Appel à contribution – Le Moyen Âge des sciences sociales / The Middle Ages of the Social Sciences

Date limite de réception des propositions : 1er février 2021
English version below

Au tournant du XVIIIe et du XIXe siècle, le « Moyen Âge », comme notion et comme période, est devenu une référence centrale des savoirs historiques européens. Le processus de temporalisation conduisant les sociétés à se penser désormais explicitement comme « modernes » a parallèlement engendré une figure historique de l’altérité, cet âge « moyen » esquissé par les penseurs de la Renaissance pour désigner le millénaire qui les séparait de l’Antiquité. Dans la perspective d’un temps orienté vers le progrès par la Révolution et l’industrialisation, cette définition était négative, mais le romantisme et les Anti-Lumières en ont simultanément fait l’emblème d’un paradis perdu, celui d’un monde chrétien et solidaire. Ce Moyen Âge imaginaire, aux profondes résonances artistiques et littéraires, a aussi pris place dans la grande réorganisation des savoirs qui s’est déroulée durant tout le siècle, conduisant à la naissance du système moderne des disciplines au XIXe siècle.

En histoire, dans les études littéraires, en linguistique et en philosophie, l’étude du Moyen Âge a alors été profondément renouvelée. La constitution de la médiévistique en savoir, la progressive entrée à l’université de ses diverses sous-disciplines, la création de revues dédiées aux mondes médiévaux, la fondation de sociétés pour l’étude du Moyen Âge et l’organisation de congrès internationaux se sont alors jouées sur deux fronts au moins. La promotion par l’Église catholique d’un Moyen Âge moral et scientifique, que le pape Léon XIII a sanctionnée le 4 août 1879 par la lettre encyclique Aeterni patris « sur la philosophie chrétienne », s’inscrit dans un mouvement social et intellectuel vaste de réhabilitation de la pensée médiévale. Le philosophe et prêtre catholique Franz Brentano, dont Edmund Husserl et Sigmund Freud ont suivi les cours à l’université de Vienne, convoquait par exemple le réalisme de Thomas d’Aquin pour renouveler la philosophie de langue allemande, gangrenée par le spiritualisme moderne.

Sur un deuxième front, les études médiévales constituées au XIXe siècle ont été mises au défi par l’intérêt croissant pour le Moyen Âge dont témoignaient des savoirs universitaires récemment constitués, notamment la sociologie, la nouvelle anthropologie et la science politique, des entreprises dont les orientations conservatrices ont parfois été sous-estimées. Chez Marcel Mauss, Émile Durkheim, Max Weber, Ferdinand Tönnies ou encore Georg Simmel, le Moyen Âge présente un terrain d’expérimentation et un négatif de la modernité1. L’intérêt pour la religion définie comme système d’interprétation et fait social total, ainsi que la distinction structurante entre la société (Gesellschaft), moderne, et la communauté (Gemeinschaft), primitive ou médiévale, ont contribué à faire du Moyen Âge, envisagé comme religieux, communautariste et corporatiste, un objet anthropologique et sociologique.

Des sciences historiques à la psychanalyse, les sciences sociales et de l’homme ont été irriguées par le Moyen Âge mais aussi par les savoirs modernes constitués à propos de lui dès la fin du xixe siècle. Leurs textes, leurs objets, leurs agendas sociopolitiques et leurs élaborations méthodologiques ont circulé hors du champ des études médiévales proprement dites. Réciproquement, la médiévistique a été renouvelée, au xxe siècle, par les sciences sociales, en particulier l’anthropologie. La nébuleuse médiéviste qui se formait autour des Annales et l’histoire des mentalités en fournissent des exemples éclatants.

Ce numéro de la Revue d’histoire des sciences humaines veut proposer une série d’enquêtes sur des usages spécifiques de la référence médiévale dans les sciences sociales au XXe siècle, qu’elle soit issue d’une fréquentation documentée du Moyen Âge, d’outils élaborés par la médiévistique (pour aborder la matérialité des manuscrits, l’histoire orale, l’écriture avant l’imprimerie, les circulations de savoirs) ou encore de médiations culturelles complexes, par exemple à travers la religion ou la littérature. Ces usages peuvent être étudiés à partir de trajectoires socio-intellectuelles individuelles ou d’entreprises collectives, au travers d’institutions en un sens large qui comprennent les écoles, les écoles de pensée, les revues ainsi que d’autres stratégies éditoriales et de communication des savoirs. Le terrain d’enquête s’étend de la théorie des médias à la psychanalyse, en passant par la sociologie, l’histoire, l’anthropologie, l’histoire des sciences, l’histoire de l’art et la philosophie.

Considérons quelques illustrations. Avec Panofsky, Ruskin et Warburg, le Moyen Âge s’est imposé comme un terrain emblématique de l’histoire de l’art. En 1923, seize ans avant ses travaux sur la physique de Galilée, Alexandre Koyré publiait une étude sur Saint Anselme2. Plus tard, sa lecture critique de Pierre Duhem, qui situait la naissance de la science au Moyen Âge, informera ses élaborations méthodologiques3. Avant de devenir le spécialiste des discours et de la narrativité historiographiques, l’historien américain Hayden White était un médiéviste classique. Dans les archives vaticanes, il a travaillé à sa thèse de doctorat sur le grand schisme papal de 1130. Dans les années 1950-1960, il publiait une série d’essais sur Bernard de Clairvaux, Pontius de Cluny et la curie romaine4. Même dans des disciplines dont le canon était depuis longtemps dominé par l’antiquité et la modernité, comme la philosophie universitaire allemande, le Moyen Âge devint un objet possible pour l’obtention des grades au xxe siècle. Pour sujet de sa thèse d’habilitation, Martin Heidegger n’a choisi ni un texte antique, ni une œuvre moderne, mais un traité Sur les modes de signifier qu’il pensait être du franciscain Jean Duns Scot (autour de 1300)5.

L’élaboration de la théorie des médias et de la communication par Marshall McLuhan et son cercle permet d’illustrer la variété des modalités d’information des SHS par la médiévistique et de donner un exemple du type d’études que nous sollicitons. McLuhan a consacré la majeure partie de sa thèse de doctorat, soutenue en 1943, à la tradition grammaticale médiévale6. Dans sa constellation socio-intellectuelle, par exemple chez son élève le plus célèbre, le jésuite Walter J. Ong, le manuscrit médiéval sert de témoin emblématique du passage d’un monde sensoriel à un autre : celui de l’oral et de l’audition à celui de la vision. Dans la Galaxie Gutenberg de McLuhan, la scolastique médiévale marque le début d’un processus qui aboutit à l’empire moderne de l’écrit. Le village global contemporain, le monde à nouveau multi-sensoriel des médias électroniques, est défini au moyen d’un adage tiré d’une œuvre latine du xiie siècle (le Livre des 24 philosophes) : une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part7. Or McLuhan, converti au catholicisme en 1937, a dit son admiration pour Étienne Gilson, qui avait contribué à faire de la Librairie J. Vrin, à Paris, un vivier de la médiévistique et qui avait fondé le Pontifical Institute of Medieval Studies (PIMS) à Toronto en 1929. De 1950 à 1973, Gilson était professeur à Toronto, au PIMS. Le PIMS et sa revue lancée en 1939 (Medieval Studies), les cours de Gilson, l’enseignement littéraire de McLuhan, ses travaux avec Carpenter, Innis et Havelock, puis le Centre for Culture and Technology créé pour lui en 1963 à l’université de Toronto furent autant de lieux à travers lesquels la médiévistique a pu rencontrer et irriguer une discipline nouvelle, la théorie des médias.

Nous invitons les acteurs des différentes disciplines des SHS (comprenant, entre autres, la psychanalyse, la sociologie, l’anthropologie historique, l’histoire, l’histoire des savoirs et de sciences, l’histoire de l’art, la philosophie) à contribuer à ce numéro soit par une étude de cas, soit par une réflexion à portée méthodologique ou épistémologique plus vaste sur leur savoir et leurs pratiques scientifiques envisagés dans une perspective historique. Nous aimerions privilégier les approches plurielles, qui inscrivent des objets matériels ou intellectuels dans une histoire des institutions, des idées et des pratiques savantes. Cependant, la méthode étant elle-même le produit de pratiques disciplinaires spécifiques, elle demeure libre. L’enjeu méthodologique de ce numéro est aussi de déployer une variété d’approches. Son objectif est de mettre en évidence un aspect particulier de la critique de la modernité par les sciences sociales, un dispositif différent de ceux qui sont élaborés par les critiques des Lumières. À partir de Horkheimer et Adorno, la contestation de l’héritage des Lumières fut souvent frontale, car les Lumières étaient pensées dans un rapport de continuité avec le XXe siècle. Par contraste, le Moyen Âge, objet vitrifié sous le regard de ses spécialistes, n’avait pas à être rejeté ou défendu. Pourtant, la constitution du Moyen Âge par une modernité qui s’était affirmée en se démarquant de lui s’est accompagnée d’un processus dialectique par lequel cette même période s’est trouvée jouer un rôle paradoxal au XXe siècle : elle a été le moyen d’une critique de la modernité par le savoir réflexif qui la caractérise le mieux, les sciences sociales.

Consignes

Des propositions d’article (3 000 signes maximum), en anglais ou en français, sont à envoyer avant le 1er février 2021 aux deux adresses suivantes : etienne.anheim@ehess.fr, catherine.koenig-pralong@ehess.fr.

Les articles seront ensuite à envoyer, aux mêmes adresses électroniques, avant le 1er janvier 2022.

La revue publie des articles en anglais et en français, de 40 000 à 60 000 signes (espaces comprises).

Les consignes éditoriales sont disponibles sur le site de la revue : https://journals.openedition.org/rhsh/1273.

The Middle Ages of the Social Sciences

At the turn of the nineteenth century, the Middle Ages, both as a concept and as a period, became a point of reference for the historical sciences. The process of periodization through which European societies conceived themselves as “modern” produced an historical representation of alterity: the “middle” age that Renaissance thinkers conceived as the millennium separating them from Antiquity. In a temporal framework that was oriented towards the Revolution and industrialization, the Middles Ages were conceived of negatively. However, Romanticism and the Anti-Enlightenment singled them out as an emblem of a lost paradise, that is, a united, Christian society. These imagined Middles Ages, fleshed out by arts and literature, played a significant role in the reorganization of the sciences that took place over the nineteenth century, giving rise to the modern system of disciplines.

In history, literary studies, linguistics and philosophy, medieval studies were deeply renewed. Scientific endeavors in medieval studies gave rise to the gradual integration of medieval disciplines into the university, the creation of journals and the establishment of societies dedicated to the study of the Middle Ages, as well as the organization of international congresses. These undertakings played out on two fronts. First, the Catholic Church promoted the Middle Ages both as a moral and a scientific age. On August 4, 1879, in the encyclical Aeterni patris, Leo XIII defended the value of “Christian philosophy” for modern societies. He thereby expressed a broad intellectual and social trend towards the rehabilitation of medieval thought. In his lessons at the University of Vienna, which were attended by Edmund Husserl and Sigmund Freud, the Catholic philosopher Franz Brentano mobilized Thomas Aquinas’ realism in order to renew German philosophy, which he considered corrupted by modern spiritualism.

On a second front, the medieval studies that had been institutionalized in the nineteenth century were challenged by the growing interest in the Middle Ages showed by practitioners of new university disciplines, notably sociology, historical anthropology and political science—intellectual endeavors that were not deprived of conservative agendas. To the eyes of Marcel Mauss, Émile Durkheim, Max Weber, Ferdinand Tönnies, and Georg Simmel, the Middle Ages, seen as the flipside of modernity, provided a field for experimentation.1 The interest in religion defined as an interpretation system and a “total social fact”, on the one hand, and, on the other, the foundational distinction between modern society (Gesellschaft) and primitive or medieval community (Gemeinschaft) made the Middle Ages, seen as religious, communitarian and corporatist, a core issue in anthropology and sociology.

The Middle Ages have nourished the social sciences and humanities (SSH), from history to psychoanalysis, both directly and through the modern sciences that resulted from their study. Indeed, from the end of the nineteenth century onwards, writings, topics, sociopolitical agendas, and methodological endeavors from medieval studies circulated outside the field. Conversely, the social sciences, especially anthropology, in the twentieth century renewed these studies. The constellation of medievalists that formed around the Annales and the ‘histoire des mentalités’ provides a paradigmatic example of this phenomenon.

The present issue of the Revue d’histoire des sciences humaines intends to gather inquiries into specific uses of the Middle Ages in twentieth century social sciences. The reference to the Middle Ages may result from a scholarly acquaintance with the medieval world, as well as from tools forged by medieval studies in order to address the materiality of manuscripts, oral history, writing before printing, or circulation of knowledge. Alternatively, it may be correlated with intricate cultural mediations, for example through religion or literature. These uses can be studied in individual socio-intellectual trajectories or collective undertakings, via institutions in a broad sense, comprising schools, ‘schools of thought’, journals, as well as other editorial and knowledge dissemination strategies. The issue’s scope includes media theory, psychoanalysis, sociology, anthropology, science studies, art history, and philosophy.

Let us consider a few examples. In Panofsky’s, Ruskin’s and Warburg’s oeuvres, the Middle Ages became an emblematic terrain of art history. In 1923, sixteen years before his writings on Galileo’s physics, Alexandre Koyré published a study on Saint Anselm.2 Some years later, he challenged Pierre Duhem’s interpretation according to which modern science was born in the Middle Ages; that criticism played a significant role in Koyré’s own epistemology.3 Before becoming a specialist in historiographical discourse and narrativity, the American historian Hayden White was a classical medievalist. In the Vatican Archives, he worked on his PhD thesis dealing with the great papal schism of 1130. Between 1950 and 1960, he published studies on Bernard of Clairvaux, Pontius of Cluny and the Papal Curia.4 Even in disciplines with canons oriented towards antiquity and modernity, like German university philosophy, the Middle Ages could be a topic for obtaining degrees in the twentieth century. For his habilitation thesis, Martin Heidegger chose neither an ancient text nor a modern author, but a treatise On the ways of signifying that he falsely attributed to the Franciscan John Duns Scotus (around 1300).5

The way Marshall McLuhan and his circle elaborated media and communication theory illustrates the various modes according to which medieval studies have shaped the SSH, as well as the kind of papers we are calling for. McLuhan dedicated most of his PhD thesis, which he defended in 1943, to the tradition of medieval grammar.6 In his socio-intellectual constellation, for instance in his most famous disciple, the Jesuit Walter J. Ong, the medieval manuscript embodies the passage from a sensory world to another, from orality and audition to vision. In The Gutenberg Galaxy, McLuhan considers medieval scholasticism as the beginning of a process that culminates in the modern empire of writing. As for the contemporary global village, a world of electronic media that is again multisensorial, it is defined by the means of a sentence taken from a twelfth century Latin work (the Book of the Twenty-Four Philosophers): a sphere whose center is everywhere and whose circumference is nowhere.7 Yet, McLuhan converted to Catholicism in 1937 and was an admirer of Étienne Gilson, who had contributed to promoting the publishing house J. Vrin, in Paris, as a hub for medieval studies. Furthermore, in 1929 Gilson founded the Pontifical Institute of Medieval Studies (PIMS) in Toronto. From 1950 to 1973, he was a professor at PIMS. That institute, its journal (Medieval Studies, launched in 1939), Gilson’s courses, McLuhan’s teaching in literature studies, his exchanges with Carpenter, Innis and Havelock, as well as the Centre for Culture and Technology created for him in 1963 at the University of Toronto, were the places through which medieval studies met and nourished a new discipline, Media Theory.

We would like to invite the practitioners of the various disciplines of the SSH (psychoanalysis, sociology, historical anthropology, history, the history of science and knowledge, art history, and philosophy, among others) to contribute to this issue of the RHSH either with a case study, or with a broader methodological or epistemological reflection on their scientific and knowledge practices envisioned from an historical point of view. We would like to favor multifaceted approaches that situate material or intellectual objects in the history of institutions, ideas and scholarly practices. Nevertheless, as method is itself the product of specific disciplinary practices, we will not restrict submissions in this way. This journal issue also aims at embracing a range of different approaches. It intends to highlight how the SSH have challenged modernity, and how this challenge is very different from that raised by the critics of the Enlightenment. From Horkheimer and Adorno onwards, the criticism of the legacy of the Enlightenment often took the form of a frontal assault, since it assumed continuity from the Enlightened Society to the twentieth century. In contrast, the Middle Ages, a vitrified object under the gaze of its specialists, did not have to be rejected or defended. However, the invention of the Middle Ages by a modernity that had distinguished itself from them involved a dialectical process in which the Middle Ages played a paradoxical role: in the twentieth century, the Middle Ages were used to challenge modernity through the the very sciences that embodied modern reflexivity, that is, the SSH.

Instructions for authors

Article proposals (3000 characters maximum), in English or French, should be sent by February 1st, 2021 to the following addresses: etienne.anheim@ehess.fr, catherine.koenig-pralong@ehess.fr

The papers should be sent to the same addresses, by January 1st, 2022.

The journal accepts articles in English and French, from 40,000 to 60,000 characters (spaces included).

Instructions for authors can be found here: https://journals.openedition.org/rhsh/1273.

Source : Revue d’Histoire des Sciences humaines

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Publication – « After Charlemagne. Carolingian Italy and its Rulers », éd. Clemens Gantner et Walter Pohl

After Charlemagne’s death in 814, Italy was ruled by a succession of kings and emperors, all of whom could claim some relation to the Carolingians, some via the female line of succession. This study offers new perspectives on the fascinating but neglected period of Italy in the ninth century and the impact of Carolingian culture. Bringing together some of the foremost scholars on early medieval Italy, After Charlemagne offers the first comprehensive overview of the period, and also presents new research on Italian politics, culture, society and economy, from the death of Charlemagne to the assassination of Berengar I in 924. Revealing Italy as a multifaceted peninsula, the authors address the governance and expansion of Carolingian Italy, examining relations with the other Carolingian kingdoms, as well as those with the Italian South, the Papacy and the Byzantine Empire. Exploring topics on a regional and local level as well as presenting a ‘big picture’ of the Italian or Lombard kingdom, this volume provides new and exciting answers to the central question: How Carolingian was ‘Carolingian Italy’?

Table des matières :

  1. Italy after Charlemagne: scope and aims of the volume – Clemens Gantner and Walter Pohl
  2. A brief introduction to Italian political history until 875 – Clemens Gantner

    Part I. Was There a Carolingian Italy?:
  3. Talking about the Carolingians in eighth- and ninth-century Italy – Thomas F. X. Noble
  4. The name of the kingdom – Paolo Delogu
  5. Was there a Carolingian Italy? Politics, institutions and book culture – François Bougard

    Part II. Organizing Italy:
  6. The government of a peripheral area: the Carolingians and north-eastern Italy – Stefano Gasparri
  7. Vassals without feudalism in Carolingian Italy – Giuseppe Albertoni
  8. Shaping a kingdom: the sees of Parma and Arezzo between the reigns of Louis II and Berengar – Igor Santos Salazar

    Part III. Carolingian Rulers:
  9. Staying Lombard while becoming Carolingian? Italy under King Pippin – Marco Stoffella
  10. Carolingian fathers and sons in Italy: Lothar I and Louis II’s successful partnership – Elina Screen
  11. A king in training? Louis II of Italy and his expedition to Rome in 844 – Clemens Gantner

    Part IV. Cities, Courts and Carolingians:
  12. A Byzantine cuckoo in the Frankish nest? The Exarchate of Ravenna and the Kingdom of Italy in the long ninth century – Tom Brown
  13. Urbanism as politics in ninth-century Italy – Caroline Goodson
  14. Rome and the others: saints, relics and hagiography in Carolingian north-eastern Italy – Francesco Veronese
  15. Between the palace, the school and the forum: rhetoric and court culture in late Lombard and Carolingian Italy – Giorgia Vocino
    Bibliography.

Informations pratiques :

After Charlemagne. Carolingian Italy and its Rulers, éd. Clemens Gantner et Walter Pohl, Cambridge, Cambridge University Press, 2020. ISBN : 9781108840774. Prix : 75 £.

Source : Cambridge University Press

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Appel à contribution – Household goods in the European Medieval and Early Modern countryside

Viseu | Portugal
13th – 19th September 2021

RURALIA is an international association for the archaeology of medieval settlement and rural life. It provides a European-wide platform for the scientific exchange on current problems in rural archaeology in order to strengthen comparative and interdisciplinary studies. The conference covers the period from the Early Medieval to the Early Modern periods. The conference language is English.

RURALIA XIV will take place in Viseu, a city located in the central-north of Portugal. The theme will be: Household goods in the Medieval and Early Modern countryside.

In addition to the papers, one day and half excursion and an optional two-day study trip to Beira Alta and Douro regions will be offered.

The conference is jointly organized by Catarina Tente, Sara Prata, Piers Dixon, Mark Gardiner and Claudia Theune, with the support of the Viseu Municipality, Direção Geral do Património Cultural, Direção Regional de Cultura do Centro, Direção Regional de Turismo do Centro, and Institute of Medieval Studies of the NOVA University.

Household goods in the European Medieval and Early Modern Countryside

Although household goods are a well established topic in Medieval and Modern archaeology, more recent research is overcoming simple typological and technological aspects and pointing to broader, more encompassing approaches. This is particularly the case of newly-introduced analytical methodologies and theoretical perspectives. The material culture studies act as base to understand people, groups and societies.

By analyzing house structures and its contents, much can be learned about artefactual assemblages (ceramic, metal, wood, basketry…), goods’ production and consumption strategies, other economic activities, structures of social organization and relations among household members. Thus, the understanding of past societies and cultures relies heavily in the study of their household goods. In this context, the aim of the Ruralia XIV Conference is to emphasize the significance of household archaeology to the study of the European countryside in Medieval and Modern times under a cross- cultural approach, with attention also paid to written and pictorial sources and data obtained in interdisciplinary analyses.

Detailed analysis of single contexts, small parts of sites, faunal, botanical and soil studies enables us to reconstruct common peoples’ activities and interactions within their homes. House functions can be detected by means of specific installations but also by inventories and location of goods, evidence for particular activities inside − such as cooking and eating, storage, weaving, refuse disposal, resting, etc. − or by a comprehensive overview of outdoor surroundings. All this is evidence of functional purposes but it can also tell us about the rank and wealth of their owners, their daily lives, household compositions, family concepts and even gender statuses. Structural analysis can give evidence about spheres of interaction and patterned behaviours within a house.

We are seeking papers that address some of the archaeological questions outlined above. Sessions may be focused on particular topics on household goods (not agricultural and not typological classifications). Papers which incorporate interdisciplinary approaches are particularly welcomed, namely those combining archaeological, ethno-archaeological, sociological, historical, chemical, faunal, botanic, geo-archaeological evidence or documentary analysis.

Papers should address some of the following questions:
How was the house organized?
What activities took place in the house?
How and what products were cooked and consumed in the house?
Can we identify family organization and its members using household goods?
What economic and social relations can be express by the household goods?
What relation was established between the interior of the house and the outdoors? What role was played by the house within the community’s social organization? What can household goods tell us about social statuses and wealth of their owners? Can we identify interaction between households and communities?

Can we identify local, regional, trans-regional or even global exchange?

Please fill out the separate Abstract Form if you wish to give a paper or poster at the conference.

Abstracts must be submitted by 15th January 2021.

Paper proposals are subject to review by the organizing committee. Applicants will be informed of decisions by 5th February 2021.

Appel à contribution au format PDF : ici

Talon réponse : ici

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Offre d’emploi – Chargé de projet de recherche (Bibliothèque nationale de France)

  • Référence du poste : RC118
  • Sites : Richelieu 58 rue de Richelieu 75002 Paris; Louvois 58 rue de Richelieu 75002 Paris
  • Catégorie : A
  • Famille : Services aux publics traitement des collections
  • Emploi de référence : Charge de collections
  • Nature du besoin : Occasionnel
  • Planning : Fixe
  • Nombre d’heures par mois : 80
  • Durée du contrat : 10 mois – 6.6
  • À pourvoir à compter du : 01/03/2021

Financé par la BnF dans le cadre du plan quadriennal de la recherche 2020-2023, le projet « La couleur : artefacts, matière et cognition » vise à élaborer une base fédérant les données sur les matériaux de la couleur dans les œuvres d’art, produites par différents établissements, à commencer par la Bibliothèque nationale de France et l’Institut national d’histoire de l’art. Il s’agit d’un programme interdisciplinaire et collaboratif, porté conjointement par ces deux institutions, avec la participation de l’École nationale des chartes et du C2RMF. La constitution de la base de données, qui sera développée et hébergée par l’INHA, passera par la création d’un modèle de structuration des données chromatiques et physico-chimiques et par l’élaboration de référentiels spécialisés. Le modèle retenu sera interopérable avec ceux du système d’information de la BnF, afin d’alimenter le futur système de gestion des données de la conservation de la Bibliothèque. À terme, il s’agira de développer autour de la base de données des outils innovants d’éditorialisation, afin de répondre aux différents besoins des communautés scientifiques travaillant sur la couleur et ses matériaux.

Sous l’autorité de la responsable scientifique du projet, la personne chargée de projet est partie prenante de la mise en œuvre opérationnelle du projet :

– lien entre les différentes institutions impliquées dans le projet
– identification des données d’analyses existantes sur la couleur à la BnF et ailleurs, en lien avec le laboratoire du département de la conservation de la BnF, évaluation de celles-ci
– mise aux normes des données d’analyses collectées et des images qui viendront alimenter la future base en lien avec le département de la conservation de la BnF et l’INHA
– participation à la réflexion sur l’élaboration de la base et son éditorialisation en lien avec l’INHA et la BnF
– participation à la réflexion sur l’élaboration de référentiels linguistiques et aux modalités d’exposition des données en s’appuyant sur les ontologies existantes du domaine avec les groupes de travail du projet
– préparation, animation et/ou participation aux réunions administratives et opérationnelles autour du projet et rédaction de comptes-rendus de réunions
– collaboration aux travaux de valorisation du projet (notamment à travers l’alimentation du carnet de recherche BnF dédié au projet sur la plate-forme Hypothèses)
– rédaction de rapports sur l’avancement des travaux et sur les résultats obtenus
– suivi du respect du planning du projet en binôme avec la responsable scientifique
– recherche et candidature à des financements complémentaires pour développer certains aspects du projet et poursuivre celui-ci au-delà du quadriennal, en binôme avec la responsable scientifique

Date limite de candidature : 29 janvier 2021

Auditions (zoom): 8 février – 12 février 2021

Compétences requises

Bonne connaissance de la gestion de projets
Connaissances approfondies en gestion bases de données
Connaissances approfondies des bonnes pratiques autour de la gestion de données de la recherche Connaissances approfondies des thésaurus et de leur représentation SKOS
Atouts : développement web (Html, css, js) ; outils de réconciliation (openrefine, autre langage de programmation) ; connaissance de l’environnement du Web Sémantique et du Web des données

Sens de l’organisation et de la méthode, esprit d’initiative et de synthèse, rigueur scientifique.
Aptitude au dialogue, capacité à travailler en équipe, à mobiliser différents partenaires internes et externes et à partager et diffuser l’information.
Maîtrise écrite et orale de l’anglais.
Connaissance des secteurs académique, de la recherche et de la conservation.
Une expérience similaire sur un projet équivalent serait souhaitée.
Des connaissances en histoire de l’art, en histoire des sciences et/ou en analyse des matériaux du patrimoine seraient bienvenues.
Titulaire d’un diplôme de niveau Bac + 3 à Bac + 5 en humanités numériques.

Contraintes spécifiques

Déplacements à prévoir (Paris et en région)
Contrat renouvelable en 2022 et 2023 dans le cadre du plan quadriennal de recherche

Source : Bibliothèque nationale de France

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Exposition – Facing Van Eyck. The Miracle of Detail

Facing Van Eyck. The Miracle of Detail examine les œuvres extraordinaires de Jan van Eyck à travers un prisme contemporain. Grâce aux techniques numériques novatrices et aux nouvelles recherches scientifiques de l’Institut royal du patrimoine artistique (KIK-IRPA), vous pourrez vous rapprocher de Van Eyck et de ses secrets comme jamais auparavant. Plongez dans le microcosme pictural de Van Eyck en zoomant sur les paysages, l’architecture, les textiles, les figures humaines et les objets du quotidien, et découvrez des détails fascinants à peine visibles à l’œil nu. Vos oreilles ne seront pas en reste, grâce à la nouvelle composition de Benjamin Glorieux, écrite spécialement pour l’exposition. Cette œuvre musicale inspirée de l’art de Van Eyck vous réserve une expérience synesthésique unique !

Un film richement illustré présente les images de dévotion de Jan van Eyck et le relie à l’icône byzantine. En approfondissant la réception et l’appropriation des modèles byzantins dans l’œuvre de Van Eyck, le film explore les échanges religieux et artistiques entre l’Orient et l’Occident au XVe siècle.
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Cette nouvelle façon de percevoir l’art de Jan van Eyck au travers de 20 œuvres numérisées souligne l’originalité et la fraîcheur de son langage visuel fascinant.

Informations pratiques :

30 octobre ’20 — 14 février ’21

BOZAR/Palais des Beaux-Arts
Rue Ravenstein 23
1000 BRUXELLES

Source : Bozar

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Bourse – Bourses de recherche de la Société Mabillon

Règlement relatif à l’attribution de bourses de recherche par la Société Mabillon

(arrêté par le Conseil d’Administration du 24 juin 2019)

  1. Pour contribuer au développement des études dans son champ d’activité, la Société Mabillon institue des bourses de recherche en faveur de jeunes chercheurs de toutes nationalités.
  2. Ces bourses, d’un montant de 500 à 1 000 €, sont destinées à apporter une aide financière à des recherches dans les archives et bibliothèques, notamment pour la préparation d’articles.
  3. Les bourses sont attribuées à des chercheurs préparant le doctorat ou titulaires de celui-ci depuis moins de quatre ans à la date de candidature. Exceptionnellement, pourront aussi être retenus des candidats n’entrant pas dans ces catégories.
  4. Les dossiers de candidature, rédigés en français, sont à adresser avant le 31 janvier à la Société (aux deux adresses suivantes : querol@cnrs-orleans.fr et sebastien.barret@cnrs-orleans.fr). Ils comporteront :
    1. Un curriculum vitae du candidat, incluant une liste de ses travaux et publications antérieurs ;
    2. Une note de présentation du projet pour lequel il sollicite une bourse (max. 5000 signes) ;
    3. Une évaluation des coûts prévus pour la réalisation du projet ;
    4. Une attestation du directeur de thèse ou d’une personnalité scientifique appuyant le projet.
Jean_Mabillon
  1. Le Bureau de la Société confie l’examen de chaque dossier de candidature à un membre du Conseil d’administration, qui rédige un rapport écrit. La décision d’attribution des bourses appartient à un comité composé du Bureau de la Société, du directeur de la Revue et du responsable de la Rédaction. Les décisions, qui ne peuvent faire l’objet de réclamations ou de recours, sont notifiées aux intéressés avant le 30 avril suivant.
  2. Les bénéficiaires d’une bourse fourniront à la Société (mêmes adresses que les dossiers de candidature), avant le 31 janvier suivant la date d’attribution, un compte rendu scientifique et financier d’utilisation de la somme allouée. Ils sont invités à accorder une priorité à la Revue Mabillon pour publier une étude éventuellement issue des travaux financés par la bourse. Cet article sera soumis aux procédures ordinaires d’évaluation en vigueur pour les textes proposés à la Revue, qui pourra ou non le retenir.
  3. Le Président de la Société rendra compte à l’Assemblée générale ordinaire des attributions de bourses de l’année précédente et des rapports rendus par les boursiers.
  4. La dotation globale destinée au financement des bourses est arrêtée chaque année par l’Assemblée générale ordinaire de la Société, sur proposition du Trésorier. Le comité d’attribution défini à l’article 5 détermine, à l’intérieur de cette enveloppe, le montant alloué à chacun des lauréats qu’il retient en tenant compte de la nature de son projet et des besoins exprimés. Si une partie de la dotation n’est pas distribuée, elle est réaffectée au budget annuel de la Société.
  5. La Société et la Revue Mabillon feront connaître le présent dispositif de bourses par tous les moyens qu’elles estimeront appropriés.
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Appel à contribution – Alabaster as a Material for Medieval & Renaissance sculpture

The 8th ARDS annual colloquium, which celebrates new research in the field of renaissance and medieval sculpture will focus on alabaster as a material for European sculpture from the 14th until the 17th century.

Much research has been carried out on this subject over the past few decades in several European countries, both in universities and in laboratories, and in particular on the occasion of restorations carried out in museums and historic monuments. New analysis methods have improved our knowledge of the origin of alabaster and the quarries exploited during this period, supply and trade circuits – often long distance – have been brought to light, restorations have enabled to specify the implementation of the material. The results have been the subject of seminars, study days and major publications.

In order to present the general public with a summary of the current state of our knowledge, M Leuven and the Musée du Louvre have decided to jointly organize an international exhibition on this theme in 2022, showing how and why alabaster was used for sculpture in Western Europe during the late Middle Ages, Renaissance and Baroque period. This exhibition will bring together high-quality sculptures, small-format objects with monumental achievements, from the Louvre and M’s collections, as well as from numerous public and private collections. About a year before the exhibition, the Paris colloquium aims to bring together specialists in this material, whether they are geologists, restorers, historians or art historians. The scientific committee of the conference invites researchers to submit papers on:

  • Identifying the provenance of alabaster, quarries, quarrying and trade in alabaster
  • Recent restorations implementing new analysis methods and providing information on the use of alabaster (cutting and polishing, polychromy and surface treatments, framing, association with other materials, etc.)
  • Significant achievements in alabaster
  • The meaning of alabaster from the 14th to the 17th century

The conference committee consists of Sophie Jugie (Musée du Louvre), Peter Carpreau (M Leuven/Ards), Marjan Debaene (M Leuven/Ards), Pierre Yves le Pogam (Musée du Louvre)

Would you like to submit a paper for this conference?

Your proposal can be of an art-historical, historical as well as historiographical, technical or scientific in nature. Multidisciplinarity is encouraged. Case studies as well as papers providing a broader view and/or of a more reflective nature are welcomed. Priority will be given to speakers presenting new research findings and contributions relevant to the specific conference theme. Submissions that are not selected for presentation in plenum, can still be taken into consideration for a (digital) poster presentation. The organisation will publish acta colloquia in postprint after the conference.

How to submit your proposal?

  • Write an abstract in English in word or pdf; max. 500 words (excl. authors name(s) and contact details).
  • Include a short CV.
  • E-mail to Marjan Debaene via info(a)ards.be

Practical info

  • Call for papers Deadline: 15.12.20
  • Successful applicants will receive a notification by 31.01.21
  • The languages used during these days are French and English.
  • The lectures, illustrated by PowerPoint presentation, will last 20 minutes.
  • Discussion moments will be provided at the end of each session of 3 or 4 presentations.
  • Transport and / or accommodation costs are the responsibility of the selected communicators.

Organising committee : Sophie Jugie (Paris, Louvre Museum, Sculptures Department), Isabelle Haquet (Louvre Museum, Auditorium), Peter Carpreau (M Leuven / ARDS), Marjan Debaene (M Leuven / ARDS), Anne Liefsoens (M Leuven / ARDS)

Scientific committee: Peter Carpreau (M Leuven / ARDS), Marjan Debaene (M Leuven / ARDS), Sophie Jugie (Paris, Louvre Museum), Pierre-Yves Le Pogam (Paris, Louvre Museum), Lise Leroux (Paris, Historical Monuments Research Laboratory), Aleksandra Lipinska (Munich, Ludwig-Maximilians- University, Wolfram Klopmann (Orleans, Bureau of Geological and Mining Research), Carmen Morte Garcia (Zaragoza, University of Zaragoza), Kim Woods (London, Open University UK).

Questions or more information? Please contact Marjan Debaene via info@ards.be

Disclaimer: Should there arise problems or new restrictions regarding travel to Paris due to a possible new wave of COVID-19, the conference will be held online via webinar presentations (and if so unfortunately without the in situ visits).
Therefore the final program will only be compiled and communicated in the spring of 2021.

Source : Medieval Art Research

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Journée d’étude – Bernhard Blumenkranz et après ? L’histoire des juifs médiévaux en France du Nord aujourd’hui

Le Lundi 14 décembre 2020 l’atelier « Bernhard Blumenkranz et après? L’histoire des juifs médiévaux en France du Nord aujourd’hui » organisé par la Nouvelle Gallia-Germania Judaica (Johannes Heil/Imen Ben Temelliste), la Nouvelle Gallia Judaica (Claire Soussen) et l’Institut historique allemand de Paris (Amélie Sagasser). L’atelier aura lieu en ligne. Les invitations zoom avec le mot de passe seront communiquées sur demande auprès de claire.soussen@wanadoo.fr

Les interventions seront en anglais et en français.

Programme :

Claire Soussen (Nouvelle Gallia Judaica Paris)/Amelie Sagasser (DHI Paris): Introduction
Johannes Heil/Imen Ben Temelliste (Hochschule für Jüdische Studien Heidelberg): Présentation du

Philippe Blanchard (Inrap- Paris) : La fouille archéologique des cimetières juifs en Europe: Problématique contraintes et perspectives. L’exemple de Châteauroux
Pause

Judith Kogel (Irht- Paris) : La version française du Maqre-dardeqe (BNF Hébreu 1243)
Pause déjeuner

Hannah Schachter (Hebrew University of Jerusalem) : „Picturing Jewish-Royal Relations: Jews and Royal Women in Parisian Manuscript Illuminations of the 13th Century“
Pause

Danièle Sansy (Université Le Havre) : La représentation des juifs dans l’enluminure parisienne à la fin du Moyen Âge
Pause

Robert Chazan (New York University) : The Special Circumstances of Medieval Northern French Jewry Johannes Heil (Hochschule für Jüdische Studien Heidelberg): Clôture

Informations pratiques :

14 décembre 2020 – atelier en ligne

Johannes Heil/Imen Ben Temelliste (Hochschule für jüdische Studien Heidelberg)
Amélie Sagasser (Institut historique allemand Paris)
Claire Soussen (Nouvelle Gallia Judaica/Université du Littoral Côte d’Opale Boulogne sur Mer) Modalités de participation

En raison de la situation sanitaire, l’atelier aura lieu en ligne par zoom. Les personnes désireuses d’assister à l’atelier se feront connaître auprès de Amélie Sagasser (asagasser@dhi-paris.fr) et Imen Ben Temelliste (imen.bentemelliste@hfjs.eu). Les invitations avec le mot de passe seront communiquées sur demande.

Source : Société des Études juives

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Publication – « La muerte de los príncipes en la Edad Media. Balance y perspectivas historiográficas », éd. Fermín Miranda García, María Teresa López de Guereño Sanz

Siguiendo un claro enfoque multidisciplinar, este libro presenta un balance historiográfico sobre la muerte de los príncipes en la Edad Media, tanto hispana como francesa, entendiendo el término «príncipes» en su sentido más amplio. No solo se examinan casos particulares relativos a los miembros de la familia regia, sino que se profundiza también en los diversos ámbitos de la aristocracia eclesiástica, militar y urbana. Desde la ritualización funeraria —liturgia, música—, la memoria cronística y documental, las obras de arte o su reflejo en la literatura, hasta la antropología física, los estudios presentados se enfocan a calibrar la relación de la muerte y su tratamiento con la imagen del poder que dichas élites proyectan y su emulación por parte de los restantes grupos sociales.

Table des matières :

Fermín Miranda García, María Teresa López de Guereño Sanz – La muerte de los príncipes en la Edad Media: un análisis desde la pluridisciplinariedad
Ariel Guiance – Veinte años de historiografía sobre la muerte: un balance y un nuevo comienzo

I. EL BIEN MORIR, EL MAL MORIR

Érika López Gómez – La muerte en las fuentes manuscritas medievales. Apuntes sobre el Arte de bien morir (ms. 6485) conservado en la Biblioteca Nacional
Filipe Alves Moreira – Morte, espetáculo e encenação de poderes em relatos de execuções «políticas». Fontes e modelos comparativos
Hermínia Vasconcelos Vilar – Crime e perdão: a morte de dois bispos no Portugal do século XIV

II. EL CUERPO

Armando González Martín, Óscar Cambra-Moo, María Molina Moreno, Josefina Rascón Pérez, Manuel Campo Martín – Una revisión de algunos antecedentes en el estudio antropológico y paleopatológico de enterramientos singulares. Límites y posibilidades
Margarita Cabrera Sánchez – Cuerpo regio y embalsamamiento durante el Medievo en los reinos hispánicos. Fuentes para su estudio

III. EL RITUAL, EL DOLOR, LA PÉRDIDA

Juan Carlos Asensio – Música, liturgia y paraliturgia en las exequias regias
Eloísa Ramírez Vaquero – Materiales para analizar las prácticas funerarias del príncipe en Navarra
Agathe Sultan – Razós de plorar. Pour une réflexion sur le rythme des planhs (XIIe-XVe s.)

IV. EL REPOSO

Isabel Ruiz de la Peña González – Espacios monásticos y enterramiento del poderoso en el reino de León en los siglos del románico. Fuentes y métodos de investigación
Ignacio González Cavero – Enterramientos y ámbitos funerarios en al-Ándalus (Murcia, siglos XI y XIII). Reflexiones y modelos de comparación
Stefano M. Cingolani – Rituales funerarios y mausoleos reales en la Corona de Aragón (1196-410). Posibilidades de una investigación global
María Teresa López de Guereño Sanz – Ámbitos funerarios y sepulcros de la colegiata de Covarrubias (Burgos) en la Edad Media. Nuevas propuestas de estudio

V. LA MEMORIA

Vincent Debiais – La muerte del príncipe en las inscripciones medievales. Cifras y preguntas (Francia-Navarra, siglos X-XIII)
J. Santiago Palacios Ontalva – La muerte del príncipe en al-Ándalus. Arquitectura religiosa y memoria en un contexto islámico
Diego Rodríguez-Peña – La muerte del rey en las crónicas (Castilla y León, ss. XII-XIII)
Carmen Benítez Guerrero – Los caminos de la muerte en la historiografía castellana del primer XIV. El ejemplo de la Crónica de tres reyes
Clara Marías – Poesía cortesana y tradicional para la historia de las muertes de las élites en la época de los Reyes Católicos
Véronique Lamazou-Duplan – Enterrer les Foix-Béarn-Navarre à la fin du Moyen Âge : entre fama et silences. Matériaux et perspectives de recherche
Haude Morvan – Sépultures cardinalices et mémoire communautaire

Informations pratiques :

La muerte de los príncipes en la Edad Media. Balance y perspectivas historiográficas, éd. Fermín Miranda García, María Teresa López de Guereño Sanz, Madrid, Casa de Velazquez, 2020. ISBN : 9788490962572. XVI-426 p. 17 x 24 cms. Prix : 25 euros.

Source : Casa de Velazquez

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Appel à contribution – Power, Patronage & Production: Book Arts from Central Europe (ca. 800–1500) in American Collections

On January 13–15, 2022, the Index of Medieval Art (Princeton University), the Pierpont Morgan Library & Museum (New York), and the Department of Art and Archaeology at Princeton University will host a conference to accompany the exhibition, “Imperial Splendor: The Art of the Book in the Holy Roman Empire, 800–1500,” presented at the Morgan Library from October 15, 2021 to January 23, 2022. The conference will include two days of papers as well as a study day at the Morgan Library. For each paper, 30 minutes of speaking time, followed by 15 minutes of discussion, will be allotted. In addition to a viewing of the exhibition, the study day will include an opportunity to view other, unexhibited materials in the Morgan’s collections.

Despite its scope, the exhibition cannot comprehend all the relevant material in American collections. Nor can the accompanying book treat all the exhibited items in depth. With this in mind, we solicit proposals for papers. Pending the usual peer-review process, the contributions will be published.

Paper proposals, no more than one page in length, should fall into one of the following categories or address one of the following topics:

– in-depth monographic discussion of a single manuscript in an American collection, whether or not it is included in the exhibition. Please contact Joshua O’Driscoll (jodriscoll@themorgan.org) for a list of objects that will be discussed in the book accompanying the exhibition (many but not all of which will be exhibited) and a list of all relevant materials in the Morgan Library’s collections. More information on many of these manuscripts, also those in other American collections, can be found at Digital Scriptorium: https://digital-scriptorium.org/.

– thematic treatment of one of a number of broader issues relevant to the exhibition’s concerns; these include but are by no means limited to the following:

  • Art & the politics of empire
  • Art & reform/Reformation
  • Borders of empire
  • Cosmopolitan contacts and exchanges
  • Geographic foci (e.g., Helmarshausen, Prague, Salzburg, Weingarten)
  • Humanism in Central Europe
  • Imperial patronage
  • Monastic networks
  • Manuscript illumination and the other arts
  • Paper, parchment & pen-drawing/production techniques
  • Patrician patronage in imperial cities
  • Panel painting
  • Psalters
  • Reception/collecting of German medieval art in the United States
  • Urbanism & the art of the book
  • Visualization & the vernacular

Proposals should be submitted to Prof. Jeffrey F. Hamburger, Harvard University (jhamburg@fas.harvard.edu) by February 1, 2021. A response indicating whether or not any given proposal has been accepted will be forthcoming by April 1, 2021. Finalized abstracts, which will be circulated to all participants, would then be due by August 1, 2021. The organizers will do their best to accommodate all relevant proposals within the confines of the program, the scope and format of which will be determined by the funding available and the current public health situation. In the event that an in-person meeting is feasible, speakers’ costs for travel and accommodation in Princeton and New York will be covered. Colleagues submitting proposals are asked to indicate their interest in presenting a paper by video call, should travel not be possible.

Source : Medieval Art Research

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