Publication – Arnaud Lestremau, « Donner sens au nom de personne dans le royaume anglo-saxon (Xe-XIe siècles). Essai d’histoire sociale « 

Dans la société contemporaine, les discours prenant appui sur les noms de personnes sont omniprésents. Bien souvent, ils font du nom une clé de lecture pour classer l’individu dans un groupe ethnolinguistique, mais aussi dans un groupe religieux ou même dans une classe sociale. Notre système onomastique est néanmoins polysémique, puisque notre nom de famille nous attache aussi à notre parenté et que les effets de mode déterminent assez nettement le choix de nos prénoms.

Au haut Moyen Âge, à une époque où les gens ne portaient qu’un seul nom, une telle polysémie était-elle possible ? C’est le problème qu’entend résoudre cet ouvrage, en s’intéressant aux multiples identités auxquelles les anthroponymes peuvent rattacher les individus qui composent le royaume anglo-saxon, entre son unification au milieu du Xe siècle et la conquête normande en 1066.

À rebours d’une tradition anglo-saxonne qui tendait à réduire l’attention des linguistes, généralement pour comprendre l’impact du phénomène viking, l’auteur s’attache à écrire l’histoire sociale du royaume insulaire, en empruntant aux méthodes de l’anthropologie, de l’histoire quantitative et de l’histoire des représentations. En s’appuyant sur une documentation extrêmement variée et presque exhaustive, il montre l’ambiguïté des noms et la fluidité des usages sociaux, à mi-chemin entre enjeux individuels et structurations des groupes auxquels les habitants de l’Angleterre médiévale appartenaient.

Arnaud Lestremau, ancien élève de l’ENS-Lyon, agrégé d’histoire et docteur en histoire médiévale, est spécialiste des derniers siècles de l’histoire anglo-saxonne. Au cours de ses recherches, il a utilisé la plupart des sources de la période (des chartes et des monnaies aux hagiographies et aux homélies, en passant par les textes de loi). Son intérêt porte sur les questions d’identité, que ce soit au sein de la famille, du groupe social ou de l’ethnie.

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Table des matières :

Introduction

Chapitre 1. Le nom, substrat essentiel de l’identité
Chapitre 2. Nom et individuation
Chapitre 3. Nom et intégration sociale
Chapitre 4. Nomen, famille et pouvoir
Chapitre 5. Popularité des noms et structuration du corps social
Chapitre 6. Þeodisc Naman. Nom et appartenance ethnique

Conclusion Générale

Bibliographie
Stemma des principaux groupes familiaux
Index

Informations pratiques :

Arnaud Lestremau, Donner sens au nom de personne dans le royaume anglo-saxon (Xe-XIe siècles). Essai d’histoire sociale, Turnhout, Brepols, 2018 (Haut Moyen Âge, 35). 346 p., 71 b/w ill. + 1 colour ill., 16 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-57933-7. Prix : 80 euros.

Source : Brepols

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Exposition – Un humanisme à réinventer. 500 ans d’études classiques à Louvain (1518–2018)

18 octobre-23 décembre 2018

Musée L
Place des Sciences, 3
1348 Louvain-la-Neuve

Ouvert du mardi au vendredi de 9h30 à 17h
3e jeudi du mois nocturne jusque 22h

Humanisme à réinventer

Le 500e anniversaire de l’inauguration du Collegium Trilingue (1518–2018), qui coïncide précisément avec les nouveaux défis auxquels sont confrontées les lettres classiques dans nos cursus scolaires et universitaires, nous invite à repenser la place des cultures anciennes au cœur de nos sociétés contemporaines. Il est frappant de constater, en effet, que deux sociétés aussi différentes que les Pays-Bas des Habsbourg, au tournant des XVe s. et XVIe s., et notre Europe, à l’aube du IIIe millénaire, ont à affronter des métamorphoses similaires, qui transforment notre représentation du monde et de l’homme.

Vernissage :

Séance académique et conférence du Professeur Nuccio Ordine :

La culture classique aujourd’hui : éloge de savoirs inutiles

le jeudi 18 octobre à 17h, Auditoire des Sciences (SCES02).

Vernissage de l’exposition Un humanisme à réinventer
le jeudi 18 octobre à 18h30, Musée L.

Inscription gratuite mais obligatoire ici : https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/incal/cema/evenements/humanisme.html

Source : UCLouvain

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Publication – François Amy de la Bretèque, « L’imaginaire médiéval dans le cinéma occidental »

Cet ouvrage s’inscrit dans le champ de l’histoire des représentations. Il examine du point de vue de l’histoire du cinéma ce qui reste de l’imaginaire médiéval dans les films et les stéréotypes que le cinéma a imposés à l’imaginaire collectif comme représentations du Moyen Âge. Les créations imaginaires et les figures historiques, héritées ou créées par le cinéma, se sont mêlées dans les films.

On a classé ces représentations en deux ensembles définis par la forme dominante de l’énonciation : la « scène mythique » et la « scène historique ». Une synthèse récapitule les motifs transversaux qui reviennent d’un film à l’autre, proposant les bases d’une iconographie du film moyenâgeux.

Ce livre s’adresse aussi bien aux médiévistes désireux de voir comment l’époque qu’ils étudient continue d’alimenter l’imaginaire de nos contemporains, qu’aux historiens du cinéma, ces films ayant joué un rôle clé dans l’élaboration de certaines formes d’expression filmique.

Paru en 2004, et ouvrage pionnier ouvrait la voie aux études de « médiévistique » très en vogue aujourd’hui. Inscrit dans le champ de l’histoire des représentations, il prend pour objet tous les films qui ont véhiculé une image et une idée du Moyen Âge, ceux qui sont issus des œuvres de fiction tout comme ceux qui prétendent représenter l’histoire. En les croisant, on voit peu à peu se dessiner les bases d’une véritable iconographie du Moyen Âge imaginaire de notre temps dans laquelle le cinéma tient une place centrale. Cette étude concerne aussi au premier chef l’histoire du cinéma, car ces films ont souvent été le laboratoire de création de formes qui ont marqué toute la production cinématographique. Une abondante filmographie commentée et des index complètent l’ouvrage.

Table des matières : ici

Amy de la Bretèque

François Amy de la Bretèque est agrégé des lettres, Docteur d’État, maître de conférences en études cinématographiques à l’Université Paul-Valéry Montpellier III, animateur de l’Institut Jean-Vigo de Perpignan. Domaines : histoire du cinéma, histoire au cinéma.

Informations pratiques :

François Amy de la Bretèque, L’imaginaire médiéval dans le cinéma occidental, Paris, Honoré Champion, 2018 (Nouvelle bibliothèque du moyen Âge, 70). 15 x 22 cm, 1276 pages. ISBN : 9782745351432. Prix : 140 euros.

Source : Honoré Champion

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Appel à contribution – Les gestes de la diplomatie : objets, cérémonies, langages corporels 1400-1750

« Les gestes de la diplomatie : objets, cérémonies, langages corporels (1400-1750) » organisé par l’université de Toulouse Jean Jaurès et le réseau Premodern Diplomats Network de Bath Spa University et de l’Institute of History of Polish Academy of Sciences

Toulouse (France), du 30 mai au 1er juin 2019
Organisation: Nathalie Rivere de Carles

Conférence plénière confimée :
Ellen R. Welch (The University of North Carolina at Chapel Hill), auteure de A Theatre of Diplomacy International Relations and the Performing Arts in Early Modern France (Penn, 2017)

Argumentaire :

Dans Women, Diplomacy and International Politics since 1500, Mirella Marini souligne le langage spécifique des ambassadeurs : « les aristocrates-diplomates n’étaient pas toujours là pour rédiger des contrats ou des traités. Avocats et avoués s’occupaient souvent de l’aspect légal, tandis que les courtisans étaient là pour jouer du « langage de cours » » (99). Ce langage spécifique de cour n’est pas seulement verbal, mais physique et matériel. C’est à ce langage diplomatique non-verbal que souhaite se consacrer l’édition 2019 du colloque du réseau « Premodern Diplomats ». Le colloque considérera la création de langages non-verbaux qu’ils soient physiques ou matériels, le maniement de ces langages diplomatiques particuliers et la nécessité d’une approche combinatoire pour comprendre à la fois production et réception de cette diplomatie de peu de mots. Dès lors, le colloque favorisera les échanges et le développement d’une réflexion épistémologique sur l’action diplomatique ainsi que sa sémiotique complexe. Chercheurs en littérature, histoire, histoire de l’art réfléchiront sur la relation entre la diplomatie et le corps de l’ambassadeur dans le cadre du développement d’une langue diplomatique multiple mais partagée.

Durant l’ère médiévale, l’ambassadeur était considéré comme une lettre humaine : il était offert à un maître étranger comme un objet que l’on observe, que l’on manipule dans l’espace et que l’on écoute. L’ambassadeur est porteur de cadeaux, mais il est lui-même un présent, et une langue. Cet aspect du rôle de l’ambassadeur a été peu étudié et il faut désormais confronter le langage matériel utilisé par l’ambassadeur et son maître et le langage que constitue l’ambassadeur lui-même. Ce colloque souhaite ainsi affiner la perspective d’une économie matérielle de la diplomatie par une étude d’une sémiotique des corps mobiles des ambassadeurs. C’est l’essence de la théâtralité de la diplomatie que ce colloque souhaite aborder à l’instar de l’étude d’Ellen R. Welch (A Theatre of Diplomacy, 2017) sur l’importance théorique et pratique du théâtre dans la diplomatie moderne française. Etudier les aspects matériels et physiques de la diplomatie implique de réfléchir à l’interaction entre théâtre et diplomatie, au-delà du simple cliché de la dissimulation trompeuse. Ce colloque favorisera une étude plus approfondie des mécanismes théâtraux de la diplomatie dans son rapport au corps.

Ainsi, nous nous attacherons à étudier les gestes des ambassadeurs et de leurs maîtres, au sens littéral et figuré. Ces études seront confrontées à la perception de ces gestes dans les cercles diplomatiques et non-diplomatiques (arts, théâtre, proto-journalisme, récits de voyages, manuels etc). Nous considèrerons aussi ce qui relève de l’éducation de l’ambassadeur d’un point de vue pratique et physique et comment le progymnastata de la Grèce antique à encore cours à la Renaissance et au-delà. Enfin, les attentes concernant un langage matériel et physique de la diplomatie seront mises au regard de l’importance et des dangers qu’impliquent une langue diplomatique symbolique. Cette mise en perspective permettra de revoir la conception de l’incident diplomatique dans l’ancienne et la nouvelle diplomatie.

Le colloque invite des propositions sur les sujets suivants (liste non exhaustive) :
– la diplomatie et le corps : le corps de l’ambassadeur (chirologie, langage somptuaire, posture…), les apparitions à la cour, organiser et représenter le corps diplomatique (administration, suite diplomatique, résidences)
– théâtralité de la diplomatie et éducation du diplomate : une éducation à l’intérieur et à l’extérieur des cercles diplomatiques.
-lire les gestes : observer et décoder les cérémonies diplomatiques (lettres, récits diplomatiques et non-diplomatiques etc).
– Sociabilité et politique de la cour : impact sur les chorégraphies des visites diplomatiques
– Relations Europe et puissances non-européennes : l’importance du corps et des objets déterminant le corps
– Diplomatie matérielle : cadeaux (don et réception) en et hors de l’Europe.
– Que faire des cadeaux diplomatiques : de l’étalage à la dissimulation
– Incidents et Accidents diplomatiques: erreurs de lecture, erreurs délibérées, corruption active / passive
– Constituer des réseaux : aspects physiques et matériels
– Diplomatie religieuse : les pèlerinages et le langage diplomatie du pèlerin, le commerce des reliques, influences liturgiques sur l’activité diplomatique
– Mariages diplomatiques : les mariages par tiers et leurs cérémonies, les gestes des époux de substitution…

Les propositions de communications individuelles (300-500 mots) ou d’ateliers de 2 à 3 personnes doivent être envoyées à l’adresse suivante se8.toulouse@gmail.com avant le 30 novembre 2018.

Source : Fabula

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Publication – « De Moderne Devotie. Spiritualiteit en cultuur vanaf de late Middeleeuwen », dir. Anna Dlabačová en Rijcklof Hofman

Een charismatisch leider die zich na een ernstige ziekte bekeert en furore maakt als rondreizend prediker, totdat hij zijn hand overspeelt. Een kloosteroverste die afgezet en verbannen wordt vanwege haar mystieke aanleg. Een zuster die zich uit nederigheid dagenlang op zolder verstopt om geen leidinggevende taken te hoeven vervullen.

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De Moderne Devotie is een van de meest invloedrijke initiatieven uit de Nederlandse geschiedenis. Dit is het eerste overzichtswerk waarin deze laatmiddeleeuwse beweging in al haar schakeringen in een bredere historische context wordt geplaatst. Met aandacht voor haar Europese uitstraling, inspiratiebronnen, parallelle stromingen, de beeldvorming door de eeuwen heen en de Moderne Devotie nu. In honderd korte verhalen maakt de lezer kennis met de mensen achter dit succesverhaal, hun literatuur, kunst en cultuur vanaf het gebied rondom de IJssel tot ver daarbuiten.

De rijkgeschakeerde wereld van de Moderne Devotie ontvouwt zich vanaf het einde van de veertiende eeuw en inspireert nog steeds. Van maatschappelijke engagement in Deventer tot verstild religieus leven in Duitsland: de Moderne Devotie leeft!

Informations pratiques :

Anna Dlabačová en Rijcklof Hofman (dir.), De Moderne Devotie. Spiritualiteit en cultuur vanaf de late Middeleeuwen, W Books, 2018. 272 pages, 150 ill., 22 x 24 cm. ISBN : 9789462582958. Prix : 24,95 euros.

Source : W Books

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Publication – « Images de soi dans l’univers domestique, XIIIe-XVIe siècle », dir. Gil Bartholeyns, Monique Bourin et Pierre-Olivier Dittmar

Quand et comment les images sont-elles entrées dans la maison ? Quel était leur rôle dans la vie de tous les jours ? Certaines protègent les lieux, d’autres servent d’aide-mémoire ou de support à la prière, la plupart des décors sont des signes de prestige. Cet ouvrage propose un premier jalon d’une histoire sociale et intime des images, en s’attachant aux décors et aux signes qui exprimaient la culture et l’identité des habitants mais aussi des familles et des réseaux de connaissance. L’histoire de la personne et l’histoire des images trouvent dans la maison un lieu de rencontre plein de surprises.

Table des matières : ici

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Informations pratiques :

Gil Bartholeyns, Monique Bourin et Pierre-Olivier Dittmar (dir.), Images de soi dans l’univers domestique, XIIIe-XVIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018 (Art et Société). 22,5 x 28,5 cm, 248 p. ISBN : 978-2-7535-7480-9. Prix : 35 euros.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Appel à contribution – « Littérature urbaine » : donnée culturelle médiévale ou concept de l’histoire littéraire contemporaine ?

7-9 septembre 2020, Moscou, Institut de littérature mondiale de l’Académie des sciences de Russie, Université orthodoxe Saint-Tikhon, avec la participation de l’Université Clermont Auvergne et du CELIS (Clermont-Ferrand)

La formule de « littérature urbaine », admise dans plusieurs écoles d’histoire littéraire, est répandue dans les études médiévales allemandes et, à leur suite, russes. Elle occupe, notamment, une place importante dans les articles de Friedrich Wolfzettel collectés dans un volume publié récemment (Friedrich Wolfzettel, La Poésie lyrique du Moyen Âge au Nord de la France. Études choisies, Paris, 2015). L’auteur place sous cette désignation des œuvres poétiques composées dès le XIIIe siècle : la poésie religieuse, le genre de la pastourelle, les poèmes de Rutebeuf, de Villon ou encore ceux des poètes arrageois. Selon lui, la « littérature urbaine » constituerait une étape nouvelle dans l’évolution intellectuelle et littéraire du Moyen Âge et serait l’expression d’une société qui, passant du féodalisme à l’époque bourgeoise, offrirait des œuvres plus proches de l’époque moderne que ne le sont celles de la littérature courtoise.

Cette désignation est toutefois complètement absente de l’Essai de poétique médiévale où Paul Zumthor tient pourtant compte de plusieurs œuvres étudiées suivant ce concept par d’autres chercheurs : la satire, la poésie allégorique, les poèmes des états et, bien sûr, la littérature didactique, domaine qui coïncide, au moins partiellement, avec celui qu’on identifie à la « littérature urbaine ». Dans son ouvrage plus tardif La mesure du monde : représentation de l’espace au Moyen Âge (1993), il utilise toutefois ce concept tout en en limitant considérablement l’extension pour montrer comment différents genres littéraires des XIIIe-XIVe siècles reflètent, à des degrés divers, le lien entre l’homme et son milieu. Plus récemment, H. Pleij souligne le fait que la littérature de Brabant et de Flandre défend les valeurs des élites urbaines (réprobation de la gourmandise et de l’ivrognerie, éloge du travail acharné, désir de réussite), sans pourtant affirmer que ces valeurs tirent leur origine de la ville (Herman Pleij, « La représentation du travail dans la littérature néerlandaise du Moyen Âge », Le verbe, l’image et les représentations de la société urbaine au Moyen Âge, 2002, p. 239-250). D’autre part, si l’image de la ville dans la littérature médiévale fait l’objet de nombreux articles, sa présence est souvent conditionnée par l’influence de l’Antiquité tardive avec sa thématique des laudes urbi et sa satire des habitants des villes (voir, en particulier, Pierre Bouet, « L’image des villes normandes chez les écrivains normands de langue latine des XIe et XIIe siècles », Les villes normandes au Moyen Âge, 2006, p. 317-336, et, dans le même volume, Bernard Beck, « Les villes normandes au Moyen Âge : de la ville réelle à la ville rêvée », Le verbe, l’image et les représentations de la société urbaine au Moyen Âge, p. 337-352).

L’expression de « littérature urbaine » est donc problématique, et les sens qu’elle recouvre sont si divers qu’il arrive qu’ils se superposent dans le même ouvrage (cf. Jean-Pierre Bordier, « La ville et le poète au XIIIe siècle », D. Poirion, Précis de littérature médiévale, 1983, p. 161-164). Elle peut désigner la littérature :

1) née au moment de l’essor des villes et liée à l’avènement d’une nouvelle période économique, politique et sociale ;
2) tournée vers la description de la ville et de ses habitants ;
3) due à certains groupes sociaux apparus au sein des villes ;
4) défendant des valeurs propres à la ville et à ses habitants.

Face à cette diversité, il est nécessaire de revenir sur l’interprétation de « littérature urbaine » afin de comprendre quels critères permettent de la rapporter à un corpus particulier de textes, et de voir, suivant une approche d’ordre sociologique, dans quelle mesure elle trouve son fondement dans l’histoire de la société et des littératures médiévales.

Parallèlement à cette problématique centrale, d’autres questions qui y sont liées peuvent être discutées lors du colloque :

1) Peut-on parler de « littérature urbaine », avec ses thématiques, ses images et ses valeurs, comme on parle de « littérature courtoise » ?
2) Quels sont les relations entre la « littérature didactique » et la « littérature urbaine»?
3) Quels sont les liens entre la « littérature urbaine » et les textes composés à la fin du Moyen Âge où la production littéraire n’est pas qualifiée d’« urbaine » de façon systématique ?
5) Si, derrière la «littérature urbaine », il existe un corpus des textes, quel en est le volume ?
6) Existe-t-il des genres littéraires liés à la ville d’une façon spécifique ?
7) Quel est le statut du roman ? Les romans en prose, créés à l’époque du développement des villes, peuvent-ils être considérés comme une part de la «littérature urbaine» ? À cet égard, le concept de «chronotope» proposé par M. Bakhtine est susceptible de fournir une perspective intéressante pour décrire et comprendre des aspects de la spatialité urbaine dans le roman à partir de la «corrélation essentielle des rapports spatio-temporels, telle qu’elle a été assimilée par la littérature […]» (Mikhaïl Bakhtine, Esthétique et théorie du roman. Paris, Gallimard, 1978, p. 237). Dans ce sillage, on pourra s’interroger sur l’ancrage spatial des aventures dans le roman médiéval et sur leur incidence historique, et tenter de saisir l’évolution du genre au cours du Moyen Âge.
8) Est-il possible d’affirmer que le poème allégorique est un genre de la «littérature urbaine» ?
9) Quels sont les rapports entre la poésie pieuse et la «littérature urbaine» ? Rappelons que le corpus de la lyrique religieuse est bien présent déjà dans l’œuvre de Thibaut de Champagne, poète qu’aucun critère ne permet pourtant de rattacher à la culture de la ville.

Veuillez envoyer un résumé d’une page avant le 1er septembre 2019 aux organisateurs :

  • Ludmilla Evdokimova: ludmila.evdokimova@gmail.com
  • Françoise Laurent : francoise.laurent@uca.fr

Comité d’Organisation:

  • Ludmilla Evdokimova, Institut de littérature mondiale, Université orthodoxe Saint-Tikhon (Moscou)
  • Françoise Laurent, Université Clermont Auvergne, CELIS (Clermont-Ferrand, France)
  • Xenia Alexandrova, Université othodoxe Saint-Tikhon (Moscou)
  • Natalia Dolgorukova, École des hautes études en sciences économiques (Moscou)

Source : Fabula

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Colloque – Le Toucher. Histoire médiévale d’un sens équivoque

L’association Au pied du Sycomore (loi 1901), pour la promotion des études médiévales, vous invite à participer aux journées consacrées au Toucher. Histoire médiévale d’un sens équivoque le vendredi 19 octobre (14h) et samedi 20 octobre (9h30).

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Programme :

Vendredi 19 octobre – 14h

Accueil par Danielle Bohler, présidente
Introduction par Michel Pastoureau : Polysémie du toucher
Céline Perol (Univ. Clermont-Ferrand) : Qu’est-ce que toucher? Expériences: mettre des mots à l’expérience vécue
Laurence Moulinier-Brogi (Univ. Lyon) : Le geste et la gêne. Toucher médical et questions de pudeur au Moyen Âge
Edina Bozoky (Univ. Poitiers) : Guérison et protection par le toucher. Saints, reliques, amulettes
Anne-Marie Legaré (Univ. Lille) : De quelques images des cinq sens dans un manuscrit démembré du Livre des Propriétés des choses traduit par Jean Corbechon

Samedi 20 octobre – 9h30

Michel Pastoureau (EPHE – EHESS) : Le bestiaire du toucher, de la Rome antique à la Renaissance
Jacques Berlioz (CNRS – CRH) : Le baiser du crapaud, animal rampant et tres froid. Homme, femme et toucher au Moyen Âge
Chantal Connochie-Bourgne (Univ. Aix-Marseille) : Le toucher dans quelques textes didactiques au Moyen Âge
Christiane Klapisch-Zuber (EHESS – CRH) : Toucher de l’œil au XVIe s. (chez Vasari et les théoriciens de la peinture)

14h15

Philippe Cordez (Deutsches Forum für Kunstgeschichte) : The Taste for Wonders – toucher, goûter, apprécier les merveilles au Moyen Âge
Jean-Marie Fritz (Univ. de Bourgogne) : Toucher l’instrument de musique au Moyen Âge : théories, fictions, images
Florence Bouchet (Univ. Toulouse) : Toucher le livre au Moyen Âge
Françoise Laurent (Univ. Clermont-Ferrrand) : Le toucher dans les Miracles de Nostre Dame de Gautier de Coinci
Anna Caiozzo (Univ. Bordeaux Montaigne) : L’usage de la main dans le monde oriental médiéval

Source : IRHT

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Séminaire – Technique et Science du Moyen Âge à la Renaissance. Matériaux, pratiques et savoirs (2018-2019)

L’Histoire des techniques du Moyen Âge à la Renaissance est née et s’est considérablement enrichie au cours du XXe siècle. Une de ses originalités réside dans la diversité des sources et le rassemblement des disciplines à partir desquels elle s’est construite (histoire, archéologie, anthropologie, ethnologie), auxquels il convient d’ajouter les échanges privilégiés qu’elle a entretenus avec certains champs historiques (en particulier avec l’histoire des sciences et l’histoire économique). Partant de ce constat, le séminaire de cette année a pour objectif de faire converger, à partir de l’exposé d’une historiographie complexe, les démarches scientifiques qui concourent aujourd’hui à une réflexion en histoire des techniques, en instaurant une place privilégiée à l’histoire des sciences et à l’archéologie, autour d’objets de recherches en commun. La question des savoirs, savoirs codifiés et savoirs tacites et, plus précisément, l’articulation entre scientia et ars, constituera la ligne directrice du séminaire.

Ce séminaire est ouvert à tous, étudiants, enseignants et chercheurs. Il s’adresse prioritairement aux étudiants en histoire et en archéologie, du master au doctorat, et aux chercheurs en histoire et en archéologie des techniques ou, plus généralement, en histoire médiévale. Certaines des séances proposées pourront intéresser les étudiants qui prépareront en 2016-2017 les concours de l’enseignement secondaire.

Organisation :

Catherine Verna (professeur d’histoire médiévale, université Paris 8) en collaboration avec Philippe Dillmann (directeur de recherche au CNRS, LMC IRAMAT UMR5060), organisateurs

Discutant : Nicolas Weill-Parot (EPHE)

Séminaire Techniques

Programme :

Les séances auront lieu le lundi de 17h à 19h, à l’École normale supérieure rue d’Ulm, salle d’Histoire (escalier D, 2e étage) à l’exception de la séance du 15 octobre qui se tiendra sur le site de l’ENS 48 boulevard Jourdan, salle R2-02.

15 octobre 2018
Maxime l’Héritier (université Paris 8)
Le fer dans l’architecture gothique : études récentes (Chartres, la Sainte-Chapelle). Attention changement de salle

12 novembre 2018
Antoine Calvet
L’alchimie entre science et technique. Un cas exemplaire : le Rosarius philosophorum attribué au médecin Arnaud de Villeneuve

17 décembre 2018
Nadine Schibille et Inès Pactat (IRAMAT-CEB, Orléans)
Les mutations techniques dans la fabrication et la diffusion du verre (VIe-XIIe siècles)

21 janvier 2019
Roberto Poma (UPEC)
La prophylaxie dans les mines (XVIe-XVIIe siècles)

18 février 2019
Joseph Gauthier (CNRS)
Evolution technique et émergence de l’entreprise minière moderne dans le Rhin supérieur (XVe-XVIe s.)

11 mars 2019
Liliane Hilaire Pérez (université Paris 7), Guillaume Carnino (UTC) et Jochen Hoock (université Paris 7)
La Technologie générale de Johann Beckmann : 1806-2017

15 avril 2019
Roberto Farinelli (université de Sienne)
Innovations dans les activités minières toscanes du Moyen Âge aux temps modernes : le rôle du modèle germanique

Contact : Catherine Verna <catherine.verna[[[a]]]wanadoo.fr>

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Exposition – I, Mary of Guelders: The duchess and her extraordinary prayer book

Museum Het Valkhof
Kelfkensbos 59, 6511 TB Nijmegen
13 October 2018 – 6 January 2019

This exhibition will be the first extensive exposition on the life of this almost modern and self-assured medieval noblewoman, who is sometimes likened to Máxima, current queen of the Netherlands, as there are many parallels between their respective lives. The exhibition is based on new and multidisciplinary research and will feature over 100 artefacts, including top pieces from international collections that have not been on display in the Netherlands before, which will have the effect of immersing the visitor in the story of Mary’s life. Highlight of the exhibition is the 40 specially selected and restored pages from her extensive prayer book, one of the greatest medieval art treasures of the Netherlands. Due to its vulnerability the book has been kept under lock and key for many years, and to keep it safe after the exposition it will have to be bound in such a way that will make exhibitions like this impossible.

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International and one-time premiere

Mary of Guelders’ prayer book has been kept in the Staatsbibliothek zu Berlin since the 17th century and was unbound 40 years ago. Over the last few decades only a limited number of pages were exhibited on the very rarest of occasions. In 2005 the book was locked away for good: due to the damage the parchment had sustained it was deemed too vulnerable to be put on display, which is why this ‘hidden treasure’ remains unknown to the public at large. The exhibition is going to change that, with Museum Het Valkhof – almost 10 years after the successful exposition on the Limbourg brothers – getting the international and one-time premiere of exhibiting a selection of 40 pages that are representative of the unprecedented wealth contained in this highly personal document. The selection will be presented in two parts of 20 pages each, which will be swapped half-way through the exposition

For more information see the website ikmariavangelre.museumhetvalkhof.nl

Source : Codart

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