Appel à contribution – L’eugénisme en question : Généalogie, transmission et savoirs de l’hérédité du Moyen-Age à nos jours

Le colloque, organisé par l’Université de Lorraine et l’Équipe d’Accueil (n° 3945) bi-site (Metz-Nancy). aura lieu les 2 et 3 avril 2020 à Metz.

Résumé

Au moment où l’on s’interroge sur la filiation et le devenir de la famille « traditionnelle » au moment où se présente la possibilité d’agir sur le génome, tandis que se manifeste un regain d’intérêt pour le concept même d’hérédité, nous aimerions poser une question. Quand et pourquoi s’est-on mis à croire à l’hérédité des dispositions physiques et morales ? A-t-on réellement cherché à en accroitre, au moins à en préserver la valeur, et dans quelle intention ? Comment ce « patrimoine » corporel et spirituel a-t-il été pensé, préservé, peut-être « augmenté » ? A quels imaginaires de la parenté, à quels fantasmes renvoient en définitive les généalogies d’hier, l’ingénierie génétique d’aujourd’hui ? Peut-on, à rebours des évidences – le primat toujours plus affirmé de l’individu – constater certaines continuités entre hier et aujourd’hui ?

Ce colloque, ouvert aux sociologues, historiens, philosophes des sciences, anthropologues et juristes, se fixe pour objectif de faire se rapprocher objets, questionnements et méthodes.

Argumentaire

La procréation et la filiation, longtemps inscrites dans un plan divin, sont devenues à l’époque contemporaine choses altérables et accessibles à nos volontés. Le droit à l’avortement, le perfectionnement des techniques d’aide à la procréation, les interventions sur le génome, témoignent aujourd’hui d’une quête de puissance individuelle sans précédent, offerte au plus grand nombre. Le fait, en réalité, n’est pas aussi neuf qu’on le croirait. Les hommes des époques médiévales et modernes étaient soucieux de leur réputation, attentifs à leur origine et préoccupés à l’idée d’une altération de la « race », au sens aristocratique du terme. Cette inquiétude, qui tenait à une certaine conception de l’hérédité des qualités, présentait en comparaison d’aujourd’hui, trois grandes différences. Elle ne concernait que les élites, s’inscrivait dans une temporalité longue (séculaire et cyclique), subordonnait enfin, jusqu’à un certain point, l’individu au groupe familial.

Les conceptions de la famille présentent aussi des éléments de continuité. La force des liens du sang n’empêchait pas que se manifeste des préférences et une sorte de parenté élective, contractuelle, au- dedans de la famille. En sens contraire, le besoin ressenti par certains de stabiliser la filiation, les espoirs et les craintes suscitées par l’ingénierie génétique, d’autre facteurs encore travaillent aujourd’hui en faveur d’un certain « recentrage biologique ». De cela, le droit en particulier porte témoignage. Les choses sont donc moins tranchées, moins opposées qu’on ne le suppose, en particulier lorsqu’on les examine sous l’angle des imaginaires de la parenté et du corps, de l’attrait pour la permanence ou la ressemblance.

L’importance toute particulière de l’alliance, et non point seulement de la filiation, ressort clairement des travaux consacrés aux généalogies. Armoiries, titres et généalogies, étaient trois éclatantes manifestations d’un orgueil des origines largement cultivé par les élites, puisant leurs ressources des deux côtés maternel et paternel. Le relèvement du nom et des armes des familles aristocratiques tombées en quenouille permettait de sauver la « race » en préservant une continuité onomastique et patrimoniale. A la possible mais difficile préservation du nom et des qualités, parait répondre aujourd’hui un eugénisme libéral, selon la formulation de Nicholas Agar, assumé, optimiste et conquérant. Les héritiers, otages du passé et du sang, auraient ainsi cédé la place à des individus débarrassés du carcan de la tradition, maîtres de leur patrimoine génétique ?

C’est à un examen des dispositifs et pratiques « amélioratrices », des imaginaires de la reproduction et de la parenté, du sang et des gènes, que ce colloque invite. Les propositions s’articuleront autour de trois grands axes :
– Les croyances et les savoirs : Les effets conjugués de la nature, du mode de vie et du temps dans les discours relatifs à l’hérédité des dispositions et aptitudes corporelles et morales ; l’impact des imaginaires biologiques et des représentations de la parenté sur les expressions symboliques de l’organisation sociale ainsi que sur le droit (hérédité au sens patrimonial, filiation, droit aux origines)

– Les mobiles : La légitimation des statuts et des fonctions, la renommée, l’ordonnancement « naturel » de la société, les finalités thérapeutiques, de prévention sanitaire (réformateurs sociaux, médecins, eugénistes), la recherche du ‘meilleur’ équipement génétique pour l’enfant, les finalités commerciales enfin (biotechnologies et bioéconomie, sociétés de conseil en génomique) du double point de vue de l’offre et de la demande.
– Les pratiques ‘amélioratrices’ ou simplement ‘préservatrices’ et leurs effets : choix du conjoint (hantise de la mésalliance, consanguinité), sélection anténatale, rejet des bâtards, ingénierie génétique, élaboration d’un langage et d’une symbolique de la permanence des qualités et du nom (armes, titres, sang, noms, généalogies), complexification et redéfinition de la parenté.

Conditions de soumission

La proposition d’intervention doit être composée d’un seul fichier word comportant les éléments suivants : Nom, prénom, coordonnées, statuts et affiliations institutionnelles, le titre de la proposition, une proposition de 3000 signes maximum avec une bibliographie indicative.

Elle sera adressée à jerome.viret@univ-lorraine.fr et jean-christophe.blanchard@univ-lorraine.fr

Date limite de soumission des propositions : au plus tard le 21 avril 2019 inclus. Résultats des sélections par le comité : mi-mai 2019

Les frais de transport et d’hébergement des intervenants, ainsi que les déjeuners, seront pris en charge par l’Université d’accueil. Les contributeurs susceptibles de pouvoir faire participer leur laboratoire aux frais de déplacement y sont cordialement invités.

Pour toute information complémentaire, il faut s’adresser à Jérôme Viret et Jean-Christophe Blanchard.

Comité scientifique :
– Luc Berlivet (CNRS/EHESS, CERMES3)
– Jean-Christophe Blanchard (UL-Nancy, CRULH)
– Jean-Hugues Déchaux (Lyon II, Centre Max Weber)
– Claude Olivier Doron (Paris VII, RHESEIS)
– Laurent Hablot (Paris, EPHE)
– Charles de Miramon (EHESS, CRH)
– Diego Venturino (UL-Metz, CRULH)
– Jérôme Viret (UL-Metz, CRULH)

Source : SHMESP

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Spectacle – Printemps des poètes : « Bréchéliant », légendes bretonnes et lyrique courtoise, une lecture-spectacle

Sujet : Brocéliande, légendes bretonnes,  lyrique courtoise, lecture poétique, spectacle.
Période : Moyen-âge central (XIIe, XIIIe siècle)
Evénement :  Printemps des poètes 2019 :  « Bréchéliant, lecture-spectacle »
Auteur : Annick Le Scoëzec Masson
Date : le dimanche 24 mars 2019, à 14h30
Lieu ; Théâtre du Nord-Ouest 13 Rue du Faubourg Montmartre, Paris 9e

Tout au long de ce mois de Mars, le Printemps des Poètes est de retour à Paris. Il fêtera, cette année, ses 20 ans et c’est le thème de la beauté qui a été choisi pour célébrer cet anniversaire.  En renouant, avec les lectures et la poésie vivante, l’événement devrait, à nouveau, permettre au public de découvrir de nombreux textes et auteurs.

S’il fait une large place à la poésie contemporaine, on notera cette année, la présence d’un spectacle original, en référence au monde médiéval, et particulièrement à la « matière de Bretagne » et à la poésie des troubadours. Cette lecture à plusieurs voix, avec chants et musique, est basée sur le roman Bréchéliant de l’hispaniste et écrivain Annick Le Scoëzec Masson et elle sera donnée le dimanche 24 mars à 14h30, au Théâtre du Nord-Ouest.

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Paru en 2017, aux éditions Garamond, l’ouvrage Bréchéliant se présente comme un récit poétique sur le thème de l’attente et de la perception du temps, au prisme d’un certain univers féminin seigneurial médiéval. Son intrigue se situe dans un moyen-âge central littéraire et « archétypal » et on en retrouve tous les ingrédients : un château au seuil d’une forêt peuplée de mystères, une dame en sa haute tour, son chevalier parti aux croisades et qui n’a pour compagnie que deux autres femmes, l’arrivée d’un inconnu venu chambouler ce monde fait d’émotions contenues, de non-dits et de prières.

Sur fond de légendes bretonnes et de lyrique courtoise, l’auteur(e), agrégée d’Espagnol et docteur ès lettres, a renoué, ici, avec l’esprit des Lais de Marie de France et cette lecture-spectacle devrait permettre d’en retrouver l’inspiration.

Avec : Yannick Barne, Anne Langlois, Caroline Duchenne (chant), Annick Le Scoëzec, Frédéric Ligier (arrangements musicaux) et Antoine Desmard (violoncelle)

Source : FB du Théâtre du Nord Ouest – Printemps des poètes 2019 officiel

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Publication – « Wace et l’Église, les princes et la foi », dir. Denis Hüe et Michel Vital Le Bossé

Clerc lisant de la cathédrale de Bayeux, Wace est naturellement au service de son duc et roi Henri II Plantagenêt ; né à Jersey, dans une de ces îles que l’on nomme si justement anglo-normandes, chargé par son seigneur d’écrire l’histoire et la légende du nouveau royaume et de tisser les liens qui doivent faire d’Angleterre et Normandie une même terre. Wace est l’homme des réunions, des synthèses, d’une certaine vision de l’histoire aussi, où la Providence divine a sa part. Au service des princes, il ne peut ignorer Dieu et l’Église, et c’est pour eux également qu’il écrit son histoire. Réunis à Bayeux, les meilleurs spécialistes de Wace, de l’histoire anglo-normande et de la littérature du xiie siècle ont partagé leur savoir, rassemblé dans ce volume.

Publié avec le concours de l’Équipe d’accueil 3206, Centre d’études de littératures anciennes et médiévales Cellam, de l’Université Rennes 2

Colloque de Bayeux, avec le CENA, parrainé par le Bailliage de Jersey (patrie natale de Wace) Octobre 2013

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Table des matières :

Wace et l’hagiographie

Jean Blacker (Kenyon College, Ohio) – « La Conception Nostre Dame de Wace ».
Karin Ueltschi (Université de Reims Champagne Ardenne) : « Saint Nicolas, Patron des écoliers et normand »
Michel Vital Le Bossé –  « Sources hagiographiques de la Vie de Sainte Marguerite »

L’église dans les romans

P. Bouet, université de Caen – Présence de l’Eglise dans le Roman de Rou en Normandie et dans les hroniques.
G. Susong, chargé de cours Paris V, René Descartes – L’église et la pierre, présence de la foi dans l’architecture normande du XIIe siècle.
D.Hüe, Université Rennes 2 – L’Église dans le roman de Brut
F. Laurent, Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand – De l’hagiographie à l’aventure, Wace et la vie de saint pour tous

Écrire les chroniques, sources et destinataires

Françoise Le Saux (université de Reading) – « chronique et hagiographie »
Laurence Mathey-Maille (Université du Havre) – « Pour qui Wace écrit-il dans ses chroniques ? »
Stéphane Laîné (université de Caen, Sté d’Archéologie et d’Histoire de la Manche), « Sur les sources de Wace »

Informations pratiques :

Wace et l’Église, les princes et la foi, dir. Denis Hüe et Michel Vital Le Bossé, Éditions Paradigme, 2019. ISBN : 9782868783073. Prix : 20 euros.

Source : Éditons paradigmes

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Appel à contribution – Borman and Sons in context. 6th Annual Study Day Medieval Sculpture

The 6th annual Ards colloquium will return home to M – Museum Leuven. The program will feature lectures, a visit to the exhibition ‘Borman and sons’ as well as in situ visites. A call for papers is now being launched to include papers on the topic of Brabantine sculpture.

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CALL FOR PAPERS : deadline 15.05.19

Borman and Sons in context. Brabantine sculpture from 1460-1540 

Ards 6th annual colloquium on Current Research in medieval and renaissance sculpture

November 27-November 29 2019

M – Museum Leuven, Belgium

In September 2019 10 years of interdisciplinary research are brought together in the first ever monographical exhibition and new publication on the Borman family of Brussels sculptors, active from the second half of the fifteenth century until well into the second third of the sixteenth century.

The 6th ARDS annual colloquium, which celebrates new research in the field of renaissance and medieval sculpture will focus entirely on the contextualization of the Bormans. The colloquium will take place at M-Museum Leuven from Wednesday 27th to Friday 29th of November 2019.  A call for papers is being launched to allow researchers working on (Brabantine) late medieval sculpture or painting in relation to sculpture, to present their research. The conference program will also include a day of in situ visits and excursions around Flanders.

The Bormans might have been ‘the best sculptors’ according to one document from 1513 but they did not operate in a vacuum. Brussels was a very vibrant artistic hub, a cultural space, that harboured many talented and influential artists, who worked at the pleasure of high-profile commissioners. How did this artistic and cultural space function then? How and why were some commissions made? How did artists collaborate, for instance on altarpieces where painting and sculpture was combined? Why, where and how was (Brussels) sculpture being exported? Did these artists work abroad as well? What do we know about the material use, the import of materials and economic activity taking place behind the curtains of this vibrant artistic production centre? How does this Brussels artistic scene differentiate itself from other cities, in or outside Brabant? How far does the Brussels ‘influence’ in terms of sculptural design and formal language resonate? A And, finally does the term ‘paragone’ apply when comparing Brussels sculpture with other artistic forms (painting, graphic arts, tapestry), f.i. was there a hierarchy or higher importance of the painted wings of altarpieces in comparison to the sculpted parts or vice versa, or between sculpture and design? Did this hierarchy apply also to the artists producing them?

Would you like to submit a paper for this conference? Your proposal can be of an art-historical, historical as well as a technical or scientific nature. Multidisciplinarity is encouraged. Case studies as well as papers providing a broader helicopter view and/or of a more reflective nature are welcomed.

Priority will be given to speakers presenting new research findings and contributions relevant to the specific conference theme. Submissions that are not selected for presentation in plenum, can still be taken into consideration for a (digital) poster presentation.

There are no fees, nor retribution of transport and/or lodging costs for the selected papers.

After the conference, presentations will be shared online with the Ards-network on the website (via Slideshare), so please make sure your pictures are copyright cleared.

The organization is also working on an opportunity to publish some of the papers full length after the conference.

How to submit your proposal?

• Write in English. Presentations must be given in English (with a ppt presentation)

• Include a short CV.

• Max. 500 words for abstracts

(excl. authors name(s) and contact details).

• E-mail to marjan.debaene@leuven.be

Call for papers Deadline: 15.05.19

Successful applicants will receive a notification by 1.06.19.

Download this call as a PDF

Questions or more information? Please contact info@ards.be

Source : ARDS. The Platform for Medieval Sculpture

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Publication – « La controverse carolingienne sur la prédestination. Histoire, textes, manuscrits », dir. Pierre Chambert-Protat, Jérémy Delmulle, Warren Pezé et Jeremy C. Thompson

Actes du colloque de Paris des 11 et 12 octobre 2013

La controverse carolingienne sur la double prédestination au paradis et à l’enfer (années 840-870), provoquée par la prédication du moine Gottschalk d’Orbais, est la plus importante querelle théologique de l’histoire carolingienne : elle met aux prises le roi, la cour, les évêques, les abbés et clercs lettrés, les simples clercs et moines, et déchire les clergés des royaumes francs — qui, pour la première fois, se condamnent les uns les autres en concile. Ce conflit entraîne la production de documents de tous genres : actes conciliaires, traités savants, libelles et feuilles volantes de polémique et de propagande, florilèges et autres notes préparatoires… Les manuscrits annotés par les acteurs de la controverse (Florus de Lyon, Hincmar de Reims, Loup de Ferrières, Prudence de Troyes, Ratramne de Corbie) sont préservés par dizaines. Ces documents n’ont pas encore été suffisamment étudiés pour ce qu’ils sont vraiment : les témoins d’une compétition acharnée, autour des textes et de leurs supports manuscrits, pour le contrôle de l’information. Pour comprendre les raisons sociales et politiques de la controverse, il faut entreprendre l’étude croisée, philologique et historique, de ces textes, de leurs sources, de leurs formats et de leurs supports manuscrits. À travers une série de cas d’étude, les contributeurs de ce volume collectif, le premier jamais consacré à cet épisode, vont au contact de la réalité matérielle de la controverse pour éclairer les structures du débat public : la stratégie littéraire des auteurs, leur travail d’atelier, la participation des simples clercs, le rôle respectif de l’oral et de l’écrit dans les querelles théologiques du haut Moyen Âge.

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Table des matières :

Avant-propos

P. Chambert-Protat, J. Delmulle, W. Pezé, J.C. Thompson, Introduction. Pour une approche archivistique des controverses médiévales
W. Pezé, Historiographie de la controverse sur la double prédestination, des origines à la seconde guerre mondiale
M.-Y. Perrin, Du rôle de l’écrit dans l’historiographie et l’histoire des controverses doctrinales au cours de l’antiquité tardive
J. Delmulle, Les polémistes carolingiens et les œuvres sur la grâce de Prosper d’Aquitaine. Production, utilisation et circulation des manuscrits
B. Radovanović, L’entremêlement des motifs préchrétiens et chrétiens dans les textes de Gottschalk : à la recherche de son répertoire
S. Boodts, The reception of Saint Augustine in Florus of Lyons’s Expositio epistolarum beati Pauli apostoli. The section on Romans 7
P. Chambert-Protat, Le travail de Florus de Lyon sur la prédestination : un état de la documentation conservée. Avec un dossier d’extraits patristiques resté inédit
W. Pezé, Une confession inédite d’Hincmar sur la prédestination
I. van Renswoude et E. Steinová, The annotated Gottschalk: symbolic annotation and control of heterodoxy in the Carolingian age
J.C. Thompson, The Circulation of the Predestinarian Works of Lupus of Ferrières in Valenciennes, BM 293
J. Delmulle et W. Pezé, Bibliographie de la controverse sur la double prédestination

Informations pratiques :

La controverse carolingienne sur la prédestination. Histoire, textes, manuscrits, dir. Pierre Chambert-Protat, Jérémy Delmulle, Warren Pezé et Jeremy C. Thompson, Turnhout, Brepols, 2019 (Haut Moyen Âge, 32). 322 p., 15 b/w ill., 27 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-57795-1. prix : 75 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Le Pur et l’Impur : Figurations de la souillure et aspirations à la pureté dans la littérature, du Moyen Âge à nos jours

Université de Picardie Jules Verne,
Amiens, 24-25 septembre 2019 – Logis du Roy, square Jules Bocquet, 80000 Amiens
Colloque organisé par les laboratoires CERCLL et TRAME, ED 586

L’aspiration à la pureté s’accompagne invariablement de la déploration d’une perte ou d’un inachèvement. La pureté s’inscrit toujours implicitement dans un récit tendu entre des directions opposées. Ce récit s’est longtemps déployé dans le cadre d’une anthropologie chrétienne de chute symbolique où le présent n’est plus qu’une marche laborieuse vers un avenir qui signera le retour vers la pureté originelle – rêvée et fantasmée – d’un temps mythique. Mais depuis le XIXe siècle, ce récit est désormais de plus en plus informé par une anthropologie évolutionniste où l’homme tente de s’arracher à son impureté originelle grâce au processus de civilisation historique, mais manque toujours d’y retomber.

Ineffable, la pureté ne semble pas exister, pas même chez le saint, sinon comme idéal régulateur. Comme le conclut Colette dans son essai intitulé Le Pur et l’impur, « le mot pur ne m’a pas découvert son sens intelligible ». Le réel au contraire permet de dire l’impureté, des corps, des intentions, car il est le lieu par excellence du mélange, des compromis et des ambivalences, du devenir et de la corruption. Les jugements de pureté et d’impureté engagent ainsi tout un système symbolique dont les implications métaphysiques, philosophiques, morales, politiques et esthétiques doivent être questionnées, et qui, loin d’être considérés comme des objets immuables, doivent être historicisés.

Ce colloque de jeunes chercheurs se propose donc d’étudier les différentes constructions des notions de pureté et d’impureté en littérature, et selon un vaste spectre temporel, depuis le Moyen Âge jusqu’au milieu du XXe siècle.

Axes

La réflexion pourra s’articuler autour d’une ou plusieurs de ces problématiques :

Figurations : Comment les textes représentent-ils le couple du pur et de l’impur ? Comment le pur et l’impur se donnent-ils à lire ou à voir ? Quelles sont les preuves qui permettent de conclure à l’un ou l’autre et comment s’y lient le corps et l’âme, le physique et le moral ? Une attention particulière pourra être portée aux représentations de figures archétypales de la pureté et/ou de l’impureté telles que les saints, les bâtards ou certaines minorités comme les juifs, les lépreux et les sorcières dans les littératures médiévales et modernes.

Écriture : Comment les représentations de la souillure et d’une éventuelle purification informent-elles les structures et thèmes des récits du Moyen Âge à nos jours ? Est-il possible de noter des inflexions en fonction des périodes et des genres littéraires ? Ces représentations peuvent-elles se concevoir en dehors de l’anthropologie chrétienne de la chute et de la rédemption ? La référence chrétienne est-elle systématiquement engagée dans la pensée de cette dialectique de la souillure et de la purification ?

Enjeux politiques et polémiques : les discours sur la pureté et l’impureté sont loin de se limiter à la stricte sphère spirituelle, ils irriguent les représentations sociales et les discours politiques et polémiques, qu’il s’agisse de la pureté du sang en régime monarchique, ou de celle de la race à partir du XIXe, en passant par la construction du « sang impur » des ennemis de la Nation qu’invite à combattre La Marseillaise. On pourra donc se demander comment les textes font de la pureté un usage polémique voire pamphlétaire, et comment le couple du pur et de l’impur est réinvesti en fonction des différents contextes politiques et/religieux propres à chaque époque.

Symbolique et représentations : le pur et l’impur et déclinent plus largement dans quasiment tous les domaines de l’existence humaine. Comme l’a montré Mary Douglas, ces concepts impliquent une méditation générale « sur le rapport de l’ordre au désordre, de l’être au non-être, de la forme au manque de forme, de la vie à la mort »[1]. Ce caractère général explique le facile déplacement de ces concepts dans des domaines divers de l’expérience humaine. Cette faculté d’adaptation et sa mise en texte pourra faire l’objet de questionnements. Jusqu’où peuvent se propager les concepts du pur et de l’impur, et comment s’entrecroisent-ils avec d’autres couples conceptuels comme le propre et le sale ? Comment les textes jouent-ils de ces déplacements et sous quelles formes métaphoriques peuvent se retrouvent le pur et l’impur ? Comment s’entrecroisent alors différents discours de savoir et/ou de croyance, tels que la théologie, les discours médicaux et les discours moraux autour d’objets variés que la qualification de purs ou d’impurs invite à considérer sous un jour nouveau ?

Réceptions : qu’est-ce qui rend un texte pur ou impur ? L’impureté ou la pureté d’un texte sont-elles consubstantielles à celui-ci, dans sa forme et son contenu, ou sont-elles le fait de l’observateur ? Quel rôle joue la réception dans l’assignation d’impureté d’un texte ? Quels sont les arguments avancés pour justifier ces considérations ? Ces perceptions survivent-elles à l’époque de leur émission? L’impureté clamée par les détracteurs des textes ne serait-elle pas, à tout prendre, du fait du lecteur bien plus que de l’auteur, comme nous le rappelle La Critique de L’École des femmes, dans laquelle Uranie rétorque à Climène, qui prétend que la pièce est obscène : « Il faut donc que pour les ordures, vous ayez des lumières, que les autres n’ont pas : car pour moi je n’y en ai point vu ».

Modalités de soumission :

Cet appel s’adresse aux doctorants et aux jeunes docteurs. Les propositions sont à envoyer jusqu’au 5 mai 2019 à colloquepurimpur@gmail.com, précédées d’un titre, et ne devront pas excéder 250 mots. Elles seront accompagnées d’une notice bio-bibliographique mentionnant l’université de rattachement et la situation administrative du candidat. Les travaux pourront faire l’objet d’une publication ultérieure. Le comité de sélection fera part de ses résultats aux alentours du 20 mai et communiquera alors plus d’informations pratiques aux candidats retenus.

Comité scientifique :
Annabelle Bolot ; Louise Dehondt ; Véronique Dominguez ; Anne Duprat ; Audrey Duru ; Julien Goeury ; Catherine Grall ; Kévin Hémery ; Loïc Le Sayec ; Marie-Françoise Melmoux-Montaubin.

Organisation : Annabelle Bolot ; Louise Dehondt ; Kévin Hémery ; Loïc Le Sayec.

Source : Fabula

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Colloque – 7e Journée d’études des jeunes chercheurs du LabEx HASTEC

Qui aura lieu le Mardi 16 avril 2019 à l’École Pratique des Hautes Études 4-14 rue Ferrus 75014 Paris (Salle 239).

Organisée par : Klara Boyer-Rossol (IMAf), Viola Mariotti (Centre Jean-Mabillon) et Lise Saussus (LaMOP)

PROGRAMME et RESUMES JJC - 16 avril 2019

Programme :

Session 1. Compiler et classifier les savoirs

10h – Alessandro Buccheri (Centre Jean Pépin), « Organiser le savoir botanique : théorie de l’analogie et pratique de la métaphore dans l’Historia Plantarum de Théophraste »
10h20 – Klara Boyer-Rossol (IMAf), « La Bibliothèque de Froberville : des archives privées précieuses pour l’histoire des savoirs sur Madagascar, les Mascareignes et l’Afrique orientale aux XVIIIe et XIXe siècles »
10h40 – Discussion
11h-11h15 – Pause

SESSION 2. LES ENJEUX DE L’ÉCRITURE DU MANUSCRIT AU TWEET

11h15 – François Rivière (LaMOP), « Le sens du service : les apprentis rouennais au Moyen Âge, entre institutions et contrats »
11h35 – Viola Mariotti (Centre Jean-Mabillon), « Li Codes an romanz (fin XIIIe s.) : un état des lieux paléographique »
11h55 − Clément Jacquemoud (CéSor), « Entre technique religieuse et vecteur de savoirs : l’écriture et ses enjeux en République de l’Altaï contemporaine »
12h15 − Discussion
12h35-14h00 − Déjeuner

SESSION 3. TRANSMISSIONS, TECHNIQUES ET SOCIÉTÉS

14h – Marion Claude (AnHiMA), « Vers une prosopographie des prêtres de la ville d’Akhmîm (Égypte) à l’époque tardive » n 14h20
Idaline Hamelin (AnHiMA), « Des femmes et du vin : présence alexandrine dans la chôra égyptienne de l’époque ptolémaïque à l’époque romaine »
14h40 − Lise Saussus (LaMOP), « Savoir-faire, techniques et réseaux socio-professionnels des métallurgistes douaisiens aux XIVe et XVe siècles »
15h – Clémentine Villien (LaMOP), « Les apports des archives dans le cadre d’une étude architecturale : le cas des églises abbatiales cisterciennes de la filiation de Clairvaux dans le diocèse de Besançon »
15h20 – Discussion
15h40 − Pause

SESSION 4. LES PRATIQUES RELIGIEUSES : ENTRE SENSORIALITÉ ET DISCOURS

16h – Dorothée Elwart (AnHiMA), « Des odeurs diffusées aux odeurs perçues : efficacité rituelle et présence divine par l’odorat au temple d’Hathor de Dendara »
16h20 – Élise Capredon (CéSor), « Quand les Amérindiens deviennent missionnaires : discours et pratiques prosélytes chez les Shipibo de l’Amazonie péruvienne »
16h40 – Discussion
17h – Conclusion générale, par Philippe Hoffmann

Source : EPHE

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Publication – Estelle Doudet, « Moralités et jeux moraux. Le théâtre allégorique en français, XVe-XVIe s. »

Partout en Europe, entre la fin du XIVe et le milieu du XVIe siècle, s’affirment les théâtres allégoriques. Riche d’une centaine de moralités, farces morales, bergeries et histoires morales, le corpus français est l’exemple le plus complet à avoir été conservé d’un art dédié à la représentation du temps présent.

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L’ouvrage d’Estelle Doudet (Université de Lausanne) propose la première étude complète des enjeux esthétiques, sociaux et politiques de ces spectacles de persuasion. L’ancien théâtre allégorique remet en perspective les questions qui traversent nos scènes contemporaines. Comment incarner des idées dans des corps ? Quels secrets le théâtre permet-il de dévoiler ? Persuade-t-on mieux par l’émotion ou par le raisonnement ? L’art est-il un média comme les autres ?

Entre leçon civique et militantisme religieux, prescription didactique et appel à l’esprit critique, les pièces allégoriques des seuils de la modernité ont cristallisé les paradoxes de l’art théâtral lorsqu’il se confronte à un présent en crise.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Estelle Doudet, Moralités et jeux moraux. Le théâtre allégorique en français, XVe-XVIe s., Paris, Classiques Garnier, 2019 (Études sur le théâtre et les arts de la scène, n° 13). 690 p. ISBN: 978-2-406-07495-3. Prix : 48 euros.

Source : Classiques Garnier

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Publication – Andrea Fiamma, « Nicola Cusano da Colonia a Roma (1425-1450). Università, politica e umanesimo nel giovane Cusano »

Il volume ripercorre lo sviluppo del pensiero del giovane Nicola Cusano dalla frequentazione del maestro albertista Eimerico da Campo presso l’Università di Colonia (1425) e dal confronto con le posizioni filosofiche dei domenicani dello Studium coloniense, fino agli anni della maturità a Roma (1450). Il saggio illustra il contesto storico-culturale della genesi del De docta ignorantia, testo che suggella la presa di distanza di Cusano dal proprio passato universitario ma anche, al contempo, la sua insoddisfazione nei confronti dell’umanesimo diffuso in Italia negli anni del Concilio di Ferrara-Firenze; e lo segue nella sua ‘caccia della Sapienza’, nell’incontro con differenti tradizioni e contesti, fino alla formulazione dell’ideale del ‘Socrate cristiano’ nell’Idiota. Il volume, riccamente documentato anche sul piano della storia delle interpretazioni e degli studi su Cusano, contribuisce a far luce sulla formazione del suo pensiero e sulle questioni che ne hanno segnato la vita.

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Andrea Fiamma ha conseguito il titolo di ‘Doc-tor Europaeus’ in Studi umanistici presso l’U-niversità degli studi ‘G. d’Annunzio’ di Chie-ti-Pescara (Italia), discutendo una tesi in co-tutela con l’Université de Lorraine (Francia). È autore di saggi in inglese, tedesco, francese, spagnolo e italiano pubblicati in riviste internazionali. Attualmente è impegnato ad approfondire il pensiero filosofico tra il XIV e il XVI secolo e le sue immagini storiografiche.

Informations pratiques :

Andrea Fiamma, Nicola Cusano da Colonia a Roma (1425-1450). Università, politica e umanesimo nel giovane Cusano, Aschendorff Verlag, 2019 ( Texte und Studien zur Europäischen Geistesgeschichte – Reihe B, 19). 354 pages. ISBN : 978-3-402-16011-4. Prix : 49 euros.

Source : Aschendorff Verlag

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Publication – « Martyrs politiques (Xe-XVIe siècle). Du sacrifice à la récupération partisane », dir. Maïté Billoré et Gilles Lecuppre

Le martyr politique est une affaire de représentation – l’idée qu’une communauté se fait de la mort d’un des siens – et son potentiel d’identification peut être valorisé immédiatement par ses partisans. Il peut aussi faire l’objet de manipulations et servir en définitive une cause distincte du combat mené. Le martyr politique est ainsi, il ne faut pas l’oublier, l’objet d’un discours construit pour contester le pouvoir ou, au contraire, le soutenir et le légitimer. Mais ce discours ne trouve pas toujours son public et il subsiste des martyrs incomplets ou incertains.

Avec le soutien du Fonds de la recherche scientifique – FNRS crédit de recherche J. 0239.16, de l’UMR 5648 – CIHAM et de l’université Jean-Moulin Lyon 3.

Table des matières : ici

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Maïté Billoré est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Lyon 3 et membre de l’UMR 5648-CIHAM.

Gilles Lecuppre est professeur d’histoire du bas Moyen Âge et des Temps modernes à l’université de Louvain-la-Neuve (UCLouvain) et membre du IACCHOS.

Informations pratiques :

Martyrs politiques (Xe-XVIe siècle). Du sacrifice à la récupération partisane, dir. Maïté Billoré et Gilles Lecuppre, rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019. 15,5 x 24 cm, 280 p. ISBN : 978-2-7535-7579-0. Prix : 25,00 €.

Source : Presses universitaires de Rennes

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