The Oxford Handbook of Medieval Central Europe summarizes the political, social, and cultural history of medieval Central Europe (c. 800-1600 CE), a region long considered a « forgotten » area of the European past. The 25 cutting-edge chapters present up-to-date research about the region’s core medieval kingdoms — Hungary, Poland, and Bohemia — and their dynamic interactions with neighboring areas. From the Baltic to the Adriatic, the handbook includes reflections on modern conceptions and uses of the region’s shared medieval traditions. The volume’s thematic organization reveals rarely compared knowledge about the region’s medieval resources: its peoples and structures of power; its social life and economy; its religion and culture; and images of its past.
Table des matières :
Introduction: « Central Europe: » Perceptions, Definitions, and Comparisons in a Historiographical Context Nada Zecevic
PART I. LAND, PEOPLE, AND STRUCTURES OF POWER
Geography, Natural Resources, and Environment András Vadas
From Avars and Slavs to the First Medieval Kingdoms in Central Europe: Population and Settlement, 700-1100 Daniel Ziemann
The Central European States: From Monarchy to Ständestaat Julia Burkhardt
Government: Central and Local Administration János M. Bak and Suzana Miljan
Law and the Administration of Justice János M. Bak and Yuriy Zazuliak
Wars, Warfare, and Military Organization Attila Bárány
Cooperation and Conflict in Diplomacy and War within and around Central Europe Gerald Schwedler and Pawel Figurski, with contributions by László Veszprémy, Emir O. Filipovic, and Christian Raffensperger
PART II. SOCIETY AND ECONOMY
Changing Elites in Medieval Central Europe Cosmin Popa-Gorjanu
Locals and Immigrants in Medieval Central Europe Stefan Donecker
Gender and Family in Medieval Central Europe Michaela Antonín Malaníková, Witold Brzezinski, and Marija Mogorovic Crljenko
Rural Land Management in Medieval Central Europe Edit Sárosi
Cities and Towns in Medieval Central Europe Katalin Szende and Felicitas Schmieder
Mining, Finances, and Commerce in Medieval Central Europe Grzegorz Mysliwski and Balázs Nagy
PART III. CULTURE AND RELIGION
Cultural Landscapes: Education and Literature Farkas Gábor Kiss and Lucie Dolezalová
A History of Social Communication in East- Central Europe: Words, Scripts, and Beyond Anna Adamska
Art and Architecture in Medieval East Central Europe Béla Zsolt Szakács and Zoë Opacic
Contexts of Late Medieval Daily Life Gerhard Jaritz
Religious Practices (and Confessional Variants) in Medieval Central Europe Stanislava Kuzmová
The Papacy and the Region, Church Structure, and Clergy Agata Zielinska and Igor Razum
Jews in Medieval Central Europe Tamás Visi
Monasticism in Medieval Central Europe (c. 800-c. 1550) Marie-Madeleine de Cevins, with contributions by Marek Derwich and Beatrix Romhányi
PART IV. IMAGES OF THE PAST
The Image of East Central Europe in Medieval European Literature Levente Seláf
Musical Culture in Medieval Central Europe Pawel Gancarczyk
The Middle Ages after the Middle Ages: Popular Traditions and Medievalism János M. Bak and Gábor Klaniczay
Index
Informations pratiques :
Oxford Handbook of Medieval Central Europe, dir. Nada Zecevic et Daniel Ziemann, Oxford, Oxford University Press, 2022 ; 1 vol., 632 p. ISBN : 978-0-19092-071-5. Prix : USD 165,00.
Saint Suaire, fragments de la Vraie Croix, couronne d’épines, clous de la Passion, mais aussi prépuce ou encore dents de lait : depuis la fin du IIIe siècle, les reliques du Christ n’ont cessé de peupler l’imaginaire des croyants. La fascination qu’elles exercent nous transporte entre évocation et vénération, à la frontière entre le réel et le merveilleux. Preuves tangibles de l’existence de Jésus face au vide du Sépulcre, elles interrogent les fondements de la perception de la figure du Dieu fait homme.
De la quête de leur existence à la volonté d’asseoir leur authenticité, en passant par leur circulation de l’Orient à l’Occident, leur histoire relève d’une épopée fabuleuse, dont Nicolas Guyard, recourant à de nombreuses sources inédites, se fait ici le conteur, depuis la Jérusalem des premiers chrétiens jusqu’aux ostensions du Suaire de Turin.
Une véritable enquête entre le matériel et le spirituel au cœur du christianisme occidental.
Maître de conférences à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, auteur d’une thèse remarquée sur les formes dévotionnelles à l’époque moderne, spécialiste du sacré et de la sainteté, Nicolas Guyard participe au renouvellement actuel de l’histoire du catholicisme.
Informations pratiques :
Nicolas Guyard, Les Reliques du Christ, Paris, Cerf, 2022 ; 1 vol., 312 p. ISBN : 978-2-20413-588-7. Prix : € 24,00.
A symposium hosted by the School of Arts and Humanities, Universit y of Lisbon.
Organised by the research project iForal. Portuguese municipal charters in the Middle Ages:an historical and linguistic approach in the digital era (FCT – PTDC/HAR-HIS/5065/2020).
10:00 |Georg Vogeler (University of Graz – ZIM) – Standards to be considered in a Virtual Research Environment for Digital Editions of Charters
10:30 | Discussion
10:40 | Sean M. Winslow (University of Graz – ZIM) – Charter encoding in the TEI P5 with the CEI_TEI ODD
11:10 | Discussion
11:20 | Peter A. Stokes (University PSL – Paris) – Some limits and possibilities in the automatic transcription of charters
11:50 | Discussion
12:00-14:00 | Lunch break
14:00-16:00 | Panel II
Chair: Elli Bleeker (DHLab of the Huygens Institute for the History of the Netherlands)
14:00 | Miguel Calleja-Puerta (University of Oviedo) – Challenges of diplomatic analysis to digital editions
14:30 | Discussion
14:40 | Lynne Cahill (University of Sussex) – Corpus analysis of historical documents: A study of spelling standardisation using the MELD corpus
15:10 | Discussion
15:20 | Krisztina Rábai (University of Szeged) & Éva Teiszler (Institute of Hungarian Research) – Digitisation problems and copyright issues in the example of a large-scale Hungarian charter edition project
15:50 | Discussion
16:00-16:20 | Break
16:20-16:50 | Presentation of the iForal project
Filipa Roldão (University of Lisbon, CH-ULisboa), Joana Serafim (University of Zurich / University of Lisbon, CLUL) & Vasco Sousa (University of Aveiro, IEETA) – A digital edition of Portuguese municipal charters (13th-16th centuries): the iForal project
16:50-17:00 | Closing session
Elsa Pereira (Organising Committee) – Digital Editorial Approaches to Medieval Charters: concluding remarks
À l’occasion du 600e anniversaire de la naissance de Louis XI, des chercheurs des universités de Tours et d’Angers souhaitent organiser, avec le soutien de la Fondation Jacques Siegfried de l’Institut de France et en collaboration avec l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, un colloque sur ce souverain majeur de la fin du Moyen Âge. Pluridisciplinaire, cette manifestation entend faire dialoguer des historiens, des archéologues, des historiens de l’art, des juristes et des littéraires. Car Louis XI ne se laisse pas facilement appréhender : on le compare souvent à une araignée au centre de sa toile, mais c’est aussi un souverain doté d’une extraordinaire énergie, qui parcourt inlassablement les routes de son royaume. À travers l’image que l’on peut se faire de Louis XI se dessine un homme machiavélique avant l’heure, mais souvent maladroit ; un homme refermé sur lui-même, mais dont les L’homme au chapeauIdentifié comme Louis XI et attribué à Jean Fouquet (ca. 1420 – ca. 1480), deuxième moitié du XVe siècle, Cabinet des dessins, Musée de l’Hermitage, Saint-Pétersbourg. 2 réflexions politiques ont une dimension européenne ; un champion du contrôle politique et de l’autorité, de la propagande et de la guerre, réaliste sans état d’âme, solitaire et omnipotent, sinistre, mais plein d’humour, qui « sidère » ses contemporains (Lydwine Scordia). Volontiers ambigu, voire paradoxal, il incarne à merveille cette période aussi trouble que fascinante qui sépare le Moyen Âge de la Renaissance. Dans un paysage politique complexe et mouvant, ce souci d’être sur tous les fronts et d’assurer un contrôle permanent s’accompagne aussi de la recherche de solutions négociées, dans le cadre, par exemple, d’échanges diplomatiques savamment orchestrés. Car le roi aime à parler et à se faire entendre, soit lui-même, soir par l’intermédiaire de ses hommes de confiance. Ainsi est-ce par les dialogues engagés avec les villes, la noblesse, l’Église, les Parlements qu’il mène adroitement sa diplomatie, et qu’il associe avec art les différents corps constitués du royaume. L’outil juridique, dont l’étude depuis quelques années ne cesse de se développer, constitue un élément essentiel dans cette politique de mobilisation. On s’aperçoit que les procès politiques, dont le roi fut si friand, s’inscrivent dans une véritable « politique du procès » (François Foronda) et de définition des normes (Frédéric F. Martin). Comprendre la politique de Louis XI passe aussi par l’appréhension de son rapport à l’Église et à la foi. Assoir la puissance du royaume sur celles des reliques qui constituent un véritable trésor s’inscrit dans la politique mise en place par les Valois (Murielle Gaude-Ferragu), que Louis XI poursuit avec ferveur. Si l’on a bien souvent souligné sa grande piété, la position du roi face à l’Église pourrait être reconsidérée, par l’étude de ses pèlerinages incessants et du rôle de saint François de Paule notamment. L’œuvre de Louis XI ne se résume pas aux aspects politiques et juridiques, mais se traduit par un encouragement très soutenu à la production artistique ; un patronage « bien tempéré » (Sophie Cassagnes-Brouquet) qui participe à la bonne administration du royaume. On pourrait notamment interroger la dévotion mariale du souverain, qui le conduisit à financer de grands chantiers et à commander une extrême diversité d’œuvres et d’ex-votos. L’ouverture d’ambitieux chantiers castraux par des hommes de l’entourage royal (Jacques de Bressuire, Jacques de Villiers de L’Isle-Adam, Robert VII d’Estouteville, Guillaume de Varye, Jean Bourré…) pourrait constituer un autre axe de recherches à explorer, car l’époque voit un profond renouveau de l’art de vivre à la française parallèlement à une mise en défense des places. 3 Depuis le travail de Pierre Champion (1927), Louis XI a fait l’objet de plusieurs biographies importantes (Paul Murray Kendall (à titre historiographique), Pierre-Roger Gaussin, Jacques Heers (à titre historiographique), Jean Favier, Joël Blanchard, Amable Sablon du Corail, Jean-François Lassalmonie, Lydwine Scordia) mettant en évidence l’envergure du souverain et l’ambition de sa politique administrative. À l’opposé de l’image d’un autocrate, sourd et aveugle aux réalités de son royaume, nous entendons privilégier celle d’un roi aux prises avec les réalités de son temps. Autrement dit, nous proposons de réfléchir à l’œuvre politique de Louis XI – dans toutes ses dimensions – et à la manière dont elle se nourrit du dialogue avec les corps constitués du pays.
Cette question du dialogue pourrait être déclinée selon trois grands axes : – une réflexion sur les relations entre Louis XI et ses interlocuteurs : les bonnes villes, la cour, les grands corps de l’État, l’Église, les ambassadeurs… La diversité des interlocuteurs, leur place dans la hiérarchie sociale comme dans l’administration du royaume sont autant d’éléments à considérer pour caractériser les dialogues de Louis XI et définir qui sollicite le roi et, en retour, à qui le souverain s’adresse pour réaliser ses desseins. – une réflexion également sur les enjeux et les modalités de ces dialogues qu’ils s’expriment par le conflit (armé ou pas), la diplomatie, la législation, les procès, les correspondances, ou encore par la commande artistique. Il s’agira d’approcher la place de chacun de ces moyens dans la dialectique politique pour mieux caractériser l’œuvre royale. L’analyse pourra être étendue à l’entourage du Prince. Envisager la gestion du royaume de Louis XI au prisme des modèles dont il a pu s’inspirer ou qu’il a imposés serait une approche stimulante. – Enfin, il serait pertinent de voir, à l’échelle du règne de Louis XI et même au-delà, dans quelle mesure tous ces dialogues engagés orientent les décisions prises par le roi dans la vie économique et sociale, intellectuelle et artistique, religieuse et spirituelle, juridique et législative. Le regard que portent les contemporains sur les discours du roi et la manière dont ils pensent tirer parti de sa politique constitueraient également des approches intéressantes. Le colloque entend donc aborder de manière inédite la question du dialogue. Il a pour ambition de nourrir les échanges interdisciplinaires, d’ouvrir des dossiers documentaires ou thématiques originaux et de faire une place particulière aux jeunes chercheurs travaillant sur ce thème. Aussi, l’approche monographique sera-t-elle privilégiée par rapport à l’approche synthétique. 4 Le colloque, qui se déroulera du jeudi 12 au samedi 14 octobre 2023, sera organisé à Tours et à Langeais. En écho à l’exposition Louis XI, un roi constructeur présentée au château de Langeais, les communications de l’une des journées intitulée « Louis XI bâtisseur » porteront plus particulièrement sur la place de l’architecture dans la politique royale. Nous souhaitons traiter le sujet dans toutes ses dimensions : depuis le chantier, son financement et son organisation, jusqu’à la fortification des places, la résidence, la manière d’habiter ou de recevoir et le décor de la demeure.
Ce colloque est coorganisé par les universités de Tours et d’Angers, avec le soutien de la Fondation Jacques Siegfried de l’Institut de France et en collaboration avec l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
Modalités de soumission
Les propositions de communications, accompagnées d’un résumé de 1500 signes, sont à adresser aux adresses suivantes : lucie.gaugain@univ-tours.fr et isabelle.mathieu@univ-angers.fr
Jean-Marie Cauchies, Pascale Charron, Franck Collard, Maria-Nadia Covini, Jean-François Lassalmonie, Samuel Leturcq, Werner Paravicini, Amable Sablon du Corail, Valérie Toureille, André Vauchez
The first full English translation of Rigord’s Gesta Philippi Augusti, The Deeds of Philip Augustus makes available to Anglophone readers the most important narrative account of the reign of King Philip II of France (r. 1180–1223), a critical source about this pivotal figure in the development of the medieval French monarchy and an intriguing window into many aspects of the broader twelfth century.
Rigord wrote his chronicle in Latin, covering the first two-thirds of Philip II’s reign, including such events as Philip’s fateful expulsion of the Jews in 1182, his departure on the Third Crusade in 1190, his governmental innovations, and his victory over King John of England. As Philip II transformed French royal power, Rigord transformed contemporary writing about the nature of that power. Presented in a lively and readable translation framed by an introduction that contextualizes the text and accompanied by annotations, maps, and illustrations, The Deeds of Philip Augustus makes one of the most important documents of twelfth-century France available to a wide new readership.
Larry F. Field is Professor Emeritus of Criminal Justice at Western New England University and the translator of several books, including The Sanctity of Louis IX. M. Cecilia Gaposchkin is Professor and Chair of History at Dartmouth College and the author of several books, including Invisible Weapons. Sean L. Field is Professor of History at the University of Vermont and the author of several books, including Courting Sanctity.
Informations pratiques :
The Deeds of Philip Augustus. An English Translation of Rigord’s Gesta Philippi Augusti, trad. Larry F. Field, éd. M. Cecilia Gaposchkin, Sean L. Field, Ithaca (NY), Cornell University Pres, 2022 ; 1 vol., 208 p. ISBN : 9781501763151. Prix : USD 22,95.
À l’image du roi de France et d’autres princes de la fin du Moyen Âge, les ducs et les duchesses de Bourbon ont manifesté un goût marqué pour les livres. Ils s’attachèrent à les rassembler dans leurs résidences. C’est à Moulins, dans le château construit par Louis II à partir de 1375, que fut aménagée leur principale « librairie », même si des ouvrages étaient conservés dans d’autres lieux, comme l’hôtel de Bourbon à Paris ou le château de Chantelle au duché de Bourbonnais. Après Louis II, les ducs et les duchesses l’enrichirent considérablement. Avec la bibliothèque du château d’Aigueperse que Charles de Montpensier, quand il devint duc de Bourbon en 1505, apporta avec lui, et les livres hors inventaire que la présente étude a permis de mettre au jour, ce sont environ 600 volumes que possédaient les Bourbons au début du XVIe siècle. L’analyse de cet ensemble dévoile une tradition bibliophilique, qui ne négligea pas, à la fin de la période, les imprimés. Elle souligne le rôle actif des duchesses dans le développement de la bibliothèque. Comme pour les Bourgogne et les Anjou, la « librairie » a été un élément constitutif de l’identité princière. Si les livres disaient assurément l’honneur des ducs et des duchesses de Bourbon, ils participaient aussi à la définition de leur pouvoir.
Ont participé à ce volume : Claire Dechamps, Mathieu Deldicque, Marc-Édouard Gautier, Maxence Hermant, Marie-Pierre Laffitte et Olivier Mattéoni
Table des matières :
Introduction
Olivier Mattéoni
Chapitre 1
Les ducs de Bourbon, le roi et le royaume de France à la fin du Moyen Âge
Olivier Mattéoni
Chapitre 2
État des livres des ducs et duchesses de Bourbon. Les inventaires de Moulins (1523) et d’Aigueperse (1474 et 1507)
Marie-Pierre Laffitte
Chapitre 3
De l’héritage des sires de Bourbon au duc Louis II : naissance d’une bibliothèque princière
Marc-Édouard Gautier
Chapitre 4
Jean Ier de Bourbon et Marie de Berry. Le livre en héritage
Olivier Mattéoni
Chapitre 5
Charles Ier de Bourbon et Agnès de Bourgogne. Le livre, entre Bourgogne et Bourbonnais
Olivier Mattéoni
Chapitre 6
Jean II de Bourbon et Jeanne de France. Pour l’amour du livre
Olivier Mattéoni
Chapitre 7
Pierre II de Bourbon et Anne de France. Le livre, la sagesse, le pouvoir
Olivier Mattéoni
Chapitre 8
Charles III de Bourbon et Suzanne de Bourbon. Le livre comme défense
Olivier Mattéoni
Chapitre 9
Une collection en marge de la bibliothèque ducale. Les manuscrits de Louis bâtard de Bourbon et de Jeanne bâtarde de France
Claire Dechamps
Chapitre 10
Charles II cardinal de Bourbon
Mathieu Deldicque et Maxence Hermant
Chapitre 11
Les ducs et duchesses de Bourbon et leurs enlumineurs
Les Bourbons en leur bibliothèque (XIIIe-XVIe siècle), éd. Olivier Mattéoni, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2022 ; 1 vol., 424 p. (Histoire ancienne et médiévale). ISBN : 979-10-351-0794-9. Prix : € 39,00.
The History subject area at the University of Glasgow invites applications for a full-time, open-ended Lecturer role in Medieval History on the Research & Teaching track. We seek an individual with an outstanding track record in research, including publications, funding, collaboration and outreach appropriate to the early career stage, and evidence of excellent teaching, pastoral, communication and organisational skills. Research expertise within the early medieval period (4th – 11th century) is essential. A capacity to contribute to one or more of the subject area’s key thematic strengths (indicated below) would be desirable. The postholder will contribute to research activities and undergraduate and postgraduate teaching, supervision and administration as outlined in the job description. This post is supported by Glasgow’s Early Career Development Programme with teaching relief in years 1 and 2 to complete a postgraduate qualification in Higher Education.
History at Glasgow is a large and dynamic subject area with over forty historians working from the early medieval to late modern. Areas of thematic focus include gender history, Scottish history, slavery studies, war studies and global history. Recent REF results demonstrate the excellence of our research and our commitment to public engagement, while our NSS scores indicate the strength of our student-centred, research-led teaching culture. History is part of the School of Humanities in the College of Arts at the University of Glasgow.
This post is on a full time (35 hrs per week), open ended basis.
It is the University of Glasgow’s mission to foster an inclusive climate, which ensures equality in our working, learning, research and teaching environment. We strongly endorse the principles of Athena SWAN, including a supportive and flexible working environment, with commitment from all levels of the organisation in promoting gender equality.
The University of Glasgow, charity number SC004401.
Appel à communication pour un colloque international La Rochelle Université, 9 et 10 juin 2023
Les marchands allemands de la Hanse, cette association commerciale active à partir du milieu du XIVe siècle, apparaissent à la fin du Moyen Âge sur tout le pourtour des mers du Nord et Baltique, dont ils dominèrent longtemps le commerce. Bien attestées par les sources, la présence et l’activité des Hanséates dans l’espace atlantique demeurent cependant peu étudiées dans l’historiographie. Cette lacune s’explique en premier lieu par l’éparpillement de sources archivistiques mal répertoriées : dans le cas de la France, le défaut de coopération scientifique avec l’Allemagne à la fin du XIXe siècle, quand d’importants programmes éditoriaux allemands aboutirent à la publication des principales éditions de sources hanséatiques, a conduit à une représentation fortement déficitaire des archives françaises dans ces collections que la recherche allemande utilise encore assidument. Depuis lors, les dépouillements réalisés dans le cadre de monographies sur les ports de La Rochelle et de Bordeaux, ou sur la Bretagne et la Normandie, sont certes venus étayer la présence de marchands allemands dans plusieurs régions du royaume de France ; mais l’absence de recensement systématique, d’une part, et les difficultés d’approche, de manipulation et de méthode que pose la consultation des Hanserezesse et du Hansisches Urkundenbuch, d’autre part, ne facilitent pas le dialogue entre les deux traditions historiographiques. Aussi, alors même que Bruges et Londres ne constituèrent jamais les limites occidentales de la zone d’activité de la Hanse, la présence des marchands bas-allemands au-delà de ces deux places commerciales, ainsi que leurs interactions avec les acteurs juridiques et économiques de la côte atlantique, demeurent encore largement sous-étudiés : comment les Hanséates y interagissent-ils avec leurs concurrents et avec les populations et les autorités locales ?
En réunissant des chercheurs internationaux autour des liens entre la Hanse et l’espace atlantique, le présent colloque se propose de mettre en lumière leur vitalité en adoptant une perspective résolument large. Le commerce en constitue une dimension importante, mais non la seule : dans un contexte de guerre de Cent Ans et de projection maritime des puissances royales anglaise, française et ibériques, les conflits – parfois violents –, la manière dont ils sont gérés ou résolus, ainsi que les instances publiques ou corporatives qui interviennent dans ces processus, jouent un rôle important, non seulement dans la manière dont les marchands et gens de mer parcourent l’espace maritime et se l’approprient, mais aussi dans la localisation des points de contact et d’échange. L’espace atlantique forme le cadre géographique de cette étude : il se conçoit comme un ensemble maritime cohérent, sillonné – de la Péninsule ibérique à la Cornouaille –, par les mêmes gens de mer anglais, normands, bretons, gascons, castillans ou encore portugais. Pour mieux appréhender la complexité des interactions de chacun de ces groupes avec les Hanséates, les contributeurs seront invités à accorder une attention particulière à leur spatialité et aux acteurs qu’elles engagent.
On le sait : les liens des marchands d’Allemagne du Nord à l’espace atlantique, où leur présence est attestée dès la fin du XIIIe siècle, sont d’abord commerciaux. Les ports de cette région exportent certaines des principales marchandises commercialisées au sein des réseaux de la Hanse, parmi lesquelles on retient habituellement le « sel de la Baie » (de Bourgneuf) ou les vins d’Aquitaine. Ces marchandises se laissent ensuite tracer dans les principaux ports d’Europe du Nord et font régulièrement l’objet de discussions lors des diètes de la Hanse. La connaissance des échanges commerciaux entre l’espace atlantique et l’Europe du Nord appelle donc d’abord une approche économique, propre à caractériser ces flux de manière à la fois qualitative et quantitative, en s’interrogeant aussi bien sur la nature des produits échangés que sur les volumes en jeu. Ce volet pourrait être également l’occasion de s’interroger sur la circulation des monnaies : quelles devises eurent la préférence des marchands en interaction dans l’espace atlantique ? Quelle pénétration des monnaies d’Europe de l’Ouest en Allemagne du Nord et vice versa ? Quelle diffusion du crédit dans les relations commerciales ?
L’étude de ces contacts et échanges appelle un effort de définition de leur géographie. Cette question mérite d’être posée à plusieurs échelles, en cherchant non seulement à identifier l’origine géographique des bateaux, des marchands et des gens de mer affiliés à la Hanse dans l’espace atlantique, mais aussi à cartographier plus finement leurs itinéraires, leurs points d’escale et de destination ; voire, à l’échelle d’une ville ou d’une localité, les lieux où ils séjournent et commercent, ainsi que les instances devant lesquelles ils portent leurs plaintes ou leurs litiges. Il faut insister sur le fait que cette géographie est évolutive, variable non seulement en fonction du contexte politique et militaire, mais aussi en fonction des concurrences et des opportunités commerciales. On sait ainsi que des Hanséates sont établis à La Rochelle au moins jusqu’en 1419, date à laquelle ils en sont expulsés pour plusieurs décennies par leurs concurrents espagnols.
Les interactions des marchands allemands avec leurs homologues et concurrents génèrent autant d’échanges que de litiges, lors desquels les plaintes devant les tribunaux municipaux ou royaux alternent avec les violences en mer. Il n’est pas anodin que, lorsque les Allemands se rendent sur la côte atlantique, c’est souvent par convois entiers, réunissant des bateaux originaires de plusieurs villes et constituant ce que l’on a appelé la « flotte de la Baie » (Baienflotte). Cette conflictualité est accentuée aux XIVe et XVe siècles par le conflit francoanglais. La concommittance de ce dernier avec la naissance et la pérennisation de la Hanse à partir du milieu du XIVe siècle invite à s’interroger sur l’attitude adoptée par celle-ci vis-à-vis des belligérants, et sur la manière dont les Hanséates ont su louvoyer entre les deux et préserver – ou non ? – une neutralité mercantile. Elle invite aussi à s’interroger sur l’accueil réservé aux Hanséates et sur la réputation dont ils jouissaient auprès des populations et autorités locales. Enfin, elle pose la question de la place occupée par les institutions hanséatiques (les diètes et les comptoirs, en premier lieu ceux de Bruges et de Londres) dans les stratégies de gestion des conflits des marchands allemands actifs dans l’espace atlantique. Se revendiquent-ils de la Hanse ? Si oui, comment et à quelles fins ? Ou alors privilégient-ils d’autres identités, d’autres affiliations juridiques, dans leurs interactions avec les populations atlantiques ?
Quelques suggestions de thèmes :
Spatialités
Les lieux de la présence allemande sur la côte atlantique et leur évolution
L’organisation de leur accueil à l’échelle locale
Provenances des marchands de la Hanse
Infrastructures ; formes d’association et d’organisation
Échanges
La circulation des marchandises « hanséatiques » dans l’espace atlantique
La circulation des produits du commerce atlantique en Europe du Nord
Les monnaies utilisées
Perception et réputation des marchands de la Hanse
Conflits
Les répercussions des rivalités politiques des royaumes sur la violence en mer
Les instances intervenant dans la régulation des conflits en mer
Les affiliations juridiques mobilisées par les acteurs
Les stratégies de prévention des risques de conflit en mer
Consignes
Les propositions de communication (max. 300 mots) pourront être rédigées en français ou en anglais. Elles sont à envoyer aux adresses suivantes : tobias.boestad@gmail.com ; philipp.hoehn@geschichte.uni-halle.de ; amicie.pelissie-durausas@univ-lr.fr ; pierre.pretou@univ-lr.fr.
avant le 1er octobre 2022.
Les communications devront durer de 20 à 25 minutes et être présentées en français ou en anglais. Elles auront vocation à être publiées. Un intérêt particulier sera porté aux propositions de jeunes chercheurs.
La prise en charge des frais de transport et d’hébergement est conditionnée à des financements dont les demandes sont en cours.
Comité d’organisation
Tobias BOESTAD (La Rochelle Université)
Philipp HÖHN (Université de Halle-Wittenberg)
Amicie PELISSIE DU RAUSAS (La Rochelle Université)
24th colloquium of the International Reynard Society
Date: Wednesday 14 until Saturday 17 September 2022
Location: Antwerp
The International Reynard Society studies the role of animals in the European literature of the Middle Ages and its afterlife. It focuses especially on beast epics, fables, and fabliaux. The 24th international colloquium of the Society will be organised at the University of Antwerp on 14-17 September 2022 by the Institute for the Study of Literature in the Low Countries (isln) in collaboration with Hendrik Conscience Heritage Library and Reynaertgenootschap.
Images et déification ? Dans notre culture, l’image semble être une fin en soi, ce qui peut être déstabilisant pour l’intelligence de la foi. Cependant, l’image peut aussi être considérée dans le contexte de la théôsis – la déification par la grâce, la perfection du chrétien visant son union avec Dieu –, qui est l’un des sujets traités par la théologie morale. La Roumanie constitue, grâce à sa région moldave et ses églises peintes à l’extérieur dont sept sont des monuments classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO, l’un des domaines privilégiés pour l’étude des programmes iconographiques hérités et développés à partir des programmes byzantins. Dans cette étude, l’auteur se pose la question de ce qui est resté, dans la vision des peintres actifs sur le territoire de l’ancienne principauté de Moldavie, de spécial et de spécifique à faire pour l’homme en vue d’une divinisation comme image ou à l’image du Christ. Néanmoins, il est nécessaire de préciser qu’aucune composition iconographique spécifique sur le thème de la déification n’existe. L’auteur a donc rassemblé, dans les programmes iconographiques moldaves médiévaux, de nombreux éléments et de nombreuses compositions qui paraissent correspondre à une théologie de la déification aux « allures iconographiques » présente dans les écrits des auteurs iconophiles, proposant ainsi une introduction à la contribution des icônes moldaves médiévales des XVe-XVIIe siècles à la théologie et à l’art byzantin.
Magdalena Burlacu, diplômée d’une double licence en théologie et arts plastiques, ainsi que docteure en théologie, travaille à présent en tant qu’assistante docteure dans le Département de Théologie morale et d’éthique au sein de la Faculté de Théologie de l’Université de Fribourg, Suisse. La dimension pratique de ses connaissances sur la peinture ecclésiastique de tradition byzantine, consolidée et développée par le biais de stages d’apprentissage, a ajouté une perspective unique dans ses recherches
Informations pratiques :
Magdalena Burlacu, Images et déification. La contribution des icônes moldaves médiévales, Paris, Cerf, 2022 ; 1 vol., 242 p. (Cerf Patrimoines). ISBN : 9782204151405. Prix : € 24,00.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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