Publication – « Le Cartulaire de la léproserie d’Évreux », éd. Bruno Tabuteau

« Des sources écrites de l’histoire médiévale, il en est peu qui aient été autant citées, compulsées, exploitées, voire labourées, que le cartulaire », a-t-on pu affirmer en avant-propos des actes de la table ronde de l’École des Chartes et du CNRS sur Les cartulaires, parus en 1993. Tant il est vrai que ces précieuses compilations d’actes souvent perdus par ailleurs, renseignent ô combien l’historien sur l’institution productrice en son temps ! Il n’empêche que les publications de tels documents « phare » de la médiévistique ne sont pas légion. Elles demeurent même d’une extrême rareté depuis le XIXe siècle en ce qui concerne les cartulaires d’établissements hospitaliers. Or, rien que pour les léproseries ou maladreries, en France, nous conservons aujourd’hui vingt-cinq cartulaires, dont sept, près d’un tiers de l’ensemble, sont normands. Quelques éditions critiques, depuis la fin des années 1970, ne sont pas sorties de la confidentialité des « tapuscrits » de thèses de doctorat. Dans ces conditions, la publication par le CAHMER, dans le présent volume de sa collection Histoire Médiévale et Archéologie, de l’édition intégrale d’un authentique cartulaire de léproserie du milieu du XIIIe siècle, en l’espèce celui du prieuré de Saint-Nicolas d’Évreux, revêt un caractère tout à fait exceptionnel. Et il ne s’agit pas, en l’occurrence, d’un recueil d’actes ou de chartes mêlant ceux d’un cartulaire, ni d’un cartulaire factice dans l’esprit de l’érudition ancienne. Le cartulaire de la léproserie d’Évreux est ici, en soi, monumentum, à la fois outil mémoriel de par l’ordre hiérarchique des chartes transcrites, à commencer par celle du roi Philippe Auguste, et surtout, de par la nature presque exclusivement patrimoniale de ces chartes, recueil conservatoire de titres, instrument d’administration de la maison, de gestion et de défense de son temporel pour l’essentiel constitué. Durant plus d’un siècle, d’environ 1137 à 1255, à l’échelle de l’Évrecin et alentour et dans la sphère d’intérêt et d’activité d’une léproserie organisée, établissement hospitalier et religieux d’une cité comtale et épiscopale normande, tout un peuple de laïcs et d’ecclésiastiques de tous rangs et générations s’y presse, tout un territoire s’y dessine, toute une vie économique, juridique et sociale s’y profile, parfois l’événement s’y invite. Le cartulaire brosse avantageusement un certain tableau d’une maladrerie à ses origines et dans son environnement. Souhaitons que cette première publication ouvre la voie à d’autres entreprises comparables, qui contribueront, à leur tour, à une meilleure connaissance de l’histoire locale médiévale, gage d’un savoir affiné sur l’époque en général, et au progrès nécessaire de l’histoire hospitalière notamment. »

Table des matières :

Hommage au médiéviste Jean Richard.
. Avant-propos de J. Schwerdroffer.
. Remerciements.
. Introduction :
. Le cartulaire de Saint-Nicolas : contextes historique et archivistique. Description.
. Considérations sur la destination du cartulaire de Saint-Nicolas.
. Commentaire sur la constitution du temporel de la léproserie d’Évreux à la lumière de son cartulaire. Cartes.
. Actes du cartulaire du prieuré-léproserie de Saint-Nicolas d’Évreux : table chronologique, édition.
. Instruments bibliographiques et cartographiques pour l’édition.
. Indices latinorum actorum : Index nominum, Index rerum

Informations pratiques :

Le Cartulaire de la léproserie d’Évreux, éd. Bruno Tabuteau, CAHMER, 2021 (Histoire Médiévale et Archéologie). Prix : 20 euros.

Source : CAHMER

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Publication – Marie-Madeleine de Cevins, « Démystifier l’Europe centrale. Bohême, Hongrie et Pologne du VIIe au XVIe siècle »

De saint Wenceslas à la Sainte couronne de Hongrie, du bouclier de la foi aux invasions mongoles et aux croisades de Prusse, ou encore d’Attila à Dracula, les motifs qui ont forgé l’imaginaire collectif des habitants de l’ancien « bloc de l’Est » et leur servent aujourd’hui de références identitaires jusque dans les plus hautes sphères de l’État et de la diplomatie remontent pour l’essentiel au Moyen Âge. Impossible de comprendre l’évolution actuelle de ces pays sans disposer de ces clés de compréhension. Né de ce constat, ce livre, qui tient à la fois du dictionnaire et de l’essai collectif, embrasse, sur plus de huit siècles, l’ensemble géographique couvert par les duchés puis royaumes de Bohême, Hongrie et Pologne – le noyau dur de l’Europe centrale en tant que région historique.

Neuf chapitres introductifs éclairent les principales facettes de cet espace-temps, sans masquer pour autant ses zones d’ombre. Près de 500 notices font ensuite le point, à la lumière des dernières recherches scientifiques, sur les notions, les courants idéologiques, les symboles, les processus, les événements, les groupes et les personnages réels ou mythiques qui le caractérisent ou lui sont associés. Confié à une centaine d’auteurs issus pour la plupart des pays concernés, l’ouvrage a été coordonné par Marie-Madeleine de Cevins, en collaboration avec Enikő Csukovits, Olivier Marin, Martin Nejedlý et Przemysław Wiszewski.

Informations pratiques :

Marie-Madeleine de Cevins, Démystifier l’Europe centrale. Bohême, Hongrie et Pologne du VIIe au XVIe siècle, Paris, Passés / Composés, 2021. 800 p., 16 x 25 cm. ISBN : 978-2-3793-3015-5. Prix : 29 euros.

Source : Passés / Composés

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Appel à contribution – The Medieval Diagram as Subject

School of Advanced Study
London, deadline 15 October 2021

This conference will examine medieval diagrams as autonomous objects, and the visual and material features that allow them to function as independent entities. We understand diagrams as schematic representations designed to communicate ideas. In the Middle Ages, various words were used to define what we now call a ‘diagram’, including imago, figura, pictura, descriptio and tabula. The meaning of these terms could encompass a variety of forms and content and suggest different emphases for these complex works that often combined images and text. The conference will consider diagrams across different media in medieval visual culture, to address their design, function and reception.

An abundance of recent scholarship focuses on diagrams that accompany or illustrate text, and that often work as part of a larger object. Some diagrams, however, appear as self-sufficient images.  While some of these images were deployed with, or may contain or be accompanied by text or multiple texts, the function of that text is to elucidate the diagram and it does not serve as the object’s primary content. These types of diagrams include maps, genealogies, apotropaic or magic images, drawings of instruments, and works designed to communicate complex ideas about theology or function as prompts for religious devotion. They are found as wall paintings, pavements, mosaics, sculpture, manuscript rolls, sets of diagrams on single leaves or bound into codices, and architecture. In the twenty-first century, as in the Middle Ages, they pose particular challenges for those seeking to edit or reproduce their content.


The conference organisers (Laura Cleaver, Sarah Griffin, and Jenny Shurville) invite proposals for 20-minute papers on diagrams  in the Middle Ages, in any relevant discipline. Papers from graduate students and Early Career Researchers are particularly welcome. Potential topics might include, but are not limited to:

  • How the forms of autonomous diagrams shape their function(s) How autonomous diagrams use (or do not use) text
  • Relationships between content and context
  • Evidence for the circulation and reception of autonomous diagrams
  • Approaches to publishing medieval diagrams

Abstracts of 250 words and questions should be sent to medievaldiagrams2022@gmail.com by Friday 15 October 2021. We hope to hold this conference in hybrid format at Senate House, London. When submitting your abstract, please tell us if you would like to attend in person or online.

Source : Medieval Art Research

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Offre d’emploi – Docteur(e) en Histoire dans le domaine des archives médiévales (programme FED-tWIN)

Contrat : durée indéterminée
Catégorie : personnel scientifique

Missions

CONTEXTE

FED-tWIN est un nouveau programme de recherche de la Politique scientifique fédérale belge (BELSPO) visant à promouvoir la coopération durable entre les établissements scientifiques fédéraux et les universités belges, par le financement de profils de recherche communs.

Le programme FED-tWIN permet aujourd’hui d’ouvrir une fonction dans le domaine « Medieval archives in 21st-century Belgium: management, investigation, promotion » (MArch21). Il implique (a) les Archives générales du Royaume et les Archives de l’État dans les Provinces, en bref les « Archives de l’État », institution scientifique fédérale, et (b) l’Université de Namur.

OBJET

Selon l’opinion commune, la totalité ou presque des fonds d’archives médiévaux conservés en Belgique ont depuis longtemps été identifiés, décrits et étudiés en profondeur par des générations d’historiens et d’archivistes. Si cette opinion est à peu près fondée pour la période antérieure à 1200, c’est-à-dire en amont de l’essor spectaculaire de l’écrit pragmatique au XIIIe siècle, elle ne correspond guère à la réalité pour les derniers siècles du Moyen Âge. À ce jour, en effet, des centaines d’ensembles documentaires anciens de toutes natures, tant ecclésiastiques que civils, restent non inventoriés et pratiquement inexplorés ; ce sont autant de richesses que leur situation exclut du champ de vision de la recherche scientifique. Or, la construction du savoir historique repose sur une analyse critique des sources (écrites et autres) qui doit viser l’exhaustivité, en particulier pour les époques anciennes dont le socle documentaire est moins fourni.

L’objectif de MArch21 est de redynamiser l’effort de préservation, d’inventoriage, d’étude et de valorisation des collections médiévales de la Belgique, en vue non seulement de développer une recherche scientifique innovante orientée vers les sources, mais aussi de susciter un regain d’intérêt auprès du grand public. Le projet prend appui sur les synergies existantes entre les Archives de l’État, qui assurent la conservation de la majorité des fonds anciens de Belgique, et le centre « Pratiques médiévales de l’écrit » de l’Université de Namur, qui développe une recherche de pointe dans le domaine de l’étude critique des productions scripturaires et des usages sociaux de l’écrit au Moyen Âge. Il entend mettre en œuvre une approche globale et interdisciplinaire pour mieux comprendre les documents médiévaux et les dynamiques socio-culturelles qui les sous-tendent, croisant les apports méthodologiques éprouvés des « sciences auxiliaires » de l’histoire médiévale (paléographie, diplomatique et sigillographie, codicologie) et ceux aujourd’hui offerts par les Humanités numériques et les Sciences expérimentales.

Plusieurs défis communs aux deux partenaires seront relevés :

  1. Dans le domaine de l’archivistique, MArch21 assumera la tâche cruciale de produire de nouveaux instruments de recherche de qualité, en commençant par un inventaire détaillé des vastes archives de l’abbaye Saint-Jacques à Liège. En qualité de spécialiste des documents médiévaux, le/la chercheur/chercheuse engagé·e dans le cadre du projet favorisera également le développement d’outils numériques, élaborera une procédure de signalement des copies de chartes médiévales dans les collections d’époque moderne et lancera un programme de suivi des archives anciennes conservées en dehors des Archives de l’État.
  2. MArch21 permettra le déploiement d’une recherche scientifique de pointe dans le champ de l’histoire de l’écrit pragmatique dans les anciens Pays-Bas au Moyen Âge, fondée sur l’exploration transversale des collections d’archives des institutions ecclésiastiques, princières/publiques et autres conservées par les Archives d’État. En plus d’enquêtes ciblées sur les collections nouvellement inventoriées, le/la chercheur/chercheuse étudiera à nouveaux frais l’évolution des sources diplomatiques et de leurs usages à travers les « révolutions de l’écrit » du XIe au XIVe siècle, en lien notamment avec le projet de recherche interdisciplinaire « Pergamenum21 » de l’Université de Namur, qui étudie le parchemin – support d’écriture par excellence au Moyen Âge – par le biais d’analyses scientifiques.
  3. En matière éducative, MArch21 encouragera l’enseignement dans les sciences auxiliaires de l’histoire médiévale. Celles-ci sont actuellement confrontées à un dangereux désinvestissement dans les universités belges et étrangères. Cependant, l’Université de Namur les promeut vigoureusement comme faisant partie de la formation de base des historiens. En plus de sa participation aux cours dédiés à l’Université, le/la chercheur/chercheuse organisera des sessions de formation pour le personnel et les lecteurs des Archives de l’État. Il/elle favorisera également les thèses de maîtrise et de doctorat axées sur les sources d’archives.
  4. Enfin, il s’agira pour MArch21 de diffuser les résultats obtenus, d’une part à travers les canaux universitaires habituels (publication d’articles, organisation de colloques, etc.), et d’autre part, en vue de sensibiliser le public, par le biais d’événements éducatifs destinés au plus grand nombre (expositions, conférences, etc.) et d’un recours volontariste aux nouveaux médias (MOOC dédiés aux collections médiévales et à leurs méthodes d’investigation, podcasts vidéo, etc.).

Partenaires:

Les Archives générales du Royaume et Archives de l’État dans les Provinces (www.arch.be) sont un établissement scientifique fédéral faisant partie de BELSPO (Belgian Science Policy Office). L’institution comprend les Archives générales du Royaume à Bruxelles, dix-huit dépôts répartis dans tout le pays et le Centre d’Études et Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CegeSoma). Les Archives de l’État acquièrent et conservent (après tri) les archives d’au moins trente ans des cours et tribunaux, des administrations publiques, de notaires, ainsi que du secteur privé et de particuliers. Elles veillent à ce que les archives publiques soient transférées selon les normes archivistiques. Mettre ces documents d’archives à la disposition du public, tout en respectant la protection de la vie privée, est une des missions primordiales de l’institution. Dans les dix-neuf salles de lecture, les Archives de l’État mettent une infrastructure à la disposition d’un public varié. Le service au public directement via Internet (la salle de lecture numérique) est une des priorités de l’institution.

L’**Université de Namur** (www.unamur.be) est une Université d’enseignement et de recherche de la Communauté française de Belgique. Sa Faculté de Philosophie et Lettres, qui offre des programmes d’études de 1er et de 3e cycles, compte près de 670 étudiants et 65 enseignants-chercheurs. Le/la chercheur/chercheuse engagé·e sera impliqué dans l’enseignement et les services dispensés par le Département d’Histoire de cette Faculté, et mènera ses recherches au sein du centre « Pratiques médiévales de l’écrit » (PraME), qui constitue l’un des pôles de l’institut de recherche « Patrimoines, transmissions, héritages » (PaTHs). Fondé en 2008, le centre PraME (https://paths.unamur.be/prame) réunit les chercheurs de l’Université de Namur (historiens, historiens de l’art, philologues, physiciens) qui s’intéressent aux usages de l’écrit sous toutes ses formes dans l’Occident médiéval. Le centre PraME s’est notamment fixé pour objectif de promouvoir les collaborations dans ce secteur dynamique des études médiévales, au niveau national comme au niveau international, grâce à des initiatives de coordination et de décloisonnement de la recherche.

Profil

  • Diplôme de docteur·e en Histoire (obtenu depuis 12 ans maximum à la date du 15 novembre 2021**) avec une thèse portant sur la période médiévale.
  • Expérience approfondie de recherche, attestée par des publications scientifiques de haut niveau.
  • Une expérience postdoctorale d’au moins trois ans est hautement souhaitable.
  • Maîtrise approfondie des sciences auxiliaires de l’histoire, en particulier la paléographie, la diplomatique et la sigillographie. Des notions en codicologie constituent un atout, ainsi qu’une expérience avérée de l’apport des nouvelles technologies à l’étude de ces domaines.
  • Connaissance approfondie des archives médiévales, tant ecclésiastiques que civiles.
  • Expérience approfondie de recherche dans le champ de l’**histoire socio-politique, institutionnelle et culturelle des Pays-Bas méridionaux** dans la seconde partie du Moyen Âge (XIe-XVe siècles). Une familiarité avec les enjeux liés aux pratiques documentaires sera en particulier appréciée, de même qu’un intérêt pour l’histoire des archives.
  • Une expérience dans le domaine des humanités numériques constitue un atout significatif.
  • Une expérience internationale de recherche constitue également un atout.
  • Une expérience d’enseignement diversifiée dans les domaines précités est requise.
  • Langues anciennes: connaissance du latin médiéval et du moyen français*.
  • Langues modernes: connaissance approfondie du français, écrit et parlé, et bonne connaissance de l’**anglais**. La compréhension passive du néerlandais et de l’allemand sont des atouts.
  • Aptitudes au travail en équipe attestées par l’implication dans des projets collaboratifs (organisation de congrès ou de journées d’études, participation active à des réseaux de recherche, par ex.).
  • Une expérience dans le domaine de la vulgarisation scientifique constitue un atout.

** Conformément à l’art. 14 de la loi du 21 juillet 2017 instaurant un programme de coopération durable sur le plan de la recherche entre les établissements scientifiques fédéraux et les universités, entrent en considération les candidats ayant obtenu un titre de doctorat au maximum 12 ans avant la date ultime d’introduction des dossiers de candidature. La période visée est prolongée d’un an par période de congé de maternité de trois mois au minimum ou par période ininterrompue de trois mois au minimum de congé parental à temps plein ou congé d’adoption à temps plein, pris par le.la candidate entre l’obtention du titre de doctorat et la date ultime d’introduction des dossiers de candidature, sans que la prolongation totale puisse excéder un an par enfant. La période visée au premier alinéa est également prolongée de la durée réelle des périodes attestées de maladie de longue durée du candidat ou d’un membre de famille proche du candidat auquel ce dernier a donné des soins médicaux, pour autant qu’il s’agisse de périodes ininterrompues de trois mois au minimum.

Renseignements complémentaires

LIEUX DE TRAVAIL

• Archives de l’État à Namur, boulevard Cauchy 41, 5000 Namur.

• Université de Namur, Faculté de Philosophie et Lettres, rue de Bruxelles 61, 5000 Namur.

CONDITIONS DE TRAVAIL

• Le poste consiste en un engagement conjoint par les deux institutions partenaires:

o comme Chef·fe de travaux (grade SW2 de la carrière du personnel scientifique fédéral) sous contrat à durée indéterminée à mi-temps (0,5 ETP) aux Archives de l’État. Échelle barémique SW21 (31.880,00 EUR – 48.350,00 EUR salaire brut non indexé, soit un salaire mensuel brut indexé d’environ 2500 EUR sans autre ancienneté que le doctorat exigé). Tous les services prestés dans les services publics et comme chercheur·se peuvent être valorisés.

o comme Chef·fe de travaux sous contrat à durée indéterminée à mi-temps (0.5ETP). Échelle barémique chef de travaux (min. 4382,43 EUR/mois, ancienneté 0 an – max. 6446,03 EUR/mois, ancienneté 22 ans; indice 1.7410).

• Entrée en fonction prévue le 1er janvier 2022.

Remarques

PROCÉDURE DE SÉLECTION

Les candidat·e·s doivent transmettre leur dossier de candidature (fichier au format PDF) avant le 1er novembre 2021 par courriel à emmanuel.bodart@arch.be et à jean-francois.nieus@unamur.be (référence: candidature FEDTWIN/MARCH21).

Le dossier de candidature doit se composer d’une lettre de motivation, d’un CV détaillé avec liste des publications, ainsi que d’une copie du diplôme requis et d’un extrait de casier judiciaire.

Les candidat·e·s sélectionné·e·s sur base de leur dossier seront invité·e·s pour une audition par la Commission conjointe de sélection, prévue dans le courant du mois de novembre 2021 aux Archives de l’État à Namur, boulevard Cauchy 41, B – 5000 Namur.

Pour toute information complémentaire, veuillez prendre contact avec M. Emmanuel Bodart (emmanuel.bodart@arch.be) ou M. Jean-François Nieus (jean-francois.nieus@unamur.be).

Source : Université de Namur

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Appel à contribution – Relecture de romans historiques

« Ayant écrit deux romans (qui n’en forment en réalité qu’un seul) se déroulant au XIIIe siècle, j’aimerais savoir si l’une ou l’un des membres de votre association pourrait me donner son opinion éclairée sur ces textes.

J’ai lu beaucoup de livres de médiévistes pour m’imprégner de l’époque et ne pas commettre d’erreur. Chirurgien de formation, je ne peux pas prétendre – je pense – publier mes romans sans avoir l’aval d’une ou d’un spécialiste. »

Adresse de contact : gbouhy020@gmail.com

Premier roman

Année 1250. Ysabel, l’épouse de Jehan de Malfort, vient de mettre trois enfants au monde mais, quelques jours après leur naissance, deux des nouveau-nés sont cruellement assassinés. Le troisième, nommé Bertrand, échappe au massacre car il est dans les bras de Jehan au moment du carnage. Pour une raison incompréhensible, Jehan annonce à son épouse la mort des trois enfants. Terrassée par le malheur, Ysabel se suicide.

Vingt années plus tard, suite aux conflits entre père et fils, Jehan décide de confier l’éducation de Bertrand à un moine anachronique du nom de Terria de Torilite. Et c’est ainsi que le moine et le fils du seigneur vont parcourir les terres de Malfort durant deux années. Mais leurs relations vont progressivement se détériorer au point que Bertrand, excédé par les incessantes remontrances du moine, va vouloir tuer ce dernier. De plus, Terria n’a de cesse d’évoquer la présence d’un mystérieux Maître qu’il adule et déteste, tout à la fois, sans en révéler sa vraie identité à Bertrand frustré par ce recel.

Second roman (suite)

Année 1288. Après les décès de Jehan et de Terria, Bertrand devient le seigneur de Malfort. Il a alors épousé Adeline de Mongeney avec laquelle il a deux enfants : Thibault et Yorline.

Cette même année, un chantre nommé Jacques, lui apporte un livre écrit par Terria : le Conceptuaire. Ce livre est l’expression écrite des pensées éthologiques du feu-moine. Bertrand n’y prête guère attention et le dépose dans le coffre contenant le Regestre de Terria qui compile toutes les aventures qu’ils ont partagées ensemble.

Quelques semaines plus tard, en janvier 1289, Bertrand reçoit un message du Maître l’obligeant à commettre un meurtre et le menaçant de représailles s’il ne s’exécute pas. Deux mois s’égrènent et rien ne se passe. Bertrand, confiant, oublie la menace.

Mais son fils Thibault, parti pour la chasse, est blessé par un carreau d’arbalète venu de nulle part. C’est alors que Bertrand comprend que ledit Maître ne plaisante pas, que le danger est bien réel. Il décide de proclamer la mort de Thibault qu’il va cacher dans la chambre de feu-Terria à l’abbaye de Malfort.

Ce n’était que le début car le Maître ne lâche pas prise et poursuit son œuvre funeste.

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Journée d’étude – Le Moyen Âge, fabrique de stéréotypes ?

Date : 28 et 29 Octobre 2021
Argumentaire :  

Dans son acception la plus courante, le stéréotype est défini comme « une idée, une opinion toute faite, acceptée sans réflexion et répétée sans avoir été soumise à un examen critique, par une personne ou un groupe, et qui détermine, à un degré plus ou moins élevé, ses manières de penser, de sentir et d’agir » [Trésor informatisé de la langue française]. Malgré son apparente simplicité, cette définition véhicule de nombreuses ambivalences et nuances au sujet de la notion de stéréotype. En effet, si celui-ci peut être propre à chaque individu, l’énonciation d’un stéréotype permet en général de se faire une idée des représentations collectives figées qui circulent dans un groupe. Le stéréotype, en tant qu’idée reçue sur un groupe qui représente l’altérité, participe de la projection de soi autant que de la représentation de l’autre. En définitive, étudier les stéréotypes d’une société permet de se rendre compte des processus évolutifs de construction des identités collectives. Le stéréotype procède par simplification et généralisation pour définir l’Autre, et constitue une véritable source de connaissance pour comprendre le rapport des sociétés à leur passé et leurs contemporains.

Communément, on pense le stéréotype comme une idée figée, ayant traversé le temps sans évolution : le barbare comme une brute poilue, le chevalier courtois ou le vieillard lubrique. Ces journées ont pour objectif au contraire de questionner sur le temps long les processus de fixation de ces représentations, mais aussi leur évolution, leurs reconstructions et les reformulations au gré des contingences politiques, sociales, religieuses par exemple. Nous nous proposons d’étudier à la fois les représentations que les médiévaux forgèrent d’eux-mêmes et de ceux qui les avaient précédées et celles que l’époque moderne et contemporaine construisit et ne cesse de reconstruire sur la période. Cette approche nécessite de croiser des sources iconographiques et textuelles médiévales et des documents plus hybrides de notre temps (séries, réseaux sociaux, jeux vidéo), véritables conservatoires de nos perceptions du Moyen Âge. Partant, le médiévalisme apparaît comme la porte d’entrée pour une étude des représentations stéréotypées du Moyen Âge. Depuis une décennie, les études sur le sujet ne cessent de se développer et montrent tout l’intérêt qu’il y a pour le médiéviste à se pencher sur ces œuvres de la pop-culture dont l’univers est éminemment médiévaliste (Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones). Ces usages publics de l’histoire médiévale ne sont toutefois pas un phénomène récent et invitent à s’interroger sur l’arrière-plan politique et culturel de ces phénomènes de réappropriation du Moyen Âge, ou du moins d’un certain Moyen Âge.

Programme : ici

Informations pratiques :

Les journées d’étude sont organisées par six doctorants du CIHAM : Laura Baldacchino, Enki Baptiste, Marco Conti, Amalia Desbrest, Matthias Gille Levenson, Simon Rozanès.

Jeudi 28 octobre 2021 (9h-17h30) et vendredi 29 octobre 2021 (9h-18h) à la MSH (14, avenue Berthelot, Lyon 7e, salle Marc-Bloch).

Le colloque se déroulera au format hybride. Afin d’obtenir le lien de connexion, nous vous invitons à nous contacter à l’adresse mail suivante : cihamjournees@gmail.com

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Atelier – Observatory of Written Heritage | « Low Countries »

Meeting 2021
Brussels, KBR (Royal Library of Belgium), 23rd and 24th November 2021

Over the course of the Middle Ages and the first Renaissance, what was called the ‘Low Countries’ (BeNeLux, Northern France, Northern-Western Rhine Regions) developed an original written culture. The essential part of what has been preserved of this important heritage has fortunately survived in the libraries and manuscript collections of our regions, sometimes abroad. Over the last few years, important survey and recovery projects have been started. However, not all the heritage collections have been identified or explored, especially in the private and ecclesiastical libraries. Moreover, not all the pre-modern sources useful for the study of this written heritage have yet been identified, surveyed or edited.

To facilitate these scholarly activities, we must call on information technologies and particularly on digital humanities for inventory, research, preservation and enhancement of this heritage. Relevant technologies include managing metadata, digitization, electronic editions, data mining, virtual libraries and virtual digital museology or digitally restoring medieval books. However, all these initiatives have not yet necessarily been surveyed, and they are still not all accessible from a central point of information. Moreover, many manuscripts and the relevant sources that document their history are still poorly known to scholars working in this field.

It therefore seems timely and opportune to make an assessment of the initiatives and to establish a research community around the written heritage of the historical Low Countries and the application of digital humanities to this field. An ‘observatory of written heritage’, comparable to Biblissima  and in close collaboration with this pioneering French portal in the field, would be a good approach to creating a synergy between keepers of the historical collections, expert librarians, academic scholars and teachers and digital humanities researchers.

In order to launch this contact group’s activities, a webinar has already been organized in May 2021. Now that the relaxation of the Covid-19 rules allow for in-person meetings, we are able to organize a meeting on 23rd and 24th November. This will not be a conference, but working groups deliberating on the need of such a network, the expectations for it, and the possible activities it could undertake in the next future.

If you are a librarian, an archivist, a written heritage preservation or digitization specialist, a Digital Humanities specialist, a researcher or a teacher involved in the field of written cultures of the area in question, and if you are a representative of your institution, unit, laboratory, etc., you are friendly invited to participate in the working days (there may be several participants for each institution, depending on their skills).

!!! Due to Covid health measures in Brussels-Capital Region, access might be made conditional on presentation of a ‘Covid Safe Ticket’ !!!

REGISTRATION FORM

(please CTRL + click to open)

PROGRAM

Tuesday, November 23rd

10:00     Welcome Coffee

10:30     Opening Speeches

Lunch Time

13:00     Working Groups (Metadata and Cataloguing, Preservation and Heritage Management, Digitization, Research, Education and Training in Written Heritage and Digital Humanities, Virtual Museology and Enhancement of Written Heritage, etc.).

15:00     Visit of KBR Museum

Wednesday, November 24th

09:30     Presentation of the Working Groups Summaries (1)

10:30     Coffee Break

11:00     Presentation of the Working Groups Summaries (2)

Lunch Time

13:30     General Discussion

15:00     Closing Drink

Source : Observatory of Written Heritage | « Low Countries »

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Séminaire – Technique et science du Moyen Âge à la Renaissance : matériaux, pratiques et savoirs (2021-2022)

L’Histoire des techniques du Moyen Âge à la Renaissance est née et s’est considérablement enrichie au cours du XXe siècle. Une de ses originalités réside dans la diversité des sources et le rassemblement des disciplines à partir desquelles elle s’est construite (histoire, archéologie, anthropologie, ethnologie), auxquels il convient d’ajouter les échanges privilégiés qu’elle a entretenus avec certains champs historiques (en particulier avec l’histoire des sciences et l’histoire économique). Partant de ce constat, le séminaire a pour objectif de faire converger, à partir de l’exposé d’une historiographie complexe, les démarches scientifiques qui concourent aujourd’hui à une réflexion en histoire des techniques, en accordant une place privilégiée à l’histoire des sciences et à l’archéologie, autour d’objets de recherches en commun. La question des savoirs, savoirs codifiés et savoirs tacites et, plus précisément, l’articulation entre scientia et ars, constitue la ligne directrice du séminaire. 

Programme :

11 octobre 2021, Christophe  Austruy (EHESS). De la forêt aux bois de marine : l’intégration du bois dans l’Arsenal de Venise. Dans le cadre de cette séance de séminaire, Christophe Austruy présentera son ouvrage récent publié en codirection avec Paola Lanaro, L’Arsenale di Venezia. Da grande complesso industriale a risorsa patrimoniale (2020).

22 novembre 2021, Nicolas Weill Parot (EPHE), Le vol au Moyen Âge autour de son ouvrage récent Le Vol dans les airs au Moyen Âge. Essai historique sur une utopie scientifique (2020).

13 décembre 2021, Anne-Solenn Le Hô (Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France), Les pigments verts au cuivre au Moyen-Age et à la Renaissance : usages et transformations de ces matériaux.

10 janvier 2022, Benoit Rouzeau (Université d’Amiens), Les Cisterciens et les techniques. Recherches récentes.        
  7 février 2022, Pierre Marchandin (Ecole nationale des chartes), Exploiter l’énergie de l’eau et du vent à Paris à la fin du Moyen Âge.

14 mars 2022, Danielle Arribet (Université Paris 1), L’apport de l’archéologie et de l’archéométrie à la connaissance du procédé indirect d’élaboration du fer d’après l’étude de l’usine à fer de Glinet en Normandie (fin XVe -XVIe s.).

11 avril 2022, Lisa Caliste (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis), L’industrie en Lodévois à la fin du Moyen Age : de l’atelier à l’entreprise.  

9 mai 2022, Gaspard Pagès, Catherine Verna et alii (résultats du programme de recherche FERMAPYR/ARSCAN UMR 7041 – Université Paris 8), L’observatoire catalan. La métallurgie du fer de l’Antiquité à la Renaissance.

Informations pratiques :

Ce séminaire est ouvert à tous, étudiants, enseignants et chercheurs. Il se déroulera un lundi par mois, de 17h à 19h, à l’Ecole normale supérieure (45 rue d’Ulm, 75005 Paris) salle Dussane, rez-de-chaussée, escalier D.

Pour toute information, vous pouvez contacter Catherine Verna :catherine.verna@wanadoo.fr

Pour participer à ce séminaire, les préinscriptions sont obligatoires en suivant ce lien.

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Publication – François Héber-Suffrin et Christian Sapin, « L’architecture carolingienne en France et en Europe »

Fruit du remarquable travail de deux spécialistes de la passionnante époque des Carolingiens, cet ouvrage constitue une synthèse sur l’architecture de cette période, sacrée et profane. Grâce à une étude approfondie, il en couvre tous les aspects, et ce dans un espace culturel qui forme encore aujourd’hui le cœur historique de l’Europe. Cette unité est perceptible à travers un vaste pano- rama de sites illustrant la richesse de l’architecture carolingienne : les lieux de pou- voir, palais et châteaux ; les abbayes et les cathédrales avec leur domaine canonial. Ces monuments, d’une valeur artistique et historique incomparables, sont décryptés avec finesse et énergie. Cette nouvelle réflexion s’impose, tant les dernières recherches en France et à l’étranger ont permis de renouveler la connaissance de cette architecture et de son décor. L’ensemble est richement illustré de nombreux plans et figures, en grande partie inédits.

Informations pratiques :

François Héber-Suffrin et Christian Sapin, L’architecture carolingienne en France et en Europe, Paris, Picard, 2021. 290 pages et 310 illustrations. Prix : 54 euros.

Source : CEM Auxerre

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Colloque (en ligne) – Grey Eminences in Action. Personal Structures of Informal Decision-Making at Late-Medieval Courts

ONLINE CONFERENCE AS PART OF THE PROJECTS

FWF-Project I 4076: Grey Eminences in Action: Personal Structures of Informal Decision-Making at Late Medieval Courts

(Institut für Mittelalterforschung, Abteilung Editionsunternehmen & Quellenforschung/MIR, Österreichische Akademie der Wissenscha en) & GAČR-Project GF19-29622L: Šedé eminence v akci: neformální personální struktury na pozdně středověkých dvorech (Department of Auxiliary Historical Sciences and Archive Studies)

ANMELDUNG/REGISTRATION

Participation in the conference is free of charge. Registration by e-mail is required before the 18th October 2021, a Zoom link will be provided shortly before the conference start

KONTAKT/CONTACT

Jonathan.Dumont@oeaw.ac.at
Sonja.Duennebeil@oeaw.ac.at

Programme : ici

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