Journée d’étude – La prosopographie (Antiquité-Haut Moyen Âge) : État des lieux

Il s’agit de proposer un bilan des différentes traditions des études prosopographiques pour l’Antiquité grecque et romaine « classiques », l’Antiquité tardive, et le haut Moyen Âge, étant entendu que la rencontre cherche à décloisonner ces différentes spécialités.

Par tradition, nous entendons à la fois un bilan historiographique, un questionnement épistémologique, une analyse des discours de la méthode, mais aussi un panorama des outils actuels, y compris des outils numériques.

Mommsen

Programme :

10h-12h30

10h : Introduction
10h15 : Robinson Baudry (ArScan, Nanterre), prosopographie romaine, époque républicaine
11h : Karine Karila-Cohen (CReAAH, Rennes 2), prosopographie attique
11h45 : Ivana Savalli-Lestrade (ANHIMA, CNRS), prosopographie de l’Orient hellénistique

14h00-17h30

14h : Gabrielle Frija (ACP, UPEM), prosopographie de l’Orient romain
14h45 : Dominic Moreau (HALMA, Lille 3), prosopographie de l’Antiquité tardive
15h30 : Nathalie Verpeaux (PraME), prosopographie du haut Moyen Âge
16h30 : Bilan et discussion générale autour de la poursuite des ateliers

Informations pratiques :

Atelier organisé par Robinson Baudry, Sylvain Destephen, Bruno Dumézil, Karine Karila-Cohen, Ivana Savalli-Lestrade

20 mai 2017
INHA – Salle Mariette
2 rue Vivienne – 75002 –Paris

Contact :
ivana.savalli@wanadoo.fr
karine.karila-cohen@univ-rennes2.fr
rbaudry@u-paris10.fr

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Publication en ligne – Genre textuel, genre social. Cahiers électroniques d’histoire textuelle du LaMOP

Les études du genre dans le champ des Medieval Studies ont longtemps été marquées, depuis leurs débuts dans les années 1970, par une étroite collaboration entre les chercheurs littéraires et les historiens. Dans la continuité du travail de l’histoire des femmes, on mesurait l’importance des conceptions théologiques, philosophiques, juridiques ou médicales de la différence des sexes dans la pratique sociale autant que dans les textes littéraires. Ce désir d’analyser à la fois l’idéologie et les pratiques a été maintenu lorsque les études du genre ont commencé à se pencher sur les hommes et les « masculinités » aussi, à partir des années 1990. Toutefois, depuis la fin du XXe siècle, de telles approches interdisciplinaires ont souvent été remises en question : d’un côté, par un retour en quelque sorte derrière les barricades des approches socio-historiques, de l’autre, des approches littéraires ou culturelles. L’histoire du genre, lorsqu’elle se concentre sur des cas spécifiques, a eu souvent tendance à souligner les limites d’une approche centrée sur l’idéologie. Des veuves qui reprenaient l’atelier de leur mari défunt jusqu’aux femmes nobles et aux reines qui exerçaient un pouvoir réel malgré l’idéologie qui les auraient exclues, on voyait des femmes qui avaient des véritables possibilités d’action, du véritable agency. Les hommes d’église, les bourgeois ou des paysans n’étaient finalement pas si contraints, peut-être, par les valeurs masculines les plus évidentes de la culture médiévale, qui s’appliqueraient surtout à la noblesse. En même temps, certains chercheurs littéraires ont souligné la réalité indépendante de l’histoire culturelle, des œuvres littéraires et de la langue, trouvant que des analyses socio-historiques des textes littéraires (en termes de gender entre autres) risquaient d’être aussi réductrices que des approches naïvement matérialistes caractéristiques de certaines lectures marxisantes. Et si l’idéologie genrée existait simplement dans un autre monde, un monde textuel sur lequel les historiens de la société n’auraient pas besoin de trop s’attarder ?

Cette journée d’études a tenté d’aller à contre-courant de ces mouvements anti-interdisciplinaires en réunissant des chercheurs, qu’ils soient historiens de la société ou littéraires, qui essaient de développer des méthodes permettant de naviguer entre normes, discours et pratiques sans réduire les uns à des simples fonctions des autres. En particulier, cette journée réunit des chercheurs, travaillant en France et au Royaume-Uni, qui tentent de trouver d’autres moyens d’allier le genre (et le gender) textuel au genre social, et ce de deux manières principales : en étudiant comment les pratiques peuvent incarner également des idéologies ; et en considérant le discours genré, ni comme un code extérieur à la société, ni comme une simple représentation de la vie sociale, mais comme un ensemble de pratiques sociales parmi d’autres.

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Table des matières :

– Aude Mairey, « Hoccleve et Lydgate étaient-ils antiféministes ? »
– Cordelia Beattie, Servantes, femmes et veuves : lire le genre dans les suppliques féminines à la cour de la chancellerie anglaise à la fin du Moyen Age «
– Michelle Bubenicek, « Femmes criminelles, femmes victimes devant la justice. Une parole au féminin ? »
– Miriam Müller, « Le genre en théorie et en pratique : le statut des femmes, la question des espaces genrés, publics et privés dans le village anglais médiéval »
– Christopher Fletcher, « Masculinité et religion chrétienne dans le Livre de Seyntz Medicines de Henri de Grosmont, duc de Lancastre » de Henri de Grosmont, duc de Lancastre »

Accès : ici

Résumé anglais :

From the moment the concept of gender began to emerge as an important theme in medieval studies in the 1970s, its application has been marked by close collaboration between historians and literary scholars. A central concern from early on, part of the inheritance of women’s history, was to consider the importance or otherwise of theological, philosophical, legal or medical conceptions of sexual difference as much in social practice as in literary texts. The desire to analyse ideology and practice simultaneously was still very much present when gender studies started to consider men and masculinities in the 1990s. Since the end of the twentieth century, however, such interdisciplinary approaches have come under pressure from both sides of conventional disciplinary boundaries, from researchers who favour either socio-historical or literary and cultural approaches. The history of gender, when it had considered to specific cases in detail, has tended to underline the limitations of an approach centred on ideology. From the widows who took over the workshop of their husband to the noble women and queens who exercised political power despite their theoretical exclusion from legitimate government, historians have pointed to women who had real possibilities of action and real ‘agency’. In the case of men and masculinities, it might be argued that churchmen, townsmen and peasants were not perhaps as constrained by the most explicit dictates of medieval manhood, which applied most clearly to the nobility. At the same time, literary scholars, after a time in which ‘new historicist’ approaches were dominant, increasingly underline the independent realities of cultural history, of literary works and of language, considering that socio-historical interpretations (in terms of gender amongst other things) might be seen to be as reductive as the naïvely materialist readings of earlier Marxian critics. What if gendered ideology simply existed in another sphere, a textual sphere which social historians could safely leave to literary scholars?
This workshop aimed to counter some of these anti-interdisciplinary movements by bringing together researchers, both social historians and literary scholars, who pursue methodologies which make it possible to find our way amongst norms, discourses and practices without reducing any one of them to a simple function of the others. In particular, this workshop brought together scholars based in France and in the UK who follow approaches which bring together social and textual gender, and this in two main ways: by studying how practices can also embody ideologies; and by understanding gendered discourse neither as a code exterior to society, nor as a simple representation of social life, but as one ensemble of social practices amongst many.

Source : LAMOP

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Offre d’emploi – Departmental Lecturer in Early Medieval Archaeology (University of Oxford)

Location: Oxford
Salary: £31,076 to £38,183 Grade 7 p.a.
Hours: Full Time
Contract Type: Fixed-Term/Contract
Placed on: 25th April 2017
Closes: 31st May 2017
Job Ref: 128518

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The School of Archaeology seeks an exceptional candidate for the role of Departmental Lecturer in Early Medieval Archaeology to replace a permanent post holder on temporary secondment. The primary focus of the role will be on teaching, supervision and examining undergraduate and Master’s level students in Archaeology and History. The successful candidate will have a publication record, commensurate with career stage, in the field of Early Medieval archaeology.

The post is full-time for a fixed-term of 12 months, from September 2017, or as soon as possible thereafter.

You must have a doctorate in the field of Early Medieval archaeology, ideally with an emphasis on Britain and/or Northwest Europe. The ability to work effectively with colleagues as part of an interdisciplinary team, and strong communication skills are also essential.

Applications for this vacancy are to be made online. You will be required to upload a supporting statement and CV as part of your online application.

Only applications received before 12.00 midday on Wednesday 31 May 2017 can be considered.

https://www.recruit.ox.ac.uk/pls/hrisliverecruit/erq_jobspec_version_4.jobspec?p_id=128518

Source : Jobs.ac.uk

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Colloque – Et ça, on jette ?! Penser – peser le Moyen Âge entre le XVe et le XVIIe siècle / Pensare – pesare il Medioevo tra Quattro e Seicento

Università degli studi di Torino
Dipartimento di Studi Umanistici / Dottorato in Lettere – Scuola dott. Studi Umanistici

Et ça, on jette ?!
Penser – peser le Moyen Âge entre le XVe et le XVIIe siècle
Pensare – pesare il Medioevo tra Quattro e Seicento

Torino, 9-10 giugno 2017
9 giugno, 14.15-18.30: Rettorato, Biblioteca A. Graf
10 giugno, 9.00-13.00: Palazzo Nuovo, Sala lauree

info: maurizio.busca@gmail.com +33 7 87 99 94 80
pierandrea.martina@gmail.com +39 340 7450390

Et ca on jette

Orateurs :

Dario Cecchetti
Maria Colombo-Timelli
Joëlle Ducos
Danielle Jacquart
Jelle Koopmans
Xavier Leroux
Vittorio Marchis
Francesco Montorsi
Alexandra Pénot
Giovanni Matteo Roccati
Alessandro Vitale-Brovarone

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Colloque – Trier, classer, organiser : ordonner le monde au Moyen Âge

16 et 17 juin 2017
Paris, Maison de la Recherche de la Sorbonne, 28 rue Serpente, salle D323

Journée d’Etude organisée par l’association QUESTES, avec le soutien de l’ED1, de l’UMR 8596 et de l’EA 4349 de l’Université Paris-Sorbonne, ainsi que de l’ED441 et de l’EA4100 de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

contact : j.etudes.questes2017@gmail.com

5.0.2

Programme :

Vendredi 16 juin – Maison de la Recherche 28 rue Serpente à Paris, salle D323, 9h-17h30

9h – Accueil
9h15 – Mot d’Accueil par Sylvie Lefèvre
9h30 – Introduction par Louis-Patrick Bergot, Pauline Guéna, Marie Piccoli-Wentzo et Adeline Sanchez

10h – Meyssa Ben Saad (Université Paris-Diderot), Critères et arguments de la classification des animaux chez le naturaliste arabe médiéval al-Djâhiz (776-868)
10h30 – Yoan Boudes (Université Paris-Sorbonne), Diviser pour mieux nommer ? L’organisation du discours sur les reptiles dans l’encyclopédisme médiéval
11h – Pause

11h30 – Adeline Sanchez (Université Paris-Sorbonne), La liste comme structure du savoir dans le Lilium medicine de Bernard de Gordon
12h – Alice Laforêt (Ecole Nationale des Chartes), Entre herbe et arbre : classer les végétaux au statut ambivalent dans la littérature encyclopédique médiévale
12h30 – Buffet

14h30 – Sergi Sancho Fibla (Université Aix-Marseille), Ecrire est ordonner : trois exemples littéraires de l’arbor
15h – Louis-Patrick Bergot (Université Paris-Sorbonne), Les quinze signes du Jugement dernier selon Pierre le Mangeur : étude des différentes versions françaises
15h30 – Pause

16h – Élise Haddad (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), Bête eschatologique, bête sauvage : quelle place pour la bestia dans les ensembles eschatologiques ?
16h30 – Clémence Legoux (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), La place des saints dans les mandorles angéliques du XVe siècle

Soirée – Promenade historique dans Paris guidée par Annabelle Marin (Université Paris-Sorbonne)

Samedi 17 juin – Maison de la Recherche 28 rue Serpente à Paris, salle D323, 9h30-17h30

9h30 – Accueil des participants
10h – Thalie Baylan (Université Grenoble Alpes), Toute une assemblée hiérarchisée ordonnée sous un manteau. Le cas du thème de la Vierge de miséricorde dans l’art peint de l’ancien duché de Savoie (XVe-XVIe siècles)
10h30 – Marie Piccoli-Wentzo (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), La mise en ordre du monde et la construction du paysage chez I. B. Alberti
11h – Pause

11h30 – Nicolas Garnier (Université Paris-Sorbonne), La liste et la course : les listes bestournées du Roman de Renart
12h – Joanna Augustyn (Ecole Normale Supérieure de Lyon), Classer pour déclasser : les femmes comme l’état le plus bas dans le Livre des manières d’Etienne de Fougères
12h30 – Buffet

14h30 – William Trouvé (Université d’Angers), Aux origines de la liste. Les listes de rois du haut Moyen Âge sont-elles des documents administratifs ou des abrégés de textes d’histoire ?
15h – Élodie Papin (Université Rennes 2), Les cartulaires de l’abbaye de Margam : archiver et ordonner les biens monastiques au pays de Galles au XIIIe siècle
15h30 – Pause

16h – Thomas Lacomme (Ecole Pratique des Hautes Études), Choix de classement et représentation du monde. Eléments de synthèse sur les cartulaires produits en Champagne méridionale au XIIIe siècle
16h30 – Mélanie Dubois Morestin (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Ordonner son activité et son entreprise : la gestion des archives privées de Jean Teisseire, artisan du XIVe siècle
17h – Conclusion par Pierre Chastang (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines)

Source : Questes

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Publication – « L’Histoire à la source : acter, compter, enregistrer (Catalogne, Savoie, Italie, XIIe- XVe siècle) Mélanges offerts à Christian Guilleré », éd. Guido Castelnuovo et Sandrine Victor

L’Histoire à la source : acter, compter, enregistrer. Ce titre résume parfaitement l’essence du travail d’historien que Christian Guilleré a mené tout au long de sa carrière. De la Catalogne à la Savoie, des Pyrénées aux Alpes, il a manié l’analogie pour humaniser les XIIIe et XIVe siècles au travers des sources comptables, notariales et fiscales, trouvant dans ces deux aires géographiques les traces documentaires de la mise en œuvre de la principauté au bas Moyen-Âge. Maître dans l’art d’interpréter les sources, leurs silences, voire leurs absences, il n’a eu de cesse d’instaurer le dialogue entre ville et territoire, entre territoire et principauté. Collègues et élèves de Christian Guilleré, souvent inspirés par les recherches de leur aîné et ami, ont voulu, par les articles ici rassemblés, rendre hommage à son travail incessant, commencé à l’ombre des grands maîtres que sont Pierre Bonnassie et Georges Duby. La trentaine de contributions réunies dans ce volume ont voulu reprendre les figures et les temps forts de ses recherches sur le Moyen Âge : le notaire et le juif, le marchand et l’officier, la comptabilité et l’économie, le tout au travers d’une culture financière et fiscale à nulle autre pareille, la source toujours au cœur d’une réflexion minutieuse et innovante sans jamais perdre de vue la vision globale, plurielle et englobante des sociétés princières et de leur foisonnante documentation écrite.

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Table des matières :

Christian Guilleré – Bibliographie raisonnée

Présentation des auteurs

Préface

Guido Castelnuovo, Sandrine Victor – En hommage à Christian Guilleré ;
Guido Castelnuovo, Sandrine Victor – Des Pyrénées aux Alpes.

Le scripteur, ses actes, ses espaces

Paolo Buffo – Una fonte documentaria controversa : la donazione del conte Umberto I ai canonici della cattedrale e di S. Orso d’Aosta (1040) ;
Laurent Ripart – Une liste de sainteurs franc-comtois de l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune (fin XIIe siècle) ;
Carlos López Rodríguez – Notarios y escribanos de la Cancillería de Jaime I de Aragón ;
Albert Rigaudière – « Tous ceulx qui vouldront user d’office de notaire et de tabellionnage […] feront le serment en tel cas acoustumé […] » (XIIIe-XVe siècle) ;
Laure Verdon – Saisir les notaires publics en Provence à travers la législation angevine (XIIIe-XIVe siècle). Vers une forme de service public ?

Jacques Paviot – De la mère à la fille. Anne et Philiberte de La Palud à travers leur testament.

L’archive, ses officiers, sa mémoire

Alexandra Beauchamp – Les voyages de l’infant Jean d’Aragon d’après sa comptabilité et les archives de la chancellerie royale (1351-1355) ;
Manuel Sánchez-Martínez – Cataluña en la financiación de la guerra de Castilla?: los fogajes de 1358 ;
Daniela Cereia – « Lire » et « ouyr » : les procédures comptables de l’hôtel de Philippe de Bresse (1468-1490) dans les comptes des trésoriers Jean Ardoyn et Bernardin Oudry ;
Julien Coppier – Max Bruchet (1868-1929), archiviste de la Haute-Savoie et pionnier de la recherche en histoire médiévale ;
Jean Luquet – Entre Chambéry et Turin, l’histoire partagée des archives savoyardes.

Le marchand, ses activités, ses princes

Lluís To Figueras – Joan d’Aldiard, mercader de Perpinyà, i la seva clientela (1307) ;
Claude Denjean – Credit et usure. Juifs et chrétiens face à l’incertitude sur les marchés en Catalogne à la fin du Moyen Âge ;
Juan Vicente García Marsilla – Los colores del textil. Los tintes y el teñido de los paños en la Valencia medieval ;
Jean-Louis Gaulin – La vigne et courtil d’Amédée V à Lyon. Note sur les comptes de la maison de Savoie appelée Le Temple (1320-1326) ;
Luisa Gentile – Concessiones signi. Lettere di concessione di marche mercantili emanate dai conti e duchi di Savoia.

La cité, ses pouvoirs, ses documents

Antoni Riera i Melis – La reglamentació del sistema alimentari dels canonges. Regulars catalans a mitjan Segle XII ;
Ilaria Taddei – La permanence du Quod omnes tangit dans les sources florentines de la fin du Moyen Âge (XIVe-XVe siècle) ;
Flocel Sabaté – La ville de Gérone contre l’évêché d’empúries ;
Isabella Lazzarini – La terra, gli uomini, le scritture. Il liber FLU e la costruzione del potere signorile (Mantova, 1346-1475) ;
Élisabeth Crouzet-Pavan, Pascal Vuillemin – «De Communi Concordia…» Comptabilités paroissiales vénitiennes à la fin du Moyen Âge ;
Fabien Lévy – Écrire et transposer l’enquête (La grande enquête ligure de 1509).

La montagne, ses châteaux, ses campagnes

Nicolas Carrier – Le servage en Savoie et en Catalogne?: regards croisés (VIIIe-XIIIe siècle) ;
Fabrice Mouthon – Gestion indivise d’une montagne disputée. La montagne du Lou et les quatre paroisses de Maurienne (XIIIe-XVIe siècles) ;
Pere Benito i Monclús, Joan Montoro i Maltas – Fams immortalitzades. El « mal any primer » (1333-1334) dins l’annalística catalana de la baixa edat mitjana ;
Matthieu de la Corbière – La forteresse et le bourg de Château-Gaillard (Haute-Savoie) au Moyen Âge d’après les comptes de la châtellenie.

Informations pratiques :

Guido Castelnuovo et Sandrine Victor (éd.), L’Histoire à la source : acter, compter, enregistrer (Catalogne, Savoie, Italie, XIIe- XVe siècle). Mélanges offerts à Christian Guilleré, Chambéry, Éditions de l’université de Savoie, 2017 (Sociétés, Religions, Politiques). 15 x 23 x 2,7 cm, 540 pages. ISBN : 9782919732609. Prix : 25 euros.

Source : Le comptoir des Presses d’universités

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Conférence – Helmut Reimitz, « Codes and codification: the plurality of law and the formation of a medieval legal landscape in the Merovingian kingdoms »

Séminaire organisé dans le cadre d’un séjour en qualité de professeur invité à l’EHESS (Pierre Monnet).

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10 mai 2017
Deutsches Historisches Institut Paris
Hôtel Duret-de-Chevry
8 rue du Parc-Royal
75003 Paris

Helmut Reimitz (Princeton), Codes and codification: the plurality of law and the formation of a medieval legal landscape in the Merovingian kingdoms.

Séminaire Moyen Âge 09h00 (10.05.) – 11h00 (10.05.)

Source : DHIP – IHA

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Publication – Aude Musin, « Sociabilité urbaine et criminalisation étatique. La justice namuroise face à la violence de 1360 à 1555 »

Si la ville médiévale apparaît souvent comme un lieu saturé de violence, elle fut aussi, et surtout, un lieu de pacification des tensions, grâce à l’action des autorités urbaines. Dans un souci de garantir l’ordre et la paix dans la cité, celles-ci développèrent des modes originaux de gestion des conflits, permettant un encadrement efficace de la violence. Les très riches archives judiciaires de la ville de Namur, dans les Pays-Bas, permettent d’approcher les formes et les modes de régulation de la violence à la fin du Moyen Âge, et les transformations subies par ceux-ci au cours des deux siècles que couvre cette étude.

Au XIVe siècle, les élites dirigeantes namuroises, qui exercent la justice dans la cité, fixent elles-mêmes les limites – très larges – de la violence légitime, elles peuvent décider de poursuivre ou non un homicide ou de pardonner à l’agresseur. La vengeance est notamment acceptée comme une motivation de la violence. Au cours du XVe siècle, cette faculté de pardonner aux homicides échappe au Magistrat urbain, au profit de l’officier représentant le prince dans le comté. Ce dernier se voit à son tour progressivement dénier ce droit de pardonner, le prince le revendiquant comme son privilège exclusif. Au terme du processus, il devient la seule autorité habilitée à permettre la réintégration des violents par l’octroi de sa grâce, et donc également à définir les limites de la violence légitime. Les modes de régulation urbains de la violence perdurent cependant concernant les violences légères.

Cet ouvrage met aussi en évidence le processus d’intégration d’une principauté périphérique à l’État bourguignon, par le biais de l’exercice de la justice. Cette intégration apparaît réussie, la seule ville du comté ayant peu résisté face à sa mise sous tutelle en matière de gestion de la violence. À l’aube de la première modernité s’opère donc un glissement d’une gestion des comportements violents par les justices urbaines fondée sur la réintégration des délinquants à la communauté, vers une volonté de l’État, en plein processus de développement, de s’assurer le monopole du contrôle des sujets. C’est ce passage de la « sociabilité urbaine » à la « criminalisation étatique » que ce livre se propose d’étudier.

Aude Musin est docteure de l’Université catholique de Louvain et chargée de recherche. Ses recherches s’intéressent au processus d’affirmation d’un pouvoir souverain dans les Pays-Bas méridionaux du XIVe au XVIIe siècles par le biais de l’exercice de la justice pénale. Elle étudie actuellement les mécanismes de monopolisation du droit de grâce par le prince au détriment des pouvoirs subordonnés, et les phénomènes de résistance à ce processus.

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Table des matières :

Préface

Introduction : Étudier la violence urbaine. L’exemple namurois
1. Le terrain d’étude : la ville de Namur
2. La justice namuroise et ses acteurs
3. Sources et outils
4. Conclusion

Chapitre 1 : Violence, vengeance et conciliation
1. Une culture de la vengeance et de défense de l’honneur
2. Sortir de la vengeance : la réconciliation des parties
3. Conclusion

Chapitre 2 : Violence pour l’honneur, violence pour le vol. Une typologie de la violence
1. Une dichotomie de la violence physique fondée sur la préméditation ?
2. La violence pour l’honneur : beau fait et vilain cas
3. La violence instrumentalisée
4. Conclusion

Chapitre 3 : Les transformations de la violence urbaine de la fin du Moyen Âge à la transition vers la première modernité
1. Évolutions quantitatives de la violence
2. Les transformations internes de la violence
3. Conclusion

Chapitre 4 : Les prémices de la criminalisation de la violence interpersonnelle à l’aube de la première modernité
1. Les mesures de prévention
2. Briser le cycle violent : la prise en charge des injures et des coups
3. Sanctionner l’homicide : de la réintégration urbaine à la criminalisation
4. Conclusion

Conclusion : les changements de la perception et du traitement des violences par les autorités judiciaires

1. De la violence licite à la violence illicite
2. De la violence comme une atteinte aux personnes à une atteinte à l’ordre public
3. L’effacement de la victime
4. Le déclin de la vengeance, un effet de source
5. L’encadrement de la violence, un enjeu entre les différents niveaux de pouvoir

Bibliographie

1. Abréviations
2. Sources inédites
3. Sources éditées
4. Travaux
Annexes

Informations pratiques :
Aude Musin, Sociabilité urbaine et criminalisation étatique. La justice namuroise face à la violence de 1360 à 1555, Turnhout, Brepols, 2017 (Studies in European Urban History, 39). XII+204 p., 30 b/w ill., 178 x 254 mm. ISBN: 978-2-503-53439-8. Prix : 34 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Les Italiens en Europe : perceptions, représentations, échanges littéraires et culturels (XIVe-XVIe siècle)

Université Grenoble – Alpes
9 et 10 novembre 2017

Rejetée ou recherchée, l’Europe est un sujet de débat dans plusieurs domaines de la pensée. Dans son ouvrage La civilisation de l’Europe à la Renaissance, John Hale racontait l’Europe de la Renaissance (1450-début du XVIIe siècle) en réservant plusieurs chapitres aux représentations et aux échanges entre les hommes, en y incluant les antipathies et les attractions des peuples qui la composaient.

L’objet du colloque est de réfléchir, dans une perspective interdisciplinaire, aux perceptions que les Italiens ont eues des autres peuples d’Europe et réciproquement à la façon dont ces derniers percevaient les Italiens. Par quels canaux culturels passent ces perceptions ? De quoi sont-elles faites ? Comment les différentes formes d’échanges, parmi lesquelles les migrations des artistes, des écrivains et des voyageurs, ont-elles constitué les représentations des uns et des autres ? Ces représentations ont-elles influé sur l’évolution de l’idée d’Europe ? En quoi ces perceptions sont-elles dépendantes des héritages qui ont construit une idée, avec ses transformations et ses permanences, que l’on s’est faite de l’Europe ?

Les échanges envisagés ici, en-dehors des champs spécifiques de l’économie et de la diplomatie, le seront au sens de vecteurs culturels, et pourront ainsi inclure les migrations culturelles et artistiques tels que les voyages (Hale parle de « styles migratoires » dont on trouve une illustration dans le Journal du Voyage de Montaigne), les traductions d’ouvrages et les réceptions, dans ces ouvrages, d’une autre culture (par exemple, le fait de gommer, dans certaines traductions, des références à des lieux étrangers que le public ne connaîtrait pas), mais aussi les poncifs sur les « étrangers » et les antipathies (préjugés, stéréotypes, etc.) que révèlent les correspondances épistolaires, les proverbes populaires, etc., comme les regards de sympathie, d’ouverture, révélateurs de curiosités, du sens d’une culture commune, de solidarités.

Si les sources considérées seront « culturelles », au sens littéraire et artistique, la réflexion ne peut pas faire l’économie d’une analyse plus historique et politique sur la définition même de l’Europe et d’une conscience européenne telles qu’elles se dessinent en Italie. Initialement définie par les Grecs comme une réalité géographique qui la différencie de l’Asie et de l’Afrique, l’Europe devient au Moyen Âge une « unité historique » (Lucien Febvre) qui est faite d’une civilisation marquée par le christianisme, avant de devenir politique à la fin du XVIe siècle.

Les travaux pourront donc constituer, par leur nature même, une réflexion sur l’Europe et les nations, sur l’idée d’Europe se faisant jour à travers aussi bien les attirances que les rejets, les traversées que les frontières, les correspondances épistolaires que les styles artistiques, les textes de fiction que les textes historiques.

Sans que soit nécessairement formalisée une réflexion abstraite sur l’idée d’Europe, on peut se demander si et comment naît une conscience européenne en Italie, et quel rôle a joué pour cette question la façon dont les Italiens sont perçus en Europe.

Axes de réflexion :

  • la conscience de soi, la conscience nationale, la conscience européenne chez les Italiens (ressemblances et dissemblances des peuples, poursuite d’un idéal commun, idée et représentation de l’Autre)
  • les stéréotypes (parmi lesquels l’italophobie) : à quoi correspondent-ils ? pourquoi existent- ils ? quelles sont leurs fonctions ?
  • la réflexion sur la délimitation des « nations » dans une Europe qui est un ensemble à la fois cohérent et pluriculturel
  • Les Italiens dans l’union chrétienne contre les Ottomans
  • influence des « guerres d’Italie » dans la conscience de soi et de l’autre européen ; réflexion sur la faiblesse de la péninsule italienne
  • les conséquences de la Réforme protestante à partir de 1520 sur la conscience de soi des Italiens par rapport aux autres nations européennes et vice-versa
  • les déplacements des artistes italiens en Europe et des artistes européens en Italie
  • la circulation des livres italiens en Europe / la réception des livres européens en Italie
  • les pièces de théâtre et les romans qui mettent en scène des Italiens comme sources pour les « représentations » des étrangers (le théâtre élisabéthain et les Italiens tels qu’ils sont représentés à travers les personnages par exemple)
  • la question de la langue : le latin comme langue commune culturelle/ les langues nationales ; importance d’un parler identique pour marquer la cohérence d’un pays
  • le rapport à la langue étrangère : ignorance, refus, apprentissage, modalités de communication ; publications de vocabulaires polyglottes ; rédaction de manuels de conversation plurilingues à destination des marchands ; apparition du métier d’interprète dans la seconde moitié du XVIe siècle…
  • la traduction, à l’origine même de l’Europe pluriculturelle (Europe née de et dans la traduction, Meschonnic). Traduction des œuvres italiennes / traduction des œuvres européennes en Italie ; rapport avec la langue nationale comme outil légitime de l’expression littéraire etc.

Modalités de participation

Les propositions de communication, qui donneront une idée précise du thème envisagé et seront développées en quelques paragraphes, sont à envoyer
le 26 avril 2017 au plus tard

à:

patrizia.bertrand@univ-grenoble-alpes.fr,
elise.leclerc@univ-grenoble-alpes.fr,
serge.stolf@wanadoo.fr,
c.terreaux-scotto@orange.fr

Les projets seront examinés par notre comité scientifique et les réponses retournées le 7 juin 2017.

Comité scientifique

Florence Bistagne, Université d’Avignon, IUF
Romain Descendre, ENS Lyon, UMR Triangle
Marco Federici, docteur de l’Université La Sapienza, Rome
Jean-Louis Fournel, Université Paris 8, UMR Triangle
Claudio Gigante, Université Libre de Bruxelles
Juan Montero Delgado, Université de Séville
Pedro Rueda Ramírez, Université de Barcelone
Daniele Santarelli, Université de Campanie Luigi Vanvitelli, membre associé de l’UMR Triangle
Jean-Claude Zancarini, ENS Lyon, UMR Triangle

Source : Calenda

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Conférence – Didier Martens, « Byzance dans le Nord : icônes de saint Luc dans la peinture flamande du XVe au XVIIe siècle »

Byzance dans le Nord : icônes de saint Luc dans la peinture flamande du XVe au XVIIe siècle

par Didier Martens, historien de l’art et germaniste, professeur à l’Université libre de Bruxelles, auteur de nombreux ouvrages dont Peinture flamande et goût ibérique XVème-XVIème siècles (Le Livre Timperman, Bruxelles, 2010)

MadonedelAracoeli

Programme (Académie royale de Belgique) :

18h00 Accueil
18h15 Mot d’accueil par Monsieur Marc Seminckx
Président du Conseil d’administration de Koregos
18h25 Conférence
Byzance dans le Nord : icônes de saint Luc dans la peinture flamande du XVe au XVIIe siècle
par Monsieur Didier Martens

À partir du XVe siècle, des représentations de la Vierge à l’Enfant attribuées à l’évangéliste Luc vont commencer à circuler dans le nord-ouest de l’Europe, sous la forme de copies plus ou moins fidèles venues d’Italie.

Ces images, procédant de modèles byzantins, seront considérées comme des témoignages véridiques, ayant valeur de documents quant à l’aspect physique du Christ et de sa Mère. Elles susciteront dès les années 1490 de nombreux miracles et donneront lieu à des pèlerinages. L’engouement du public pour ces représentations estimées authentiques amènera à son tour, dans les anciens Pays-Bas, une importante production de copies.

Avant le XVIIe siècle, le modèle byzantin fut le plus souvent adapté aux traditions artistiques locales : l’icône fut sans autre forme de procès convertie en un panneau de Primitif flamand.

À partir du XVIIe siècle, les copistes s’efforceront en revanche d’imiter le plus fidèlement possible leurs modèles et créeront ainsi un étonnant style néo-byzantin. En réalité, il est clair que l’art de Byzance plaisait peu aux peintres des XVe, XVIe et XVIIe siècles et que la valorisation des icônes pour des raisons d’ordre religieux a donné naissance à un véritable conflit entre esthétique et dévotion, goût et authenticité.

C’est à ce conflit et à la difficile gestion de la différence artistique durant trois siècles d’art flamand que sera consacrée la présente conférence.

Entrée gratuite. Inscription souhaitée avant le 2 mai à l’adresse : info@koregos.org

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