Colloque – Savoirs, culture et mécénat dans la correspondance des femmes médiévales (Espagne, France, Italie, XIe-XVe siècle)

Dans le cadre du programme pluriannuel MISSIVA : Lettres de femmes dans l’Europe médiévale (Espagne, France, Italie, Portugal, VIIIe-XVe siècle) inscrit dans les activités de l’École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), la réflexion portera, lors de cette nouvelle rencontre, sur la correspondance des femmes médiévales comme véhicule de la transmission de savoirs : lettres de formation des élites, savoirs scientifiques ou autres modalités du savoir, univers culturels qui affleurent dans les lettres des femmes, lectures, participations aux débats de leur époque par exemple. La rencontre sera également centrée sur la correspondance des femmes liée aux activités de promotion et de mécénat artistique, littéraire et religieux et sur les lettres consacrées à la promotion institutionnelle ou architecturale au service d’intérêts familiaux, dynastiques ou personnels.

Programme : ici

Savoirs Femmes

Informations pratiques :

6-7 mai 2019
ARCHIVO HISTÓRICO NACIONAL / CASA DE VELÁZQUEZ I MADRID

Ángela MUÑOZ FERNÁNDEZ
Universidad de Castilla-La Mancha / AEIHM

Hélène THIEULIN-PARDO
Sorbonne Université

Organización:
Asociación Española de Investigación de Historia de las Mujeres (AEIHM), EA 4083 (CLEA, Sorbonne Université), École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), EA 3979 (LECEMO, Université Sorbonne Nouvelle–Paris 3), EA 4028 (Textes & Cultures, Université d’Artois)

Colaboración:
Archivo Histórico Nacional

Source : e-Spania

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Appel à contribution – Max Weber, la « domination féodale » et les médiévistes

Lieu : Université d’Artois, Arras
Date : 8 novembre 2019
Organisation : Antoine Destemberg, Laurence Leleu, Alain Provost, Marc Suttor (Université d’Artois, CREHS / EA 4027), avec le soutien du Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris (Université Paris 1/CNRS – UMR 8589) et de l’Institut Franco-allemand des sciences historiques et sociales (IFRA-SHS / Francfort-sur-le-Main)
Contact : antoine.destemberg@univ-artois.fr

Texte de l’appel à contribution : Domination_Appel

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Les propositions de communications, sous la forme d’un titre, d’un résumé d’environ 1 500 signes et d’une brève présentation biographique du contributeur, devront être adressée à Antoine Destemberg (antoine.destemberg@univ-artois.fr) avant le 1er juin 2019. Les réponses seront transmises avant le 1er juillet.

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Publication – « Travailler le cuivre à Douai au XIIIe siècle. Histoire et archéologie d’un atelier de proximité », dir. Lise Saussus, avec la collaboration de Nicolas Thomas, Marisa Pirson et Benjamin Jagou

De 1983 à 1987, une fouille archéologique rue Saint-Julien à Douai révèle un atelier et ses quelques milliers de déchets témoignant d’un travail du cuivre et de ses alliages au XIIIe siècle. Cette publication examine l’unité de production à la lumière des sources archéologiques, mais aussi de sources écrites et archéométriques. Elle présente le cadre de la découverte à l’échelle de la ville jusqu’à celle de la parcelle en s’intéressant à l’intégration des métiers du cuivre dans le tissu urbain. L’étude de la stratigraphie et des structures composant cet atelier dans un vaste espace de près de 1 000 m² précède l’analyse du mobilier métallurgique, des techniques variées, en particulier celles des réparations de vaisselle, mais aussi des alliages mis en œuvre. Enrichie par l’examen du travail du fer, associé à celui du cuivre, et d’une partie de la vaisselle en céramique consommée sur le site, l’étude illustre un de ces ateliers de proximité qui ont subsisté à côté des grands centres de production tels ceux de la vallée de la Meuse. Voué à l’entretien des vaisselles, enclin à répondre à des commandes variées, ce type d’ateliers actifs aux échelles locales, celles de la ville et de ses alentours, profite de la circulation des productions de masse mises sur le marché à une échelle globale.

Présentation CAJM 174

From 1983 to 1987, an archaeological excavation along the rue Saint-Julien in Douai revealed a workshop and its several thousand pieces of waste, testifying to the work of copper and its alloys during the 13th century. In this book, the workplace is examined in the light of archaeological sources, but also of written and archaeometric sources. It presents the framework of the discovery from the global scale of the city to the particular plot by focusing on the integration of the metalworking professions into the urban fabric. The study of the stratigraphy and structures composing this workshop in a vast space of nearly 1,000 m² precedes the analysis of the metallurgical finds, of the various techniques, in particular those of cooking and table utensil’s repairs, but also of the alloys used. Enriched by the examination of the ironwork associated with the copperwork, and part of the ceramic tableware consumed on the site, the study illustrates one of these local workshops that have survived alongside major production centres, such as those in the Meuse valley. Dedicated to the maintenance of crockery, inclined to respond to various demands, this type of workshop, active at the local level of the city and its surroundings, benefits from the circulation of mass productions placed on the market on a global scale.

Table des matières : Présentation CAJM 17-1

Informations pratiques :

Travailler le cuivre à Douai au XIIIe siècle. Histoire et archéologie d’un atelier de proximité, dir. Lise Saussus, avec la collaboration de Nicolas Thomas, Marisa Pirson et Benjamin Jagou, Douai et Louvain-la-Neuve, 2019 (Collection Archaeologia Duacensis, 31 – Collection d’archéologie Joseph Mertens, XVII). 21 x 29,5 cm – Relié sous couverture souple, quadrichromie. 277 pages. ISBN : 978-2-9567195-0-2 et 978-2-9302080-5-3. Prix : 30 € TVAC hors frais de port

Bon de commande : Présentation CAJM 17-1
Commander : craneditions@uclouvain.be

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Offre d’emploi – Directeur-rice général(e) (Bozar, Bruxelles)

Palais des Beaux-Arts
Emploi vacant de directeur-rice général(e)

Le Ministre chargé des Institutions culturelles fédérales fait savoir que le poste de directeur-rice général(e) auprès du Palais des Beaux-Arts sera vacant à partir du 1er janvier 2020.

L’objet de la société et les matières du contrat de gestion entre l’Etat fédéral et la société sont exposés aux articles 3 et 13 de la loi du 7 mai 1999 portant création du Palais des Beaux-Arts sous la forme d’une société anonyme de droit public à finalité sociale.

Le/La directeur-rice général(e) est chargé(e) de la gestion journalière de la société. Il/Elle est assisté(e) d’un comité de direction qu’il/elle préside.

Il/Elle participe, avec voix consultative, aux réunions du conseil d’administration.

Le/La directeur-rice général(e) est nommé(e) par le Roi pour un terme de six ans sur base de ses connaissances en matière culturelle ou en matière de gestion.

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Le profil de fonction du/de la directeur-rice général(e) s’établit comme suit :

Sur le plan de ses connaissances culturelles :
– pouvoir présenter une programmation artistique reposant principalement sur la musique (du classique au contemporain, en y incluant les musiques du monde) et sur les expositions présentant les grands artistes de la peinture et de la sculpture, y incluant la promotion des jeunes artistes ;
– tirer avantage de l’infrastructure du Palais pour favoriser l’interdisciplinarité culturelle ;
– poursuivre le développement des partenariats culturels en vue d’assurer l’excellence des différentes productions ;

Sur le plan de ses responsabilités de gestionnaire :
– développer l’esprit d’équipe indispensable pour assurer une gestion harmonieuse, socialement responsable, d’une activité artistique diversifiée ;
o assurer strictement l’équilibre financier de la programmation, contrepartie de l’autonomie de gestion artistique qui lui est confiée ;
o introduire les technologies innovantes pour assurer une gestion efficace ;
o veiller à fidéliser le mécénat indispensable pour préserver l’excellence de la programmation.

Les actes de candidatures doivent être introduits, par lettre recommandée, au plus tard le 1er mai 2019, auprès du Service public fédéral Chancellerie du Premier Ministre, à l’attention de Mme F. Audag-Dechamps, présidente a.i. du Comité de direction, rue de la Loi 16, 1000 Bruxelles.

Le/La candidat(e) doit :

  • jouir de la nationalité d’un Etat de l’Union Européenne ;
  • pouvoir faire valoir une expérience culturelle pertinente vu le caractère multidisciplinaire du Palais des Beaux-Arts ;
  • avoir assumé des fonctions de gestion au sein d’une institution ;
  • pouvoir animer une équipe multidisciplinaire ;
  • posséder une connaissance approfondie d’au moins le français et le néerlandais.

Les candidat(e)s sont prié(e)s de joindre à leur acte de candidature :

  1. un curriculum vitae complet;
  2. une note de maximum 5 pages détaillant leur motivation et leur projet artistique et managérial, en conformité avec la mission confiée par la loi du 7 mai 1999 et le contrat de gestion du 26 mai 2016

Source : Bozar

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Publication – Odon Hurel, « Saint Benoît »

La biographie de référence de Benoît de Nursie, fondateur de l’ordre des bénédictins au VIe siècle, patriarche des moines d’Occident qui a été désigné par le Saint Siège, en 1964, patron de toute l’Europe.

« Messager de paix, artisan d’union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé » : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier « patron principal de toute l’Europe ».

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De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représentée vêtu d’une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l’autre un livre, celui de la Règle dite « de saint Benoît », nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d’hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu’il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s’il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue.

Odon Hurel, puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l’histoire de cet homme couramment qualifié de « patriarche des moines d’Occident » et s’attache avec brio à cerner l’originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.

Directeur de recherche au CNRS, directeur adjoint du Laboratoire d’études sur les monothéismes (CNRS, PSL), Odon Hurel est spécialiste de monachisme bénédictin. Il est notamment l’auteur de Cluny. De l’abbaye à l’ordre clunisien (avec Denyse Riche), de Prières des bénédictins, de Les Secrets des abbayes et des monastères et de Solesmes. Prieuré médiéval, abbaye contemporaine (codirigé avec dom Thierry Barbeau).

Informations pratiques :

Odon Hurel, Saint Benoît, Paris, Perrin, 2019. 140 x 210 mm, 450 pages. ISBN : 9782262034320. Prix : 20,50 euros.

Source : Perrin

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Appel à contribution – Innovation et Communautés médiévales en Europe du Nord-Ouest (1200-1500)

Innovation et Communautés médiévales en Europe du Nord-Ouest
Université de Münster
20-22 novembre 2019

Une enquête récente réalisée en Allemagne a montré que face à la révolution numérique et à l’accélération des innovations technologiques dans le domaine de l’information, nombre d’hommes et de femmes observaient ces changements technologiques avec autant de curiosité que d’appréhension, craignant un surmenage inévitable sur le front de leurs activités professionnelles. Si la fascination pour ces innovations peut constituer une force motrice pour une adaptation à ce ‘nouveau monde’, la crainte engendrée prouve qu’après deux siècles de modernité, l’émergence d’innovations technologiques et économiques continue à nourrir des sentiments ambivalents. Ce regard sur les sociétés contemporaines remet en question le lien bien établi entre innovation et modernisation. Toutefois ce phénomène est loin d’être propre aux sociétés modernes et contemporaines et la fin du Moyen Âge, qui n’a encore jamais fait l’objet d’une étude systématique sur ce sujet, se révèle essentielle pour comprendre les mécanismes humains d’adaptation, mais aussi les enjeux culturels qui facilitent ou bloquent les transitions. Débarrassés de toute perspective téléologique sur l’innovation, la période (XIIIe – début XVIe siècle) et l’espace (Europe du Nord-Ouest) que nous souhaitons placer au cœur de cette rencontre pourront servir de laboratoire d’analyse, afin d’estimer les conditions de réception de l’innovation et les réactions suscitées par l’irruption de la nouveauté.

Munseter

Si pour nombre de théologiens du Moyen Âge, l’innovation ne peut être que réforme, cette posture n’empêche pas les hommes de la pratique, du commerce, de l’artisanat, d’innover sans le dire et d’introduire toutes sortes de nouveaux outils favorisant leur art. Les subterfuges existent pour, en quelque sorte, « faire du vieux avec du neuf ». Mais créer de nouvelles techniques, de nouvelles méthodes, ne suffit pas. Encore faut-il que ces nouvelles manières de faire et de penser soient acceptées par les communautés auxquelles elles s’adressent, ou, pour le dire avec les mots de J. Schumpeter : « Pour qu’une idée devienne innovation, il faut encore qu’elle soit socialement adoptée ». Le choix des mots, les stratégies de communication, les intentions d’optimisation, les promesses d’amélioration ou de maintien de conditions de vie favorables (l’impôt permanent pour entretenir les armées et donc protéger les peuples en est un parfait exemple), etc., sont autant d’étapes qui structurent les processus d’innovation non seulement dans un sens linéaire, mais aussi dans un sens itératif, ce qui inclut avancement, recul, adoption, recombinaison, échec et reprise.

Ce colloque visera par conséquent, non pas à repérer les innovations, ce qui aboutirait à une sorte d’inventaire stérile, mais à cibler les réactions qui entourent l’accueil de la nouveauté. L’enquête s’appuiera sur différentes communautés médiévales que sont les marchands, les artisans, les religieux, les universitaires, les gens d’armes, les officiers comptables, les théoriciens du politique, etc., afin de mêler théorie et pratique pour éventuellement élaborer un ‘idéal-type’ de l’acceptation de l’innovation. En observant les niveaux de connaissance, la force des convictions, les processus de décision, les contextes économiques, les capacités de résistance, les stratégies de communication, nous espérons pouvoir cibler les étapes qui permettent de comprendre les mutations sociétales et in fine, tenter de répondre à la question programmatique de cette rencontre : En quoi l’innovation participe-t-elle de la redéfinition des groupes sociaux entre le XIIIe et le XVIe siècle ?

Inscrit dans un vaste programme de recherche, dédié à l’étude de l’innovation en contexte à la fin du Moyen Âge, l’objectif de ce premier colloque, dont le but est d’amorcer une collaboration suivie autour de ce thème de recherche, sera donc triple :

1) Observer l’accueil de l’innovation en fonction des communautés étudiées.
2) Repérer des stratégies de diffusion ou de refus, toujours en fonction des différentes communautés retenues.
3) Comprendre le complexe régime de novation et de transformation dans ces sociétés prémodernes qui, d’un côté réprouvent « la novelleté », et de l’autre répondent à des impératifs de changement.

Dans la mesure où cette rencontre se situe dans une étape liminaire à une investigation de longue durée, et peut être considérée comme un vaste atelier de travail collectif, les organisateurs ont souhaité ouvrir largement l’éventail des communautés médiévales envisagées dans les rapports qu’elles nourrissent avec l’innovation. Les contributions individuelles auront pour but de donner une vue d’ensemble des domaines privilégiés afin d’identifier des pistes de recherche à approfondir. Les questions suivantes, qui n’épuisent pas l’ensemble des interrogations motivées par un tel sujet, pourront guider les chercheurs impliqués : À qui doit-on ces innovations ? Comment et où sont-elles critiquées ou légitimées ? Qu’est ce qui favorise ou entrave l’acceptation de la nouveauté au sein et en dehors du monde urbain ? Quel rapport au temps nourrit ce régime de novation ? Comment l’individu peut-il concilier efficacité technique et quête du Salut ? Qui doit être convaincu et qui peut être convaincu ? Comment s’équilibrent la part de l’ancien et celle de la nouveauté ? Qui sont les gagnants et les perdants des nouveautés ? Ces différences entraînent-elles des troubles et/ou des mécanismes de compensation à élaborer ?

Les langues utilisées lors de cette rencontre seront principalement le français et l’allemand, (l’anglais pourra servir de langue de discussion).

Les frais sont intégralement pris en charge par les organisateurs.

Les propositions, comprenant un titre et un résumé de 1500 caractères, sont à soumettre à Elodie.lecuppre@univ-lille.fr et à nils.bock@uni-muenster.de avant le 1er juin 2019.

Nils Bock
Université de Münster

Elodie Lecuppre-Desjardin
Université de Lille (IRHiS)
Membre senior de l’IUF

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Appel à contribution – Al Andalus sans frontière

Les études sur les aspects historiques, littéraires et sociopolitiques des frontières de l’époque médiévale n’ont pas cessé d’être intéressantes. La frontière est une réalité concrète, ce n’est pas une limite linéaire mais une zone imprécise, c’est le symbole d’une possession militaire et politique, produit de la guerre et gage de paix. La frontière est une région dynamique et vivante, une zone où une nouvelle réalité apparaît, le concept Frontière, fait référence à l’existence de limites précises qui se matérialise d’une manière ou d’une autre dans le paysage et implique parallèlement la volonté d’établir des barrières linguistiques, culturelles et plus subtiles qui déterminent l’identité d’un groupe d’individus.

Dans l’Espagne médiévale, les frontières étaient très diverses et leur analyse permet d’établir une typologie qui révèle d’abord l’évolution du concept, ensuite les types social, culturel, littéraire, etc.

La frontière dans l’Espagne médiévale a plusieurs interprétations et se manifeste sous différents aspects. On considère que les progrès de la reconquête sont un facteur déterminant de l’émergence des frontières, l’espace andalou fragmenté et affaibli, semble ouvrir la voie à l’élimination définitive de la domination musulmane dans la péninsule ibérique. Cette reconquête parrainée par les royaumes chrétiens d’Aragon et de Castille est une offense au royaume naissant des Nasrides de Grenade, dernière forteresse musulmane, après avoir existé des royaumes autonomes (royaumes de taifas), berceau de tout type de frontières, et espace de confrontations continues, d’antagonismes, mais aussi d’espace de rencontre. L’élimination de ces territoires musulmans par les chrétiens a créé une dynamique frontalière qui met en évidence de nombreux aspects historiques.

La frontière est la matrice de la problématique historique que nous proposons, avec ses multiples facettes, il définit des modes d’organisation, d’échange, de coexistence partagée, de relations sociales, politiques, commerciales et diplomatiques ; Social (relations entre individus, amoureux, amis, etc.), économique (commerce, sauvetage de captifs, etc.) et culturel (poèmes, proverbes, lettres, etc.)

L’importance du fait de la frontière réside dans la création et les transformations vécues par les sociétés des deux côtés de la frontière, fournissant un fait différent et unique à la frontière.

La frontière n’a pas été un espace d’affrontement permanent, elle a été un lieu riche en interprétation culturelle, dominée par deux sociétés différentes, par le système politique, la religion et la langue, facteurs qui n’ont jamais ralenti les relations au contraire, ils ont créé un terrain attrayant pour les chercheurs qui souhaitent examiner le phénomène dynamique qui a été clos par la capitulation finale de Grenade en 1492.

Ce colloque international est ouvert à tous les chercheurs dont les travaux tournent autour de la question de la frontière, que non seulement été un espace de confrontation, mais également un espace riche en interprétations multi faciales. Cette relation complexe et contradictoire entre deux sociétés, deux pôles séparés par une frontière territoriale, imposée par des réalités politiques, et devant laquelle se trouvaient d’autres frontières désirées, subjectives ou sonores.

Les axes autour desquels la journée sera développée sont:

-Réflexion sur le concept la frontière, ses interprétations et caractéristiques médiévales, son évolution historique qui dépendait du processus de reconquête, et du processus de formation de nouveaux États (royaumes de Taifas)
-Le problème frontalier en historiographie
-La frontière est considérée comme un espace avec une limite linéaire ou un lieu de rencontre et d’expression,
-La frontière est le résultat d’un mouvement, d’une évolution, d’une transformation de type historique, conséquence d’une organisation géographique, qui n’impliquait pas ce que veulent les populations, les minorités (juive, chrétienne, mudéjar et maure vivaient dans des sociétés frontalières à statut particulier)
– Il y avait une intégration, un rejet, une assimilation et une acceptation de la culture de l’autre dans les frontières?
-La frontière est l’organe qui a des particularités et des caractères originaux.
-Documentations et bibliothèques en Al Andalus

Autres axes possibles:

-La frontière et la reconquête (traités de conquête-djihad-paix entre chrétiens et musulmans)
-Communication, défense, coexistence et relations pacifiques dans la frontière.
-Royaume Nasride, dernière frontière entre chrétiens et musulmans.
-La frontière maritime dans la Méditerranée médiévale.
-Reflets de la dualité de frontalière dans la littérature.
-La vie socioculturelle dans les frontières et la production intellectuelle.
-L’altérité et l’image de l’autre comme conséquence de la frontière.
-La diversité linguistique aux frontières et son reflet dans la langue des minorités.
-Littérature de voyage, témoignages de voyageurs.

MODALITÉS DE SOUMISSION:

Les travaux peuvent être présentés en espagnol, arabe, français, anglais et allemand.

Les propositions de communication (environ 500 mots), précédées des coordonnées de l’auteur et comprenant une bibliographie, ainsi que 5 mots clés, doivent être envoyées avant le 30 avril 2019 à l’adresse suivante: jornadafrontera19@gmail.com

L’avis du Comité scientifique sera annoncé le 15 mai 2019.

Les travaux ne devraient pas dépasser 15 minutes et seront suivis d’un débat.

COMITÉ SCIENTIFIQUE:

ABDELILLAH Abdelkader(Univ. Orán 1), BOUBAYA Abdelkader (Univ. Orán 1), MOUSSAOUI Mériem (Univ. Orán 2), MANZANO RODRIGUEZ Miguel Ángel (Univ. Salamanca), TOUIL Khalida (Univ. Orán 2), AISSAOUI Souad (Univ. Orán 2), DERRAR Abdelkhalek (Univ. Orán 2), CHOUCHA Zouaoui (Univ. Orán 2), OUNANE Ahmed (Univ. Orán 2), NOURINE ELAID LAhouaria (Univ. Orán 2), BEY OMAR Rachida (Univ. Orán 2), BOUKRAA Farida (Univ. Orán 2), MALKI Zouhir (Univ. Orán 1), MAHDI Fatima Zohra (Univ. Orán 2), YAHIA CHÉRIF Zineb (Univ. Orán 2), BENALLOU Sihem (Univ. Orán 2), BELBACHIR Fatima Zohra (Univ. Orán 2), KADI Zineddine (Univ. Orán 1), KADI Abdelkader (Univ. Orán 1), GOUAR Afif (Univ. Orán 1)

COMITÉ D’ORGANISATION:

BENNOUR Hadjira, KHELIFA Mohamed Amine , KHEROUA Ilhem, CASCALES TORRES Amanda, KOUKEB Nardjes, BENADIS Rachid , KHALLADI Hadjer, KHELLADI Amira , OUHIBI Rafik, BENSAHNOUNE Ibtissem, HARRAT Fériel, BENALI Nouara , BENOUDA Chahinez , El FEKAIR Wafaa, HENNOUS Samira , BENMAHIEDDINE Sarah, REKIK Ikram, BEDEB Kheira, LACHACHI Fouzi, BENSAADA Fatima Zohra.

DIRECTEURS DES LABORATOIRES:
Pr. ABDELILLAH Abdelkader
Pr. BELMEKKI Belkacem

COORDINATRICES DU COLLOQUES :
Dr. AISSAOUI SOUAD
Dr. TOUIL Khalida

Source : Fabula

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Publication – « Understanding Medieval Liturgy Essays in Interpretation », dir. Helen Gittos et Sarah Hamilton

This book provides an introduction to current work and new directions in the study of medieval liturgy. It focuses primarily on so-called occasional rituals such as burial, church consecration, exorcism and excommunication rather than on the Mass and Office. Recent research on such rites challenges many established ideas, especially about the extent to which they differed from place to place and over time, and how the surviving evidence should be interpreted. These essays are designed to offer guidance about current thinking, especially for those who are new to the subject, want to know more about it, or wish to conduct research on liturgical topics. Bringing together scholars working in different disciplines (history, literature, architectural history, musicology and theology), time periods (from the ninth to the fifteenth centuries) and intellectual traditions, this collection demonstrates the great potential that liturgical evidence offers for understanding many aspects of the Middle Ages. It includes essays that discuss the practicalities of researching liturgical rituals; show through case studies the problems caused by over-reliance on modern editions; explore the range of sources for particular ceremonies and the sort of questions which can be asked of them; and go beyond the rites themselves to investigate how liturgy was practised and understood in the medieval period.

9781409451501

Helen Gittos is Senior Lecturer in the School of History at the University of Kent, UK. Sarah Hamilton is Professor of Medieval History in the Department of History at the University of Exeter, UK.

Table des matières :

Introduction, Helen Gittos and Sarah Hamilton.

Researching Rites: Researching the history of rites, Helen Gittos
Researching rites for the dying and the dead, Frederick S. Paxton
Approaches to early medieval music and rites, William T. Flynn
Questioning Authority and Tradition: Questioning the authority of Vogel and Elze’s Pontificale Romano-Germanique, Henry Parkes
Rethinking the uses of Sarum and York: a historiographical essay, Matthew Cheung Salisbury. Diversity: Interpreting diversity: excommunication rites in the 10th and 11th centuries, Sarah Hamilton
Medieval exorcism: liturgical and hagiographical sources, Florence Chave-Mahir
Rites for dedicating churches, Mette Birkedal Bruun and Louis I. Hamilton
Texts and Performance: Architecture as evidence for liturgical performance, Carolyn Marino Malone
Liturgical texts and performance practices, Carol Symes

Bibliography; Index.

Informations pratiques :

Understanding Medieval Liturgy Essays in Interpretation, dir. Helen Gittos et Sarah Hamilton, Routledge, 2019. ISBN : 9781409451501. Prix : 36,99 £.

Source : Routledge

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Publication – « L’abbaye de Savigny (1112-2012). Un chef d’ordre anglo-normand », dir. Brigitte Galbrun et Véronique Gazeau

Ce livre dresse l’état des recherches sur un ordre religieux singulier qui s’inscrit dans le mouvement général de réforme de l’Église médiévale. L’abbaye de Savigny est le seul chef d’ordre monastique fondé en Normandie. Elle se développe en France et dans les îles Britanniques, et en 1147 est incorporée à l’ordre cistercien. À partir de 1173, une nouvelle église sort de terre, en pierre et de dimensions exceptionnelles. Issus du colloque international de Cerisy (2012), ces actes reconsidèrent les sources archivistiques.

Table des matières : ici

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Informations pratiques :

L’abbaye de Savigny (1112-2012). Un chef d’ordre anglo-normand, dir. Brigitte Galbrun et Véronique Gazeau, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019. 17 x 24,5 cm, 364 p. Couleurs et N & B. ISBN : 978-2-7535-7595-0. Prix : 35 euros.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Appel à contribution – Burgund, Frankreich, England und das Reich. Neue Forschungen zu spätmittelalterlichen Höfen im Westen Europas

Ihre Vielgestaltigkeit und ihre zentrale Rolle in ganz unterschiedlichen Kontexten machen die europäischen Höfe des Spätmittelalters zu wichtigen Gegenständen der historischen Forschung. Auch wenn sich „der Hof“ aufgrund seiner Vielfältigkeit einer einheitlichen Definition entzieht, bietet der Fokus auf ihn reichhaltige Möglichkeiten, die materielle und immaterielle Kultur der Zeit zu erforschen. Die Zugänge umfassen kulturgeschichtliche Arbeiten zu Zeremoniell und symbolischer Kommunikation ebenso wie prosopographische Studien zum sozialen Umfeld oder dem administrativen Personal, kunst- und literaturhistorische Zugriffe sowie politik- und ereignisgeschichtliche Fragestellungen.

Unser Workshop möchte jüngere Forscher*innen, die sich aus unterschiedlichen Perspektiven mit dem Phänomen „Hof“ beschäftigen, miteinander ins Gespräch bringen und damit einen fruchtbaren Austausch eröffnen. Er sieht sich zugleich als Fortsetzung eines Diskussionsrahmens, der mit einer ersten Veranstaltung eröffnet wurde, die im September 2018 in Trier stattfand (Bericht: https://www.hsozkult.de/conferencereport/id/tagungsberichte-7993).

Besonders eingeladen sind Forscher*innen, die sich aktuell im Rahmen von Qualifikationsarbeiten (Dissertationen, Habilitationen) mit der Erforschung von europäischen Höfen im Spätmittelalter beschäftigen. Der geographische Schwerpunkt liegt hierbei auf dem Herzogtum Burgund und den angrenzenden Gebieten im weitesten Sinne (u.a. England, Frankreich, dem Reich, Savoyen).

Der Workshop findet vom 10.-12. Oktober 2019 an der Ruhr-Universität Bochum statt und richtet sich ausdrücklich an Forschende aller historisch arbeitenden Geistes- und Kulturwissenschaften, die sich mit dem Phänomen „Hof“ und Aspekten der höfischen Kultur des Spätmittelalters befassen. Da die Veranstaltung darauf abzielt, jüngeren Forscherinnen und Forschern eine Gelegenheit zur Vorstellung ihrer Forschungsperspektiven zu bieten und die Möglichkeit zur nachhaltigen Vernetzung zu schaffen, ist eine Publikation der Beiträge vorerst nicht beabsichtigt (bei entsprechendem Interesse der Vortragenden aber auch nicht ausgeschlossen).

Bitte schicken Sie eine kurze Beschreibung Ihres Projekts (im Umfang von ca. 250 Wörtern) sowie einen knappen Lebenslauf bis 03. Juni 2019 an burkarte@uni-trier.de oder an klaus.oschema@rub.de. Für die Vortragenden werden die Kosten für Anreise und Unterbringung übernommen.

Die Veranstaltung wird gemeinsam organisiert von Dr. Eric Burkart (Assistent am Lehrstuhl für Mittelalterliche Geschichte, Universität Trier) und Prof. Dr. Klaus Oschema (Professur für Geschichte des Mittelalters, insb. des späten Mittelalters, Ruhr-Universität Bochum). Sie wird gefördert von der Fondation pour la protection du patrimoine culturel, historique et artisanal (Lausanne).

Informations pratiques :

Bochum
Veranstalter : Dr. Eric Burkart, Universität Trier; Prof. Dr. Klaus Oschema, Ruhr-Universität Bochum
10.10.2019 – 12.10.2019
Bewerbungsschluss : 03.06.2019

Kontakt :
Klaus Oschema
Professur für die Geschichte des späten Mittelalters, Ruhr-Universität Bochum
Universitätsstraße 150, Geb. GA 4/31, Fn. 182, D-44801 Bochum
klaus.oschema@rub.de

Source : H-Soz-Kult

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