Appel à contribution – La personne en question dans les réseaux. Cinquième rencontre du groupe Res-Hist

Rennes
17-18 octobre 2019

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Créé en 2013, le groupe Res-Hist est un collectif destiné à favoriser les échanges scientifiques des historien·ne·s travaillant sur les réseaux (https://reshist.hypotheses.org/). Il organise des rencontres qui réunissent, autour d’une thématique donnée, les chercheur·se·s qui mettent en œuvre des analyses de réseaux dans leurs travaux, quels que soient les périodes étudiées, les objets d’analyse, l’état d’avancement des travaux ou le niveau d’études. Les précédentes rencontres à Nice (2013 et 2016), Toulouse (2014) et Paris (2015) ont permis à des spécialistes venus de différents horizons de se rencontrer et d’échanger, à la fois en termes épistémologiques, méthodologiques et techniques.

Dans le sillage de ces premières manifestations, nous organisons une cinquième rencontre du groupe Res-Hist les 17 et 18 octobre 2019 à l’Université Rennes 2, en partenariat avec la MSHB et l’URFIST, trois institutions qui valorisent les recherches sur les humanités numériques. Notre initiative est également soutenue par le GDR Analyse de réseaux en Sciences humaines et sociales. Nous proposons que les contributeurs et contributrices de ces journées discutent une thématique précise : « La personne en question dans les réseaux ». Les travaux historiques qui mobilisent les techniques spécifiques d’analyse de réseaux envisagent en effet souvent dans leurs analyses des « personnes ». Dans la majorité de ces travaux, ces personnes – comprises comme des individus – interviennent en tant qu’entités (réseaux de correspondance, d’intellectuels et de savants, de marchands, d’évêques, de nobles ou de paysans, réseaux égocentrés), une démarche aujourd’hui intuitivement compréhensible par référence aux réseaux sociaux numériques (Facebook, Twitter, etc).

Depuis quelques années toutefois, certains types de recherche s’interrogent davantage sur l’usage historique que l’on peut faire des « personnes ». Depuis les travaux précurseurs de John Padgett sur les Médicis, plusieurs historien·ne·s diluent ou dépassent en effet ces personnes, en focalisant leur analyse sur des entités- groupes (familiaux, religieux, économiques, associatifs) : les individus sont ainsi réduits à représenter une entité plus globale, que certain.e.s sociologues qualifient de « cercles sociaux ou collectifs » qui dépassent les relations interpersonnelles qui les forment. Dans une perspective prosopographique, d’autres chercheur.se.s travaillent moins sur des « personnes » que sur des réseaux de « noms », de « titres » ou d’« attributs » qui renvoient certes parfois à des individus précis, mais qui ne peuvent être identifiés qu’en passant par les occurrences, c’est-à-dire par des réseaux de mots. Dans certains de ces travaux, consacrés à des sociétés polythéistes, les noms ne renvoient d’ailleurs pas toujours à des individus, mais à des puissances divines formant un système que le réseau permet d’analyser (réseaux de dieux et déesses scandinaves ou réseaux d’épithètes divines largement répandues dans le monde antique). Dans d’autres études, qui portent sur les situations de clandestinité à la période contemporaine, on peut s’interroger sur la manière adéquate d’associer ou de distinguer l’individu et son nom de couverture pour rendre compte au mieux des liens sociaux vécus ou supposés par les autorités. Enfin, dans certains travaux plus spatialisés, les personnes ne sont plus des entités, mais interviennent en tant que liens, par exemple dans les flux entre deux lieux (flux d’intellectuels, de marchands ou d’ambassadeurs).

Nous souhaiterions que les intervenant.e.s s’interrogent ainsi sur l’usage qu’ils/elles font des « personnes » dans les réseaux qu’ils/elles reconstituent et analysent. Quelle place leur réservent-ils/elles, en tant qu’entités ou liens ? L’analyse se situe-t-elle au niveau de la personne/individu, le dépasse-t-elle parfois pour s’intéresser plutôt à des « cercles sociaux » ? Qu’est-ce qui justifie de choisir un autre niveau d’analyse : en quoi est-ce un gain et/ou une perte d’informations ? Comment mettre en œuvre concrètement – c’est-à-dire d’un point de vue méthodologique et pratique, grâce à certains outils – la prise en compte d’entités- personnes et d’entités-cercles sociaux ? Dans les enquêtes prosopographiques ou dans les études des relations de parenté à partir des noms (A, fils de B), quels sont les arguments qui autorisent à passer des occurrences à l’individu sur le plan méthodologique ? Quand on traite les sources enfin, comment tenir compte des identités personnelles duales, associant un nom de naissance et un nom choisi au cours de la vie – que l’on songe aux changements de noms des candidats à la cléricature dans le christianisme, aux résistant.e.s souvent évoqué.e.s à travers un pseudonyme, ou encore aux personnes contraintes à changer d’identité pour échapper à la mort ?

Ce sont ces interrogations, et sans doute beaucoup d’autres, que soulève le thème de « la personne en question dans les réseaux ». Il s’agit en effet par là de poser plus largement le problème de l’accès à l’individu à travers des sources distinctes et des époques diverses, en valorisant les réponses que l’analyse de réseaux et les approches quantitatives peuvent y apporter. En définitive, le thème soulève la question fondamentale de la manière dont on pense, à travers un réseau, certaines catégories, qu’elles soient sociales, économiques, juridiques, onomastiques, familiales, etc., en articulation avec les types documentaires auxquels on est confronté.e.

Nous invitons donc les chercheur.se.s qui mettent à profit la notion de réseaux dans leurs recherches à participer à ces rencontres. À côté de l’objet de l’étude et des résultats obtenus, il s’agit de placer au cœur de la réflexion la manière dont ils/elles traitent les personnes dans leurs analyses (en tant qu’entités – globales ou pas –, en tant que liens, etc.,). Les propositions d’intervenant.e.s des précédentes rencontres Res-Hist tout comme celles de chercheur.se.s qui n’y ont pas assisté sont les bienvenues.

Selon la formule consacrée lors des précédentes journées Res-Hist, les intervenants fourniront un texte (déjà publié ou non) qui sera mis en ligne à l’avance et présenteront leurs propos oralement en 20 minutes maximum, qui seront suivies par 30 minutes de débat et d’échange avec la salle. Des présentations par des invité.e.s et des ateliers de formation à l’analyse de réseaux et à ses logiciels seront également proposés avant les rencontres.

Les propositions de communication, d’une longueur d’une page et accompagnées des nom, statut et adresse mail, devront être adressées avant le 31 mars 2019 par courriel à Karine Karila-Cohen (karine.karila-cohen@univ- rennes2.fr) et à Isabelle Rosé (rosisa@wanadoo.fr). Le résultat de la sélection sera communiqué à la fin du mois de mai 2019, après examen par le conseil scientifique. Les textes présentés seront fournis avant le 1er septembre 2019. L’organisation prendra en charge une à deux nuitées, dans certains cas, et la plupart des repas au cours de la rencontre. Les frais de transport sont à la charge des intervenant.e.s ou de leur laboratoire.

Cette initiative est possible grâce au soutien du LAHM-CReAAH (Université Rennes 2 / UMR 6566), de TEMPORA (Université Rennes 2), de l’UFR Sciences sociales et l’Université Rennes 2, de l’URFIST, de la MSHB et du GDR CNRS Analyse de réseaux en SHS.

Comité scientifique
L. BEAUGUITTE (CNRS-GDR Analyse de réseaux en SHS) P.-Y. BEAUREPAIRE (Université Côte d’Azur, CMMC)
M. GASPERONI (CNRS-Centre Roland Mousnier)
J.M. IMÍZCOZ (Universidad del País Vasco)
K. KARILA-COHEN (Université Rennes 2, Lahm-CReAAH, UMR 6566) C. LEMERCIER (CNRS-Sciences Po Paris)
S. MARZAGALLI (Université Côte d’Azur, CMMC)
I. ROSÉ (Université Rennes 2, Tempora)
L. VAN HOOF (Université de Gand)
COMITÉ D’ORGANISATION
Karine KARILA-COHEN, Université Rennes 2, LAHM-CReAAH (UMR 6566) Isabelle ROSÉ, Université Rennes 2, Tempora (EA 7468)
Audrey COLLOC, Université Rennes 2, Gestion/secrétariat de Tempora (EA 7468)
Alison TRIBODET, Université Rennes 2, secrétariat de la cellule recherche pour le LAHM (UMR 6566)

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Publication – Durand de Champagne, « Speculum dominarum », éd. Anne Flottès-Dubrulle

Le Speculum dominarum est un traité didactique dédié à Jeanne de Navarre, épouse de Philippe le Bel. Ce texte inédit de Durand de Champagne, confesseur franciscain de la reine, est destiné à alimenter l’instruction morale et religieuse des dames nobles. Dressant le portrait idéal auquel toute femme doit aspirer, il forme un guide de vertu chrétienne et de morale sociale et politique. Par cette œuvre, il s’agit moins de donner à entendre la voix singulière d’un auteur qu’une parole de philosophie chrétienne et de sagesse divine: recueil de citations d’auctoritates et de récits variés, Durand de Champagne s’efface derrière une tradition pour offrir aux femmes matière à édification.

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Table des matières :

Anne Flottès-Dubrulle, Constant J. Mews – Introduction
Anne Flottès-Dubrulle, Constant J. Mews – Bibliographie

Durand de Champagne – Speculum dominarum
Premier traité – De condicionibus mulierum
Deuxième traité – De sapiencia mulierum
Troisième traité – De domo multiplici quam edificare debet regina vel quelibet alia domina

Index des sources scripturaires
Index des sources littéraires
Table des concordances entre le Speculum dominarum et le Speculum morale
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Informations pratiques :

Durand de Champagne, Speculum dominarum, éd. Anne Flottès-Dubrulle, Paris, École nationale des Chartes, 2018. 344 p. ISBN : 9782357230996. Prix : 38 euros.

Source : LCPDU

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Offre d’emploi – Directeur/trice du Musée d’art et d’histoire de Genève (Suisse)

  • Poste : Directeur/trice du Musée d’art et d’histoire de Genève.
  • Employeur : Ville de Genève (Suisse), Département de la Culture et du Sport.
  • Offre : recrutement statutaire ou contractuel.
  • Date limite de candidature : 23 janvier 2019.
  • Poste à pourvoir dès que possible.

EMPLOYEUR & CONTEXTE : Institution pluridisciplinaire figurant parmi les fleurons de la Ville de Genève, le Musée d’art et d’histoire (MAH) est l’un des plus grands ensembles museaux de Suisse composé de cinq sites. Ses collections couvrent les grandes étapes de l’histoire de l’art occidental, de la Préhistoire à l’époque contemporaine.

Le MAH est à la recherche de sa ou son futur.e Directeur ou Directrice.

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POSTE & MISSIONS : 

  • Vous dirigez le MAH et en déterminez les orientations stratégiques, en accord avec les orientations générales fixées par le Département de la Culture et des Sports et l’autorité politique de la Ville de Genève.
  • Vous définissez et conduisez la politique culturelle, scientifique et stratégique du MAH, en cohérence avec les orientations établies par la commission externe pour le nouveau musée.
  • Vous définissez un programme d’expositions ambitieux et innovant ainsi qu’une politique de valorisation du patrimoine et de médiation culturelle volontariste et créative, en tenant compte des nouvelles technologies de l’information.
  • Vous organisez et assurez le bon fonctionnement et le développement de l’institution dans ses activités, ses services aux publics et ses infrastructures et dirigez le personnel du MAH en veillant à révolution des métiers et des compétences.
  • Enfin, vous représentez et portez les intérêts du MAH auprès de ses partenaires et dans des instances professionnelles régionales, nationales et internationales.

Conditions d’exercice :

  • La fonction est classée dans la limite de la catégorie T de l’échelle des traitements de la Ville de Genève.
  • Lieu de travail : Musée d’art et d’histoire, Rue Charles-Galland 2, 1206 Genève.

PROFIL :

  • Vous êtes titulaire d’un Master et de préférence d’un doctorat en histoire de l’art, ou en archéologie, complété par un titre en conservation du patrimoine et en management.
  • Vous pouvez témoigner d’une solide expérience dans la conduite d’une institution muséale.
  • La maîtrise de la langue française et de l’anglais est exigée, de bonnes connaissances de l’allemand sont indispensables.
  • Vous avez un grand sens des contacts humains et êtes apte à diriger et fédérer une équipe de plus d’une centaine de personnes de formations spécialisées diverses.
  • Vous disposez d’un solide réseau professionnel national et international et attestez de la conduite de réformes majeures en matière de positionnement culturel et muséal.
  • Vous êtes domicilié.e dans le Canton de Genève ou dans la zone de domiciliation autorisée.

RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES : Auprès de Mme Marie-Aude Python, responsable départementale Ressources humaines – Courriel : marie-aude.python@ville-ge.ch

CANDIDATURES : Adresser par courriel CV et lettre de motivation, jusqu’au 23 janvier 2019, à :

  • Courrier postal : Ville de Genève, Département de la Culture et du Sport, route de Malagnou 19, case postale 9, 1211 Genève 17, CH/SUISSE.
  • Ou par courriel, à : marie-aude.python@ville-ge.ch

Source : Musées Emplois

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Appel à contribution – Freedom of speech in the medieval and early modern society. Media, power, poltiics, and gender (1300-1700)

This workshop is the first in a series of three on ‘freedom of speech’ in late medieval and early modern Europe. Drawing together research from several European countries in the period 1300-1700, the series will reveal various perspectives on pre-modern free speech. Although freedom of speech, ‘the right to express beliefs and ideas without unwarranted government restriction’, was by no means a fundamental right in the late middle ages and early modern period, expressions of critical opinions towards power were always possible and often widespread. They could be uttered verbally, through the spoken or written word, but also through other sign systems and media, ranging from the sound of musical instruments to heraldic languages.

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The Ghent workshop will study evidence from literary and prescriptive sources describing the ideals of free speech, and political-historical evidence of cases in which men and women wrote down and orally uttered their opinions within the context of medieval and early modern society. In Europe, urban cultures of ‘subversive speech’ existed from the late middle ages onwards. Cities offered contenders public space in which they could utter conflicting opinions in many different ways. Singers travelled through the countryside to spread news. Public poetry, songs, petitions and the like were popular media to confront ruling elites with contentious thought, but so were bells, musical instruments and visual signs. This workshop invites speakers to present their research into such media and the contents of publicly uttered speech. Case studies about the use of both written and oral, as well as visual media, and their interconnectedness, during the fourteenth until the seventeenth centuries are very welcome.

The following questions will be addressed:

  • Which media were used by citizens to express their discontent? What determined the choice of a certain medium?
  • What kind of messages were spread? Were they subversive or did they legitimize power?
  • Were contenders successful in spreading their message? How was the reception and circulation of these messages? How did the urban elite and the authorities react to the utterance of subversive thought?
  • In what way was freedom of speech related to the social class and gender of speakers and listeners?
  • Can a ‘European’ pattern be distinguished? Do we see a trend in the use of media in periods with fundamental political or religious change (such as the 14th or the 16th centuries)?

Applicants are strongly encouraged to present papers in English. French papers will be accepted as well, if the powerpoint presentation is in English. Please send an abstract of 200 words to minne.deboodt@kuleuven.be or linde.nuyts@ugent.be by the 10th of January 2019. Applicants will be notified by the 10th of february.

Source : Universiteit Gent

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Appel à contribution – L’Italie du long Quattrocento Influences, interactions, transformations. Première rencontre : le politique / L’Italia del lungo Quattrocento Influenze, interazioni, trasformazioni. Primo incontro: il politico

Colloque international
Rome, 10-11 juin 2020

L’ambition de ce colloque est de revenir de manière critique sur l’idée d’une singularité de l’Italie du long Quattrocento (soit de 1400 environ au sac de Rome de 1527), souvent présentée comme un espace clos et peu sensible aux influences étrangères. Il ne s’agit pas de nier ni même de relativiser la vigueur de l’humanisme ou l’efflorescence des arts dans la Péninsule, mais d’insister sur le jeu d’influences qui l’affectaient – sans croire pour autant à l’existence de blocs qui auraient une existence autonome et sans souscrire à une conception passive et dépréciative de ce qui est influencé, car il n’est pas d’influences exercées mécaniquement, subies passivement ou actives de façon univoque. Il s’agit en somme d’explorer le jeu d’influences qui affectaient la Péninsule : un jeu complexe, qui sera au centre de notre attention. Des influences subies donc, mais aussi des interactions entre l’Italie et le reste de l’Europe et de la Méditerranée et des transformations complexes opérées en Italie.

D’abord parce que l’Italie paraît un espace extraverti, comme projeté hors de lui-même : son développement économique, en particulier, suppose d’innombrables projections internationales – et, de fait, on trouve des emporia, des colonies ou des comptoirs italiens de l’Angleterre jusqu’en Orient, et des marchands, des aristocrates ou des marins italiens sur toutes les routes du monde connu des Occidentaux. Ils exportent leur savoir-faire et leurs techniques, mais que rapportent-ils chez eux ? Des impressions de voyage, des modes vestimentaires ou alimentaires, une nouvelle vision du monde ? En outre, l’Italie attire les étrangers – main d’œuvre dalmate et albanaise, Grecs réfugiés, marchands et artisans du monde germanique, pèlerins venant à Rome et étrangers demeurant en nombre dans la capitale de la chrétienté occidentale, ambassadeurs et procurateurs présents un peu partout, Juifs toujours plus nombreux dans la Péninsule quand leur situation se dégrade ailleurs, et encore étudiants, prêcheurs, soldats, épouses des princes italiens, etc. Quelle(s) influence(s) ces diverses communautés exercent-elles sur le monde italien ?

Non seulement l’Italie du Quattrocento n’est pas un monde clos, mais elle paraît peut-être plus ouverte que d’autres pays européens aux influences extérieures. Plus de la moitié de la Péninsule se trouve sous la domination de dynasties ayant leur siège hors d’Italie : fondé par les Normands sur le dos des Byzantins, des Arabes et des Lombards, le royaume de Naples est tour à tour angevin, aragonais, français et espagnol, ce qui fait de lui l’un des États les plus multiculturels du siècle. Le nord-est demeure dans la sphère d’influence française (Savoie, Montferrat, Saluces, sans oublier l’extraordinaire enclave française d’Asti et les liens politiques entre Gênes et la France), voire (durant les premières guerres d’Italie) sous le contrôle direct de la monarchie française. À Ferrare, les Este se distinguent aussi par une francophilie très ancienne et très poussée. Il est de fait impossible d’indiquer des limites nettes, claires et intangibles entre l’espace italien et les autres espaces européens et méditerranéens. Et pourtant, l’Italie existait dans la conscience des contemporains, comme espace culturel et politique ouvert, perméable et extraverti tout à la fois – évoquons sans exhaustivité des régions comme le Trentin, la Dalmatie ou la Corse.

Pour toutes ces raisons, nombreux sont les domaines où les apports non-italiens sont décisifs et finissent même parfois par façonner des formes culturelles jugées a posteriori parfaitement italiennes (rien de moins que l’opéra). On peut penser à la présence massive, ancienne et durable de la culture chevaleresque et courtoise, d’origine française ; à la question passionnante, car très débattue, de l’architecture gothique, vomie par les humanistes italiens, mais en vogue chez leurs compatriotes ; aux innombrables influences flamandes en peinture et en musique ; ou à la présence, enfin, d’arts parfaitement « étrangers » quant à leur technique et leur origine (tapisseries, vitraux). Et il ne faudrait pas oublier le domaine plus technique et décisif des grandes découvertes du temps : imprimerie, artillerie, marine etc. Sans oublier non plus l’ombre encombrante dans tous les domaines, et souvent non déclarée, du puissant voisin ottoman.

Une première rencontre envisagera le volet politique de la réflexion : la pensée politique, bien sûr, mais aussi les pratiques, de la communication à la guerre en passant par la diplomatie. La complexité et la pluralité du système politique italien ont été l’objet d’une intense réflexion intellectuelle. Si certains régimes (le podestat, la seigneurie) sont typiquement italiens, cela ne veut pas dire qu’on n’ait pas examiné, admiré, essayé d’adopter des modes ou des techniques de gouvernement étrangers. La royauté, notamment française, est particulièrement mise en valeur. On admire aussi l’Espagne, notamment la Couronne catalano-aragonaise, on s’intéresse à l’Empire. Et d’autres modèles politiques encore interviennent dans le débat, tels les cantons helvétiques et leur forme de démocratie unique dans l’Europe du temps, et même l’empire ottoman.

Une deuxième rencontre, qui se tiendra à Naples en 2021, considérera les cultures – littéraires et artistiques au premier chef, mais aussi matérielles.

Des communications s’inscrivant dans la thématique de ce premier colloque sont attendues. Plutôt que les communications monographiques proposant l’exploration d’un cas isolé (par exemple un individu ou un texte), seront privilégiées les communications transversales, qui se proposeront d’étudier des vecteurs d’interactions (par exemple des communautés humaines, des réseaux), ou encore des objets ou des lieux, d’échelle variable, permettant d’observer et d’apprécier ces interactions. Les propositions doivent être adressées par courrier électronique aux organisateurs du colloque, MM. Pierre Savy et Laurent Vissière (savy_pierre@yahoo.fr et lvissiere@gmail.com). Elles doivent parvenir d’ici le 31 mai 2019 et compter au moins 3000 caractères.

Partenaires
Centre Roland Mousnier (UMR 8596)
École française de Rome
Fonds de la recherche scientifique
Institut historique belge de Rome – Academia Belgica

Organisateurs
Pierre Savy
Laurent Vissière

Comité scientifique
Élisabeth Crouzet-Pavan
Serena Ferente
Alain Marchandisse
Giovanni Ricci
Pierre Savy
Francesco Senatore
Laurent Vissière

L’Italia del lungo Quattrocento.Influenze, interazioni, trasformazioni
Primo incontro: il politico

Convegno internazionale
Roma, 10-11 giugno 2020

L’ambizione di questo convegno è di riflettere in modo critico sull’idea di una singolarità dell’Italia del lungo Quattrocento (dal 1400 circa al sacco di Roma del 1527), un’Italia spesso presentata come uno spazio chiuso e poco sensibile a influenze straniere. Non si tratta di negare e neanche di sminuire il vigore dell’umanesimo o la fioritura delle arti nella penisola, ma di sottolineare il gioco delle influenze che hanno inciso su di essa – senza per ciò credere che esistessero dei blocchi dotati di un’esistenza autonoma e senza sottoscrivere una concezione passiva e spregiativa di ciò che è influenzato, perché non esistono influenze esercitate meccanicamente, subite passivamente o attive in modo univoco. Si tratta insomma di esplorare il gioco delle influenze che si sono esercitate sulla penisola: un gioco complesso che sarà al centro della nostra attenzione. Influenze subite dunque; ma anche interazioni, tra l’Italia e il resto dell’Europa e del Mediterraneo; e trasformazioni complesse che avvenivano in Italia.

Primo, perché l’Italia sembra uno spazio estroverso, proiettato fuori di sé: il suo sviluppo economico, in particolare, comporta innumerevoli proiezioni internazionali – e, in effetti, emporia, colonie o banchi italiani dall’Inghilterra all’Oriente, e mercanti, aristocratici o marinai italiani su tutte le strade del mondo conosciute dall’Occidente. Esportano il loro know-how e le loro tecniche, ma cosa portano a casa? Viaggi impressioni, mode o abitudini alimentari, una nuova visione del mondo? Inoltre, l’Italia attira gli stranieri – manodopera dalmata e albanese, profughi greci, commercianti e artigiani del mondo germanico, pellegrini diretti a Roma e stranieri residenti in gran numero nella capitale della cristianità occidentale, ambasciatori e procuratori presenti un poco ovunque, sempre più ebrei nella penisola quando la loro situazione si deteriora altrove, e ancora studenti, predicatori, soldati, spose dei principi italiani, ecc. Che influenza esercitano queste diverse comunità sul mondo italiano?

Non solo l’Italia di Quattrocento non è un mondo chiuso, ma sembra forse più aperto di altri paesi europei con influenze esterne. Più della metà della penisola è sotto il dominio di dinastie aventi sede fuori d’Italia: fondato dai Normanni a spese di Bizantini, Arabi e Longobardi, il regno di Napoli è alternativamente angioino, aragonese, francese e spagnolo, rendendolo uno degli stati più multiculturali del secolo. Il Nordovest rimane nella sfera di influenza francese (Savoia, Monferrato, Saluzzo, per non parlare della straordinaria enclave francese di legami Asti e dei legami politici tra Genova e la Francia), o (nei primi guerre d’Italia) sotto il controllo diretto della monarchia francese. A Ferrara, gli Estensi si distinguono anche per una francofilia molto antica e molto sviluppata. È infatti impossibile indicare confini chiari e immateriali tra lo spazio italiano e altri spazi europei e mediterranei. Eppure l’Italia è nella coscienza dei contemporanei, in quanto spazio politico e culturale aperto, permeabile ed estroversa allo stesso tempo – basti evocare senza pretesa di completezza, regioni come il Trentino, la Dalmazia e la Corsica.

Per tutti questi motivi, ci sono molte aree in cui i contributi non italiani sono decisivi e talvolta finiscono per plasmare forme culturali giudicate a posteriori perfettamente italiane (persino l’opera). Possiamo pensare alla presenza massiccia, antica e duratura della cultura cavalleresca e cortese di origine francese; all’affascinante questione dell’architettura gotica, molto dibattuta, aborrita dagli umanisti italiani, ma in voga tra i loro compatrioti; innumerevoli influenze fiamminghe nella pittura e nella musica; o la presenza, infine, di arti perfettamente « estranee » alla loro tecnica e alla loro origine (arazzi, vetrate). E non dobbiamo dimenticare il campo più tecnico e decisivo delle grandi scoperte del tempo: stampa, artiglieria, marineria, ecc. Per non parlare dell’ombra ingombrante in tutti i settori, e spesso non dichiarata, del potente vicino ottomano.

Un primo incontro prenderà in considerazione l’aspetto politico della riflessione: il pensiero politico, naturalmente, ma anche le pratiche, dalla comunicazione alla guerra attraverso la diplomazia. La complessità e la pluralità del sistema politico italiano sono state oggetto di un’intensa riflessione intellettuale. Se certi regimi (podestarile, signorile) sono tipicamente italiani, ciò non significa che non si sia esaminato, ammirato, cercato di adottare modi o tecniche straniere di governo. La regalità francese gode di grande prestigio. Si ammira anche la Spagna, in particolare la corona catalano-aragonese, si è interessati all’impero. E altri modelli politici intervengono ancora nel dibattito, come i cantoni svizzeri e la loro forma di democrazia unica nell’Europa del tempo, e persino l’impero ottomano.

Un secondo incontro, che si terrà a Napoli nel 2021, prenderà in considerazione le culture – letterarie e artistiche in primo luogo, ma anche materiali.

Si attendono comunicazioni sul tema di questo primo simposio. Piuttosto che le comunicazioni monografiche che propongono l’esplorazione di un caso isolato (ad esempio, un individuo o un testo), saranno privilegiate le comunicazioni trasversali, che propongono di studiare i vettori di interazioni (ad esempio comunità umane, reti, ecc.), o oggetti o luoghi, di varia scala, per osservare e apprezzare queste interazioni. Le proposte devono essere inviate per e-mail agli organizzatori della conferenza, MM. Pierre Savy e Laurent Vissière (savy_pierre@yahoo.fr e lvissiere@gmail.com). Devono arrivare entro il 31 maggio 2019 e avere almeno 3000 caratteri.

Istituzioni organizzatrici
Centre Roland Mousnier (UMR 8596)
École française de Rome
Fonds de la recherche scientifique
Institut historique belge de Rome – Academia Belgica

Organizzatori
Pierre Savy
Laurent Vissière

Comitato scientifico
Élisabeth Crouzet-Pavan
Serena Ferente
Alain Marchandisse
Giovanni Ricci
Pierre Savy
Francesco Senatore
Laurent Vissière

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Offre d’emploi – Le Craham recherche un ingénieur de recherche en analyse des sources historiques et culturelles

Emploi-type : Ingénieur-e de recherche en analyses des sources historiques et culturelles

Mission : L’ingénieur de recherche sera chargé(e) d’identifier et collecter des sources en vue d’éditions scientifiques dédiées aux Mondes normands médiévaux (France, Royaume-Uni, Italie, Scandinavie, Russie). Il/elle en concevra les outils d’encodage en XML et participera à de nouveaux projets d’analyse et édition de sources antiques et médiévales.

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Activités :
– Concevoir et mettre en œuvre les méthodes et les outils d’analyse, de mise en forme et d’édition de sources et de données historiques et culturelles.
– Assurer la pérennisation, l’interopérabilité et l’exploitation conjointe des différents supports de publication développés au CRAHAM: éditions critiques, corpus de données éditorialisées, bibliothèque virtuelle, catalogues numériques, revues en ligne, carnets de recherche, espace de travail collaboratif, thesaurus…
-Garantir le caractère générique des outils et procédures mises en œuvre dans le cadre de partenariats avec des dispositifs nationaux : Equipex Biblissima, TGIR Humanum, BSN, Cleo / Open Édition.
– Concevoir un corpus de sources textuelles et de données sur les sources des mondes normands dans l’Europe médiévale, à partir des travaux déjà mis en œuvre au sein du laboratoire, en partenariat avec la MRSH de Caen et Biblissima, mais aussi la Bibliothèque patrimoniale d’Avranches, la ville de Bayeux, les différentes Archives départementales (Scripta, E-cartae), les programmes régionaux et ANR à venir dès 2019 et d’autres partenaires internationaux (Royaume-Uni, Italie, Scandinavie, Russie).
– Assurer le suivi matériel et scientifique d’une publication (revue) dans le domaine des mondes normands médiévaux.
– Organiser des manifestations scientifiques nationales ou internationales en relation avec les corpus étudiés.
– Assurer la diffusion des connaissances par des publications personnelles et collectives.
– Assurer des Formations (niveau Master) en Humanités numériques.

Compétences :
– Connaissance approfondie du Latin (période antique et médiévale).
– Connaissance approfondie des méthodes et outils en production, traitement et analyse de données en SHS.
– Connaissance approfondie des outils informatisés et des outils d’encodage en XML-TEI.
– Connaissance générale des normes de documentation pour l’archivage à long terme des données de corpus et leur diffusion éventuelle en open acces.
– Spécialisation demandée dans un ou plusieurs des domaines suivants : manuscrit médiéval, codicologie, production et circulation de l’écrit diplomatique, sources latines.
– Connaissance générale des champs de recherche complémentaires au champ étudié en histoire et littérature ancienne et médiévale.
– Formaliser des techniques et méthodes innovantes.
-Anglais : compréhension écrite et orale niveau 2; expression écrite et orale niveau 2.

Contexte : Les travaux réalisés sur l’édition numérique et les mondes normands médiévaux regroupent des programmes de recherches collectifs, dont la spécificité et la pertinence ont été soulignées par l’HCERS. C’est la raison pour laquelle le CRAHAM a construit un nouveau projet quinquennal (2017-2021) comportant 2 axes transversaux : Axe A « Erudition et numérique (production de données, exploration de corpus) et Axe B « Les mondes normands dans l’Europe médiévale », dont un volet important concerne l’analyse et l’édition de sources. Ces travaux contribuent à renforcer l’identité du laboratoire, tant au niveau régional que national et international (institutions de conservation des sources, Equipex Biblissima, partenariats soutenus avec des collègues anglais et italiens (chaires d’excellence, colloques internationaux, etc). Les travaux sur les encyclopédies médiévales (Ichtya, en partenariat avec Sourcencyme) bénéficient de la présence d’un IR analyste de sources, spécialiste des textes sur les animaux. Le CRAHAM souhaite désormais accélérer les travaux portant sur les autres sources textuelles qui intéressent le laboratoire, en particulier celles qui sont liées aux mondes normands médiévaux.

De cette manière,le CRAHAM pourra se doter d’un véritable service d’analyse de sources anciennes et médiévales, ayant de fortes compétences en humanités numériques pour soutenir les programmes en cours et à venir en cours d’élaboration (ANR, ERC).

Source : UniCaen

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Appel à contribution – Rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique

Université Jean Moulin Lyon 3
06/06/2019

Introduction

L’association lyonnaise Diachronies contemporaines, vouée à la promotion de l’activité scientifique des jeunes chercheurs en diachronie gallo-romane, organise les premières rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique. Le but de cet événement est de permettre aux doctorants et jeunes docteurs travaillant sur l’évolution des langues gallo-romanes ou sur des états de langue passés de présenter leurs travaux et d’échanger à ce sujet. La forme de ces rencontres est celle d’un colloque traditionnel, et des actes numériques et éventuellement papier seront édités.

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Thèmes, objets et perspectives

Nous acceptons les présentations touchant à l’histoire des langues présentes historiquement sur le territoire gallo-roman : les langues gallo-romanes (occitan, oïl et francoprovençal), le latin (du latin tardif au néo-latin) et les langues non-romanes (basque, breton, francique, etc.). Les études doivent soit concerner l’évolution de la langue dans le temps, soit s’intéresser à un état de langue passé.

Toutes les perspectives théoriques sont les bienvenues : syntaxe, morphologie, phonologie, phonétique, sémantique, pragmatique, sociolinguistique, dialectologie, métrique, etc. Nous encourageons fortement les travaux portant sur la méthode d’analyse linguistique des langues anciennes : préparation et/ou exploitation de corpus, éditions numériques, linguistique computationnelle, etc.

Format

Les présentations seront d’une durée de 20 minutes, suivies de 10 minutes de discussion. Les langues des communications seront le français et l’anglais.

Conditions

Ces rencontres se tiendront à l’Université Jean Moulin Lyon 3, le 06/06/2019

Elles sont en priorité destinées aux jeunes chercheurs, c’est-à-dire aux doctorants, ATER, post-doc et éventuellement aux jeunes maîtres de conférences (première année de MCF). Les étudiants en fin de master recherche peuvent également proposer une communication.

Soumission

Des résumés d’une page maximum, à l’exclusion d’éventuelles figures ou tables et d’une bibliographie, devront être envoyés en deux versions, l’une anonyme et l’autre non, à l’adresse diachro2019@gmail.com avant le 20/01/2019. Les documents devront être en format Word (.doc, .docx) ou PDF. Dans la version non-anonyme, merci de préciser votre statut et votre affiliation. Une réponse sera communiquée avant le 06/02/2019.

Une fois votre communication sélectionnée, si vous souhaitez publier un article dans les actes des rencontres, vous devrez envoyer une première version de votre article avant les rencontres. Vous disposerez ensuite d’un mois pour apporter des modifications à cette version avant publication.

Les articles devront faire entre 8 et 10 pages, bibliographie, notes, tables et figures incluses. Un modèle de document Word et OpenOffice vous sera envoyé pour réaliser votre mise en page.

Toutes les questions doivent être adressées directement à l’adresse de l’association : diachro2019@gmail.com. Toutes les informations sont à retrouver sur notre carnet Hypothèses : https://diachro.hypotheses.org/rencontres_2019.

Comité scientifique

Le comité d’organisation et le comité scientifique sont constitués des membres fondateurs de l’association Diachronies contemporaines :

PINCHE, Ariane, ATER en humanités numériques à l’École Nationale des Chartes, doctorante en Langue et Littérature du Moyen Âge à l’Université Jean Moulin Lyon 3 (Ciham : UMR 5648)
PⱢOCHARZ, Piotr, ATER en linguistique française à l’Université d’Aix-Marseille, doctorant en sciences du langage à l’École Normale Supérieure de Lyon (IHRIM : UMR 5317)
PREMAT, Timothée, doctorant contractuel en sciences du langage à l’Université Paris 8 (SFL : UMR 7023), chargé d’enseignements à l’Université Jean Moulin Lyon 3
SURREL, Vincent, doctorant en sciences du langage à l’Université Paris 8 (SFL : UMR 7023) et à l’École Nationale des Chartes, chargé d’enseignements à l’Université Jean Moulin Lyon 3
ZUK, Fabian, doctorant en sciences du langage à l’Université Lyon 3 (CEL : EA 1663) en cotutelle avec l’Université de Montréal.

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Publication – « Habiller en latin La traduction de vernaculaire en latin entre Moyen Âge et Renaissance », éd. Françoise Fery-Hue et Fabio Zinelli

Parmi les différentes formes empruntées par la traduction en tant que processus de transfert des idées et des savoirs constitués dès le Moyen Âge, la traduction vers le latin des œuvres nées vernaculaires apparaît aux XVe et XVIe siècles en pleine mutation. L’étude de cette véritable technique intellectuelle, souvent associée à la pratique du commentaire, doit tenir compte de facteurs multiples : l’essor d’une littérature originale dans les langues vernaculaires tardo-médiévales ; l’apparition du livre imprimé qui modifie considérablement la diffusion des œuvres ; les bouleversements économiques, politiques et religieux, la Réforme et la Contre-Réforme ayant utilisé de manière très différente le latin, langue de l’Église et langue des savoirs occidentaux.

Quand la traduction des textes latins vers les locuteurs nationaux est bien connue, que représente le phénomène qui fait passer du vernaculaire au latin ? Au Moyen Âge déjà, ce phénomène relève autant de la pure « translation » que de l’adaptation. À la Renaissance, l’étude de la traduction vers le latin se révèle d’une richesse inattendue : des modalités de la diffusion des savoirs, jusqu’alors méconnues, apparaissent et tous les champs de la connaissance sont touchés. Examiner ces traductions « en sens inverse » revient à renouveler la lecture que les historiens font de la culture des XVe et XVIe siècles, à restituer des évolutions progressives et, au-delà des prétendues ruptures souvent avancées par l’historiographie, à mettre en évidence des contiguïtés culturelles profondes entre la culture médiévale et celle des premiers temps modernes.

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Table des matières :

François Bougard – Avant-propos
Françoise Fery-Hue et Fabio Zinelli – Introduction

Élodie Pinel – Du vernaculaire vers le latin et retour : itinéraires duMirouer des simples âmes de Marguerite Porete (fin XIIIe-XIVe s.)
Gilbert Fournier – «Désormais il parlera le latin». Traduction et «mystique» dans lesOpera omniade Jean Tauler (Cologne, Jean Quentel, 1548)
Martina Wehrli-Johns – Die Rezeption der deutschen Mystiker im 16. Jahrhundert: Zur lateinischen Übersetzung der deutschen Werke von Henrich Seuse durch den Kölner Kartäuser Laurentius Surius (1522-1578)
Nikolaus Henkel – Sebastian Brant, « Das Narrenschiff » (1494) and its Latin version by Jakob Locher, the « Stultifera navis » (1497)
Peter Stotz – Spectres et apparitions surnaturelles: entre les machinations des démons et la puissance de Dieu. La version latine du Von Gespänstende Ludwig Lavater (1570)
Frédéric Duval – Lo Codi, une somme au Codede Justinien entre latin et vernaculaire
Christine Gadrat-Ouerfelli – De insulis nuper inventis: la diffusion des découvertes de Christophe Colomb en latin
Susanna Gambino-Longo – Les traductions en latin des récits de voyageurs italiens : Alvise da Ca’ da Mosto et Ludovico da Varthema dans la version d’Arcangelo Madrignani
Marie-Laure Monfort – Les noms de la peste à travers la traduction latine du Consilio contro la pestilentiade Marsile Ficin, publiée à Augsbourg en 1518 sous le titre De epidemiae morbo, et le Consilium contra pestem du manuscrit d’Augsbourg 4° Cod. 121
Jean Céard – Les œuvres médicales et chirurgicales entre le français et le latin (traductions, adaptations, commentaires) : le cas de la traduction latine desŒuvresd’Ambroise Paré (1582)
Marie-Élisabeth Boutroue – Les livres de plantes du vernaculaire au latin au XVIe siècle
Maria Cristina Panzera – «Tolle pennas duas et scribe secure» : le bilinguisme dans les Documenti d’Amore de Francesco da Barberino (ca. 1314).
Clémence Revest – Sur les traces de quelques pièces à succès du XVe siècle : les traductions latines de Boccace dans les miscellanées humanistes
Mathieu Ferrand – L’invention d’un classique : le Veterator, traduction latine de Maître Pathelin (Paris, 1505 ?)
Laurence Bernard-Pradelle – Jean Dorat et l’Hymne de Bacusde Pierre de Ronsard : de l’art d’«exprimer» le français en latin
Virginie Leroux – Trois traductions latines de La Sepmaine de Guillaume Du Bartas
Aline Smeesters – Traductions latines de morceaux choisis de Corneille et de Théophile de Viau : les exercices poétiques du père Du Cerceau s.j. (Carmina, Paris, 1705)
Urs Leu – Les traductions latines des imprimés vernaculaires zurichois du XVIe siècle

Françoise Fery-Hue – Conclusion : Vers l’avenir

Résumés
Index général
Index des sources

Informations pratiques :

Françoise Fery-Hue et Fabio Zinelli (éd.), Habiller en latin La traduction de vernaculaire en latin entre Moyen Âge et Renaissance, Paris, École nationale des Chartes, 2018 (Études et rencontres de l’École des Chartes). 444 p., 16 x 23,5 x 2,9 cm. ISBN : 9782357231016. Prix : 39,50 euros.

Source : LCPDU

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Appel à contribution – Repenser l’aristocratie dans la France capétienne (987-1328) / ‘Re-thinking the Aristocracy in Capetian France, 987-1328’: A Workshop

English version below

Atelier : « Repenser l’aristocratie dans la France capétienne (987-1328)
Lieu : CESCM – Université de Poitiers Date : 6 et 7 juin 2019

L’aristocratie a longtemps été la pierre angulaire de nombreuses études de la médiévistique française. Les sessions tenues en 2018 à l’International Medieval Congress de Leeds et à la Conférence internationale de la Haskins Society ont présenté des recherches sur l’aristocratie française dans la longue durée du royaume capétien, en mettant l’accent sur une analyse nuancée et totale, en contraste avec des discours plus anciens, fragmentées ou simplistes.

À la lumière des récents échanges, cet atelier bilingue (français/anglais) se propose de rassembler des chercheurs, quelle que soit leur expérience, travaillant sur les femmes, les hommes, les enfants et les familles de l’aristocratie capétienne, pour discuter de l’état de la question, partager des savoir-faire et encourager la collaboration et le dialogue. L’atelier mettra l’accent sur les questionnements, l’échange et l’exploration de nouvelles idées. Les communications serviront de point de départ pour la discussion, mais le format question-réponse sera évité en faveur d’un plus large échange entre tous les participants. Deux conférences seront données par les invités d’honneur de cet atelier : le Professeur Frédérique Lachaud (Université Paris-Sorbonne) et le Professeur Nicholas Vincent (Université de East Anglia). De plus, une session interactive sur « Les aristocrates dans les archives » sera présidée par Gaël Chénard (Archives départementale de la Vienne). Nous espérons que cet atelier permettra la construction d’un partenariat et d’un réseau durables et dévoués à l’étude de cet important sujet pour l’histoire de l’Europe médiévale.

Les doctorants, jeunes chercheurs et chercheurs confirmés sont invités par cet appel à proposer une communication et à participer à l’atelier. Les propositions devront être écrites pour ne pas dépasser les 10 minutes d’intervention, souligner des approches, des problèmes et des questions relatives à tous les aspects de l’histoire de l’aristocratie dans la sphère capétienne (définie de manière large). Elles devront aussi ouvrir sur une discussion et donc être ouvertes plutôt que de présenter des conclusions définitives.

Les thèmes de chaque session seront définis sur la base de la contribution des participants ; voici une liste non exhaustive des thèmes possibles :
– Définir et identifier l’aristocratie
– Les sources pour l’histoire de l’aristocratie (chartes, chroniques, lettres, littérature, culture visuelle et matérielle, archéologie)
– L’historiographie de l’aristocratie (nouvelles approches et méthodologies incluses)
– Les réseaux aristocratiques (parenté, patronage, politique)
– L’aristocratie et l’Église
– L’aristocratie et la monarchie capétienne.
– La base économique de l’aristocratie (la propriété, la richesse, les droits seigneuriaux)
– L’aristocratie capétienne à l’extérieur du royaume de France (Angleterre, Ibérie, Sicile, Terre Sainte)

Les propositions (en français ou en anglais) ne devant pas dépasser les 300 mots sont à envoyer à l’adresse capetianaristocracy@gmail.com au plus tard le 28 janvier 2019. Nous demandons également aux participants éventuels d’inclure une courte description de leurs thématiques de recherche et de leurs projets actuels.

Organisateurs : Sarah Casano-Skaghammar (Université de Poitiers), Charlotte Crouch (Université de Reading), Niall O’Suilleabhain, (Trinity College, Dublin)

Comité Scientifique : Professeur Martin Aurell (University de Poitiers), Professeur Lindy Grant (Université de Reading), Professeur Daniel Power (Université de Swansea)

Retinking Aristo

‘Re-thinking the Aristocracy in Capetian France, 987-1328’: A Workshop

CESCM- Université de Poitiers
6-7 June 2019

The aristocracy has long been the cornerstone of many studies of French medieval history. Recent sessions held at Leeds IMC 2018 and the Haskins Society Conference 2018 have presented research considering the French aristocracy across the longue durée of the Capetian kingdom, with emphasis on a nuanced and holistic analysis, in contrast to older, more fragmented or simplistic narratives.

In light of these recent discussions, this bilingual French/English workshop seeks to bring together researchers of all levels working on women, men, children and families of the Capetian aristocracy, to discuss the state of the field, share methodologies, encourage collaboration, and foster dialogues. The workshop will place an emphasis on questions, discussion, and the exploration of new ideas. Papers will serve as starting points for discussion in each session, but question-and-answer formats will be avoided in favour of wider discussion among all participants. Keynote lectures will be presented by Frédérique Lachaud (Université Paris-Sorbonne) and Nicholas Vincent (University of East Anglia) and an interactive session on ‘Aristocrats in the Archives’ will be facilitated by Gaël Chenard (Archives Départementales de la Vienne). It is hoped that this workshop will result in the establishment of new and long-lasting partnerships and networks devoted to the study of this important topic in the history of medieval Europe.

Doctoral students, early career researchers and established scholars are invited to propose papers and to participate in the workshop. Papers should be of no more than 10 minutes length, outlining approaches, problems and questions relating to any aspect of the history of the aristocracy in the Capetian sphere (broadly defined). They should be aimed at beginning a discussion and should therefore be open-ended, rather than presenting firm conclusions.

The themes of each session will be determined based on the submissions of participants; possible themes include (but are not limited to):
– Defining and identifying the aristocracy
– The sources for aristocratic history (charters, chronicles, letters, literature, visual and material culture, archaeology)
– The historiography of the aristocracy (including new approaches & methodologies)
– Aristocratic networks (kinship, patronage, political)
– The aristocracy and the church/the aristocracy and the Capetian monarchy
– The economic base of the aristocracy (property, wealth, seigneurial rights)
– The Capetian aristocracy outside of France (England, Iberia, Sicily, Crusades)

Abstracts for 10-minute, discussion-starter papers (in French or English) should be no longer than 300 words and should be sent to capetianaristocracy@gmail.com no later than 28 January 2019. Potential participants are also asked to include a short description of their current research interests and projects.

Organisers: Sarah Casano-Skaghammar (University of Poitiers), Charlotte Crouch (University of Reading), Niall O’Suilleabhain, (Trinty College, Dublin)

Comité Scientifique: Prof. Martin Aurell (University of Poitiers), Prof. Lindy Grant (University of Reading), Prof. Daniel Power (Swansea University)

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Appel à contribution – “We are all servants”. The Diversity of Service in Premodern Europe

International Conference, 20-22 September 2019 to be held at the Centre for Medieval Studies University of Toronto, downtown campus
Organized by Elisheva Baumgarten and Isabelle Cochelin with Lochin Brouillard and Emma Gabe
Scientific Advisory Board:
Elisheva Carlebach, Konrad Eisenbichler, Antoinette Fauve-Chamoux and Diane Wolfthal

If you would like to participate, please send the following information to Servants2019@gmail.com before January 3rd, 2019:
your name, university, title of paper, 150 word abstract,
contact info (address, email and telephone), one page CV,
and finally a short biographical blurb (the latter for the session chairs).

Les communications peuvent être réalisées en français.

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Service in premodern Europe was a ubiquitous phenomenon in daily life but also constituted a key concept for defining relationships between individuals. Servants were men or women, high or low on the social scale, poor or wealthy, children or elderly, of different faiths (Christian, Jewish or Muslim), and with few or great expectations for their future. For some, service was a lifetime occupation but for many a finite period in their life cycle. Even kings considered themselves to be servants in relation to God. In contrast with the diversity and pervasiveness of service in the past, few today would consider themselves the servant of another.

The project for this conference is therefore timely and innovative on many fronts. Our approach seeks to conceive the history of service in the longue durée , starting around 1000, when primary sources become more abundant (thanks to the increasing reliance on written texts) and ending before the turning point of the late seventeenth century, when the conception of service changed significantly. Our research will thus cover the medieval period for which no overall study on service exists so far. We will use an interdisciplinary methodology and bring together scholars from different fields (History, Literature and Art History, but also Religious Studies, Anthropology, and History of Architecture) and with complementary areas of geographical and chronological focus. In addition, we will take into account religion, which has been very little considered so far in the studies concerning service, even though any discourse on service in these centuries was steeped in religious imagery. For this reason, we will consider the Christian, Jewish and (when and where relevant also) Muslim communities of medieval and early modern Europe side by side. Finally, our approach will be both empirical and theoretical: we intend to examine service as a socio-historical reality and as a concept to define human relationships and work relations, a joint approach which has never been adopted in previous scholarship.

Main themes:
– Domestic servants in distinct surroundings (urban context, rural context, and within castles)
– Service in different religious groups (Catholic, Jewish, Protestant, etc.), including service when the servant is of a different religious faith than the masters
– Service in various religious sources and servants working for religious individuals or communities (theology and canon law; exempla literature in Latin and Hebrew; servants of secular clergy and in monasteries)
– Servants in art
– Service in literary sources
– Service as a model for human relationships, including service as work, or rather work conceived as service
– Service and issues of gender, sexualities, and kinship
– Service, race and migration
– Spatial distribution of servants within the households
– Service as opposed to slavery

Main disciplines: Social History, Religious History, Art History, History of Law, Theology, Literature, Economic History, History of Architecture, and Anthropology

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