Appel à contribution – Bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre – BUCEMA – Varia

Le Bucema 21.2 publié en ligne sur la plateforme Revues.org est en préparation. Nous vous invitons à soumettre, dès maintenant et avant le 31 août 2017, votre contribution pour ses différentes rubriques en vue de la publication du numéro varia n° 21.2, à paraître en décembre 2017. Pour exemple, le numéro 20.2 est consultable à l’adresse http://cem.revues.org/14507

Fidèle à son principe de diffusion de la recherche en train de se faire et librement accessible, le Bucema continue à mettre l’accent sur l’interdisciplinarité ‐sciences humaines et sociales, sciences de la nature et mathématiques‐, comme le meilleur moyen d’inventer une nouvelle médiévistique. Il est particulièrement intéressé par les contributions proposant des nouvelles méthodes, faisant état d’expériences dans le domaine des humanités numériques (digital humanities) et des nouvelles technologies, s’interrogeant sur les implications épistémologiques et conceptuelles des recherches sur le Moyen Âge. Il accueille aussi des études et des synthèses de fond dans les domaines de l’archéologie, de l’histoire et de l’histoire de l’art, tout en se faisant l’écho de l’actualité de la recherche la plus récente.

Tourné vers la communauté scientifique internationale, le Bucema accepte des contributions dans les langues suivantes : allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais.

Le contenu de votre contribution est soumis à un comité de lecture avant publication.

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Axes thématiques

Les différentes rubriques :

  • Recherche active : articles et études de fond inédits ;
  • Entretien : échanges avec un(e) spécialiste sur son expérience dans son domaine de recherches ;
  • Note de lecture : essai bibliographique thématique, autour d’un ou plusieurs ouvrages ;
  • Point de vue : sur une expérience concrète d’exercice, avec des implications dans le champ de la recherche ;
  • Découvertes : archéologique, archivistique, textuelle, iconographique, artistique, etc., importante ;
  • Chantiers : communications brèves mais problématisées, faisant état des avancées scientifiques des recherches nouvelles ou en cours (fouilles archéologiques, recherches archivistiques, iconographiques, lexicales, etc.) ;
  • Chroniques : synthèses fouillées des rencontres scientifiques ;
  • Dissertatio : résumés de thèses, de dissertations et de mémoires ;
  • Rendez-vous : annonces de nouveaux programmes de recherches, des rencontres à venir.

Modalités de soumission

Les articles seront soumis au comité de rédaction et envoyés au secrétariat de rédaction de la revue, sous forme électronique (fichier attaché format .doc, .docx), à l’adresse suivante :

bucema.contact@gmail.com

dès maintenant et avant le 31 août 2017.

Tout auteur qui envoie un article au Bucema‐Bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre, si cet article est accepté, reconnaît au CEM le droit de le publier sous forme électronique sur le site Revues.org.

Les contenus du Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre (BUCEMA) sont disponibles selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

Normes rédactionnelles

Se rapporter également à la Note aux Auteurs (http://cem.revues.org/522)

  • Les articles seront présentés dans la forme la plus simple possible, avec une économie de titres et de sous‐titres.
  • Les notes seront numérotées en continu et en chiffres arabes.
  • Les articles ne comporteront pas de bibliographie finale.
  • Les citations brèves, entre guillemets français (« et »), seront intégrées au texte. Les citations longues, disposées en retrait, ne seront pas entourées de guillemets.
  • L’italique sera utilisé pour les titres d’ouvrages ou de revues.
  • Les capitales seront accentuées.
  • Les illustrations seront présentées à part, sous un format jpeg de préférence (numérisation en 300 dpi) avec des légendes à part. Les illustrations doivent être libres de droit.
  • Il est demandé aux auteurs de donner des mots clés « matières » et « noms propres » pour chaque article.

L’auteur doit indiquer ses références biographiques professionnelles (fonction, institution de rattachement…).

L’auteur doit indiquer la rubrique à laquelle l’article est destiné :

  • Recherche active : articles et études de fond inédits (50000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris ; accompagnés d’un résumé de 10 lignes, en français et en anglais.) ;
  • Entretien : échanges avec un(e) spécialiste sur son expérience dans son domaine de Recherches (30000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Note de lecture : essai bibliographique thématique, autour d’un ou plusieurs Ouvrages (30000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Point de vue : sur une expérience concrète d’exercice, avec des implications dans le champ de la recherche (30000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Découvertes : archéologique, archivistique, textuelle, iconographique, artistique, etc., importante (15000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Chantiers : communications brèves mais problématisées, faisant état des avancées scientifiques des recherches nouvelles ou en cours (fouilles archéologiques, recherches archivistiques, iconographiques, lexicales, etc.)(15000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Chroniques : synthèses substantielles des rencontres scientifiques (15000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Dissertatio : résumés de thèses, de dissertations et de mémoires (15000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • À venir : annonces de nouveaux programmes de recherches, des rencontres à venir (15000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris).

Conseil scientifique

  • Guido Castelnuovo, Université d’Avignon -France
  • Manuel Castiñeiras, Universitat Autònoma de Barcelona – Espagne
  • Pierre Chastang, Université Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines – France
  • Philippe Cordez, Institut für Kunstgeschichte – Ludwig-Maximilians-Universität – Allemagne
  • Hélène Débax, Université Toulouse 2 Le Mirail- UMR 5136 FRAMESPA – France
  • Brigitte Derlon, EHESS – Laboratoire d’Anthropologie sociale – France
  • Leonardo Funes, Universidad de Buenos Aires – Argentine
  • Jean-Marie Fritz, Université de Bourgogne Franche-Comté – France
  • Christian Gensbeitel, Université de Bordeaux – France
  • Judite Gonçalves de Freitas, Universidade Fernando Pessoa – Portugal
  • Anita Guerreau-Jalabert, CNRS – UPR 841 – IRHT (Paris) – France
  • Thierry Kouamé, Université Paris 1 – UMR 8589 LAMOP – France
  • Elisabeth Lorans, Université de Tours – France
  • Pierre-Alain Mariaux, Université de Neuchâtel – Suisse
  • Christian Meyer, CNRS – ERL7229 – Centre de médiévistique Jean Schneider (Nancy) – France
  • Joseph Morsel, Université Paris 1 – UMR 8589 LAMOP – France
  • Maria Cristina Pereira, Universidade de São Paulo – Brésil
  • Isabelle Rosé, Université Rennes II – UMR 6258 CERHIO – France

Comité de rédaction

  • Pierre Bonnerue
  • Pascale Chevalier
  • Claude Coupry
  • Noëlle Deflou-Leca (Secrétaire générale de la rédaction)
  • Eliana Magnani
  • Daniel Russo
  • Christian Sapin (Directeur de la publication)
  • Cécile Voyer

Contacts

Bulletin du Centre d’études médiévales (BUCEMA)
3, Place du Coche d’Eau
89000 AUXERRE
tél : 03 86 72 06 60
fax : 03 86 52 06 45

bucema.contact@gmail.com

Source : Calenda

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Colloque – England in Europe. Thirteenth Century England XVII

Selwyn College, Cambridge
4-6th September 2017

ONLINE BOOKING NOW OPEN HERE! (CLOSES 24 AUGUST)

Conference registration fee (includes lunch 5 Sept and all refreshments): £60 / £40 for graduate students

Optional items:
B&B accommodation, 4 and 5 September: £63 per night
Cafeteria dinner, 4 September: £16.50
Cafeteria lunch, 6 September: £16.50
Conference wine reception and dinner, 5 September: £42

NB if you wish to changes to your booking, please contact Chris Briggs (cdb23@cam.ac.uk)

The Thirteenth Century England Conference, which brings together scholars on all areas of English (and latterly British) history, has been running every two years for thirty years. In 2015 the Conference moved from Aberystwyth to Cambridge, and we are based here again for the XVIIth edition in September 2017. TCE represents the largest forum devoted specifically to work on the Long Thirteenth Century and has over the years served to introduce many new scholars and new scholarship to those working on the period.

The theme in 2017 is ‘England in Europe’.

The aim is to explore the complex and multifaceted, not to mention highly topical, relationship between the British Isles and their continental contexts. The conference will be an opportunity to reflect on the extent to which recent scholarship on England and its British neighbours in the long thirteenth century has been shaped up by considerations of Britain’s place in Europe but also by wider trends in the history of medieval Europe. The focus of the conference remains very much on fostering collaborative scholarship, introducing and encouraging emerging historians of the period, and hearing about new research.

The venue is Selwyn College, and residential accommodation is on offer to delegates who wish to stay in Cambridge across the three days. The conference organizers are Julie Barrau, Chris Briggs, Caroline Burt, Andrew Spencer and Carl Watkins If you have an enquiry about the conference, please contact Julie Barrau (jb534@cam.ac.uk). Further details about costs and how to book will be posted here as soon as they are available.

13th century england

Provisional programme :

4 September

1330-1430 : Arrival and registration

1430-1600 Nathan Greasley (Aberystwyth), ‘Matthew Paris and the News from Europe’
Tom Smith (TCD), ‘The Italian Connection Revisited: Papal Provisions in Thirteenth- Century England’
1600-1630 Tea
1630-1745 Ian Stone, ‘Chronicle writing in London, Cologne and Genoa’
1900 Dinner

5 September

0900-1030 Philippa Byrne (Oxford), ‘Thomas Brown’s Schooldays: Remembering Norman Sicily in Thirteenth-­‐Century England’
Lars Kjaer (NCH), ‘Remembering the Vikings in Thirteenth-­‐Century England and Denmark’
1030-1100 Coffee

1100-1230 Amicie Pelissie du Rausas (Poitiers), ‘“Ad partes transmarinas”. The reshaping of Plantagenet continental power after the battle of Taillebourg (1242)’
Anais Waag (KCL), ‘‘‘Les enfants de Henri sont les cousins-germains des miens, je ne veux pas qu’ils soient éternellement leurs ennemies’: the letters of Eleanor and Marguerite of Provence in thirteenth-century Anglo-French relations’
1230-1400 Lunch

1400-1530 Antonia Shacklock (Cambridge), ‘A Continental or an Insular King? What can Henry III’s piety can tell us about his perceived identity?’
Philippa Mesiano (Kent), ‘Friars as papal and royal envoys: Diplomatic relations between King Henry III and Pope Alexander IV (1254–1261)’
1530-1600 Tea

1600-1715 Daniel Power (Swansea), ‘Cross-Channel communication after the “Loss of Normandy”’
1900 Pre Dinner Drinks and Conference Dinner

6 September

0900-1030 Rodolphe Billaud (Canterbury), ‘Similarities and Differences: The Lord Edward’s Lordship of Gascony, 1254-­‐1272’
Sean McGlynn, ‘National identity and the invasion of England, 1216-17’
1030-­‐1100 Coffee

1100-1215 Rebecca Springer (Oxford), ‘How Relevant Was the Fourth Lateran Council to Pastoral Care in England?’
1215-­‐1345 Lunch

1345-1500 Tony Moore and Matthew Norris (Reading), ‘Henry III’s “cheque-book diplomacy”: Success or failure?’
1500-­‐1530 Closing remarks

Source : University of Cambridge

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Journée d’étude – Terres cuites architecturales de l’Antiquité à la période contemporaine

’organisation de rencontres sur les Terres cuites architecturales (TCA) de l’Antiquité à la période contemporaine et notamment l’organisation d’une journée d’actualités à intervalle régulier comptent parmi les objectifs fixés lors de la création du Réseau TCA en 2014. Ainsi deux journées ont été réalisées, en juin 2015 à Paris puis en octobre 2016 à Auxerre. Cette journée sera l’occasion de faire le point sur l’actualité de la recherche que ce soit sur le Centre-Val de Loire ou d’autres régions plus éloignées.

Terres cuites

Programme :

Vendredi 29 septembre 2017

Auditorium du Musée des Beaux-Arts, 1 rue Fernand Rabier à Orléans

9h30 – Accueil des participants
Antiquité

10h-10h20 – Alain FERDIERE (LAT, UMR CITERES, Tours), Jean-Michel MORIN (CD45)  – Utilisation opportuniste de la terre cuite en remplacement de la pierre en décor architectural : deux exemples à Boiscommun (Loiret) et Mer (Loir-et-Cher)

Deux récentes identifications de découvertes de surfaces, sur deux sites gallo-romains, respectivement du Loiret (sanctuaire de Boiscommun, Chemault C Champ Carré ») et de Loir-et-Cher (villa de Mer C les Cohues ») montrent l’usage de la terre cuite pour le décor architectural : modillons de grande taille dans le premier cas, briques à décor estampé pour le second.

Plutôt qu’un usage courant qui serait jusqu’à présent passé inaperçu, cette pratique – rarement attestée en Gaule romaine – révèle plutôt, sans doute, ici un remplacement opportuniste de la bonne pierre de taille par la terre cuite architecturale, dans des secteurs où les ressources en pierre adéquate font défaut.

Quelques comparaisons extérieures, encore rares, pourront être cités, pour des régions voisines, en Gaule romaine.

10h30-10h50 – Benjamin CLEMENT (Archéodunum, UMR5138 ArAr, Lyon 2) – Entre antéfixes et plaques campana : la décoration architecturale en terre cuite de la villa de Messimy (Rhône)

Les fouilles menées à Messimy (69), dans l’arrière-pays de la colonie de Lyon, ont révélé une ferme aristocratique de la fin de l’Âge du fer, supplantée dès les années 40 av. J.-C. par une grande villa à plan centré. Outre le caractère ostentatoire de cette occupation, le site se démarque par l’utilisation de terres cuites architecturales dès la période gauloise – sous la forme de tuiles et des antéfixes à tête humaine – jusqu’à la fin de l’Antiquité. Un four de tuilier a été mis au jour pour les premiers états antiques, caractérisé par la production de tuiles, briques mais surtout de plaques campana dont certaines sont estampillées au nom du propriétaire.

11h00-11h20 – Yves MANNIEZ (Inrap) – Les tuiles et terres cuites architecturales dans les sépultures d’époque romaine du Midi de la Gaule

Cette intervention sera l’occasion de présenter les différents types de contenants funéraires de l’Antiquité mettant en œuvre des tegdlae et imbrices (coffres, bâtières, coffres mixte utilisant bois et tuiles issus de fouilles récentes) ainsi que quelques types particuliers de tuiles et carreaux de terre cuite que j’ai pu recenser sur les sites du sud-est de la Gaule (tegdlae à tenons et mortaises, tuiles inscrites, avec empreintes ou décors, tegdlae courbes …
Haut Moyen Âge

11h30-12h00 – Etienne JAFFROT (Eveha) – La production de Saint-Laurent-Nouan (Loir et Cher) : datation, structure de production, technologie et très brève typologie

Une opération archéologique à Saint-Laurent-Nouan, Ganay (Loir-et-Cher), réalisée durant l’été 2014 par C. Ben Kaddour (Eveha), a révélé un atelier de production potière et tuilière, datable de l’antiquité tardive, entre la fin du V e siècle et le deuxième tiers du VIe siècle. Cette double production est matérialisée dans l’emprise des fouilles par au moins un four rectangulaire et la production tuilière se manifeste essentiellement par de nombreux rebuts de tegulae et d’imbrices.

12h10-12h30 – Sébastien JESSET (Service archéologique Orléans) – Les couvertures en terre cuite au haut Moyen Âge en Orléanais : Un mode de construction pour quels bâtiments ?

Le sol de la ville d’Orléans livre régulièrement, au gré de l’exploration de son centre ancien, des lots de tegulae, imbrices et modillons du haut Moyen Âge issus des proches ateliers de Saran.

Les contextes de découvertes sont pour une large part dans un rapport évident avec des édifices religieux (Saint-Pierre Lentin, SainteCatherine, Saint-Pierre Empont, Saint-Michel…). Néanmoins, d’autres ensembles, plus problématiques, ne sont situés qu’à proximité immédiate de ces édifices (rue Saint-Etienne à quelques mètres de Sainte-Colombe, Mail Pothier le long de la cathédrale), parfois en relation avec des constructions dont l’origine religieuse n’est pas démontrable, voire incertaine (rue de Bourgogne, rue Jeanne d’Arc, Saint-Paul, place Sainte-Croix).

Les difficultés soulevées pour les milieux urbanisés, inhérentes à la diversité des bâtiments et fonctions qui se jouxtent et quelquefois se superposent, se trouvent amoindries dans les faubourgs et les espaces ruraux où des exemples permettent d’envisager de façon plus assurée, à la fois l’existence de toitures en terre-cuite, mais également leur présence en couvrement de bâtiments d’habitation disposant de murs en matériaux périssables.

Le corpus orléanais constitué de plusieurs dizaines de contextes variés couvrant une large période entre le VII e et le Xe siècle permet aujourd‘hui de s’interroger sur la mise en œuvre de ses toitures, le statut des bâtiments qui les reçoivent et finalement d’éclairer d’un jour nouveau un mode de construction plus fréquent qu’il n’y paraît.

12h30-13h30 – Déjeuner

13h30-13h50 – Coline LEJAULT, Amélie LAURENT-DEHECQ (CD45) – Utilisation de la terre cuite architecturale à l’échelle du village du haut Moyen-Âge de Saran (Loiret)

Les fouilles du village alto-médiéval de Saran ont livré un corpus d’environ 10000 fragments de terres cuites architecturales représentant un poids total de plus d’1 tonne. Ce mobilier est issu de contextes variés datés entre le VII e et le XIe siècle. La majorité correspond à des productions provenant des ateliers saranais de C la Médecinerie » situés à 500 m au nord du site.

Une partie du corpus a été retrouvée en place dans les sépultures et les fours de potier. Cependant, l’importante quantité de TCA mise au jour dans les autres structures questionne sur l’emploi de ce matériau sur le site en particulier sur sa mise en œuvre dans l’architecture des bâtiments à ossature bois. Il s’agit ici de présenter les résultats et hypothèses d’utilisation de la terre cuite architecturale en lien avec leur identification fonctionnelle mais aussi leur répartition spatiale.

14h00-14h20 – Arnaud REMY (CD 49) – Un ensemble angevin de briques estampées du haut Moyen Âge

En 2011, un remarquable lot de briques estampées a été mis au jour lors d’une fouille préventive à Juigné-sur-Loire (Maine-et-Loire). Réemployées dans un four antérieur au milieu du VIIe siècle, ces briques présentent des traces qui permettent d’aborder leur utilisation antérieure et leur fabrication. Leur découverte vient enrichir un corpus bien ancré dans l’Ouest de la France, auquel elle apporte un bel éclairage.
Moyen Âge

14h30-14h50 – Sylvie SERRE (Inrap) – Premiers résultats du référentiel typo-chronologique TCA sur le site castral de Vesvre (Cher)

Les fouilles menées sur le site castral de Vesvre ont donné lieu à la découverte de lots de TCA. Ces collections, bien que très modestes, couvrent un champ chronologique large, allant au moins du HMA au XIXe siècle, et concernent principalement les matériaux de couverture. L’étude menée dans le cadre du PCR Vesvre, a permis de proposer la constitution d’un référentiel typo-chronologique.

Au vu de la fragmentation des lots, le travail engagé croise les informations données par la nature des pâtes et les indications morphologiques. Il s’agit ainsi non seulement d’apprécier la diversité des types de tuiles, des modules mais de reconnaître des savoir-faire et des approvisionnements variés, qui vont de pair avec l’évolution des modes de couvrement.

La communication proposée portera essentiellement sur les résultats obtenus sur la période du HMA au XIIe siècle, en présentant notamment des tegdlae de tradition antique produites à la période alto-médiévale cédant la place à des tuiles à cavités de fixation sans crochets.
Moderne

15h00-15h20 – Yves DUFOUR (Fédération Archéologique du Loiret), Bruno LAGARDE (Histoire et Patrimoine) – Un atelier de carreaux de poêle et de céramiques très décorées au XVIe siècle : Nibelle « Les Poteries » (Loiret)

Situé en bordure Est du Massif d’Ingrannes, en forêt d’Orléans, le village de Nibelle, grâce à ses richesses en bois, en eau et en argile de qualité, a accueilli un artisanat potier dès le XIIIe siècle et une succession impressionnante de lignées de potiers et tuiliers, dont les mentions autorisent à restituer l’activité au moins depuis le XVIIe siècle sans discontinuité jusqu’au début du XXe siècle.

Une prospection systématique conduite au début des années 90 a permis, dans ce contexte favorable, de renseigner une vaste zone de dépotoir de rebuts de cuisson contenant outre des ratés de poterie, ceux de carreaux de poêles. Plusieurs milliers de fragments se rapportent à une production originale du XVIe siècle, passée jusqu’alors inaperçue dans la région. Un premier examen du matériel a permis de dresser une première ébauche de typologie et de retrouver au travers de certaines thématiques des décors une influence alsacienne certaine.

15h30-16h00 – Pause

16h00-16h20 Jean-Baptiste VINCENT, Anne BOCQUET-LIENARD, Adrien DUBOIS (CRAHAM) – Les tuileries de Barbery (Calvados)

La documentation médiévale et moderne dans la région de Caen mentionne régulièrement l’utilisation de la tuile de Barbery. Plusieurs tuileries, appartenant à différents monastères, sont attestées sur le site entre le XIVe et le XVIIIe siècle, lorsque leur production est livrée aux châteaux de Caen, de Falaise, etc. On ignore pourtant presque tout de la chronologie de ces tuileries, de la nature des productions, des modes de commercialisation, de l’organisation de la production et de l’exploitation des matières premières.

Un plan du XVIIIe siècle montre une organisation similaire pour chacune des trois tuileries alors en activité: autour d’une petite cour se répartissent le four, la halle de séchage, l’habitation, un bâtiment de stockage et une petite mare avec une évacuation vers le ruisseau. En s’appuyant sur ce plan, une prospection magnétique a tenté de révéler les fours, les zones de dépotoir et l’organisation des bâtiments. Elle a également fourni l’occasion de ramasser des éléments de terre cuite et d’évaluer la nature des productions (tuile, carreau, brique…). En outre, des carottages (et l’étude à l’échelle microscopique des sédiments collectés à différentes profondeurs) visent à l’identification des lieux d’extraction de la matière première et à sa caractérisation.

16h30-16h50 – Franck VERNEAU (Inrap) – Les plaques décoratives à motifs de cuirs, de rinceaux et de grotesques du XVIe siècle du château de Meulan (Yvelines)

Le travail mené avec Ophélie de Peretti et Pierre-Jean Trombetta entre 2000 et 2006 sur le château des Comtes de Meulan, dans les Yvelines, a été l’occasion de découvertes inattendues dont un four de potier du XVIe siècle. Le four était assez mal conservé et une partie importante de rebus de production ont été jetés dans l’aire de chauffe. Parmi les tèles, coquemards et autres formes classiques pour la deuxième moitié du XVIe siècle, un certain nombre de plaques estampées ont également été découvertes. Elles sont décorées de motifs de rinceaux, de décors de cuirs et de grotesques. Le vocabulaire ornemental évoque la seconde école de Fontainebleau avec des types très particuliers de motifs de grotesques. Surcuits, ces ornements sont très endommagés et les faces arrières très rarement conservées, ce qui nous prive de précieuses indications pour comprendre l’utilisation de ces éléments, peut-être comme carreaux de poêle ou décorations murales. L’étude de ce mobilier, du reste de la production potière et du four lui-même devrait reprendre en 2019 et initiera la publication de cet ensemble.

17h00-17h20 – Cyril LACHEZE (Doctorant – Équipe d’Histoire des Techniques – IHMC – Université Paris 1) – La production de terre cuite architecturale : une affaire systémique

Comme toute production, la fabrication de terre cuite architecturale constitue un maillon des activités de la société analysable comme un système, compris dans le sens analytique de la systémique telle que définie à la fin des années 1960 par Ludwig van Bertalanffy. Un C système » est constitué d’éléments individuels mis en interaction par un ensemble de flux matériels, humains, énergétiques ou encore d’informations ; l’ensemble, bien qu’entièrement dynamique, est généralement stable sur le court terme mais tend vers certaines évolutions à plus longue durée. Nous nous proposons dans cette communication d’explorer une lecture systémique appliquée à la production de terre cuite architecturale et aux activités annexes, de la fin du Moyen Âge au milieu du XIX e siècle. Il apparaît en effet, notamment à la lecture des sources écrites, que les situations dans lesquels sont produits à la fois les objets de terre cuite et les savoirs qui y sont liés (entre autres les savoirs écrits qui forment une partie importante de la documentation actuellement disponible sur cette question) résultent d’enchevêtrement de situations pouvant aboutir à une compréhension partielle voire faussée par l’historien ou l’archéologue si non entièrement pris en compte. À titre d’exemple, on peut citer des choix dans la construction des infrastructures pris non par les tuiliers mais par les propriétaires sur des critères purement financiers et non techniques ; des modules légaux de produits liés à des politiques protectionnistes relevant des conseils de villes ; un corpus de textes techniques de l’époque moderne (Encyclopédie ou Description des Arts et Métiers notamment) constitué sur la base de mémoires d’ingénieurs militaires et de recopiages ou traductions plus ou moins exacts des auteurs entre eux ; ou encore d’innovations brevetées au XIXe siècle qui reflètent avant tout les préoccupations mercantiles de centaines d’C inventeurs » développant pour la plupart des principes techniques absolument semblables. À défaut de reconstituer l’ensemble du C système » de production de la terre cuite dans un seul exposé, nous nous proposons ainsi, à travers plusieurs exemples typiques, de démontrer l’utilité et l’importance d’une telle approche pour l’étude de la production de terre cuite architecturale.
Contemporain

17h30-17h50 – Jean François NAULEAU (Inrap) – Terres oubliées : les terres cuites contemporaines

Les études de bâti et de matériaux contemporains occupent une place grandissante dans l’arc1éologie actuelle. Pourtant notre connaissance des C produits rouges » et des lieux de production des XIXe et XXe siècles reste lacunaire…et le spécialiste en TCA n’est pas mieux armé que face à des tegdlae romaines.

L’élaboration d’une base de donnée inventoriant les lieux de production contemporains et d’un catalogue typo-chronologique des matériaux associés paraît désormais indispensable à l’échelle des Pays de la Loire.
Poster

François CAPRON, Bruno VANDERHAEGEN (Inrap) – L’apport de l’étude de la TCA pour la fouille de C La Mare de Saules » à Allonnes

Sur le site de C La Mare des Saules », la T.C.A est présente exclusivement en position secondaire dans des niveaux de remblais ou en comblement de C dépotoirs ». Les vestiges découverts à Allonnes (ensembles funéraires, habitats et un lieu de culte conservé en fondations) ne forment pas un contexte d’étude favorable pour aborder la production ou l’utilisation de ces T.C.A. Cependant, la durée d’occupation du site, qui couvre une large fourchette chronologique comprise entre le Moyen Âge et l’époque contemporaine, permet d’aborder la diversité et l’évolution des productions en terre cuite par une approche diachronique.

La problématique de l’étude des T.C.A du site d’Allonnes s’est centrée sur la caractérisation des différentes pâtes et formes relevées au sein de contextes datés, afin de fournir des éléments de datation aux contextes n’ayant livré comme mobilier que de la T.C.A. Ainsi, les quelques 1 300 restes de T.C.A étudiés ont permis une bien meilleure compréhension de l’articulation chrono-stratigraphique des vestiges d’Allonnes, et ont également alimenté une discussion critique des datations fournies par d’autres méthodes. L’objectif de notre présentation est donc de montrer de manière chiffrée les contextes exclusivement datés par ce type de matériau, mais aussi ceux dont la T.C.A a été d’un apport décisif dans la discussion de la datation.

La fouille du site d’Allonnes a ainsi démontré la nécessité de la prise en compte de ce type de matériau, même sur des sites où elle ne s’impose pas d’emblée.

Samedi 30 septembre 2017 Visite la matinée de la tuilerie de la Bretèche

Située à Ligny-le-Ribault à une trentaine de km du centre-ville d’Orléans, la tuilerie de la Bretèche classée monument historique fait partie des dernières tuileries traditionnelles encore en activité :

http://www.tuilerie-de-la-breteche.fr/

Cette journée sera l’occasion de faire le point sur l’actualité de la recherche que ce soit sur le Centre-Val de Loire ou d’autres régions plus éloignées.

Source : Calenda

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Offre d’emploi – Research Assistant Zeno Karl Schindler/MINIARE Fellow

University of Cambridge – Fitzwilliam Museum

Location: Cambridge
Salary: £25,298 to £29,301
Hours: Full Time
Contract Type: Fixed-Term/Contract
Placed on: 11th July 2017
Closes: 20th October 2017
Job Ref: DA12722

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Fixed-term: The funds for this post are available for 12 months in the first instance.

The Fitzwilliam Museum houses the principal collections of art and antiquities of the University of Cambridge, and holds over half a million objects in its care. The Department of Manuscripts and Printed Books (MSSPB) preserves one of the finest collections of illuminated manuscripts in the world, dating from the tenth to the sixteenth century.

The successful candidate, supported by the MINIARE Fellowship of the Zeno Karl Schindler Foundation, will join the cross-disciplinary team of the research project MINIARE (Manuscript Illumination: Non-Invasive Analysis, Research and Expertise, http://www.miniare.org). Based at the Fitzwilliam Museum, University of Cambridge, MINIARE focuses on the non-invasive analyses of the materials and techniques used in medieval and Renaissance illuminated manuscripts.

Under the supervision of the Fitzwilliam Museum’s Research Scientist and the Keeper of Manuscripts and Printed Books, the Zeno Karl Schindler / MINIARE Fellow will analyse medieval and Renaissance illuminated manuscripts with a combination of non-invasive analytical tools. He/she will be trained in the combined, mutually complementary use of different imaging and analytical methods. He/she will become fully aware of the conservation needs of unique and exceptionally fragile manuscripts, as well as of the broader cultural and historical questions that the Museum’s cross-disciplinary research endeavours to clarify.

Candidates should hold a Bachelor’s or Master’s Degree in physics, chemistry, materials science or cultural heritage science. Those who have recently completed a PhD in any of these fields will also be considered. They should be familiar with a range of analytical and technical imaging methods.

A collaborative, supportive and flexible team working style is essential. The ability to deal with people at all levels and in a professional manner is crucial. A high degree of IT literacy, preferably including the use of software for data acquisition and analysis and image processing, is required. A strong interest in art and art conservation would be an advantage.

Planned interviews: w/c 13 November 2017

Once an offer of employment has been accepted, the successful candidate will be required to undergo a basic disclosure (criminal records check) check and a security check.

To apply online for this vacancy and to view further information about the role, please visit:

http://www.jobs.cam.ac.uk/job/14321. This will take you to the role on the University’s Job Opportunities pages. There you will need to click on the ‘Apply online’ button and register an account with the University’s Web Recruitment System (if you have not already) and log in before completing the online application form.

Any queries should be directed to recruitment@fitzmuseum.cam.ac.uk or Tel: 01223 764840.

Please quote reference DA12722 on your application and in any correspondence about this vacancy.

The University values diversity and is committed to equality of opportunity.

The University has a responsibility to ensure that all employees are eligible to live and work in the UK.

Source : Jobs.ac.uk

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Colloque – Santé et médecine à la cour de France (Moyen Âge-XIXe siècle)

19-20 oct. 2017
Paris

Ce colloque international, organisé par Stanis Perez (MSH Paris Nord) et Jacqueline Vons (Université de Tours / SFHM) dans le cadre de l’axe de recherche « La médecine à la cour de France » de Cour de France.fr, est consacré aux questions relevant de la santé et de la médecine à la cour de France, du Moyen Âge au XIXe siècle. Il a pour but d’approfondir l’étude du rôle des médecins, chirurgiens et apothicaires dans la vie quotidienne des espaces et des personnes de l’entourage royal ainsi que dans la mise en place de stratégies collectives pour éviter, fuir ou combattre les épidémies. Cette manifestation apportera également un éclairage nouveau sur le rôle joué par le mécénat royal en tant que vecteur de promotion et de diffusion de notions ou de pratiques médicales nouvelles. Les communications présentées interrogeront enfin l’image que les médecins de cour ont voulu ou ont pu donner d’eux-mêmes tant à leurs contemporains qu’à la postérité. Toutes ces pistes seront explorées à travers un panel de sources variées, à la lumière de l’historiographie récente et à la confluence tant de l’histoire des textes médicaux que de l’étude de la cour de France.

Lieu : Institut d’études avancées de Paris, Hôtel de Lauzun, 17 quai d’Anjou, 75004 Paris

Inscription gratuite obligatoire sur le site de l’Institut d’études avancées de Paris

Cour de France

Programme :

Jeudi 19 octobre

9h15 : accueil
9h45 : introduction au colloque par Stanis Perez

10h-12h- La cour, un lieu privilégié des connaissances et des pratiques médicales ?
Président de séance : Alexandre Lunel, Université Paris 8

Franck Collard, Université Paris X-Nanterre – Entre savoir et pouvoir : les professionnels de la santé à la cour de Charles VII.
Évelyne Berriot-Salvadore, Université de Montpellier – La cour, caution et vecteur d’un savoir médical vulgarisé
Stanis Perez, MSH Paris Nord – Antimoine, médecine et alchimie à la cour autour de la guérison de Louis XIV en 1658

12h-14h – Déjeuner

14h-18h – Quand la cour est malade…
Présidente de séance : Élisabeth Belmas, Université Paris XIII

Bénédicte Lecarpentier-Bertrand, Université Paris XII-Créteil – Des corps souffrants et sous surveillance : problèmes et soins de santé à la cour de France dans la première moitié du XVIIe siècle (années 1590-1670)
Xavier Le Person, Université Paris IV, IEP Paris – Les Mercures de la politique. Les médecins de cour au chevet de la politique en France aux XVIe et XVIIe siècles
Justin Rivest, Université de Cambridge – Médicaments curiaux, médicaments charitables : Le médecin de cour Adrien Helvétius et la distribution des remèdes aux soldats et aux pauvres sous Louis XIV
15h40-16h00 – Pause

Geneviève Xhayet, Université de Liège – Curistes issus de la cour de France aux eaux de Spa
Charles-Eloi Vial, BnF – Soigner et être malade à la cour de Napoléon Ier

Vendredi 20 octobre

9h30-12h – Le monde médical à la cour : influences et stratégies ….
Président de séance : Vivian Nutton, First Moscow State Medical University

Isabelle Coquillard, Université Paris X-Nanterre – L’affirmation d’un groupe professionnel à la cour
Joël Coste, EPHE (APHP) – Chirac, la Cour et la peste de Provence (1720-3)
Jacques Rouessé, Académie nationale de médecine – La maladie de Louis XV l’été 1721
Jacqueline Vons, Université François-Rabelais de Tours, présidente de la SFHM – Pierre Dionis, chirurgien aulique (1643-1718)
12h-14h – Déjeuner

14h-16h – Le médecin de cour en montre
Président de séance : Guy Cobolet, Bibliothèque interuniversitaire de Santé, Université Paris-Descartes

Magdalena Koźluk, Université de Lödz – Prescrire et plaire aux Seigneurs et aux Dames de la cour : Les Ordonnances de N. A de la Framboisière
Chloé Perrot, université de Lille 3, École du Louvre – La Médecine absente. Portraits de médecins de cour du XVIe au XIXe siècle
Loïc Capron, Université Paris-Descartes, APHP – Diafoirus père et fils, ou la revanche des médecins auliques ?

Conclusions du colloque par Jacqueline Vons

Comité scientifique :
Florence Alazard, Université François-Rabelais de Tours, CESR
Guy Cobolet, Bibliothèque interuniversitaire de santé, Paris
Alexandre Lunel, Université Paris VIII
Vivian Nutton, First Moscow State Medical University, Moscou
Jean-Paul Pittion, Université François-Rabelais de Tours, CESR, Trinity College, Dublin

Responsables :
Jacqueline Vons, Université François-Rabelais de Tours, CESR
Stanis Perez, Maison des sciences de l’homme Paris Nord,

Contacts :
Stanis Perez : stanis.perez chez mshparisnord.fr
Jacqueline Vons : jacqueline.vons chez univ-tours.fr

Source : Cour de France

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Offre d’emploi – Getty/ACLS Postdoctoral Fellowships in the History of Art

The online fellowship and grant administration (OFA) system will open for applications in late July.

Fellowship Details

  • Amount: $60,000 plus $5,000 for research and travel expenses
  • Tenure: the 2018-19 academic year
  • Completed applications must be submitted through the ACLS online fellowship and grant administration system (ofa.acls.org) no later than 9 pm Eastern Daylight Time, October 25, 2017.
  • Notifications will be sent via email by late March 2018.

ACLS - logo

ACLS invites applications for Getty/ACLS Postdoctoral Fellowships in the History of Art, made possible by the generous support of the Getty Foundation. These fellowships are intended to support an academic year of research and/or writing by early career scholars for a project that will make a substantial and original contribution to the understanding of art and its history. The ultimate goal of the project should be a major piece of scholarly work by the applicant. ACLS does not fund creative work (e.g., novels or films), textbooks, straightforward translation, or pedagogical projects.

ACLS will award 10 fellowships, each with a salary-replacement stipend of $60,000, plus $5,000 for research and travel during the award period. The fellowships are portable and are tenable at the fellow’s home institution, abroad, or at another appropriate site for the work proposed. Awards also will include a one-week residence at the Getty Research Institute following the fellowship period.

Getty/ACLS Postdoctoral Fellowships may not be held concurrently with other fellowships and grants, though they may be combined with sabbatical. Tenure of the award must encompass the entirety of the 2018-19 academic year, during which fellows must devote themselves to full-time research and writing.

Please read carefully through the eligibility, application requirements, and evaluation criteria detailed here as well as accompanying FAQ.

Eligibility

  • Applicants must have a PhD that was conferred between September 1, 2012 and December 31, 2016.
  • Applicants who earned their PhDs in and/or are currently employed in any humanistic field may apply, so long as they demonstrate that their research draws substantially on the materials, methods, and/or findings of art history, and contributes to the field. Scholars may propose new approaches to art historical scholarship and/or explore connections between art history and other humanistic disciplines.
  • This program welcomes proposals from applicants without restriction as to citizenship, country of residency, location of work proposed, or employment.
  • An application must be completed in English by the applicant.

Application Requirements
Applications must be submitted online and must include:

  • Completed application form
  • Proposal (no more than five pages, double spaced, in Times New Roman 11-point font)
  • Up to three additional pages of images or other supporting non-text materials (optional)
  • Project bibliography (no more than two pages)
  • Publications list (no more than two pages)
  • Two reference letters

Evaluation Criteria
Peer reviewers in this program are asked to evaluate all eligible proposals on the following four criteria:

  1. The potential of the project to advance the field of art history and make an original and significant contribution to knowledge of art and its history.
  2. The quality of the proposal with regard to its methodology, scope, theoretical framework, and grounding in the relevant scholarly literature.
  3. The feasibility of the project and the likelihood that the applicant will execute the work within the proposed time frame.
  4. The applicant’s scholarly record and potential for scholarly achievement.

Source : ACLS

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Podcast – Patrick Boucheron, « Chaque époque rêve la suivante »

Quelle est la séduction de la tyrannie? Comment le tyran, seigneur de Milan, Bernabò Visconti devient-il « de son vivant, un personnage de fiction » au 14e siècle? Pourquoi les fictions? Et pourquoi sont-elles politiques? Comment définir la fiction? En quoi est-elle une expérience de pensée?

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=00cbc6c7-2f3a-4787-bb9e-813a763a3ffe

Patrick Boucheron, titulaire de la chaire « Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIᵉ-XVIᵉ siècle » interroge à la fois notre actualité inquiétante et celle du Moyen Age, autour de l’attrait du tyran et de la puissance narrative du pouvoir, dans la série de cours donnée début 2017, sous le titre « Fictions politiques ».

Cet historien, passionné de littérature, dont la thèse de doctorat portait sur « l’urbanisme et la politique édilitaire à Milan au XIVe et XVe siècle », expliquait l’an dernier au micro de Christine Goémé qu’il a fait sienne la devise de l’illustre magazine Actuel :  » Aller chercher dans le passé ce qui est nouveau et intéressant ».

Dans ce même entretien, parlant de sa profession d’historien, il déclare : « il faut faire ce métier à la première personne, corporellement, c’est quelqu’un qui nous parle à un moment donné et qui se situe là ».

Ce moment donné, c’est l’Histoire avec un grand H qui nous a tous saisis, sans répit depuis 2015. Dans son essai écrit avec Mathieu Riboulet, Prendre dates, Paris 6 janvier – 14 janvier 2015, Patrick Boucheron revient sur « ce que les manuels d’histoire nommaient la montée des périls, pour désigner les années trente en Europe », « je me demandais, témoigne-t-il, ce que ça pouvait bien faire au corps, au cœur et à l’esprit de vivre une période où d’une année à l’autre, tous les signaux passent au rouge : est-ce qu’on s’en aperçoit, est-ce qu’on en prend la mesure (…), est-ce qu’on se sent condamné à l’impuissance, est-ce qu’on décide d’agir, mais alors pour faire quoi (…) ? »

L’historien n’hésite pas à dire ses manques, ses doutes, questionner ce qui dérange et ce qui est possible, face à une époque « stimulante intellectuellement mais dangereuse politiquement ». A la revue Critique, en 2015, il défend 2 exigences dans son métier : « éclaircir ce qui est obscur, assombrir les clartés illusoires ».

S’il affirme la présence bienveillante de Walter Benjamin dans son œuvre, il la définit comme « inquiétante », « sa pensée, souligne-t-il encore, étant fracassée par l’histoire ».

Avant d’interroger et de chercher les bases théoriques de la fiction et de se donner pour guide, Michel Foucault, dans cette entreprise, le médiéviste note : « le pouvoir s’impose par sa capacité à se raconter, par la puissance de sa narration » et « en tordant le récit de nos propres vies ».

Patrick Boucheron questionne la politique de la laideur et du faux, de la télé-réalité à Trump, « ces fictions qu’on adore détester » et il revient sur la fresque « Du bon gouvernement » de Lorenzetti. Il n’a « pas refermé », dit-il, son livre, Conjurer la peur : Sienne 1338. Essai sur la force politique des images : dans cette fresque la tyrannie est représentée comme un monstre. Derrière l’image, il y a l’inquiétude du mauvais gouvernement. En fait Lorenzetti a démasqué la tyrannie.

« Le tyran attirant, c’est la puissance fictionnelle elle-même » souligne encore l’historien.

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 10 janvier 2017 pour le cours de Patrick Boucheron, aujourd’hui, « Chaque époque rêve la suivante »

Source : France Culture

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Podcast – Histoires de peintures, de Daniel Arasse

Qu’est ce qui fascine dans un tableau, qui fait que telle œuvre plutôt qu’une autre nous arrête et qu’on ne peut s’en détacher ? En 2003, l’historien de l’art Daniel Arasse tentait de répondre à ces questions à travers une série de vingt-cinq émissions sur France Culture.

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Épisodes :

Secrets de peintres : ici
Un archange auto-stoppeur : ici
La Vierge échappe à toute mesure : ici
Perspective et Annonciation : ici
L’invention de la perspective : ici
La peinture comme pensée non verbale : ici
La Joconde : ici
Pour une histoire brève du maniérisme : ici

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Colloque – Aymon de Montfalcon, mécène, prince et évêque (1491-1517)

Organisateurs:
– Bernard Andenmatten, bernard.andenmatten@unil.ch Dave Lüthi, dave.luthi@unil.ch
– Jean-Claude Mühlethaler, jean-claude.muhlethaler@unil.ch Brigitte Pradervand, pradervand@omedia.ch

Lieux et dates :

31 août 2017 : Université de Lausanne, Anthropole, salle 2024
1er septembre 2017: Château Saint-Maire, Place du Château, Lausanne

Entrée libre

Contact : Bernard.Andenmatten@unil.ch

Aymon de Montfalcon

Programme :

Le prélat et le diplomate

09h45 : Bernard Andenmatten (Unil), La fonction épiscopale vers 1500 : les multiples facettes d’un prince-évêque lausannois.
10h00 : Stéphanie Manzi (Unil), Aymon de Montfalcon et l’Observance : la fondation des couvents de Savigny, de Ste-Catherine du Jorat et de Morges.
10h45 : Pause café
11h00 : Eva Pibiri (Unil), Aymon de Montfalcon et son rôle d’ambassadeur de la cour de Savoie.
11h45 : Grégoire Oguey (Université de Neuchâtel), Le rapport à l’Italie et à l’Antiquité d’Aymon de Montfalcon et de ses chanoines.

Un prince lettré en son château

14h00 : Karen Straub (Conservatrice au Museum Schnütgen de Cologne), Les peintures murales au Château St-Maire – autour des modèles allégoriques du prince-évêque.
14h45 : Philippe Frieden (Université de Genève), Temple et portail : fictions architecturales entre Bourgogne et Savoie.
15h30 : Pause café
15h45 : Estelle Doudet (Université Grenoble Alpes), Maître Antitus, orateur.
16h30 : Jean-Claude Mühlethaler (Unil), Sagesse proverbiale à l’usage d’une cour : le cheval de Jeunesse, le rocher de Fortune.
Vendredi 1er septembre 2017 : Château Saint-Maire

Un évêque flamboyant et sa mémoire

09h00 : Kérim Berclaz (Unil), Les aspects liturgiques de la chapelle Montfalcon à la cathédrale de Lausanne.
09h45 : Dave Lüthi (Unil), Le portail occidental, sources, modèles, signification.
10h30 : Pause café
10h45 : Karina Queijo (Unil), Le portail occidental de la cathédrale et les choix iconographiques d’Aymon de Montfalcon.
11h30 : Brigitte Pradervand (Unil), Devises, armoiries et portraits d’un évêque en constante représentation.
11h15 : Visite du château, siège du conseil d’Etat vaudois, en compagnie de son chancelier, M. Vincent Grandjean.

Vendredi après-midi : Visite du portail Montfalcon à la Cathédrale et visite de l’exposition qui lui est consacrée au Musée Arlaud.

Source : Blog de l’ApAhAu

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Colloque – The restoration of the tapestry cartoon of the Martyrdom of st. Paul

2 and 3 October 2017
Conferences in the “Salle de Milice” (lunch in the “Salle Ogivale”), Town Hall of the City of Brussels

The restoration of a work of art is always a good opportunity to question artistic practice through interdisciplinary dialogue. In this respect, the restoration of the tapestry cartoon of the Martyrdom of St. Paul in the Brussels City Museum has kept its promise.

To mark the completion of the restoration, the City of Brussels, in cooperation with the Historic Monuments and Sites Department, is organising two study days on 2 and 3 October 2017.

The conferences will be based around three strands:
– In the rst part, the discussions intend to place the cartoon of St. Paul in its artistic and cultural context.
– The second part will highlight the challenges, discoveries and contributions of the restoration project.
– The third part will emphasize a little-studied body of works: the tapestry cartoons which are still kept today in public institutions. They will be presented from different angles: provenance, material history, a comparison of derivative cartoons and tapestries, technological studies, the state of knowledge and avenues of study, as well as museum issues.

Tapestry Cartoon

Programme :

Monday 2 october 2017

Reception

13:30 : FIRST SESSION: THE CARTOON IN CONTEXT
CHAIRMAN : Stéphane Demeter (Historien Premier attaché, Direction des Monuments et des Sites)

Introduction générale aux journées – Isabelle Douillet (Conservatrice en Chef des Musées de la Ville de Bruxelles)
Bruxelles et la tapisserie à la Renaissance – Cecilia Paredes (Historienne de l’art, Direction des Monuments et des Sites/Université Libre de Bruxelles)
Pieter Coecke et la vie artistique bruxelloise – Véronique Bücken (Conservatrice des collections de peintures anciennes aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique)
L’usage des cartons aux 16e et 17e siècles – Dr Ingrid De Meûter (Conservator textielcollecties, Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis van België)
Les artistes et le papier à Bruxelles au 16e siècle – To define
Pieter Coecke : auteur de cartons de vitraux ? – Isabelle Lecocq (chefs de travaux, Institut royal du Patrimoine artistique – KIK-IRPA)
Questions
Coffee break

Saint Paul et l’Europe des religions – Florence Buttay (Historienne, Professeur à l’Université de Bordeaux-Montaigne)
La Décollation considérée comme un de Old Master Drawings. Beaux-Arts. Réflexions sur le thème du carton – Guy Delmarcel (Kunsthistoricus, emeritus professor Katholieke Universiteit Leuven)
Questions

Visit to the tapestries at the Town Hall (optional) – Aperitif at the City Museum near the cartoon: welcoming speech by Councillor Karine Lalieux

Tuesday 3 october 2017

8:00 – SECOND SESSION: CONSERVATION
CHAIRWOMAN Marjolijn Debulpaep (Verantwoordelijke van de Cel Preventieve Conservatie, KIK-IRPA)

9:00 Un chantier d’envergure – Bérengère de Laveleye (Conservatrice au Musée de la Ville de Bruxelles)
9:20 Le processus de la restauration – Hélène Bartelloni (Restauratrice en chef de la restauration du carton de saint Paul)
9:50 Recherches et observations faites lors de la restauration – Isabelle Drieu la Rochelle (Restauratrice, spécialisée dans les grands formats)
10:30 Questions
10:45>11:15 Coffee break

11:15>11:35 The drawings of Pieter Coecke – Stijn Alsteens (International Director of the Old Master Drawings department of Christie’s, former curator of the Department of Drawings and Prints at the Metropolitan Museum of Art)
11:35>12:00 Le carton : genèse de la composition, histoire matérielle et rapports à la tapisserie – Catheline Perier-D’Ieteren (Professeure honoraire à l’Université Libre de Bruxelles), Cecilia Paredes et Hélène Bartelloni
12:00 Questions
12:15 Lunch

THIRD SESSION: THE CARTOONS OF THE RENAISSANCE
CHAIRWOMAN Valentine Henderiks (Chargée de cours à l’Université Libre de Bruxelles)

The Acts of the Apostles and the tapestries of the Vatican – Arnold Nesselrath (Vatican Museums, Rome) (to be confirmed)
The challenges of conserving the cartoons of the Acts of the Apostles (copies) at the National Gallery, Dublin – Maighread McParland and Ranson Davey (National Gallery, Dublin)

A curious collection of Raphael copies in Oxford – An Van Camp (Ashmolean Museum, Oxford)

Les cartons des Fructus Belli – Dominique Cordelier (Musée du Louvre, Paris)
Coffee break

The cartoon of the History of Scipio, preserved at the Rijksmuseum – Ebeltje Hartkamp-Jonxis ? (Amsterdam) (to be con rmed)
The cartoons of the Conquest of Tunis – Katja Schmitz-von Ledebur (Kunsthistorisches Museum, Vienna)
The cartoon of Noah – Concha Herrero (Patrimonio national, Madrid)

Conclusion – Cecilia Paredes

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