Publication – Marie-Anne Vannier, « Maître Eckhart Prédicateur »

Maître Eckhart est souvent connu par ses Sermons allemands, qui expriment la force et de l’actualité de sa prédication, mais qui sont lacunaires dans la mesure où ils sont constitués de notes prises par ses auditeurs. Ils n’en manifestent pas moins l’orientation de l’œuvre de ce penseur majeur du XIVe siècle qui est la prédication, comme en témoigne d’ailleurs sa vie, qu’il est désormais possible de reconstituer, et cet ouvrage s’attache à le faire, de manière originale.

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Les différentes composantes de l’œuvre eckhartienne sont également reprises et l’actualité de sa pensée est mise en évidence. En envisageant les principaux thèmes développés par Eckhart, tant en anthropologie qu’en christologie et en théologie trinitaire, sans oublier l’axe majeur de la pensée d’Eckhart qui est la filiation divine, cet ouvrage prend en compte les deux volets de cette œuvre. Il en présente également les sources qui sont souvent oubliées et la réception qui en a été faite jusqu’aujourd’hui, ce qui renouvelle l’étude de ses écrits.

Marie-Anne Vannier, Professeur à l’Université de Lorraine, Membre de l’Institut Universitaire de France, a publié de nombreux ouvrages et articles sur S. Augustin, Jean Cassien, maître Eckhart et les mystiques rhénans.

Informations pratiques :

Marie-Anne Vannier, Maître Eckhart Prédicateur, Paris, Beauchesne, 2019. 859 pages. EAN/ISBN : 9782701022871. Prix : 49 euros.

Source : Beauchesne

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Appel à contribution – Mysticism and/as Love Theory

Congres
Donderdag 28 & vrijdag 29 november 2019
Huize Heyendael
Geert Grooteplein Noord 9
6525 EZ Nijmegen

What is love? Though we all know the answer, this is not an easy question. Is love not a mystery in the end? Yet, is this, too, not just another answer calling for further reflection and explanation?

Mystics love God. And since God is not the easiest partner, they have always felt the need to reflect upon their love profoundly. Though suspicious about theory as such, they do not shy away from reflection upon love’s mysteries. On the contrary, their writings often contain genuine ‘theories of love’. The works of Bernard of Clairvaux, Hadewijch, Ruusbroec, François de Sales, Madame Guyon, Thérèse de Lisieux or Simone Weil can all be read as such.

Contemporary philosophical, theological, psychoanalytical and psychological theories of love often refer to love theories present in the mystical tradition.

Conference
The conference intends to reflect upon that mystical legacy persisting in modern thought and theory.

The aim of this conference is twofold:

  • Exploring the ‘theories of love’ that are present in the Christian mystical tradition.
  • Investigating the influence of traditional mystical theories of love on modern ones, and the similarities and/or differences between the two.

Proposal
If you want to participate in the conference, send in a proposal of maximum 350 words and sent it to Marc De Kesel (Marc.deKesel@titusbrandsmainstituut.nl) before 1 June 2019.

Source : Titus Brandsmaa Institute

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Conférence – Table ronde avec Jérôme Baschet autour de l’ouvrage « Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits »

Université de Liège
28 mars

Organisation et contact : chiara.collamati@uliege.be

Table ronde autour du travail de Jérôme Baschet, qui se tiendra ce jeudi 28 mars à la Salle de l’horloge (2ème étage entresol, Place du 20 août,) à partir de 15h30.

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Historien médiéviste, Jérôme Baschet a été enseignant-chercheur à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris) et il enseigne actuellement à l’Universidad Autonoma du Chiapas (San Cristobal de Las Casas, Mexique).

Il discutera de son ouvrage « Défaire la tyrannie du présent. Temporalité émergentes et futurs inédits » (La Découverte, 2018) avec Laura Aristizabal (ULiège), Chiara Collamati (ULiège), Sébastien Laoureux (UNamur), Grégory Pascon (Asbl D’une certaine gaîté), Julien Pieron (ULiège) et Ferhat Taylan (ULiège).

Vous trouverez ci-dessous une brève présentation de l’ouvrage et ci-joint l’affiche de l’événement. Cette table ronde s’inscrit dans le cadre du séminaire de recherche du MAP-Matérialités de la politique (UR Traverses), intitulé « Penser (d’)après la Révolution. Affectivité, singularité et temporalité du social ».

« Défaire la tyrannie du présent » nous invite à repenser non seulement notre rapport à la temporalité, mais aussi le statut du savoir historique dans sa portée proprement politique. L’ouvrage s’emploie à faire sauter les frontières disciplinaires entre histoire et philosophie, tout comme la séparation entre théorie et pratique des luttes. En s’appuyant notamment sur l’expérience rebelle des zapatistes du Chiapas, Baschet déploie un outillage conceptuel original pour penser la temporalité révolutionnaire : non pas sous la forme événementielle d’un instant-éclair, ni selon le paradigme du déterminisme historique. C’est plutôt en conjuguant une idée spécifique de l’anticipation avec une conception propulsive de la mémoire, qu’il devient possible de rouvrir l’histoire et d’en faire une arme de transformation politique.

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Publication – « (Re)lecture archéologique de la justice en Europe médiévale et moderne », éd. Mathieu Vivas

La justice médiévale et moderne fait depuis quelques années l’objet d’une lecture voire d’une relecture archéologique en Europe. Encore inédite en France, cette analyse ne se veut pas une démarche annexe de l’histoire de la justice par les textes et les images. Au contraire, elle souligne tous les apports des sciences archéologiques dans la façon d’évaluer et de penser la pratique judiciaire, la matérialité du droit de punir et de la contrainte pénale. Dans une réflexion liant perception de l’espace, signification et représentation sociale des vestiges, les articles que contient ce livre mettent en lumière l’architecture des lieux de jugement, d’exécution et d’emprisonnement, mais aussi les outils du bourreau et le sort des corps manipulés en justice à travers les inhumations qualifiées d’infamantes.

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Informations pratiques :

(Re)lecture archéologique de la justice en Europe médiévale et moderne, éd. Mathieu Vivas, Bordeaux, Ausonius Éditions, 2019 (Scripta Mediaevalia, 35). 377 p. ISBN : 9782356132437. Prix 25 euros.

Source : Ausonius Éditions

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Appel à contribution – Le droit et ses orfèvres… Regard pluriel sur la fabrication des normes à travers les manuscrits du haut Moyen Âge (751-1080)

Le haut Moyen Âge a longtemps souffert d’une mauvaise réputation, celle d’être une période sombre où il ne pouvait véritablement exister de culture juridique. Mais à l’appui de nouvelles grilles de lecture, facilitées par les humanités numériques qui rendent possible une meilleure exposition des sources, la recherche a entrepris au cours des dernières décennies une réévaluation du travail des praticiens. De barbares, ils sont devenus, selon l’expression de Jean Gaudemet, de véritables orfèvres du droit, disposant ainsi de connaissances juridiques solides et capables de produire des textes normatifs, de les adapter et de les diffuser. Des recherches menées aussi bien par les historiens que les historiens du droit, notamment K. Ubl, D. Liebs, W. Bergmann, Ph. Depreux, R. McKitterick ou encore Ch. Lauranson-Rosaz, A. Jeannin, J. Péricard, P. Ganivet, R. Oulion ont permis d’une part de s’interroger sur la nature des instruments juridiques altimédiévaux et, d’une autre, de s’intéresser à la place du juriste par rapport à la norme. Très nettement mis en valeur par W. Hart, la normativité est un concept souple qui englobe une multitude de situations et de sources plus ou moins contraignantes et variables dans l’espace et dans le temps. Le choix d’une chronologie longue, du VIIIe au XIe siècle, permet de confronter les voies et moyens mis en œuvre pour créer, appliquer, contourner ou diffuser la norme, pour des périodes où l’encadrement institutionnel a été tantôt fort, tantôt faible. Trois axes peuvent ici être proposés.

Axe 1.  La production des manuscrits juridiques

Une des méthodes les plus fructueuses pour analyser les mécanismes normatifs repose sur un retour aux manuscrits juridiques. On entend par là qu’il est nécessaire d’appréhender la source autant pour son contenu qu’en tant qu’objet matériel qui a sa propre histoire et sa propre fonction. Chaque pièce est unique et témoigne d’une pratique du droit.

Des recherches récentes ont montré l’intérêt des manuscrits de droit romano-barbare, de droit canon, de législation carolingienne et de formules juridiques en recontextualisant leur production. Ces recueils, très souvent plurinormatifs (comportant des éléments normatifs tirés de diverses sources du droit ou d’autres domaines), ont chacun leur propre histoire. Dans quel contexte ont-il été produits et à quelle fin ? Il convient également de s’intéresser à la circulation des manuscrits. Existe-t-il des aires de diffusion des textes ?

Ce type d’enquête nécessite de faire appel à des disciplines parfois considérées comme de simples auxiliaires de l’histoire du droit (codicologie, paléographie, etc) mais qui révéleraient ici toute leur pertinence et leur utilité.

Axe 2. La culture des juristes

Au haut Moyen Âge, les gens de savoir sont des personnes qui ont une pluralité de savoirs (droit, médecine, la grammaire, l’arithmétique, la musique, etc). Nombreuses sont les figures qui, grâce au large spectre de leurs connaissances, ont proposé différentes approches du droit : Fulbert de Chartres, Hincmar de Reims, Adémar de Chabannes, Gerbert d’Aurillac, etc. Les études visant à s’interroger sur la part de culture juridique et celle de culture non juridique des juristes sont particulièrement bienvenues.

La proximité du droit et des savoirs non juridiques interroge. Cette coexistence pourrait suggérer des proximités dans le raisonnement. La redécouverte de la rhétorique a-t-elle eu une influence sur les approches (didactique, empirique et dogmatique) du droit ? Quels liens entretiennent la médecine et le droit, notamment dans le Midi de la France où des rédacteurs de manuscrits ont associé ces deux savoirs ? Quels sont les textes normatifs (hagiographie, Ecritures, patristique, littérature…) qui permettent, dans certains manuscrits, de compléter le droit et quelles sont leurs finalités ?

Des études portant sur la finalité pédagogique de certains manuscrits juridiques sont également les bienvenues, notamment à travers l’analyse des glossaires juridiques (définitions de termes tirées d’encyclopédie), des modèles d’actes ou des schémas explicatifs des règles.

Enfin, pourra également faire l’objet d’une étude l’actualisation du droit romano-barbare ou de la législation carolingienne, décelable dans plusieurs manuscrits ; les textes sont modifiés à l’échelon local, soit par une réorganisation du texte, soit par interpolation, afin de l’adapter aux besoins de l’époque. Quels les ressorts intellectuels de ce processus et quelles sont ses fonctions ?

Axe 3. Les normes dans les actes de la pratique

Les actes juridiques témoignent de la pratique du droit. Ainsi, des études portant sur les formulaires qui en constituent les modèles seront appréciées. Il est possible d’étendre le champ d’investigation aux techniques de rédaction des actes ou encore à la permanence du droit romain. Il convient également d’essayer de déceler les éventuelles disparités géographiques dans la production des actes. On s’interrogera notamment sur le rôle qu’ont pu jouer certains établissements à l’échelle d’une région.

L’enquête peut aussi être menée sur ce que les actes juridiques nous montrent d’un système de normes au haut Moyen Âge. Les juristes ont pu parfois contourner les règles de droit pour privilégier d’autres solutions.

Lorsque l’Empire carolingien s’effondre, les institutions passent d’une structure de type centralisé à une structure de type micro-sociétal ; par là, le pouvoir judiciaire, à l’origine délégué, se partage entre les notables locaux et rend les institutions carolingiennes inopérables. La place du droit durant  cette période d’anomie, la création des normes et les inflexions très nettes qui peuvent s’observer dans la diplomatique peuvent être ici questionnées.

Modalités de réponse à l’appel

Les propositions de contribution (titre et résumé de 1500 signes maximum + coordonnées et affiliation de l’auteur) sont à envoyer avant le 30 septembre 2019 aux deux adresses suivantes : laura.viaut@unilim.fr / orfevres.droit@orange.fr

Les propositions seront examinées par le comité scientifique au cours du dernier trimestre 2019.

Direction de l’ouvrage

Laura Viaut, docteur en histoire du droit, université de Limoges

Les contributions retenues feront l’objet d’une publication dans un ouvrage collectif.

Comité scientifique

– Alexandre Jeannin, professeur d’histoire du droit, université de Bourgogne

– Detlef Liebs, professeur émérite d’histoire du droit, Université de Fribourg

– Jacques Péricard, professeur d’histoire du droit, Université de Limoges

– Laurent Morelle, directeur d’études, Ecole Pratique des Hautes Etudes

– Michele Ferrari, professeur de philologie latine, Friedrich Alexander Universität Erlangen-Nurnberg

– Pascal Texier, professeur émérite d’histoire du droit, université de Limoges

– Rolf Große, directeur du département Moyen Âge, Deutsches Historisches Institut Paris.

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Publication – Justine Breton, « Le Roi qui fut et qui sera. Représentations du pouvoir arthurien sur petit et grand écrans »

En mettant en regard les sources médiévales de la légende du roi Arthur et ses adaptations audiovisuelles occidentales (cinéma, télévision), cet ouvrage interroge la conception mouvante des pouvoirs arthuriens – royal, chevaleresque, féminin et même populaire – de Geoffroy de Monmouth à Guy Ritchie.

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Table des matières : ici

Informations pratiques :

Justine Breton, Le Roi qui fut et qui sera. Représentations du pouvoir arthurien sur petit et grand écrans, Paris, Classiques Garnier, 2019 (Histoire culturelle, n° 10). 695 p. ISBN : 978-2-406-08420-4. Prix : 59 euros.

Source : Classiques Garnier

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Prix – Prix de recherche de l’Art roman 2019

Un prix international d’encouragement est décerné par le ERZ pour des contributions de qualité exceptionnelle dans la recherche scientifique sur l’Art Roman. Les demandes peuvent maintenant être soumises.

Le prix est parrainé par la Fondation de la Caisse d’Epargne de la ville de Halle (Saale) – „Saalesparkasse“ et par Monsieur Gerhard Mauch de la ville de Ludwigshafen. Par l’attribution de ce prix le Centre Européen d’Art Roman veut encourager et récompenser la jeune génération d’historiens de l’art, en particulier des jeunes scientifiques ayant fourni des résultats de recherche exceptionnels dans le domaine de l’art roman (histoire de l’art, archéologie, histoire, histoire de l’Église et du droit).

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Le prix doté de 2.000 EUR. Il est attribué sur présentation de travaux de recherche inédits (thèses de doctorat) traitant de l’art roman.

L’attribution est faite par un jury international, composé notamment de membres du conseil scientifique du Centre Européen d’Art Roman. Les décisions du jury sont irrévocables. En acceptant le prix le lauréat s’engage à donner une conférence publique dans le Centre Européen d’Art Roman.

Les candidatures (biographie, certificats, liste des publications) ainsi qu’un exemplaire de l’ouvrage (doctorat) en format PDF incluant un résumé et les expertises/rapports sont à déposer jusqu’au 10 avril 2019 à l’attention du directeur de l’institut.

Herrn Prof. Dr. Wolfgang Schenkluhn
Direktor des Instituts Europäisches Romanik Zentrum
Domplatz 7
06217 Merseburg
Allemange

E-Mail: sekretariat@romanik-zentrum.eu

Source : Europaïsches Romanik Zentrum

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Publication – Christiane Klapisch-Zuber, « Se faire un nom. Une anthropologie de la célébrité à la Renaissance »

Giotto, Leonardo ou encore Raphaël… Pour chacune de ces légendes de la Renaissance, l’histoire retient un simple prénom, dont la puissance évocatrice contribue, des siècles après leur mort, à consolider leur gloire. Dès le XIVe siècle, ce choix précurseur des peintres contribue ainsi à leur célébrité. Curieusement, à cette époque où l’artiste s’autonomise et s’érige en groupe social d’élite, le nom de famille tel qu’on le connaît aujourd’hui n’était pas encore fixé et se transmettait uniquement dans les familles de notables, variant souvent d’une génération à l’autre… Ainsi, être connu par son seul prénom était-il un véritable signe de distinction !

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Il ne s’agit pas d’un détail : le nom conditionne et décrit la filiation, la réputation, et donc la renommée de quelqu’un. Cet essai décrypte, à travers la vie intime des peintres et des sculpteurs illustres, cette époque où la figure de l’artiste émerge, annonciatrice de la valorisation de l’individu à l’oeuvre aujourd’hui.

Christiane Klapisch-Zuber est historienne et directrice d’études honoraire à l’EHESS. Elle a publié de nombreux essais sur les femmes, la famille et la société dans l’Italie du Moyen Âge et de la Renaissance.

Informations pratiques :

Christiane Klapisch-Zuber, Se faire un nom. Petite anthropologie de la célébrité à la Renaissance, Paris, Éditions Arkhé, 2019. 160 pages. ISBN : 978-2918682509. Prix : 18,50 euros.

Source : Éditions Arkhé

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Conférence – Carla Bozzolo et Hélène Loyau, « Les armoriaux de la Cour amoureuse de Charles VI. Héraldique, politique, société et culture au XVe siècle »

Carla Bozzolo et Hélène Loyau, Les armoriaux de la Cour amoureuse de Charles VI. Héraldique, politique, société et culture au XVe siècle.

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Informations pratiques :

Séance du jeudi 21 mars 2019

Archives nationales – CARAN – Salle d’albâtre – entrée rue des Quatre Fils, Paris

Accès libre (jusqu’à 17 heures) dans la limite des places disponibles.

Messagerie électronique : sfhs.rfhs@gmail.com – site Internet sfhs-rfhs.fr

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Publication – Brindusa Grigoriu, « Talent / maltalent. La culture des émotions au seuil de la littérature française »

S’inscrivant dans l’histoire des affects, le livre propose une relecture des premiers récits français sous le signe des polarités émotionnelles médiévales du « talent » et du « maltalent ».

À l’époque de leur première réception, la Cantilène de sainte Eulalie, la Vie de saint Alexis, la Chanson de Roland et le Roman de Thèbes étaient des œuvres fermées, des textes de plaisir. Pour le lecteur du XXIe siècle, ils deviennent un beau défi jouissif. Ainsi, les détails qui débordent le cadre théologique se révèlent nombreux et savoureux : Maximien réussit son coup d’épée contre Eulalie, la « pucelle » d’Alexis parvient à consommer son mariage céleste, Charlemagne boude Gabriel, Jocaste frôle le rôle d’entremetteuse pour faire la paix par l’amour… et les mondes s’entrechoquent, ambigument possibles.

L’étude aborde les styles émotionnels, les actes émotifs, les normes affectives et les communautés responsables des « émotionologies » de ces textes liminaires de la littérature française, où les personnages font de Dieu un acte émotif de plus en plus dépouillé. Du nom à l’interjection, de la foi à l’émotion, c’est l’histoire d’une véritable émancipation qui s’écrit, en initiant, à fleur de texte, une désacralisation progressive des affects.

Brindusa Grigoriu est docteure en langues et littératures anciennes à l’Université de Poitiers, et maître de conférences à l’Université Alexandru Ioan Cuza de Iași, Roumanie. Elle est l’auteure de plusieurs articles et ouvrages consacrés au corpus narratif médiéval : Actes d’émotion, pactes d’initiation: le spectre des fabliaux, Craiova, Universitaria, 2015 ; Amor sans desonor. Une pragmatique pour Tristan et Yseut, Craiova, Universitaria, 2013 ; co-édition et introduction au Lai du Conseil, University of Liverpool, Liverpool Online Series, 2013.

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Table des matières :

Introduction au talent

I. Sous le signe du talent. Émotions historiques
1. Talent d’écriture
2. Talent de vérité
3. Talent de littérature

II. L’homme devant Dieu. Émotions hagiographiques
1. Une émotionologie virginale : Eulalie
2. Une émotionologie nuptiale : Alexis
3. Maltalent : l’émotionologie de Roland

III. Le couple devant Dieu. Les premières émotions romanesques

Du roman au romanesque : une nouvelle culture émotionnelle
1. Œdipe et Jocaste : amours familiales
2. Les fils de l’inceste et les ratages de l’amour
3. Les filles de l’inceste. Couples de par Dieu ?

En guise de conclusion : L’émotion Dieu au seuil de la littérature française

Bibliographie

Informations pratiques :

Brindusa Grigoriu, Talent / maltalent. La culture des émotions au seuil de la littérature française, Turnhout, Brepols, 2018 (Culture et société médiévales, 32). 330 p., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-57826-2. Prix : 80 euros.

Source : Brepols

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