Colloque – Ville et territoire. La perception et représentation de la ville et du duché en Brabant (XIVe-XVIe siècle) ». XIXe Colloque international La Ville brabançonne

Bruxelles, Université Saint-Louis, 15 et 16 octobre 2021

Organisé par la Fondation Brabantse Stad / La Ville brabançonne, en collaboration avec l’Universiteit van Amsterdam (projet NWO « Imagining a territory. Constructions and representations of late medieval Brabant »)

Le colloque examine les espaces urbains et princiers dans le duché de Brabant à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne. L’accent est mis sur la perception des développements territoriaux dans les différents milieux sociaux. Les élites urbaines, le duc et son entourage avaient, en effet, des opinions divergentes – mais parfois aussi parallèles – à propos de l’identité du Brabant et utilisaient divers médias pour communiquer leurs idées à ce sujet. En témoignent des sources administratives, narratives et cartographiques, l’architecture, la littérature et l’art.

La Fondation belgo-néerlandaise La Ville brabançonne / De Brabantse Stad organise tous les trois ans un colloque scientifique international destiné à mieux comprendre l’histoire des villes et du monde urbain dans le territoire de l’ancien duché de Brabant. Le colloque est ainsi organisé tour à tour dans les provinces d’Anvers, du Brabant flamand, du Brabant wallon, du Brabant septentrional (Noord-Brabant, aux Pays-Bas) et en Région de Bruxelles-Capitale.

Le XIXe colloque, qui se déroulera à l’Université Saint-Louis à Bruxelles, est réalisé en collaboration avec le projet Imagining a territory. Constructions and representations of late medieval Brabant, mené à l’Universiteit van Amsterdam et financé par l’organisation néerlandaise de recherche scientifique NWO (projet no 360-50-100).

Programme :

Vendredi 15 octobre 2021

9h30 Accueil

10h Allocutions par le Prof. Éric Bousmar au nom de l’Université Saint-Louis et le Prof. Guido Marnef, président de la Fondation (Universiteit Antwerpen)

10h15 Dr. Mario Damen (Universiteit van Amsterdam) : Stad en territorium. De perceptie en representatie van stad en vorstendom in Brabant

11h Pause-café

11h15 Drs. Arend Elias Oostindiër (Universiteit van Amsterdam) : Antwerpen als « hoofd » van het markgraafschap: stedelijke en heerlijke percepties van een juridisch district in 15de-eeuws Brabant

11h45 Prof. Chloé Deligne (Université Libre de Bruxelles) et Prof. Claire Billen (Université Libre de Bruxelles) : Réflexions autour de la première représentation connue de Bruxelles : la « carte » de Gilles van der Hecken (vers 1530)

12h15 Discussion

13h Lunch

14h15 Dr. Colin Dupont (KBR – Bibliothèque royale de Belgique) : La représentation du duché de Brabant dans l’atlas de Jacob de Deventer

14h45 Discussion

15h15 Pause-café

16h00 Visite au KBR museum consacré à la Librairie des ducs de Bourgogne, précédée d’une introduction par dr. Ann Kelders

Samedi 16 octobre 2021

10h Prof. Eloïse Adde (Central European University, Vienne / ancien fellow Université Saint-Louis) : Les villes, vecteur de la « nation » au Brabant ? Idéologie urbaine, représentation et territoire dans les chroniques brabançonnes du 14e siècle

10h30 Dr. Bram Caers (Universiteit Leiden / Centrum voor de Bibliografie van de Neerlandistiek (KBR)) : “Ick Brabant, die schoenste nederlantsche vrouwe”: beeldvorming van Brabant tijdens de Opstand in de rederijkerspoëzie van Willem de Gortter (1585 – na 1637)

11h Pause-café

11h15 Dr. Rombert Stapel (Universiteit Leiden) : Middeleeuws Brabant online : http://www.hertogdombrabant.nl

11h45 Discussion et conclusions par le Prof. Christian Vandermotten (Université Libre de Bruxelles)

12h30 Présentation de projets actuels et de publications récentes

13h Lunch

14h30 Visite à l’exposition Down in the River. Sous le Parking 58. Plongée dans les fouilles archéologiques de la Senne (Halles Saint-Géry)

Informations pratiques :

Le colloque est ouvert à toute personne intéressée.

Inscription (comprenant pauses-café, lunch et un exemplaire des actes) : 75 € Inscription (sans les actes) : 50 €
Étudiants (sans les actes) : 20 €

Les actes seront publiés et expédiés durant l’année qui suit le colloque.

Le montant de l’inscription est à verser avant le 11 octobre sur le compte de la « Stichting Brabantse Stad / Fondation La Ville brabançonne » :

IBAN BE 25 4056 0625 5182
en communication : « Colloque Bruxelles, nom et prénom »

Il convient de s’inscrire avant le 4 octobre : https://forms.gle/k4omYwmRNJncoDuG9

Contact : ann.kelders@kbr.be

KBR (Bibliothèque royale de Belgique) Département des Manuscrits Boulevard de l’Empereur, 4 1000 Bruxelles

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Publication – Annalena Müller, « From the Cloister to the State. Fontevraud and the Making of Bourbon France, 1642-1100 »

From the Cloister to the State examines the French order of Fontevraud, one of the largest monastic networks under female leadership in medieval and early modern Europe.

Founded in 1100 and comprised of both monks and nuns, the order had grown to consist of at least seventy-eight priories by the late Middle Ages. Endowed with vast territorial possessions throughout western France, Fontevraud became one of the most powerful religious institutions in the country. However, unaware of its institutional might and economic wealth, scholars have tended to focus on Fontevraud’s seemingly unusual gender hierarchy, while bypassing inquiries on practices of abbatial authority in Fontevraud and beyond. This book reveals medieval Fontevraud as an aristocratic cloister where noble women governed. It also discusses the value of Fontevraud’s extensive network for the geopolitical ambitions of the dukes of Brittany, the counts of Bourbon-Vendôme, and, during the Wars of Religion, the kings of France. In addition to Fontevraud’s political role during the Wars of Religion, the book also examines the order’s reforms implemented by Marie de Bretagne and her successors Renée and Louise de Bourbon-Vendôme. These Bourbon abbesses centralized the order’s administration, cut the ties between priories and local aristocratic families, and successfully established the Bourbon-Vendômes as the only patrons of the vast and wealthy network.

This book is essential reading for scholars and students of medieval and early modern history, as well as those interested in political history and the history of religion.

Table des matières :

Introduction

Part I: Re-shaping the Myth

1. 1642 or: The Making of Abbatial Absolutism

2. Robert of Arbrissel Revisited

3. Establishing Fontevraud, c. 1001-1149

Part II: Fontevraud and the Making of Bourbon France

4. From a Monastic Network in Decline to a Geopolitical Asset, c. 1150-1457

5. Religious Geopolitics and Geopolitical Religion – Fontevraud in a Changing World

Part III: Forming and Re-Forming Fontevraud

6. Revising the Rule and Early Reform (1457-1491)

7. Re-Forming Fontevraud (1503-1534)

8. Re-Building Fontevraud

Conclusion

Informations pratiques :

Annalena Müller, From the Cloister to the State. Fontevraud and the Making of Bourbon France, 1642-1100, Routledge, 2021. 286 Pages, 14 B/W Illustrations. ISBN 9780367714512. Prix : 96 euros.

Source : Routledge

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Appel à contribution – Femmes et Théologie / Women and Theology

English version below

Journée d’études « Femmes et Théologie »
Organisée par la CIHEC (Commission Internationale d’Histoire et d’Étude du Christianisme) dans le cadre du Congrès International des Sciences Historiques, Poznan (Pologne), 21-27 août 2022

La fonction d’enseignement doctrinal, dans le christianisme, est traditionnellement réservée aux hommes, en vertu de la parole de Paul : « Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de dominer l’homme » (1 Timothée 2, 12), renchérissant sur une instruction plus générale : « que les femmes se taisent dans les assemblées : elles n’ont pas la permission de parler ; elles doivent rester soumises, comme dit aussi la loi » (1 Corinthiens 14, 34).

Pourtant des brèches sont apparues immédiatement dans cette interdiction. Paul lui-même demande aux femmes âgées d’enseigner le bien et d’instruire les jeunes femmes (Tite 2, 3-5) et les Actes des Apôtres nous indiquent que Priscille et son mari Aquilas, des amis et collaborateurs de Paul, instruisent Apollos de la doctrine du Salut (Actes, 34, 26). Dans ces deux cas, il ne s’agit cependant pas d’un enseignement doctrinal public. Celui-ci est très tôt compris comme un ministère ecclésial, par conséquent réservé aux hommes. Pourtant Paul ne voyait pas d’objection à ce que les femmes prophétisent, pourvu qu’elles soient voilées (1 Corinthiens 11, 5) et l’histoire des Églises médiévales et modernes ne manque pas d’exemples de femmes qui prophétisent.

Ces prophéties peuvent-elles être assimilées à un enseignement doctrinal ? Cela semble être bien souvent le cas, comme le montre l’exemple de Brigitte de Suède, qu’on laisse instruire le pape par ses révélations. Les femmes délivrant un message mystique sont aussi particulièrement nombreuses à partir du XIIIe siècle : Béatrice de Nazareth, Mechtilde de Magdebourg, Hadewijch d’Anvers, Marguerite Porète, Brigitte de Suède, Françoise Romaine, Angèle de Foligno, Agnès de Montepulciano, Mme Acarie, Mme Guyon, etc, la mystique apparaissant comme une voie possible d’accès à la théologie. Hildegarde de Bingen, Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila et Thérèse de Lisieux ont même été reconnues docteures de l’Église par l’Église catholique. À partir du XIXe siècle surtout, et plutôt dans le monde protestant radical, des écrits sur la Bible émanent de femmes comme Elizabeth Cady Stanton ou Sarah Grimké. Mais il ne s’agit jamais de théologie académique, les facultés de théologie ne s’ouvrant aux femmes qu’à partir du XXe siècle, d’abord dans le protestantisme. On connaît l’histoire d’Anna Maria van Schurman, qui assistait clandestinement aux cours de Voetius à Utrecht dans les années 1630, ou le cas d’Elena Lucrezia Cornaro Piscopia qui, à défaut de pouvoir être diplômée

en théologie, fut reconnue docteure en philosophie par l’université de Pise au XVIIe siècle. Aussi l’ouverture des facultés de théologie aux femmes a-t-elle été une évolution notable dans toutes les Églises chrétiennes. Elle leur donne accès à l’enseignement doctrinal, jusque-là réservé au clergé masculin, et les dote de nouveaux outils conceptuels, que certaines mettent au service d’un combat pour l’égalité des droits au sein des Églises, faisant émerger la « théologie féministe » dans les années 1970.

On peut alors se demander quel type de théologie a pu être pratiqué par les femmes, à quelle théologie elles ont pu avoir accès, dans quelle mesure leur compétence théologique a été acceptée (ou non) par les hommes et par la société, et cela dans toutes les confessions chrétiennes. Les communications portant sur ces thèmes devront par conséquent s’interroger sur la chronologie de l’accès des femmes à la théologie, sur ce qu’est et a été la théologie, sur les différences entre les confessions chrétiennes. L’élargissement de sa pratique à un public plus large, et en particulier aux femmes, a-t-il eu un effet sur la discipline ? L’accès à la pratique théologique est-il ouvert à toutes les femmes ou réservé à certaines catégories (religieuses, pasteures, catéchistes, etc.) ?

Les communications devront répondre à quelques-unes de ces questions. Elles pourront être faites en français ou en anglais.

Les propositions de communication devront être accompagnées d’un court CV et d’un résumé de 150 à 200 mots. Elles seront adressées à Yves Krumenacker (yves.krumenacker@univ- lyon3.fr) ET à Clarisse Tesson (clarisse.tesson@u-pec.fr) avant le 30 septembre 2021.

Call for Papers

The conference ‘Women and Theology’ is organized by the CIHEC (Commission Internationale d’Histoire et d’Étude du Christianisme) and will be part of the ICHS (International Committee of Historical Sciences). It will be held from 21 to 27 August 2022, in Poznan (Poland).

In Christianity, the function of doctrinal teaching is traditionally reserved to men, because of saint Paul’s words : “I do not permit a woman to teach or to exercise authority over a man” (1 Tim 2, 12), adding a more general instruction: “Women are to be silent in the churches. They are not permitted to speak, but must be in submission, as the law says” (1 Co 14, 34).

Yet, there were immediate gaps in this prohibition. Paul himself asked old women to teach what is good and to give instruction to the young (Titus 2, 3-5) and the Acts of the Apostles refer to Priscilla and her husband Aquilas, saint Paul’s friends and collaborators, who instructed Apollos in the doctrine of salvation (Acts 34, 26). In both cases, however, it was not a public doctrinal teaching. Indeed, this was soon linked to an ecclesiastical ministry, therefore reserved to men. However, Paul made no objection to women prophesying, provided that they remained veiled (1 Co 11, 5) and the history of medieval and modern Churches shows many examples of women prophets.

Can prophecies be considered as doctrinal teaching? It may often appear to be the case, as one can see with Bridget of Sweden, who was allowed to instruct the pope through her revelations. There has also been a significant number of women delivering a mystical message from the 13th century onwards. With Beatrix of Nazareth, Mechtild of Magdeburg, Hadewijch of Antwerp, Marguerite Porette, Francesca Romana, Angela of Foligno, Agnes of Montepulciano, Mrs Acarie, Mrs Guyon, etc., mysticism appeared to be a possible path to theology. Hildegard of Bingen, Catherine of Siena, Teresa of Avila and Thérèse of Lisieux were even proclaimed Doctors of the Church by Rome in the 20th century.

From the 19th century, especially in the radical protestant world, some women such as Elizabeth Cady Stanton or Sarah Grimké, started writing on the Bible. But this was never an academic theology, as faculties were not opened to women before the 20th century, at first in Protestantism. One can remember the case of Anna Maria van Schurman, who surreptitiously attended Voetius’ course in Utrecht in the 1630s, as well as the case of Elena Lucrezia Cornaro Piscopia, who was awarded a doctorate in philosophy by the university of Pisa in the 17th century, because she was not allowed to graduate in theology.

Hence, the opening of faculties of theology to women was a significant evolution in all the Christian Churches. It gave them access to doctrinal teaching which was still the preserve of the male clergy and provided them with new conceptual tools, which some women used to fight for equality between men and women in the Churches, leading to the emergence of “feminist theology” in the 1970s.

One can therefore wonder about the type of theology women practiced, to which theology they could have access, to what extent their theological skills were accepted or not by men and by society, in all Christian confessions. Papers should thus question the chronology of women’s access to theology, the status of theology, and the differences between Christian confessions. Did the opening of theology to a broader audience, and especially to women, have an influence on theology as a discipline? Is the access to theology opened to all women or reserved only to some categories (nuns, pastors, catechists, etc)?

The papers should answer to some of these questions. They may be in French or in English. Proposals should be accompanied by a short CV and by 150-200 word-summary. They should be sent to Yves Krumenacker (yves.krumenacker@univ-lyon3.fr) AND Clarisse Tesson (clarisse.tesson@u-pec.fr) before September 30, 2021.

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Publication – Janna Coomans, « Community, Urban Health and Environment in the Late Medieval Low Countries »

By exploring the uniquely dense urban network of the Low Countries, Janna Coomans debunks the myth of medieval cities as apathetic towards filth and disease. Based on new archival research and adopting a bio-political and spatial-material approach, Coomans traces how cities developed a broad range of practices to protect themselves and fight disease. Urban societies negotiated challenges to their collective health in the face of social, political and environmental change, transforming ideas on civic duties and the common good. Tasks were divided among different groups, including town governments, neighbours and guilds, and affected a wide range of areas, from water, fire and food, to pigs, prostitutes and plague. By studying these efforts in the round, Coomans offers new comparative insights and bolsters our understanding of the importance of population health and the physical world – infrastructures, flora and fauna – in governing medieval cities.

Janna Coomans is a postdoctoral researcher in the ERC project ‘Healthscaping Urban Europe’. She obtained her PhD on public health in the medieval Low Countries cum laude, which received the Praemium Erasmianum and Pro Civitate prizes. Her main research interests are the history of cities, health and environments, as well as gender, crime and daily politics.

Table des matières :

Introduction

  1. Galenic Health and the Biopolitics of Flow
  2. The Purged Urban Heart: Municipal Sanitation
  3. Food, Health and the Marketplace
  4. Good Neighbours: Nuisance and Harmony in Living Environments
  5. Plague in Urban Healthscapes
  6. Building Community, Balancing Public Health and Order
    Conclusion: Urban Health Expeditions.

Informations pratiques :

Janna Coomans, Community, Urban Health and Environment in the Late Medieval Low Countries, Cambridge, Cambridge University Press, 2021 (Cambridge Studies in Medieval Life and Thought: Fourth Series).

Source : Cambridge University Press

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Appel à contribution – Dans l’ombre du prince : l’expédition de Louis de France en Angleterre (1215-1217), recrutement et réseaux / In the shadow of the prince: the expedition of Louis of France in England (1215-1217), recruitment and networks

English version below

La journée d’études est le premier volet du projet « L’invasion oubliée : l’expédition anglaise de Louis de France (1215-1217) dans son contexte européen », visant à reconsidérer au travers d’une série de rencontres scientifiques l’expédition menée par le prince Louis en Angleterre. À l’appel des barons à l’automne 1215, le fils de Philippe Auguste mit sur pied une expédition destinée à venir leur porter secours et à défendre ses droits. Il débarqua en Angleterre au mois de mai 1216 : au terme de plus d’une année de combats, marquée par les défaites de Lincoln (mai 1217) et de Sandwich (août 1217), il dut accepter un accord avec le gouvernement de régence dirigé par Guillaume le Maréchal et quitter l’Angleterre. Des récits détaillés de l’expédition ont été proposés par Charles Petit- Dutaillis en 1894 dans son Étude sur la vie et le règne de Louis VIII (1187-1226), et les ouvrages récents de Sean McGlynn et de Catherine Hanley sont revenus sur le déroulement des événements. De nombreux aspects de l’expédition sont toutefois restés dans l’ombre : les médiévistes travaillant sur la France se sont essentiellement penchés sur d’autres aspects de la vie de Louis, notamment son action dans le cadre de la croisade albigeoise, alors que les spécialistes de l’Angleterre médiévale ont plutôt mis l’accent sur la postérité de la Grande Charte et l’action de Guillaume le Maréchal. Épisode peu glorieux de l’épopée capétienne, l’expédition française pouvait apparaître comme un contretemps mineur dans un récit insulaire qui faisait une place de plus en plus grande à la communauté de royaume.

Le temps semble venu de reconsidérer l’expédition de Louis en Angleterre : celle-ci doit en effet être comprise dans le cadre de la recomposition des pouvoirs dans le nord-ouest de l’Europe, alors que l’alliance entre le roi d’Angleterre, le comte de Flandre et l’empereur Otton IV venait d’être détruite sur le champ de bataille de Bouvines en 1214, et que la Flandre encore récemment indépendante passait sous contrôle capétien. Si l’expédition de Louis avait réussi, les Capétiens seraient montés sur le trône anglais, créant peut-être un royaume double. L’échec de l’expédition et sa disparition relative de la mémoire collective ne doivent pas oblitérer son importance pour la compréhension des relations politiques dans cet espace : royaumes de France et d’Angleterre, mais aussi d’Écosse, principautés et seigneuries des Pays-Bas et des régions proches de la Manche : pour toutes ces entités politiques, la Manche n’était pas tant une frontière qu’un grand pôle commercial et une plaque tournante pour les communications.

La journée d’études qui se tiendra au printemps 2022 en ligne est la première d’une série de rencontres autour de cette « invasion oubliée » : une table-ronde à Leeds en juillet 2022, un colloque à Boulogne-sur-Mer en 2023 et un colloque à Londres en 2024. Elle s’intéressera aux figures moins connues de l’expédition. En effet, celle-ci a été souvent abordée par le prisme de ses principales figures, notamment le prince Louis, ou encore son épouse Blanche de Castille qui le soutint depuis le continent. Pourtant, dans son Étude sur la vie et le règne de Louis VIII (1187-1226), Charles Petit-Dutaillis avait déjà donné les noms de plusieurs de ceux qui, plus ou moins forcés, s’engagèrent aux côtés du prince. En effet, ce sont plusieurs milliers d’hommes qui partirent, précédant Louis en Angleterre dès l’hiver 1215-1216, ou l’accompagnant au printemps suivant. Parmi eux, des intermédiaires aux chevaliers et aux mercenaires, en passant par les marins et marchands qui fournirent des navires, ou encore tous ceux qui lui fournirent une aide matérielle ou humaine depuis le continent comme en Angleterre, autant de figures restées trop méconnues et qu’il convient d’exhumer d’archives encore à explorer.

La journée d’études qui se tiendra au printemps 2022 en ligne est la première d’une série de rencontres autour de cette « invasion oubliée » : une table-ronde à Leeds en juillet 2022, un colloque à Boulogne-sur-Mer en 2023 et un colloque à Londres en 2024. Elle s’intéressera aux figures moins connues de l’expédition. En effet, celle-ci a été souvent abordée par le prisme de ses principales figures, notamment le prince Louis, ou encore son épouse Blanche de Castille qui le soutint depuis le continent. Pourtant, dans son Étude sur la vie et le règne de Louis VIII (1187-1226), Charles Petit-Dutaillis avait déjà donné les noms de plusieurs de ceux qui, plus ou moins forcés, s’engagèrent aux côtés du prince. En effet, ce sont plusieurs milliers d’hommes qui partirent, précédant Louis en Angleterre dès l’hiver 1215-1216, ou l’accompagnant au printemps suivant. Parmi eux, des intermédiaires aux chevaliers et aux mercenaires, en passant par les marins et marchands qui fournirent des navires, ou encore tous ceux qui lui fournirent une aide matérielle ou humaine depuis le continent comme en Angleterre, autant de figures restées trop méconnues et qu’il convient d’exhumer d’archives encore à explorer.

Il s’agit d’abord d’approfondir nos connaissances sur cet événement, en interrogeant les réseaux de l’expédition, le profil des participants, leurs origines sociales, leur rôle dans la grande machine montée par le prince Louis et son entourage. On accordera une attention particulière aux logiques et aux processus de recrutement : peut-on identifier des points communs avec le profil des participants à la croisade albigeoise ? quel rapprochement peut-on faire avec la constitution des troupes entourant le prince croisé dans le sud du royaume, au printemps 1215 et encore après son équipée anglaise en 1219 ? Les conditions de l’engagement en Angleterre sont très différentes de celles d’une croisade soutenue par le roi et le pape : l’expédition anglaise n’est pas reconnue officiellement par Philippe Auguste, et est condamnée par le pape. Se pose alors la question de savoir dans quelle mesure un prince arrivait à convaincre, – ou forcer – des hommes à s’engager à ses côtés dans une expédition condamnée par la papauté, risquée et qui ne répondait pas au cadre normal de la levée des hommes. Les promesses de terres faites par Louis furent- elles les seules motivations de ces hommes pour partir ? Il conviendra de s’intéresser aux trajectoires individuelles de ceux qui partirent : comment ces hommes préparèrent-ils leur départ ? pour les plus riches, quelles furent les conséquences de leur longue absence sur l’administration de leurs terres ? Il faudra aussi s’intéresser aux familles qui apportèrent leur aide à l’expédition : les identifier, comprendre la forme que prit leur soutien.

L’expédition dans son ensemble fut un échec, mais quelles furent les conséquences pour ceux qui y participèrent ? Fut-elle synonyme de progression dans l’entourage royal et princier, ou plutôt de relégation ? Ces questionnements à l’échelle des individus invitent aussi à s’interroger à plus petite échelle sur les retombées politiques et sociales de l’expédition sur la France capétienne, notamment dans les régions où le recrutement fut le plus important. À cette liste non exhaustive des pistes envisagées, on pourrait aussi ajouter la question des identités et des communautés imaginées auxquelles ces participants de l’ombre pouvaient se rattacher.

La journée d’études aura lieu à distance, au printemps 2022. Les communications se feront en anglais et en français. Les propositions de communication (titre et résumé) seront à adresser à : louis-project@hotmail.com avant le 15 décembre 2021.

In the shadow of the prince: the expedition of Louis of France in England (1215-1217), recruitment and networks

This workshop is the first part of the project “The forgotten invasion: the English expedition of Louis of France (1215-1217) in its European context”, aiming to a fresh assessment of prince Louis’ expedition to England. In autumn 1215, the son of Philipp August gathered together an expedition to support the rebellious barons, and to make good his own claim to the throne. He landed in England in May 1216. After more than a year of fighting, marked by defeats at Lincoln (May 1217) and Sandwich (August 1217), Louis was forced to accept a treaty imposed by the regency government led by William Marshal, and to leave England. Detailed narrative accounts of the expedition have been provided by Charles Petit-Dutaillis in his Étude sur la vie et le règne de Louis VIII (1187-1226), published in 1894, and more recently by Sean McGlynn and Catherine Hanley. Nevertheless, many aspects of the expedition remain to be explored. Recent work on Capetian France has focussed on Louis’s contributions to the Albigensian Crusade, while historians of medieval England have concentrated on the impact of Magna Carta, and on the life of William Marshal. Lord Louis’ inglorious expedition tends to be forgotten by French historians, and can seem like a footnote in the grand narrative of English history, which increasingly focuses on the community of the realm.

It is time for a fresh assessment of Louis’ expedition to England. It must be seen in the context of a dramatic rebalancing of the power politics of north-west Europe, as the alliance between the kings of England, the counts of Flanders and the Emperor Otto was smashed by Philip Augustus at the Battle of Bouvines in 1214, and as the recently independent Flanders came under Capetian control. Had Louis’s expedition succeeded, the Capetians would have succeeded to the English throne, with the prospect of a double kingdom. The failure of the expedition, and its disappearance from collective memory, should not lead us to underrate its importance for an understanding of the political relationships of north-west Europe: the kingdoms of France and England, of Scotland and Wales, the principalities and lordships of the Low-Countries, and of the Empire – for all those polities where the English Channel was not so much a border as a great hub of trade and communication.

The online workshop will be the first step of a series of conferences: a round-table in Leeds (July 2022), two conferences (Boulogne-sur-Mer, 2023 and London, 2024). It will be the occasion to study the less-known participants to this inglorious expedition. Indeed, it is often known from its main protagonists, prince Louis first, but also his wife Blanche of Castille who supported him from France. However, thousands of men sailed to England: some arrived during winter 1215-1216, even before Louis and some other embarked with the prince the following spring, as Charles Petit-Dutaillis reminded in his study, giving the name of some of these men. Prosopographical and archival study is now required to throw light on the members of Louis’ household and entourage who acted as administrators and diplomats; on the knights and the mercenaries who fought for him; and on the seafarers and merchants who provided ships. A fresh look at the people who sailed to England, a study of their social origins, their place in the great machinery of the expedition is needed.

The papers will have a look at the levy of the troops: is it possible to find common patterns with the recruitment in the Albigensian Crusade? A comparison with the men who fought with the prince in South France during the spring 1215 and even after the English expedition, in 1219 would be interesting to make. The context of the invasion of England differs from the conditions of a crusade supported by both king and pope. The English expedition had no official support from Philipp August and was even condemned by the papacy. Hence, how could a prince convince or compel men to involve in a condemned and risky project, that didn’t even belong to the traditional levy of men. Prince Louis promised lands, but those material benefices were they the sole motivation of these men? It would also be interesting study the role of the expedition in life trajectories. How did those men prepare themselves before they embarked, how were their lands administrated in their absence? Leaving the individual scale, the papers could also ask the questions of the aristocratic and knightly family connections of the expedition. Which families offered men and support to the expedition? Which form did this help take?

The consequences of this disastrous expedition should also be taken in account: what were the consequences of the general disaster of the expedition on those who took part in, both the soldiers and the families who gave their support? Did some of them took advantage of it and improved their social position? or was it the contrary?

On a more general level, one can also have a look at the political and social consequences of the expedition, especially in the regions from where most of the participants to the expedition came. This is a non-exhaustive list of possible subjects, which could also ask the questions of identities, of imagined communities to which those participants were linked.

The workshop will take place online, in spring 2022. We invite those who are interested in giving papers at the workshop to submit a title and an abstract, before the 15 December 2021, to the following address: louis-project@hotmail.com. Papers will be given in French and English.

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Offre d’emploi – Post-doctorat : Phraséo 13-18. Phraséologie et stylistique dans le roman d’ancien régime (XIIIe-XVIIIe s.)

Postdoctorat 12 mois (100%).

Profil : Histoire de la langue française et TAL
Quand : 01/01/2022.
Où : Université Grenoble Alpes, laboratoire LiDiLEM (France)
Université Grenoble Alpes : https://www.univ-grenoble-alpes.fr/
Laboratoire LiDiLEM (axe 1) : https://lidilem.univ-grenoble-alpes.fr/

Projet : Phraséo 13-18. Phraséologie et stylistique dans le roman d’ancien régime (XIIIe-XVIIIe s.)

Le projet s’inscrit dans le champ des Humanités numériques en utilisant les méthodes de la linguistique de corpus outillée. Son originalité réside dans sa double approche synchronique et diachronique pour étudier les phénomènes phraséologiques dans le temps long, de l’ancien français au français classique. En répondant à une problématique actuellement en pleine émergence, les résultats contribueront à affiner une théorie opératoire des genres textuels, la catégorie de genre étant traditionnellement utilisée pour regrouper des textes en réduisant leur variabilité. L’étude linguistique des unités phraséologiques est l’une des clés qui permettra de répondre à cette problématique. Cette recherche pluridisciplinaire suppose de travailler en étroite collaboration avec des spécialistes du Traitement Automatique des Langues (TAL) mais aussi d’avoir recours aux méthodes linguistiques et stylistiques pour l’interprétation des données. Son objectif est de constituer des corpus romanesques inédits en diachronie et d’apporter de nouvelles connaissances théoriques. Ce projet s’inscrit au sein de l’action « Phraséologie en diachronie » (voir site du LiDiLEM).

Modalités de candidature :

Date limite de candidature : 7 novembre 2021 minuit.

Lettre de motivation + CV détaillé.

Fiche de poste sur demande.

Contact : julie.sorba@univ-grenoble-alpes.fr

English version

https://euraxess.ec.europa.eu/jobs/685980

Postdoctoral researcher 12 months (full time)

Profile: History of French language and NLP

When: 01/01/2022

Where: Université Grenoble Alpes, laboratoire LiDiLEM (France)

Université Grenoble Alpes : https://www.univ-grenoble-alpes.fr/

Laboratoire LiDiLEM (axe 1) : https://lidilem.univ-grenoble-alpes.fr/

The project Phraséo 13-18. Phraséologie et stylistique dans le roman d’ancien régime (XIIIe-XVIIIe s.) is part of the Digital Humanities field and uses the methods of corpus linguistics. Its originality lies in its both synchronic and diachronic approach to study phraseological phenomena over time, from Old French to Classical French. By answering a problematic currently in full emergence, the results will contribute to refine an operational theory of the textual genres, the category of genre being traditionally used to group texts by reducing their variability. The linguistic study of phraseological units is one of the keys to answering this problem. This multidisciplinary research implies working in close collaboration with specialists in NLP but also using linguistic and stylistic methods to interpret the data. Its objective is to constitute diachronic corpora of literary fiction and to bring new theoretical knowledge. Our project takes place into the action « Phraséologie en diachronie » (see on the LiDiLEM website).

How to apply

Deadline: 07/11/2021 midnight.

Covering letter + detailed CV.

Job description on request.

Contact : julie.sorba@univ-grenoble-alpes.fr

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Colloque – Metodi e sfide delle filologie latine. Casi esemplari e declinazioni originali tra l’Antichità e il Rinascimento

Le colloque est organisé par Elisa Lonati (EPHE / SNS / IRHT) et Silverio Franzoni (SNS / EPHE / IRHT) avec le soutien de la Scuola Normale Superiore (Pise) et du laboratoire AOROC (PSL / CNRS, Paris). Il se déroulera entre le 4 et le 6 octobre 2021 en mode hybride, en présentiel à Pise à la Scuola Normale Superiore et en ligne sur Teams (pour le lien, qui sera disponible quelques jours avant le début du colloque, écrire à eventiculturali@sns.it).

Pour informations : elisa.lonati@sns.it; silverio.franzoni@sns.it; eventiculturali@sns.it.

Programme :

4 ottobre 2021

15.00 – Saluti e introduzione

Esperienze di editori
Presiede Gianpiero Rosati

Claudia Villa (Università di Bergamo – Scuola Normale Superiore) – La verità del copista

Álvaro Cancela Cilleruelo (Universidad Complutense de Madrid) – Per una nuova edizione dell’anonimo De consolatione in adversis (CPL 999): problemi ecdotici e linguistici

Pausa caffè

Anna Zago (Università di Pisa) – La tradizione (in)diretta del prologo del Commentum di Pompeo grammatico

Paolo Chiesa (Università degli Studi di Milano) – Il Prete Gianni e la tradizione incontrollabile

5 ottobre 2021

9.00

Tradizioni manoscritte complesse
Presiede Lisa Piazzi

Ilaria Morresi (Università La Sapienza, Roma) – Il Codex Renati: la tradizione manoscritta delle opere logiche boeziane tra Costantinopoli, Vivarium e il X secolo

Ernesto Stagni (Università di Pisa) – Guide inattese per uno stemma: materiali non isidoriani confluiti nelle Etymologiae

Pausa caffè 

Jérémy Delmulle (Institut de Recherche et d’Histoire des Textes – CNRS, Paris-Aubervilliers) –
L’autore come copista. Per un’ecdotica dei testi derivati

Rossana Guglielmetti (Università degli Studi di Milano) – Tracciare il confine: problemi di edizione dei testi esegetici

15.00

Presiede Gian Biagio Conte

Stephen Oakley (Emmanuel College, Cambridge) – The textual tradition and editing of Dares Phrygius

Filologia nella storia

Frédéric Duplessis (École Normale Supérieure de Lyon) – Les tribulations médiévales de ‘panem et circenses’ (Juvénal, Sat. X, 81) et les limites de la lectio difficilior

Pausa caffè

Michael Reeve (Pembroke College, Cambridge) – Contaminazione o congetture? Un problema nella tradizione quattrocentesca di Plinio il Giovane

Marco Petoletti (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano) – Le armi della filologia e della teologia: il caso di Incmaro di Reims

6 ottobre 2021

9.00

Filologia latina e…
Presiede Emanuele Berti

Paolo Trovato (Università di Ferrara) – Due o tre pensieri sull’edizione dell’Inferno (con un elogio del lavoro d’équipe)

Giulia Ammannati (Scuola Normale Superiore) – Le costanti di una tradizione: casi dalle Metamorfosi di Apuleio

Pausa caffè

Anne-Marie Turcan-Verkerk (École Pratique des Hautes Études – PSL, Paris) – Filologia e digitale: il contributo di Biblissima e Biblissima

Source : Scuola Normale Superiore

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Publication – « Guillelmi Petri de Godino Lectura Thomasina. Prologus et Distinctiones 1-27 Libri Primi », éd. Francesca Bonini

The so-called Lectura Thomasina, a commentary on Peter Lombard’s Sentences, was composed by the Dominican William of Peter of Godin at the beginning of the 14th century. The manuscript tradition provides the text with the title ‘Thomasina’ because of the large number of verbatim quotations from Aquinas’ writings. This text is not a mere compilation of Aquinas’ dicta, but represents an attempt to outline the fundamental elements of Thomas’ doctrine, giving them both unity and coherence. For this reason, Godin’s commentary is an important witness to the reception of Aquinas’ texts during the period between his death and his canonization.

The critical edition of the Lectura Thomasina, presented here for the first time, is based on an examination of the entire manuscript tradition and is accompanied by an historical and philological introduction.

In this part of his Sentences commentary (prologue and book I, distinctions 1-27), Godin deals with some central themes of scholastic theology, such as the scientific nature of theology, the knowledge of God, divine attributes, the doctrine of the Trinity, divine relations, the doctrine of caritas, the omnipotence of God, and the predication of God’s names. In addition to these theological questions, the text contains a philosophical digression in distinction 8, where Godin examines the distinction between essence and existence both in God and in created beings.

Informations pratiques :

Guillelmi Petri de Godino Lectura Thomasina. Prologus et Distinctiones 1-27 Libri Primi, éd. Francesca Bonini, Louvain, Peeters, 2021 (Recherches de Théologie et Philosophie Médiévales – Bibliotheca, 19.1.1). CXXXIV–378 p. ISBN : 9789042945524. prix : 110 euros.

Source : Peeters

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Colloque – Représenter et nommer la Grèce et l’espace grec, du XIVe au XVIe siècle

Journée d’études

Université de Lille ALITHILA – ULR 1061

1er oct. 2021 UNIVERSITÉ DE LILLE Campus du Pont-de-Bois Villeneuve d’Ascq https://alithila.univ-lille3.fr/

Organisation et contact: Catherine Gaullier-Bougassas
catherine.bougassas@univ-lille.fr

Programme :

9h30 : Accueil

9h45 – 10h15 : : Marilynn Desmond (Binghamton University) : « Trojan Typography and Fourteenth- century Cartographies of the Morea in the Matter of Troy »

10h30 – 11h00 : Pascale Mounier (Université Grenoble Alpes) : « La Grèce de Thésée d’après la Teseida de Boccace et ses adaptations françaises »

11h15 – 11h30 : pause 11h30 – 12h00

Georges Tolias (EPHE ; Fondation Nationale pour la Recherche Scienti que, Athènes) : « Penser et représenter la Grèce au XVe siècle »

12h15 – 14h15 : repas

14h15- 14h45 : Emmanuelle Vagnon-Chureau (CNRS- LAMOP) : « Cristoforo Buondelmonti et ses sources dans sa représentation de la Grèce »

15h00- 15h30 :

Nathalie Bouloux (Université de Tours) : « Sebastiano Compagni, géographe humaniste vénitien (et «ptoléméen») de la n du XVe siècle début du XVIe s. et sa description de la Grèce »

15h45- 16h15 : Edith Mazeaud-Karagiannis ((Université de Strasbourg) : « Les évocations du Péloponnèse dans l’œuvre des voyageurs français de la seconde moitié du XVIe (Belon, Nicolay, Thevet) »

16h30 – 17h00 : Discussion

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Bourse – Bourse Robert de Sorbon 2021-2022

Responsable : Didier PANFILI

L’appel à candidature à la Bourse Robert de Sorbon 2021-2022 est ouvert (dépôt des candidatures du 5 septembre au 15 octobre inclus).

Public visé

Cette bourse s’adresse aux docteurs en histoire médiévale ayant soutenu leur thèse à l’étranger, depuis trois ans au maximum.

Contenu de la bourse

Cette bourse permettra au lauréat de réaliser un séjour d’un mois, du 1er au 31 mars, au sein du Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris, lequel prendra en charge son déplacement aller et retour, son logement à la cité internationale de Paris et lui versera une somme de 1000 euros destinée à couvrir les frais courants du séjour. En outre, le lauréat obtiendra le statut de membre associé du Laboratoire pendant trois ans.

Obligations

À son arrivée, le lauréat donnera une conférence publique destinée à faire connaître ses travaux. Cette conférence donne lieu à une publication en ligne sur le site du LaMOP.

Calendrier

Publication de l’appel : 5 septembre 2021
Clôture de l’appel : 15 octobre 2021
Publication des résultats : novembre 2021

Composition du jury

La composition du jury est revue chaque année par le Conseil de Laboratoire du LaMOP. Ce jury comprend 8 membres :

– un président, choisi parmi le groupe de direction du LaMOP
– un secrétaire, choisi au sein du conseil de Laboratoire du LaMOP
– deux membres du LaMOP, titulaires ou émérites
– deux extérieurs, chercheurs ou enseignants-chercheurs
– un acteur de la conservation du patrimoine (Archives nationales de France, Bibliothèque nationale de France…).

Pièces à fournir 

– Déclaration de candidature au format PDF (467Ko)
– Curriculum vitae
– Lettre de motivation en français, dans laquelle le candidat présentera les axes de ses recherches, la manière dont ceux-ci peuvent s’articuler aux champs et programmes du Laboratoire et les objectifs de son séjour (il sera tenu compte du souhait de consulter des archives et/ou manuscrits conservés dans des dépôts parisiens avec références précises).
– Rapport de soutenance et/ou un résumé de la thèse
– Deux publications jugées représentatives publiées ou à paraître.

La procédure de candidature est dématérialisée.

Ces pièces seront adressées, avant le 15 octobre 2021 (23h59 heure de Paris), sous format pdf, dans cet ordre et au sein d’un seul et même fichier, au secrétariat de la bourse : bourselamop@univ-paris1.fr.

Source : LAMOP

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