Appel à contribution – Sens interdits : le goût, le toucher et l’odorat dans la littérature française des XVe et XVIe siècles

Université du Littoral Côte d’Opale, Boulogne-Sur-Mer, Centre universitaire du Musée
Vendredi 29 janvier 2021

Unités de Recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel (H.L.L.I.) et Analyses Littéraires et Histoire de la Langue (ALITHILA).

Cette journée d’étude s’inscrit à la suite de travaux de recherche qui ont été menés depuis une dizaine d’années sur les cinq sens, notamment des journées d’études et des colloques dont les actes publiés renouvellent sans cesse les questionnements sur le sujet (Palazzo (dir.), Les cinq sens au Moyen Âge ; Puccini (dir.), Le Débat des cinq sens de l’Antiquité à nos jours). En effet, depuis le « sensitive turn » le tournant sensoriel étudié par les recherches en sciences humaines qui étudient les textes à l’aune des perceptions sensorielles et des émotions les cinq sens sont devenus un thème de recherche productif : « l’histoire du sensible – les sensory studies des Anglos-Saxons – a connu un grand essor depuis une vingtaine d’années. Elle constitue un champ interdisciplinaire particulièrement fécond. Les cinq sens intéressent en effet autant la littérature que la philosophie, l’histoire des sciences que l’histoire des arts, l’anthropologie que la linguistique ou l’histoire de la liturgie » (Fritz et Duhl, 2016, p. 7). En complément de ces travaux fondateurs et stimulants et dans la mesure où la vue et l’ouïe ont déjà fait l’objet de recherches approfondies – notamment ceux de Michel Jourde, François Hartog, ou encore Eric Palazzo sur la vue et l’ouïe – on se concentrera ici sur les trois autres sens, quant à eux quelque peu délaissés par la critique.

Historiquement, les cinq sens sont, depuis le traité De Anima d’Aristote, un objet d’étude et une source de questionnement pour les philosophes qui s’interrogent sur le rôle qu’ils jouent dans la constitution de l’homme et dans l’appréhension qu’il a du monde. Au Moyen Âge et à la Renaissance, en effet, l’homme est pensé comme un microcosme qui est en relation avec le macrocosme, les sens faisant office de « trait d’union » (Charles de Bovelles). Les cinq sens ont ainsi un rôle fondamental dans le couple structurant l’anthropologie médiévale et renaissante – corps et âme. C’est pourquoi ils sont à la source de nombreuses productions, qu’elles soient artistiques (la tapisserie de la Dame à la Licorne), scientifiques (le De Sensu de Charles de Bovelles, La Vision de Dieu de Nicolas de Cues), morales (Les Confessions de Saint Augustin, La Nef des folles selon les cinq sens de Nature de Jean Drouyn) ou dramatiques (Le Cœur et les cinq sens écoliers de Jean Gerson).

Toutefois, la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût ne sont pas mis sur un pied d’égalité. Depuis Aristote jusqu’au débat que les philosophes platoniciens et néo-platoniciens comme indiqué par Marsile Ficin dans son Commentaire du Banquet de Platon ont institué entre les cinq sens, deux sens – la vue et l’ouïe – sont considérés comme des agents de l’âme et par là même comme nettement supérieurs aux trois autres sens. La raison avancée est que le corps humain peut atteindre le divin au moyen des deux premiers alors que les trois derniers le rapprochent de l’animalité. Au-delà de cette question épistémologique, il importe également de souligner que si la linguistique accorde depuis longtemps une place importante à l’étude des liens entre la signification et la sensorialité, l’odorat, le goût et le toucher ont souvent été négligés dans l’étude des arts et des textes littéraires.

À la suite des ouvrages fondateurs d’Alain Corbin et de Lucien Febvre, et des travaux plus récents produits sur l’anthropologie sensorielle (Howes, Classen, Le Breton), sur le lien entre théologie et sensorialité (Palazzo) et sur la conception philosophique (Puccini), cette journée d’étude se propose de redonner une place méritée aux trois sens délaissés en étudiant la présence du toucher, de l’odorat et du goût dans les productions littéraires, iconographiques et scientifiques. Cette journée s’intéressera plus particulièrement aux productions des XVe et XVIe siècles pour deux raisons. La première est qu’il s’agit d’une période de transition linguistique entre le moyen français des XIVe et XVe siècles et le français de la Renaissance, en raison notamment de l’enrichissement du vocabulaire et des innovations linguistiques et lexicales. La seconde est que la majorité des études réalisées sur le sujet se concentre sur une période particulière, qu’il s’agisse du Moyen Âge ou de la Renaissance. Cette journée aimerait envisager ces deux périodes dans leur continuité et ainsi les étudier dans une perspective comparative, qu’il s’agisse de les relier ou de les comparer.

Axes de recherche

– Comment odorat, toucher et goût sont-ils décrits et analysés dans l’iconographie et la littérature française ? Pourquoi ces sens sont-ils considérés comme inférieurs ? Toutefois, ces sens étant considérés comme inférieurs sont-ils présents dans les textes, et de quelle manière ? Quel est l’intérêt de leur présence ?
– Les textes peuvent-ils rendre compte d’une différence culturelle dans la manière dont les sens sont perçus ? Comment traduire les discours sensoriels d’une langue à une autre ?
– Existe-t-il un lexique propre à ces trois sens jugés inférieurs par la tradition ? La langue doit-elle s’adapter pour accueillir de nouvelles notations sensorielles ? Le lexique des sens évolue-t-il entre la fin du Moyen Âge et la Renaissance ? Pour quelles raisons ?
– Quel est le lien entre signification et sensorialité dans les textes ? Existe-t-il un lien entre certains sens et des genres littéraires particuliers ? Les conditions de réception de la pièce théâtrale ou de l’œuvre lue influencent-elle la présence des notations sensorielles ? L’étude des cinq sens pourrait être développée de manière pertinente dans les textes fortement liés au corps et à son évolution dans l’espace, tels que les récits de voyage (comment transmettre au lecteur des sensations qu’il ne pourra sans doute jamais vivre ?) ou les pièces de théâtre (comment rendre vivante une production dramaturgique et transmettre à l’audience le plus grand nombre de sensations ?).
– Les discours scientifiques et théoriques sur les sens contaminent-ils les œuvres littéraires ? Le contexte historique ou le contexte d’écriture de l’œuvre peut-il influencer l’utilisation de certains sens plutôt que d’autres ?

Comité scientifique

– Jean Devaux, Professeur à l’Université du Littoral Côte d’Opale, Littérature française du Moyen Âge et de la Renaissance.
– Estelle Doudet, Professeure ordinaire à l’Université de Lausanne, Littérature française des XIVe- XVIe siècles.
– Grégoire Holtz, Professeur associé à l’Université de Toronto, Littérature française de la Renaissance.
– Matthieu Marchal, Maître de conférences à l’Université de Lille, Littérature française du Moyen Âge.
– Jean-Claude Ternaux, Professeur à l’Université d’Avignon, Littérature française de la Renaissance .

Modalités de soumission

Pour cette Journée d’Étude qui s’adresse principalement, mais sans exclusivité, aux littéraires francophones et comparatistes, les spécialistes d’autres disciplines d’arts ou de sciences humaines ou de sciences du langage peuvent bien entendu proposer des communications si elles éclairent l’un des points mentionnés ci-dessus. De plus, il sera possible de découvrir des textes peu étudiés sur la question mais aussi de relire certains textes particulièrement connus à l’aune des perceptions sensorielles.

Les interventions seront limitées à 25 minutes. Les propositions de communications se présenteront sous la forme d’un résumé d’une dizaine de lignes précédé d’un titre provisoire. Elles seront suivies d’un bref curriculum vitae.

Ces propositions sont à soumettre par mail sous un format lisible (Word, OpenOffice) aux organisatrices, Mélanie Fruitier et Rebecca Legrand, avant le 01er mars 2020 aux adresses suivantes :

melanie.fruitier62@gmail.com rebecca.legrand@univ-lille.fr

Après étude par le comité scientifique, une réponse individuelle sera communiquée par mail à partir du 01er avril 2020.

Source : Conjointures

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Appel à contribution – « Représentations ». Colloque Jeunes Chercheurs International Transdisciplinaire

ORGANISE PAR LES JEUNES CHERCHEURS UNITE DE RECHERCHE 1339 LINGUISTIQUE, LANGUES, PAROLE (LILPA) UNIVERSITE DE STRASBOURG (FRANCE)

25 AU 27 JUIN 2020 STRASBOURG / FRANCE

Alors que la notion de représentation constitue un objet d’étude de plus en plus répandu pour de nombreux chercheurs, sa transdisciplinarité nécessite un ancrage à la fois théorique et appliqué permettant d’approcher ses aspects fondamentaux au sein de chacun des domaines choisis pour l’aborder. Étymologiquement du latin repraesentatio (« action de mettre sous les yeux »), les « représentations » portent initialement le sens d’« image ». Dans une conception plus étendue, l’image renvoie à plusieurs idées telles que les questions de figure(s), de symbole(s), de signe(s), de projection(s), de perception(s), de stéréotype(s), etc. En tant que concept transversal aux différents champs scientifiques, les représentations possèdent par conséquent de très nombreuses acceptions. Parmi elles figurent autant l’image que l’on se fait du monde ou d’une expérience que celle que l’on attribue à autrui ou aux objets (concrets comme abstraits). Plusieurs définitions peuvent ainsi être données, allant des représentations collectives et sociales (Jodelet, 2003 ; Abric, 2016) aux représentations mentales et individuelles (Bernoussi & Florin, 1995 ; Fernandes & Vinter, 2009 ; Bault et al., 2011), en passant par les représentations visuelles (Ginzburg, 1991 ; Treilhou-Balaudé, 2003), ou encore les représentations des structures (par exemple, algébriques : Assem et al., 2006 ; informatiques : Sabouret, 2006).

Screenshot_2020-01-14 CJC_Representations-francais pdf

AXE 1 Si l’on veut comprendre le rôle central du concept de la représentation dans les sciences humaines et sociales, il faudra certainement revenir d’abord aux écrits de Platon et d’Aristote qui se sont rendu compte les premiers de l’aporie du eikôn et de son paradoxe d’une présence in absentia. Ce même paradoxe va intriguer dès lors toute une panoplie de philosophes, de Rousseau, Freud, Wittgenstein, Bolzano, Piaget jusqu’à Émile Durkheim, Lévy-Bruhl, Marcel Mauss ou Paul Ricœur, pour ne citer que ceux-là. Jean Clenet (1998, p. 70) affirme que « la représentation construite par une personne (ou un collectif) est son lien, son rapport le plus intime avec l’organisation et l’environnement dans lequel elle se situe ». La représentation aborde donc l’aspect cognitif et social des relations de l’individu avec soi-même, de l’individu avec ses actions et de l’individu avec son environnement. Cet engouement nous confronte avec la question à la fois épistémologique et philosophique de la relation entre ce qui est ou était dans le passé et ce que nous sommes capables de et disposés à percevoir. Cet axe invite à s’occuper soit des représentations de concepts telles que celles liées à l’homme, à la langue, au langage à l’histoire, à la psychè, à la culture, à l’art, à la musique, etc., soit en tentant d’éclairer des phénomènes spécifiques comme, par exemple, la notion de la typicalité, de l’altérité ou de l’ipséité.

AXE 2 L’étude des représentations est aussi fondamentale dans le domaine des sciences formelles. « Tout concept mathématique doit nécessairement se servir de représentations, vu qu’il n’y a pas d’objets à exhiber à leur place ou à leur évocation » (Astolfi et al, 2008). Cela est également vrai pour les autres disciplines en sciences formelles. Ce colloque jeunes chercheurs sera donc l’opportunité de discuter entre autres des représentations graphiques ou géométriques (figures, dessins, schémas), des représentations théoriques de la logique du fonctionnement d’un ordinateur en informatique (machines à état, machines de Turing), les représentations des nombres en mathématiques (numération), la représentation de l’infini en théorie des nombres et enfin de la propre théorie de la représentation en algèbre. La représentation étant toujours représentation de quelque chose, on ne saurait l’étudier que dans un contexte défini (D’amore & Fandiño Pinilla, 2001).

AXE 3 Les représentations occupent aussi une place prépondérante dans les sciences du vivant et permettent de mieux visualiser un fait, une réalité (Guérin & Gumuchian, 1986). En géographie physique, les cartes permettent d’appréhender non seulement les notions topographiques et de distance (reliefs, cours d’eau, végétation…), mais également de comprendre les évolutions passées et futures de la terre, en lien avec l’activité humaine (Bonin, 2004). Le biologiste, par exemple, se sert souvent des représentations pour illustrer le vivant dans son aspect complexe (Glade & Stéphanou, 2013). Cependant, ces représentations peuvent constituer des obstacles à la compréhension de certains phénomènes particulièrement complexes (Clément, 2014). De ce fait, dans les sciences du vivant, on ne se limite pas au dogme de la biologie moléculaire par exemple et à sa finalité purement scientifique, mais on tient nécessairement compte, dans ce domaine, de tous les paramètres extérieurs à ses sciences pour montrer non seulement leur impact sur la représentation du vivant, mais aussi l’influence mutuelle qui existe entre ces paramètres et le vivant.

La notion de représentation est ainsi un phénomène intéressant de nombreux domaines. Fort de ce constat, notre colloque réunira des jeunes chercheurs issus de diverses disciplines des sciences humaines et sociales (la linguistique, la philosophie, la littérature, la sociologie, l’ethnologie, l’anthropologie, l’histoire, l’archéologie, la psychologie, les arts…), des sciences formelles (les mathématiques, l’informatique, la géographie, les sciences physiques, l’astronomie, la chimie…) et les sciences du vivant (la biologie, sciences cognitives, les neurosciences, l’éthologie…), et sans que la liste soit exhaustive. L’objectif de ce colloque est de permettre aux jeunes chercheurs dans les diverses disciplines qui constituent les sciences humaines et sociales, les sciences formelles et les sciences du vivant, de présenter leurs travaux sur la notion de représentations tant du point de vue épistémologique, que théorique et pratique. Il s’agira d’explorer les divers aspects de la notion, mais aussi d’en étudier la productivité, notamment en mettant en évidence sa transversalité.

CALENDRIER – Soumission du résumé : 21 février 2020 – Notification d’acceptation : 28 mars 2020 – Soumission d’un formulaire d’inscription en ligne : 30 avril 2020

Les soumissions sont à envoyer sous forme de résumé de 500 mots maximum, bibliographie non comprise, avec 5-6 mots clés. Le résumé peut être rédigé en français ou en anglais. Les résumés sont à envoyer à l’adresse mail suivante : cjcrepresentations2020@gmail.com

COMITE D’ORGANISATION

Anissa Hamza, Delphine Charuau, Emmanuelle Dantan, Eva Feig, Seto Kossi Yibokou, Elodie Lang, Fadila Azzag, Christiane Bosso, Vitor Bueno Figueiredo de Paula, Seynabou Fall, Nadjia Gaci, Stephanie Debaize

COMITE SCIENTIFIQUE (EN COURS DE CONSTITUTION)

CONFERENCIERS INVITES (A VENIR)

Contact : cjcrepresentations2020@gmail.com

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Colloque – L’objet monde au Moyen Âge : Clôtures et mise en ordre dans les productions littéraires, iconographiques et architecturales

Lundi 10 février 2020 [9h-17h]

Maison de la Recherche – Sorbonne nouvelle
4 rue des irlandais, 75005 Paris

Organisation :
Mathieu BEAUD (LaMOP, Université Paris 1)
Luce CARTERON (CERAM, Université Paris 3)
Kristina MITALAÏTE (LEM, CNRS), Enimie ROUQUETTE (CERAM, Université Paris 3).

Programme : ici

Screenshot_2020-01-17 RECTO_AFFICHE_PROGGRAME_20200115rec - JE_ObjetMonde_10 02 2020 pdf

Argumentaire :

Le monde médiéval (mundus), création divine, ordonnée et parfaite, se suffit du principe divin qui en règle le fonctionnement. Cette perfection du monde, inséparable de sa clôture et de son intégrité, semble aussi avoir été pensée comme principe de la création humaine.

Partant de réflexions sur le haut Moyen Âge, l’objectif de cette journée d’étude sera de suivre la pertinence, la survivance et peut-être l’effacement et le remplacement de ce schéma de pensée sur toute la période médiévale.

La pensée carolingienne présente de nombreux indices d’une analogie entre création divine et création humaine. Émerge ainsi la notion de clôture dans le monastère, qui va de pair avec la réflexion menée sur l’idéal monastique : en témoigne la généralisation de la Règle de saint Benoît et l’importance progressive qu’accorde le monachisme au cloître, mot dérivé de claudere. Si la clôture sépare le moine du siècle, elle le place par ailleurs dans un monde per se dont la totalité et l’harmonie sont symbolisées par la forme du bâti et l’espace que crée cette dernière, ordonné, réglé et tourné vers la louange de Dieu. Elle délimite un monde clos et autonome, image du monde paradisiaque : dans la clôture réside une totalité, la clôture s’extrayant ainsi du concept de frontière.

La clôture semble dès lors être une notion fructueuse pour interroger d’autres domaines de la production et de la pensée médiévales. La période carolingienne, là encore, offre à ce sujet une réflexion probante sur l’image, son statut et son fonctionnement. Le De Laudibus Sanctae Crucis de Raban Maur agence par exemple pour la première fois écriture, graphie et visuel en un seul dispositif qui engage le lecteur/regardeur à une contemplation, une méditation, une intellection potentiellement infinies et pourtant fondées sur les éléments que contient une même page. On peut également penser à Théodulf d’Orléans lorsqu’il décrit un arbre encyclopédique inscrit dans un cercle (Dümmler, poème XLVI). En somme, l’objet monde, produit de la création humaine, ordonne et est également ordonné selon le principe de l’harmonie divine, érigée en principe de la création humaine par son application aux arts libéraux (géométrie, arithmétique et musique) et potentiellement applicable à tous les domaines.

La clôture semble donc engendrer du sens à partir des éléments qu’elle contient par un processus heuristique continu de méditation, constatation peut-être commune à nombre de productions intellectuelles, bien au-delà de la séquence carolingienne. En ce moment même, la BnF propose l’exposition « Le monde en sphères » présentant près de deux mille cinq cents ans de pensée du monde sous forme de globe ou de disque, dans laquelle nombre d’objets médiévaux ont trouvé leur place. La volonté de connaître le monde se manifeste par ailleurs par le développement de l’encyclopédisme, effort pour reconstituer la totalité du monde en un classement ordonné, ou encore des diagrammes et des mappae mundi qui enclosent le monde à une échelle abordable pour l’œil et la raison humaine. De la même manière, l’observation de la révolution du temps, à savoir la constitution d’un cycle par la répétition – s’exprimant jusque dans la réflexion sur le calendrier qui concentre, dans l’ordre des jours et des mois de l’année solaire, les fêtes chrétiennes, ainsi que les cycles liturgiques et astronomiques –, ne participerait-elle pas de cette volonté d’enclore le monde ?

La clôture apparaît donc comme un processus dynamique qui, en recréant le monde à l’échelle d’un objet en une mise en ordre significative, en donne une version cohérente. La variété de nature de ces objets rend sensible la possibilité de mettre en place, à leur échelle et avec leurs propres lois, une version du monde dont chacun livrerait une herméneutique cosmique. Ainsi, architectures, façades, enluminures et textes littéraires, jardins, proposent un macrocosme à échelle humaine prenant sens dans cette clôture. La complémentarité des savoirs qu’ils mobilisent et concernent semble converger vers un système de pensée commun aussi bien à l’acquisition de la connaissance qu’à son expression.

Nous avons choisi le terme « objet » pour regrouper l’ensemble des productions médiévales pouvant être lues, vues et déchiffrées. Cette journée d’étude visera à vérifier l’hypothèse que la clôture est une condition de recréation du monde à l’échelle de cet objet. Pour étendre ces questionnements observables dans le monde carolingien aux époques postérieures, aussi bien qu’en vue d’observer leurs prolongements, enrichissements ou transformations, nous souhaitons que soient interrogés différents types d’objets médiévaux rarement confrontés : le texte, dans sa matérialité ou non, l’image dans ses différents lieux – manuscrits liturgiques, façades, carmina figurata, fresques, ou autres – mais aussi jardins, formes architecturales, etc. L’ordre et la clôture comptent-ils parmi les moteurs de la création d’objets médiévaux soit dans leur valeur d’artefact, soit dans leur structure rhétorique au sens large, soit dans leur intention discursive ?

La journée demandera aux personnes participantes de présenter un objet particulier, d’en exposer l’analyse approfondie d’après les pistes présentées dans l’argumentaire et les questions ci-dessous et de proposer des outils théoriques propres à chaque type de document ou à chaque discipline. La journée se conclura par une table ronde durant laquelle l’ensemble des participants et les personnes présentes pourront poursuivre et approfondir les discussions.

  • Ces pistes se révèlent-elles valides pour tout type d’objet médiéval ou, justement, existe-t-il des typologies ou des hiérarchies ?
  • Selon quelles modalités la clôture interagit-elle avec les éléments qu’elle rassemble pour produire du sens ? Est-elle le seul principe de mise en ordre de ces éléments ?
  • L’évolution de l’organisation de la connaissance (notamment par le biais de l’encyclopédisme) a-t-elle modifié les principes de production ou de création de l’objet ?
  • Comment ces principes agissent-ils sur l’action intellectuelle, méditative ou spirituelle de qui perçoit l’objet ?
  • Y-a-t-il une transversalité dans le vocabulaire employé (« voir », « déchiffrer », « lire », « identifier », « interpréter »…) pour désigner l’opération d’intellection qui se déploie au sein de la clôture ?
  • Le mot claustrum peut désigner la virginité mariale et l’enclos maternel : à quel point ce terme, qui est aussi christologique, participe-t-il de la réflexion sur le corps et sa place dans le monde ?
  • Dans quelles mesures la contrainte exercée par la clôture, ou par la règle qui s’exerce dans le lieu enclos, se charge-t-elle d’une connotation négative ? Claustrum réunit en effet les contraires dans son champ sémantique. Il peut ainsi définir la clôture du monastère mais aussi la prison, la délimitation de l’espace intime tout comme l’enclos de l’enfer : cette ambivalence sémantique détermine-t-elle les réflexions sur l’objet-monde ?

Source : LAMOP

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Colloque – Über Stoff und Stein: Knotenpunkte von Textilkunst und Epigraphik

Materialität ist ein wesentlicher Faktor für die Herstellung von Inschriften und Textilien. Einerseits haben Darstellungen von Gewändern und Stoffen auf Stein in der Textilforschung bislang kaum Berücksichtigung gefunden, obwohl ihre feste Datierung und Standortbezogenheit die Chronologie, Lokalisierung und soziokulturelle Zuordnung modischer Entwicklungen erleichtern. Andererseits sind Inschriften auf Textilien im Bereich der Epigraphik nur ein Randgebiet, obwohl gerade hier Material und technische Ausführung für die Schriftgestaltung von großer Bedeutung sind. Zudem sind textile Schriften oft die Avantgarde epigraphischer Schriftentwicklung. Dies zu zeigen ist Ziel der interdisziplinär angelegten Tagung, die Textilien im epigraphischen Kontext in den Mittelpunkt stellt. Trotz anhaltenden Interesses an der Gesamtheit materieller Kultur und ihrer sozialen Zusammenhänge blieb dieser Themenkomplex in seiner Vielfalt bisher weitgehend unberücksichtigt. Die Tagung wird mit den Bereichen Textilien in Inschriftendenkmälern, Schrift auf Textilien sowie textile Inschriften in Schriftzeugnissen drei wesentliche Aspekte für das Mittelalter und die frühe Neuzeit aufgreifen. Um den Einfluss der unterschiedlichen textilen Techniken auf die Buchstabengestaltung im direkten Austausch von Theorie und Praxis zu untersuchen, werden nicht nur ausgewiesene Expert(inn)en aus unterschiedlichen Wissenschaftsdisziplinen die Themen beleuchten: Kunsthandwerkerinnen werden verschiedene Techniken zur Herstellung textiler Inschriften live demonstrieren. Ergänzend wird durch Ausstellungen der Kooperationspartner während der Tagung die Möglichkeit geschaffen, reale Objekte direkt vor Ort zu sehen und am Objekt zu diskutieren, wodurch bestimmte Fragestellungen vertieft werden können. Zur Dokumentation der Ergebnisse ist im Anschluss die Publikation der Vorträge und Diskussionsbeiträge in einem Tagungsband geplant.

img708

Programme :

Mittwoch, 12.2.2020

9:00 Uhr

Grußworte (Thomas O. Höllmann, Präsident der Bayerischen Akademie der Wissenschaften, München)
Über Stoff und Stein: Knotenpunkte zwischen Textilkunst und Epigraphik (Tanja Kohwagner-Nikolai / Christine Steininger)
10:30 Uhr – Kaffepause

11:00 Uhr

Vom Schleier zur Visierhaube – Städtische Frauenkopfbedeckungen in Süddeutschland während des Spätmittelalters und der frühen Neuzeit (Johannes Pietsch)
„bey dem Rökhle erwischt“. Süddeutsche Objekte aus epigraphischem Kontext als Quelle für Kinderkleidung? (Ramona Baltolu)
12:30 Uhr – Mittagspause

14:00 Uhr

Textilpräsentation (Arttextil Dachau)
Posterpräsentation
Ausstellung des Diözesanmuseums Freising (Carmen Roll)
15:30 Uhr – Kaffeepause

16:00 Uhr

Samt mit gewebten Inschriften (Michael Peter)
Sigismund Meisterlins „Epistola de tapecijs antiquis in monasterio Morbacensi“ (1464). Bildteppiche als historische Beglaubigungsmedien im 15. Jh. (Hanns Hubach)
17:30 Uhr – Kaffeepause

18:00 Uhr

About Inscriptions on Medieval and Early Renaissance Franco-Flemish Tapestries (Guy Delmarcel)
Der Teppich des Dr. Johannes Fuchsmagen in Heiligenkreuz (Martin Wagendorfer)

Donnerstag, 13.2.2020

9:00 Uhr

Dextera Domini. The Earliest Inscriptions on Liturgical Gloves (Estelle Ingrand-Varenne)
Handschuhe mit textilen Inschriften (Hannes Fahrnbauer)
10:30 Uhr – Kaffeepause

11:00 Uhr

Linens, Clothes and Ornaments: Writing on Altar Textiles (Vincent Debiais)
Sobre tela y sobre piedra: morfología y simbolismo de la escritura en tejidos hispanos medievales (María Encarnación Martín López)
12:30 Uhr – Mittagspause

14:00 Uhr

Textile Inscriptions in the Cathedral of Calahorra. An Approximation to its Use and Function (Irene Pereira García)
Arabic Inscriptions and their Imitations woven in Medieval Textiles from Polish Collections (Beate Biedrońska-Słota)
15:30 Uhr – Kaffeepause

16:00 Uhr

Wie eine politische Bewegung über textile Inschriften kommuniziert – Die Bewegung Cola di Rienzos und die Kommune Rom im Trecento (Julian Zimmermann)
Ornamentik und Bewegung – Gestalt und Wahrnehmung textiler Inschriften auf Gewändern in deutschsprachiger Literatur des Mittelalters (Almut Schneider)
Liebe oder dynastisches Statement? Inschriften auf süddeutschen Paarbildern der frühen Neuzeit (Kerstin Merkel)

Freitag, 14.2.2020

9:00 Uhr

Heinrich II. Sternnenmantel in Bamberg und seine beiden metrischen Inschriften (Clemens M. M. Bayer)
„Als Geschenk sticke ich dir ein Bild deiner Kreuzigung, Logos“. Byzantinische Inschriften auf Textilien: Form und Funktion (Andreas Rhoby)
10:30 Uhr – Kaffeepause

11:00 Uhr

Exkursion in die Residenz München (Sebastian Karnatz / Tanja Kohwagner-Nikolai / Christian Quaeitzsch)
12:30 Uhr – Mittagspause

14:00 Uhr

Memoria und Repräsentation – Trachten auf nachreformatorischen Epitaphien aus Schleswig-Holstein (Anna Lena Frank)
Fundator huius loci – Textilien im epigraphischen Kontext von Stiftergrabdenkmälern (Mirjam Goeth)
15:30 Uhr – Kaffeepause

16:00 Uhr

Habitus epigraphicus – Kleidung und Repräsentation im epigraphischen Kontext am Beispiel Siebenbürgens, 14.–17. Jh. (Ioan Albu)
Mittelalterliche Funeraltücher und ihre Inschriften (Vera Henkelmann)
Textilien mit Inschriften aus mittelalterlichen und frühneuzeitlichen Bischofsgräbern (Bernd Päffgen)

Informations pratiques :

12. Februar 2020 – 14. Februar 2020 | 09:00 Uhr
Bayerische Akademie der Wissenschaften
Alfons-Goppel-Straße 11
80539 München
Sitzungssäle, 1. Stock

Source : Bayerische Akademie der Wissenschaften

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Opening the Sacred Text: Meaning, Materiality, Historiography

Dates: Pre-conference workshop: Monday 14th December – Tuesday 15th December 2020

Conference: Wednesday 16th December – Thursday 17th December 2020

Place:  The Bodleian Library, Broad Street, Oxford, OX1 3BG

bodleian_kennicot_1-f123r

We are delighted to announce our call for papers for ‘Opening the Sacred Text: Meaning, Materiality, Historiography’, an interdisciplinary workshop and conference to be held at the Bodleian Library, Oxford. Bringing together scholars from around the world, we will study the decorative frontispieces and so-called carpet pages that are a remarkable feature of manuscripts from diverse cultures, including Islam, Judaism and Christianity.

The questions that we hope to see addressed in ‘Opening the Sacred Text: Meaning, Materiality, Historiography’ include:

  • How were these opening pages of sacred texts intended to work?
  • Might they prepare the viewer, reader, or artist, for prayer or meditation?
  • What senses were activated by means of colour, ornament or other design elements?
  • Which genres of texts do they occur in, and why not others?
  • How do we approach manuscript examples that display other solutions to opening or articulating the sacred text?
  • Does materiality relate to patronage?
  • Were they based on actual materials: on textiles, floor mosaics, window screens, or book bindings, for example?
  • Are they meant to call to mind these particular materials and their functions?
  • Might we identify commonality in the decorative frontispieces in books from diverse traditions despite the different cultural settings and time periods?
  • What are the sources for decorated openings and carpet pages?
  • How might we problematise the paradigm of the ‘carpet page’ in scholarly literature and address the implications of the term itself?

How to propose a paper

Papers are 20 minutes in length. If you would like to propose a paper, then please email a brief abstract (250 words max.) to Stewart J. Brookes (stewart.brookes@bodleian.ox.ac.uk) or Julie Harris (marfiles@comcast.net). The deadline for the receipt of abstracts is 2pm on Friday 14th February 2020

Edited Volume

Please note that it is our intention to include selected papers from the conference as part of an edited volume. If you are unable to attend the conference, but would like to be considered for the volume, please be in touch.

Funding

We hope to attract funding to assist with travel and accommodation, in particular to support early career researchers and independent scholars.

Source : DigiPal

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Séminaire – Pratiques sociales de l’écrit

L’atelier de jeunes chercheur.se.s « Pratiques sociales de l’écrit » se propose de créer un espace de réflexion interdisciplinaire et comparative autour des pratiques d’écriture. À travers l’étude de différentes périodes et aires culturelles, l’écrit est appréhendé à la fois comme un acte matériel et social. Les participants interrogent ses usages pragmatiques, symboliques et rituels. Les organisateurs invitent celles et ceux qui partagent un intérêt pour ces problématiques, à venir à l’atelier qui se tiendra à l’EHESS en salle A4–47 du Centre de Recherches Historiques (4ème étage de la MSH) au 54 boulevard Raspail de 17h à 20h les 22 janvier, 13 février, 27 février, 25 mars, 09 avril, 27 mai et 4 juin 2020.

Pratiques sociales de l'écrit

Programme :

22 janvier – Rendre des comptes par l’écrit à la fin du Moyen Âge
Marco Conti (Université Jean Moulin Lyon 3, CIHAM)
Ronan Capron (Université Jean Moulin Lyon 3, CIHAM)
Louis Genton (Université Paris-Saclay, UVSQ, DYPAC)

13 février – Écritures et expériences de l’espace urbain
Cécile Mattoug (Université Paris 1, Géographie-cités)
Mathilde Vassor (Université Paris-Sorbonne, GRIPIC)

27 février – Culture graphique, formes d’écriture et motifs de l’écrit
Marie-Anaïs Guégan (Université Jean Moulin Lyon 3, MARGE)
Ilsiona Nuh (Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand, CeLIS)
Ismérie Triquet (Université de Rouen, GRHis)
Chahan Vidal-Gorène (École Nationale des Chartes, Centre Jean Mabillon)

25 mars – Circulations du savoir et matérialités de l’écrit
Nicolas Michel (Université de Namur, PaTHs)
Corinna Onelli (EHESS, CRH)
Thomas Veret (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, ILPGA)

9 avril – Lire et écrire au prisme du genre : l’apport des archives privées (XVe-XIXe s.)
Camille Caparos (Aix-Marseille-Université, TELEMMe)
Serena Galasso (EHESS, CRH)
Isabelle Matamaros (Sorbonne Université, LabEx EHNE, SIRICE)

27 mai – Écrit, travail, identité
Dalila Hellis Caputo (EHESS, CRH)
Isabelle Coquillard (Université Paris Nanterre, Laboratoire CHisCo)
Marine Lépinard (EHESS, CRH)

4 juin – Literary writing processes : past, present, future
Lamyk Bekius (Université d’Anvers, Huygens ING-KNAW)
Floor Buschenhenke (Université d’Amsterdam, Huygens ING-KNAW)
Anne-Marie Butzek (Aix-Marseille-Université, Centre PsyClé)

Publié dans Séminaire | Laisser un commentaire

Journée d’étude – Histoire de genre ? Genre, sciences humaines et population au Moyen Âge

Programme : Programme Journée Histoire de Genre

La journée d’étude se tiendra dans la salle MLR001 dans la Maison de la Recherche sur le campus Universitaire Bordeaux Montaigne

Domaine Universitaire
Esplanade des Antilles
F-33607 Pessac

Wendy Bougraud (wendy.bougraud@u-bordeaux-montaigne.fr) doctorante contractuelle, Aunosius (UMR5607), Université de Bordeaux Montaigne
Clara Blanchard (clara.blanchard36@gmail.com) doctorante contractuelle, TranSphères, ArScAn (UMR7041), Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne

Programme journée d'étude Genre

Les études de genre ont connu un développement tardif dans la recherche française, dont les premiers travaux datent de la fin des années 90. En comparaison, la discipline qui a été initiée aux Etats-Unis lors des premières manifestations pour les droits des femmes dans les années 70, est très développée au Royaume-Uni, en Allemagne, ou dans les pays scandinaves. Cependant, cette « exception française » prend progressivement fin et les travaux sur le genre en sciences humaines sont de plus en plus fréquents quelle que soit la discipline. Les rapports de genre sont en effet au fondement du corps social abordant alors aussi bien l’âge, la hiérarchie sociale, le sexe, etc. Les approches méthodologiques sont donc plurielles, et bénéficient d’un travail comparatif grâce à l’apport des différentes disciplines des sciences humaines et sociales.

Comment le croisement de ces différents domaines peut-il leur permettre de s’enrichir mutuellement tout en mettant au premier plan la diversité des questions de genre?

Cette journée d’étude fait office de deuxième session après un séminaire dédié à la question du genre en archéologie, qui a réuni des chercheurs issus d’horizons différents, de la Préhistoire (Anne Augereau (Inrap – Préhistoire et technologies), au Moyen-Âge (Patrick Périn (MNA), Véronique Gallien (Inrap) Emmanuelle Santinelli (Université polytechnique des hauts de France – CALHISTE), Wendy Bougraud (Bordeaux Montaigne – Ausonius), en passant par la Protohistoire (Caroline Trémeaud (Trajectoires). La nécessité d’une deuxième journée consacrée aux sciences humaines s’impose dans un cadre de recherche transdisciplinaire, afin de faciliter les échanges sur les populations du Moyen Âge, notamment dans les contextes funéraire et de la vie quotidienne.

L’objectif de cette journée est aussi d’encourager les rapports entre les différents acteurs des études genre, à différentes échelles, que ce soit les universités, les laboratoires ou les associations et réseaux.

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Publication en ligne – « Méthodes d’enregistrement des données en archéologie », éd. Candice Del Medico, Marion Dessaint, Camille Gorin

L’archéologie nécessite des méthodes d’enregistrement rigoureuses qui sont la base de l’approche scientifique de l’étude d’un site et de la construction d’un corpus. Comment doit-on enregistrer les données archéologiques ? Quelles sont les méthodes à notre disposition pour réaliser cette tâche sur le terrain et en laboratoire ?

28405100710340L

Cette publication fait suite à la 13e journée doctorale d’archéologie dont l’objectif était de débattre et de discuter autour de ces questions. Les communications et posters ont porté à la fois sur les différentes méthodes de fouilles et sur l’enregistrement des données, en laboratoire et sur le terrain, ainsi que sur leur partage. Les interventions ont mis en avant l’utilisation des nouvelles technologies pour l’enregistrement des données de terrain et de bases de données pour l’homogénéisation de la documentation de fouilles anciennes et récentes. Les cas d’étude présentés montrent également l’intérêt du partage de données en archéologie pour développer des approches pluridisciplinaires et complémentaires.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Méthodes d’enregistrement des données en archéologie, éd. Candice Del Medico, Marion Dessaint, Camille Gorin, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2019 (Archéo.doct | 13). Accès : ici

Source : Éditions de la Sorbonne

Publié dans Le réseau | Laisser un commentaire

Colloque – L’émergence des écrits en langue vulgaire. Le point de vue paléographique

Le XXIe Colloque de paléographie latine, L’émergence des écrits en langue vulgaire. Le point de vue paléographique, sera hébergé par l’Università degli Studi à Florence du 19 au 21 février 2020. Le Colloque se propose d’explorer les formes matérielles et les écritures qui caractérisent plus spécialement les phases les plus anciennes et les plus expérimentales de ce processus. En particulier, il sera intéressant de se demander jusqu’à quel point les modèles latins traditionnels, issus de conventions vieilles de plusieurs siècles, ont fonctionné comme points de référence, ou bien si, au contraire, ont été explorées d’autres voies en fonction de nouvelles exigences de communication ou du goût et des attentes d’un nouveau public de commanditaires.

Le processus qui a conduit les différentes langues d’Europe à accéder à la dimension écrite n’a pas été simple ni linéaire : la chronologie est variable, comme le sont aussi les circonstances, les stratégies, et la typologie des attestations. Dans ce domaine d’étude, où les philologues et les historiens de la littérature ont toujours été au premier plan, le point de vue paléographique peut apporter une contribution originale et décisive en ce qui concerne les modalités et la signification de cette accession, sans se limiter à contribuer de manière instrumentale à la datation et à la localisation des témoignages.

cropped-header_nuovo_ultimo

Programme :

Palazzo Fenzi Marucelli, via S. Gallo 10, 50129 Firenze
Dipartimento SAGAS, Aula Magna

Mercoledì 19 febbraio

8.00 – 9.30 Registrazione
9.30 – 10.00 Apertura: saluti del Rettore dell’Università di Firenze, prof. Luigi Dei, del Direttore del SAGAS, prof. Andrea Zorzi; Teresa De Robertis, Marc Smith

I sessione
presidente T. De Robertis

10.00-10.40 P. Åström (Kungliga Biblioteket, Stockholm), The relationship between Latin script and runes in Germanic languages from earliest times to the 12th century
10.40-11.20 M. Schubert (Universität Duisburg-Essen), Hildebrand, Otfrid, and Notker. German language on its way into literacy
11.20-11.40 pausa caffè

II sessione
presidente T. Webber

11.40-12.20 J. Alturo – T. Alaix (Universitat Autònoma de Barcelona), Le prime manifestazioni scritte in catalano: cause, origini, caratteristiche ed espansione di un nuovo sistema grafico
12.20-13.00 F.J. Álvarez López (University of Exeter), Bilingual texts in late Anglo-Saxon Manuscripts: layout, script and use
13.00-14.00 pausa pranzo

III sessione
presidente D. Muzerelle

14.00-14.40 G. Frosini (Accademia della Crusca), Dalle carte e dalle pietre: riflessioni e considerazioni per la storia della lingua italiana
14.40-15.20 T. De Robertis (Università di Firenze), Il libro di poesia tra norma e innovazione
15.20-16.00 M. Pantarotto (Università telematica eCampus), La scrittura a mosaico: inserti in volgare nei testi della predicazione. Aspetti grafici e perigrafici a confronto
16.00-16.30 pausa caffè

16.30 – 18.00 Assemblea generale del CIPL

Giovedì 20 febbraio

IV sessione
presidente E. Overgaauw

9.00-9.40 Å. Ommundsen (Universitet i Bergen), Bilingual scribes in the far North: early evidence from Trondheim, Norway
9.40-10.20 H. Pátková (Univerzita Karlova, Praha), Czech language and Latin alphabet in the late Middle Ages
10.20-11.00 M. Smith (École Nationale des Chartes, Paris), L’émergence d’écritures nationales à la Renaissance
11.00-11.30 pausa caffé

V sessione
presidente O. Merisalo

11.30-12.10 N. Giovè Marchioli (Università di Padova) – C. Tedeschi (Università di Chieti-Pescara), Le scritture esposte in volgare: dalle tracce alla diffusione. Note paleografiche
12.10-12.50 M. E. Martin Lopez (Universidad de León), La emergencia de los escritos en lengua vulgar. Factores y actores en las inscripciones hispanas (ss. XI-XIII)
12.50-14.40 pausa pranzo

14.00-14.40 presentazione poster APICES e CIPL (Aula parva)

VI sessione
presidente M. Maniaci

14.40-15.20 M. Careri (Università di Chieti-Pescara), La forma del titulus. Dal latino alle lingue romanze
15.20-16.00 F. Ceresato – V. Mariotti – D. Stutzmann (CNRS-IRHT, Paris – Université de Lille), Les abréviations dans les manuscrits français du XIIIe siècle : analyses statistiques
16.00-16.30 pausa caffè

16.30-17.00 Assemblea APICES

Venerdì 21 febbraio

VII sessione APICES
presidente S. Barret

9.20-9.30 presentazione della sessione
9.30-9.50 Alessandro Palumbo (Universitetet i Oslo), Bilingualism and biscriptality in medieval Scandinavia
9.50-10.10 Kathryn Peak (University of Oxford), The reception and transmission in England of Boethius’ De Consolatione Philosophiae in the fourteenth and fifteenth centuries
10.10-10.30 Annafelicia Zuffrano (Università di Bologna), Gli estimi in volgare bolognese della fine del Duecento: note paleografiche
10.30-10.50 discussione
10.50-11.20 pausa caffè

VIII sessione
presidente C. Glaßner

11.20-12.00 A. Nievergelt (Universität Zürich), Diakritika in der Schriftgeschichte der altgermanischen Sprachen
12.00-12.40 M. Lacanale (Università di Chieti-Pescara), Gli accenti nei manoscritti romanzi del XII secolo
12.40-14.30 pausa pranzo

IX sessione
presidente C. Dutschke

14.30-15.10 F. Roldão (Universidade de Lisboa) – J. Serafim (Universidade Europeia de Lisboa / Centro de linguas da Universidade de Lisboa), Les chartes de franchises au milieu de l’émergence du portugais : aspects graphiques et matériels
15.10-15.50 M. R. Morujão (Universidade de Coimbra), La langue portugaise dans la chancellerie royale portugaise au XIIIe siècle
15.50-16.10 pausa caffè

X sessione
presidente M. Smith

16.10-16.50 J.Wolf (Universität Marburg), Form – Funktion – Schrift. Buch- und Schriftproduktion in der Lübischen Kanzlei von 1230-1330
16.50-17.30 D. Belmonte (Universidad de Sevilla), El surgimiento de las escrituras en romance en la Edad Media sevillana: documentos del arzobispo y del cabildo catedralicio

17.30-18.00 chiusura del convegno

20.00 cena (su iscrizione)

RISTORANTE GOLDEN VIEW, via de’ Bardi 58/r, 50125 Firenze

Sabato 22 febbraio
10.00 (su iscrizione)

Visita guidata al Museo Nazionale del Bargello

Informations pratiques :

Florence
19 – 21 février 2020

Inscriptions jusqu’au 31 janvier 2020

L’Associazione Italiana Manoscritti datati (AIMD) et l’Associazione Italiana Paleografi e Diplomatisti (AIPD) mettent à disposition 10 bourses de 200 € pour couvrir partiellement les dépenses de voyage et de logement d’étudiants et de chercheurs au début de leur carrière. Conditions de participation et présentation des dossiers : CIPL_2020_bourses

Source : CIPL 2020

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Séminaire – Programme Medieval Seminar Series (Henri Pirenne Institute for Medieval Studies, Universiteit Gent)

The programme for the second semester (Jan.-Jun. 2019) of the 2019-2020 Medieval Seminar Series is online! The programme will be updated and expanded throughout the year. Please carefully check times and venues!

As the usual conference room for lunch lectures is no longer available, most lunch and evening lectures will take place in the Blandijn or Plateau buildings of Ghent University. Venues may vary.

Capture d’écran 2019-12-13 à 17.09.12

Programme :

15 Jan. 2020
Collaborative Seminar ‘Medieval Landscape and Settlement Research: the Legacy of Adriaan Verhulst’ (Rozier building, Lecture Room 1.3), 09.15-15.30 https://eventmanager.ugent.be/workshopVerhulst

28 Jan. 2020
Lunch Lecture Julie Hotchin (Australian National University), ‘Re-forming space: gender and material culture in late medieval women’s monasteries’ (Plateau, ground floor, Simon Stevin Room), 12.00-13.00

4 Feb. 2020
Lecture Bronwen Neil (Macquarie University), ‘Forging the Faith: Pseudo-Epistolography in Christian Late Antiquity’ (Plateau, 1st floor, Lecture Room 1.3), 15.00-17.00

10 Feb. 2020
Lunch Lecture Rik Opsommer (Ypres City Archive & Ghent University), ‘Het leenrecht in het graafschap Vlaanderen in de 14de en 15de eeuw: bronnen en mogelijkheden voor lokaal en regionaal onderzoek’ (Blandijn, 3rd floor, Camelot Room), 12.00-13.00

5 Mar. 2020
Lunch Lecture Mattia Fochesato (Bocconi University, Milano), ‘Different Local Response to the Black Death’ (Blandijn, 3rd floor, Camelot Room), 12.00-13.00

13 Mar. 2020
Lunch Lecture Stephen Hewers (Trinity College Dublin), ‘Murder was the case that they gave me: legal status of people in medieval English Ireland as seen through criminal case records’ (Blandijn, 3rd floor, Camelot Room), 12.00-13.00

3 Apr. 2020
Lunch Lecture Julian Yolles (Southern Denmark University & University of York), ‘Christian Unity and Religious Polemic in Walter the Chancellor’s Bella Antiochena (c. 1115-22)’ (Blandijn, 3rd floor, Camelot Room), 12.00-13.00

Source : Henri Pirenne Institute for Medieval Studies

Publié dans Séminaire | Laisser un commentaire