Publication – Benedict Wiedemann, « Papal Overlordship and European Princes, 1000-1270 »

Papal Overlordship and European Princes, 1000-1270 offers a new perspective on the political history of the central Middle Ages by focusing on the alliances between popes and rulers who claimed a special relationship with the successor of St Peter. Rather than seeing these relationships as attempts by the popes to assert their lordship and monarchy over the entire world, as many past narratives have, this study asks what rulers got out of these relationships, what they meant, and how they were constructed. Papal government – in fact much pre-modern government in general – was based around replying to petitions. Thus, rulers and subjects, by entering into a relationship with the pope, were able to petition Rome and have their requests approved and given the sanction of papal authority. Papal power was enlisted in the causes of petitioners.

All of these relationships – between the popes and the kings of England, Aragon, Sicily, Hungary, Portugal, and a myriad of further polities – have at one time or another been called ‘feudal’, a word that explains little or nothing about the nature and expectations of the alliance. The second strand of this study examines how these relationships were constructed and how words and concepts circulated. Eventually terms like ‘fief’ and ‘vassal’, and ideas about deposition of vassal-kings, were introduced into the political discourse around papal authority over ‘their’ kings. It always remained the case, however, that rulers sought out papal overlordship because of the opportunity it gave them to adopt and adapt papal power for their own purposes.

Benedict Wiedemann is an Early Career Research Fellow at Fitzwilliam College, Cambridge. He was born in Bristol and received his PhD, postgraduate, and undergraduate degrees from University College London. He taught briefly at the University of Kent before coming to Cambridge in 2018.

Table des matières :

Introduction
1:Investiture: Papal Investiture of Secular Rulers prior to and during the Investiture Contest
2:Homage: Popes and Homage in the Twelfth Century
3:Protection: Papal Protection of Kings in the Twelfth Century
4:Vassalage: The Birth of Feudal Overlordship in Sicily, England, Man and Aragon in the early Thirteenth Century
5:State-Building: The Prince-Bishops of Maguelone and Papal Overlordship in Southern France in the Thirteenth Century
6:Wardship: Theory and Practice of Papal Protection for Underage Rulers in the Thirteenth Century
7:Confiscation: Deposing Vassal-Kings in the Thirteenth Century
Epilogue

Informations pratiques :

Benedict Wiedemann, Papal Overlordship and European Princes, 1000-1270, Oxford, Oxford University Press, 2021. 272 p., 23,5 x 15,5 cm. ISBN: 9780192855039. Prix : 75 euros.

Source : Oxford University Press

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Appel à contribution — Inventorier et cartographier les savoirs, de Gaignières au numérique

Colloque international, École du Louvre
15-16 septembre 2022

Depuis 2014, le programme de recherche Collecta interroge les pratiques érudites du Grand Siècle et les met en perspective à partir de l’exemple de la collection de François-Roger de Gaignières (1642- 1715).

Sa reconstitution et sa mise en ligne ont requis la création d’un outil numérique (collecta.fr) qui tente de rendre compte des liens et des cheminements qui se trament, au sein de la collection :

  • à travers les stades du travail de l’érudit – des sources, notes et brouillons aux dessins mis au net et classés pour la présentation au public ;
  • à travers les matériaux réunis par l’érudit – tableaux et gravures, manuscrits et imprimés, dessins et copies d’archives ;
  • à travers les points d’entrée retenus par l’érudit – personnes, familles, institutions, lieux, périodes.

Se dessinent ainsi les itinéraires mentaux, documentaires, mais aussi spatiaux de l’érudit à travers ses sources, son réseau de contacts, les lieux qu’il visite, ses centres d’intérêt et les méthodes qu’il déploie dans son objectif d’inventaire des monuments et des familles du royaume et de l’Europe.

Gaignières sillonne l’espace par le biais de gravures, de courriers à des notables ou de visites dans les établissements ecclésiastiques et seigneuriaux. Il questionne la société par le biais de l’histoire nobiliaire, de la généalogie et de l’emblématique, mais aussi à travers une curiosité ethnologique qui s’incarne dans ses recueils de modes de France et d’Europe. Il contemple le patrimoine médiéval comme le témoin d’un monde qui change, entre les destructions des guerres, la réforme liturgique post-tridentine et les nouvelles modes esthétiques de l’âge classique.

Tout en constituant une source primordiale sur un passé largement disparu, il invite ainsi les chercheurs contemporains à se pencher autant sur leurs méthodes et présupposés que sur ceux des érudits d’Ancien Régime.

Le colloque cherchera donc à articuler un questionnement méthodologique sur les pratiques de la recherche contemporaine avec une réflexion sur les centres d’intérêt et les méthodes des érudits modernes : histoire des familles, de l’Europe, patrimonialisation et visualisation.

Quelques pistes, sans exclusive, donneront lieu à des sessions dédiées :

Une géographie des savoirs

Comme les autres érudits et comme les chercheurs d’aujourd’hui, Gaignières agit dans un espace géographique et social qu’il parcourt pour réunir sa documentation et diffuser ses recherches. L’érudit a ses régions d’élection, qu’il explore au fil d’itinéraires déterminés par des contraintes pratiques, sociales et financières. Les archives et les dessins de villes ou de monuments relatifs à ses contacts (patrons, hôtes, correspondants) et à son projet d’histoire de la monarchie s’en trouvent souvent surreprésentés. Dans sa documentation imprimée – qui représente la part majoritaire de la collection, ne serait-ce que pour des raisons de coût – cette géographie est aussi vraisemblablement dépendante d’autres contacts, avec les éditeurs et marchands d’estampes françaises ou étrangères. Des contributions permettant de mettre en perspective cette géographie de l’érudition, entre nécessités pratiques, patronage et enjeux scientifiques, seront les bienvenues, bien au-delà du seul cas de Gaignières.

Mais la collection organise aussi sa géographie propre. Point nodal de l’espace savant, elle draine les voyages physiques ou épistolaires de curieux qui y trouvent un abrégé de la France et de l’Europe. Chacun y a ses attentes, le visiteur comme le créateur de la collection : trouver une documentation sur une famille ou une région dans un but précis (généalogique, historique, politique) ou au contraire rêver et s’évader devant des images d’autres temps ou d’autres lieux. À l’intérieur même des collections, différents territoires s’articulent. Il y a d’abord le territoire du cabinet, qui se répartit en salles, rayonnages, boîtes et portefeuilles que l’érudit peut utiliser pour ordonner le monde et le donner à voir à ses visiteurs. Mais il y a aussi les territoires traités, au sein desquels l’érudit construit un voyage intellectuel pour lui et son visiteur. Il sera ainsi intéressant de questionner les collections savantes comme des lieux métaphoriques du voyage – vers lesquels on se rend, dans lesquels on circule et qui finalement, permettent de voyager à travers une vision du monde et du savoir.

Le territoire des familles

Gaignières dresse une cartographie multiple du territoire des familles qui va des archives aux vues de monuments et dans laquelle l’articulation entre héraldique, toponymes et anthroponymes est centrale. La matière héraldique s’y déploie comme une mise en image du nom des personnes et des lieux, qui permettait aux individus et aux réseaux familiaux de marquer l’espace. Elle évoque le quadrillage emblématique qui caractérisait le paysage de l’Ancien Régime: tombes, portails, monuments jalonnaient les villes et les campagnes pour borner les fiefs, s’approprier les églises, proclamer les juridictions et inscrire dans le temps la puissance des familles et des individus sur leurs territoires, au même titre que les trésors archivistiques et généalogiques. Des contributions pourront donc porter sur la question de l’empreinte emblématique des puissants sur l’espace, mais aussi sur ses rapports avec les témoins et les « écritures grises ». Gaignières s’intéresse surtout aux tombes, parce qu’elles concentrent les informations dont il a besoin pour son projet : armoiries certes, mais aussi souvent portraits, dates, lieux, noms, fonctions qui complètent les informations des cartulaires. Les autres témoins avaient-ils d’autres priorités ?

Les armoiries avaient un autre avantage pour l’histoire des familles telle que la concevait Gaignières et ses contemporains : l’accumulation des quartiers dans un même écu ou à plusieurs endroits d’un monument en faisait un abrégé des filiations, utile à une histoire des lignages et de leurs prétentions généalogiques (et donc territoriales). Une réflexion sur les enjeux et les modalités de ce marquage généalogique, qui dessinait une carte des familles (cette fois déployée dans le temps et l’espace social), sera appréciée : monuments, sceaux, documentation permettent-ils de saisir des programmes, des contextes, des évolutions ? Surtout, leur évocation par les témoins, les érudits puis les savants et les universitaires permet-elle de réfléchir sur la réception et la compréhension de ces signes à travers le temps : ont-ils été l’objet d’argumentations ? de remplois ? de réinvestissements généalogiques ou polémiques, artistiques ou idéologiques ?

La mise en récit du patrimoine

Jean-Pierre Babelon et André Chastel ont jadis fait de Gaignières le préfigurateur d’une réflexion sur le patrimoine – au sens contemporain du terme. La collection donne en effet l’impression d’un inventaire des monuments artistiques et archivistiques du royaume et de l’Europe, organisé chronologiquement et géographiquement. Mais loin de n’en faire qu’une simple liste, l’érudit a mis cet inventaire en récit.

D’une part, il montrait sa collection, qui regorge d’indications contextuelles sur l’emplacement, les abords, l’échelle, l’état, l’historique des objets et des vues. Ces derniers se trouvent ainsi replacés dans une région, une époque ou un thème (histoire ecclésiastique, topographies, histoire dynastique, histoire du costume…) par des jeux d’échelle d’observation et de renvoi d’un portefeuille à l’autre. Gaignières créait ainsi des parcours et des récits qu’il adaptait au visiteur. Ils le menaient, à la manière d’un guide de voyage ou d’une démonstration juridique, dans une mise en récit du royaume, d’une contrée ou d’une famille où chaque vue ou objet avait un sens et une place. Cette attention à la contextualisation des objets patrimoniaux dans les collections d’érudits mérite toute notre attention et doit être replacée dans l’invention de notre approche historique, bien au-delà du cas de Gaignières : cette démarche était-elle isolée ? d’où tirait-elle ses racines ? en trouve-t-on des traces et des témoignages ailleurs ? quels en étaient les moyens ?

D’autre part, avec son mémoire au roi en vue d’établir un conservatoire des monuments nationaux dont sa collection d’originaux, de dessins et de copies est la préfiguration, Gaignières mettait en récit la transformation de la notion de patrimoine de son sens privé (le patrimoine d’un individu ou d’une famille) à son sens public (le patrimoine national). Chez lui, l’inventaire des monuments sert un double but : appuyer une histoire des familles et dresser une histoire de la monarchie. La fonction privée de preuve d’une histoire nobiliaire y rejoint donc la fonction publique de témoignage du récit national. La multiplication des mentions de destructions dans le dessin et les commentaires, ainsi que la place importante que prennent les Guerres de religion dans sa documentation historique mettaient cependant ces récits au défi d’une prise de conscience de la fragilité de ces patrimoines. Gaignières invite ainsi à réfléchir de façon globale sur les pratiques érudites comme lieu d’invention d’une réflexion sur les monuments du passé : preuves historiques à l’appui de droits, traces d’une histoire nationale à contextualiser, œuvres fragiles à conserver, toutes ces perceptions visibles dans l’érudition classique influencent encore nos propres conceptions.

« L’histoire qui se prend par les yeux » : du portefeuille au numérique

Chez Gaignières, l’image est centrale et son usage systématique. Au sein des portefeuilles, le jeu des copies articulées à différentes échelles et selon différentes thématiques sert à la fois l’élaboration de sa matière et son souci pédagogique et mondain d’offrir une vitrine à montrer à ses visiteurs.

Ces séries inscrivent sa collection dans la longue lignée des dispositifs visuels porteurs d’associations inattendues au service d’un savoir en construction. Certains, comme Bernard de Montfaucon ou plus tard Séroux d’Agincourt, rendront publics leurs dispositifs en multipliant les planches gravées illustrant leurs ouvrages ; d’autres tel Aby Warburg avec son Atlas Mnemosyne maintiendront comme Gaignières la dimension « artisanale » de leur objet, ouvert et évolutif, soutenu par un discours possiblement changeant et adaptable.

La révolution numérique, qui permet de multiplier les expériences visuelles à partir de corpus de données sous forme de cartes, de graphes ou de divers schémas, repose la question de ces dispositifs et de leur dimension critique et interprétative. Elle réinterroge les choix, loin d’être neutres, qui président à la collecte des corpus, mais aussi les usages et la diffusion des résultats obtenus. Il sera donc intéressant de considérer les formes visuelles du savoir qui ont modelé la matière historique sur le long terme. Quels sont les enjeux épistémologiques de ces visualisations construites sous l’Ancien régime ? Dans quelle mesure ont-elles contribué à forger nos savoirs et nos méthodes scientifiques ? Le design numérique qui propose une réflexion sur la forme et l’usage peut-il résoudre les difficultés des historiens face à la technicité du numérique ?

Informations pratiques :

Le colloque se tiendra les 15 et 16 septembre 2022 à l’École du Louvre (Palais du Louvre – Porte Jaujard, Place du Carrousel / 75038 Paris CEDEX 01).

Le transport et l’hébergement des participants résidant en dehors de l’Île-de-France seront pris en charge par le programme ANR « Archive numérique géolocalisée : la collection Gaignières ».

La langue principale du colloque sera le français, mais il est possible de proposer des interventions en anglais.

Modalités de soumission

Les participants peuvent inscrire leur intervention dans un ou plusieurs des axes proposés. Les propositions, d’une page maximum et accompagnées d’une courte biographie d’une demi-page, seront envoyées à colloquecollecta2022@ecoledulouvre.fr au plus tard le 14 janvier 2022.

Comité scientifique

François Bougard (CNRS-IRHT)
Damien Bril (École du Louvre)
Laurent Costa (ArScAn)
Pierre Couhault (IRHT-CNRS)
Sophie Fétro (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Laurent Hablot (EPHE)

Michel Pastoureau (EPHE)
Anne Ritz-Guilbert (École du Louvre/IRHT-CNRS) Flavia de Rubeis (Ca’ Foscari)
Benoît-Michel Tock (Université de Strasbourg) Nicolas Verdier (EHESS)

Comité d’organisation

Anne Ritz-Guilbert (École du Louvre/IRHT-CNRS) Damien Bril (École du Louvre)
Pierre Couhault (IRHT-CNRS)

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Exposition – Le Bon, le Téméraire et le Chancelier. Quand flamboyait la Toison d’Or

La Ville de Beaune et les Hospices de Beaune présentent du 4 décembre 2021 au 31 mars 2022 l’exposition-événement  « Le Bon, le Téméraire et le Chancelier – Quand flamboyait la Toison d’Or ». L’exposition, présentée dans trois lieux emblématiques de Beaune – les Hospices de Beaune, l’Hôtel des Ducs de Bourgogne et la Porte Marie de Bourgogne – met en lumière trois personnages de l’histoire de la Bourgogne médiévale en réunissant, de manière inédite, des chefs-d’œuvre venant des musées européens.

Commissaire de l’exposition : Philippe George

Digne héritière de l’exposition « Marie. L’Héritage de Bourgogne » présentée en 2000, cette exposition internationale au cœur de la capitale des Vins de Bourgogne propose un nouveau regard sur l’histoire et l’art bourguigno-flamand des XIVème et XVème siècles, en mettant à l’honneur les figures des deux derniers ducs – Philippe le Bon (1396 – 1467) et Charles le Téméraire (1433 – 1477) – et du chancelier, Nicolas Rolin (1376 – 1462), fondateur des Hospices de Beaune. Les œuvres exposées, en provenance de collections publiques et privées d’Europe, principalement belges, sont mises en regard d’objets actuellement conservés en France.

Plus de cent cinquante œuvres de l’art médiéval sont réunies, mêlant peintures, sculptures, orfèvrerie, tapisseries, manuscrits ou documents d’archives afin de dévoiler l’art de vivre des élites et le savoir-faire des artistes et artisans du « grand-duché d’Occident ».

Les musées et institutions belges prêtent une grande partie des chefs-d’œuvre présentés dans l’exposition (Palais Royal de Bruxelles, Musée de la Ville de Bruxelles, Galerie Bernard de Leye, Museum MLeuven, Musée Royal de Mariemont, Archives générales du Royaume, etc).

Un catalogue accompagne l’exposition afin d’en développer le propos et de conserver un témoignage de sa présentation. Cet ouvrage de 250 pages réunit une quarantaine de spécialistes français et internationaux de l’art et de l’histoire des états bourguignons.

La médiation porte une attention particulière aux jeunes publics à travers la mise en place d’un parcours de visite ludique, doté d’un livret-jeu, et une programmation d’ateliers de pratique artistique en lien avec le thème de l’exposition.

Source : Ville de Beaune

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Publication – « The Archaeology of Slavery in Early Medieval Northern Europe. The Invisible Commodity », dir. Felix Biermann et Marek Jankowiak

This volume is the first comprehensive study of the material imprint of slavery in early medieval Europe. While written sources attest to the ubiquity of slavery and slave trade in early medieval British Isles, Scandinavia and Slavic lands, it is still difficult to find material traces of this reality, other than the hundreds of thousands of Islamic coins paid in exchange for the northern European slaves. This volume offers the first structured reflection on how to bridge this gap. It reviews the types of material evidence that can be associated with the institution of slavery and the slave trade in early medieval northern Europe, from individual objects (such as e.g. shackles) to more comprehensive landscape approaches. The book is divided into four sections. The first presents the analytical tools developed in Africa and prehistoric Europe to identify and describe social phenomena associated with slavery and the slave trade. The following three section review the three main cultural zones of early medieval northern Europe: the British Isles, Scandinavia, and Slavic central Europe. The contributions offer methodological reflections on the concept of the archaeology of slavery. They emphasize that the material record, by its nature, admits multiple interpretations. More broadly, this book comes at a time when the history of slavery is being integrated into academic syllabi in most western countries. The collection of studies contributes to a more nuanced perspective on this important and controversial topic. This volume appeals to multiple audiences interested in comparative and global studies of slavery, and will constitute the point of reference for future debates.

Table des matières :

Introduction: An ‘Invisible Commodity’? – Marek Jankowiak, Felix Biermann

Comparative Perspectives

The Arrogation of Slavery: Prehistory, Archaeology, and Pre-theoretical Commitments Concerning People as Property — Timothy Taylor
Recent Approaches to the Archaeological Investigation of Slavery in Africa — Paul J. Lane
The British IslesTo Tread the Paths, and Traverse the Moors: Investigating Slavery in Early Medieval Western Britain — Katie A. Hemer
The Archaeology of Slave Trading in Viking-Age Britain and Ireland: A Methodological Approach — Janel M. Fontaine

Scandinavia

The Norm and the Subaltern: Identifying Slaves in an Early Medieval Scandinavian Society — Anna Kjellström
Legacy of the Disowned. Finding ambátts in High Medieval Scania and Östergötland Through Ceramic Production — Mats Roslund
Bonded People: Making Thralls Visible in Viking-Age and Early Medieval Sweden — Torun Zachrisson

Central Europe

Slave Trade in Great Moravia: Reality or Fiction? — Jiří Macháček
Slavery and Slave Trade in Early Medieval Bohemia: Archaeology of Slavery or Slavery of Archaeology? — Ivo Štefan
Archaeological Evidence for Slavery Among the Early Medieval North-Western Slavs — Felix Biermann
Tracing the Saqaliba: Slave Trade and the Archaeology of the Slavic Lands in the Tenth Century — Marek Jankowiak

Informations pratiques :

The Archaeology of Slavery in Early Medieval Northern Europe. The Invisible Commodity, dir. Felix Biermann et Marek Jankowiak, Springer, 2021. ISBN : 978-3-030-73290-5. Prix : 137,79.

Source : Springer

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Colloque — Icônes : la fabrique matérielle du visuel

Ce colloque-atelier propose une rencontre entre historiens de l’art, conservateurs-restaurateurs et scientifiques de la conservation pour analyser collectivement comment l’effet visuel dans les icônes est créé par l’accumulation de couches, visibles ou invisibles à l’oeil nu, mais qui participent pleinement de l’apparence finale. Comment croiser les méthodes d’analyses – historiques, stylistiques, iconographiques et matérielles – pour comprendre l’émergence des formes et les processus de création ? Il s’agit d’appréhender concrètement les gestes de création et recréation des icônes au cours du temps, les pratiques d’ateliers, les interventions liées à l’entretien, la réparation et, de manière plus générale, à la transformation des icônes, pour en écrire une histoire sur le temps long et faire participer une histoire technique de l’art à une histoire des usages sociaux et religieux.

Ce colloque-atelier fait suite à l’atelier organisé par des institutions grecques (université de l’Égée, université de West Attica – ArticonLab, Direction de la conservation des monuments anciens et modernes – ministère de la Culture grec, musée Benaki) et l’Institut national d’histoire de l’art en décembre 2019 à Athènes centré sur les cas grecs et éthiopiens. Il permettra d’élargir le propos au bassin méditerranéen et au monde slave. Les thématiques abordées permettront de faire le point sur les recherches, appliquées ou fondamentales, autour des questions de création et de transformation des icônes, à des fins de mises à jour ou d’entretien ; de diffusion des icônes ainsi que d’éventuels transferts de matériaux, de techniques et de modèles entre les diverses traditions. Enfin, les problématiques d’attribution à un auteur, un atelier ou un centre seront également abordées. Ces journées seront aussi l’occasion de revenir sur les actualités des collections d’icônes en France – achat, conservation-restauration, exposition.

Des visites et des temps d’échanges autour de collections d’icônes seront organisés dans les institutions partenaires.

Programme : ici

En partenariat avec le Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris et le musée du Louvre.

Comité scientifique
Athina Alexopoulou-Agoranou (université de West Attica – ArticonLab, Athènes), Claire Bosc-Tiessé (INHA), Irène Leontakianakou (université de l’Égée, Mytilène), Nicolas Milovanovic (musée du Louvre), Sigrid Mirabaud (INHA), Raphaëlle Ziadé (Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris)

Intervenants
Athina Alexopoulou-Agoranou (université de West Attica – ArticonLab, Athènes), Michele Bacci (Université de Fribourg), Antonis Bekiaris (Musée d’art byzantin et chrétien d’Athènes), Catharina Blänsdorf (Archäologische Staatssammlung München, Munich), Claire Bosc-Tiessé (INHA), Stamatis C. Boyatzis (université de West Attica, Athènes), Yuliana Boycheva (Institut des études méditerranéennes – Fondation pour la recherche et la technologie, Grèce), Sarah F. Cohen (université Columbia, New York), Marie-Laure Davigo (EPHE), Anastasia Drandaki (Université nationale et capodistrienne d’Athènes, musée Benaki, Athènes), Jannic Durand (musée du Louvre), Karen French (Walters Art Museum, Baltimore), Melina Fotopoulou (ministère de la Culture, Athènes), Glenn Gates (Walters Art Museum, Baltimore), Maria Georgilaki (CEHTA, EHESS), Alexandra-Eleni Kalliga (musée Benaki, Athènes), Irène Leontakianakou (université de l’Égée, Syros), Anne Leturque (Centre d’études médiévales, Montpellier), Thomas Mafredas (université de West Attica, Athènes), Miljana Matić (université de Belgrade), Nicolas Milovanovic (musée du Louvre), Sigrid Mirabaud (INHA), Rosaria Motta (conservatrice-restauratrice), Charbel Nassif (Institut des Études Sud-Est Européennes, Bucarest), Aleksander Preobrazhenskii (The State Institute for Art Studies, Moscou), Jana Sanyova (KIK-IRPA, Belgique), Nada Sarkis (Musée national de Damas), Christine Sciacca (Walters Art Museum, Baltimore), Kiriaki Tsesmeloglou (Réseau ICON), Lilyana Yordanova (Ecole française d’Athènes), Élisabeth Yota (Sorbonne Université, Centre André Chastel), Raphaëlle Ziadé (Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris)

Domaine de recherche
Histoire de l’art du XIVe au XIXe siècle, sous la direction de Claire Bosc-Tiessé

Informations pratiques :

08/12 : Petit Palais – 9h à 18h
09/12 et 10/12 :INHA, galerie Colbert, salle Giorgio Vasari – 9h à 18h

Source : INHA

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Offre d’emploi – Mellon Junior Faculty Fellowship in Medieval Studies at the University of Notre Dame’s Medieval Institute

Application Deadline: February 1, 2022

The University of Notre Dame invites applicants for a one-year Mellon Postdoctoral Fellowship in Medieval Studies. This Fellowship is designed for junior faculty who currently hold a position in a North American university as an assistant professor. It is open to qualified applicants in all fields of Medieval Studies. The fellowship holder will pursue research in residence at Notre Dame’s famed Medieval Institute during the academic year (this is a nine-month position).

The intent of this Fellowship is to enable its holders to complete research and writing on a book manuscript in advance of tenure. The Fellowship carries no teaching responsibilities, but holders are expected to participate in the multidisciplinary intellectual life of the Institute and to reside in South Bend. The Fellow will be provided with a private carrel in the Medieval Institute, enjoy full library and computer privileges, and have access to all the Institute’s research tools.

In addition, towards the conclusion of their residency the Fellow’s work will be at the center of a half-day conference. Three senior scholars, chosen in cooperation with the Medieval Institute, will be invited to campus for a half-day public seminar treating the subject matter of the Fellow’s research. The senior scholars will also read and discuss a draft version of the Fellow’s work in an extended private session, a one-to-one conversation following a close reading of the draft, with a view to improving the manuscript before its submission to a press.

Eligibility: Applicants must hold a tenure-track appointment at a U.S. institution, obviously with a completed Ph.D., and should not be more than six years beyond receiving their Ph.D. at the time of application.

Stipend: $50,000 (paid directly to Fellow’s home institution).

Start Date: approximately August 22, 2022 | End Date: approximately May 15, 2023

Application procedure: Applicants should submit a letter of application (cover letter), a project proposal of no more than 2500 words, a current C.V., and three confidential letters of recommendation. Submit applications via Interfolio via http://apply.interfolio.com/97294. Further details regarding materials are available at https://medieval.nd.edu/research/grants-fellowships/#Mellon-fellowship.

Source : The Medieval Academy Blog

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Exposition – L’Âge de la Bière

Espace Gallo-Romain (Ath)
29 octobre 2021 – 10h00 – 11 septembre 2022 – 18h00

Etes-vous prêt à découvrir l’histoire de la bière depuis les premières traces archéologiques jusqu’aux brasseries actuelles ? Nous vous proposons un voyage dans le temps qui débute à l’Espace gallo-romain et qui peut se poursuivre dans une brasserie actuelle, la Brasserie des Légendes.

Breuvage du quotidien, synonyme de fête, folklore et d’ambiance, offrande rituelle ou ingrédient gastronomique, la bière est intimement liée à l’histoire des hommes. Dans nos régions, elle connaît un succès ininterrompu depuis l’Antiquité gallo-romaine. Le Moyen Âge est marqué par l’éclosion de brasseries tant monastiques que laïques. Le brassage se métamorphose aux 19e et 20e siècles, sous l’effet des avancées techniques et scientifiques.

Le savoir-faire brassicole des siècles passés est de mieux en mieux connu. Les historiens et archéologues se complètent pour dresser un panorama qui se complète de découverte en découverte.

Du côté des sources historiques, ce sont les comptabilités, la législation, les plans et descriptions de brasseries, l’iconographie, les traités de brassage ou encore les recettes anciennes qui nous donnent de précieuses informations. Les interventions archéologiques sont plus timides en indices. Les bâtiments brassicoles et leurs équipements ont généralement laissé peu de vestiges. C’est souvent la simple forme d’un four qui rappelle l’emplacement passé d’une cuve en métal. Les résidus de céréales, soumis à des analyses carpologiques ou palynologiques, de même que la présence de levure sont des traces rares mais précieuses. Depuis quelques années, l’expérimentation est une nouvelle piste d’investigation. Elle permet de reconstituer des techniques de fabrication de la bière et des goûts disparus.

Aujourd’hui, le monde brassicole adopte un visage particulier, celui de la brasserie et de la microbrasserie « 21e siècle », bien souvent ancrées dans des problématiques environnementales. Et depuis quelques années, la culture de la bière en Belgique est reconnue au Patrimoine immatériel de l’Humanité. Voici venu l’Age de la Bière !

La cervoise gauloise versus le vin romain

L’Espace gallo-romain vous propose une comparaison entre la cervoise et le vin chez les Gallo-romains. Quand sont-ils apparus dans nos régions, quels étaient les contenants et la vaisselle utilisée pour les consommer ou pour les transporter, … ? Ce focus sur cette autre boisson appréciée des Gallo-romains sera assorti de dégustations lors d’animations et d’événements organisés par le musée.

Une expo avec un espace collaboratif 

L’exposition fera la part belle aux tégestophiles. Ce mot ne vous dit rien ? Il s’agit des collectionneurs d’objets en rapport avec la bière, comme les cartons de bière, les étiquettes, les bouteilles, les verres et bien d’autres. Un espace leur sera dédié et régulièrement une localité ou une commune de Wallonie picarde sera la star de la vitrine. Vous désirez montrer votre collection au plus grand nombre ? Vous avez en votre possession une pièce exceptionnelle ? Nos visiteurs seraient sûrement intéressés ! Contactez-nous sans hésiter via accueil.egr@ath.be

5 musées partenaires, thématiques et complémentaires

L’exposition est le fruit d’un travail collaboratif. Cinq musées se sont réunis autour de la table : La Maison du Patrimoine Médiéval Mosan, Malagne – Archéoparc de Rochefort, l’Espace gallo-romain d’Ath, l’Abbaye de Villers et le Musée de la Bière à Stenay (France).

Cette collaboration entre musées et sites belges et français a permis une approche transpériode et synthétique de la vivacité des recherches actuelles en la matière – y compris de l’expérimentation.

Source : Espace gallo-romain

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Offre d’emploi – Conservateur du patrimoine, Ville de Meaux

GRADE : Filière culturelle – Catégorie A – Cadre d’emploi des Conservateurs territoriaux du patrimoine– Temps complet

MISSION PRINCIPALE : Rattaché au département Culture, Tourisme, Evènements, Commerce, Jeunesse et Sports, sous l’autorité du Directeur de département, le conservateur du patrimoine est chargé de la mission de renouveau du musée Bossuet et de la Cité épiscopale.

MISSIONS :

2 missions principales :

  • Mission de renouveau du musée
  • Piloter la mise en œuvre du nouveau PSC et des objectifs fixés par les élus
  • Concevoir et mettre en œuvre le projet de renouveau du musée Bossuet, établir le calendrier d’actions et suivre le chantier (études, choix des prestataires…)
  • Elaborer le nouveau parcours permanent
  • Etudier et enrichir les collections du musée par une politique dynamique d’acquisition, de demande de dépôts, et de recherche de dons
  • Mettre en place un chantier des collections et assurer la conservation préventive en lien avec le C2RMF
  • Assurer la diffusion et le rayonnement des collections (catalogues, articles…)
  • Mettre en place des partenariats scientifiques et institutionnels
  • Assurer la responsabilité de la poursuite de l’inventaire et des travaux de récolement
  • Elaborer la politique des publics du nouveau musée
  • Développer une politique de mécénat
  • Mission de renouveau de la Cité épiscopale
  • Suivre le chantier des travaux de rénovation des remparts et du pavillon Bossuet
  • Etablir un programme de rénovation et de valorisation pour le jardin et la cour de la Cité épiscopale (mise en lumière, signalétique, geste artistique…)
  • Faire le lien avec les différents interlocuteurs et partenaires (DRAC, évêché, Office du Tourisme…)

Toutes autres activités nécessaires au bon fonctionnement du service

Profil

Savoir : Diplôme supérieur (bac+5) dans le domaine de la culture, de l’Histoire, de l’Histoire de l’art, expertise en histoire de l’art moderne et histoire de la région, expertise en matière de conservation, valorisation, et développement culturel, capacité à intégrer ses disciplines de spécialité dans un projet culturel global

Savoir-faire : Connaissance de l’environnement territorial, qualités rédactionnelles, force de proposition, maitrise de la gestion des projets culturels

Savoir être : Ecoute, disponibilité et discrétion, autonomie, rigueur, méthode, esprit d’initiative, engagement

Rattachement hiérarchique : Directeur du Département

Nombre d’agents à encadrer : 1

Internes : Agents

Externes : Elus, institutions, partenaires

Lieu de travail :Musée Bossuet 5 place Charles de Gaulle Meaux

Spécificités : Horaires en soirée et le weekend selon les besoins du service

Dans le cadre de sa politique de recrutement, ce poste est ouvert aux travailleurs handicapés

Source : Ville de Meaux

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Appel à contribution – Speculum Themed Issue: “Race, Race-Thinking, and Identity in the Global Middle Ages”

Editors: François-Xavier Fauvelle, Collège de FranceNahir Otaño Gracia, University of New MexicoCord J. Whitaker, Wellesley College

For far too long, scholarly consensus held that race and racism were mainly Enlightenment innovations, datable to no earlier than the seventeenth century. As long ago as the early twentieth century, some scholars pushed race’s origins to the sixteenth or even fifteenth centuries, but these scholars were few and far between. The Middle Ages and, with them, medieval studies were set off as a time and discipline innocent of race and racism. This remained generally true until the advent of critical medieval race studies in the late twentieth and early twenty-first centuries. Now, in 2021, special issues in major journals and no less than six full-length scholarly monographs have treated the imbrications of race with medieval art, literature, religion, and even the periodizing concept of the Middle Ages itself. Many more studies in medieval literature, history, art, religion, and culture have been conceptually informed by race, as have many studies in the modern perceptions and deployments of the Middle Ages. Speculum: A Journal of Medieval Studies calls for proposals for a themed issue, to be published as one of Speculum’s four quarterly issues, to recognize the intellectual value of the study of race to a comprehensive understanding of the Middle Ages.

We invite proposals for full-length essays (8,000-11,000 words) that interrogate race, race-thinking, and identity in the Middle Ages. For example, essays might consider the roles of race-making and racialization in the Islamic world; how race and identity, together with religion, was negotiated and navigated in border regions such as al-Andalus, Sicily or the Levant (between Latin Christendom and Islam), the Sahara and the Sahel region (between the Islamic world and Subsaharan Africa); how the dynamics of race-thinking informed relations between Latin and Greek Christendom and Islam or the Mongol Empire, or between the Muslim/Islamicate world and Christian, Jewish, Hinduist, and traditional-religious societies within it or beyond its reaches; how race intersected with the dynamics of trade and connectivity, religious affiliation and conversion, slavery and emancipation, peace and war. Essays may also take on the roles of race, race-thinking, and identity in the geography and periodization of the Middle Ages: Are historical moments that are quintessential to the history of race also relevant to medieval-and-modern periodizations? Essays may also consider how and why race, race-thinking, and identity have shaped modern concepts, uses, and scholarship of the Middle Ages.

The editors are open to essays that interrogate race, race-thinking, and identity in the Middle Ages by asking these and other deeply probing questions. Additionally, we are especially interested in essays that consider the globality of the medieval world: those that examine the networked interrelations and interdependences of Africa, Asia, the Americas, and Europe. In addition to scholarship in history and literature, we invite proposals using the tools and methods of anthropology, archaeology, art history, book history, historical linguistics, religious studies, sociology, and other fields germane to the studies of race, identity, and the Middle Ages.

The themed issue on race, race-thinking, and identity and the articles selected for it will be in keeping with Speculum’s purview as stated in the Guidelines for Submission: “preference is ordinarily given to articles of interest to readers in more than one discipline and beyond the specialty in question. Articles taking a more global approach to medieval studies are also welcomed, particularly when the topic engages with one or more of the core areas of study outlined above. Submissions with appeal to a broad cross-section of medievalists are highly encouraged.”

Proposals should be no more than 500 words in length and should be submitted by email to cord.whitaker@wellesley.edu with SPECULUM PROPOSAL in the subject line by 31 January 2022. The authors of selected proposals will be notified by 28 February 2022. Completed essays will be expected by 1 December 2022.

Source : The Medieval Academy Blog

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Publication (open access) – « Robert Campin, Roger de le Pasture (Rogier van der Weyden), Jacques Daret. Paul Rolland (1896-1949) », J.-L. Pypaert & D. Deneffe (transcription et édition du manuscrit original dactylographié)

Accès : ici

Durant sa brève carrière, Paul Rolland (1896-1949), historien de l’art tournaisien, effectua des recherches d’archives approfondies sur les Primitifs flamands : Robert Campin, Roger de le Pasture (Rogier van der Weyden) et Jacques Daret. Il était sur le point de publier son manuscrit lorsqu’il mourut subitement en 1949.

L’IRPA conserve au Centre d’étude des Primitifs flamands le texte inédit de Rolland basé sur des documents d’archives précieux concernant ces trois pionniers de la peinture primitive flamande. Un grand nombre de ces documents d’archives ont disparu pendant la Seconde Guerre mondiale lors des bombardements à Tournai. Le manuscrit original de Rolland est un tapuscrit, difficilement lisible à certains endroits avec quelques annotations et corrections écrites par l’auteur-même. Ce texte a été soigneusement analysé, transcrit et édité au Centre d’étude et prévu d’une Préface.

Le projet de Paul Rolland s’est finalement concrétisé après plus de 70 ans avec la parution de l’œuvre de sa vie dans la série « Contributions à l’étude des Primitifs flamands ». On y trouvera pour chacun de ces peintres, Robert Campin, Roger de le Pasture et Jacques Daret, une longue notice biographique avec un aperçu de leurs œuvres. Le texte, écrit couramment en français, suit une approche chronologique des documents d’archives complétée dans les notes en bas de pages de multiples mentions authentiques provenant de ces pièces et de références bibliographiques. Le choix des images fait par Rolland pour agrémenter sa publication fut respecté par les éditeurs.

Cette publication est fortement recommandée pour tout chercheur ou lecteur intéressé par ces peintres et leurs œuvres.

Informations pratiques :

Robert Campin, Roger de le Pasture (Rogier van der Weyden), Jacques Daret. Paul Rolland (1896-1949) » J.-L. Pypaert & D. Deneffe (transcription et édition du manuscrit original dactylographié), Bruxelles, KIK-IRPA, 2021 (Contributions 17). X + 105 p., XXI pl. ISBN : ISBN 978-2-930054-42-1. Prix : gratuit.

Source : IRPA

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