui adoptent des formes et des formats hors du commun. Dans cette mise au défi de la diplomatique, la taille, la disposition, le support du texte contribuent-ils à l’efficacité des décisions, à leur diffusion, à la promotion des émetteurs, au règlement des états de tension ou de désordre ? En repartant des réflexions collectives de la première séance, en particulier du rapport dialogique entre autorité et authenticité de l’acte diplomatique dans sa dimension matérielle, ce deuxième rendez-vous sera l’occasion d’aborder les inscriptions au prisme des chartes et d’interroger peut-être plus précisément la pertinence de l’expression « charte lapidaire ».

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Programme :

Sébastien Barret (IRHT) – Faire charte : une introduction

Claire Lamy (Université Paris Sorbonne) – Des copies pour renforcer l’autorité ? Note sur une série de copies faites à Marmoutier à la fin du XIe siècle

Marlène-Helias Baron (IRHT) – Les pancartes cisterciennes, des chartes comme les autres ?

Informations pratiques :

Campus Condorcet
Centre de colloques
Place du Front Populaire
93322 Aubervilliers
16 janvier 2020 – 14h-17h
Renseignements : vincent.debiais@ehess.fr

Source : EHESS

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Publication – « The Laws of Medieval Scotland: Legal compilations from the thirteenth and fourteenth centuries », éd. et trad. Alice J. Taylor

Edited by Dr Alice Taylor, The Laws of Medieval Scotland: Legal compilations from the thirteenth and fourteenth centuries, brings together collections of Scotland’s ‘auld laws’ in an important new edition featuring both the original Latin texts and translations of them.

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Dr Taylor also describes and comments on each of the twenty-one manuscripts of the ‘auld laws’ held in archives ranging from Scotland to Madrid in a comprehensive catalogue. Each codex’s basic material includes an introduction to the manuscript and its relevance to the edition, languages, date or approxiamate date, physical description, provenance, a bibliography referencing works related to the manuscript, contents, and notable points.

Informations pratiques :

The Laws of Medieval Scotland: Legal compilations from the thirteenth and fourteenth centuries, edited and translated, with a catalogue, commentary, and introduction by Alice Taylor, Stair Society, 2019 (Stair Society, Volume 66).

Source : Stair Society

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Base de données – Mise à jour de la base de données « TheMA – Thesaurus exemplorum Medii Aevi »

Accès : ici

Grâce au soutien du consortium COSME, l’équipe de recherche sur les exempla met en ligne en accès public à compter du 15 novembre 2019 un nouvel outil pour indexer les textes exemplaires du Moyen Age : la base de données ThEMA (Thesaurus exemplorum Medii Aevi), entièrement repensée et restructurée grâce à la collaboration intense entre l’équipe de direction scientifique (Jacques Berlioz, M. A. Polo de Beaulieu (CRH) et Pascal Collomb, Marjorie Burghart (CIHAM) et Jean-Paul Rehr (CIHAM). La recherche sera beaucoup plus efficace avec une possibilité de recherche simple dans tous les champs en full text et une recherche complexe par champs, par mots-clés (organisés dans un thesaurus ouvert), par numéros de L’Index exemplorum de F. C. Tubach, avec de multiples possibilités de croiser les requêtes. De plus, la bibliographie a été mise à jour grâce à un lien avec la bibliothèque BIBLIEX sous ZOTERO.

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Cette jouvence de ThEMA suit les principes de la science ouverte et des données ouvertes (fair data) de manière à rendre accessibles et téléchargeables (en PDF ou XML) l’ensemble de ses résultats à savoir l’indexation de 63 recueils d’exempla issus de diverses aires linguistiques et culturelles (Occident, Orient) sur un long Moyen Age qui plonge dans le haut Moyen Age avec les Dialogues de Grégoire le Grand († 606) et qui englobe Le Japon médiéval et la Russie des 17e-18e siècles.

Des ateliers de formation sur la nouvelle base de données (consultation et indexation) sur ce nouveau THEMA seront organisés en 2020 avec le soutien du Labex Hastec dans le cadre du séminaire sur L’exemplarité porté par Eloi

Fliquetet, Nathalie Luca  (EHESS, CéSor) et Denis Pelletier (EPHE), dans le séminaire commun d’AHLOMA et lors d’une journée d’étude sur l’exemplarité le 16 juin 2020.

Des actions de valorisation sont également prévues : DMP (Data Management Plan) et deux Data paper co-écrit par M. A. Polo de Beaulieu et Jean-Paul Rehr (une version française pour l’Atelier du CRH et une version anglaise pour une revue spécialisée).

De nombreux recueils pourront être indexés dans ce nouveau THEMA avec beaucoup plus de facilité grâce à ses nouvelles fonctionnalités.

Marie Anne Polo de Beaulieu
Jacques Berlioz

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