Publication – Nicolas Balzamo, « Les êtres artificiels. Essai sur le culte des images en Occident, XIVe-XVIe siècle »

Le christianisme occidental a fait le choix des images. Suivant l’exemple de l’Église grecque, il a commencé par autoriser la représentation des êtres célestes – Dieu, le Christ, la Vierge, les saints – avant de valider le principe de leur culte en postulant que la vénération du fidèle ne s’adresse pas à l’image en tant que telle mais uniquement à ce qu’elle représente. La pratique n’était cependant pas toujours conforme à la théorie. La fin du Moyen Âge a vu ainsi se multiplier statues et tableaux qui n’étaient pas considérés comme des représentations interchangeables mais faisaient l’objet d’un culte préférentiel que matérialisait un pèlerinage. Comment cette situation pouvait-elle se concilier avec les principes théologiques en vigueur ? Pardelà le problème des images et de leur culte, ce livre pose la question du rapport entre théorie et pratique au sein d’un système religieux.

Maître-assistant à l’université de Neuchâtel (Suisse), Nicolas Balzamo travaille sur l’histoire religieuse de la fin du Moyen Âge et de la première modernité. Il a notamment publié Les deux cathédrales. Mythe et histoire à Chartres et Les miracles dans la France du XVIe siècle.

Informations pratiques :

Nicolas Balzamo, Les êtres artificiels. Essai sur le culte des images en Occident, XIVe-XVIe siècle, Paris, Éditions du Cerf, 2021. 236 p., 15 x 23 cm. ISBN : 9782204135900. Prix : 29 euros.

Source : Éditions du Cerf

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Appel à contribution – « Raconter. Perspective actualité en histoire de l’art »

Dans son numéro 2022 – 2, la revue Perspective souhaite poser la question des relations entre narration, art et histoire de l’art. Qu’il s’agisse des récits sur lesquels se fondent les images et les objets d’art, de ceux que (se) constituent ses regardeurs, ou des «mises en récits» opérées par les historiens et les historiennes de l’art, ce numéro entend s’emparer de l’acte de raconter comme d’un outil heuristique aussi fécond que déstabilisant. L’image et l’objet d’art racontent, même en l’absence de contenu diégétique figuré, ne serait-ce qu’en tant que témoins d’une époque ou de pratiques – ne serait-ce qu’en tant que vecteurs de narrativité. Les récits visuels ainsi déployés ne cessent de générer d’autres récits – fictions ou légendes, articles scientifiques ou divagations rêveuses; dialogues d’œuvres entre elles ou soliloques des regardeurs. Récits de l’histoire de l’art, également, tant les historiens et les historiennes de l’art ne cessent de raconter ce processus tout en le constituant de manière performative, dans ses multiples emboîtements et ses allers-retours, évoluant dans ces zones mouvantes entre fait et fiction, expression et narration, description, analyse et projection.

L’appartenance de la terminologie du récit au champ des études littéraires invite par ailleurs d’emblée à questionner la relation entre une narrativité en images et ses éventuelles sources écrites. Figurer une histoire en images revient-il à imiter la narration textuelle, ou à en reproduire pour l’œil l’exacte dramaturgie? Quels sont les potentiels d’une narrativité visuelle par rapport à ceux du langage verbal? Ce que la figuration doit à sa source a appelé de multiples réponses de la part de la recherche en histoire de l’art, postulant parfois une forme de primauté de l’écrit sur le visuel. La notion de pensée figurative (Pierre Francastel, La figure et le lieu: l’ordre visuel du Quattrocento, Paris, Gallimard, 1967) permet aussi de distinguer deux domaines de valeur conceptuelle égale, où chaque médium de narration recèle sa propre logique. L’approche de cette dialectique reliant l’image narrative à son environnement culturel peut enfin admettre de multiples interactions et reformulations, passant notamment par l’oralité et un dialogue entre l’imaginaire collectif, l’imaginaire individuel et la culture visuelle (Hans Belting, Pour une anthropologie des images, Paris, Gallimard, 2004). Sur le plan des méthodes, l’émergence, dans les années 1970, de la narratologie dans le champ de la théorie littéraire (Gérard Genette, Figures III, Paris, Éditions du Seuil, 1972) a fourni un ensemble d’outils conceptuels renouvelant l’étude des mécanismes internes du récit littéraire, distinguant histoire, récit et narration. On pourra s’interroger sur la réception, ou non, de cette approche par les cadres théoriques mobilisés en histoire de l’art pour analyser ce que l’œuvre et l’image recèlent de narratif. On pourra également se pencher sur les liens entre études visuelles, linguistiques et sémiotiques.

Le récit figuré en appelle à une multitude de modalités plastiques permettant la mise en forme et en espace d’une narration par l’image fixe, filmique ou numérique, l’architecture, la mode ou l’objet d’art. Monument, robe, tableau, sculpture, film, livre, interface numérique ou objet d’art: à chaque fois est engagée l’adéquation du récit en images avec son support, ses dimensions, son volume, façonnant son efficacité visuelle et sa réception, condensant ou dilatant le récit. Les mises en images des récits sont également pour le visuel autant de façons de modeler et de raconter leur temps. Il s’agira ainsi d’envisager toutes les dimensions, les spécificités et les potentialités narratives des objets et des œuvres d’art, et d’interroger la (ou les) manière(s) dont la narrativité du visuel s’ancre dans un processus de légitimation et d’autonomisation au long cours.

Mais si l’image et l’objet d’art racontent, les historiens et les historiennes de l’art ne cessent, à leur tour, et de façon dialogique, de raconter cette relation protéiforme – constituant elle-même un récit dans le récit. Enracinée dans les travaux de Giorgio Vasari et de Karel vanMander, qu’elle considère comme ses modernes fondateurs, l’histoire de l’art est, depuis l’Antiquité, fondée sur un exercice narratif, de l’ekphrasis aux grands récits de l’autonomie moderniste, en passant par l’anecdote ou la légende biographique. La manière dont les historiens et les historiennes de l’art ont façonné leur discipline, s’extrayant d’une pratique littéraire, volontiers mythique, pour embrasser, forger et discuter peu à peu des méthodes « scientifiques », témoigne d’un rapport complexe au récit, à la narration – à la fiction en quelque sorte. Certains développements récents de l’historiographie se sont penchés sur cette question des liaisons entre l’écriture de l’histoire et celle de la fiction: Mark Ledbury, dans l’ouvrage collectif Fictions of Art History (Williamstown, Mass., Sterling and Francine Clark Art Institute / Yale University Press, 2013), Ivan Jablonka avec L’histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales (Paris, Éditions du Seuil, 2014) ou, plus récemment, Myriam Métayer et Adriana Sotropa en dirigeant Le récit de l’histoire de l’art. Mots et rhétoriques d’une discipline (LeKremlin-Bicêtre, Éditions Esthétique du divers, 2017) ont, par exemple, ouvert des pistes fécondes. Peut-on écrire l’histoire sans raconter d’histoires? Que l’on se place du côté des images et des objets d’art, ou bien de celui des regardeurs, peut-on – doit-on – s’extraire de tout processus narratif? Peut-on communiquer sans (se) raconter ? Si tel n’est pas le cas, quelles conséquences épistémologiques pourrait-on en tirer concernant la façon dont nous envisageons notre pratique – notre écriture – de l’histoire de l’art? À l’heure des «faits alternatifs» et du storytelling, et alors que la question de la relativité des récits constitue tout à la fois un risque considérable et une chance, poser les questions de la mise en récit, de la façon dont l’art et l’histoire de l’art (se) racontent, implique finalement d’interroger à nouveau les téléologies – ce qui possède, donne ou crée du sens.

Là où apparaît une image, qu’elle soit figurative, aniconique, matérielle ou mentale, surgit une histoire et une manière d’en agencer le récit. Mais l’absence de figuration signifie-t-elle pour autant l’absence de récit? Car, de la même façon, là où s’exprime un désir de raconter surgit de l’image, qu’elle soit matérielle ou mentale, figurative ou aniconique. Que l’image et la mise en récit marchent main dans la main, nul ne le contestera : l’antériorité de l’une sur l’autre, en revanche, est à jamais objet de débats, de même que les phénomènes de relais ou d’enchâssement dont elles semblent procéder, du paragone au discours moderniste ne cessant de raconter la fin des œuvres qui racontent. Ces séries d’oppositions et ces phénomènes complexes de transmission pourront être abordés sous différents angles, pourvu que la réflexion soit toujours ancrée dans une perspective historiographique – des processus de narration à l’œuvre dans la création et la réception en art, des origines à nos jours, des expressions symboliques paléolithiques au cinéma. En ce sens, les études de cas ciblées portant sur des analyses iconographiques ne seront pas acceptées si elles ne sont l’occasion d’aborder des questions critiques de portée plus générale.

Les propositions de publication pourront en particulier s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants :

–  Les artistes racontant des histoires;

–  les artistes racontant leur propre histoire (récits autorisés, etc);

–  les historiens ou les historiennes racontant la vie de l’artiste (de Giorgio Vasari à Ernst Kriz et Otto Kurz) ;

–  les historiens ou les historiennes faisant le récit des récits visuels (iconographie, iconologie, interprétation, etc);

–  la mise en récit de l’histoire de l’art de façon synchronique (les «grands» mouvements, les «grands» récits);

–  les contre-récits et les remises en récit des récits de l’histoire de l’art (historiographie, fictionnalisation) ;

–  la place et la possibilité d’un récit collectif et/ou participatif dans le champ de la discipline;

–  les impacts et résonances socio-politiques des récits et contre-récits de l’histoire de l’art (enjeux militants, débats sociétaux).

Perspective : actualité en histoire de l’art Publiée par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) depuis 2006, Perspective est une revue semestrielle dont l’ambition est d’exposer l’actualité plurielle d’une recherche en histoire de l’art qui soit toujours située et dynamique, explicitement consciente de son historicité et de ses articulations. Elle témoigne des débats historiographiques de la discipline sans cesser de se confronter aux œuvres et aux images, d’en renouveler la lecture, et de nourrir ainsi une réflexion globale, intra- et interdisciplinaire. La revue publie des textes scientifiques offrant une perspective inédite autour d’un thème donné. Ceux-ci situent leur propos dans un champ large, sans perdre de vue l’objet qu’ils se donnent: ils se projettent au-delà de l’étude de cas précise, et interrogent la discipline, ses moyens, son histoire et ses limites, en inscrivant leurs interrogations dans l’actualité – celle de la recherche en histoire de l’art, celle des disciplines voisines, celle enfin qui nous interpelle toutes et tous en tant que citoyens. Perspective invite ses contributeurs à actualiser le matériel historiographique et le questionnement théorique à partir duquel ils élaborent leurs travaux, c’est-à-dire à penser, à partir et autour d’une question précise, un bilan qui sera envisagé comme un outil épistémologique. Ainsi, chaque article veillera à actualiser sa réflexion en tissant autant que possible des liens avec les grands débats sociétaux et intellectuels de notre temps.

La revue Perspective est pensée comme un carrefour disciplinaire ayant vocation à favoriser les dialogues entre l’histoire de l’art et d’autres domaines de recherche, des sciences humaines notamment, en mettant en acte le concept du « bon voisinage » développé par Aby Warburg.

Toutes les aires géographiques, toutes les périodes et tous les médiums sont susceptibles d’y figurer.

Raconter, no 2022 – 2
Rédaction en chef : Marine Kisiel (INHA) et Matthieu Léglise (INHA)
Numéro coordonné avec Anne-Orange Poilpré (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) Voir la composition du comité de rédaction.

Prière de faire parvenir vos propositions (un résumé de 2000 à 3000signes, un titre provisoire, une courte bibliographie sur le sujet, et une biographie de quelques lignes) à l’adresse de la rédaction (revue-perspective@inha.fr) avant le 1er juillet 2021.
Perspective prenant en charge les traductions, les projets seront examinés par le comité de rédaction quelle que soit la langue. Les auteurs des propositions retenues seront informés de la décision du comité de rédaction à la fin du mois de juillet 2021, tandis que les articles seront à remettre pour le 15décembre 2021.

Les articles soumis, d’une longueur finale de 25000 ou 45000 signes selon le projet envisagé, seront définitivement acceptés à l’issue d’un processus anonyme d’évaluation par les pairs.

Source : Perspective

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Publication – « Licornes. Celles qui existent et celles qui n’existent pas », dir. Jocelyn Benoist, Véronique Decaix

Personnage de jeu vidéo, motif de pyjama, créature de Harry Potter ou support de « tutos beauté » : la licorne, icône de la pop culture, est aujourd’hui partout. Mais si on l’associe volontiers au Moyen Âge tardif, et en particulier à la spectaculaire autant qu’énigmatique tenture La Dame à la licorne du musée de Cluny, sait-on que cet animal mythique trouve ses origines dans l’Antiquité grecque et l’Ancien Testament ? Qu’elle a oscillé dans la littérature médiévale entre les genres mâle et femelle, devenant tour à tour bête féroce capable d’éventrer l’éléphant et symbole de pureté virginale ? Et qu’en tant qu’exemple canonique d’objet dont il faut déterminer ou non s’il existe – ou s’il est possible qu’il existe et ce que cela signifie –, elle a passionné les philosophes, de Duns Scot à Bertrand Russell en passant par Kant et Leibniz ?

Informations pratiques :

Licornes. Celles qui existent et celles qui n’existent pas, dir. Jocelyn Benoist, Véronique Decaix, Paris, Vendémiaire, 2020. 396 p. ISBN : 978-2-36358-362-8. Prix : 24 euros.

Source : Vendémiaire

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Publication – Edhem Eldem, « L’Alhambra. À la croisée des histoires »

L’Alhambra, ensemble palatial fondé aux XIIIe et XIVe siècles par les souverains arabes de Grenade, est resté dans l’ombre pendant plusieurs siècles après la fin de la Reconquista.
Les Espagnols furent les premiers à « redécouvrir » l’Alhambra au XVIIIe siècle, alors que ses visiteurs étrangers en firent l’une des premières destinations touristiques du XIXe siècle. Beaucoup ont laissé de précieuses traces de leur passage : des écrits, des photographies et, surtout, des commentaires dans le livre des visiteurs de l’Alhambra, tenu depuis 1829.

L’historien Edhem Eldem a analysé ce document fascinant pour proposer une vision tout à fait nouvelle de l’Alhambra et de ce qu’il représentait. De Chateaubriand à Owen Jones et de Washington Irving à Jean-Léon Gérôme, les Occidentaux ont bâti une image de l’Andalousie toute empreinte de romantisme et d’orientalisme. Mais l’engouement occidental ne doit pas faire oublier les visiteurs « orientaux » du monument : des Maghrébins, nombreux mais peu loquaces ; des diplomates et voyageurs ottomans, parfois plus orientalistes que les Européens ; des Arabes du Machrek, de plus en plus influencés par le nationalisme arabe prôné par la Nahda, la « renaissance arabe ».

Autant de regards croisés que le registre des visiteurs, la presse de l’époque, les mémoires et les récits de voyage ont permis à l’auteur de reconstituer pour en tirer une histoire culturelle des rapports entre Orient et Occident, Nord et Sud, islam et chrétienté, centre et périphérie.

Edhem Eldem est professeur au département d’histoire de l’université de Boğaziçi et titulaire de la chaire internationale d’histoire turque et ottomane au Collège de France. Il a enseigné en tant que professeur invité à Berkeley, Harvard, Columbia, à l’École des hautes études en sciences sociales, à l’École pratique des hautes études et à l’École normale supérieure. Ses travaux portent entre autres sur le commerce du Levant, l’histoire de la Banque impériale ottomane, l’épigraphie funéraire ottomane, l’histoire de l’archéologie et de la photographie dans l’Empire ottoman, les transformations socio-économiques d’Istanbul au tournant du vingtième siècle, les biographies à la fin de l’Empire et les dynamiques de l’occidentalisation et de l’orientalisme.Principales publications en français : La Méditerranée turque (2000, avec Feride Çiçekoğlu) ; L’épitaphe ottomane musulmane XVIe-XXe siècles (2007, avec Nicolas Vatin) ; Un Orient de consommation (2010) ; Un Ottoman en Orient. Osman Hamdi Bey en Irak, 1869-1871 (2010) ; Le voyage à Nemrud Dağı d’Osman Hamdi Bey et Osgan Efendi (2010) ; L’Empire ottoman et la Turquie face à l’Occident (2018).

Table des matières :

Préface

I. Occident
Une passion occidentale
Du romantisme à l’exotisme
Une merveille architecturale
La légende noire
Orientalismes

II. Maghreb
Visiteurs du Maghreb
Faux arabes, maurophiles et maurophobes
Visiteurs maghrébins : les ambassades marocaines
L’ambassade de 1889
Vers une banalisation ?
Des sentiments par procuration ?
Des voix maghrébines ?
Supercherie ou brûlot idéologique ?

III. Orient
Un ambassadeur ottoman à Grenade
Fuad Efendi : pensées et sentiments
La diversité ottomane
Prises de conscience
Un pendant architectural ?

IV. Modernités
Vers une diplomatie « éclairée »
Le Machrek musulman entre en jeu
Mémoire, culture et littérature
Politique et idéologie
Émulation et diffusion
Divergences turques

Conclusion
Notes
Bibliographie
Provenance des illustrations et crédits iconographiques
Index

Informations pratiques :

Edhem Eldem, L’Alhambra. À la croisée des histoires, Paris, Les Belles Lettres, 2021. 384 p., 47 ill., 15 x 21,5 cm. ISBN : 9782251451879. Prix : 21,50 euros.

Source : Les Belles Lettres

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Offre d’emploi – Nachwuchsstelle Digital Humanities (Monumenta Germaniae Historica)

Die Monumenta Germaniae Historica (MGH) suchen zum 1. Juli 2021 (oder zum nächstmöglichen Zeitpunkt) zur Verstärkung ihrer EDV-Abteilung eine/n
Nachwuchsfachinformatiker/-in oder Nachwuchshistoriker/-in
mit einem Umfang von 50% der regelmäßigen Arbeitszeit (TV-L E 13). Die Stelle ist zunächst auf drei Jahre befristet.


Die Monumenta Germaniae Historica (MGH) sind eine außeruniversitäre Forschungseinrichtung für die Geschichte des Mittelalters mit einem Schwerpunkt auf der Edition lateinischer Quellen. Als selbstständige Körperschaft des öffentlichen Rechts stehen sie unter der Rechtsaufsicht des Bayerischen Staatsministeriums für Wissenschaft und Kunst. Das Institut der MGH ist zentral in München gelegen und befindet sich im Gebäude der Bayerischen Staatsbibliothek.

Die Aufgaben der Stelleninhaberin/des Stelleninhabers:
– Beratung und Betreuung der Mitarbeiter in EDV-Angelegenheiten
– Unterstützung bei der Wartung der hausinternen EDV und der Server-Administration
– Mitarbeit bei Digital Humanities-Projekten (digitale Editionen, dMGH, openMGH)
– eigenständige Entwicklung von EDV-Projekten
– Beratung der MGH-Bibliothek in EDV-Angelegenheiten (Digitale Bibliothek, Dokumentlieferdienst)

Voraussetzungen:
– erster Hochschulabschluss M.A. (oder vergleichbar; Geschichtswissenschaft/Philologie oder Informatik/Computerlinguistik)
– Erfahrungen mit Rechneradministration unter Windows
– Erfahrungen mit (TEI-)XML
– Interesse an Fragestellungen aus dem Bereich der Digital Humanities (Digitalisierung, OCR, …)

Erwünscht:
– Erfahrung mit gängigen XML-Technologien (Xpath, XSLT)
– Kenntnisse einer Skriptsprache
– Erfahrung mit der Administration von Webservern
– Erfahrung im Umgang mit relationalen Datenbanken

Die MGH fördern aktiv die Gleichstellung von Frauen und Männern. Wegen der räumlichen Gegebenheiten ist die Stelle nur bedingt für Menschen mit Mobilitätseinschränkungen geeignet. Bewerbungen behinderter Menschen werden im Rahmen der Regelungen des SGB IX bei gleicher Eignung vorrangig berücksichtigt.

Ihre Bewerbung mit aussagekräftigen Bewerbungsunterlagen (Lebenslauf, Arbeitszeugnisse, einschlägige Qualifikationsnachweise) richten Sie bitte bis 30. Mai 2021 per E-Mail (zusammengefasst in einer PDF-Datei) an die Präsidentin: Prof. Dr. Martina Hartmann <martina.hartmann@mgh.de>.

Für Auskünfte steht Clemens Radl <clemens.radl@mgh.de> zur Verfügung.

Source : Monumenta Germaniae Historica

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Publication – Xavier Hélary, « L’ascension et la chute de Pierre de La Broce, chambellan du roi (1278). Étude sur le pouvoir royal au temps de Saint Louis et de Philippe III (v. 1250 – v. 1280) »

En juin 1278, Pierre de La Broce, autrefois le chambellan tout-puissant du roi de France Philippe III, est pendu au gibet de Montfaucon. Il est le premier d’une longue série de favoris déchus. Si la mort de Pierre a été publique, les conditions de sa chute sont demeurées mystérieuses pour les contemporains, qui ont eu tout loisir de méditer sur les inconstances de Fortune, qui pousse au sommet de sa roue les hommes, avant de les précipiter dans l’abîme. Les documents conservés dévoilent une partie de ce qui s’est tramé à la cour de France entre 1276 et 1278 : la mort suspecte du fils aîné du roi et de sa première épouse, la mise en cause de sa seconde femme, Marie de Brabant, par Pierre de La Broce, les prétendues révélations d’une sainte femme du diocèse de Liège, le tout sur fond de rumeurs complaisamment répandues autour de la possible homosexualité de Philippe III. Le chambellan a joué, et il a perdu : les barons ont fait corps autour de Marie de Brabant. Au-delà des circonstances à la fois dramatiques et rocambolesques de l’affaire, le riche dossier qui la documente donne accès aux ressorts de la cour capétienne et ouvre des perspectives sur le fonctionnement du gouvernement royal dans la seconde moitié du XIIIe siècle, tandis que la confiscation des archives du chambellan destitué permet de reconstituer l’opulent patrimoine qu’il avait réussi à se constituer, en peu d’années et grâce à la faveur royale. À bien des égards, l’affaire Pierre de La Broce se révèle d’un intérêt exceptionnel.

Professeur d’histoire du Moyen Âge à l’université Jean-Moulin Lyon III, Xavier Hélary est spécialiste de l’histoire des grands Capétiens de Saint Louis à Philippe le Bel. Il a déjà consacré plusieurs ouvrages à la période.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Xavier Hélary, L’ascension et la chute de Pierre de La Broce, chambellan du roi (1278). Étude sur le pouvoir royal au temps de Saint Louis et de Philippe III (v. 1250 – v. 1280), Paris, Honoré Champion, 2021 (Études d’histoire médiévale, 16). 520 p., 15 x 23,5 cm. ISBN : 9782745355522. Prix : 78 euros.

Source : Honoré Champion

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Offres d’emplois – Cambrai : Reliures Médiévales. 2 mandats postdoctoraux (durée : 3 ans) : Analyse codicologique et biocodicologique des reliures carolingiennes / Histoire et codicologie des manuscrits du 8e au 13e s.

English version below

Le projet

CaReMe veut étudier la « mise en livre » des manuscrits médiévaux européens du 8e au 13e s. : comment les médiévaux, au Moyen Âge, réunissent les textes qui les intéressent en ensembles structurés afin de les consulter, de les utiliser et de les conserver. Le point de départ : l’analyse de la constitution matérielle des manuscrits, leur réunion en livres en étudiant principalement la reliure des cahiers et feuillets, pour une série d’établissements cambrésiens dont on a conservé un grand nombre de manuscrits à partir du 8e s. et notamment de reliures anciennes (« carolingiennes » et « romanes »), jamais recensées et jamais étudiées.

Cette enquête d’histoire culturelle et d’archéologie du livre poursuit plusieurs objectifs :

  • Comprendre comment un ensemble d’institutions ecclésiastiques en un espace déterminé (Cambrai, zone francophone mais dans l’empire, à la frontière du royaume de France) conçoivent matériellement la production et l’utilisation de leurs livres au Moyen Âge central ;
  • Contextualiser dans une perspective d’histoire culturelle la production de reliures dans un espace non-monastique (la cathédrale de Cambrai), pour des reliures que les conservateurs et restaurateurs ont toujours qualifiées de « carolingiennes » ou de « romanes » sans les associer aux pratiques sociales, culturelles et religieuses de ces temps ;
  • Sortir les reliures d’une approche purement descriptive pour les intégrer comme matériau et objet d’histoire des pratiques de l’écrit.

Plus précisément, les questions posées sont multiples :

  • Comment (et pourquoi) les œuvres (« littéraires », liturgiques, théologiques, scientifiques, juridiques…) sont-elles considérées comme des parties d’un ensemble plus large, quand elles sont rassemblées en livres ? On associera la définition et l’analyse des contenus avec leur mise en cahiers puis l’assemblage de ceux-ci. Leur assemblage doit être étudié pour en dégager les raisons et les biais culturels et religieux.
  • Peut-on distinguer des « trains de reliure » ? Pourquoi de vieilles reliures sont-elles conservées et d’autres remplacées ? Une question d’usure seulement –ou les incendies dont des traces sont visibles sur les reliures ? Que se passe-t-il avec les « anciens cahiers » reliés à nouveau dans des reliures plus récentes ?
  • Peut-on estimer l’importance d’une reliure ? Par rapport à quoi ? sa décoration ? sa complexité de façonnage et d’assemblage ? le coût des matériaux ?
  • Y-a-t-il des politiques de reliure commanditées par des institutions, comme on le voit avec Clairvaux ou d’autres abbayes cisterciennes qui se fournissent en cuir de phoque pour constituer les housses de leurs livres ?

Le terrain de Cambrai est d’autant plus important que les fonds contiennent au moins

  • 6 reliures dites carolingiennes originales, complètes et inconnues jusqu’ici. On conserve un peu moins de 200 reliures carolingiennes « originales » complètes ou partielles dans le monde, de 800 à 1150 environ –elles répondent à un type particulier de reliure dont la structure matérielle naît avec le monde carolingien et disparait vers 1150.
  • Au moins 38 reliures dites « romanes » (un autre type « technique » de reliure lié à la période 1150-1300 environ). Le corpus carolingien connu sera donc réétudié à la lumière des exemplaires carolingiens de Cambrai, tandis que le corpus roman cambrésien sera confronté aux autres corpus romans déjà étudiés.
  • La cinquantaine de « manuscrits à reliures » cambrésiens sera confrontée aussi aux 350 autres manuscrits de Cambrai du 7e à la fin du 13e s. mais dépourvus, eux, de reliure originale.

La plupart des reliures carolingiennes et romanes de Cambrai sont associées à la Cathédrale de Cambrai: si certaines semblent provenir de monastères cisterciens (Vaucelles ?), l’origine de la plupart reste inconnue : des milieux ecclésiastiques « séculiers » ? On se pose donc la question des artisans qui se cachent derrière ces reliures : sont-ce des moines ou des clercs du siècle, ou encore des laïcs ? N’y-a-t-il pas des ateliers laïques au travail bien plus tôt qu’on ne pense ?  Et si les ateliers de reliure que l’on suppose d’habitude bien intégrés au cœur du monde monastique, dans les abbayes mêmes (c’est une réalité au 15e s. dans l’espace des « anciens Pays-Bas »), n’existaient pas stricto sensu dans le monde carolingien et post-carolingien mais étaient plutôt « séculiers » voire « laïques » ? Voire des relieurs « itinérants » ? Et si les institutions ecclésiastiques avaient ainsi délocalisé ce qui semble être un artisanat spécialisé et complexe ? On soulève donc ici l’importance de ces « métiers du livre » dans la ville dès la fin du monde carolingien, jusqu’au 13e s.

Les deux volets du projet

  1. La reliure : archéologie du livre et bio-codicologie

La reliure est au cœur du projet. Au-delà des analyses descriptives traditionnelles, de nouvelles méthodes d’analyse permettent d’approfondir la recherche. Elles ont fait l’objet de développement ces derniers temps, notamment au cœur de la thèse de E. Lévêque, mais aussi par d’autres chercheurs (cf. projet ERC Beast2Craft, dir. M. Collins). Il s’agit d’affiner ces méthodes, de les appliquer à des reliures plus anciennes que les reliures déjà étudiées de la sorte et d’en développer d’autres.

  • Dendrologie (identification des bois utilisés) et éventuellement dendrochronologie si la surface du bois visible est suffisante (origine).
  • Etude des peaux des reliures, et si nécessaire des feuillets (identification par observation sous microscope électronique ou par analyses protéomiques, ADN, analyse optique, etc.). Les données issues des analyses qu’ils pratiqueront seront partagées avec l’ERC Beast2Craft en opendata, et seront publiées et pérennisées sur leurs bases de données.
  • Tomographie (observation des éléments cachés sous la couvrure).
  • Analyse des ferrures (laiton, fer ou acier) associées aux enchaînements (2 à 3 campagnes à la cathédrale) et aux boulons et fermoirs.
  • Reconstitution des structures et de certains matériaux (ou de leur mise en œuvre) par archéologie expérimentale pour une meilleure compréhension des techniques employées par les artisans.
  • La mise en livre des textes médiévaux : histoire de la mise en livre.

Etudier la reliure des manuscrits sans se poser la question de ce que l’on relie ne pourrait aboutir qu’à de longues énumérations techniques, purement factuelles.  Il faut donc, avant tout, pour les ensembles déterminés, qualifier le contenu et le dater (sans entrer dans le détail) et étudier sa mise en forme rapidement (étude des formats et de la mise en page), afin de dresser un portrait rapide des exemplaires manuscrits des œuvres reliées et des fonctions sociales, intellectuelles et religieuses de ces exemplaires : on ne doit pas relier de la même façon des manuscrits liturgiques écrits à longues lignes en grandes onciales que des textes littéraires antiques ou des bibles glosées. Les œuvres une fois mises en pages et copiées sont constituées en cahiers et en feuillets libres, en livrets. Ces livrets ou cahiers peuvent avoir des vies indépendantes avant la reliure, volontairement ou non. Certains ensembles de cahiers peuvent être reliés, utilisés, puis déreliés et reliés à nouveau, associés avec d’autres œuvres et d’autres cahiers. Le travail du ou des relieurs est probablement à mettre en relation avec le contenu des ouvrages, associé aux recommandations du commanditaire, de ses représentants.

Pour ce faire, les 407 manuscrits cambrésiens seront tous mis à contribution, qu’ils soient dotés d’une reliure d’origine ou non. Le corpus de reliures originales sera, lui, confronté, pour la composante carolingienne comme romane, à des corpus de référence extérieurs : le corpus des 200 reliures carolingiennes à réétudier et le corpus de 170 reliures romanes déjà répertoriées et analysées voici un peu plus d’un an par Élodie Lévêque.

L’équipe

Le projet, soutenu par le FNRS belge, sera piloté par l’UCLouvain (Prof. Paul Bertrand) et l’UNamur (Prof. Xavier Hermand), avec Elodie Levêque, docteure en Histoire et spécialiste d’archéologie des reliures médiévales et de bio-codicologie, en collaboration avec la médiathèque LABO de Cambrai (dir. David-Jonathan Benrubi) et avec l’IRHT. Cette équipe encadrera deux postdoctorantes ou postdoctorants qui seront recrutées ou recrutés pour trois ans: l’une/l’un (localisé à l’UCLouvain) spécialisé en codicologie et notamment bio-codicologie, affecté à l’analyse de la matérialité des codices, notamment dans un cadre interdisciplinaire, principalement autour des reliures et l’autre (localisé à l’UNamur) spécialisée en histoire des manuscrits du 8e au 13e s. et codicologie, affectée à l’analyse du contenu des codices et de leur structure intellectuelle et matérielle : identification des textes, mise en page rapide, mise en cahiers.

MANDATS POSTDOCTORAUX : APPEL AUX CANDIDATURES

  • Mandat de recherche postdoctorale (3 ans), autour de l’analyse codicologique et biocodicologique des reliures carolingiennes à l’Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve), Belgique (équipe H37 – Histoire & Cultures graphiques).

La recherche portera sur l’étude des reliures carolingiennes et romanes (8e-13e s.) de la cathédrale de Cambrai en France, de leurs structures et de leurs matériaux dans le cadre du projet de recherche CaReMe (PDR FNRS T.0014.21, 2021-2024), dir. Prof. P. Bertrand (UCLouvain) & Prof. X. Hermand (UNamur)

Informations sur le poste et la candidature

Le mandat de recherche postdoctorale durera 3 ans, à temps plein. La date de début est négociable ; une date avant décembre 2021 est préférable. Le salaire sera basé sur la grille indiciaire du FNRS/UCLouvain pour les mandats postdoctoraux. Un soutien pour les déplacements associés au projet est prévu.

La recherche impliquera la mise en œuvre d’analyses scientifiques (biologiques, chimiques et physiques) ainsi qu’une collaboration étroite avec des biologistes et d’autres scientifiques d’autres institutions européennes.

Qualifications requises

  * Obtention d’un doctorat en histoire médiévale, histoire du livre ou sciences chimiques ou archéologiques ou autres domaines connexes. Le doctorat doit avoir été soutenu au plus tard 6 ans avant le début du contrat (automne 2021).

  * Expertise dans les structures et les matériaux de la reliure médiévale.

  * Excellentes capacités de communication verbale et écrite, sens de l’organisation, et désir de travailler en collaboration avec d’autres disciplines.

  * Intérêt pour l’art, les artefacts ou les matériaux d’archives et intérêt pour les bibliothèques et les laboratoires scientifiques.

Qualités souhaitées

  * Un bon niveau de français

  * Une expérience de l’application de techniques d’analyse type « sciences dures » aux objets du patrimoine culturel est souhaitable mais pas obligatoire.

Procédure de candidature

  * L’examen des candidatures commence immédiatement et se poursuit jusqu’à ce que le poste soit pourvu.

  * Les candidats doivent envoyer une lettre de motivation décrivant leur intérêt pour le poste, un CV, ainsi que le nom et les coordonnées de deux références à paul.bertrand@uclouvain.be ; xavier.hermand@unamur.be et elodie.leveque@gmail.com.

  • Mandat de recherche postdoctorale (3 ans), à l’Université de Namur, Belgique (Centre Pratiques médiévales de l’écrit [PraME]).

Le mandat de recherche postdoctorale durera 3 ans, à temps plein. La date de début est négociable ; une date avant décembre 2021 est préférable. Le salaire sera basé sur la grille indiciaire du FNRS/UNamur pour les mandats postdoctoraux. Un soutien pour les déplacements associés au projet est prévu.

Qualifications requises :

– Doctorat en histoire médiévale (histoire du livre et des bibliothèques ou autres domaines connexes). Le doctorat doit avoir été soutenu au plus tard 6 ans avant le début du contrat (automne 2021).

– Expérience dans l’étude des sources latines et des manuscrits médiévaux ; maîtrise des disciplines codicologie, paléographie et/ou d’autres sciences auxiliaires.

– Excellentes capacités de communication verbale et écrite, sens de l’organisation, et désir de travailler en collaboration avec d’autres disciplines.

– Un très bon niveau de français.

Les candidats doivent envoyer une lettre de motivation décrivant leur intérêt pour le poste, un curriculum vitae, ainsi que le nom et les coordonnées de deux personnes de référence, à paul.bertrand@uclouvain.be et xavier.hermand@unamur.be. Tout renseignement complémentaire peut être demandé de la même façon à ces adresses.

L’examen des candidatures commence immédiatement et se poursuit jusqu’à ce que le poste soit pourvu.

2 Postdoctoral Associate Positions (3 years)

Codicology and Biocodicology of Carolingian Bindings.
History of Medieval Manuscripts and Codicology

CaReMeResearch Project supported by the FNRS
PDR FNRS T.0014.21 (2021-2024)
UCLouvain – UNamur – LABO Cambrai

the project

CaReMe proposes to study the making of medieval European books – the idea of gathering manuscript texts into structures in order to access, use and preserve them – from the 8th to 13th centuries. The starting point will be an analysis of the manufacture of books through studying the bindings of a large corpus of manuscripts, the earliest of which date from the 8th century, from Cambrai religious institutions. These Carolingian and Romanesque bindings have never previously been studied or inventoried.

This project aims to investigate the cultural history and the archaeology of the book by:

  • Understanding how medieval religious institutions manufactured and used their books;
  • Contextualizing the production of lay bindings, in social, cultural and religious terms; and,
  • studying the bindings as a material and structural object in parallel with the history of writing practices.

Some question to be answered:

  • How and why were written works considered part of a larger whole? Why would a manuscript be included in a book or, for that matter, be excluded?
  • Can we distinguish between groups of bindings? Are there recognisable institutional binding policies?
  • Can we estimate the importance of a binding?
  • What is the origin of the binding and manuscript, religious or lay?
  • The organization of bookbinding work: monastic or professional. Who was in charge?

The Cambrai collection includes:

  • 6 original Carolingian bindings, complete and unknown until now.
  • At least 38 Romanesque bindings
  • These bound manuscripts will be compared to 350 other unbound manuscripts from Cambrai dating from the 7th to the end of the 14th c.

THE TWO COMPONENTS OF THE PROJECT

  1. Bookbinding: book archaeology and biocodicology

Beyond traditional descriptive observation of the bindings, new analytical methods will allow for deeper research:

– Dendrology

A study of the skins of the bindings and, if necessary, of the manuscript pages: identification by observation under the microscope electron microscopy, optical analysis, or by proteomic analysis (ERC Beast2Craft project, Pr.  M. Collins), DNA, etc.

– Tomography

– Analysis of fittings

Reconstruction of structures and materials (or their manufacture) by experimental archaeology

  • The binding of medieval texts: history of book manufacture

Studying the binding of manuscripts without asking why certain manuscripts were bound together could lead to long technical, purely factual enumerations. It is therefore necessary, above all, for the given sets, to determine and date the content of the manuscripts (without going into detail) and conduct a study its formatting and layout, in order to draw a quick portrait of bound manuscripts and their social, intellectual and religious functions.

THE TEAM

The project, supported by the Belgian FNRS, will be piloted by UCLouvain (Prof. Paul Bertrand) and UNamur (Prof. Xavier Hermand), with Elodie Levêque, doctor in History and specialist in the archaeology of medieval bindings, in collaboration with the LABO médiathèque in Cambrai (dir. David-Jonathan Benrubi) in conjunction with the IRHT. This team will supervise two postdoctoral fellows who will be recruited for three years: one (located at UCLouvain) specialising in codicology assigned to the analysis of the materiality of codices, particularly in an interdisciplinary framework, mainly around bindings and the other (located at UNamur) specialising in the history of manuscripts from the 8th to 13th centuries and codicology, assigned to the analysis of the content of codices and their intellectual and material structure: identification of texts, layout, etc.

CALL FOR APPLICATIONS: POSTDOCTORAL ASSOCIATE POSITIONS

  1. Postdoctoral Associate Position (3 years) in the Codicology and Biocodicology of Carolingian Bindings at The Faculty of Philosophy, Arts and Letters of the University of Louvain (Louvain-la-Neuve), Belgium.

Founded in 1425, UCLouvain is one of Belgium’s and Europe’s leading universities. The university offers high quality study programmes to 30,957 students, conducts hundreds of research projects. https://uclouvain.be/en

The research will focus on the study of Carolingian and Romanesque bindings (8th- 13th C.) from Cambrai Cathedral in France, their structures and materials as part of the CaReMe research project.(PDR FNRS T.0014.21, 2021-2024), dir. Prof. P. Bertrand (UCLouvain) & Prof. X. Hermand (UNamur)

Position and application information

The postdoctoral associate position is a full-time, 3 year position. The starting date is negotiable; a date before Dec 2021 is preferred. Salary will be based on Louvain’s guidelines for postdoctoral positions. Support for travel associated with projects is provided.

The research will involve the use of scientific analysis and close collaboration with biologists and other scientists from other European institutions.

Required qualifications

  *   Completion of a PhD in Medieval History, History of the Book or chemical or archaeological sciences or other related fields. The Phd must have been defended no more than 6 years before the start of the contract (autumn 2021).

  *   Expertise in medieval Bookbinding structures and materials.

  *   Excellent verbal and written communication skills, organizational skills, and a desire to work collaboratively with other disciplines.

  *   Curiosity about art, artifacts, or archival materials and an interest in engaging with libraries and science labs.

Preferred qualifications

  *   A good level of French

  *   Prior experience with the application of analytical techniques to cultural heritage objects is desirable but not required.

Application process

  *   Review will begin immediately and continue until the position is filled.

  *   Applicants should submit a cover letter describing their interest in the position, a CV, and the names of and contact information for two references to paul.bertrand@uclouvain.be , xavier.hermand@unamur.be & elodie.leveque@gmail.com

  • Postdoctoral research mandate (3 years), at the University of Namur, Belgium (Centre Pratiques médiévales de l’écrit [PraME]).

The postdoctoral fellowship will last 3 years, full-time. The start date is negotiable; a date before December 2021 is preferred. The salary will be based on the FNRS/UNamur salary scale for postdoctoral positions. Support for travel associated with the project is provided.

Qualifications required:

– PhD in medieval history (history of books and libraries or other related fields). The PhD must have been defended no later than 6 years before the start of the contract (autumn 2021).

– Experience in the study of Latin sources and medieval manuscripts; proficiency in codicology, palaeography and/or other auxiliary sciences.

– Excellent verbal and written communication skills, organizational skills, and willingness to work collaboratively with other disciplines.

– A good level of French.

Applicants should send a letter of motivation describing their interest in the position, a curriculum vitae, and the names and contact details of two referees to paul.bertrand@uclouvain.be and xavier.hermand@unamur.be. Any additional information can be requested in the same way at these addresses.

Applications will be considered immediately and will continue to be examined until the position is filled.

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Publication – Patrick Del Duca, « Chevalerie et royauté dans le roman d' »Erec » d’Hartmann von Aue. Une étude comparée avec « Érec et Énide » de Chrétien de Troyes »

L’analyse comparative du premier roman arthurien allemand, Erec, composé par Hartmann von Aue à la fin du XIIe siècle, et de sa source française, Érec et Énide de Chrétien de Troyes, permet de mettre en évidence l’intention particulière de l’adaptateur allemand. La question de l’amour ainsi que celle de la bonne ou de la mauvaise parole, qui se trouvaient au centre du roman français, sont neutralisées par Hartmann. Celui-ci retrace le parcours d’un jeune roi qui, après s’être égaré sur le chemin de la colère qui aveugle et rend injuste, redevient exemplaire et fait preuve d’altruisme et de miséricorde. Par bien des aspects l’adaptation allemande épouse la vocation d’un Miroir des princes. Hartmann s’est donc sciemment éloigné de sa source pour aborder une problématique différente de celle de l’hypotexte.

Par ailleurs, une étude minutieuse de l’arrière-plan idéologique et historique du roman allemand met en exergue la conception que les contemporains de Hartmann ont de la bonne royauté et de la chevalerie chrétienne.

Patrick Del Duca, agrégé d’allemand, est Professeur à l’Université Clermont Auvergne où il enseigne la langue et la littérature allemandes du Moyen Âge. Ses domaines de recherche sont le roman arthurien, le roman d’Antiquité et le récit bref.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Patrick Del Duca, Chevalerie et royauté dans le roman d' »Erec » d’Hartmann von Aue. Une étude comparée avec « Érec et Énide » de Chrétien de Troyes, Paris, Honoré Champion, 2021 (Essais sur le Moyen Âge, 75). 476 p., 15,5 x 23,5 cm. ISBN : 9782745354136. Prix : 70 euros.

Source : Honoré Champion

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Exposition – Thomas Becket murder and the making of a saint

Discover the murder that shook the Middle Ages in this dramatic exhibition about the life, death and legacy of Thomas Becket.

On 29 December 1170, Becket was assassinated in Canterbury Cathedral by four knights with close ties to King Henry II, an act that left Medieval Europe reeling. Becket was one of the most powerful figures of his time, serving as royal chancellor and later as Archbishop of Canterbury. Initially a close friend of Henry, the two men became engaged in a bitter dispute that culminated in his violent and public death – an event that sent shockwaves across Europe and caused an immense political fallout.

Marking the 850th anniversary of his brutal murder, this special exhibition presents Becket’s tumultuous journey from a merchant’s son to an archbishop, and from a revered saint in death to a ‘traitor’ in the eyes of Henry VIII more than 350 years later.

Get up close to the man, the murder and the legend through an incredible array of objects associated with Becket; from illuminated manuscripts, some of which include eyewitness accounts of the murder, to jewellery and sacred reliquaries. The exhibition features objects from the British Museum collection as well as important loans from major collections across the UK and Europe, including an entire medieval stained glass window on loan for the first time from Canterbury Cathedral.

Informations pratiques :

Londres
British Museum

20 May 2021 – 22 Aug 2021

Supported by : The Hintze Family Charitable Foundation, The Ruddock Foundation for the Arts, Jack Ryan and Zemen Paulos

Source : British Museum

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Publication – Michel Bur, « La Champagne médiévale dans son environnement politique, social et religieux (Xe-XIIIe siècles). Recueil d’articles « 

Le présent ouvrage prend la suite de La Champagne médiévale. Recueil d’articles, publié par M. Michel BUR en 2005. Ce premier recueil concernait essentiellement la Champagne, qu’il s’agisse de lignages et de parentèles, d’espaces et de frontières, d’archives du sol, d’horizon rural et urbain, de moines noirs et de trinitaires ou, pour finir, de Reims, ville des sacres et des conciles. Aujourd’hui, dans ce nouveau volume, la Champagne n’est pas oubliée, ne serait-ce qu’en la personne du comte Henri le Libéral ou de la ville de Provins, mais l’horizon s’élargit à son proche ou lointain environnement. Il y est question des évêques de Laon, de Liège et de Cambrai, des rois de France de Louis VI à Saint Louis, de Suger, abbé de Saint-Denis, et du sénéchal de Champagne Jean de Joinville, auteur d’une Vie du saint roi. Les marges de la Champagne occupent donc une place importante, encore accentuée par des sujets plus thématiques concernant les mottes castrales, les maisons fortes, les châteaux et le féodalisme. Enfin la fouille du château d’Épinal a été replacée dans l’histoire du développement urbain. C’est donc bien, comme son titre l’indique, dans son environnement politique, social et religieux, que la Champagne médiévale est abordée dans ce nouveau recueil, qui permettra au lecteur d’accéder facilement à un ensemble de textes essentiels sur ces questions mais jusqu’alors très dispersés.

Table des matières :

Table des matières

  • Présentation
  • Travaux

L’espace ordinairement considéré

1. Les structures territoriales de l’espace champenois des Romains à nos jours
2. Lorraine-Champagne : osmose et confrontation

Du côté des évêques

3. Une étrange figure de l’an Mil : l’évêque Adalbéron de Laon
4. Adalbéron de Reims, Rothard de Cambrai, Wazon et Baudry de Liège : des évêques et la guerre aux Xe et XIe siecles
5. Un archevêque et son chapitre : Gervais de Château-du-Loir et l’esprit de réforme à Reims au XIe siecle d’après deux folios du psautier d’Odalric

Du côté des comtes

6. L’horizon d’un grand seigneur de l’an Mil : Eudes II le Champenois (982-1037) : la carrière d’un homme dans une société articulée par les femmes
7. Les chartes d’Henri le Libéral, comte de Champagne (1152-1181)

Informations pratiques :

Michel Bur, La Champagne médiévale dans son environnement politique, social et religieux (Xe-XIIIe siècles). Recueil d’articles, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2020. 444 pages, 31 illustrations . Prix : 50 €.

Source : Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

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