Appel à contribution – Les formes de réglementations des métiers dans l’Europe médiévale et moderne : créations et renouvellements

Cette première rencontre souhaite jeter les bases d’une réflexion commune, dans un cadre international, sur les systèmes de réglementation des activités professionnelles au cours du second Moyen Âge et de l’époque moderne (XIIe-XVIIIe siècle). Elle propose une relecture de la question à l’échelle européenne à partir de quelques cas concrets, en privilégiant une approche comparée tirant parti des renouvellements historiographiques qui ont récemment marqué la question dans plusieurs pays[1]. Promouvant une vision intégrée des systèmes de réglementation, elle souhaite replacer ces derniers dans leurs contextes sociaux, économiques, juridiques et politiques, en s’intéressant notamment aux relations entre les gens de métier et les pouvoirs publics.

Le point de départ du projet est de considérer qu’il n’existait pas un seul mode de réglementation des activités professionnelles, mais plusieurs, propres à un métier, une ville, un espace régional, dont chacun fit l’objet d’une genèse et d’évolutions particulières, en s’inscrivant dans des rythmes et des processus divers (systèmes de codification orale des pratiques professionnelles ; fondation écrite ; homologation, renouvellement, réforme au travers de projets aboutis ou inaboutis ; essaimage de multiples transformations de détail, etc.) L’approche comparée peut permettre de mieux saisir ces différences et similitudes, du point de vue formel et chronologique, en insistant plus particulièrement sur les phases de création et de renouvellement des dispositifs réglementaires.

Si les études sur les statuts de métier occupent une place fondamentale dans l’historiographie de la question, la réflexion ne doit d’ailleurs pas s’arrêter aux seuls groupements professionnels ou corps de métiers constitués, faisant l’objet de corpus réglementaires rassemblés et ordonnés pour et par un secteur d’activité spécifique. L’analyse se veut plus globale, en s’ouvrant d’une part à l’ensemble des activités de l’artisanat, de l’industrie et du commerce, et d’autre part à tous les types de réglementation, sans se restreindre aux seuls statuts professionnels, qui représentent sans doute la forme normative la plus aboutie, mais qui coexistent avec de multiples autres formes réglementaires (ordonnances, sentences, règlements, us et coutumes, lettres patentes, décisions, etc.)
Axes thématiques

En se penchant spécifiquement sur le problème des formes de réglementation des activités professionnelles, cette première rencontre souhaite articuler la réflexion commune autour de plusieurs axes :

La mise en forme de la norme

Comment l’historien appréhende-t-il la fabrication des norms ? L’approche matérielle des corpus réglementaires peut permettre de mieux comprendre les logiques de production de la norme en révélant les différentes strates d’écriture que masquent souvent les éditions anciennes des statuts de métier : corrections, ajouts, suppression d’articles montrent que les dispositions n’ont rien d’un ensemble figé, fixé une fois pour toute, et qu’elles constituent souvent un matériau extrêmement évolutif. A contrario, on pourrait également s’interroger sur des formes de canonisation précoces de dispositions réglementaires, qui donnent lieu à des mises en forme de prestige (cartulaires) posant le problème de leur plus ou moins grande déconnexion avec une réalité des pratiques par définition mouvante.

Les terminologies : dire la réglementation aux époques médiévale et moderne

Comment les dispositions réglementaires sont-elles désignées dans la documentation ? Le caractère parfois fluctuant des termes employés (statut, ordonnance, établissement, règlement, coutume, libertés…) répond-il à la diversité des formes de réglementation ?

Les formes implicites de réglementation

La réflexion sur les formes de réglementation doit s’ouvrir aux modalités informelles de codification, par définition très discrètes dans les sources : règles orales ou issues de la coutume et de la tradition ; mesures générales en vigueur à l’échelle d’une région ou d’un royaume qui s’appliquent à un métier sans que les réglementations spécifiques à celui-ci éprouvent le besoin de les rappeler.

La place des statuts dans les corpus réglementaires formalisés

Derrière la place prédominante qui a été conférée par l’historiographie aux statuts de métiers, il importe de mesurer la place réelle de ces derniers dans le dispositif normatif local, et notamment leur coexistence avec d’autres types de réglementations, complémentaires ou éventuellement concurrentes : dispositions ponctuelles émises au cas par cas par le pouvoir municipal et/ou d’autres pouvoirs publics, ou par le métier lui-même quand il dispose de l’autorité suffisante, au travers d’ordonnances spécifiques ou même d’articles isolés dans des textes traitant de diverses questions.

Modalités pratiques d’envoi des propositions

Si vous souhaitez proposer une communication pour cette manifestation, veuillez faire parvenir un abstract d’environ 2500 signes (ou 400 mots) ainsi qu’une courte biographie indiquant votre rattachement institutionnel aux trois organisateurs de ces journées dont les mails suivent avant le 15 juin 2017.

Robert Carvais rcarvais@noos.fr
Arnaldo Melo amelo@ics.uminho.pt
Judicaël Petrowiste judicael.petrowiste@univ-paris-diderot.fr

Comité scientifique

Philippe Bernardi, CNRS, Lamop
Caroline Bourlet, CNRS, IRHT
Robert Carvais, CNRS, CTAD
Maxime Lhéritier, Université Paris-Diderot
Arnaldo Melo, Université do Minho, Braga (Portugal)
Judicaël Petrowiste, Université Paris-Diderot
Jean-Louis Roch, Université de Rouen
François Rivière, EHESS, CRH

Source : Calenda

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Appel à contribution – Unravelling the Anonymous Masters in the Rhine Meuse Region ca. 1500-1550

Ghent
24-26 May 2018
Deadline : 4 June 2017

Over the past two decades the interest for painters of the sixteenth century steadily increased. To a much lesser degree, the interest in wood sculpture also increased, which is underlined by research and exhibitions on for instance Tilman Riemenschneider (1999-2000), Jan van Steffeswert (2000), Nicolaus Gerhardt (2011), Jan Borman (forthcoming 2019) and the so-called “Master of Elsloo” (2013, and forthcoming 2019). The latter stands out, because it deals rather with an artistic phenomenon than an individual sculptor. The phenomenon can be observed over the span of half a century, radiating from Dutch South Limburg across the present day Belgium and German borders.

Bonnefanten

The Master of Elsloo was “baptised” in 1940, after a wooden statue of The Virgin and Child with Saint Anne, then and now in the village of Elsloo in South Limburg. However, this location was not the historic one, which was supposedly the city of Roermond in the same region, also the presumed residence of the statue’s sculptor. Ever since the “Elsloo-group” grew up to 200 sculptures, engulfing anonymous wood sculptors from the surrounding area, such as the Master of Neeroeteren, the Master of Siersdorf and the Master of Beek. Hardly without any exceptions the sculptures are (semi) freestanding religious figures or figure groups in a – compared to developments in cities in Brabant and elsewhere – old fashioned manner. Until now, not one single artwork in this group could be connected to written documents or a documented sculptor, and just one work is securely dated (1523).

Recently, the works in nowadays Belgium, have been studied most thoroughly, with an emphasis on technical aspects (published 2013). Currently, the Bonnefantenmuseum is undertaking technical, archival and stylistic research into the group of works that can be found in the Netherlands and Germany, which will result in an exhibition in 2019. In doing so, we came across, and will be coming across, practical, heuristic and methodological questions, which we would like to address in a wider context than the Master of Elsloo alone. We therefore invite papers dealing with technical, stylistic, and/ or historiographical questions relating to sculpture between circa 1500-1550 in Northern Europe, with a special interest in papers dealing with wood sculpture.

Contributions may address, but are not limited to, the following topics:

  • In what way does the workshop practice and the division of labour in a sculptor’s workshop differ from the somewhat better analysed workshop practice in a painters’ shop?
  • The mobility of sculptors or stylistic motives within artistic regions and transregional. How do guilds, wander years and patrons influence mobility?
  • The adaption of new (i.e. renaissance or Italianate) motifs in wood sculpture in comparison to stone sculpture and painting. Does this differ per region? Which transition styles are visible (Kavaler coined the term Renaissance Gothic). Can we separate developments in sculpture from those in painting in Northern Europe?
  • How is the choice of material (wood, alabaster, copper etc.) determined by costs, location, subject etc.?
  • Is, by absence of other means such as archival or technical evidence, connoisseurship alone a valid tool for attributing wood sculpture to one single hand or workshop?

We invite scholars, curators, young researchers and doctoral students to submit abstracts in English of no more than 250 words plus a short bio of maximal 100 words no later than Sunday 4 June 2017 to Hendrikman@bonnefantenmuseum.nl and Osiecki@bonnefantenmuseum.nl

The session is organized by:
Cynthia Osiecki who currently works as scientific assistant at the Bonnefantenmuseum, Maastricht and is a PhD candidate at Greifswald University (since 2013).

Lars Hendrikman, the curator of old master painting and sculpture in the Bonnefantenmuseum, Maastricht (since 2006).

Source : Codart

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Journée d’étude – Restauration et remploi

Journée d’étude des doctorants de l’École nationale des chartes et de l’École pratique des hautes études

Mercredi 24 mai 2017
de 9 h à 18 h en salle Léopold-Delisle

65, rue de Richelieu
F-75002 Paris
tél. : + 33 (0)1 55 42 75 00
http://www.enc-sorbonne.fr
communication@enc-sorbonne.fr

Restauration et remploi

Programme :

Ouverture

9 h 00 Allocution d’accueil par Michelle Bubenicek (directrice de l’École nationale des chartes)
9 h 10 Allocution d’accueil par Vincent Goossaert (directeur de l’École doctorale 472 – École pratique des hautes études)
9 h 20 Introduction à la journée par Yasmine Amory (Ephe), Nicole Bergk Pinto (Enc) et Chloé Louw (Enc)

Première session
L’architecture, « témoin incorruptible de l’histoire » (Octavio Paz) ? : remplois et restauration dans le domaine architectural

9 h 30 Clément Moussé (Ephe) – « Le tombeau d’Aaron/nabi Harun de Jordanie, entre continuité et renouvellement ; un exemple de sanctuaire stratifié »
10 h 00 Mariapina Mascolo (Ephe) – « Le réemploi des inscriptions hébraïques dans l’abbaye de la Trinité de Venosa (Midi italien) »
10 h 30 Antoine Baudry (Université de Liège) – « Rebâtir, préserver et valoriser après le désastre : les remplois médiévaux de la collégiale Notre-Dame à Dinant »
11 h 00 Pause

Deuxième session
« Inventer, au fond, c’est se ressouvenir » (Gérard de Nerval) : remplois textuels et réécritures

11 h 20 Matias Ferrera (Enc et Ephe) – « Réemployer les vestiges du passé pour forger l’histoire d’une abbaye : le cas de Gonzalo de Arredondo y Alvarado, chroniqueur de San
Pedro de Arlanza (Castille, fin du xve siècle début du xvie siècle) »
11 h 50 Anh Thy Nguyen (Université catholique de Louvain) – « Compilation et réécriture au Moyen Âge : pour une différenciation des pratiques. L’exemple de La Fleur des histoires de Jean Mansel »
12 h 20 Mariano D’Ambrosio (Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle) – « La vie : mode de remploi. Intertextualité, mémoire et identité dans La vie : mode d’emploi de Georges Perec »
12 h 50 Déjeuner

Troisième session
« La forme seule conserve les oeuvres de l’esprit » (Paul Valéry) : origines, évolution et perspectives de la restauration

14 h 30 Clotilde Proust (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, Ministère de la Culture) – « Aux origines de la restauration en archéologie »
15 h 00 Nicole Bergk Pinto (Enc, Université Libre de Bruxelles) – « Alexandrie et Pergame. Quelques réflexions sur la notion de restauration en philologie »
15 h 30 Yasmine Amory (Ephe) – Pour une reconstitution virtuelle des dossiers papyrologiques. Le cas des lettres grecques des archives de Dioscore d’Aphrodité (Égypte, vie siècle) »
16 h 00 Pause

16 h 30 Noémie Marijon (Université de Grenoble-Alpes (MSH Alpes)), Krystel Gilberton (Archiviste du diocèse de Lyon) et Claire Dantin (National Library of Ireland) – « Redécouverte et restauration d’un manuscrit de l’époque carolingienne : itinéraire d’une Dacheriana d’une enveloppe en papier kraft à une boite de conservation »
17 h 00 Chloé Louw (Enc) – « La restauration des films en France à l’ère numérique »
17 h 30 Conclusions

source : École nationale des chartes

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Publication – Pseudo-Aristote, « Le secret des secrets. Traduction du XVe siècle », éd. par Denis Lorée

Véritable best-seller du bas Moyen Âge, le Secretum Secretorum, traité encyclopédique faussement attribué à Aristote, se situe à la frontière de la politique, de la morale, de l’encyclopédisme et de l’hygiène. Ce vade-mecum se présente sous la forme d’une correspondance entre Aristote et Alexandre et prétend divulguer l’ultime secret de sorte que son possesseur n’aura plus besoin d’autre enseignement. Le Secretum Secretorum a été largement diffusé en Occident en latin, mais aussi dans un grand nombre de langues vernaculaires. Il a donné lieu à plusieurs versions françaises dont aucune n’est intégralement éditée. La présente édition propose l’une de ces versions, qui date du XVe siècle et a été la plus copiée. Elle est fondée sur une étude approfondie des vingt-quatre témoins actuellement connus et éclairée par un riche apparat critique, des variantes nombreuses et des notes permettant aux lecteurs d’appréhender un traité hétérogène. Pourvue d’une introduction qui reprend et synthétise les travaux sur le sujet, cette édition souhaite combler un manque dans l’histoire de la littérature et des idées.

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Denis Lorée est professeur de Lettres et Docteur ès Lettres. Ses travaux portent sur la littérature didactique médiévale et sur la poétique du secret. Il est l’auteur de plusieurs articles sur le Secret des Secrets.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Pseudo-Aristote, Le secret des secrets. Traduction du XVe siècle, éd. par Denis Lorée, Paris, Honoré Champion, 2017 (Classiques français du Moyen Âge, 179). 456 p., 11 x 17,5 cm. ISBN : 9782745330932. Prix : 45 euros.

Source : Honoré Champion

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Publication – Warren Pezé, « Le virus de l’erreur. La controverse carolingienne sur la double prédestination. Essai d’histoire sociale »

Quatre siècles après Augustin, Pélage et Julien d’Éclane, la controverse sur la double prédestination (années 840-860), provoquée par la personnalité hors-norme du moine saxon Gottschalk d’Orbais, se ressaisit des rapports entre libre-arbitre et déterminisme avec, au cœur des discussions, l’effrayante perspective d’une prédestination à l’Enfer. Tout au long de ce qui est la plus longue controverse du IXe siècle, le clergé franc multiplie les traités et libelles et, concile après concile, se répand en anathèmes réciproques avant d’enterrer brutalement ce débat sans issue. Dans l’Ecclesia carolingienne, le conflit doctrinal est inextricablement lié aux luttes de pouvoir de la cour, aux tensions entre évêques, clercs, moines et laïcs, à la psychose des falsifications… Pour le décrire, une perspective multiple s’impose : analyse des réseaux à partir des sources diplomatiques, déconstruction du discours théologique à la recherche de sa raison sociale, et finalement survey des manuscrits en quête des notes marginales, réécritures et autres florilèges rassemblés à l’ombre du cloître. On mesure alors combien la controverse est structurée par le problème du contrôle de l’information, de la publicité et de l’opinion – autant de thèmes dont on recule souvent l’apparition à l’ère grégorienne, lorsque s’allument les premiers bûchers d’hérétiques de l’histoire occidentale.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, agrégé et docteur en histoire, Warren Pezé est chercheur à l’université Eberhard Karl de Tübingen (SFB 923 bedrohte Ordnungen).

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Table des matières :

Introduction
chap. 1. Une histoire de la controverse

Première partie. Les enjeux sociaux et politiques de la controverse

chap. 2. La fabrique de l’exclusion : trajectoire et réseaux de Gottschalk d’Orbais
chap. 3. Le roi et la cour
chap. 4. Le contexte social et politique

Seconde partie. La construction sociale des sources

chap. 5. Doctes et simples : le champ du débat
chap. 6. Déformations et falsifications
chap. 7. Enquête archivistique

Conclusion
Annexes
Planches
Bibliographie

Informations pratiques :

Warren Pezé, Le virus de l’erreur. La controverse carolingienne sur la double prédestination. Essai d’histoire sociale, Turnhout, Brepols, 2017 (Haut Moyen Âge, 26). 565 p., 18 b/w ill. + 2 colour ill., 17 b/w tables + 1 colour tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-57015-0. Prix : 90 euros.

Source : Brepols

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Colloque – Toitures et matériaux de couverture au Moyen Âge et à l’époque moderne dans l’Ouest de la France : État de la question

Université de Caen Normandie Campus 1
Amphithêatre Rouelle, bâtiment M

Centre Michel de Boüard – CRAHAM
Organisé par Jean-Baptiste Vincent et Anne Bocquet-Liénard
Programme, résumés et inscription (avant le 1er juin 2017) sur : https://toiture-craham.sciencesconf.org

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Programme :

Jeudi 22 juin

9h30-10h 9h00 : Accueil des participants

Jean-Baptiste Vincent et Adrien Dubois (CRAHAM UMR6273) – Réflexion sur la diversité des matériaux de couverture sur des édifices religieux normands à l’époque moderne

10h-10h45 : Jean-Yves Hunot (Conseil Départemental de Maine-et-Loire, CReAAH UMR6566) – La mise en œuvre de l’ardoise de couverture en Anjou
10h45-11h15 : Pause

11h15-12h00 : Karine Vincent (Service départemental d’archéologie du Morbihan, CRAHAM UMR6273) – La question des ardoises de couverture découvertes en contexte sédimentaire : apports et limites de l’étude à travers l’exemple du château de Suscinio (Bretagne)
12h00-13h30 : Pause déjeuner

13h30-14h15 : Sébastien Daré (Centre d’Étude et de Recherches Archéologiques du Morbihan) – La couverture d’ardoise à Vannes (Morbihan) et dans ses environs de la fin de l’Antiquité à l’époque moderne. Apports de quelques fouilles archéologiques récentes

14h15-15h00 : Jean-David Desforges (Archéologue) – Ardoises, tuiles, chaume et essentes à Alençon, du XIVe siècle aux restaurations actuelles
15h00-15h30 : Pause

15h30-16h15 : Bruno Fajal (CNRS, CRAHAM UMR6273), Philippe Lanos, Philippe Dufresne et Lucie Garnier (CNRS, IRAMAT-CRP2A UMR5060) – La tuile dans la vicomté de Domfront (Orne) : quelques observations à partir de sources écrites, d’une étude archéologique et d’analyses archéomagnétiques (XVIe-XVIIe siècles)
16h15-17h00 : Gilles Deshayes (Mission archéologique départementale de l’Eure, CRAHAM UMR6273) – Problématique de recherche sur les tuiles plates en Normandie : travaux en cours sur les anciens diocèses de Rouen et d’Évreux (XIIe-XIXe siècle)

Vendredi 23 juin

9h00-9h45 : Laurent Beuchet (Inrap, CReAAH UMR6566) et Vincent Bernard (CNRS, CReAAH UMR6566) – Toitures de bardeaux à Rennes (XIe-XIIIe siècle)
9h45-10h30 : Sylvain Aumard (Centre d’études médiévales, ArTeHiS UMR6298) et Frédéric Épaud (CITERES-LAT UMR6173) – Les toitures de la cathédrale Saint-Pierre de Lisieux : recherches récentes
10h30-11h00 : Pause

11h00-11h45 : Corentin Olivier (Université du Maine, CReAAH UMR6566) – Les charpentes médiévales et modernes du Massif armoricain : quelques pistes sur leurs couvertures
11h45-12h30 : Camille Marguerite (Hadès) – Audace ou ignorance : les problèmes statiques de la charpente des « Grands greniers » de Nanteuil-en-Vallée (Charente)

Et présentation poster :
Rémy Rouleau (Eveha) : Les éléments de faîtage en lignolet du Champ du Frêne à Asnières-sur-Nouère
12h30-14h00 : Pause déjeuner

14h00-14h45 : Michael Batt (CRAHAM UMR6273) – L’importation et la diffusion de tuiles anglaises du Somerset en Bretagne septentrionale au XIXe siècle
14h45-15h30 : Paul Lagarrigue (Centre Régional d’Archéologie d’Alet) – La question des tuiles à crochet dans le nord de la Haute-Bretagne : le cas de l’ancien château de Coëtquen (Saint-Hélen, Côtes-d’Armor)
15h30-16h00 : Café-débat

Dans le temps imparti aux communications, 15 minutes seront consacrées aux discussions Vous retrouverez le résumé des interventions sur le lien suivant : https://toiture-craham.sciencesconf.org/

Source : CRAHAM

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Colloque – Évêques et communautés religieuses dans le royaume de France et ses marges (816-1563). Stratégies politiques, enjeux, confrontations

L’université Grenoble-Alpes organise un colloque international du 10 au 12 mai à la MSH-Alpes sur les évêques et les communautés religieuses dans le royaume de France et ses marges (816-1563).

Dans le cadre du projet ANR COL&MON qui a pour principal objet l’analyse spatiale de l’implantation des communautés religieuses entre 816 et 1563 dans la confrontation ou le rapprochement entre réguliers et séculiers, les évêques sont le point de jonction entre ces communautés par leur rôle de chef de l’autorité diocésaine, de tutelle ordinaire.

On s’attachera donc ici dans une perspective résolument comparatiste à envisager de manière conjointe monde canonial et monde monastique dans un large royaume de France incluant les diocèses périphériques (Flandre, Lorraine, Bourgogne comtale, Provence, Dauphiné) et à examiner la différenciation des attitudes des évêques envers les communautés monastiques d’un côté et canoniales de l’autre. La question est d’autant plus pertinente que si l’historiographie s’est récemment penchée sur la question de l’évêque et de son territoire ou celle de la spatialisation des pouvoirs épiscopaux, monastiques et canoniaux, elle s’est peu interrogée sur le positionnement de l’ordinaire vis-à-vis de la vie communautaire de son clergé diocésain et l’existence ou non de stratégies propres en lien avec des politiques ecclésiastiques plus globales. Par ailleurs, les communautés canoniales séculières relèvent systématiquement de l’autorité épiscopale (sauf de très rares exemples d’exemption) et n’ont donc que le diocèse pour cadre alors que les communautés régulières peuvent aussi relever d’une autorité extra diocésaine quand elles sont intégrées à une congrégation ou à un ordre, ou qu’elles sont exemptes. La dépendance plus ou moins grande des communautés régulières envers l’évêque les distinguent-elles alors les unes par rapport aux autres ? De même, les rapports avec l’évêque sont-ils différents entre des communautés dirigées hors diocèse comme les Clunisiens ou les couvents mendiants ? La spécificité des communautés féminines retiendra également l’attention et permettra de s’interroger sur l’existence ou non d’une politique épiscopale genrée.

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Programme :

Mercredi 10 mai

10h15 Accueil (MSH Alpes)

10h45 Introduction : Anne Massoni et Noëlle Deflou-Leca

Session 1- Stratégies de coexistence

Ordres et familles monastiques (présidence Véronique Gazeau)

11h15 – Sylvain Excoffon (Université Jean Monnet de Saint-Étienne, UMR 8584 LEM-CERCOR), Les évêques et les chartreuses dans les provinces de Lyon, Vienne, Besançon et Aix, XIIe – XIIIe siècle.
11h45 – Yoan Mattalia (Université de Toulouse, UMR 5608 TRACES-Terrae), Évêques, Templiers et Hospitaliers dans les diocèses du sud-ouest de la France, XIIe siècle.

12h30 déjeuner

14h – Thierry Pécout (Université Jean Monnet de Saint-Étienne, UMR 8584 LEM-CERCOR), Évêques et fondations religieuses féminines en Provence, XIIIe-XIVe siècle.
14h30 – Bertrand Marceau (docteur en histoire, École française de Rome), De l’exemption de l’ordinaire à la commende ? Les évêques face aux cisterciens (France, 1438-1563).
15h – Daniel-Odon Hurel (CNRS, UMR 8584 LEM-CERCOR), Réforme bénédictine et réalités politiques : la congrégation de Chezal-Benoit avant le concile de Trente.

15h30 pause

Espaces et territoires (présidence Brigitte Meijns)

15h50 – Anna Trumbore Jones (Professor of History, Lake Forest College), Évêques, moines, et chanoines en Aquitaine, Xesiècle- XIe siècle : liens familiaux, politiques, pieux et diocésains.
16h20 – Grégory Combalbert (Université de Caen Normandie, UMR 6273CRAHAM), Les évêques normands face aux moines et aux chanoines dans la « politique paroissiale » (deuxième tiers du XIIe-premier tiers du XIIIe siècle).

17h30 – Visite du groupe épiscopal Notre-Dame/Saint-Hugues de Grenoble (Alain de Montjoye)

Jeudi 11 mai

Espaces et territoires (suite) (présidence Brigitte Meijns)

9h – Clémence Lescuyer (archiviste paléographe – INP), Évêques de Clermont et moines bénédictins : jeux de pouvoir autour de l’abbaye de Saint-Alyre (fin XIIe-début XVIe siècle).
9h30 – Monique Maillard Luypaert (chercheur associé à l’Université Saint-Louis, Bruxelles), L’action des évêques de Cambrai vis-à-vis des communautés séculières et régulières du Hainaut (Xe – XVe siècle). Un état de la question.
10h – Vincent Tabbagh (Université de Bourgogne-Franche-Comté, UMR 6298 ArTéHiS), Les initiatives épiscopales de fondations d’établissements de prières en France (fin du XIIe siècle – début du XIVe siècle).

10h30 pause

Session 2- Réformes et figures de réformateurs

Mondes carolingiens (présidence Laurent Morelle)

10h45 – Michèle Gaillard (Université de Lille-Sciences Humaines et Sociales, UMR 8529 IRHIS), Entre contrôle des monastères et activité réformatrice. Étude comparée de l’action des évêques de Metz, Toul, Verdun et Reims (vers 820-vers 940).
11h15 – Ortwin Huysmans (chercheur postdoctoral à l’Université Catholique de Louvain), La surveillance épiscopale, les droits de propriété et les réformes monastiques : normes et réalités à l’époque carolingienne (Francie occidentale et Lotharingie, vers 816-987).
14h – Steven Vanderputten (Université de Gand), À la recherche d’une “unité de comportement” : Adalbéron de Reims et le “proto-chapitre général” d’abbés Bénédictins de 972/74.
14h30 – Jean Berger (docteur en histoire, UMR 5648 CIHAM), Entre siècle et règle, entre pape et roi, les communautés religieuses comme instrument de gouvernement sous l’évêque d’Auvergne Étienne II (942-984).
15h – Noëlle Deflou-Leca (Université de Grenoble, UMR 8584LEM-CERCOR), Les évêques bourguignons et la réforme des communautés régulières (IXe-XIIe siècle).

15h30 pause

Temps féodaux (présidence Alain Dubreucq )

16h – Véronique Gazeau (Université de Caen Normandie, UMR 6273 CRAHAM), L’évêque Odon de Bayeux et le monastère Saint-Vigor (1063-1096) : réformateur et/ou stratège politique ?
16h30 – Brigitte Meijns (Université Catholique de Louvain), Jean de Warneton, évêque de Thérouanne (1099-1130) ou le dynamisme de la réforme canoniale dans le nord de la France.

17h30 Visite de Saint-Laurent de Grenoble (Renée Colardelle)

Vendredi 12 mai 2017 – Réformes et figures de réformateurs

Derniers temps médiévaux (présidence Alain Dubreucq)

9h – Anne Wagner (Université de Franche-Comté, EA 2273 LSH), Étienne de Bar, évêque de Metz de 1120 à 1163.
9h30 – Christine Barralis (Université de Lorraine, EA 3945 CRULH), Les évêques et la réforme des Bénédictins dans les provinces de Trèves, Reims et Sens à la fin du Moyen Âge.
10h – Anne Massoni (Université de Limoges, EA 4270 CRIHAM), Les évêques et la réforme canoniale dans les provinces de Sens et Reims à la fin du Moyen Âge.

10h30 pause

Session 3- Prismes documentaires

Présidence : Michèle Gaillard

11h – Hélène Caillaud (docteur en histoire, EA 4270 CRIHAM), La figure de l’évêque au prisme de la production hagiographique monastique en particulier dans le diocèse d’Orléans (IXe s.-Xe siècle).
11h30 – Laurent Morelle (EPHE, SAPRAT), Les actes des évêques d’Amiens (XIe-XIIe siècle, une action épiscopale à l’égard des différentes communautés religieuses intra- et extra- diocésaines.
12h – Sébastien Fray (Université Jean Monnet de Saint-Étienne, UMR 8584 LEM-CERCOR), Un cas de mémoire épiscopale (et canoniale) portée par des moines : la Chronique de Saint-Pierre du Puy (début du XIIe siècle).
12h30 – Jacques Péricard et Laura Viaut, (Université de Limoges, EA 3177 OMIJ), Le témoignage d’un manuscrit inédit (BnF, n.a.l. 1274) sur les relations entre l’archevêque de Bourges et le chapitre cathédral aux XIIe et XIIIe siècles.
13h – Cécile Caby (Université de Lyon 2, UMR 5648 CIHAM), Conclusions

Informations pratiques :

10-12 mai 2017
Université Grenoble Alpes
Amphithéâtre MSH-Alpes 1221 avenue Centrale – Domaine universitaire F-38400 Giè

Contact :
Noëlle Deflou-Leca : noelle.deflou-leca@univ-grenoble-alpes.fr
Anne Massoni : anne.massoni@unilim.fr

Source : Université de Grenoble

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Appel à contribution – Les Intellectuels au Moyen Âge : 60 ans d’un anachronisme fondateur Hommage à Jacques Le Goff

Date : 19-20 octobre 2017
Lieu : Université d’Artois (Arras), Maison de la Recherche, 9 rue du Temple 62000 Arras
Organisation : Antoine Destemberg, Maître de conférences en Histoire médiévale à l’Université d’Artois (antoine.destemberg@univ-artois.fr) – CREHS (EA 4027)
Contacts : Nathalie Cabiran (nathalie.cabiran@univ-artois.fr / 03 21 60 38 21) et Sophie de Clerck (sophie.declerck@univ-artois.fr /03 21 60 37 41)

Argumentaire :

L’année 2017 coïncide avec le 60e anniversaire de la publication des Intellectuels au Moyen Âge de Jacques Le Goff (Seuil, 1957). Lors de sa parution, l’ouvrage constituait – avec Marchands et banquiers au Moyen Âge (Puf, 1957) – l’un des volets du diptyque consacré au « travail au Moyen Âge », sujet d’une thèse esquissée et restée inachevée. Cette étude fondatrice, construite sur l’emploi d’un anachronisme assumé par son auteur – le substantif intellectuel n’apparaissant en français qu’avec l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle –, arracha l’histoire des élites intellectuelles médiévales du seul domaine de l’histoire des idées, où elle avait été longtemps cantonnée, pour la faire entrer dans le champ de l’histoire sociale et culturelle. Si le caractère heuristique de l’usage du terme d’« intellectuels » pour le Moyen Âge a généralement été salué par l’historiographie, son caractère anachronique a pourtant souvent détourné les historiens de son emploi au profit d’autres concepts qui ne recouvrent pas exactement le même sens1. Surtout, l’intégration de la réflexion d’Antonio Gramsci sur la catégorie des « intellectuels organiques », dans la préface que livra Jacques Le Goff à la réédition de 1984, a souvent été ignorée, alors qu’elle constitue une inflexion essentielle de la réflexion du médiéviste. Soixante ans après cette publication, il convient donc de s’en saisir à nouveau, comme d’un hommage au grand médiéviste, mais aussi pour en souligner l’actualité renouvelée dans le champ historiographique.

Trois types de questionnement seront au cœur de cette relecture collective de son œuvre:

1/ Le premier consistera à dresser, plus de vingt ans après celui proposé par Alain Boureau2, un bilan de la réception de l’œuvre de Jacques Le Goff auprès des historiens et des spécialistes des sciences sociales, d’en circonscrire les lectures et les relectures, voire d’en mesurer l’écart parfois avec l’intention initiale de son auteur.

2/ Le second axe entend reprendre la question de la pertinence du concept d’« intellectuel » pour la période médiévale et d’en discuter les contours à la lumière d’une historiographie renouvelée. Pour Jacques Le Goff, cette catégorie sociale était née de l’« alliance de la réflexion personnelle et de sa diffusion dans un enseignement »3. L’historien avait d’abord conçu « ses intellectuels » comme des enseignants-chercheurs, dominés par la figure du maître des XIIe-XIIIe siècles, même si, de son propre aveu, il n’avait pu se résoudre à écarter les « littérateurs », pour peu que ceux-ci fussent frottés de culture universitaire4. La préface de 1984 proposait néanmoins quelques inflexions et envisageait de « nouveaux intellectuels » médiévaux5 : l’« intellectuel autorisé » qui prétendait « participer aussi du pouvoir ecclésiastique » et « s’arroger une influence politique », ou l’« intellectuel marginal » – réservé à Rutebeuf – qui affichait au contraire son mépris pour les honneurs, jusqu’aux « intellectuels organiques » – selon l’acception établie par Gramsci –, produits de la recomposition du paysage social, de l’émergence de nouvelles catégories auxquelles ils sont liés, et dont ils sont amenés à définir et à légitimer le rôle social en critiquant l’ordre établi et en endossant le rôle de véritable « organisateurs de la société »6. Au gré d’un « repentir », Jacques Le Goff rejoignait l’acception qui s’était progressivement imposée, depuis l’affaire Dreyfus, et qui voyait justement dans l’intellectuel « quelqu’un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas » (J.-P. Sartre), qui use de ses fonctions créatrice et médiatrice hors de son champ d’activité traditionnel, pour les mettre au service d’une cause, généralement politique, ou d’un public large7. Ainsi, l’étude des relations entretenues par les intellectuels médiévaux avec le(s) pouvoir(s) sera-t-elle privilégiée.

3/ Le troisième axe souhaiterait proposer un nouvel examen des nombreuses intuitions historiques et pistes d’interprétation ouvertes par J. Le Goff, dont certaines constituent des terrains de recherche toujours fructueux pour les historiens. Il serait ainsi l’occasion de s’interroger sur la chronologie médiévale de la naissance et de l’affirmation des intellectuels : ne peut-on envisager des intellectuels avant le XIIe siècle ? Quel rôle la professionnalisation des universitaires au XIVe siècle joua-t-elle dans leur rapport avec le pouvoir politique8 ? L’humanisme est-il un « anti-intellectualisme » ? Par ailleurs, le lien entre le cadre urbain et la fonction intellectuelle que mettait en évidence Jacques Le Goff est-il irréductible ? Ne peut-il y avoir d’intellectuels au village ? On invitera également à examiner la variété des situations géographiques pour déterminer ou non l’existence de spécificités locales dans la définition d’un profil des intellectuels : ainsi, l’« intellectuel laïc » est-il une exception italienne9 ? Dans cette perspective, on se montrera particulièrement attentif aux conditions sociales et matérielles des intellectuels : conditions de travail ; moyens et niveaux de rémunérations, réelles ou symboliques ; stratégies de distinctions déployées.

Les propositions de communications, comprenant un titre, un résumé d’environ 3000 signes et une courte présentation biographique, doivent être adressées avant le 10 juin 2017, à antoine.destemberg@univ-artois.fr.

1 On pense notamment à Jacques Verger, Les gens de savoir en Europe à la fin du Moyen Âge, Paris, Puf, 1997.
2 Alain Boureau, « Intellectuals in the Middle Ages, 1957-95 », dans M. Rubin éd., The Work of Jacques Le Goff and the Challenges of Medieval History, Woodbridge, The Boydell Press, 1997, p. 145-155. Voir également dans le même volume : Jean Dunbabin, « Jacques Le Goff and the Intellectuals », p. 157-167.
3 Jacques Le Goff, Les intellectuels au Moyen Âge, Paris, Seuil, 1957 (rééd. 1985), p. 4.
4 Voir notamment la préface de 1984 : J. Le Goff, Les intellectuels…, op.cit., p. I-X.
5 J. Le Goff, Les intellectuels…, op.cit., p. IV-V : Jacques Le Goff distingue parmi ceux-ci les « figures de proue », Pierre Lombard et Pierre le Mangeur, des intellectuels organiques « de seconde zone » qu’auraient été Vincent de Beauvais et Robert de Sorbon.
6 Antonio Gramsci, Cahiers de prison, t. 3 : Cahiers 10, 11, 12 et 13, Paris, Gallimard, 1978, p. 305-347.
7 Jean-Paul Sartre, Plaidoyer pour les intellectuels, Paris, Gallimard, 1972, p. 12 ; Pascal Ory et Jean-François Sirinelli, Les Intellectuels en France, de l’Affaire Dreyfus à nos jours, Paris, Armand Colin, 1986 ; Christophe Charle, La naissance des « intellectuels », 1880-1900, Paris, Éd. de Minuit, 1990 ; Gérard Noiriel, Dire la vérité au pouvoir. Les intellectuels en question, Paris, Agone, 2010.
8 Daniel Hobbins, Authorship and publicity before print. Jean Gerson and the transformation of late medieval learning, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 2009.
9 Ainsi, de la précocité de la laïcisation de l’intellectuel italien : Ronald G. Witt dir., L’eccezione italiana. L’intellettuale laico nel Medioevo e l’origine del Rinascimento (800-1300), Rome, Viella, 2017.

Source : Academia.edu

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Conférences – Cycle de conférences de Meredith Cohen (UCLA), directrice d’études invitée à l’EHESS

Cycle de conférences de Meredith Cohen (UCLA), directrice d’études invitée à l’EHESS (Paris, mai 2017)

Mercredi 17 mai 2017 – 17h-19h EHESS, 105 bd Raspail, salle 4.
« La Sainte-Chapelle et les Saintes-Chapelles » dans le cadre du séminaire d’Etienne Anheim, Commande et patronage. La production artistique dans les cours européennes (XIIIe-XVIe siècle)

Jeudi 18 mai 2017 – 15h-18H INHA, 2 rue Vivienne 75002 Paris, salle Mariette.
« Hiérarchie et ordre monumental. Un retour sur Panofsky ? » dans le cadre du séminaire Hiérarchies en Chrétienté médiévale

Lundi 22 mai 2017, 18h-20h INHA, 2 rue Vivienne 75002 Paris, Salle Vasari.
« Past and Present, digitally reconstruct of the lost monuments of medieval Paris in 3D » dans le cadre des Lundis du numérique de l’INHA

Mardi 23 mai 2017 – 15h-17h Musée national du Moyen Âge, 6 place Paul Painlevé – 75005 PARIS.
« Histoire de deux chapelles : la Saint-Chapelle de Paris et la Chapelle de la Vierge de Saint-Germain-des-Pré » dans le cadre de l’Atelier pédagogique

L’entrée aux séminaires est libre dans la mesure des places disponibles.

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Conférence – Patrick Boucheron, « Les médiévaux ont-ils cru à leurs fictions politiques ? »

Les mardi et mercredi 9 et 10 mai 2017, à 17h00, Patrick Boucheron (Collège de France) donnera une leçon intitulée Les médiévaux ont-ils cru à leurs fictions politiques ? dans le cadre des sessions « Le Collège Belgique reçoit le Collège de France » (Bruxelles, Académie royale).

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Informations pratiques :
Palais des Académies
Rue Ducale 1, 1000 Bruxelles

Inscriptions : ici

Source : Académie royale de Belgique

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