Appel à contribution – Étudier le bâti médiéval (1850-1950). Acteurs, enjeux, méthodes

« Le dix-neuvième siècle fut, dans une assez large mesure, à l’égard du Moyen Âge, ce que le seizième siècle avait été à l’égard de l’Antiquité gréco-romaine » : ainsi Michel de Bouärd introduisait-il, en 1975, son Manuel d’archéologie médiévale (M. de Bouärd, Manuel d’archéologie médiévale. De la fouille à l’histoire, Paris : Sedes, 1975).

La fondation par François Guizot de l’Inspection générale des Monuments historiques, en 1830, et du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, en 1834, accompagna une prise de conscience patrimoniale (P. Nora (dir.), Les lieux de mémoire : la nation **. Le territoire, l’état, le patrimoine, Paris : Gallimard, 1986) et l’émergence des disciplines nouvelles (E. et J. Gran-Aymerich, « L’archéologie au CNRS : origine et mise en place », reprint des Cahiers pour l’histoire du CNRS, n°9, 1990, http://www.histcnrs.fr/pdf/cahierscnrs/gran-aymerich.pdf ; L. Therrien, L’histoire de l’art en France : genèse d’une discipline universitaire, Paris : CTHS, 1998 ; S. Talenti, L’histoire de l’architecture en France : émergence d’une discipline (1863-1914), Paris : Picard, 2000). La création d’une chaire d’archéologie médiévale à l’École des Chartes, à Paris, dès 1847, marquait symboliquement la reconnaissance du monument comme un objet digne d’intérêt dans un champ de recherches jusque-là focalisé sur les sources d’archives. Les nombreux voyages que Prosper Mérimée effectua dans toute la France, pour les Monuments historiques, avec l’appui des institutions locales et des sociétés savantes, témoignent en outre de l’ampleur nationale de l’entreprise. Les questionnaires envoyés à toutes les communes françaises par le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, sous la direction de Narcisse-Achille Salvandy, en 1838 et en 1847, trahissent quant à eux la priorité que l’État accordait alors au patrimoine médiéval (X. Charmes, Le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (histoire et documents), Paris : Imprimerie nationale, 1886, 2 vol.). Cette politique patrimoniale, largement centralisée, se poursuivit pendant la seconde moitié du XIXe siècle et, dès les années 1880, la création de nouveaux cours et la multiplication des sociétés savantes (J.-P. Chaline, Sociabilité et érudition en France : les sociétés savantes en France aux XIXe et XXe siècles, Paris : CTHS, 1995) favorisaient l’étude des monuments médiévaux et, surtout, des édifices chrétiens.

Capture d’écran 2019-07-24 à 16.29.40

En province, la situation était pourtant très inégale d’une région à l’autre tant elle dépendait des initiatives d’individus isolés ou intégrés dans des sociétés savantes. Véritable « laboratoire de recherches », la Normandie fit figure d’exception grâce aux travaux précurseurs d’Arcisse de Caumont qui fonda aussi, en 1834, la Société Française d’Archéologie. Sans être délaissées, d’autres régions, ne connaissaient pourtant pas le même engouement pour l’étude des monuments du Moyen Âge. Dans des villes comme Vienne ou Lyon, le phénomène s’explique sans doute par la prégnance de l’archéologie antique. Ainsi les travaux consacrés à la Bourgogne et au Lyonnais par Joseph Bard, qui se définissait comme un « monumentaliste », n’eurent-ils que des répercussions limitées comme le suggèrent, à la fin de ses deux ouvrages majeurs (J. Bard, Statistique générale des basiliques et du culte dans la ville de Lyon, précédée d’instructions sur l’archéologie sacrée dans la province ecclésiastique de cette métropole et dans une partie de celle de Besançon et suivie d’études sur divers types et sous-types d’architecture burgondo-lyonnaise, choisis dans nos diocèses du sud-est, Lyon : Revue du Lyonnais, 1842 ; Idem, Derniers mélanges d’archéologie sacrée, Lyon : Chambet fils, 1847), les listes de souscripteurs où les acteurs de l’érudition régionale brillent par leur absence. À la charnière du XIXe et du XXe siècle, la situation avait pourtant évolué à Lyon grâce à l’apparition d’un enseignement régional de l’histoire de l’art médiéval, à la faculté de lettres et à l’école des Beaux-Arts, mais aussi grâce à la multiplication des sociétés savantes et à leur intérêt nouveau pour les monuments du Moyen Âge. Mais il s’agissait là de deux mondes parallèles, dont les membres ne se fréquentaient guère et ne collaboraient pas.

L’histoire de l’architecture médiévale fut donc écrite, à partir du milieu du XIXe siècle, par des hommes dont la formation, le parcours professionnel et les objectifs étaient variés. De fait, ils élaborèrent chacun leurs méthodes d’analyse et leurs grilles de lecture du bâti médiéval, lesquelles sont à l’origine de nos pratiques en histoire de l’art et en archéologie. S’intéresser à ces hommes et à leurs travaux : tel est l’objet de la journée d’études Étudier le bâti médiéval (1850-1950). Acteurs, méthodes et enjeux.

Actuellement, le regard porté sur l’architecture médiévale au XIXe siècle est un thème fédérateur en Europe. De nombreux travaux traitent en particulier du point de vue des architectes restaurateurs qui, à l’image d’Eugène Viollet-le-Duc, intervinrent sur des édifices médiévaux ((Voir, par exemple, B. Phalip et J.-Fr. Luneau (dir.), Restaurer au XIXe s. (I-II), Clermont-Ferrand : Presses universitaires Blaise Pascal, 2012-2013 ; A. Timbert, Restaurer et bâtir : Viollet-le-Duc en Bourgogne, Villeneuve-d’Ascq : Presses universitaires du Septentrion, 2013. Voir aussi, plus récemment, le colloque international organisé sous la direction de M. Piavaux, Cl. Houbart et A. Timbert, Matériaux, métiers et techniques. Vers une histoire matérielle du chantier de restauration (1830-1914), Paris-Liège-Namur, décembre 2017, ainsi que le séminaire organisé par l’Institut National d’Histoire de l’Art et l’Université de Picardie Jules Verne : Construire, restaurer, détruire : les chantiers du XVIIIe au XXe siècle, février-juin 2018.)). Cette journée d’études s’inscrit dans cette dynamique tout en élargissant les perspectives : elle ne traitera pas de personnalités exceptionnelles, intervenues sur des chantiers prestigieux, au sein de grandes cités, mais plutôt des figures dont les travaux sont restés confidentiels, ne sont pas passés à la postérité, mais sont pourtant des témoignages éloquents sur l’origine de nos disciplines. Par leur profession (architectes départementaux ou diocésains) ou simplement par passion (érudits, historiens locaux), ils furent des hommes de terrain s’attachant à décrire, dessiner et comprendre ici une petite église rurale, là les vestiges d’un donjon. Il s’agit, en somme, de s’affranchir du cas exceptionnel pour s’intéresser davantage au quotidien d’hommes ancrés dans leur territoire, un quotidien sans doute plus révélateur des sociétés elles-mêmes. Parmi eux, les érudits qui, à l’image du père Camille de la Croix pour le Poitou ((J.-M. Guillouët et N. Faucherre, « Des archéologues au service de la foi ? Le père de la Croix à Saint-Philibert-de-Grandlieu et le chanoine d’Urville à Nantes », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest [En ligne], 118-3 | 2011, mis en ligne le 30 novembre 2013, consulté le 19 mars 2019. http://journals.openedition.org/abpo/2071 ; DOI : 10.4000/abpo.2071 Voir aussi le travail collectif en cours sur les archives de cet érudit, sous la direction de N. Dieudonné-Glad, à l’Université de Poitiers : http://sha.univ-poitiers.fr/histoire-art-archeologie/enseignants/conferences-et-valorisation/archives-de-camille-de-la-croix-pretre-et-archeologue-1831-1911/)), sillonnaient inlassablement leur région, retiendront particulièrement l’attention. Leur documentation, encore largement délaissée, constitue « un maillon fondamental dans la transmission de connaissances » comme l’ont montré, pour les savants des XVIIe et XVIIIe siècles, les communications proposées lors d’une récente journée d’études (Journées organisées par Jérémy Delmulle et Haude Morvan, Les médiévistes face à la documentation des érudits modernes. Méthodes et enjeux, Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 7-8 mars 2019). Il faut alors élargir la problématique en s’intéressant aux érudits qui, au XIXe siècle, ont traité d’architecture : d’emblée, il est possible d’affirmer que, à l’instar des historiens, les historiens de l’art et les archéologues ont négligé la documentation qu’ils ont produite.

Cette journée propose de mettre en œuvre, à l’échelle de l’Europe occidentale, cette approche épistémologique des sciences médiévales consacrées au bâti castral, civil ou religieux. Elle exploitera, dans une perspective pluridisciplinaire, tout matériau susceptible de nourrir ces problématiques. Au-delà des monuments eux-mêmes, qui tiennent lieu de source majeure, les correspondances de savants, les archives de sociétés savantes, les photographies ou les relevés anciens, ou encore les fonds des Monuments historiques, par exemple, pourront être convoqués pour aborder un ou plusieurs des axes présentés ci-après.

Thèmes

« Acteurs du patrimoine »

Il sera possible de s’intéresser à quelques-uns de ces personnages qui, sur un plan local ou régional, ont œuvré pour la conservation ou la connaissance des bâtiments médiévaux. S’attacher à retracer leurs formations et leurs parcours, en un mot leurs « carrières », permettra de comprendre pourquoi ils étudièrent ce patrimoine, parfois à contre-courant des institutions régionales, mais aussi de s’interroger sur leur conception de l’histoire de l’art et de l’archéologie du Moyen Âge. Travaillaient-ils en solitaires ou étaient-ils, au contraire, impliqués dans des réseaux de savants ? Confrontaient-ils le résultat de leurs travaux aux opinions d’autrui ?

Documentation érudite

La confrontation des édifices conservés avec la documentation, graphique ou textuelle, dont ils firent l’objet entre 1850 et 1950, permettra d’envisager, de manière concrète, les méthodes d’analyse mises en œuvre et d’évaluer la fiabilité des résultats alors obtenus par ces savants. Elle incitera sans doute à accorder une plus grande attention à leurs nombreuses archives qui constituent parfois la seule source de données sur des bâtiments disparus. Elle permettra enfin d’évaluer l’impact de ces travaux, souvent pionniers, sur l’intérêt accordé a posteriori par la communauté scientifique aux sites concernés.

Milieux savants et milieux officiels

S’interroger sur les interactions, ou l’absence d’interactions, entre ces hommes de province et les représentants de l’État ou les grandes personnalités des sciences médiévales du monument pourra aussi amener à réfléchir à la manière dont l’histoire de l’art et l’archéologie se sont construites, loin de Paris, sur des territoires a priori peu propices à de tels travaux, à en croire une idée encore répandue dans l’historiographie. Elle permettra sans nul doute d’observer des situations variées depuis l’admiration du savant modeste envers le chercheur reconnu jusqu’au manque de considération, voire au rejet, de tout travail n’émanant pas d’un personnage de la région.

Modalités de soumission

Cette journée d’études est organisée pour l’équipe 3 du laboratoire ArAr Archéologie et Archéométrie (UMR 5138) par les membres de l’axe 4 « L’architecture médiévale à l’épreuve des sociétés modernes ». Elle aura lieu les 26 et 27 mars 2020, aux Archives départementales du Rhône et métropolitaines de Lyon.

Les communications auront une durée de 20 à 25 minutes. Les propositions comprendront un résumé (1000 à 3000 signes) et un bref CV. Elles pourront être rédigées en anglais ou en français.

Elles seront envoyées conjointement aux organisatrices avant le 31 octobre 2019 :

Olivia Puel (puel.olivia@gmail.com), Anelise Nicolier (anelise.nicolier@orange.fr) et Laura Foulquier (laurafoulquier@wanadoo.fr).

Comité scientifique

Bonnie Effros, Professeure d’Histoire économique et sociale, Université de Liverpool
Nicolas Faucherre, Professeur d’Histoire de l’art et archéologie du Moyen Âge, Université d’Aix-Marseille
Alain Guerreau, Historien médiéviste, Directeur de recherche honoraire au CNRS
Jean-Marie Guillouët, Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval, Université de Nantes
Dale Kinney, Professeure émérite d’Histoire de l’art, Université Bryn Mawr (Pennsylvanie)
Haude Morvan, Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval, Université Bordeaux-Montaigne
Jean-Michel Poisson, Maître de conférences honoraire en Histoire et archéologie du Moyen Âge, EHESS
Nicolas Prouteau, Maître de conférences en Archéologie médiévale, Université de Poitiers

Comité d’organisation

Anelise Nicolier, Docteure en histoire de l’art médiéval
Olivia Puel, Docteure en archéologie médiévale
Laura Foulquier, Docteure en histoire de l’art médiéval

Source : Calenda

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication – Elizabeth M. Hallam et Charles West, « Capetian France 987–1328 »

Capetian France 987–1328 is an authoritative overview of the country’s development across four centuries, with a focus on changes to the political, religious, social and cultural climate during this period.

When Hugh Capet took the throne of France in 987, his powers were weak and insignificant, but from an inauspicious beginning he founded a dynasty that was to last over 300 years and that came to dominate western Europe. This carefully updated third edition draws extensively on new scholarship that has emerged since the previous edition. It contains images, maps, family trees and a discussion of key sources, allowing the reader to develop a strong contextual knowledge as well as a greater connection with the material world of the period.

Maintaining a balance between a compelling narrative and an in-depth examination of central themes of the age, Capetian France 987–1328 provides a comprehensive account of this significant era within France’s history and is essential reading for all students of medieval France and Europe.

Table des matières : ici

9781138887688

Elizabeth M. Hallam holds honorary academic appointments at the University of East Anglia, UK, and the University of York, UK. Until 2016 she held the position of Director of Information Services and Librarian at the House of Lords, and she is now a Leverhulme Trust Emeritus Research Fellow, currently working on the architectural history of the Palace of Westminster.

Charles West has been teaching and researching at the University of Sheffield, UK, since 2008, where he is a Reader in Medieval History. He has published widely on medieval European history and sits on the editorial boards for Early Medieval History and the History Workshop Journal.

Informations pratiques :

Elizabeth M. Hallam et Charles West, Capetian France 987–1328, Routledge, 2019. 492 Pages. ISBN 9781138887688. Prix : 23,99 £.

Source : Routledge

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Colloque – Der Tod des Königs: Realität, Literatur, Repräsentation

Der Tod eines Königs war, auch wenn er unter natürlichen Umständen zu Stande kam, immer ein kritischer Moment in der Geschichte einer Herrschaft. Er war meist Ausgangspunkt für einen komplizierten Prozess der Machtübergabe, der einen langen Zeitraum der politischen Krise einleiten konnte. Er schloss immer auch die Möglichkeit einer Neuordnung des Königreichs mit ein, in der die Machtverhältnisse zurechtgerückt wurden. Es mangelt nicht an Beispielen, in denen das Verschwinden des Monarchen ein provozierter Akt war, ein zusätzliches Element im Machtpoker der mittelalterlichen Politik.

Das Freiburger Colloquium 2019 hat zum Ziel einen interdisziplinären Blick auf diesen transzendenten Moment des Lebens eines Königreichs zu werfen. Wir möchten über die reiche Literatur, die dieses Ereignis begleitet (chronikale Berichte, Begräbnispoesie, volkstümliche Erzählungen, Exempla) ebenso nachdenken, wie über ihre Repräsentationsformen und Symbole (Gräber, Ikonographie, Skulpturen) und über ihre politische Bedeutung.

Screenshot_2019-07-06 Freiburger Kolloquien Mediävistisches Institut Universität Freiburg

Programme :

Montag, 9. September

09.00–09.30 Uhr: Begrüssung durch den Vize-Rektor Prof. Franz Mali und Einführung durch die Organisatoren des Kolloquiums

Sektion 1: La mort de rois légendaires / Der Tod legendärer Könige

09.30–10.15 Uhr: Catherine Gaullier-Bougassas (Université de Lille): « La mort d’Alexandre le Grand dans la littérature française du Moyen Âge »
10.45–11.30 Uhr: Faustina Doufikar-Aerts (Universiteit van Amsterdam): « Passing away under suspicious circumstances: Arabic and Islamic history, iconography and lore about King Alexander’s deathˮ
11.30–12.15 Uhr: Gilles Lecuppre (Université de Louvain): « La mort des rois : quels enseignements politiques tirer du ‘De casibus’ et de ses épigones? »

Sektion 2: « La conservation du corps royal / Die Konservierung des königlichen Körpers »

14.00–14.45 Uhr: Michael Bojcov (National Research University, Higher School of Economics, Moscow): „Aromatibus conditur. Zu welchem Zweck und mit welchen Mitteln wurden die königlichen Leichen konserviert?“
14.45–15.30 Uhr: Eva Leistenschneider (Museum Ulm): „Das Grab des Königs. Die französischen Herrschergrabmäler des Mittelalters“
16.00–16.45 Uhr: Mirko Vagnoni (Université de Fribourg): « The dead body of king Robert of Anjou (1343) »

Dienstag: 10. September

Sektion 3: « Le discours autour du décès du roi / Der Diskurs um das Ableben des Königs »

09.00–09.45 Uhr: Ariel Guiance (Universidad de Córdoba, Argentinien): « La mort du roi en Castille : entre discours politique et légitimité royale »
10.15–11.00 Uhr: Jean-Pierre Jardin (Université de Paris-Sorbonne III) : « Mort du roi et exemplarité dans la Suma de reyes du Despensero (Castille, XVe siècle) : quelques exemples »
11.00–11.45 Uhr: Amaia Arizaleta (Université de Toulouse-Le Mirail) : « La mort du roi dans les textes castillans en latin et en langue vernaculaire, autour de 1200 »

14.00–14.45 Uhr: Hans-Joachim Schmidt (Universität Freiburg): „Die Ermordung Kaiser Heinrichs VII. 1313 – Gerücht, Propaganda, Lüge“

Sektion 4: « A chacun sa mort / Jedem seinen Tod »

14.45–15.30 Uhr: Anne Marie Helvetius (Université de Paris VIII) : « La mort de Clovis, roi des Francs (511) »
16.00–16.45 Uhr: Murielle Gaude-Ferragu (Université de Paris-Sorbonne XIII) : « La mort du roi sage (Charles V, 1380) »

Mittwoch, 11. September

Sektion 5: « Les rituels de la mort / Rituale des Todes »

09.00–09.45 Uhr: Thalia Brero (Université de Genève): « Le roi est mort, vive le duc ! Emprunts et transferts entre les rituels funéraires des rois de France et ceux des princes de Savoie à la fin du Moyen Âge »
10.15–11.00 Uhr: Sofía Fernández Pozo (Université de Fribourg) : « The Frame of Death: Royal Funerary Rituals and their Representation in the Fourteenth Century Crown of Aragon »
11.00–11.45 Uhr: Georges Martin (Université de Paris-Sorbonne IV): « Captations sépulcrales et partages successoraux : traces d’une gestion féminine de la mort du roi à Pampelune, à León et en Castille au XIe siècle »
11.45–12.15 Uhr: Hugo O. Bizzarri : Conclusion et discussion finale / Schlussfolgerungen und Schlussdiskussion

Informations pratiques :

Ort : Fribourg
Veranstaltungsort : Misericorde, Saal Jäggi MIS 4112
Veranstalter : Mediävistisches Institut, Universität Freiburg Schweiz
Datum : 09.09.2019 – 11.09.2019

Kontakt : Martin Rohde
Mediävistisches Institut, Universität Fribourg, CH-1700 Fribourg, Misericorde
0041263007915
Martin.Rohde@unifr.ch

Source : H-Soz-Kult

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Colloque – Women and Violence in the Late Medieval Mediterranean, ca. 1100-1500

The last decades have witnessed an increased interest in research on the relationship between women and violence in the Middle Ages, with new works both on female criminality and on women as victims of violence. The contributions of gender theory and feminist criminology have renewed the approached used in this type of research. Nevertheless, many facets of the complex relationship between women and violence in medieval times still await to be explored in depth. This conference aims to understand how far the roots of modern assumptions concerning women and violence may be found in the late medieval Mediterranean, a context of intense cultural elaboration and exchange which many scholars have indicated as the cradle of modern judicial culture. While dialogue across the Mediterranean was constant in the late Middle Ages, occasions for comparative discussion remain rare for modern-day scholars, to the detriment of a deeper understanding of the complexity of many issues. Thus, we encourage specialists of different areas across the Mediterranean (Western Europe, Byzantium, and the Islamic world) to contribute to the discussion. What were the main differences and similarities? How did these change through time? What were the causes for change? Were coexisting assumptions linking femininity and violence conflicting or collaborating?

The conference will take place over two days thanks to the generous contributions of The Oxford Research Centre in the Humanities, the Maison Française d’Oxford, and the UMR Orient- Mediterranée Monde Byzantin.

Keynote speakers
Professor Carol Lansing (UC Santa Barbara)
Professor Élisabeth Malamut (Université de Provence)
Conclusion by Professor Annick Peters-Custot (Université de Nantes)

image-women-and-violence

Programme :

Day 1 – Friday 27th September

9:30-10:00 Registration
10:00-10:15 Opening remarks
10:15-11:15 First Keynote lecture – Gender expectations, rage, and women’s strategies of retribution in late medieval Italy – Carol Lansing, University of California Santa Barbara
11:15-11:30 Coffee Break

11:30-13:00 Session 1 – Gendered Crime
Chair: Sophie Marnette, Oxford

A silent violence. Veneficium as a gendered crime in Late Medieval Italy (Emilia Musumeci, Teramo)
« Under his Eye »: abortion and the gendering of crime in Byzantium (Stephanie Novasio, Birmingham)
Negotiating Violence and Consent: Sex Workers in Later Medieval France and Burgundy (Lucia Akard, Oxford)
13:00-14:00 Lunch

14:00-16: 00 Session 2 – Women and War
Chair: Vivien Prigent (CNRS – Paris 1)

« Both General and Lady »: The 1135 Defence of Gangra by its Amira (Maximilian Lau, Tokyo)
Representations of women’s violence in the epic: the old French Guillaume d’Orange cycle, the Byzantine Digenis Akritis and the Persian Book of Kings by Ferdowsi (Nina Soleymani Majd, Grenoble)
À l’épreuve des guerres seigneuriales. Des rôles féminins dans la trame de l’Histoire de Corse (Lucie Arrighi, Corsica)
Reflections on Women and Warfare in Communal Italy (XII-XIII centuries) (Alberto Luongo, Siena)
16:00-16:30 Coffee Break

16:30-18:00 Session 3 – Legal Theory
Chair: Hannah Skoda (Oxford)

The Criminality of Women in Late 15th-Century Ottoman Legal Theory (Fatma Gül Karagöz, Galatasaray)
Les droits des femmes dans le Kanun albanais (Kostanca Jorgji, Limoges)
Lascivious crimes and legitimate proofs: women and the juridical transformation of Norman and Staufen Sicily (Philippa Byrne, Oxford)
18:00-19:00 Drinks reception
19:30-21:30 Dinner for speakers and chairs

Day 2 – Saturday 28th September

9:15-10:15 Second keynote lecture – La parrèsia, violence specifique de la femme à Byzance – Élisabeth Malamut, Aix-Marseille
10:15-11:15 Coffee Break

10:30-12:30 Session 4 – Conflict and Peace-making
Chair: David Zakarian, Oxford

A queen, a sister and a mother. The role of Elizabeth of Aragon, Queen of Portugal, as a sponsor of Iberian peace (1300-1305) (Diana Martins, Lisbon)
« With her aid, direction, and fervor »: Women and the Politics of Lordship in Fourteenth-Century Tuscany (Joseph Figliulo- Rosswurm, University of California Santa Barbara)
« She Wanted to Trample the Land of Her Enemies »: Queen Isabel of Castile’s Chivalric Fondness for Violence (Samuel Classen, California Lutheran University)
A likely transfer of Mediterranean influence on performance of a Hungarian noblewoman. The case of Elizabeth Szilágyi (c.1410-1483) (Melina Rokai, Belgrade)
12:30-13:30 Lunch

13:30-15:00 Session 5 – Violence Against Women
Chair: Miri Rubin, Queen Mary’s University

Violence against Women in T‘ovma Mecopec‘i’s History of Tamerlane and his Descendants (15th c.) (David Zakarian, Oxford)
Medieval Verbal Harassment: Harassing Women and Women harassed in the Italian criminal court records (Bologna 1350- 1400) (Chloé Tardivel, Paris Diderot)
Legal regulation of sex crimes in medieval Serbia and its Mediterranean communes (Nina Kršljanin, Belgrade)
15:00-15:30 Coffee Break

15:30-17:00 Session 6 – Women at the Margins
Chair: Philip Booth, Oxford

Jewish women in the Crown of Aragon and intra-community violence – 14th century (Chloé Bonnet, Perpignan)
Aristocracy, Slavery, and Violence on Women in Renaissance Central Italy (Loek Luiten, Oxford)
« Weak Little Women »: The Presence of Gendered Strategies in Early Fourteenth-Century Inquisitorial Courts (Delfi I. Nieto Isabel, Barcelona)
17:00-17:30 Conclusion – Annick Peters-Custot, Nantes

Informations pratiques :

Maison Française d’Oxford
2-10 Norham Road
Oxford, Oxfordshire OX2 6SE Royaume-Uni

27-28 September

This event is free. To secure your place, please register here

Facebook : ici

Source : Maison Française d’Oxford

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Offre d’emploi – Animateur-trice culturel-le (Musée de la Céramique, Andenne)

Dans le contexte de l’intégration au Phare (nouveau pôle muséal, touristique et culturel d’Andenne), le Musée souhaite renforcer son Service de médiation culturelle. Ce Service conçoit, organise et met en œuvre l’offre d’animation pour tous les publics : scolaire, extra-scolaire, adultes, seniors, familles, fragilisés… Ses missions visent à créer des espaces d’expérience, d’apprentissage et d’échanges pour les publics au sein des salles du nouveau Musée et de l’Atelier de céramique.

Poste à pourvoir : Animateur-trice culturel-le

Capture d’écran 2019-08-05 à 11.52.05

Sous la coordination de la responsable du Service de médiation culturelle, l’animateur-trice culturel-le

  • assure les visites guidées, animations et ateliers pour tous les publics.
  • prépare et remet en ordre le matériel pédagogique et les locaux d’animation.
  • contribue à la conception de nouveaux ateliers à proposer aux groupes.
  • participe aux projets pédagogiques et aux actions de communication du Service.

L’emploi est financé par le fonds Maribel, à raison d’un CDI mi-temps ; Echelon : B3 – 18h/sem

Profil recherché

Formation

BAC, en archéologie/histoire de l’art ou arts plastiques, à finalité pédagogique

Compétences professionnelles

Animation et gestion de groupes (tous publics)
Gestion d’ateliers créatifs
Maîtrise de l’expression orale et écrite
Maîtrise de la suite Office
Aptitude à collaborer et à s’intégrer dans une équipe

Compétences humaines

Souriant-e, dynamique et attentif-ve à la satisfaction des visiteurs
Sens de l’organisation et de l’adaptation
Autonomie et capacité d’innovation
Intérêt pour la culture et le monde des musées
Flexibilité (Disponible certains we et jours fériés)

Les atouts

La maîtrise du néerlandais et/ou de l’anglais (oral et écrit)
La connaissance pratique de logiciels de graphisme (Suite Adobe ou Affinity) pour concevoir des outils de médiation culturelle
Une connaissance pratique de la manipulation de l’argile et de la peinture sur céramique
Une expérience en gestion de projet

Entrée en fonction : septembre 2019

Comment postuler ?

Les CV et lettres de motivation sont à adresser par voie électronique à M. Benjamin Costantini, Président de l’asbl musee@ceramandenne.be pour le 15/08/2019 au plus tard.

Informations : 085/844.181, pendant les heures de bureau.

Une première sélection s’opérera sur CV. Les personnes retenues seront conviées à un entretien et invitées à présenter des réalisations passées ou en cours.

Contact

Musée de la céramique d’Andenne ASBL
Benjamin Costantini, Président
Marie-Julie Malache, Responsable du Service de médiation culturelle
29, rue Charles Lapierre
5300 Andenne

Source : Musée de la Céramique

Publié dans Offre d'emploi | Laisser un commentaire

Journée d’étude – Fragments d’architecture. Les collections lapidaires de la Flandre, de l’Artois et du Hainaut

Université d’Artois, 9 rue du Temple à Arras – Salle des colloques de la maison de la recherche
Vendredi 29 novembre 2019 (9h-17h)

Capture d’écran 2019-10-22 à 18.40.25

Deux journées d’études avaient été consacrées il y a quelques années aux dépôts lapidaires relatifs à des monuments médiévaux de Picardie et de la France du Nord – « L’architecture en objets : les dépôts lapidaires de Picardie » (Université de Picardie, Amiens, septembre 2006) et « L’architecture en objets : les dépôts lapidaires de la France du Nord » (INHA, Paris, décembre 2008). Cette troisième rencontre est l’occasion de présenter les dernières études sur cette thématique.

Les fragments d’architecture – qu’ils soient conservés dans les sites ou monuments même, dans des musées, dans des centres archéologiques… – forment soit les uniques vestiges d’édifices détruits, soit les témoins épars parmi les ruines, ou relèvent d’un dépôt constitué lors des restaurations engagées sur un monument ou à la suite de chantiers archéologiques. La diversité de leur nature et de leur lieu de conservation ainsi que de leur propriétaire appelle cependant des questionnements similaires quant à leur gestion, leur étude, fondamentale pour l’apport à la connaissance monumentale, et leur valorisation.

Cette journée d’études a pour but de faire connaître et de confronter les résultats de diverses recherches et réflexions engagées sur les collections lapidaires médiévales de la Flandre, de l’Artois et du Hainaut, liées à l’architecture religieuse, civile, édilitaire. Le champ chronologique du Moyen âge pourra s’ouvrir au début des Temps modernes, avec la Renaissance.

Cette rencontre rassemblera des professionnels du patrimoine, des historiens de l’architecture et des archéologues, qui proposeront une communication portant sur l’histoire des collections lapidaires d’un lieu et leur contenu, sur un fonds particulier, sur la gestion matérielle de ces collections, les moyens et les méthodes mis en œuvre pour leur étude et leur mise en valeur.

Programme :

9 h 00 Accueil du public
9 h 20 Introduction, Delphine Hanquiez, maître de conférences, Université d’Artois, CREHS

Présidence : Laetitia Maggio, conservatrice du patrimoine, Service régional de l’archéologie des Hauts-de-France

9 h 35 La collection lapidaire issue de la fouille du couvent des Dames de l’Abbiette à Lille – Christine Cercy, responsable d’opération, Inrap Hauts-de-France, IRHIS (Univ. Lille/CNRS) et Claude de Mecquenem, archéologue, Inrap Centre-Île-de-France, LEM (EPHE/CNRS)

10 h 00 Le dépôt lapidaire de la cathédrale Notre-Dame d’Arras – Delphine Hanquiez, maître de conférences, Université d’Artois, CREHS
10 h 25 Pause

10 h 45 La collection lapidaire de Seclin (Nord) : réflexions sur la collégiale et le quartier canonial – Guillaume Lassaunière, responsable du Centre archéologique de Seclin, IRHiS (Univ. Lille/CNRS) et Mathieu Tricoit, IRHiS (Univ. Lille/CNRS)
11 h 10 Gestion, étude et valorisation d’un dépôt lapidaire : exemple du lapidaire de l’abbaye de Vaucelles, équipement culturel du département du Nord – Sandrine Conan, archéologue du bâti, Service archéologique du département du Nord, IRHiS (Univ. Lille/CNRS), avec la collaboration de Patrice Herbin, responsable du Service archéologique du département du Nord, HALMA (Univ. Lille/CNRS)

11 h 35 Le fonds lapidaire de la Société archéologique de Namur. Un patrimoine chargé d’histoire(s) – Aurore Carlier, Gestionnaire des collections, Société archéologique de Namur – TreM.a
12 h 00 Discussion
12 h 20 Pause déjeuner

Présidence : Patrice Herbin, responsable du Service archéologique du département du Nord

13 h 50 Un patrimoine méconnu : le « musée lapidaire » du Palais des Beaux-Arts de Lille – Laetitia Barragué-Zouita, conservateur du patrimoine, Service des Musées de France, Ministère de la Culture
14 h 15 Les collections lapidaires de la direction du patrimoine de la ville de Lille – Nicolas Dessaux, conservateur du patrimoine, Service archéologie, Direction du Patrimoine, Lille
14 h 40 Les fonds lapidaires du Musée des beaux-arts de Cambrai : quelles collections pour quelle valorisation ? – Alice Cornier, directrice du Musée des beaux-arts de Cambrai
15 h 05 Pause

15 h 25 Saint-Omer, un lapidaire à redécouvrir – Romain Saffré, conservateur du patrimoine, directeur des Musées de la ville de Saint-Omer
15 h 55 De nouveaux outils pour conserver, étudier et valoriser les collections lapidaires : Centres de Conservation et d’Étude, photogrammétrie d’objet et RTI (Reflectance Transformation Imaging) – Hélène Agostini, responsable adjoint d’opération, Direction de l’archéologie du Pas-de-Calais et Laetitia Dalmau, responsable d’opération, Direction de l’archéologie du Pas-de-Calais, IRHiS (Univ. Lille/CNRS)
16 h 15 Discussion

16 h 35 Conclusion – Laetitia Barragué-Zouita, conservateur du patrimoine, Service des Musées de France, Ministère de la Culture

Comité scientifique

Laetitia Barragué-Zouita, conservateur du patrimoine, Service des Musées de France, Ministère de la Culture
Sandrine Conan, archéologue du bâti, Service archéologique du Nord, doctorante en histoire de l’art médiéval, Université de Lille, IRHiS
Nicolas Dessaux, conservateur du patrimoine, Service Archéologie, Direction du patrimoine, Ville de Lille
Delphine Hanquiez, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Université d’Artois, CREHS

Organisation

Delphine Hanquiez, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Université d’Artois, CREHS

Programme au format PDF : JE Fragments d’architecture 29 nov. 2019 Programme

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Offre d’emploi – Research associate for the project “What is original in an original royal charter? Re-evaluation and a new approach to writing and validation of western early medieval diplomas”

The position in accordance with Section 28 subsection 3 of the Hamburg higher education act (Hamburgisches Hochschulgesetz, HmbHG) commences on 01.10.2019.
This is a fixed-term contract in accordance with Section 2 of the academic fixed-term labor con- tract act (Wissenschaftszeitvertragsgesetz, WissZeitVG). The term is fixed for a period of three years. The position calls for 75% of standard work hours per week.

Hampbiurg

Responsibilities:
Duties include academic services in the project named above. Research associates may also pur- sue independent research and further academic qualifications.

Specific Duties:
Research in the frame of the project “What is original in an original royal charter? Re-evaluation and a new approach to writing and validation of western early medieval diplomas”. The position includes the enrolment in the Cluster’s graduate school, and requires participation in research colloquia, lecture series and workshops, as well as active engagement in the Cluster’s research activities.

Requirements:
A university degree in a relevant field. Expertise in Diplomatics, Palaeography, and Medieval Latin is expected. Fluent English, written and spoken.

The University aims to increase the number of women in research and teaching and explicitly encourages women to apply. Equally qualified female applicants will receive preference in ac- cordance with the Hamburg act on gender equality (Hamburgisches Gleichstellungsgesetz, HmbGleiG).

Qualified disabled candidates or applicants with equivalent status receive preference in the ap- plication process.

For further information, please contact Prof. Dr. Philippe Depreux (philippe.depreux@uni-ham- burg.de) or consult our website at https://www.written-artefacts.uni-hamburg.de/en.html.

Applications (in English) should include a cover letter, a tabular curriculum vitae, and copies of degree certificate(s). Please send applications by 23 August 2019 to: applications.csmc@uni-hamburg.de .

Please do not submit original documents as we are not able to return them. Any documents sub- mitted will be destroyed after the application process has concluded.

Publié dans Offre d'emploi | Laisser un commentaire

Bande dessinée – « Les temps barbares. Histoire dessinée de la France », par Bruno Dumézil et Hugues Micol

Des premiers temps du Moyen Âge, on ne retient souvent que l’idée vague de grandes « invasions barbares ». Si les tribus germaniques se sont effectivement regroupées sous de nouveaux noms (Francs, Goths, Alamans) pour affronter l’Empire romain, ces mouvements de populations bouleversent surtout la répartition des forces en Occident. S’ouvre une période de réformes juridiques et d’échanges commerciaux fructueux. Pour éclairer ces quatre siècles mouvementés, les historiens Augustin Thierry et Gustaf Kossinna mènent l’enquête auprès des grandes personnalités historiques de l’époque. Politiquement incorrecte et délicieusement critique, cette enquête savante et récréative fait exploser les mythes solidement ancrés dans nos esprits depuis notre tendre enfance…

bd7a

Né en 1976, Bruno Dumézil est maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Paris Ouest de Nanterre La Défense. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le haut Moyen Âge occidental dont Les Racines chrétiennes de l’Europe (Fayard, 2005), La Reine Brunehaut (Fayard, 2008), Des Gaulois aux Carolingiens (PUF, 2013). Il a également dirigé l’ouvrage collectif Les Barbares (PUF, 2016).

Né en 1969, Hugues Micol est diplômé de l’École Supérieure d’Arts Graphiques où il enseigne maintenant. Il est l’auteur d’une trentaine d’albums oscillant du western déjanté à l’histoire japonaise en passant par le polar, notamment Les Contes du 7e souffle (4 volumes avec Éric Adam, Vents d’Ouest, 2003), Terre de feu (2 volumes avec David B, Futuropolis, 2008) et Scalp (Futuropolis, 2017).

Informations pratiques :

Les temps barbares. Histoire dessinée de la France, par Bruno Dumézil et Hugues Micol, Paris, Éditions La Découverte, 2019. ISBN 979-10-92530-43-8. 22€.

Source : Éditions La Découverte

Publié dans Bande dessinée | Laisser un commentaire

Podcast – « Condamner à Mort au Moyen Âge », avec Claude Gauvard

Mardi 21 mai 2019, à la Tour Jean sans Peur (Paris 2e), carte blanche à Claude Gauvard, professeur d’histoire émérite (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), autour de son ouvrage : Condamner à mort au Moyen Âge (PUF 2018). Une conférence organisée en partenariat avec Les Amis du Musée de Cluny et Les Nautes de Paris.

Source : Amis du Musée de Cluny

Publié dans Podcast | Laisser un commentaire

Exposition – MaryaM. Marie dans l’art du Val Mosan

Du vendredi 21 juin 2019 au dimanche 8 septembre 2019
Collégiale Notre-Dame à Huy
Tous les jours, sauf le lundi, de 13 à 18H

Screenshot_2019-07-29 Septennales De Huy 2019

Les représentations de la Vierge Marie à travers les âges et les modes, l’évocation de la piété qu’elle suscite.

Peinture, sculptures, orfèvreries, tissus ; pièces choisies, dont certaines prestigieuses, parmi les plus typiques ou les plus vénérés entre Hesbaye et Condroz et dans le Val de Meuse.

L’accès à l’exposition permettra la visite conjointe du Trésor de la Collégiale, un des plus prestigieux de Belgique présenté dans la crypte romane.

Source : Septennales de Huy

Publié dans Exposition | Laisser un commentaire