Prix – Prix Henri Pirenne

À l’occasion du 175e anniversaire de son existence, la Commission royale d’Histoire a décidé d’instaurer un prix bisannuel Henri Pirenne (1862-1935), en hommage au grand historien qui fut son actif secrétaire-trésorier de 1907 à son décès.

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Règlement

Le prix est destiné à récompenser l’auteur, sans distinction de nationalité, d’une édition substantielle de textes, inédite ou non, jugée exemplaire et relative à l’histoire de Belgique. Les ouvrages imprimés qui seraient soumis à l’appréciation du jury peuvent avoir été publiés dans les collections de la Commission ou en dehors de celles-ci. Les éditions électroniques doivent, sauf dispense à solliciter auprès de la Commission, être présentées sous forme d’édition papier. Sont recevables les travaux écrits en français, néerlandais, allemand, anglais, espagnol ou italien.

Le prix sera décerné tous les deux ans. Il couronnera une œuvre portant soit sur l’histoire médiévale, soit sur l’histoire des temps modernes, soit sur l’histoire contemporaine. Si le travail présenté est imprimé, il devra avoir été publié durant la période de six années précédant l’appel aux candidatures. La date du dépôt légal fera foi.
Le prix, d’un montant de deux mille euros, sera attribué toutes les années impaires. Les travaux imprimés admis à concourir auront été publiés au plus tôt six ans avant l’année durant laquelle la candidature fut introduite.

Les candidatures sont à introduire avant le avant le 1er juin, la date de la poste faisant foi. Le candidat fera parvenir à cette fin au Secrétariat de la Commission royale d’Histoire (Palais des Académies, Rue Ducale, 1 – 1000 Bruxelles) deux exemplaires de l’œuvre appelée à concourir ainsi qu’un curriculum vitae.

Les membres de la Commission royale d’Histoire ne sont pas admis à concourir. De même, les lauréats du Prix Henri Pirenne ne sont pas autorisés à présenter ultérieurement leur candidature à ce Prix.

Chaque travail sera soumis à quatre commissaires, désignés en son sein par la Commission royale d’Histoire. Ils feront rapport sur les travaux dont la lecture leur a été confiée. Ces rapports demeurent confidentiels. La Commission royale d’Histoire décide de l’attribution du prix après avoir pris connaissance de l’ensemble des rapports. Si aucun des travaux ne rencontre ses critères scientifiques, la Commission royale d’Histoire peut décider de ne pas décerner le prix. Dans ce cas, le montant ne sera pas reporté.

Au cas où l’œuvre couronnée est inédite, l’acceptation du Prix implique l’obligation de publier le travail dans les collections de la Commission royale d’Histoire, si celle-ci en exprime le désir. Dans ce cas, l’auteur s’engage à tenir compte dans l’édition définitive des remarques éventuelles des commissaires.

Les décisions de la Commission royale d’Histoire sont sans appel. Elle se réserve l’interprétation du présent règlement.

Source : Commission royale d’Histoire

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Publication – « Medieval Liège at the Crossroads of Europe Monastic Society and Culture, 1000–1300 », éd. Steven Vanderputten, Tjamke Snijders et Jay Diehl

During the high Middle Ages, the bishopric of Liège found itself at a cultural crossroads between the German Empire and the French lordships. The Liègeois themselves summed up the situation when they declared that: ‘Gaul considers us its most distant inhabitants, Germany as nearby citizens. In fact we are neither, but both at the same time’. This same complexity is also echoed by present-day historians, who have described Liège as a hub of interactions between two great civilisations. Medieval monastic communities in Liège were key sites of this exchange, actively participating in the cultural developments, social networks, and political structures of both regions.

Bringing together the work of international scholars, this collection of essays addresses the problem of monastic identity and its formation in a region that was geographically wedged between two major competing socio-political powers. It investigates how monastic communities negotiated the uncertainties of this situation, while also capitalizing on the opportunities it presented. As such, this book sheds light on the agency of monastic identity formation in a small but complex region caught at the crossroads of two major powers.

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Table des matières :

Tjamke Snijders, Jay Diehl, and Steven Vanderputten – Introduction

Helena Vanommeslaeghe – Wandering Abbots, Abbatial Mobility, and stabilitas loci in Eleventh-Century Lotharingia and Flanders
Nicolas Schroeder – Imperial Abbacy Meets French Lordship: Stavelot-Malmedy and the County of Luxembourg under Thibaut of Bar and Ermesinde (1197-1247)
Klaus Krönert – Between Identity, History, and Rivalry: Hagiographic Legends in Trier, Cologne, and Liège
Tjamke Snijders – Near Neighbors, Distant Brothers: The Inter-monastic Networks of Benedictine Houses in the Southern Low Countries (900-1200)
Diane Reilly – Reims, Liège, and Institutional Reform in the Central Middle Ages: Flavius Josephus as a Father of the Church
Jay Diehl – Masters and Schools at St.-Laurent: Rupert of Deutz and the Scholastic Culture of a Liègeois Monastery
Ortwin Huysmans – The Investiture Controversy in the Diocese of Liège Reconsidered: An Inquiry in the Positions of the Abbeys of Saint-Hubert and Saint-Laurent and the Canonist Alger of Liège (1091-1106)
Brigitte Meijns – Between the Empire and the Reform Papacy: The Abbey of Saint-Hubert and the Impact of its Papal Bull (1074) on Ecclesiastical Tradition and Monastic Identity in the Diocese of Liège
Michel Margue – Identités monastiques dans un monde bouleversé: Représentations identitaires dans la Chronique de Saint-Hubert, dite Cantatorium (diocèse de Liège, début XII siècle)
Sara Moens – The mulieres religiosae, Daughters of Hildegard of Bingen? Interfaces Between a Benedictine Visionary, the Cistercians of Villers, and the Spiritual Women of Liège
John Van Engen – The Religious Women of Liège at the Turn of the Thirteenth Century

Alexis Wilkin – Conclusion

Informations pratiques :
Steven Vanderputten, Tjamke Snijders et Jay Diehl (éd.), Medieval Liège at the Crossroads of Europe Monastic Society and Culture, 1000–1300, Turnhout, Brepols, 2017 (Medieval Church Studies, 37). XXIII+381 p., 13 b/w ill. + 3 Maps, 8 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-54540-0. Prix : 100 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Les redistributions du genre dans la littérature de langue française du Moyen-Age à l’extrême contemporain : les reconfigurations du masculin et du féminin

Colloque international Université Rennes 2
16-17 mars 2018

La fascinante histoire des idées dans le dernier demi-siècle en Occident1 montre comment toute une génération d’intellectuelles américaines se sont inspirées dans les années 80 de la « pensée française » (French thought) : l’historienne Joan W. Scott influencée par Foucault définit le genre comme « façon primordiale de signifier des rapports de pouvoir »2 ; avec la philosophe Judith Butler3, l’analyse du genre se constitue comme théorie de la performance issue de l’analyse lacanienne du désir et de la séduction sexuelle4. Dans les années 2000, par une sorte de fécondation réciproque, la théorie du genre revient en France où les études en sciences humaines et sociales poursuivent le travail de dénaturalisation des comportements en analysant les rapports de sexe en tant qu’historiquement déterminés, ainsi que les effets de l’assignation des identités sexuées sur les individus et sur l’ensemble du système social5.

La littérature est un champ où l’exploration de ce concept est particulièrement fructueuse puisque les textes littéraires, outrepassant les normes de binarité imposée dans la construction sociale des identités sexuées, produisent les mises en scène les plus variées et parfois les plus fantasques de leur dépassement. En revisitant les corpus traditionnels au prisme du genre, cette relecture fait émerger des sens nouveaux, jusqu’alors inexploités. Notre colloque a donc pour but de faire le point sur la recherche actuelle en littérature, domaine qui reste encore largement à prospecter en France6.

L’objectif sera ici de s’intéresser à la problématique des identités sexuées – non à celle des orientations ni des pratiques sexuelles –, en privilégiant la question des subversions, brouillages, défaussements (explicites ou clandestins), ainsi que des mises en cause de ces identités.

Il s’agira donc d’étudier l’appropriation réciproque, par chacun des deux sexes, des attributs assignés à l’autre, la redistribution des catégories, physiques, mentales, sociales (etc.) entre masculin et féminin, et les moyens spécifiquement littéraires mis en œuvre pour subvertir ces catégories. Depuis le début du XXème siècle, dit Laure Murat, une idée « gagne du terrain : la gradation entre masculin et féminin »7. Par-delà la mise en scène littéraire d’une certaine porosité des catégories, la réflexion peut aller du simple brouillage des identités sexuées à une inversion plus marquée. Elle peut concerner aussi les figures marginales et très fécondes, en littérature, de l’inter- sexe et de l’inter-genre ; de personnages – souvent idéaux – nantis des attributs des deux identités sexuées : biologiques (figures d’androgynie), et/ou sociales (éducation opposée au genre assigné et produisant un être complet cumulant les données du masculin et du féminin, qui transcende les limites de la norme).

Dans ce champ de réflexion infinie, il s’agira de repérer les récurrences et variations des stratégies littéraires dans le traitement des identités sexuées selon les époques et les contextes culturels ; et de souligner les moments et mouvements littéraires qui nourrissent particulièrement ce topos.

Ainsi la réflexion pourra porter sur la distanciation face aux injonctions sociales dans la construction des identités sexuées (en particulier dans l’acte de récuser la norme), mais aussi sur les variations et toutes les formes de fluctuation entre masculin et féminin, puisque la littérature est l’espace privilégié pour la mise en scène d’une ambiguïté condamnée à rester souvent en deçà du langage.

Préconisations méthodologiques

Outre les approches littéraires, les analyses de diverses disciplines (linguistique, psychologie, psychanalyse, sociologie, histoire…) sur cette question controversée sont les bienvenues, à condition de poser une approche ciblée sur le fait littéraire.

Il conviendra également de mesurer la place des œuvres abordées dans l’histoire de la littérature. En inscrivant la réflexion dans une perspective trans-séculaire, on tentera de dégager quelques jalons dans la variabilité de la représentation et de l’exploitation littéraire des identités sexuées au cours des siècles.

Il est souhaitable que soient abordés des corpus variés et représentatifs du point de vue diachronique et que soient élaborées non de simples monographies particulières, mais des mises en perspective transhistoriques et génériques de ces corpus, qui pourront concerner un large panel d’auteur/e/s de langue française.

Pistes possibles :

En vue d’explorer la déconstruction des stéréotypes et celle des identités genrées, les questions suivantes pourront, par exemple, être abordées :

– quelles appropriations du masculin par le féminin et du féminin par le masculin ?
– quels jeux sur des figures paradigmatiques (historiques, mythologiques : ex, figures de
Tirésias, des Amazones) sont les éléments moteurs de cette perturbation ?
– à partir de quand peut-on repérer, dans les textes littéraires, un début de brouillage des normes ? Il y a-t-il une catégorie qui subvertit d’abord l’autre ? Cette prérogative est-elle
localisable surtout dans des textes d’auteurs hommes ou femmes ?
– est-il possible de situer historiquement, dans les textes littéraires, les premiers
fléchissements du masculin par rapport à la norme ? peut-on parler au XXème et XXIème siècles d’un recul, voire d’un effondrement des normes du masculin ? Jusqu’à quand le bastion du genre dans ce domaine semble-t-il rester vivace ?
– quelles figures inter-sexuées ou inter-genrées apparaissent, quand et où ?
– en quoi les motifs du travestissement et de la métamorphose sont-ils annexés au brouillage
des identités de genre ?
– comment le personnage et/ou l’instance énonciative perturbent-ils, contournent-ils
l’injonction sociale sur l’identité sexuée, ou s’y soustraient-ils ?
– comment les points de vue ou les divers dispositifs spécifiques selon les genres littéraires
(narratifs, lyriques, dramatiques, autres) participent-ils à la perturbation des identités
genrées ?
– quelles formes textuelles sont privilégiées (textes fictionnels, dramatiques, lyriques,…), et à
quels moments de l’Histoire ? Quels moyens, quels registres – distanciés ou non (ironie, parodie…) – sont mis en œuvre par la littérature pour revendiquer explicitement ou dire implicitement une crise de l’identité masculine ou féminine ?
– comment l’intertextualité et la réécriture de modèles littéraires contribuent-elles à déconstruire les identités sexuées ?
– mais aussi, de façon plus globale, la littérature semble-t-elle anticiper les interrogations sociales sur le genre, les refléter en simultané ou les retranscrire en différé ?…

Première esquisse d’une réflexion trans-séculaire

(Cet apport ne présage en rien de l’agencement final des interventions qui seront organisées plutôt à partir de problématiques transversales.)

La littérature du Moyen-Age offre des figures genrées qui ont focalisé l’intérêt des critiques, comme celle de la dame et du chevalier ou encore la figure royale, qui continuent d’ailleurs à alimenter les manuels du secondaire, souvent ravalées au rang de stéréotypes par delà la diversité de leurs attestations textuelles. Mais le Moyen Age a aussi exploité le travestissement et la métamorphose d’un sexe à l’autre : ainsi des déguisements de femmes en hommes dans Le Roman de Silence ou le Roman de Floris et Lyriopé, ou de la métamorphose de Christine en homme (Christine de Pizan, Le Livre de mutation de Fortune) ou des réécritures de la métamorphose de Tirésias en femme. Les figures de femmes viriles ne sont pas rares, souvent associées à des figures antiques (Camille, les Amazones par exemple) mais pas exclusivement si l’on songe à Jeanne d’Arc. La littérature médiévale offre aussi des cas d’investissement de voix féminines chez les troubadours ou poètes lyriques de la fin du Moyen Age comme Machaut ou inversement des cas plus rares d’investissements féminins de la voix masculine, chez Christine de Pizan (Cent ballades d’amant et de dame, Livre du duc des vrais amants) dont on peut se demander s’ils infléchissent ou non les identités genrées. Cette auteure, la première à avoir revendiqué une autorité littéraire au féminin après Marie de France, non seulement subvertit les identités genrées par sa prétention à une reconnaissance sociale, mais déploie des figures et stratégies multiples pour subvertir l’assignation à une identité féminine subalterne, tout en proposant une réflexion philosophique et théologique pour défendre une conception non essentialiste du genre. La figure masculine peut aussi être féminisée, comme chez Narcisse ou dans la figure du clerc. On pourrait relire la querelle des femmes, développée à partir du Roman de la Rose avec ses champions et détracteurs, en se demandant si elle consolide ou inversement ébranle les identités genrées. Procédés et jeux sur le genre ne sont donc pas une création de la modernité…

Si l’époque classique a veillé à rendre plus normatives les injonctions sociales et à imposer une binarité plus différenciée des codes, le XVIIIème siècle a ouvert la voie à un discours émancipateur en vue d’explorer des alternatives à des représentations genrées figées. La montée en puissance de l’auteur (cf. P. Bénichou, Le Sacre de l’écrivain) et le développement important du lectorat féminin, en particulier, ont donné de nouvelles assises à la fiction romanesque. Les auteures se sont emparées de cet espace de liberté qui s’offrait à elles pour proposer un renouvellement des thématiques romanesques, une orchestration différente des hiérarchies sexuées (avec par exemple un personnage masculin tout en délicatesse et en sobriété dans les Lettres d’une Péruvienne de madame de Graffigny ; voir aussi les mutations en germe dans l’écriture utopique, comme chez Diderot, Le Supplément au voyage de Bougainville…).

Dans cette modernité le XIXème siècle a, quant à lui, élargi la réflexion sur le champ d’une reconfiguration possible des assignations, d’abord par le discrédit jeté sur les stéréotypes sociaux du féminin (Corinne, Madame de Staël) et par une déstabilisation des modèles du masculin (voir Stendhal, mais aussi une identité virile en net fléchissement chez un Felix de Vandenesse – Le Lys dans la vallée, Balzac – ou un Frédéric Moreau – L’Education sentimentale, Flaubert), avec en parallèle le développement de la figure de l’inter-sexué (telle qu’elle peut apparaître dans Séraphîta de Balzac) ou les jeux multiples sur les inversions de genre (Gabriel de George Sand et, à la fin du siècle, Monsieur Venus de Rachilde).

Le XXème siècle reprend cette réflexion en la dépouillant de son aspect fantastique (très présent chez Balzac, Sand ou Rachilde)et en l’ancrant dans le monde réel : c’est ainsi qu’apparaissent les figures de l’amant au pouvoir paradoxalement accru par la féminisation de ses attributs, physiques et psychiques (chez Colette, Duras…).

Le XXème poursuit une véritable redistribution des données socialement construites, par une érosion du concept du masculin et son appropriation par la sphère du féminin : voir la virilisation des héroïnes dans les textes littéraires, à travers des figures féminines non seulement de la révolte politique (l’Electre du début des Mouches, l’Antigone d’Anouilh, les « guérillères » de Monique Wittig…), mais aussi de la domination mentale, qu’elle soit sociale, professionnelle, artistique… (Ceci va de pair avec une dévalorisation des modèles féminins traditionnels et les mises en scène de femmes rompues8 que Beauvoir et les écrivaines de la génération 70 ont multipliées, pour dénoncer l’invalidité des modèles sociaux du genre.)
Cette redéfinition des données se prolonge aussi par une crise plus marquée des représentations du masculin : à la génération des héros combatifs et courageux de la première moitié du siècle (Malraux, Saint-Exupéry…) succède celle de personnages masculins en déroute dans leur virilité même (dans l’extrême contemporain, les exemples d’impuissance existentielle abondent : personnages de Carrère, Toussaint, Houellebecq…).

Voici donc une feuille de route ambitieuse, qui entend ne rien négliger de la question du genre dans ses mises en scène plurielles à travers les siècles, les classes sociales, les styles, les stratégies littéraires et les auteur/e/s « des deux sexes et autres » (Balzac9)…

Sera ainsi captée dans son évolution, alors qu’elle reste en constant devenir, une interrogation cruciale à nos sociétés modernes qui, déjà à l’œuvre au Moyen-Age, s’est déployée jusqu’à constituer un renouveau majeur de la critique littéraire contemporaine…

Marie-Françoise Berthu-Courtivron, Fabienne Pomel (CELLAM, Université Rennes 2)
Vous pouvez consulter notre annonce à l’adresse :
http://www.fabula.org/actualites/colloque-international-les-redistributions-du-genre-dans- la-litterature-de-langue-francaise-du_77582.php.
Les communications dureront de 20 à 25 minutes (maximum). Les propositions (titre et résumé) sont à envoyer avant le 1er juin 2017 aux deux organisatrices :
mf.berthu-courtivron@univ-rennes2.fr
fabienne.pomel@univ-rennes2.fr

Les réponses seront données pour le 10 juillet 2017.

L’hébergement sera assuré à Rennes pour les intervenants/es, mais non le coût des transports.

Conseil scientifique :
Anne-Emmanuelle Berger (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis / Cornell University, USA) Marie-Françoise Berthu-Courtivron (Université Rennes 2)
Isabelle Brouard-Arends (Université Rennes 2)
Roger Célestin (University of Connecticut, USA)
Anne Garréta (Université Rennes 2 / Duke University, USA) Rotraud von Kulessa (Université d’Augsbourg, Allemagne)
Audrey Lasserre (UCL – Université de Louvain-la-Neuve, Belgique) Laure Murat (University of California, Los Angeles, USA)
Christine Planté (Université Lyon 2)

Fabienne Pomel (Université Rennes 2)
Martine Reid (Université de Lille Nord de France) Richard Trachsler (Université de Zurich, Suisse)
Quelques éléments d’une bibliographie récente (depuis 2000, par ordre chronologique)

1 Histoire retracée par Anne-Emmanuelle Berger dans Le Grand théâtre du genre, Belin, 2013. Voir aussi sa contribution à Fragments d’un discours théorique (Emmanuel Bouju dir.), éd. Cécile Defaut, 2015, p. 173-192.
2 Son article célèbre « Gender as a Useful Category of Historical analysis », qui a lancé les études de genre en France, y a été traduit et publié en 1988 : « Genre : une catégorie utile d’analyse historique », Cahiers du GRIF, vol. 37-38 (Michèle Riot-Sarcey, Christine Planté, Eleni Varikas dir.), p. 125-153. Les positions théoriques de Scott sont par ailleurs nourries de la lecture de Derrida, Bourdieu et Lacan, mais également de celle des féministes françaises comme Monique Wittig.
3 Trouble dans le genre, La Découverte, 2005
4 Voir aussi d’autres intellectuelles de la gender theory comme Donna Haraway ou Teresa de Lauretis ayant ouvert la réflexion vers la queer theory,…
5 Citons, parmi d’autres, les travaux de Michelle Perrot en histoire, Françoise Héritier en anthropologie, Lawrence Kohlberg en psychologie, Catherine Vidal en neurobiologie…
6 Voir la mise au point de Christine Planté, « Le genre en littérature : usages et difficultés d’un concept », conférence décembre 2015, colloque du laboratoire Genere de l’ENS Lyon, Presses de l’ENS, à paraître.
7 Murat, Laure, La loi du genre, Fayard, 2006, p. 173
8 Formule empruntée au titre de Beauvoir.
9 Le Père Goriot, Hatier (éd. 2004), p. 9.

Source : Conjointures

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Publication – Amolo von Lyon, « Liber de perfidia Iudaeorum », éd. Cornelia Herbers-Rauhut

Amolo, Erzbischof von Lyon (841—852), Nachfolger des wesentlich bekannteren Agobard, knüpfte in mehrfacher Hinsicht an dessen Wirken an. So verfasste er einen Liber de perfidia Iudaeorum. Amolo setzt sich darin zunächst auf theologischer Ebene mit der jüdischen Religion auseinander und versucht, die in seinen Augen falschen Glaubenslehren der Juden zu widerlegen. Den zweiten Teil des Traktats dominiert eine kirchenrechtlich-historische Darstellung des Umgangs christlicher Herrscher mit ihren jüdischen Untertanen. Dabei berücksichtigt Amolo vor allem spätantike Herrscher und die Konziliengesetzgebung im Merowingerreich. Als Vorlage für die am 17. Juni 845 in Meaux zusammengetretene westfränkische Reichssynode erfuhr dieser Abschnitt von Amolos Traktat weite Verbreitung.

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Der vorliegende Band bietet die kritische Edition des Liber de perfidia Iudaeorum nebst deutscher Übersetzung und eine detaillierte Analyse der teils ungewöhnlichen Quellen, aus denen Amolo von Lyon schöpfte. Darüber hinaus wird anhand der Vorlagefunktion des Traktats für das Konzil von Meaux/Paris seine Entstehungsgeschichte rekonstruiert.

Table des matières : ici

Informations pratiques :
Amolo von Lyon, Liber de perfidia Iudaeorum, éd. Cornelia Herbers-Rauhut, Wiesbaden, 2017 (Quellen zur Geistesgeschichte des Mittelalters 29). CLXIV und 142 S. 8°. ISBN 978-3-447-10752-5. geb. EUR 58, —.

Source : Monumenta Germaniae Historica

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Podcast – Passion Médiévistes

Passion Médiévistes est un podcast mensuel sur l’histoire médiévale à travers les interviews de jeunes chercheurs.

Page Facebook > www.facebook.com/PassionMedievistes/
Compter Twitter > twitter.com/PMedievistes

Gerberge - pAssion médiévistes

Épisode 1 – Justine et la reine Gerberge

Dans cette première émission Justine Audebrand nous parle de son mémoire, présenté en juin 2016, sur la reine de France du Xème siècle Gerberge, très peu étudiée jusqu’à présent. Elle nous parle de ses thèmes de recherche, des difficultés qu’elle a rencontré, ainsi que d’histoire du genre et des femmes.

Accès : ici

Épisode 2 – Ombeline & Les dragons

Accès : ici

Dans ce deuxième épisode, Ombeline Fichant nous parle de son mémoire de première année de master sur les dragons dans les bestiaires médiévaux du XIIème au XVème siècle. Elle nous présente la figure du dragon au Moyen Âge, son aspect polymorphe et ce qu’ils représentaient dans la culture médiéval, de leur présence dans les bestiaires, ainsi que sa démarche de recherche.

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Publication – Gisèle Clément, « Le Processionnal en Aquitaine, IXe-XIIIe siècle – Genèse d’un livre et d’un répertoire »

S’appuyant sur un corpus de sources aquitaines rédigées entre la fin du ixe et le xiiie siècle, l’ouvrage étudie la genèse du processionnal en mettant au jour la nature du codex et son organisation, le mode d’enrichissement des rubriques et didascalies, le processus de constitution du répertoire chanté.

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Based on a corpus of Aquitaine sources written between the late ninth century and the thirteen century, this work studies the genesis of the processional, illuminating the nature of the formula and its organisation, ways of enriching rubrics and directions, and the process through which the sung repertoire was constituted.
Table of contents
Informations pratiques :
Gisèle Clément, Le Processionnal en Aquitaine, IXe-XIIIe siècle – Genèse d’un livre et d’un répertoire, Paris, Classiques Garnier, 2017 (Musicologie, 2).15 x 22 cm, 319 pages. ISBN : 9782406056256. Prix : 89 euros.

Source : Classiques Garnier

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Appel à contribution – Ars et Scientia

Case Western Reserve University, Cleveland, OH, October 27, 2017
Deadline: Jul 16, 2017

Ars et Scientia: Intersections of Science and the Visual Arts
October 27th, 2017

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Despite the semantic divide that seems to separate art and science in modern culture, the boundaries between the two disciplines have always been fluid and permeable. From the earliest recorded botanical illustrations, painted on papyrus scrolls in Egypt in the 2nd century AD, to contemporary artist Josh Kline’s use of 3D printing in his work, art and science have long been used in tandem to make sense of the world and explore our place within it. The working notes of printers like Louis-Marin Bonnet as they experimented with the technique of chalk-manner engraving resemble nothing so much as a scientist recording data and observations for his experiments. Representations of the scientist at work in his laboratory also abound, from Pieter Bruegel’s Alchemist to Joseph Wright of Derby’s An Experiment on a Bird in the Air Pump, and serve as social commentaries on the role of the scientist in society. More recently, scientific technologies have proven to be invaluable tools for the modern art historian and museum curator, allowing us to better understand artists’ working methods and materials through the use of imaging technology and chemical analysis. This symposium seeks to foster a re-examination of the complex interactions between artistic and scientific disciplines that are more interdependent than they first appear.

We welcome innovative research papers from graduate students of all disciplines that challenge the divide between humanities and STEM fields. Papers may explore aspects of this topic across any time period, medium, or geographical region.

Topics may include, but are not limited to:

  • depictions of scientists, doctors, astronomers, engineers, etc. at work
  • visual evidence for the transmission of scientific knowledge between cultures scientific diagrams: anatomical, botanical, astronomical, alchemical, etc.
  • technical art history
  • art that incorporates the use of novel technologies: for example early printing or
  • photography, video art, 3D printing aestheticized technology, such as astrolabes and globes microphotography or photographs of patients/specimens
  • descriptions of artistic methodologies in terms of scientific
    experimentation

For consideration, please submit a 350-word abstract and CV to clevelandsymposium@gmail.com by July 16, 2017. Selected participants will be notified by early August. Paper presentations will be 20 minutes in length, and participants will be invited to author a blog post about their research to be published at clevelandsymposium.tumblr.com.

Please direct all questions to Aimee Caya and Erin Hein at clevelandsymposium@gmail.com.

source : Medieval Art Research

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Colloque – Paroisses et pouvoir civil au travers des siècles : je t’aime moi non plus ?

Fréquemment la presse se fait l’écho de tensions, voire de différends, entre fabriques d’église et autorités communales. Pèse, bien entendu, sur cette problématique le vieillissement des édifices cultuels dont les coûts d’entretien et de rénovation suscitent parfois des réticences, surtout au vu du recul de la pratique religieuse, de la multiculturalité et de la laïcisation croissantes de nos sociétés depuis le début du XIXe siècle. Mais au-delà, surgit la question – éminemment politique – du rapport entre la sphère ecclésiastique et la sphère civile.

Pour l’historien reste une question fondamentale : comment en est-on arrivé là ? En d’autres termes, quels furent sous l’Ancien Régime – car tout part de là – les rapports entre la paroisse d’un côté et les autorités civiles de l’autre ? Ou, plus fondamentalement, doit-on parler de côtés ?

En préalable, il convient d’envisager la définition même d’institutions paroissiales. Ou, pour le dire autrement, quelles institutions s’intègrent-elles dans la paroisse ? Ce qu’il est convenu d’appeler l’église ou la fabrique, cela va de soi. Les chapelles et confréries installées dans la paroisse ou – et c’est déjà une nuance essentielle – dans un lieu de culte extérieur. Qu’en est-il également des écoles ainsi que des tables des pauvres ou tables du Saint-Esprit ? Des évolutions peuvent-elles être notées en cette matière, ce qui sous-tend une question fondamentale : celle des origines.

Cela pose la question de la gestion de ces institutions. Par qui cette gestion est-elle assurée ? On pense bien entendu à peser les rôles respectifs du curé et des autorités civiles, mais également aux administrateurs paroissiaux, aux marguilliers. Qui sont-ils, d’où sont-ils issus, par qui et comment sont-ils désignés ? La question vaut également pour le personnel au service de ces différentes composantes : qui pose le choix des receveurs, mambours, maîtres d’école ? En corolaire le contrôle de ces personnes et de leurs activités – pensons notamment à la comptabilité – au niveau local peut s’avérer révélateur des interactions de pouvoirs.

Ce contrôle peut être envisagé également à un autre échelon, extérieur à la paroisse, celui des autorités supérieures. On connaît ici les interventions en ce sens lors des visites pastorales. Mais en est-il d’autres ? La mission du clergé dépend-elle uniquement des instances diocésaines ou doit-il répondre à d’autres autorités ? Par ailleurs, qui intervient lorsqu’il s’agit de produire une norme de fonctionnement ou de modifier des usages établis ? Existe-t-il une concurrence entre normes civile et ecclésiastique, pouvoirs civils et pouvoirs ecclésiastiques ?

L’établissement des fabriques en 1809 constitue une étape essentielle. Les rapports entre celles-ci et les autorités de tutelle, communales notamment, sont clairement définis par des textes légaux. Mais, sur le terrain, n’existe-t-il pas des zones floues, des sujets sensibles, sources potentielles de tensions ? Par ailleurs, ont-elles connu depuis leur création des évolutions sensibles et comment se situent-elles et sont-elles perçues de nos jours ?

Ces questions, on le voit, ne peuvent qu’être traitées dans une perspective chronologique élargie. L’Ancien Régime est loin en effet de présenter une situation uniforme. Demeure aussi la question fondamentale de l’héritage : dans quelle mesure les fabriques s’inscrivent-elles dans la continuité des structures d’Ancien Régime ? Et, plus fondamentalement, nos catégories actuelles vallent-elles pour les siècles passés ?

Ce projet est mené dans le cadre des activités du CHIREL de l’Université Saint-Louis.

Les actes seront publiés dans la collection des C@hiers du CRHIDI.

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Programme :

9h00 – accueil des participants
9h15 – Christian Dury (Archives de l’Évêché de Liège) : « La charge des églises et des chapelles au diocèse de Liège après 1559 ».
9h45 – Jean-Marie Cauchies (Université Saint-Louis – Bruxelles) : « Entre paroisses et commune : la « conduite de la charité » et la législation dans les Pays-Bas (XVIe – XVIIIe siècle) ».
10h15 – Pause

10h30 – Philippe Desmette (Université Saint-Louis – Bruxelles) : « Gérer les institutions paroissiales en Hainaut et Tournaisis, XVIe –XVIIIe siècle ».
11h00 – André Tihon (Université Saint-Louis – Bruxelles) : « Fabriques d’église, tables du Saint-Esprit et échevins. Quelques exemples en Brabant wallon au XVIIIe siècle ».
11h30 – Discussion
12h00 – Repas

14h00 – Jean-François Van Caulaert (licencié en histoire, membre associé du CRHIDI) : « De la mambournie à la fabrique, la présence des laïcs dans la gestion matérielle des paroisses d’antan ».
14h30 – Paul Wynants (Université de Namur) : « Fabriques d’église et pouvoir civil de la fin du XVIIIe à la fin du XXe siècle ».
15h00 – Discussion

15h30 – Henry Maillard (licencié en histoire, Secrétaire de la fabrique d’église de Soignies-Carrières) : conclusions.

Informations pratiques

Vendredi 12 mai 2017
Université Saint-Louis – Bruxelles (local à déterminer)
43 Bd. du Jardin Botanique
1000 Bruxelles

Organisateurs :
Prof. Ph. Desmette
Prof. A. Tihon

Contact : philippe.desmette@usaintlouis.be

Source : Université Saint-Louis – Bruxelles

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Publication – Kathryn Blair Moore, « The Architecture of the Christian Holy Land. Reception from Late Antiquity through the Renaissance »

In the absence of the bodies of Christ and Mary, architecture took on a special representational role during the Christian Middle Ages, marking out sites associated with the bodily presence of the dominant figures of the religion. Throughout this period, buildings were reinterpreted in relation to the mediating role of textual and pictorial representations that shaped the pilgrimage experience across expansive geographies. In this study, Kathryn Blair Moore challenges fundamental ideas within architectural history regarding the origins and significance of European recreations of buildings in Jerusalem, Bethlehem, and Nazareth. From these conceptual foundations, she traces and re-interprets the significance of the architecture of the Holy Land within changing religious and political contexts, from the First Crusade and the emergence of the Franciscan Custody of the Holy Land to the anti-Islamic crusade movements of the Renaissance, as well as the Reformation.

9781107139084

Table des matières :

Preface
Abbreviations
List of illustrations
Introduction

Part I. The Symbolization of Holy Land Architecture:

1. Fragmentary inscriptions and material presence
2. Rome and Constantinople
3. Architectural inscriptions in Adomnán’s De Locis Sanctis
4. Recreations of the Holy Sepulcher and Benedictine monasticism

Part II. Triumphal Restoration and Recreation in the Crusades:

5. The Crusader conquest and triumphal recreation
6. The restoration of the Temple of Solomon
7. Recreating the city of Jerusalem
8. True portraits/true Jerusalems

Part III. The Franciscan Custody of the Holy Land:

9. Formation of the Franciscan Custody
10. Assisi as a New Jerusalem
11. Franciscan books on the Holy Land pilgrimage
12. Signs of Christianity and Islam

Part IV. Imagined Pilgrimages and Crusades in the Renaissance:

13. The ephemeral architecture of Philip the Good’s crusading ambitions
14. The conspicuous nobility of dedication to Holy Land architecture
15. The Franciscan Order, papacy, and symbolic possession of the Holy Land
16. Protestant Reformation, Ottoman conquest, and Catholic renewal after 151

Epilogue
Bibliography
Notes.

Informations pratiques :
Kathryn Blair Moore, The Architecture of the Christian Holy Land. Reception from Late Antiquity through the Renaissance, Cambridge, Cambridge University Press, 2017. 287 x 223 x 30 mm, 436 pages. ISBN : 9781107139084. Prix : 74, 99 livres.

Source : Cambridge University Press

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Publication – Philippe Contamine, « Charles VII. Une vie, une politique »

Durant la majeure partie du XVe siècle, en Occident, les royaumes et les peuples, les princes et les aristocraties subirent de violentes turbulences. La France, en particulier, en fut à ce point de connaître un moment deux rois concurrents. Que Charles de Valois, devenu Charles VII, l’ait emporté pour finir n’était pas écrit d’avance. Il eut à répondre à au moins trois défis : se faire obéir, construire sa légitimité, l’emporter militairement. Dieu, Jeanne d’Arc, le beau Dunois et Jacques Coeur contribuèrent sans doute à les relever. Mais Charles, l’un des premiers rois dont il est possible de connaître et d’apprécier la personnalité, n’était pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il sut mener la nef royale sur une mer démontée. En près de quarante années de règne (1422-1461), il s’adapta aux circonstances, tira parti des conflits entre les princes, s’appuya sur ses « bonnes villes » et aussi sur la papauté, créa des institutions administratives et militaires efficaces. Innovation appelée à une longue postérité, l’apparition publique d’une favorite royale, sous les traits avenants d’Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi une forme de sentiment « national ». La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que revêt ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations.

9782262039752

Professeur émérite d’histoire du Moyen Âge de l’université Paris IV, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, Philippe Contamine est internationalement connu pour ses travaux sur la noblesse et sur la guerre au Moyen Âge.

Informations pratiques :
Philippe Contamine, Charles VII. Une vie, une politique, Paris, éditions Perrin, 2017 (Biographies). 560 pages. ISBN : 9782262039752. Prix : 26 euros.

Source : Éditions Perrin

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