Exposition – La Dame à la licorne. Médiévale et si contemporaine

Du 29 octobre 2021 au 15 janvier 2022, « la Dame à la licorne » sera à Toulouse pour un prêt exceptionnel du Musée de Cluny aux Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse. La tenture des années 1500 y dialoguera avec des artistes contemporains dans une perspective renouvelée.

Chef d’œuvre absolu des collections du musée de Cluny – musée national du Moyen Âge présenté à titre exceptionnel hors de son écrin au MET de New York (1973), au Japon (2013) et à Sydney (2018), les six tapisseries composant la tenture de « La Dame à la licorne » voyagent pour la première fois en France depuis leur acquisition en 1882. Exceptionnelle par la qualité de son exécution, envoûtante et intrigante par les mystères qui l’entourent, « La Dame à la licorne » est l’une des plus belles réalisations du Moyen Âge. Le vaste chantier de modernisation en cours au musée de Cluny est l’occasion d’exposer cette œuvre historique dans une région où elle n’a jamais été présentée, avant la réouverture du musée début 2022.

Après plusieurs mois de fermeture des lieux culturels, Séverine Lepape, directrice du musée de Cluny, espère que ce prêt profitera à l’ensemble des institutions culturelles toulousaines : « La solidarité entre les musées, qu’ils soient musées nationaux ou musées de collectivités, doit par tous les moyens possibles constituer un axe fort de politique culturelle au sortir de cette crise sans précédent ».

La présentation des tapisseries aux Abattoirs s’accompagnera d’un ensemble d’œuvres d’artistes contemporaines qui mettront en perspective sous un angle actuel “La Dame à la licorne” comme une œuvre fondatrice du respect de la nature et de la représentation féminine. Elle sera également mise en regard du chef d’œuvre textile des Abattoirs, le rideau de scène de Picasso, « La Dépouille du Minotaure en costume d’Arlequin » réalisé en 1936 pour le « Quatorze-Juillet » de Romain Rolland. Une programmation culturelle dédiée viendra souligner l’influence du Moyen Âge sur l’art contemporain. « Nous sommes très heureux d’accueillir ces tapisseries médiévales emblématiques aux Abattoirs, à Toulouse en Occitanie. Point d’orgue d’une programmation 2021 passée dans la redécouverte de l’art tissu, depuis « Sous le fil : l’art tissu dans les collections de Daniel Corder et des Abattoirs » à la rétrospective Marion Baruch, leur présence résonnera au milieu d’œuvres modernes et contemporaines. Ce rassemblement est la preuve que la place des femmes et de la nature traverse universellement l’histoire de l’art et l’histoire » souligne Annabelle Ténèze, directrice des Abattoirs.

Les Abattoirs, né de la fusion entre le musée d’art moderne et contemporain de la Ville de Toulouse et le Fonds régional d’art contemporain Occitanie Toulouse, est une institution de premier plan dans le paysage muséal national. Ses vastes espaces d’exposition permettront de présenter dans les meilleures conditions la tenture de « La Dame à la licorne », composée de six pièces de grandes dimensions (chacune fait plus de 3 mètres de hauteur pour 2,9 à 4,7 mètres de largeur). Le choix de la Ville rose vient également rappeler un pan méconnu de son histoire puisque c’est à Toulouse qu’elle a été mise à l’abri durant la Première Guerre Mondiale.

Ce prêt exceptionnel concrétise enfin les fructueuses relations que le musée de Cluny a tissées avec la ville de Toulouse depuis ces dernières années, puisque la première exposition de réouverture du musée parisien sera consacrée à l’automne 2022 à l’art à Toulouse au XIVe siècle, en partenariat avec le musée des Augustins, qui assumera une partie du commissariat. « Nous sommes très heureux d’accueillir ces tapisseries médiévales emblématiques aux Abattoirs » se réjouit Pierre Esplugas-Labatut, Président des Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse, Adjoint au Maire de Toulouse en charge des musées et de l’art contemporain. « Je me réjouis de cet évènement exceptionnel qui permet de montrer aux visiteurs cette œuvre magnifique, un temps cachée à Toulouse. Ce moment marque une étape importante de notre collaboration avec le musée de Cluny et constitue un des temps forts de la saison culturelle. »

Informations pratiques :

Du 29 octobre 2021 au 16 janvier 2022
De 12h à 18h

les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse
76, allées Charles-de-Fittes
31300 Toulouse 05 34 51 10 60

Source : Musées Occitanie

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Offre d’emploi – Assistant Professor, Pre-Modern European Art History, Texas Tech University)

Texas Tech University welcomes applications for an Assistant Professor, tenure-track, with specialization in the pre-modern era (pre- 1600) that engages the artistic, visual, and material cultures of Europe in its intersectional encounters with the circum-Mediterranean, circum-Atlantic, or circum-Pacific. PhD and teaching experience with diverse student populations required.

Source : Medieval Art Research

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Publication – « Rogier van der Weyden : contexte et réception »

L’ouvrage collectif  Rogier van der Weyden : contexte et réception rassemble 9 contributions consacrées à la figure de Rogier van der Weyden (1399/1400-1464) et à son influence durable sur l’art européen jusqu’à l’époque actuelle. Ce volume, richement illustré, est produit par la Société royale d’Archéologie de Bruxelles et s’adresse au public international de l’Histoire de l’Art.

Table des matières :

Jean-Michel COUNET (Université catholique de Louvain) : Rogier van der Weyden et Nicolas de Cues : la peinture au service de la mystique

Jean-Luc PYPAERT (Association scientifique internationale Roger de le Pasture – Rogier van der Weyden) : Le registre du métier des peintres de Tournai, une tentative de reconstitution 

Véronique BÜCKEN (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique) : La réception de Rogier van der Weyden dans un diptyque à portrait dévotionnel : le cas de Guillermus Sculteti (Willem Sculteti) 

Valentine HENDERIKS (Université libre de Bruxelles – Fondation Périer-D’Ieteren) : D’Or et de Dieu : Rogier van der Weyden et la révolution du fond doré dans la peinture du XVe siècle 

Sacha ZDANOV (Université libre de Bruxelles) : Deux Résurrection de Lazare de l’entourage de Rogier van der Weyden, en Angleterre et en Espagne 

Alexandre DIMOV (Université libre de Bruxelles) : La descendance de la Vierge à l’Enfant dans une loggia rogiérienne ou la success-story de la Madone embrassée par l’Enfant 

Didier MARTENS (Université libre de Bruxelles), Robert GODDING (Société des Bollandistes) & Alexandre DIMOV (Université libre de Bruxelles) : La Madone embrassée par l’Enfant de Rogier van der Weyden et le poème du carme Eberhard Billick sur la Circoncision (1552) : une rencontre fortuite ?

Didier MARTENS (Université libre de Bruxelles) : La réception dupliquante de la Madone embrassée par l’Enfant de Rogier van der Weyden en Basse-Bavière, du XVIIe siècle à nos jours

Didier MARTENS (Université libre de Bruxelles) : La réception dupliquante de la Madone embrassée par l’Enfant de Rogier van der Weyden à Erembodegem, près d’Alost 

Informations pratiques :

Un volume en français de 400 pages environ. 

La souscription est ouverte jusqu’au 1er décembre. 

Prix de souscription, envoi compris : 

  • Belgique : 45 € 
  • Pays de l’UE + Suisse & Royaume-Uni : 50€
  • Hors UE : 55 € 

Source : Société Archéologique de Bruxelles

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Publication – Sylvain Piron, « Christine l’Admirable Vie, chants et merveilles »

Avant la persécution des sorcières, il a existé au Moyen Âge un mouvement par lequel des femmes ont revendiqué d’organiser elles-mêmes leur vie religieuse, hors de la tutelle du clergé masculin. Christine l’Admirable, active dans les années 1180-1220, est une pionnière parmi ces « saintes femmes » du diocèse de Liège. Revenue d’entre les morts, elle accomplit des prodiges stupéfiants et accompagne les mourants dans leur dernier voyage. Prédicatrice itinérante et mendiante, elle terrorise les bourgeois et réprimande les nobles, quand elle n’est pas ravie dans des danses et des chants extatiques. Le récit de sa vie se lit comme un roman d’aventures spirituelles. Il invite irrésistiblement à la comparaison avec différentes expériences, chamaniques ou autres. Ce n’est pas sans raison que Nick Cave a fait une chanson de cette femme libre et indomptable.

Sylvain Piron est médiéviste, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Il est notamment l’auteur de Dialectique du monstre. Enquête sur Opicino de Canistris (Zones sensibles, 2015, 2e éd. 2021), L’Occupation du monde (Zones sensibles, 2018), Généalogie de la morale économique (Zones sensibles, 2020), éditeur et traducteur de Pierre de Jean Olivi, Traité des contrats (Les Belles- Lettres, 2012), et Lettres des deux amants, attribuées à Héloïse et Abélard (Gallimard, 2005).

Précédé de Thomas de Cantimpré Vie de Christine l’Admirable — éditée et traduite du latin en collaboration avec Armelle Le Huërou

Table des matières :

Présentation — 9
Traduction de la Vie de Christine l’Admirable de Thomas de Cantimpré — 15
I. Le travail de la mémoire — 41
II. Circonstances — 61
III. Au fil du texte — 83
IV. Un tissu de merveilles — 107
V. L’anomalie Christine — 131
Conclusion – Pour une pragmatique de l’extase — 145
Principes d’édition du texte — 149
Édition de la Vita Christinae Mirabilis, suivie de l’abréviation d’Henri Bate de Malines — 153
Notes — 181
Remerciements — 203

Informations pratiques :

Sylvain Piron, Christine l’Admirable Vie, chants et merveilles, Éditions Vues de l’Esprit, 2021. 208 pages ISBN : 9782931146002. Prix : 19€.

Source : Vues de l’Esprit

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Formation – Visualizing archaeological data: GIS mapping and network modeling. CReA Patrimoine Spring School 2022

Archaeologists use different methods for visualizing their data – for analysis and for presentation. The international spring school will discuss successful ways to visualize these data and challenges and successes in the application of both GIS and network analysis (NA). Through an integration between theory, studies, and tutored practice, we aim to access the two learnt methods to each participant for independent use.

Programme :

MONDAY 4.4.22: OPEN FOR THE PUBLIC

09:30-10:30 • Registration for workshop participants

10:30-12:00

Introduction to the Spring School + The Importance of (good) Data Visualization in Humanities (part 1)
Sébastien DE VALERIOLA (Université libre de Bruxelles & ICHEC)

12:30-14:00

The Importance of (good) Data Visualization in Humanities (part 2)

Sébastien DE VALERIOLA (Université libre de Bruxelles & ICHEC) 15:00-16:30 • Keynote

From Mapping to Geospatial Modelling in Archaeology: Where Do We stand, and Where to Go Next?
Philip VERHAGEN (Vrije Universiteit Amsterdam)

17:00-18:30 • Keynote
Archaeology, Materiality and Geo-Space Half a Century after the “Spatial Turn”

Piraye HACIGÜZELLER (University of Antwerp)

TUESDAY 5.4.22: GIS WORKSHOP (9:30-17:30)

Soektin VERVUST (Vrije Universiteit Brussel), Hagit NOL, Jean VANDEN BROECK-PARANT, Mostafa ALSKAF (Université libre de Bruxelles)

WEDNESDAY 6.4.22: OPEN FOR THE PUBLIC 10:30-12:00

Network Analysis: Definitions and Basic Concepts

Nicolas RUFFINI-RONZANI (Université catholique de Louvain & University of Namur), Sébastien DE VALERIOLA (Université libre de Bruxelles & ICHEC)

12:30-14:00

An Introduction to the Gephi Network Analysis Software
Nicolas RUFFINI-RONZANI (Université catholique de Louvain & University of Namur), Sébastien DE VALERIOLA (Université libre de Bruxelles & ICHEC)

15:00-16:30 SNA case studies

Approaching the Social Networks of Temple Builders in 4th C. BC Greece: Methodological Reflections
Jean VANDEN BROECK-PARANT (Université libre de Bruxelles)

Can We Trust Centrality? The Robustness of Centrality Metrics in Historical Networks

Sébastien DE VALERIOLA (Université libre de Bruxelles & ICHEC) 17:00-18:30 • Keynote

Does Archaeology Need Network Science? Illustrated through Medieval Visibility Networks in the Himalayas and Roman Economic Networks
Tom BRUGHMANS (Aarhus University)

19:00 • Dinner for workshop participants

THURSDAY 7.4.22: NETWORK ANALYSIS WORKSHOP (9:30-17:30)

Nicolas RUFFINI-RONZANI (Université catholique de Louvain & University of Namur) Sébastien DE VALERIOLA (Université libre de Bruxelles & ICHEC)

FRIDAY 8.4.22: “BRING YOUR OWN DATA” WORKSHOP (9:30-15:30)

Informations pratiques :

▶ Who is this for?

Twenty PhD students and Postdocs
With a preference for:
• archaeologists
• beginners in both methods (GIS and SNA) • people fluent in English

▶ How much it costs?

100 €
*Notice that tuition includes coffee breaks but excludes accommodation, traveling expenses, and food!

▶ Where and how to apply?

Send us an email to visualizing.brussels@ gmail.com and we will send you a short questionary (so that we know you and your research better). After a selection process, we will confirm or decline your application. The registration will be finalized after your payment of tuition.

▶ What is the deadline for applying? January 10th, 2022

This project has received funding from the European Union’s Horizon 2020 research and innovation programme under the Marie Sklodowska-Curie grant agreement no 801505

▶ When are answers given? By February 5th, 2022

▶ What is the deadline for paying tuition? February 28th, 2022

▶ The workshop is organized by:

Hagit NOL
Agnès VOKAER
Sébastien DE VALERIOLA
Nicolas RUFFINI-RONZANI
Soektin VERVUST

Source : CreA – ULB

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Publication – Mercedes Pérez Vidal, « Arte y liturgia en los monasterios de dominicas en Castilla. Desde los orígenes hasta la reforma observante (1218-1506) »

En 1218, Saint-Dominique a fondé à Madrid le deuxième monastère féminin, après Prouilhe, lié à l’Ordre des Prêcheurs, et le premier de la péninsule ibérique. Coïncidant avec le 800e anniversaire de la mort du fondateur, survenue en 1221, cette attendue monographie, la première consacrée à l’étude des monastères féminins dans la «province d’Espagne» de l’ordre dominicain, est enfin publiée par Trea. De la même manière que les dominicains placèrent l’office divin au centre de la vie religieuse des moniales, ce livre prend la liturgie comme prisme à travers lequel sont étudiés les monastères féminins. L’ouvrage s’inscrit donc dans le liturgical turn qui, loin d’être une tendance, se présente ici comme une approche absolument nécessaire pour dépasser les horizons méthodologiques existants dans l’étude des monastères de moniales dominicaines en Castille. Cette méthode a été adoptée non seulement pour réaliser une analyse typologique et fonctionnelle des espaces monastiques (chapitre IV) et des images et des artefacts (chapitre III), mais aussi pour étudier l’histoire sociale, législative et institutionnelle de ces fondations (chapitre I) et de leurs contextes culturel, dévotionnel et liturgique (chapitres II-III). Ainsi, plusieurs disciplines s’entrecroisent au fil des pages : histoire de l’art, musicologie et études sur la liturgie, études de genre, études littéraires, histoire institutionnelle des ordres religieux, histoire culturelle, anthropologie.

La centralisation et l’uniformité auquel aspirait l’ordre dominicain depuis le milieu du XIIIe siècle constituaient un objectif ambitieux et, malgré les grands efforts déployés, l’uniformitas allait rester une utopie. Les particularités locales perdurèrent dans de nombreux domaines tels que la législation, la juridiction, la clôture, la liturgie et, bien sûr, l’architecture, largement déterminées par les contextes religieux locaux. Par conséquent, comme l’admit le maître général Humbert de Romans (1254-1263), leurs maisons avaient des bâtiments et des églises de divers types et dispositions. Dans les monastères de moniales la diversité fut définie par la clôture, dont l’observance variait d’un endroit à l’autre, par l’importance du patronage exercé sur les monastères et de la formation de l’identité collective des moniales.

Tous ces facteurs eurent des conséquences matérielles sur les bâtiments, déterminant différentes articulations de l’espace liturgique, comme par exemple la variété des solutions dans l’emplacement du chœur des moniales. L’inclusion d’une sélection des plans et illustrations les plus significatifs à la fin du volume vise à faciliter la compréhension du discours théorique.

Ce livre vient donc contribuer aux études encore rares sur la topographie sacrée et la fonctionnalité spatiale dans les monastères féminins de la péninsule ibérique et répond à l’intérêt croissant pour les réseaux féminins et religieux et pour la réévaluation du rôle des femmes dans divers processus artistiques et culturels. Pour conclure, l’approche comparative guidant ce travail est allée au-delà des 21 monastères analysés, plaçant les moniales dominicaines castillanes dans les contextes plus larges de l’Ordre des Prêcheurs et du monachisme féminin européen.

In 1218, Saint Dominic founded in Madrid the second female monastery (after Prouilhe) of the Order of Preachers, and the first in the Iberian Peninsula. Coinciding with the 800th anniversary of the founder’s death in 1221, this long overdue monograph, the first dedicated to the study of Dominican female monasteries in the “Province of Spain”, is finally being published by Trea. Just as the Dominicans had, from the beginning, placed the divine office at the center of the nuns’ religious life, this book uses liturgy as a prism through which to study female monasteries. It has therefore been embedded in the “liturgical turn” which, far from being simply a trend, is shown here as absolutely necessary to go beyond the existing methodological horizons in the study of Dominican female foundations in Castile. This approach was adopted not only for a typological and functional analysis of the physical monastic spaces (mainly in chapter IV), images and artefacts (chapter III), but also for an in-depth study of the social, legislative and institutional history of these foundations (chapter I), and of their cultural, devotional and liturgical contexts (chapters II-III). As a result, this perspective touches on several disciplines: art history, musicology and studies on liturgy, gender studies, literary studies, institutional history of religious orders, cultural history, anthropology, etc.

Despite great efforts to encourage centralization and uniformity in the Order of Preachers from the mid-13th century onwards, this goal remained a utopian dream. Idiosyncrasies in matters of legislation, jurisdiction, enclosure, liturgy, and, of course, architecture, endured largely as a result of the local religious contexts. As the Master General Humbert of Romans (1254-1263) pointed out, the Dominicans had buildings and churches of various types and layouts. In female monasteries diversity was defined by the enclosure, where observance varied from place to place, as well as by the importance of lay patronage and how the nuns’ collective identity was shaped. All these factors had material consequences in the buildings, determining different articulations and functions of the liturgical space, as for instance, the wide range of locations of the nuns’ choirs. A selection of the most significant plans and illustrations at the end of this volume aims to provide a better understanding of the theoretical discourse.

This book is an important contribution to what is still a largely unexplored area of research on sacred topography and spatial functionality in female monasteries in the Iberian Peninsula. It caters to an increasing interest in female and religious networks, as well as the evolution of women’s role in various artistic and cultural processes. Lastly, the comparative approach guiding this work goes beyond the 21 monasteries analyzed, placing Castilian Dominican nuns within the broader contexts of both the Order of Preachers, and European female monasticism.

Mercedes Pérez Vidal es doctora en historia del arte por la Universidad de Oviedo (2013). Fue investigadora posdoctoral en la Universidad Nacional Autónoma de México (2014-2015) y, posteriormente, en la Università degli Studi di Padova (2015-2017) y en la Heinrich-Heine-Universität de Düsseldorf (2017-2019), como beneficiaria de dos programas MSCA-cofund. Desde marzo de 2021 forma parte del equipo interdisciplinar del proyecto trianual liderado por Catarina Barreira sobre los manuscritos litúrgicos del monasterio de Lorvão, en el Instituto de Estudos Medievais (FCT-NOVA). Su investigación se ha dedicado a la historia cultural y al estudio del arte y la arquitectura de los monasterios femeninos en la Baja Edad Media y en la temprana Edad Moderna. Dentro de este marco general, sus principales líneas de estudio han sido: el análisis del arte y la arquitectura en relación con la liturgia y desde una perspectiva de género; el estudio de bibliotecas y de la circulación de manuscritos; y las redes de transferencia de prácticas culturales y artísticas entre la Península Ibérica y los virreinatos americanos. Recientemente se ha ocupado de la edición del volumen Women religious between the Cloister and the World. A Transatlantic dialogue (Arc Humanities Press, 2021).

Informations pratiques :

Mercedes Pérez Vidal, Arte y liturgia en los monasterios de dominicas en Castilla. Desde los orígenes hasta la reforma observante (1218-1506), Gijón, Trea, 2021. 452 pages; 17 x 24cm. ISBN: 978-84-18105-67-8. Prix: 35 euros.

Source : Trea

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Offre d’emploi – Poste d’assistant(e) en langues et littératures galloromanes médiévales (Université de Genève)

Conditions :

  • être en possession, au moment de l’entrée en fonction, d’une maîtrise en Etudes médiévales, avec un mémoire rédigé dans le domaines des langues et littératures galloromanes médiévales, ou d’un titre jugé équivalent ; de très bonnes connaissances en français sont nécessaires ;
  • avoir un projet de recherche susceptible d’amener à l’obtention d’un doctorat à l’Université de Genève dans le domaine des langues et littératures occitanes du moyen âge (les candidatures de personnes déjà munies d’un doctorat ne pourront être retenues pour ce poste).

Cahier des charges : Il s’agit d’un poste à 7/10e qui passera à 10/10e la troisième année. Le ou la bénéficiaire sera chargé(e) de l’encadrement des étudiant.e.s des plans d’études de langues et littéra- tures françaises et latines médiévales et de langue et littérature françaises dans le domaine de la langue et de la littérature occitanes du moyen âge .Deux heures annuelles de travaux pratiques de langues française et occitane médiévales lui seront confiées, ainsi que diverses responsabilités liées aux enseignements de ce domaine, à l’encadrement des étudiants et à l’évaluation de leurs travaux. Il/Elle participera en outre aux activités de recherche menées par l’unité et aux tâches administratives et d’organisation du département.

Traitement : Fr 46’247.– par an en 1ère année. Le maximum du traitement est atteint après 4 annuités (Fr 78’528.– par an).

Entrée en fonction : 1er février 2022.

Durée du mandat : L’assistant(e) est nommé(e) pour une première période de 2 ans ; la nomination est renouvelable pour deux périodes successives, respectivement de 2 ans et de 1 an.

Documents requis et délai pour le dépôt des candidatures :

• lettre de candidature,
• curriculum vitæ, accompagné d’une photocopie du procès-verbal de la maîtrise,
• descriptif du projet de recherche envisagé pour le doctorat (une à deux pages maximum).

à envoyer avant le 30 novembre 2021 par courrier électronique à : Isabelle Sfalcin-Derivaz

Isabelle.Derivaz@unige.ch

Renseignements : Mme Isabelle Sfalcin-Derivaz

Département MELA Faculté des lettres Université de Genève 5, rue de Candolle 1211 GENEVE 4

Dans une perspective de parité, l’Université encourage les candidatures du sexe sous-représenté.

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Publication – Steven Vanderputten, « Dismantling the Medieval. Early Modern Perceptions of a Female Convent’s Past »

Dismantling the Medieval studies the paradoxical relationship of the early modern canonesses of Bouxières with the medieval past of their institution. While various documentary, material, spatial, and immaterial legacies of that past remained a crucial presence in the convent’s narrative of self, the canonesses also used and manipulated them to pursue and justify drastic changes in their organization and lifestyle. Thanks to an unusually rich and varied body of evidence, we are able to reconstruct in unprecedented detail this elite convent’s highly flexible memory culture over a period of more than two centuries. Guiding the reader back through time, the book gradually reveals how and why the canonesses’ connection to the medieval past lived on throughout many crises and transformations, including even the abbey’s dissolution in 1971.

Steven Vanderputten is an ordinary full professor in the history of the early and high Middle Ages at Ghent University. He specializes in the study of the culture and societal embedding of religious communities, with a particular focus on memory culture, leadership, and reform. His monographs include Monastic Reform as Process (2013), Dark Age Nunneries (2018) and Medieval Monasticisms (2020). Recently he has extended his research into the early modern period, looking at long-term trends in the perception of the medieval past.

Table des matières :

List of illustrations
List of tables
Acknowledgements
Abbreviations
Introduction
Chapter 1: 1833 A Gift for an Emperor
Chapter 2: 1801 St Gozelin’s (Im)mortal Remains
Chapter 3: 1784 The Death of a Medieval Convent
Chapter 4: 1766 Retooling Religious Space and Identities
Chapter 5: 1692 Old and New Memories of Origins
Conclusions
Appendices
Index of people and places

Informations pratiques :

Steven Vanderputten, Dismantling the Medieval. Early Modern Perceptions of a Female Convent’s Past, Turnhout, Brepols, 2021. 247 p., 1 b/w ill. + 14 colour ill., 2 colour tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-59347-0. Prix : 40,95 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Les frontières de l’eau

Coordination : Blandine Besnard (Archérorient), Aldo Borlenghi (ArAr), Sébastien Nieloud-Muller (ArAr)

Par sa nature, ses cycles et la diversité de ses états, l’eau matérialise différentes notions de la frontière. Elle peut représenter et signaler une limite, une rupture, une séparation entre les espaces et les groupes humains. À l’inverse, elle est également vectrice d’échanges et de contacts entre les communautés et agit comme un élément de passage entre les mondes terrestre et spirituel.
Pour ce septième numéro, les auteur·rice·s sont notamment invité·e·s à s’interroger sur :

  • les frontières physiques de l’eau en tant qu’obstacles topographiques et hydrographiques (glaciers, mers, océans, lacs, cours d’eau et milieux humides), ainsi que leur évolution en raison des oscillations climatiques et des pressions anthropiques ;
  • les frontières politiques et territoriales, en s’intéressant aux « eaux frontières » comme limites administratives, mais aussi aux « guerres de l’eau » visant à l’accaparement et au contrôle de ressources aquatiques ;
  • les frontières sociales de l’eau en abordant la question de son accès et de ses usages selon les groupes sociaux ou les moyens mis en œuvre pour se protéger face aux risques qu’elle génère (inondation, contamination) ;
  • les frontières symboliques fondées sur les valeurs attachées à l’eau. Il pourra notamment être question de son usage dans le cadre de rites favorisant les contacts avec des entités extrahumaines, mais également des récits mythico-religieux où l’eau incarne une limite, un point de rupture ou une transition.

Calendrier

20 juin 2022 : date limite de soumission des articles complets

1er septembre 2022 : retours des évaluations aux auteurs

1er novembre 2022 : date de retour des versions corrigées

Décembre 2022 : parution du numéro

Source : Frontière·s

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Colloque – Couleurs et pigments dans l’art de la Renaissance en Europe

Colloque
Du jeudi 18 au samedi 20 novembre 2021
Grand Salon, Villa Médicis

Entrée libre

Ce colloque vient clore le programme de recherche pluriannuel intitulé Pictor, qui rassemble une équipe de chercheurs français, suisses, italiens, espagnols et belges pour étudier, dans une approche comparatiste, le métier de peintre en Europe au XVIe siècle.

Après plusieurs journées d’études consacrées à la population des peintres, à la réglementation, à la formation, aux savoirs, méthodes et techniques, lors de cette rencontre il sera question des matériaux et des pigments utilisés en peinture, mais aussi dans d’autres arts figurés (tapisseries, vitraux…).

L’étude de la matérialité des œuvres est un domaine en plein essor depuis quelques années, qui ouvre de nouvelles perspectives grâce à la collaboration entre historiens, scientifiques et restaurateurs. Le colloque offrira l’occasion de confronter les données des analyses scientifiques avec celles offertes par l’étude des sources (archives, livres de recettes et traités).

Programme :

Jeudi 18 novembre 2021

9h15 : Accueil
Francesca Alberti
Académie de France à Rome – Villa Médicis
Laura Pettinaroli
École Française de Rome

9h30 : Introduction
Président de séance : Julien Lugand
Université de Perpignan-Via Domitia

9h45 : Philippe Lorentz
Sorbonne-Université, EPHE-PSL
« D’un jaune plus beau et plus semblable à l’or » :
l’orpiment dans le polyptyque d’Issenheim par
Grünewald

10h15 : Michel Menu
ITMO University, Saint-Pétersbourg
Analyser la couleur du Retable d’Issenheim

10h45 : pause

11h45 : Romain Thomas
Université Paris-Nanterre
L’or, un matériau délaissé par les peintres
de la Renaissance ? Premières réflexions sur
le cas de quelques artistes et foyers de création
néerlandais et germaniques

12h15 : discussion

← Visite
Église de la Trinité-des-Monts
(réservée aux intervenants)

Président de séance : Michel Hochmann
École pratique des Hautes Études, PSL

15h30 : Doris Oltrogge
Cologne Institute of Conservation Science
Pigments dans les textes – pigments dans
l’atelier : une histoire complexe

16h00 : Jesús Criado Mainar et Rebeca Carretero Calvo
Universidad de Zaragoza
Colores y pigmentos en la pintura zaragozana
del siglo XVI. Una aproximacion a partir del
estudio de la documentacion contractual.
1500-1620.

16h30 : Concetta Pennuto
Université de Tours
Soigner la syphilis ? Jean Fernel et le peintre qui
peignait avec le cinabre

17h00 : pause

17h15 : Audrey Nassieu Maupas
École pratique des Hautes Études, PSL
Garance, brésil, kermès, cochenille : la question
du rouge dans la teinture textile à Paris au
XVIe siècle

17h45 : Guy-Michel Leproux
École pratique des Hautes Études, PSL
La conception des verres colorés des vitraux
de la Sainte-Chapelle de Vincennes : un travail
de collaboration ?

18h15 : discussion

Vendredi 19 novembre 2021

École française de Rome

Président de séance : Francesca Alberti
Académie de France à Rome – Villa Médicis

9h45 : Anne Servais
Université Paris I, Panthéon Sorbonne
« Un colore bellissimo rosso di verzino »,
les laques de brésil dans la palette des peintres
européens de la Renaissance

10h15 : Mauro Salis
Università di Cagliari
Alcune note su pigmenti e leganti utilizzati nei
polittici di Sardegna nella prima età moderna

10h45 : pause

11h15 : Philippe Walter
Sorbonne Université
Appréhender les pratiques picturales en
combinant imagerie chimique sur œuvre et sur
prélèvement

11h45 : Angela Cerasuolo
Museo e Real Bosco di Capodimonte
«Avvertimenti de’ quali non fa bisogno
ragionare»: pigmenti e mescolanze nelle fonti
letterarie del XVI secolo, tra ricettari e teoria
dell’arte

12h15 : discussion

Président de séance : Diane Bodart
Columbia University

14h30 : Claudio Seccaroni
ENEA, Roma
Tradizione e innovazione sulle tavolozze
cinquecentesche. Alcuni esempi

15h00 : Raffaella Morselli
Università di Teramo
Da Armenini a Garzoni: colori e pigmenti in due
trattati di fine Cinquecento

15h30 : pause

16h00 : Michel Hochmann
École pratique des Hautes Études, PSL
Quelques réflexions sur les pigments
mentionnés dans les documents italiens
au XVIe siècle

16h30 : Stefano Volpin
Gallerie dell’Accademia, Venise
et Giulio Bono, restauratore
Sui dipinti rinascimentali veneziani:
colori, alterazioni e restauri

17h00 : discussion

Samedi 20 novembre 2021

matin
← Visite
Palazzo Ricci Sacchetti
(réservée aux intervenants)

après-midi
← Visite
Chantier de restauration de la Loggia
de Galatée à la Villa Farnesina
accompagnée par
Virginia Lapenta
Villa Farnesina, Accademia Nazionale dei Lincei
(réservée aux intervenants)

Informations pratiques :

Organisateurs : Francesca Alberti, Académie de France à Rome – Villa Médicis ; Michel Hochmann ;
Guy-Michel Leproux ; Audrey Nassieu Maupas, École pratique des Hautes Études, PSL


Informations :

Patrizia Celli – Département d’histoire de l’art
Académie de France à Rome – Villa Médicis
patrizia.celli@villamedici.it

PASS SANITAIRE
Pour accéder à la journée d’étude, conformément aux dispositions du décret du 23 juillet 2021, nous prions les participants de bien vouloir présenter leur pass sanitaire en cours de validité, accompagné d’une pièce d’identité.

Source : Villa Médicis

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