Colloque – Rethinking Reform. Towards a New Understanding of Religious Change, 900-1150

The conference is the concluding activity of a larger international project titled Rethinking Reform 900-1150: Conceptualising Change in Medieval Religious Institutions, funded by the Leverhulme Trust. Its objective is threefold. One is to draw conclusions from the previous activities of the project and identify promising inroads for future enquiry on reform in the high Middle Ages. A second is to establish, by means of a collective effort, a cohesive account of the current state of the art in reform studies for the period between c. 900 and 1150. And a third is to present draft versions of chapters dealing with the above questions for a forthcoming, paradigm-changing volume provisionally titled Reform in the High Middle Ages (900-1150).

The project Rethinking Reform 900-1150: Conceptualising Change in Medieval Religious Institutions brings together scholars and research students from across Europe to focus on how changes in medieval churches were understood and explained in their own day and on how they have been reinterpreted in post-Reformation and especially post-Napoleonic historical writing.The project is co-ordinated by the University of Leeds (UK), with partners from UEA, Paris VIII, Mainz, KU Leuven, Ghent and Durham. For more information on the project, see https://rethinkingreform.leeds.ac.uk

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Programme :

Day 1 (Friday)

Paviljoen Vandenhove, Rozier 1

08.30-09.00 Registration
09.00-09.20 Welcome/Background of the project/Objectives of the conference – Steven Vanderputten (Ghent University)/Julia Barrow (University of Leeds)

Session 1 Moderator: Katherine Cubitt

09.20-10.00 The Problem(s) with the Carolingian Reform(s) – Rutger Kramer (University of Vienna)
10.00-10.40 Deconstructing/Reconstructing Monastic Reform – Steven Vanderputten
10.40-11.00 Discussion

Plateauzaal, Jozef Plateaustraat 22
11:.00-11.30 Coffee break

Session 2 Moderator: Julia Barrow

11.30-12.10 Deconstructing/Reconstructing Papal Reform – Nicolangelo d’Acunto (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano)
12.10-12.50 The Societal Background and Impact of Reform/’Reform’ – Robert Berkhofer (Western Michigan University)
12.50-13.10 Discussion

Magnel Room, Jozef Plateaustraat 22
13.10-14.30 Lunch (Magnel Room)

Plateauzaal, Jozef Plateaustraat 22
Session 3 Moderator: Ludger Körntgen

14.30-15.10 Transformations of Lay and Clerical Masculinities – Rachel Stone (King’s College, London)
15.10-15.50 Deconstructing/Reconstructing Clerical Reform – Brigitte Meijns (KU Leuven)
15.50-16.10 Discussion
16.00-16.40 Coffee break

Session 4 Moderator: Sarah Hamilton

16.40-17.20 Continuities and Transformations in Hagiography – Anne-Marie Helvétius (Université de Paris 8) and Gordon Blennemann (Université de Montréal)
17.20-18.00 Changes in Lay Piety and Devotion – Katherine Cubitt (University of East Anglia)
18.10-18.30 Discussion
20:00

Speakers’ dinner

Day 2 (Saturday)

Plateauzaal, Jozef Plateaustraat 22
Session 5 Moderator: Anne-Marie Helvétius

09.30-10.10 Ritual Continuities and Transformations – Sarah Hamilton (University of Exeter) and Ludger Körntgen (University of Mainz)
10.10-10.50 Continuities and Transformations in Art, Manuscript Culture, and Architecture – Diane Reilly (University of Indiana at Bloomington)
10.50-11.10 Discussion
11.10-11.40 Coffee break

Session 6 Moderator: Steven Vanderputten

11.40-12.20 Vocabularies and Narratives of Reform 900-1150 – Julia Barrow
12.10-12.30 Discussion

12.30-13.00 Conclusions – John Van Engen (University of Notre Dame)

Magnel Room, Jozef Plateaustraat 22
13.00-14.30 Lunch (Magnel Room)

Informations pratiques :

24-25 May 2019

Location :
Day 1, Registration and first session:
Paviljoen Vandenhove, Rozier 1 (corner of Rozier and Sint-Pietersnieuwstraat):

Day 1-2 Session 2 and onwards:
Plateauzaal, Jozef Plateaustraat 22

Organizing committee :
Steven Vanderputten (Ghent University)
Julia Barrow (University of Leeds)

For more information, please contact steven.vanderputten@ugent.be

Source : UGent

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Publication – Pierre Courroux, « Charles d’Albret. Le connétable d’Azincourt »

Cousin germain du roi Charles VI, parrain du futur Charles VII et Connétable de France, Charles Ier d’Albret (1368-1415) fut une des principales figures du royaume de France au tournant des XIVe et XVe siècles. Sa naissance fut le fruit de l’alliance entre les Valois et les Albret qui permit la reconquête française de l’Aquitaine ; sa mort à la tête des armées françaises lors du désastre d’Azincourt – une bataille qu’il n’avait peut-être pas souhaitée – marqua le début d’une ère sombre pour le royaume. L’histoire de sa vie recoupe à vrai dire souvent celle des destinées de la France de Charles VI, du flamboiement chevaleresque aux ombres de la guerre civile qui opposa Bourguignons et Armagnacs. Il représente pour la puissante famille gasconne des Albret un premier zénith. Grâce à l’action de Charles Ier, les terres des Albret s’étendirent durablement à Dreux, en Périgord et en Berry. En Gascogne même, les seigneuries désorganisées de ses ancêtres furent organisées et administrées comme une véritable principauté. Mais c’est surtout à la cour du roi de France que Charles d’Albret donna toute la mesure de son action politique. Nul parmi ses ancêtres n’avait joué un tel rôle dans le royaume de France, et ses descendants ne le surpassèrent qu’au XVIe siècle avec Henri IV, né comme lui d’un mariage entre Bourbon et Albret. Depuis six siècles, nul historien n’a retracé en détail la vie du connétable. En la sortant de l’oubli, ce livre souhaite éclairer toute son époque d’un jour nouveau, à l’aide de documents parfois inédits tirés des archives des rois comme de celles de la famille d’Albret, mais aussi des chroniques de cette époque et des poètes qui, comme Christine de Pisan, ne manquèrent pas de mentionner le nom de Charles d’Albret.

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Agrégé d’histoire, Pierre Courroux a enseigné l’histoire médiévale à l’Université de Poitiers puis d’Amiens en tant qu’attaché temporaire à l’enseignement et la recherche. Il est depuis 2017 chercheur post-doctoral à l’Université de Southampton en tant que Newton International Fellow de la British Academy. Ses recherches portent sur les chroniqueurs des XIIe-XVe s. et les seigneurs d’Albret à la fin du Moyen Âge.

Informations pratiques :

Pierre Courroux, Charles d’Albret. Le connétable d’Azincourt, Bordeaux, Ausonius éditions [Scripta Mediaevalia, 36], 2019, 342 p., 17 x 24 cm, ISBN 2356132503 Prix 25 euros.

Source : Ausonius

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Publication – Jérémy Delmulle, « Prosper d’Aquitaine contre Jean Cassien. Le Contra collatorem, l’appel à Rome du parti augustinien dans la querelle postpélagienne »

Composé en 432-433, le Liber contra collatorem de Prosper d’Aquitaine entend réfuter les positions d’un certain « conférencier » — comprendre : l’auteur des Conférences, Jean Cassien. C’est dans cette œuvre que Prosper défenseur autoproclamé de saint Augustin et de sa doctrine sur la grâce, a pu fournir la première critique, et la plus complète, des théories propagées à Marseille et dans le sud-est de la Gaule par les adversaires provençaux de l’évêque d’Hippone, en s’appuyant exclusivement sur des extraits tirés de la Conlatio XIII « Sur la protection de Dieu », publiée quelques années plus tôt.

En s’attachant, par une approche philologique, historique, stylistique et doctrinale, à étudier les différentes spécificités de l’œuvre de l’Aquitain (la finalité du traité, le modus operandi de l’auteur, le genre littéraire adopté, les stratégies du polémiste et les enjeux théologiques du traité), le présent livre cherche à défendre l’hypothèse qu’en composant son Liber, Prosper a voulu constituer un dossier à charge suffisamment étayé pour obtenir de l’évêque de Rome nouvellement élu, Xyste III (432-440), une condamnation officielle de ce que l’on a nommé le « semipélagianisme » et, par là, la reconnaissance de l’autorité de la doctrine augustinienne en matière de grâce.

Ancien élève de l’École normale supérieure de Lettres et sciences humaines (Lyon), Jérémy Delmulle est agrégé des Lettres et docteur ès Études latines de l’Université Paris-Sorbonne. Il est actuellement chercheur post-doctoral à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (CNRS, Paris). Ses recherches portent principalement sur la littérature patristique (en particulier les écrits d’Augustin et de ses disciples) et sur la transmission et la réception médiévales de la pensée des Pères de l’Église.

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Table des matières :

Introduction

Chapitre premier. Ascétisme et « postpélagianismes » dans la Gaule méridionale : le Contra collatorem et le contexte de sa rédaction
Chapitre II. Datation et destination du Contra collatorem
Chapitre III. Le Contra collatorem et la Collatio XIII : Prosper, premier lecteur et critique de Jean Cassien
Chapitre IV. Prosper polémiste ou comment répliquer sans argumenter
Chapitre V. Définir l’orthodoxie : éléments de doctrine du Contra collatorem
Conclusions

Références bibliographiques

Informations pratiques :

Jérémy Delmulle, Prosper d’Aquitaine contre Jean Cassien. Le Contra collatorem, l’appel à Rome du parti augustinien dans la querelle postpélagienne, Turnhout, Brepols, 2019 (Textes et Etudes du Moyen Âge, 91). XLIV+381 p., 1 colour ill., 165 x 240 mm. ISBN: 978-2-503-58429-4. Prix : 55 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Un ciel par-dessus le toit. Littérature et univers carcéral du Moyen Âge à nos jours

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

Verlaine

L’univers carcéral constitue depuis longtemps un sujet à part entière de la littérature dans son acception la plus large, de la poésie aux arts visuels. Tous modes d’expression ont été utilisés afin de suggérer ou de décrire l’enfermement et ses effets sur l’esprit et le corps, sans d’ailleurs que la vision en soit nécessairement négative.

Ainsi, enfermé dans sa cellule de la tour Farnese, Fabrice del Dongo, qui a tué en légitime défense le comédien Giletti, vit « le moment le plus beau de (sa) vie » : collé contre les barreaux de fer de la fenêtre, il vient d’apercevoir, Clélia, la jeune fille dont il est amoureux, venant soigner les oiseaux de sa volière pour se désennuyer. Fabrice est émerveillé, disposé à refuser, avec « transports » sa liberté si on la lui offrait :

« Mais ceci est-il une prison ? Est-ce là ce que j’ai tant redouté ? Au lieu d’apercevoir à chaque pas des désagréments et des motifs d’aigreur, notre héros se laissait charmer par les douceurs de la prison »

Stendhal, La Chartreuse de Parme (Livre II, chap.18) 1839

Faut-il être poète ou romancier pour déceler, derrière les barreaux, dans une forteresse, les douceurs de l’enfermement comme l’écrit Stendhal ? N’y a-t-il pas ici un affront fait à la société qui croit à la vertu punitive de l’incarcération ?

A contrario, d’autres auteurs ont vu avec justesse et ressenti l’expérience angoissante de la fragilité de la vie, de son caractère impitoyable quand des circonstances tragiques vous conduisent à l’intérieur d’un cachot, où le compte à rebours vers la mise à mort ou l’exil occupent désormais toutes les pensées. Villon, condamné à mort, s’attend à être pendu et nous livre son « Chant du cygne » avec la Ballade des pendus :

« Frères humains qui après nous vivez,

N’ayez les coeurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tost de vous merciz. »

De cette manière, la littérature permet aussi de s’échapper, coûte que coûte, d’un espace contraint, par la voie de la création ou, plus simplement, de la lecture. Certains systèmes juridiques reconnaissent même à la lecture un caractère bénéfique sur le condamné, allant jusqu’à sanctionner sa pratique par des réductions de peine. Souvent la lecture laisserait déceler une volonté de réinsertion de la part du détenu. Elle jouerait à tout le moins un rôle apaisant, propre à faciliter l’exécution de la peine. Les relations entre littérature et prison convoquent ainsi le droit, mais aussi d’autres sciences humaines permettant d’appréhender le ressenti de l’individu comme le regard jeté par la société sur l’enfermement. Sans doute les évolutions accompagnent-elles la manière dont nos sociétés conçoivent la prison, ce qui appelle une réflexion historique sur la peine.

Reste que la reconnaissance du rôle bénéfique de la littérature pour ceux qui subissent l’enfermement ne peut-elle concerner qu’une littérature considérée comme inoffensive par le pouvoir en place. Car la dimension politique de la littérature ne doit pas être sous-estimée. D’une part, même les régimes les plus libéraux surveillent les lectures de leurs prisonniers. D’autre part, les lectures, et, plus largement, les productions littéraires et artistiques peuvent revêtir un caractère dérangeant, voire criminel dans les régimes les plus autoritaires.

De fait, il existe un paradoxe de l’enfermement, qu’il soit réellement et matériellement subi ou choisi, mérité ou pas, fortuit ou structurel, ou encore purement métaphorique, immatériel, invisible. Les diverses expériences – judiciaire, clinique, littéraire et poétique, politique – individuelles ou collectives lèvent quelque peu le voile sur l’ambiguïté troublante de cette modalité singulière d’existence, à considérer d’ailleurs que l’enfermement puisse être, ou devenir, un mode d’existence…

La condition humaine elle-même n’a-t-elle pas été qualifiée par Pascal de « petit cachot où (l’homme) se trouve logé », en vue de faire mesurer à l’homme sa « misère » sans Dieu ? L’enfermement est ainsi susceptible de revêtir une dimension métaphorique, immatérielle mais non sans effet sur celui qui y « loge »… A bien des égards, cela rejoint l’expérience de la folie dont l’étau laisse échapper des paroles poétiques, des images incongrues, inédites. Là encore, l’écrivain peut en témoigner : Artaud nous l’enseigne.

Les organisatrices du Colloque attendent des contributeurs un regard, une analyse sur l’enfermement résultant avant tout d’une décision judiciaire ou administrative.

Toutefois, si l’enfermement carcéral retient particulièrement notre attention toutes approches disciplinaires confondues, pourront être présentées d’autres formes d’enfermement suscitant intérêt, curiosité, et produisant un savoir nouveau, voire inédit sur ce vécu.

La réflexion sera susceptible de s’articuler :

Sur la forme, autour de la littérature comme instrument, échappatoire d’une réalité carcérale restrictive par essence
Sur le fond, autour de la littérature comme représentation de l’univers carcéral

Le Ciel est-il vraiment par-dessus le toit ? Ou pas ?

Les propositions de communication, accompagnées d’une brève présentation du contributeur, devront être adressées, d’ici au 1er juillet 2019 à :

sophie.delbrel@u-bordeaux.fr

ou fabienne.huard-hardy@justice.fr

ou josetterico@gmail.com

Les auteurs voudront bien noter que les travaux du colloque seront assortis d’une publication électronique, dont le contenu sera validé par un comité scientifique.

Les articles devront être prêts au plus tard le 1er septembre 2020

Source : Fabula

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Cycle de conférences – Jörg Peltzer, « Le rang princier en Angleterre et dans l’Empire au XIIIe et XIVe siècle »

Jörg Peltzer (Université de Heidelberg, Allemagne), directeur d’études invité, donne quatre conférences sur le thème : Le rang princier en Angleterre et dans l’Empire au XIIIe et XIVe siècle.

Paris, EPHE
Sorbonne, 17, rue de la Sorbonne
Salle Gaston paris (D64)

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Jörg Peltzer, professeur d’histoire régionale comparée dans une perspective européenne (bas Moyen Âge) à l’Université de Heidelberg, Allemagne ; docteur en histoire médiévale en 2003 (Université d’Oxford) ; habilitation en histoire médiévale en 2011 (Université de Heidelberg), professeur depuis 2012 ; auteur entre autres du Canon Law, Careers and Conquest. Episcopal Elections in Normandy and Greater Anjou, c. 1140-c.1230, Cambridge 22012 ; Der Rang der Pfalzgrafen bei Rhein. Die Gestaltung der politisch-sozialen Ordnung des Reichs im 13. und 14. Jahrhundert, Ostfildern 2013 ; 1066. Der Kampf um die Krone Englands, München 22019.

Source : EPHE

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École d’été – Le livre médiéval au regard des méthodes quantitatives

Cette école d’été propose une formation à l’étude du livre médiéval, manuscrit ou imprimé, à travers l’utilisation de méthodes statistiques et informatiques.

Elle est organisée par le LAMOP, l’IRHT, l’École nationale des chartes et le laboratoire Dynamique patrimoniales et culturelles, avec le soutien du Labex Hastec, et la collaboration de la Bibliothèque de la Sorbonne

Direction : Christine Bénévent, François Foronda, Catherine Kikuchi et Dominique Stutzmann.

Coordination scientifique et pédagogique : Émilie Cottereau-Gabillet, Octave Julien et Laura Albiero

Cette école d’été s’adresse en priorité aux chercheurs en formation (mastérants, doctorants et post-doctorants). Des bourses sont prévues afin de financer les frais de transport et de logement. L’accueil est limité à 25 inscrits.

Programme et descriptif des ateliers : ici

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Programme :

L’état de l’art

Lundi 24 juin – Institut de Recherche et d’Histoire des Textes

13h15 – Ouverture

13h30 – Le livre médiéval au regard des méthodes quantitatives : un état de l’art, par Émilie COTTEREAU-GABILLET et OCTAVE JULIEN
14h30 – Présentation des travaux des participants, discussion animée par FRANÇOIS FORONDA

Ateliers d’application
Mardi 25 juin – École nationale des Chartes

9h – Observer les livres pour quantifier : les manuscrits, atelier animé par EMILIE COTTEREAU-GABILLET
14h – Observer les livres pour quantifier : les incunables, atelier animé par CHRISTINE BÉNÉVENT

Mercredi 26 juin – Laboratoire de Médiévistique occidentale de Paris, Centre Sorbonne

9h – Le livre en données. De la modélisation à l’exploitation : les manuscrits, atelier animé par LAURA ALBIERO
14h – Le livre en données. De la modélisation à l’exploitation : les incunables, atelier animé par CATHERINE KIKUCHI

Jeudi 27 juin – Laboratoire de Médiévistique occidentale de Paris, Centre Sorbonne

9h – Le livre en données. Construction de protocoles d’analyse : introduction à l’analyse statistique, atelier animé par OCTAVE JULIEN
13h30 :Le livre en données. Construction de protocoles d’analyse : exemples d’application, atelier animé par OCTAVE JULIEN
16h30 : Présentation d’une sélection de manuscrits et d’incunables de la Bibliothèque de la Sorbonne, assurée par ÉMILIE COTTEREAU-GABILLET et CATHERINE KIKUCHI

Vendredi 28 juin – Institut de Recherche et d’Histoire des Textes

9h – La paléographie à l’heure de l’intelligence artificielle, atelier animé par DOMINIQUE STUTZMANN
14h – Bilan du cours et remise des certificats de participation

Source : LAMOP

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Exposition – Bernard Van Orley: Bruxelles et la Renaissance

Bernard van Orley est l’une des figures clés de la Renaissance flamande. BOZAR et les grandes institutions belges unissent leurs forces pour la toute première grande exposition monographique consacrée à cet artiste du XVIe siècle. Van Orley était peintre à la cour de Marguerite d’Autriche et de Marie de Hongrie, il était surchargé de commandes et fut, à un très jeune âge, à la tête de l’un des plus grands ateliers de son époque. Il peignait des tableaux religieux, mais concevait aussi des tapisseries et des vitraux. L’exposition met particulièrement en valeur ses portraits, qui lui ont permis d’intégrer un impressionnant réseau de conseillers politiques, d’ecclésiastiques influents et de penseurs humanistes. Son œuvre est en dialogue constant avec celle de ses contemporains, comme Albrecht Dürer et Raphaël.

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Pour la première fois, des œuvres de Van Orley des quatre coins du monde sont rassemblées dans une exposition, là où elles ont jadis été créées. Une chance unique de (re)découvrir ce maître bruxellois.

Informations pratiques :

20 février ’19 — 26 mai ’19
BOZAR/Palais des Beaux-Arts (Bruxelles)

Heures d’ouverture
Mar – Dim, 10:00 – 18:00
Jeu, 10:00 – 21:00
Fermé le lundi

Tarifs
€ 16 – 14
-26 et chercheurs d’emploi, le mercredi : € 2

Source : Bozar

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Publication – Olivier Grenouilleau, « Nos petites patries. Identités régionales et État central, en France, des origines à nos jours « 

Comment des identités ont-elles pu se cristalliser à l’échelle de «pays» transformés en régions? Et, surtout, comment ont-elles été perçues par l’État central? Pour tenter de répondre à ces questions sans cesse rebattues mais toujours à partir de points de vue spécifiques, l’auteur nous propose ici une approche originale, globale et sur la longue durée.

Globale en appréhendant les multiples facettes de ce vaste problème, qu’elles soient géographiques, politiques, économiques, sociales, littéraires ou encore culturelles. Sur la longue durée en l’abordant depuis l’époque des pagi gallo-romains jusqu’à aujourd’hui, en passant par le temps des principautés médiévales, lorsque se sont sans doute cristallisées ces premières identités, à un moment où la France se constituait, elle aussi.

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Ce faisant, on comprend mieux comment le vrai faux débat entre Girondins et centralisateurs, République et régionalisme, a contribué à renforcer les oppositions, à favoriser les formes d’instrumentalisation. Qui sait aujourd’hui, par exemple, que les «provinces» administratives ont d’abord été façonnées par l’État monarchique afin de lutter contre des entités féodales porteuses d’identités? Et ce, avant que se recombinent, au sein de ces mêmes provinces et «régions», des sentiments d’appartenance aux rapports sans cesse renégociés avec l’État central? Souvent dénoncées, parfois mises en avant, lorsque l’amour des Petites Patries régionales devait nourrir l’amour de la Grande Nation française, les identités régionales ont le plus souvent été détournées. Notamment dans une optique économique et «modernisatrice» que l’on imagine être née lors des Trente Glorieuses, mais que l’on trouve déjà sous la plume des réformateurs de la fin de la monarchie absolue.

Si la question des identités régionales demeure aujourd’hui toujours ouverte, le détour par l’Histoire permet d’en mieux saisir les dimensions et les enjeux. Signe que passé et présent peuvent mutuellement s’éclairer.

Informations pratiques :

Olivier Grenouilleau, Nos petites patries. Identités régionales et État central, en France, des origines à nos jours, Paris, Gallimard, 2019 (bibliothèque des histoires). 288 pages, 140 x 225 mm. ISBN : 9782072763786. Prix : 22 euros.

Source : Gallimard

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Publication – Michel Zimmermann, « Naissance de la Catalogne, VIIIe – XIIe siècle »

Ce projet d’écriture est simple et sa problématique très classique. Il consiste à étudier la naissance, la genèse, l’émergence ou même, pour rester fidèle à une terminologie médiévale, l’« invention » de la Catalogne, construction longtemps subreptice s’achevant par une prise de conscience collective, une forme d’autorévélation, phénomène que la proliférante littérature para-historique qualifierait de « national » ou « identitaire », termes commodes pour décrire une communauté humaine, une fois que lui a été reconnue une existence propre et attribuée une conscience collective, mais que l’auteur ne me risquera à utiliser qu’après en avoir justifié la nécessité et les avoir dotés d’un contenu. Il se propose donc d’étudier un phénomène historique qui, parvenu à son terme, s’appuyant sur des repères visibles et exclusifs (une langue et des mœurs, mais aussi des institutions propres et un espace destiné à abriter son existence), exige l’invention d’un nom capable d’imposer à tous son existence et son originalité. L’émergence de la Catalogne apparaît comme un cheminement improvisé entre une forme d’empirisme conjoncturel et une reconnaissance finale qui s’impose aux contemporains comme une évidente nécessité. Michel Zimmermann ne souhaite pas suivre l’histoire de cette imprévisible genèse sous la forme d’un récit continu construit au terme de son achèvement, mais en identifier les étapes successives, telles que la documentation nous permet de les reconstituer en nous livrant les représentations qu’avaient les contemporains de l’évolution de leur univers quotidien.

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Table des matières :

Chapitre I – L’espace catalan, foyer de particularisme, de résistance et de repli (Ve-VIIIe siècle)- Préfigurations de la Catalogne ?

Ordre gothique et impatiences « catalanes »
Présence gothique dans l’espace catalan
Le poids de la conquête islamique

Chapitre II – L’« arrachement » à l’Hispania « Libération » ou conquête franque ?

Francs, Musulmans et Wisigoths : les enjeux d’une « libération »
Francs et Wisigoths. Une si longue histoire…
La préface. La rencontre des Francs et de l’Islam
L’ « arrachement » de la Catalogne à l’Hispania
La conquête de Barcelone : libération avortée ou expédition ratée ?

Chapitre III – Affirmation gothique et tentation d’une Gothie franque

L’« arrachement à l’Hispania », une « libération » gothique ?
L’affirmation gothique des comtés catalans
Le reflux du wisigothisme culturel

Chapitre IV – Éloignement royal et affirmation comtale. La territorialisation du pouvoir

Les tentations de la périphérie et la naissance des dynasties
L’affirmation comtale. Titulature en mouvement et imitatio regis
La célébration de l’autorité comtale
L’imitation royale et le regnum des comtes
L’indéfectible légitimisme des comtes catalans

Chapitre V – Le sac de Barcelone (6 juillet 985) et la souveraineté des comtes catalans

Chapitre VI – La construction d’une histoire

L’écriture du quotidien, support de mémoire
Le traumatisme de juillet 985 et l’insertion d’une mémoire commune dans l’écriture diplomatique
L’invention d’une histoire catalane. 985, date fondatrice
De l’histoire à la légende. La célébration dynastique

Chapitre VII – La redécouverte de l’Hispania et la construction d’un espace domestique

La nouvelle Hispania, horizon étranger. La nécessité de la marche
L’expédition d’Espagne. L’Hispania, terre de profit et de conquête
La conquête chrétienne et l’exhumation de l’Hispania
L’Hispania, enjeu politique
La patria terrestre, un espace commun

Chapitre VIII – La rencontre de l’autre. Catalans et Sarrasins : affrontements guerriers, combats rémunérateurs et enjeux spirituels

Le nom de l’autre. Du paganus au Sarracenus
De l’invasion des païens aux victoires sur les Sarrasins
Le captif sarrasin, objet d’échanges rémunérateurs ou de legs testamentaires
Le baptême des Sarrasins, un devoir prioritaire

Chapitre IX – Fidélité et pouvoir. La construction d’un ordre féodal en Catalogne (XIe-XIIe siècles)

L’apparition des serments de fidélité
Le serment et la construction d’un ordre politique

Chapitre X – La royauté des comtes et la nécessité d’un nom – L’invention de la Catalogne

L’achèvement territorial de la Catalogne et le pouvoir royal des comtes de Barcelone
La nécessité d’un nom
L’origine du nom de Catalogne
Étymologie et signification

Conclusion
Sources

Informations pratiques :

Michel Zimmermann, Naissance de la Catalogne, VIIIe – XIIe siècle, Limoges, Presses universitaires de Limoges, 2019 (Histoire). 589 p., 15,5 x 24 x 3 cm. ISBN : 9782842877330. Prix : 39 euros.

Source : LCPDU

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Appel à contribution – Assistance, protection et contrôle social dans les États de Savoie et les États voisins. Aspects d’histoire sociale à partir des sources juridiques et judiciaires (Moyen Âge, Âge baroque, Temps modernes, Histoire contemporaine)

L’étude des sources juridiques et judiciaires a toujours été essentielle pour l’histoire sociale ; celle qui a pris forme durant les années 60 du XXe siècle n’aurait pu exister sans elles. Pour autant, cette histoire sociale a débuté par une « histoire par le haut » : les études consacrées aux sources juridiques ont commencé par aborder le droit tel qu’il était produit par les institutions publiques et les acteurs juridictionnels. Mais cela a également permis d’inaugurer une nouvelle approche de la source juridique de la part de l’histoire sociale : non seulement ces sources peuvent être utilisées pour éclairer des éléments oubliés d’histoire sociale, mais leur approche, dans une perspective sociologique ou anthropologique, peut améliorer notre compréhension des constructions normatives et des pratiques judiciaires.

Nice – Faculté de droit et science politique, 28-29 Novembre 2019

Argumentaire

Ainsi, une lecture du droit tel qu’il est appliqué aux individus et tel qu’ils le ressentent offre d’importantes opportunités : elle peut d’abord fournir un complément à ce que peuvent apporter d’autres sources historiques, mais nous éclairer également sur le contexte sociopolitique et les éléments d’expérience sociale qui produisent des sources juridiques dans toute leur diversité.

Ce colloque a ainsi pour objectif d’explorer la manière dont des sources juridiques peuvent être utilisées dans une perspective analytique d’histoire sociale. La thématique choisie concerne le domaine dans lequel le droit est le plus proche de besoins des individus : celui de l’assistance, de la protection et du contrôle social. Cette problématique centrale de l’histoire sociale n’a jamais été abordée dans les États de Savoie : l’historiographie de l’assistance, de la protection et du contrôle social y est quasiment inexistante, en tous cas envisagée à partir de sources juridiques et judiciaires. Or, l’assistance, la protection et le contrôle social sont des enjeux humains, sociétaux, politiques, économiques, juridiques voire juridictionnels de premier ordre et posent, dans une perspective d’histoire sociale, de multiples questions :

Celle d’abord des personnes assistées, en situation de faiblesse de précarité, ou de vulnérabilité et de leurs besoins : les pauvres (mendiants, vagabonds, familles pauvres, familles nombreuses), les malades ou victimes d’accidents (contaminés contagieux, victimes d’épidémies, déments, infirmes, victimes de guerre, blessés), les vieillards, les femmes (veuves, filles-mères, prostituées), les enfants (enfants abandonnés, orphelins), les étrangers (migrants, réfugiés, déplacés, voyageurs, pèlerins), les prisonniers, chômeurs, naufragés…

Cette même diversité se retrouve lorsqu’on s’intéresse aux dispositifs d’assistance, qu’il s’agisse des moyens (aumônes, assurances privées, assurances sociales, mutuelles) ou des structures (hôpitaux, hospices, asiles, lazarets, sanatoria, ateliers de charité, xenodochia).

On la retrouve aussi lorsqu’on pense aux acteurs de l’assistance et de la protection, qu’il s’agisse d’acteurs privés (corporations, confréries de pénitents, associations de dévotion, entreprises, philanthropes, sociétés de secours mutuels, loges maçonniques) ou bien d’acteurs institutionnels (États, Communes, Départements, Provinces, Églises, congrégations religieuses, armée, monts de piété, caisses de crédit municipal).

La cadre chronologique est volontairement large, puisqu’il couvre la période du Moyen Âge, de l’Âge baroque, des Temps modernes et de l’histoire contemporaine.

Le Cadre géographique est celui des Anciens États de Savoie (dans leur acception la plus large) et des États limitrophes à titre de comparaison et afin de mettre en lumière la circulation des modèles et des pratiques.

Les langues du colloque étant l’italien, le français et l’anglais, la communication faite dans une langue fera l’objet d’un résumé d’une page dans au moins une des deux autres langues, et sera distribué au moment du colloque.

Les communications seront limitées à 20 minutes.

Modalités de soumission

Les propositions de communication devront parvenir à l’adresse suivante :

marc.ortolani@univ-cotedazur.fr

En mentionnant :

  • les coordonnées de l’auteur (adresse mail, téléphone)
  • le titre (même provisoire) de la communication
  • un bref résumé (10 lignes maximum)
  • une présentation de l’auteur (10 lignes maximum)

Délai de réponse à l’appel à communication : au plus tard le 1er mai 2019

Source : Calenda

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