Publication – « Le nomadisme châtelain, IXe – XVIIe siècle Actes du sixième colloque international au château de Bellecroix », dir. Nicolas Fauchère, Delphine Gautier, Hervé Mouillebouche

Le nomadisme châtelain, IXe-XVIIe siècle. Actes du sixième colloque international au château de Bellecroix, 14-16 octobre 2016.
sous la direction de Nicolas Faucherre, Delphine Gautier, Hervé Mouillebouche
19 x 25,7 cm – 374 p. – 30 €
Chagny, 2017 – ISBN : 979-10-95034-08-7

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Table des matières :

Nicolas FAUCHERRE : Introduction

Jean-François BOYER, « Palais en mouvement » : l’exemple du royaume carolingien d’Aquitaine
Tristan MARTINE, Des mobilités contraires ? La naissance du nomadisme châtelain dans la Lotharingie méridionale des Xe et XIe s.
Fanny MADELINE, Logistique et approvisionnement des demeures royales en Angleterre au XIIe s.
Marlène POIRIER, Hiérarchisation des demeures seigneuriales et nomadisme chez les seigneurs des Baux
Vianney MULLER, La mobilité des seigneurs de Neuchâtel-Bourgogne
Charles KRAEMER, Des grandes déambulations aux voyages fantasmés : les princes de Bar en mouvement
Matthieu PINETTE, Le château de Germolles : l’organisation d’une résidence de Marguerite de Flandre
Victorien LEMAN, Mobilités et villégiatures princières : l’exemple des ducs Valois de Bourgogne
Hervé MOUILLEBOUCHE, La cour ducale à Dijon aux XIVe et XVe s. Préparations, installations et départs
Florentin BRIFFAZ, Le nomadisme châtelain des sires de Thoire-Villars au miroir des registres de comptes. Pratiques seigneuriales et culture nobiliaire au XIVe siècle
Daniela CEREIA, Les réseaux d’eau et de terre et les déplacements de la cour de Savoie (fin du XIVe – début du XVe s.)
Alain KERSUZAN, « Le prince arrive, faisons le ménage… »
Jean-Michel POISSON, L’installation et la résidence des officiers châtelains dans les châteaux comtaux savoyards au XIVe siècle
Emmanuel LITOUX, Maîtrise d’ouvrage et itinérance : les chantiers angevins du roi René
Yves COATIVY, D’un château l’autre. Le nomadisme châtelain des ducs de Bretagne aux XIIIe et XIVe s.
Jean MESQUI, Châteaux et chasses royales dans les forêts de l’Orléanais au Moyen Âge. Le nomadisme résidentiel et ses effets sur l’activité castrale
Alain SALAMAGNE, Louis XI, le roi itinérant
Bruno BENTZ, Les voyages de Marly sous Louis XIV
Pierre SCHOEFFLER, Le détenu nomade, ou la gestion des prisonniers lors de l’itinérance du châtelain
Michel HUYNH, Une approche matérielle du voyage des princes.

Monique CHATENET, Conclusion. L’itinérance à la cour de France au XVIe s.

Source : CECAB

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Publication – « Librorum studiosus. Miscellanea palaeographica et codicologica Alberto Derolez dicata », éd. Lucien Reynhout et Benjamin Victor

Commencée par un article extrait de son mémoire de licence (1956) et consacré à la cité des Atrébates (1958), la carrière d’Albert Derolez s’est déployée dans les principaux domaines qui touchent au manuscrit médiéval : paléographie, avec sa magistrale Palaeography of Gothic manuscript books (2003) ; codicologie, à laquelle sa Codicologie des manuscrits en écriture humanistique sur parchemin (1984) apporta une contribution méthodologique importante ; et même philologie, discipline affectionnée du Maître gantois, avec des éditions exemplaires de Guibert de Gembloux (1989) et Hildegarde de Bingen (1996). Sa thèse consacrée au Liber Floridus de Lambert de Saint-Omer a donné lieu à de nombreuses publications et vient de trouver un dernier développement dans son The Making and Meaning of The Liber Floridus (2015). On n’oubliera pas son Corpus Catalogorum Belgii – outil indispensable de tous les historiens des bibliothèques. C’est pour célébrer les soixante années de cette carrière longue et riche, marquée de jalons importants et d’œuvres majeures, que ses élèves, collègues et amis publient aujourd’hui un volume de mélanges en hommage à ce maître respecté, honoré de nombreuses distinctions. Les domaines traités sont ceux qui ont occupé la vie du jubilaire et où il a acquis une renommée mondiale.

Docteur en Philosophie et Lettres (ULB 2001), Lucien Reynhout (°1963) est actuellement chercheur au Cabinet des Manuscrits de la Bilbiothèque royale de Belgique et collaborateur scientifique de l’Université Libre de Bruxelles. Il est membre du Comité International de Paléographie Latine. Benjamin Victor, philologue, est professeur agrégé de latin à l’Université de Montréal. Il est membre du Comité International de Paléographie Latine et membre étranger de l’Académie Royale Flamande de Belgique.

dIS-9782503575728-1

Table des matières :

Benjamin Victor, The Scholarly Career of Albert Derolez
Lucien Reynhout, The Writings of Albert Derolez

Robert G. Babcock, The Valenciennes Manuscript of Ratherius’ Praeloquia: The Codicological Peculiarities and Annotations of the Codex Unicus
Wouter Bracke, Pierre Diacre auteur d’un traité sur les pierres: Témoignage du MS Or. 202 de la Biblioteca Corsiniana à Rome
Thomas Falmagne, Les livres de Marie de Hongrie restés dans les Pays-Bas méridionaux: Du legs de Marguerite d’Autriche (1530) à la « bibliothèque royale » de 1559
Nataša Golob, The Size of the Book Collection in the Žiče Charterhouse in the late Fifteenth Century: the Evidence of Paolo Santonino
J. P. Gumbert †, Manuscript Editions: Manuel Tzycandyles, Scribe, and John Cantacuzene, Author
Jan Willem Klein, The Gothic (Manu)script: The How and the Why
James H. Marrow, The Wilmerding Book of Hours: A Reconstructed Manuscript Illuminated by the Masters of the Feathery Clouds (Meesters van de Vederwolken)
Donatella Nebbiai, Les livres et les relations d’un théologien italien en France: Adinolfo d’Anagni (m. en 1290)
Lucien Reynhout, La bibliothèque de Saints-Pierre-et-Exupère de Gembloux dans le Registrum de Rouge-Cloître
Richard and Mary Rouse, Bridging the Gutenberg Gap: The Parisian Booktrade shifting from Manuscript to Print
Benjamin Victor, The Dutifully Incompetent Autographs of Daniel de Blochem, Canon of Saint Paul in Liège
Stefano Zamponi, Struttura, esecuzione, stile: Ripensando il protocollo Mallon

Index of Manuscripts, Incunabula, and Papyri

Informations pratiques :

Librorum studiosus. Miscellanea palaeographica et codicologica Alberto Derolez dicata, éd. Lucien Reynhout et Benjamin Victor, Turnhout,Brepols, 2018 (Bibliologia, 46). 394 p., 55 b/w ill. + 34 colour ill., 210 x 270 mm, 2018
ISBN: 978-2-503-57572-8. Prix : 80 euros.

Source : Brepols

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Colloque – La formule au Moyen Âge. 4e colloque international et interdisciplinaire

Le colloque international et interdisciplinaire sur la Formule au Moyen Âge a été fondé en 2010 par les médiévistes de l’équipe de recherche IDEA de l’Université de Lorraine (EA 2338 Interdisciplinarité Dans les Études Anglophones).

Depuis sa fondation, le colloque est piloté par Elise Louviot (actuellement maîtresse de conférences à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, Centre Interdisciplinaire de Recherche sur les Langues et la Pensée), mais chaque édition a été organisé par une équipe différente, sur des sites différents.

Pour sa quatrième édition, le colloque bisannuel sur la formule (GRENDEL–IDEA) a pour but de rassembler des médiévistes issus de toutes disciplines pour réfléchir à une dimension essentielle des discours et modes de représentations médiévaux : l’usage de formes régulières et reconnaissables partagées par une communauté, les formules.

Programme :

Mercredi 13 juin : Littérature

9h – Accueil

9h15 – Mot de bienvenue

9h30- 12h30 – Session 1 : Littérature et imaginaire religieux

9h30-10h / Catherine Le Denic (Univ. de Tours) = Poétique du vers formulaire dans Daurel et Beton, chanson de geste en langue d’oc du XIIe siècle.

10h-10h30 / Juliette Bourdier (Univ. de Charleston) = La formule, outil d’innovation dans la dialectique infernale.

10h30-11h / Cristina Azuela (Univ. nationale autonome du Mexique) = Les dyablies d’Eustache. L’emploi des formules dans le Roman d’Eustache le Moine.

11h-11h30 pause café

11h30-12h / Anne Mathieu et Colette Stévanovitch (Univ. de Lorraine) = Les formules décrivant les chevaliers dans l’Alliterative Morte Arthur.

12h-12h30 / Chantal Dhennin-Lalart (Univ. de Lille) = Les Évangiles des quenouilles (1470) : des formules collectives et individuelles comme traces des marqueurs bourguignons du XVe siècle.

14h-17h30 – Session 2 : Iconographie, épigraphie et naturalisme

14h-14h30 / Juliette Thibault (Univ. de Poitiers) = Dichotomie entre tournures consacrées et motifs iconographiques, exemples du serment, de l’amour courtois et du tournoi. Entre expression individuelle et norme collective dans les manuscrits de la Vulgate arthurienne, XIIIe–XVe siècles.

14h30-15h / Natalia Petrovskaïa (Univ. d’Utrecht) = La formulation du monde tripartite entre encyclopédies et textes littéraires du Moyen Âge.

15h-15h30 / Edina Bozoky (Univ. de Poitiers) = Les formules apotropaïques : le pouvoir de la parole, le pouvoir des lettres.

15h30-16h pause café

16h-16h30 / Anna D. Russakoff (Univ. américaine de Paris) = Formulas for Animals? Animal Iconography in a Fable and in Bestiaries.

16h30-17h / Valérie Gontero-Lauze (Univ. d’Aix-Marseille) = A il herbe pour mal de teste ? Le style formulaire dans l’herbier du Livre de Sydrac.

17h-17h30 / Laurence Picano-Doucet (Université de Grenoble), Les énigmatiques épitaphes de la tombe de Lancelot : l’épigraphie au service de la magie et du secret dans le Chevalier à la charrette et le Lancelot en prose.

Jeudi 14 juin : Diplomatique

9h30-12h – Session 3 a : espace hispanique

(en salle 102 de la Faculté Sciences Humaines et Arts –8, rue Descartes, Poitiers)

9h30-10h / Miguel Calleja Puerta (Univ. d’Oviedo) = Equum et rationabile est ut ea que venduntur… Extensión y usos de un preámbulo de memoria en el reino de León (siglos XII-XIII).

10h-10h30 / Leticia Agúndez (Univ. de Porto) = Libertad y continuidad formulística en los prefacios de los cartularios de Santa Cruz de Coimbra (siglo XIII).

10h30-11h pause café

11h-11h30 / Pilar Ostos Salcedo (Univ. de Séville) = Derecho es que se fagan lealmente. El formulario de los documentos notariales en Castilla.

11h30-12h / Adrián Ares Legaspi (Univ. de Séville) = La presentación gráfica de las fórmulas diplomáticas medievales en los escritorios de Santiago de Compostela en los siglos XIV y XV.

9h-12h30 – Session 3 b : espace européen

9h-9h30 / Maria Cristina Cunha et Maria João Oliveira Silva (Univ. de Porto) = Le formulaire de la corroboratio dans les documents d’un cartulaire médiéval portugais.

9h30-10h / Adele Di Lorenzo (Univ. de Sienne) = Pro ratione officii nostri debemus. Les devoirs du Bonus Pastor dans les actes de l’évêque de Laon Barthélémy de Joux (1113-1151).

10h-10h30 / Gaël Chenard et Jean-François Moufflet (Archives de la Vienne et Archives nationales) = La formule capétienne au XIIIe siècle : la fin du discours ?

10h30-11h pause café

11h-11h30 / Timothy Salemme (Univ. du Luxembourg) = Faire testament à Milan au XIIIe siècle : quelques remarques diplomatiques.

11h30-12h / Florentin Briffaz (Univ. Lyon 2) = Formuler la prééminence du prince en Savoie (XIIIe–XVe siècles)

12h-12h30 /Marco Conti (Univ. Lyon 2) = Formulaires et comptabilités. Les protocoles des registres comptables de la commune de Bologne (fin XIIIe–début XVe siècle).

Après-midi : découverte du patrimoine médiéval local, visite de Saint-Hilaire-le-Grand et de Notre-Dame–la-Grande par Cécile Voyer

Vendredi 15 juin : représentations artistiques et discours homilétiques

9h30-12h30 – Session 4 : iconographie, architecture et musique

9h30-10h / Élise-Annunziata Neuilly (Univ. de Bourgogne) = La notion formule/forme dans le champ iconographique des Vertus à l’époque médiévale

10h-10h30 / Frédérique Cahu (Univ. de Paris IV) = Le cycle peint des manuscrits enluminés des Décrétales de Grégoire IX, une formule figée ?

10h30-11h / Ekaterina Novokhatko, (Univ. autonome de Barcelone), « Le premier dimanche de l’Avent et l’évolution de sa formule iconographique dans les livres liturgiques en France (XIIIe–XVe siècles).

11h-11h30 pause café

11h30-12h / Krisztina Fehér, Brigitta Szilágyi et Balázs Halmos (Univ. de Budapest) = Interaction of Architecture and Mathematics in Medieval Times.

12h-12h30 / Margaret Dobby = Création et réitération dans le motet médiéval.

14h-17h – Session 5 : miracles et économie du salut

14h-14h30 / Loula Abdelrazak (Univ. de Waterloo) = Répétitions, variations et différences dans les recueils de miracles.

14h30-15h / François Wallerich (Univ.  Paris-Nanterre) = Qui manducat et bibit indigne… (1 Cor 11, 29). Usages d’un verset de saint Paul dans les récits de miracles eucharistiques (XIe-XIIIe siècle).

15h-15h30 / Michael I. Allen (Univ. de Chicago) = La formule dans les lettres d’Éginhard et de Loup de Ferrières : interférences et extensions nouvelles

15h30-16h pause café

16h-16h30 / Véronique Soreau (Univ. de Poitiers) = La formule dans l’art de guérir : la puissance des mots. Étude d’extraits en moyen-anglais des recettes médicinales des manuscrits Mss O.1.33 et R. 14.51, Trinity College Library, Cambridge.

16h30-17h / Agnès Blandeau (Univ. de Nantes) = The formulaic designation of the Jewish figure in a miscellany of  Middle English texts.

17h-17h30 Conférence de clôture

Informations pratiques :

Dates  : 13-15 juin 2018

Lieu : CESCM – salle Crozet – 24, rue de la Chaine, Poitiers

(Salle 102 en Sciences Humaines et Arts, 8, rue Descartes, Poitiers, le 14 juin au matin, pour la session 3a)

Source : Carnets du CESCM

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Appel à contribution – Révolutions Médiévales

La revue d’études médiévales anglaises BAM vous invite à soumettre un article pour son numéro 93 qui, dans la continuité de la thématique du congrès 2018 de la SAES, sera consacré au thème « révolution ». Les articles, en anglais ou en français, seront à envoyer avant le 30 octobre 2018. Nous recommandons aux auteurs intéressés de faire parvenir un titre et une brève description du contenu de leur article dès que possible.

Le terme « revolution » n’apparait pas dans la langue anglaise avant le XIVe siècle. Le mot est emprunté au français revolucion qui est issu du latin revolvere. En latin médiéval, l’acception de revolutio devient à la fois scientifique et religieuse puisqu’elle renvoie au mouvement des corps célestes ainsi qu’à la transmigration des âmes (ou métempsycose). La première trace du mot « revolution », utilisé pour signifier un brusque changement dans l’ordre social, date de 1450. Pour autant, cet emploi ne devient courant qu’à partir de la fin de XVIIe siècle.

De prime abord, il semblerait alors que l’utilisation du terme « révolution » dans un contexte médiéval soit anachronique. Néanmoins, ne pourrait-on pas aujourd’hui qualifier de révolution ou de révolutionnaire certains rapports de force qui ont pu exister en Angleterre au Moyen Âge et dont les enjeux furent le bouleversement de l’ordre politique et sociétal établi, la transformation économique du pays et les grands changements institutionnels et juridiques? La Révolte des paysans de 1381 ne serait-elle pas en fait une révolution ratée ?

En matière religieuse, le thème soulève la question de la reformatio et l’on pourrait explorer les différentes idées réformistes portées au sein de l’Église qui, entre le XIe siècle et le concile de Latran IV (1215), revendique la libertas ecclesiae et cherche à purger un système gravement corrompu. Plus tard, avant la Réforme, ce sont les Lollards qui, à partir du XIVe, vont tenter de transformer l’Église en profondeur. Certaines de leurs idées, comme la traduction de la Bible en langue vernaculaire ou l’abolition du célibat des prêtres, caractérisées alors comme hérétiques, n’étaient-elles pas révolutionnaires ?

Dans un registre moins sulfureux, « Révolution(s) » peut également être lié à la renovatio culturelle anglaise. Si le thème évoque à la fois une rupture et un retour au point de départ, il en est de même pour le terme « renaissance », utilisé pour caractériser, en même temps, un bouleversement intellectuel, la rupture avec un passé immédiat et la redécouverte d’un passé lointain glorieux. Ainsi des réflexions pourraient être menées sur le sens des renaissances northumbrienne, alfrédienne ou encore du XIIe siècle. Celles-ci ne révèlent-elles pas certaines caractéristiques similaires aux révolutions cultuelles ?

Par ailleurs, c’est le rapport entre oralité et écrit qui évolue au cours du Moyen Âge. Certains historiens qualifient de « première révolution de l’écrit » la multiplication des textes entre les XIe et XIVe siècles — mais l’évènement révolutionnaire par excellence de la toute fin du Moyen Âge pour ce qui est de l’écrit reste bien entendu l’invention de l’imprimerie, évènement qui pourra être étudié sous l’angle civilisationnel ou technologique. Avant cela, la professionnalisation de la fabrication des manuscrits peut également être considérée comme un profond bouleversement, même s’il fut plus discret et progressif. Comment les monastères, dont c’était une source importante de revenus et de prestige, l’ont-ils vécu ? Ont-ils tenté de combattre cette compétition nouvelle ou se sont-ils inclinés devant elle ?

En linguistique, on pourra comparer les influences respectives des langues parlées par les envahisseurs scandinaves ou normands à des périodes différentes sur l’anglais : faut-il y voir une évolution naturelle chahutée par l’histoire ? Et le retour à la langue vernaculaire dans la littérature anglaise comme une renaissance ? Le basculement d’une langue flexionnelle à l’ordre des mots souples vers une langue de plus en plus isolante à l’ordre des mots fixe peut-il être considéré comme une révolution ?

On pourra aussi se pencher sur la fin de l’anonymat des auteurs, qui indique un changement profond dans le rapport au passé et aux auteurs canoniques, et représente une forme de libération. On pourra également se poser la question des révolutions « qui n’ont pas eu lieu » ou alors beaucoup plus tard que dans d’autres pays européens : pourquoi les auteurs de langue anglaise ont-ils privilégié tout au long du Moyen-Âge les formes versifiées pour conter leurs histoires plutôt que la prose ?

Les articles, en anglais ou en français, seront à envoyer avant le 30 octobre 2018 à nolwena.monnier@iut-tlse3.fr. Ils donneront lieu à une évaluation en double aveugle. La feuille de style est à retrouver sur le site de l’AMAES : http://amaes.org/publications-de-l-amaes/notre-journal-bam/soumettre-un-article/

Source : Fabula

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Stage – Stage d’initiation au manuscrit médiéval et au livre humaniste

L’IRHT organise un stage annuel d’initiation au manuscrit médiéval et au livre humaniste, destiné aux étudiants de Master I et II (non professionnel sauf professionnalisation dans le domaine des manuscrits) et thèse en lettres, en philosophie, en histoire (notamment de l’enluminure). Le stage aura lieu du lundi 15 au vendredi 19 octobre 2018 au Centre Félix-Grat, Paris.

Formulaire de préinscription : à soumettre jusqu’au 10 septembre 2018

  • La première journée de stage, lundi 15 octobre, est consacrée à une présentation générale du manuscrit médiéval et de la codicologie.
  • Le stage d’initiation au manuscrit médiéval et au livre humaniste, domaine latin et roman, se poursuivra du mardi 16 au vendredi 19 octobre.
  • Le stage spécifique aux manuscrits grecs se tiendra du mardi 15 au jeudi 18 octobre. Les participants seront les bienvenus à la journée du 15 octobre qui pourra leur servir d’introduction générale s’ils le souhaitent.
  • Le stage spécifique aux manuscrits hébreux se tiendra également au Centre Félix-Grat, du mardi 16 au vendredi 19 octobre : les participants seront les bienvenus à la journée du 15 qui pourra leur servir d’introduction générale s’ils le souhaitent.
  • Le stage spécifique aux manuscrits arabes à venir.

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Les stagiaires seront répartis par groupes de spécialité (sources d’archives, latinistes, historiens de l’art, hébraïsants). Il ne sera pas possible, cette année, de former un groupe de travail accueilli par la section romane de l’IRHT. Les étudiants qui en relèveraient ne pourront donc être accueillis, sauf à pouvoir trouver place dans l’un des autres groupes.

Au cours du stage, pour donner une perspective d’ensemble sur le travail et la recherche, différents thèmes seront abordés à travers des exposés magistraux et des ateliers : présentation de manuscrits et introduction à la codicologie, histoire de l’écriture, mise en page et décoration, transmission des textes, histoire des bibliothèques, passage du manuscrit à l’imprimé, héraldique, reliure, exercice d’édition ou d’identification de textes. Une demi-journée se déroulera en bibliothèque ou aux Archives nationales autour de manuscrits ou de sources documentaires.

Nous tenons à préciser que les séances ne comprennent ni apprentissage de la paléographie, ni exercice de lecture. Le stage sera aussi l’occasion pour les étudiants de découvrir l’IRHT et sa riche documentation (microfilms, notices de manuscrits, catalogues) accessible aux chercheurs.

Pour des raisons matérielles, nous sommes contraints de limiter à 45 le nombre des participants au stage sur le manuscrit médiéval et le livre humaniste. Il y aura donc une sélection en fonction des sujets et de l’ordre d’arrivée des candidatures.

Les étudiants en Master 1 ou 2 (non professionnel sauf professionnalisation dans le domaine des manuscrits) ou en thèse sont priés d’adresser leur candidature après avoir choisi leur sujet de mémoire et en tout cas, avant le 10 septembre 2018. Ils recevront une réponse sitôt le dossier traité. Leur seront communiqués, avant le stage, le programme définitif et les indications pratiques.

La procédure de sélection est la suivante : les candidatures seront ventilées selon le profil des candidats entre les responsables des différents groupes de formation, qui décideront souverainement de l’acceptation ou non de la candidature. Il est donc vivement conseillé, d’une part, de s’inscrire aussi tôt que possible (ne serait-ce que pour organiser un éventuel séjour à Paris dans de bonnes conditions) et, d’autre part, de présenter une candidature aussi détaillée que possible. Nous attirons notamment votre attention sur le fait que les dossiers décrivant de manière trop vague le sujet de mémoire et/ou les sources dont l’emploi est envisagé ne seront pas acceptés.

Une participation forfaitaire de 100 € aux frais d’organisation sera demandée lors de la confirmation d’inscription (en l’absence de financement par l’université ou institution de rattachement, sur justificatif, une réduction pourra être accordée). Nous attirons votre attention sur le fait qu’en cas de prise en charge des frais par une institution, le bon de commande correspondant devra être parvenu à l’IRHT avant le 15 septembre 2018.

Une attestation de présence sera délivrée en fin de stage.

Le livret-guide du stage a pour objet de fournir les éléments essentiels pour s’initier à l’approche du manuscrit et de sa description, tels qu’ils ont été élaborés au fil du temps dans un laboratoire de recherche par des équipes spécialisées. Il est révisé chaque année et distribué sous format papier le premier jour du stage.

Contacts

Domaine latin et hébreu : stage-ms@irht.cnrs.fr

Manuscrits grecs : pierre.augustin@irht.cnrs.fr

Manuscrits arabes : muriel.roiland@irht.cnrs.fr

Adresse

Centre Félix Grat, 40 avenue d’Iéna 75116 Paris

Source : IRHT

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Colloque – The Bruegel Success Story. Creative Process, Imitation, Emulation, Workshop Organization and Business Strategies

The Bruegel dynasty, defined here as Pieter Bruegel the Elder and his artistic progeny, traded on its success for more than a century. Recent new hypotheses on the creative process and the chronology of the output of the family’s founder as well as an increasing interest in the careers and artistic production of the members of the second and third generations encourage further inquiry and reassessment.

Within the same family, creative genius inspired emulation, imitation and repetition. The careers led by the different members of the Bruegel dynasty, their working methods, the transmission of skills, the passing-down of models, workshop organization and in certain cases, large-scale production, collaboration within and outside the workshop, the role of patrons and the art market are among the many fascinating themes that are open for investigation.

Although priority will be given to technical studies, new biographical data, especially on lesser-known members of the family, will also be highly welcomed. Other proposals will be considered if they offer new insights into the interpretation and reception of works by members of the Bruegel dynasty. These could include studies on sixteenth and seventeenth-century artists influenced by the Bruegel tradition.

The language of the symposium is English.

Programme : bruegel2018

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Informations pratiques :

September 12-14, 2018 : The Bruegel Success Story

The Symposium XXI for the Study of Underdrawing and Technology in Painting will take place in Brussels, Royal Museum of Fine Arts of Belgium, Place du Musée, B-1000 Brussels.

Registration Fee

Registration includes the lectures, lunches and coffee breaks
Registration fee for participants:
Early bird rate: 220 euros (from 1 February to end-May 2018)
Full rate: 280 euros (from 1 June 2018)
Speakers : 100 euros

Source : KIK – IRPA

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Colloque – Administrer la ville dans et hors les murs (Occident, XIVe-XVIe siècle) Continuité(s) ou rupture(s) ?

Colloque organisé par l’Université de Picardie Jules Verne et le laboratoire TrAme (EA 4284)

Amiens, 21 et 22 juin 2018 Au Logis du Roy, Passage du Logis du Roi, 80000 Amiens

Comité scientifique :

Mathieu Béghin (TrAme, Université de Picardie Jules Verne)
Laurence Buchholzer (ARCHE, Université de Strasbourg)
Denis Menjot (CIHAM, Université Lumière Lyon 2)
Pascal Montaubin (TrAme, Université de Picardie Jules Verne)
Catherine Xandry (TrAme, Université de Picardie Jules Verne)

Depuis le début des années 2010, les rencontres scientifiques traitant la question des abords des villes médiévales en Occident, leur extra muros, à savoir les faubourgs, la banlieue et le plat-pays, se multiplient. Cette historiographie récente, aux acquis indéniables, demande cependant à être encore approfondie. Par exemple, la comparaison des modes de fonctionnement intra et extra muros permettrait de mieux les définir. On pourrait ainsi comprendre plus précisément les espaces périphériques et mieux appréhender la ville médiévale dans son ensemble. La recherche récente a montré que les espaces situés au dedans et au dehors de l’enceinte urbaine sont des zones policées sous le pouvoir d’une autorité politique commune, laïque ou religieuse.

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Programme :

21 juin 2018

Logis du Roy de l’UPJV

9h30 : accueil des participants
10h : ouverture

Mot d’accueil par Laurence Boulègue, professeure de littérature latine, directrice de TrAme, Univ. de Picardie Jules Verne
Introduction par Mathieu Béghin, post-doctorant, Univ. de Picardie Jules Verne, TrAme et Catherine Xandry, ATER, Univ. de Picardie Jules Verne
Bilan historiographique par Philippe Jansen, professeur d’histoire médiévale, Univ. Nice Sophia Antipolis

10h45
Le commerce et l’économie

Claire Pichard, ingénieure d’études, SRA/DRAC Hauts-de-France, La ville nourricière : étude d’un modèle de répartition des activités agricoles et d’échange entre le dehors et le dedans, en Champagne aux XIVe et XVIe siècles.
Julie Colaye, agrégée d’histoire, doctorante en histoire médiévale, Univ. de Picardie Jules Verne, Le prieuré victorien Saint-Guénault de Corbeil : un établissement religieux intra-muros aux bases économiques situées dans les faubourgs de la ville (XIVe-mi XVIe siècles).
Laurence Jean-Marie, maître de conférences HDR en histoire médiévale, Univ. de Caen-Normandie, Centre et périphérie ? Définition des espaces de juridiction de la ville à partir des textes de coutumes.
Discussions
12h30 : déjeuner

14h30
La défense militaire et sécuritaire

Jérôme Delhaye, doctorant, Univ. Catholique de Louvain, La participation féminine à la défense urbaine à la fin du Moyen Âge.
Julien Guinand, docteur en histoire, Univ. Lumière-Lyon 2, Le plat pays lyonnais, le premier support logistique et militaire de la ville de Lyon au cours des guerres d’Italie.
Aurélien Roulet, agrégé d’histoire, doctorant, Univ. Paris XIII-Villetaneuse, Peste des villes et peste des champs : les pratiques réglementaires de Lyon et son arrière-pays en temps d’épidémie pendant les guerres de Religion.
Discussions

16h30 : visite-conférence du quartier de la cathédrale d’Amiens par Pascal Montaubin, maître de conférences en histoire médiévale, directeur-adjoint de TrAme, Univ. de Picardie Jules Verne

22 juin 2018
Logis du Roy de l’UPJV

9h : accueil des participants

9h15
La défense et son impact urbain

Alain Salamagne, professeur d’histoire de l’art et d’archéologie, Univ. de Tours François-Rabelais, Défendre la ville durant la guerre de Cent ans : le temps des faubourgs.
Aurore Denmat-Leon, agrégée d’histoire, doctorante en histoire médiévale, Univ. Paris-Sorbonne, (Re)délimiter la ville en temps de guerre : la question des limites et des compétences urbaines dans les villes de Nantes et Rennes à la fin du Moyen Âge.
Albert Reixach Sala, post-doctorant, Univ. de Gérone, The impact of town wall building in the relationship between urban spaces and periphery in Catalonia during the second half of the 14th century.
Discussions
Pause 11h-11h15

Perception et occupation des espaces

Thomas Fressin, LASH, Univ. Nice Sophia Antipolis, Activités intra et extra muros des compagnies des chevaliers des nobles jeux – études des mises en scène de la notabilité bourgeoise pour régner dans l’espace urbain (XVe-XVIIe siècles).
Colin Arnaud, enseignant-chercheur en histoire, Univ. de Münster, Opposition entre ville et faubourg ou entre citadin et faubourien ? Les exemples de Bologne, Strasbourg et Görlitz à la fin du Moyen Âge.
Discussions
12h30 : déjeuner

14h
Justice

Julie Pilorget, agrégée d’histoire, doctorante en histoire médiévale, Univ. Paris-Sorbonne, « Pour obvier aux inconvéniens qui aviengnent en ceste ville ». Jalons pour une histoire de la répression prostibulaire dans le nord de la France (XIVe-XVIe siècles).
Agathe Roby, docteure en histoire médiévale, Univ. de Toulouse Jean Jaurès, Faire respecter l’ordre public : la gestion de l’espace urbain au prisme des sexualités extraconjugales (Midi toulousain, XIVe-XVIe siècle).
Elodie Lecuppre-Desjardin, professeure d’histoire médiévale, Univ. de Lille et Mathieu Vivas, maître de conférences en histoire médiévale, Univ. de Lille, Le lieu des supplices. Premières réflexions sur les lieux d’exécution dans les villes de Flandre, d’Artois et de Hainaut à la fin du Moyen Âge.
Discussions
15h45-16h : pause café

16h : conclusions par Denis Menjot, professeur émérite d’histoire médiévale, Univ. Lumière-Lyon 2

Source : Calenda

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Base de données – Collecta. Archive numérique de la collection Gaignières (1642-1715)

Accès : ici

Collecta est une base de données et un site Internet qui reconstituent virtuellement la collection de François-Roger de Gaignières (1642-1715) dispersée entre différents lieux de conservation (plusieurs départements de la Bibliothèque nationale de France et la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford). Elle est construite à partir de l’inventaire complet des 5 569 items (manuscrits, portefeuilles de dessins et d’estampes, imprimés, tableaux et objets) dressé en 1711, du vivant de l’antiquaire.

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La collection de François-Roger de Gaignières (1642-1715) comporte des images et des textes. Elle se construit sur le relevé et la copie, développe l’extrait, les référencements et les renvois internes, fixe des normes et établit des listes permettant les repérages et les recoupements. Un document, figuré ou écrit, produit à partir d’un monument ou d’une archive, peut faire l’objet de copies multiples pour trouver sa place sous différentes entrées dans des portefeuilles distincts, sollicités selon diverses thématiques (topographie, familles, institutions, costumes, etc.). Cette structure ouverte, conçue pour être sans cesse enrichie par ajout et intercalation, a disparu de la conscience des chercheurs aujourd’hui confrontés au document isolé. Dans la collection Gaignières le document, même précis, détaillé, légendé, etc., n’est pas conçu ni utilisé pour une fin unique ou préconçue. Cette propriété de la collection la « prédispose » à un usage numérique, à une réinterprétation continue et inépuisable.

Pendant presque un demi-siècle, l’antiquaire François-Roger de Gaignières, passionné par l’histoire de la noblesse et de la monarchie française, dépouille inlassablement les chartriers des châteaux, des abbayes et des chapitres, fait copier et relever des centaines de milliers d’actes, de titres et de monuments (tombeaux, épitaphes, plaques de fondation, vitraux, sceaux, tapisseries, etc.) et constitue ainsi une collection documentaire exceptionnelle sur les époques médiévale et moderne. En 1703, par l’intermédiaire de Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain, l’antiquaire propose à Louis XIV de créer une charge officialisant ce qu’il a accompli de manière privée depuis déjà trente ans. La conjoncture n’est pas propice et le projet – trop novateur – reste sans suite.

Source : Collecta

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Colloque – De Bagdad à Constantinople – Le transfert des savoirs médicaux (XIe-XVe s.)

Le colloque, De Bagdad a Constantinople – Le transfert des savoirs médicaux (XIe-XVe s.), se tient le jeudi 24 et vendredi 25 mai 2018 à Reims, et propose de mieux cerner les contours d’un mouvement d’hybridation culturelle. Il existe dans les manuscrits de nombreux textes parfois encore inédits qui se donnent comme des traductions de l’arabe, du syriaque ou du persan. Que contiennent ces textes ? Qui en furent les traducteurs ? Quels auteurs arabes ou quels types de textes ont-ils privilégiés ? Quelles méthodes ont-ils utilisées ? Quels rôles ont joués les lexiques botaniques bilingues ou trilingues ? De manière plus diffuse, on peut aussi déceler les emprunts moins explicites à des théories arabes dans les traités médicaux byzantins.

Dans le récit occidental de la translatio studiorum, on ne prête souvent aux Byzantins qu’un rôle limité : ils ont copié et préservé les textes grecs de l’Antiquité dans leur langue originale. Ils sont restés en marge du vaste mouvement de traduction qui a véhiculé les savoirs d’une rive à l’autre de la Méditerranée à mesure que se déplaçaient les centres du pouvoir. Les études récentes ont approfondi les modalités de ces triples (grec-syriaque-arabe) puis doubles traductions (grec-latin, arabe-latin, arabe-hébreu) et permis de préciser le contexte culturel de leur production dans lesquels elles avaient été commanditées. Cette nouvelle cartographie des voies de transmission du savoir invite à réexaminer l’attitude des Byzantins face à ce phénomène dont ils furent contemporains.

Entre le XIe et le XVe siècle, les savants byzantins ne se sont pas contentés de perpétuer l’héritage hellénique et patristique, ils ont aussi emprunté à leurs voisins arabes, persans, turcs ou latins des textes et des savoirs de leur temps. Pour le XIe siècle, on peut citer le cas de Syméon Seth traducteur de Kalila wa Dimna, le chef-d’œuvre de la littérature arabe. À la fin du XIIIe siècle, Maxime Planude a traduit Ovide, Macrobe ou Boèce en grec byzantin, afin de rendre accessibles aux hellénophones les grands textes littéraires du cursus latin.

Dans le domaine de la médecine, ces échanges furent particulièrement féconds. Comme les Latins, les Byzantins ont reconnu les progrès de la science arabe et ils ont éprouvé le besoin d’importer ces nouveautés scientifiques. Ce phénomène mal connu se manifeste sous différentes formes : ambassades, séjours d’études en terre d’islam, importation de produits pharmacologiques, constitution de lexiques botaniques, traductions ou adaptations de textes arabes et persans (uroscopie, sphygmologie, botanique, diététique, pharmacologie, etc.).

Ce colloque se propose de mieux cerner les contours de ce mouvement d’hybridation culturelle. Il existe dans les manuscrits de nombreux textes parfois encore inédits qui se donnent comme des traductions de l’arabe, du syriaque ou du persan. Que contiennent ces textes ? Qui en furent les traducteurs ? Quels auteurs arabes ou quels types de textes ont-ils privilégiés ? Quelles méthodes ont-ils utilisées ? Quels rôles ont joués les lexiques botaniques bilingues ou trilingues ? De manière plus diffuse, on peut aussi déceler les emprunts moins explicites à des théories arabes dans les traités médicaux byzantins.

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Programme :

Jeudi 24 mai 2018 à l’université de Reims Champagne-Ardenne

9h15 – Accueil des participants

9h30 – Allocution de bienvenue
09h45 – Frederick Lauritzen (Venise, Scuola Grande di San Marco), « Les débats byzantins sur la médecine au XIe siècle »
10h30 – Jakub Sypianski (Johannes Gutenberg-Universität Mainz), « La connotation du savoir médical arabe dans la société constantinopolitaine du XIe siècle »
11h15 – Pause

11h30 – Thibault Miguet (Paris, EPHE, PSL, IRHT), « Une traduction grecque inédite de la Risāla fī al-nisyān wa ‘ilājihi (Sur l’oubli et son traitement) d’Ibn al-Ǧazzar »

12h15 – Déjeuner (Buffet)

14h – Mario Lamagna (Naples, Università Federico II), « Uroscopia araba in greco »
14h45 – Stavroula Georgiou (Athènes), « Le traité urologique byzantin De urinis de Jean Zacharias Actouarios »
15h30 – Pause

15h45 – Brigitte Mondrain (Paris, EPHE, PSL), « La traduction d’antidota à partir du persan dans le Marcianus gr. V 8 »

17h30 – Visite des caves du champagne Lanson (66, rue de Courlancy)

20h – Dîner à la brasserie Excelsior (96, place Drouet d’Erlon)

Vendredi 25 mai 2018 – Bibliothèque Carnegie – Auditorium

10h – Marie Cronier (Paris, IRHT) et Antoine Pietrobelli (Université de Reims Champagne-Ardenne), « Influences arabes dans le traité de Syméon Seth Sur les facultés des aliments »
11h – Alessia Guardasole (Paris, CNRS, UMR 8167) et Antoine Pietrobelli, « Un traité inédit de Syméon Seth : le De vita sana et ses sources »
12h – Déjeuner au restaurant Le Saint-Julien (47, rue Eugène Desteuque)

14h30 – Barbara Zipser (Royal Holloway, University of London), « The use of non-Latin alphabets in the transmission of Simon of Genoa’s Clavis Sanationis »
15h15 – Matteo Martelli (Università di Bologna), « Du syriaque à l’arabe, du latin au grec : le De plantis attribué à Aristote et ses traductions »

Informations pratiques :

24-25 mai 2018

UNIVERSITE DE REIMS CHAMPAGNE-ARDENNE
Bâtiment 13 – Salle polyvalente
9 Boulevard de la Paix, 51100 Reims

BIBLIOTHEQUE CARNEGIE
Auditorium
2 Place Carnegie, 51100 Reims

Responsables scientifiques
Marie Cronier (CNRS, IRHT)
Alessia Guardasole (CNRS, UMR 8167 « ORIENT ET MÉDITERRANÉE »)
Antoine Pietrobelli (UNIVERSITÉ DE REIMS CHAMPAGNE-ARDENNE/CRIMEL/IUF)

Source : IRHT

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Offre d’emploi – Postdoctoral Research Associate in the History and Archaeology of Medieval and Early Modern Earthquakes

Location: Durham
Salary: £32,548 to £38,832 pro-rata
Hours: Part Time
Contract Type: Fixed-Term/Contract
Placed on: 30th April 2018
Closes: 30th May 2018
Job Ref: 013545

Closing Date: 30 May 2018 at midday

Working Arrangements: This role is part time (22.5 hours) but we will consider requests for flexible working arrangements including potential job shares

Fixed term for 24 months only.

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Applications are invited to apply for a Postdoctoral Research Associate in the History and Archaeology of Medieval and Early Modern Earthquakes. The successful candidate will be based in the Department of Archaeology and become a member of the Leverhulme-funded RISKRES project team (Risk and Resilience, Exploring historic responses to earthquakes, AD 1200-1755) under the supervision of Professor Chris Gerrard.

The RISKRES project (2017-2020) focuses on the analysis of responses to devastating earthquakes in Europe between AD 1200-1755 by examining historical, archaeological and architectural evidence for post-seismic disaster recovery. This research investigates questions such as the emergence of seismic cultures in pre-industrial Europe and tipping points when innovative responses were introduced.

For informal enquiries please contact Professor Chris Gerrard, (c.m.gerrard@durham.ac.uk). All enquiries will be treated in the strictest confidence.

Source : Jobs.ac.uk

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