Colloque – État des lieux. Histoire de la philosophie médiévale

La leçon inaugurale de la Chaire d’histoire de la philosophie médiévale portait comme titre une question : « Où va la philosophie médiévale ? ». Le colloque international du 20 au 21 mai 2019 au Collège de France (Amphithéâtre Maurice Halbwachs) fait l’État des lieux.

La réponse, à l’époque, était qu’elle allait « là où est la philosophie » et qu’elle était « là où va la philosophie ». La formule n’engageait à rien. Au terme d’un parcours de six ans, il est temps d’apporter une réponse plus explicite, cum fundamento in re. Le meilleur moyen d’y parvenir est que celles et ceux qui font exister cette discipline là où ils sont viennent dire eux-mêmes quels sont leurs projets, leurs résultats, leurs perspectives, leurs diagnostics, voire leur humeur – répondre en somme, collectivement, sur ce qu’auront été et, surtout, ce que seront les « travaux » qui nous rassemblent. Notre « État des lieux ».

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Programme :

Lundi 20 mai

9h – Ouverture : Alain de LIBERA, Collège de France
9h30 – L’historiographie de la philosophie et la philosophie peuvent-elles se passer d’une histoire des systèmes ?, Marwan RASHED, Université Paris-Sorbonne
10h – Ça ne s’arrête jamais. Scolastique médiévale et scolastique moderne, Jacob SCHMUTZ, Université Paris-Sorbonne
10h45 – Pause

11h – État des lieux : les lieux de la logique, Julie BRUMBERG-CHAUMONT, CNRS
11h30 – La philosophie va aussi là où était la théologie. Gilbert de Poitiers et les Porretains en tant que “philosophes naturels” et “philosophes théologiques”?, Luisa VALENTE, Sapienza Università di Roma
12h15 – Déjeuner

14h30 – Ars Sophistica, Leone GAZZIERO, CNRS
15h – Photo de groupe : Paris 1369, Monica BRINZEI, IRHT-CNRS
15h45 – Pause

16h – Pourquoi commenter Aristote ? Le projet de Thomas d’Aquin, Iacopo COSTA, CNRS
16h30 – Théologie médiévale et modernité religieuse. Les origines de la tolérance religieuse, Christophe GRELLARD, EPHE
17h – Les anonymes de l’anonyme : état des lieux sur le De causis, Dragos CALMA, University College Dublin

Mardi 21 mai

9h – Où va, d’où vient le compatibilisme ?, Olivier BOULNOIS, EPHE
9h30 – Quelle hérésie !, Irene CAIAZZO, CNRS
10h – L’atomisme avant la Physique (début XIIe siècle), Aurélien ROBERT, CNRS
10h45 – Pause

11h – Les Confessions, Philippe BÜTTGEN, Paris 1 Panthéon-Sorbonne
11h30 – Étudier la philosophie à Byzance, Christophe ERISMANN, Université de Vienne
12h15 – Déjeuner

14h30 – Ça déménage, Catherine KÖNIG-PRALONG, Albert-Ludwigs-Universität Freiburg
15h – La métamorphose : un exemple arabe de beau cauchemar théorique, Jean-Baptiste BRENET, Paris 1 Panthéon-Sorbonne
15h45 Pause

16h – Se souvenir du futur, Véronique DECAIX, Paris 1 Panthéon-Sorbonne
16h30 – L’histoire au passé composé : pour des CQR de second ordre, Laurent CESALLI, Université de Genève
17h15 – Conclusion, Alain de LIBERA, Collège de France

Informations pratiques :

Collège de France
Amphithéâtre Maurice Halbwachs
11, place Marcelin-Berthelot, 75005 Paris

Source : Collège de France

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Publication – Alain Bihr, « Le premier âge du capitalisme, 1415-1763 », t. 1 : « L’expansion européenne »

La montée en puissance contemporaine des « pays émergents », au premier rang desquels la Chine, venant après celle du Japon et des « dragons » sud-est-asiatiques (Corée, Taïwan…), oblige à réinterroger voire à réviser l’histoire du capitalisme. Et de se demander si le premier rôle, longtemps tenu par l’Europe occidentale, au sein de cette dernière n’avait été qu’un accident dont les conséquences seraient en train de s’épuiser et une parenthèse en train de se refermer.

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Cet ouvrage soutient que, si l’Europe occidentale a été le berceau du capitalisme et a pu, des siècles durant, en constituer l’élément moteur et dirigeant, c’est à son emprise sur le restant du monde qu’elle l’a d’abord dû. Ce premier tome revient sur l’acte inaugural de ce processus : l’expansion dans laquelle elle s’est lancée en direction des continents américain, africain et asiatique à partir du 15e siècle et qui se poursuivra au cours des trois siècles suivants. Cet ouvrage décrit et analyse les deux formes fondamentales de cette expansion : commerciale et coloniale. Il en précise les principaux acteurs : les États et leurs agents, les compagnies commerciales, les diasporas marchandes, la foule des migrants anonymes, etc. Il en donne le résultat global : la constitution d’un premier monde centré sur l’Europe occidentale dans l’exacte mesure où c’est par elle et pour elle que les autres continents vont se trouver interconnectés et progressivement extravertis.

L’ouvrage s’attache à montrer qu’à travers les comptoirs commerciaux ouverts sur leurs côtes autant que par le biais des territoires occupés et colonisés dans leurs arrière-pays, des régions entières de ces continents ont commencé à être soumises à un processus d’exploitation et de domination. Ce processus opère par le biais du commerce forcé et déloyal, par l’échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l’esclavage de leurs populations.
Il explique ainsi comment les sociétés locales ont vu leurs propres circuits d’échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. De la sorte, elles furent subordonnées aux exigences de la dynamique de formation du capitalisme en Europe même.

Mais, loin de verser dans une sorte de misérabilisme à l’égard des pays et populations en proie à l’expansion européenne, l’ouvrage insiste au contraire sur la résistance qu’ils ont su lui opposer, en la tenant souvent en échec. Résistance cependant inégale, fonction de leur développement historique antérieur et des structures sociales toujours singulières auxquelles il avait abouti.

C’est pourquoi l’ouvrage consacre également une grande attention à l’état de chacune des sociétés que les Européens vont aborder au cours de leur expansion. Il fournit de la sorte un panorama du monde à l’aube de cette dernière.
En dernier lieu, cette analyse de l’expansion européenne tente d’expliquer les divergences qui vont surgir entre les États européens quant au calendrier selon lequel ils vont se lancer dans cette aventure et les formes qu’ils vont y privilégier. Elle se penche également sur les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises.

Enfin elle souligne les bénéfices fort inégaux que les divers États européens vont retirer de leur expansion outre-mer, dont la pleine explication est cependant renvoyée aux deux tomes suivants de l’ouvrage.

Alain Bihr est professeur de sociologie à l’Université de Franche-Comté. Il se revendique du communisme libertaire. Engagé dans la lutte contre le Front national et le négationnisme, il a coordonné Négationnistes : Les chiffonniers de l’histoire (Golias/Syllepse, 1997). Il a notamment publié: Du Grand soir à l’alternative. Le mouvement ouvrier européen en crise ( Éditions ouvrières, 1991); Hommes-femmes, l’introuvable égalité. École, travail, couple, espace public (avec Roland Pfefferkorn, Éditions ouvrières, 1996); Le Crépuscule des États-nations. Transnationalisation et crispations nationalistes (Page deux, 2000); La Reproduction du capital. Prolégomènes à une théorie générale du capitalisme (2 t., Page deux, 2001).

Informations pratiques :

Alain Bihr, Le premier âge du capitalisme, 1415-1763, t. 1 : L’expansion européenne, Syllepses, 2019. 696 pages, 150 x 210 mm. ISBN : 978-2-84950-685-1-PDF. Prix : 30 euros.

Source : Syllepses

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Publication – « Les statuts communaux vus de l’intérieur dans les sociétés méditerranéennes de l’Occident (XIIe – XVe siècle) », éd. Didier Lett, t. 3 : « Statuts, écritures et pratiques sociales »

Ce volume est le troisième d’une série d’ouvrages portant sur « Statuts, écritures et pratiques sociales dans les sociétés de la Méditerranée occidentale à la fin du Moyen Âge (XIIe-XVe siècle) », visant à étudier les statuts communaux dans une optique d’histoire sociale, non pas comme une source « normative » mais comme une source de la pratique, de leur matérialité et de leur forme d’écriture aux pratiques sociales en passant par les conditions de leur production et de conservation, leur inscription dans un paysage documentaire communal, leur structure et leur contenu.

Cet ouvrage s’intéresse plus spécifiquement aux statuts « vus de l’intérieur », c’est-à-dire à l’analyse de leur organisation interne : la structure adoptée, le plan choisi et les thèmes abordés. L’éclairage porte sur les grandes villes de Toscane, de Romagne, d’Ombrie, de Vénétie ou du sud de la France (Marseille, Avignon), sur des communautés urbaines de dimension moyenne (Arezzo ou Bergame) et des petites villes : L’Aquila dans les Abruzzes, Ascoli, Cingoli, Matelica et Esanatoglia dans les Marches ou Libourne, Tarascon, Arles, Alès, Lunel ou Uzès dans la France méridionale.

Les statuts et les coutumes présentent le plus souvent un découpage thématique et un classement en livres, rubriques et chapitres destinés à organiser la vie en commun de la population (institutions, justice, vie économique de la commune) et qui offrent un outil de gouvernement efficace à l’oligarchie urbaine. Ils prennent en charge le poids des évolutions de la fin du Moyen Âge en matière de droit, de langue, de régime politique, de mode de gouvernement et de pratiques sociales marquées par la passé, ancrées dans le présent et tournées vers l’avenir.

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Table des matières :

Didier Lett – Invitation au voyage à l’intérieur des statuts communaux de l’Italie et du Midi de la France entre le XIIe et le XVe siècle
Francesco Salvestrini – Struttura, normazione e stratificazione testuale negli statuti di alcune città comunali italiane del XIII e XIV secolo
Nathalie Crouzier-Roland – Un cartulaire municipal matérialisant une communauté et une « parole de ville » : le Livre Velu de Libourne
Laurent Feller – Normes et constructions statutaires à L’Aquila au XIVe siècle
Michel Hébert – Codification ou compilation ? Les statuts de Tarascon à la lumière du cartulaire municipal
Nicolas Leroy – Certitudes et incertitudes autour de la structure des statuts municipaux en pays bas-rhodaniens (XIIe-XIIIe siècles)
Francesco Pirani – L’irruzione della storia negli statuti comunali marchigiani (secoli XIV-XV)
Sara Cucini – Les normes en matière criminelle dans les statuts bolognais des XIIIe-XVe siècles. Un exemple d’évolution structurelle du statut
Gian Paolo G. Scharf – Autonomia statutaria delle comunità nei contadi delle città « deboli »: Il caso di Arezzo e Bergamo fra Due e Trecento

Index des lieux
Résumés/Abstracts
Les auteurs

Informations pratiques :

Les statuts communaux vus de l’intérieur dans les sociétés méditerranéennes de l’Occident (XIIe – XVe siècle), éd. Didier Lett, t. 3 : Statuts, écritures et pratiques sociales, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2019 (Histoire ancienne et médiévale). 192 p., 16 x 24 cm. ISBN : 979-10-351-0302-6. Prix : 20 euros.

Source : Éditions de la Sorbonne

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Appel à contribution – Female Regency and Other Figures of Representation (5th to 15th Centuries)

Ort : Konstanz
Veranstalter : Prof. Dr. Gabriela Signori (Konstanz), Prof. Dr. Claudia Zey (Zürich)
Datum : 24.09.2020 – 26.09.2020
Bewerbungsschluss : 01.07.2019

Kontakt : Gabriela Signori
Universität Konstanz, Lehrstuhl für Mittelalterliche Geschichte
Postfach 2, D-78457 Konstanz
sekretariat.signori@uni-konstanz.de

The medieval world knows an astonishing variety of legal figures through which women could represent their husbands, either formalised or qua common law, and irrespective of their social status, ranging from guardianship to regency and other forms of empowerment. Among this different legal figures two basic types may be distinguished: Figures of representation during a temporary absence of the husbands on the one hand and, on the other, figures of representation in which the women act in the stead of their late husbands until their common children or designated successors have reached their majority.

The regency is a political instrument which is not restricted to women, but in practice occupied foremost by women; guardianship is an instrument of private law, primarily conceived to protect the interests of underage children whereas mandate and empowerment are used as instruments of economic interest representation. In practice, the transition from one “instrument” to another is smooth and the areas politics, law, and economy cannot be distinguished sharply.

Regency contains two temporal dimensions, the temporary absence of the husband in vivo as well as his representation post mortem until the common child or designated successor attain full age (qua custom or law). As with guardianship, regency is primarily meant to protect the interests of the offspring. To what extent regency concerns “dynastic” interests, has to be settled for the early period. Unlike guardianship the instrument of regency goes far beyond the private sphere as it includes, like the empowerment, authority over decision making.

These different figures of representation are indispensable political, economic, and social instruments of interest protection, but temporarily limited; in this sense, they could be labelled ‘bridging institutions’ building upon the idea that women as spouses and mothers are more suited than any other relative to protect the interests of their husbands and their children.

In general, these different figures of representation are scholarly treated as separate institutions, and not all meet the same scientific interest; a circumstance that complicates their understanding substantially. Comparatively broad investigations have been carried out in Anglo-American research on the institute of guardianship; few studies, in contrast, exist on the institution of testamentary executors, and even less on empowerments issued in the name of women. Despite the pan-European relevance of regency, the lack of studies focusing on systematic issues surprises, too; particular studies about selected, almost always queen regents prevail and give the impression of regency being an exception rather than a permanent institution. However, it was employed everywhere where lordship was hereditary and not eligible.

On these figures of representation, the conference will focus by drawing special attention to the European borders. The conference is internationally orientated in order to take the diverging national research traditions into account.

Proposals must be sent to Gabriela Signori (gabriela.signori@uni-konstanz.de) and Claudia Zey (claudia.zey@hist.uzh.ch) by 1 July 2019. Please submit a title proposal, an abstract of 2,500 characters (in German or English) and a short bio-bibliographical note. The working languages of the conference are German and English.

Source : H-Soz-Kult

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Table-ronde – Présentation et débat autour de l’ouvrage « Imago Libri Représentations carolingiennes du livre », sous la direction de Charlotte Denoël, Anne-Orange Poilpré et Sumi Shimahara,

Présentation et débat autour de l’ouvrage Imago Libri. Représentations carolingiennes du livre, sous la direction de Charlotte Denoël, Anne-Orange Poilpré et Sumi Shimahara, Turnhout, Brepols, 2018 (Bibliologia 47)

Pascale Bourgain (École Nationale des Chartes) Et Ioanna Rapti (EPHE) présideront une courte table-ronde.

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Le renouveau culturel carolingien confère au livre une place majeure dans la société, qui perdure dans le monde ottonien. Sa production est suffisamment abondante pour que près de 9000 manuscrits de cette époque nous soient parvenus, et le soin apporté à la qualité de leur confection est remarquable. Les manuscrits, précieux ou non, corrigés, glosés, comparés, échangés, servent à l’action, politique ou judiciaire, à la spiritualité, à la réforme religieuse, au développement de l’« humanisme » carolingien. Dans la société et la culture chrétiennes, l’objet-livre revêt un caractère précieux et somptuaire, comme en témoignent sa place de choix au sein des trésors d’église et sa haute valeur monétaire. Il est l’incarnation à la fois de l’autorité sacrée, du pouvoir et du savoir ; investi d’une forte dimension symbolique, il peut aussi être source de conflits et victime de destructions. Polymorphe, il intervient dans de multiples situations et se trouve au cœur des relations entre protagonistes : il peut être tour à tour exhibé sous l’aspect d’un rouleau, d’un codex ouvert ou fermé, mangé, foulé aux pieds, dissimulé, utilisé pour prêter des serments…

À la fois contenant et contenu, objet et parole, le livre est aussi un objet imaginaire et imaginé. L’enquête collective envisagée ici dépasse la dimension archétypale du livre pour cerner, à travers une approche pluridisciplinaire combinant l’histoire sociale, culturelle et artistique, la spécificité des représentations carolingiennes du livre.

Informations pratiques :

Jeudi 27 juin, de 18h à 20h
Institut National d’Histoire de l’Art Salle Vasari
Un cocktail sera servi en salle Warburg

Institut National d’Histoire de l’Art
Galerie Colbert
2 rue Vivienne, 75002 Paris
Métro Palais Royal (lignes 1 et 7) ou Bourse (ligne 3)

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Publication – « Le Purgatoire de saint Patrick, accompagné des autres versions françaises en vers », éd. Myriam White-Le Goff

L’Espurgatoire seint Patriz de Marie de France est considéré comme la première oeuvre littéraire consacrée au Purgatoire, l’un des lieux essentiels de l’imaginaire occidental de l’au-delà, et grande « innovation » des XIIe-XIIIe siècles. Le texte de la célèbre Marie n’est pas le seul à attester le succès de la légende du Purgatoire de saint Patrick depuis le Moyen Âge. Ce volume propose, en une édition bilingue annotée précédée d’une large introduction, l’ensemble des textes versifiés français sur le sujet ainsi que le texte latin, première manifestation écrite du récit du voyage du chevalier Owein dans l’autre monde, et source de nombreuses réécritures.

Table des matières : ici

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Informations pratiques :

Le Purgatoire de saint Patrick, accompagné des autres versions françaises en vers, éd. Myriam White-Le Goff, Paris, Honoré Champion, 2019 (Classiques Moyen Âge, 48). 12,5 x 19 cm, 840 p. ISBN : 9782745350770. Prix : 29 euros.

Source : Honoré Champion

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Appel à contribution – Voyages réels et imaginaires en moyen français. VIIIe Colloque international de l’AIEMF

VIIIe Colloque de l’AIEMF
Voyages réels et imaginaires
Lafayette College, Easton, Pennsylvanie, Etats-Unis
10-13 juin 2020

Pèlerinages, chroniques, quêtes, songes, carnets, navigations, les multiples réalisations formelles de la littérature de voyage d’expression française des années 1350-1520 connaissent de nos jours un regain d’intérêt. Travaux de synthèse (N. Chareyron), ouvrages collectifs (Le Voyage au Moyen Age : description du monde et quête individuelle), études consacrées à des pratiques populaires, comme les pèlerinages (M.-C. Gomez-Géraud, Ph. Maupeu), ou à des tentatives pionnières, comme les expéditions transatlantiques (R. de La Croix), traductions et éditions (B. Dansette), colloques (Ecrire le voyage au temps des ducs de Bourgogne), les exemples abondent. Si une telle variété vient à l’appui d’une thèse bien connue, selon laquelle le récit de voyage est dépourvu de lois (R. Le Huenen), il convient toutefois de souligner l’importance accordée au sein de ses formes particulières aux attestations d’authenticité concernant l’expérience vécue par le voyageur dans un ailleurs réel ou imaginaire. Mais, alors que les écrits retraçant les voyages effectués vers les trois continents connus avant le XVe siècle, l’Europe, l’Asie et, dans une certaine mesure l’Afrique, font généralement appel à l’autorité des sources livresques pour fonder leur crédibilité, la littérature viatique qui se développe à l’époque des « grandes découvertes » tend à mettre l’accent sur l’observation empirique et l’invention verbale comme des garanties d’authenticité susceptibles de relativiser le statut et l’influence des modèles. L’expérience des « nouveaux mondes » ne conduit pas seulement au renouvellement des connaissances géographiques ; les expéditions maritimes vers l’Occident se trouvent également à la base d’une littérature de fiction qui connaîtra ses heures de gloire à la Renaissance, y compris l’utopie dont la représentation idéalisée de l’ailleurs va nourrir des ambitions colonialistes, ou la satire qui cherche, au contraire, à censurer les motifs mêmes qui poussent le voyageur vers l’aventure de l’inconnu.

Ce colloque vise à s’interroger sur les procédés narratifs, lexicaux et rhétoriques mis à contribution par les auteurs, éditeurs, commentateurs ou traducteurs pour résoudre le paradoxe de l’écriture du récit de voyage, celui-là même qui repose sur l’articulation de deux éléments contradictoires, l’expérience du « merveilleux » et l’authenticité du témoignage qui s’y fonde.

Pourront être abordées des thématiques qui s’inscrivent dans l’un des axes de recherche suivants:

I Identité et représentation du « je »
1. L’identité sociale, religieuse, politique ou sexuelle du voyageur (-se) (pèlerin, missionnaire, diplomate, aventurier, explorateur, marchand, marin, corsaire, pirate) et ses masques (auteur, narrateur, copiste, éditeur, compilateur)
2. Les expériences sensorielles et les émotions du voyageur

II Les témoignages de l’ailleurs
1. Statut des archétypes bibliques, classiques et médiévaux dans le récit viatique des XIVe et XVe siècles
2. De la (re)découverte de l’Orient (Terre sainte [Bertrandon de la Broquière], Extrême-Orient [Jean de Mandeville]) à l’exploration de l’Ouest, entre mythe et réalité : exploration de la côte africaine (Eustache Delafosse), imaginaire insulaire et conquête (Jean de Béthencourt), aventures transatlantiques (Jean Cousin, Paulmier de Gonneville)
3. Des « merveilles du monde » à l’observation scientifique : physique aristotélicienne, astronomie ptoléméenne, continuité et mise en question (Jean Buridan, Nicole Oresme, Pierre d’Ailly)

III Regards sur l’Autre: idéalisation et critique

IV Utopie et satire
1.Les Iles fortunées, le royaume de Prêtre Jean (La navigation de Saint Brendan, Le Livre des merveilles du monde) : mythes fondateurs de nouveaux mondes
2.La satire et la subversion des mythes (le pays de Cocagne)

V L’écriture et la réécriture du récit viatique
1. Techniques narratives
2. Création verbale
a. Néologie, toponymie, anthroponymie
b. Figures du discours : métaphore de l’émerveillement, de l’indicible
3.Le rôle des illustrations

VI Traductions et adaptations (Jean le Long d’Ypres, Jean Miélot)

VII Transmission et réception
1. Manuscrits, imprimés, rééditions et compilations (Les Secrets de l’histoire naturelle)
2. Perspectives transculturelles

VIII Travaux en cours (monographies, éditions ou rééditions)

Le colloque est organisé par Lafayette College avec le soutien du Bureau du Prévôt, le Département de Langues et Littératures, et du Programme d’Etudes du Moyen Âge, de la Renaissance et de la période prémoderne.

Langue des communications : français ou anglais.

Date limite de remise d’un projet de communication d’une dizaine de lignes accompagné d’un bref curriculum vitae : le 30 septembre 2019.

Responsable de projet :
Olga Anna Duhl duhlo@lafayette.edu

Comité scientifique :
Paola Cifarelli, Sarah Delale, Olivier Delsaux, Matthieu Marchal, Amandine Mussou, Anne Schoysman, Tania Van Hemelryck

Source : Fabula

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École d’été – Perceptions et représentations des frontières et des espaces frontaliers au Moyen Âge et à l’époque moderne (IXe–XVIIIe siècles)

Deutsches Historisches Institut, Paris
Robert Friedrich, Maximilian Groß, Rolf Große (DHI Paris), Christophe Duhamelle (EHESS), Marie Jaros, Sven Jaros (Universität Leipzig)
21.05.2019 – 24.05.2019

L’université d’été s’inscrit dans les tendances actuelles de la recherche portant sur les espaces frontaliers et les examine sous deux angles. D’une part, il s’agira de mettre en lumière les représentations des frontières dans les sources. D’autre part, il s’agira de contextualiser les zones frontalières dans leurs interdépendances régionales respectives. Ainsi, ces espaces pourront être détachés des modèles rigides et décrits dans leurs propres qualités, souvent ambivalentes.

DHIP - Espaxe

Programme :

Mardi / Dienstag, 21 mai 2019

14:00 Accueil des participantes et des participants / Begrüßung der Teilnehmenden
14:30 Ouverture / Eröffnung – Stefan MARTENS (directeur adjoint de l’IHA, Paris)
14:45 Mot de bienvenue / Begrüßung – David CAPITANT (Président de l’Université franco-allemande, Paris)

15:00 Robert FRIEDRICH (Paris) & Maximilian GROSS (Saarbrücken): Introduction: Les frontières au Moyen Âge et à l’époque moderne

15:30–17:00 Séance de lecture / Lektüresitzung : Textes fondamentaux sur les questions de frontières / Grundlagentexte der Grenzraumforschung
Modération: Sven JAROS (Leipzig) & Jens SCHNEIDER (Paris)

17:00 Pause

17:30–18:15 Susanne RAU (Erfurt): Grenzen und Grenzräume in der deutschsprachigen Geschichtswissenschaft

Mercredi / Mittwoch, 22 mai 2019

9:15 Léonard DAUPHANT (Metz): Historiographie des frontières et des espaces frontaliers d’une perspective française

10:00 Pause
Session / Sektion 1
Modération: Laurence LELEU (Arras)

10:15 Romain WAROQUIER (Louvain): Pour une spatialisation du comté de Vermandois au XIIe siècle
Commentaire: Sergio IBÁÑEZ (Paris)

11:15 Lars WOLFRAM (Paderborn): »Siquidem Venetie due sunt« – Was ist und wo liegt eigentlich Venedig im frühen Mittelalter?
Kommentar: Sandra SCHIEWECK (Heidelberg)

12:15 Mittagspause / pause déjeuner

Session / Sektion 2
Modération: Stéphane PÉQUIGNOT (Paris)

13:30 Sergio IBAÑEZ (Paris): Le rôle des pouvoirs locaux islamo-chrétiens dans les relations frontalières entre la Castille et la Marche Moyenne (milieu Xe– milieu XIe siècle)
Commentaire: Romain WAROQUIER (Paris)

14:30 Sandra SCHIEWECK (Heidelberg): Iberische Grenzregime des Spätmittelalters – Die kastilisch-navarresische Grenze in ihrer Genese
Kommentar: Lars WOLFRAM (Paderborn)
15:30 Pause

16:00 Session / Sektion 3
Modération: Naïma GHERMANI (Grenoble)

16:00 Alexandre RUELLE (Paris): De la barrière à la frontière »naturelle«, le Rhône entre France et Savoie (1601–1760)
Commentaire: Grégoire BINOIS (Paris)

17:00 Henrik SCHWANITZ (Dresden): »Die Länder sollten von der Natur, und nicht von der Abtheilung der Menschen gebildet seyn« – Die Konstruktion der Idee der »natürlichen Grenzen« in der Aufklärung
Kommentar: Sabine HYNEK (Hagen)

Jeudi / Donnerstag, 23 mai 2019

Session / Sektion 4
Modération: Kristjan TOOMASPOEG (Lecce)

9:15 Anastasija ROPA (Riga): Ambiguous Frontiers of Medieval Livonia from the Thirteenth to the Sixteenth Centuries
Kommentar: Stefan MAGNUSSEN (Leipzig)

10:15 Stefan MAGNUSSEN (Leipzig): Power center between two kingdoms? The agency of the counts of Orkney during the 14th and 15th century
Kommentar: Anastasija ROPA (Riga)

11:15 Pause

Session / Sektion 5
Modération: Laurent JALABERT (Nancy)

11:30 Sabine HYNEK (Hagen): Arnold Mercator: Die Grenzen des Bergischen Amtes Windeck und der Herrschaft Homburg 1575
Kommentar: Henrik SCHWANITZ (Dresden)

12:30 Grégoire BINOIS (Paris): La cartographie militaire des frontières au XVIIIe siècle: une pratique spécifique
Kommentar: Alexandre RUELLE (Paris)

13:30–14:30 Mittagspause / pause déjeuner

15:00–17:00 Visite de la collection des cartes et plans des Archives nationales / Besuch der Kartensammlung der Archives nationales

18:00 Conférence publique / Öffentlicher Abendvortrag:

David ABULAFIA (Cambridge): Maritime Spaces. Historical and Methodological Reflections
Commentaire: Christophe DUHAMELLE (Paris)
Présidence: Geneviève BÜHRER-THIERRY (Paris)
Dans le cadre du cycle »Les jeudis de l’IHA

Vendredi / Freitag, 24 mai 2019

Session / Sektion 6
Modération: Jean-Marie MOEGLIN (Paris)

10:00 Pauline SPYCHALA (Paris): Les universitaires et la frontière à la fin du Moyen Âge:
entre universalisme et régionalisme
Commentaire: Thorsten BUSCH (Tübingen)

11:00 Thorsten BUSCH (Tübingen): Zwischen Diesseits und Jenseits: Sanitätskordons als administrative, soziale und imaginäre Grenzen. Eine Trennungsgeschichte aus der Frühen Neuzeit (17.–18. Jahrhundert)
Kommentar: Pauline SPYCHALA (Paris)

12:00–13:30 Mittagspause / pause déjeuner

Session / Sektion 7
Modération: Rolf GROSSE (Paris)

13:30 Ulrich STOBER (Tübingen): Über-setzung in die Reduktion. Darstellung und Funktion von Grenzen im Bericht des Florian Paucke SJ (1719–1780)
Kommentar: Kilian HARRER (Madison/Wisconsin)

14:30 Kilian HARRER (Madison/Wisconsin): Eine Pfarrei, zwei Territorien, zwei Marienbilder. Eine Fallstudie zu Aufklärung und Grenzverwirrung – Trier/Luxemburg, ca. 1770–1800
Kommentar: Ulrich STOBER (Tübingen)

15:30 Pause

16:00–17:00 Discussion finale / Abschlussdiskussion
Modération: Andreas RUTZ (Bonn – Düsseldorf)

Source : DHIP – IHA

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Appel à contribution – Les cultures politiques dans la péninsule Ibérique et au Maghreb (VIIIe-XVe siècle)

Ce séminaire vise à proposer un examen croisé des cultures politiques dans la péninsule Ibérique et au Maghreb au Moyen Âge (VIIIe-XVe siècle). Dans toute la mesure du possible, et sans jamais rien retirer aux singularités des contextes respectifs, l’étude sera fondée sur une démarche résolument comparatiste et pluridisciplinaire, associant historiens, archéologues, historiens de l’art et littéraires.

A l’encontre des approches essentialistes et différentialistes, fondées sur le mythe de l’existence de deux blocs homogènes et affrontés, il s’agira de mettre en regard différentes expériences politiques, de part et d’autre de la frontière islamo-chrétienne, afin de susciter des rapprochements, de relever des écarts, voire de révéler des situations d’interaction ou d’interdépendance, en matière de fonctionnement étatique et de culture politique, par-delà les antagonismes religieux. Certes la référence religieuse a valeur fondatrice et imprègne institutions et idéologies de combat (jihad, Reconquista, croisade), mais les acteurs de cette histoire, au travers de leurs pratiques de gouvernement et de leurs imaginaires politiques, mobilisent des répertoires bien plus vastes et plus divers qu’il s’agira d’identifier et de mieux appréhender.

C’est à l’exploration de ces cultures politiques, associant à la fois registres textuels et manifestations matérielles du pouvoir, que sont invités les jeunes chercheurs qui participeront au séminaire. Il permettra aux formateurs, doctorants et étudiants de master de se côtoyer plusieurs jours, dans le cadre de formats pédagogiques variés (conférences, présentations, ateliers).

Expériences impériales

Coordinateurs

Daniel Baloup (Université Toulouse – Jean Jaurès)
Yann Dejugnat (Université Bordeaux Montaigne)
Véronique Lamazou-Duplan (Université de Pau et des Pays de l’Adour)

Comité d’organisation

Amaia Arizaleta (Université Toulouse – Jean Jaurès)
David Bramoullé (Université Toulouse – Jean Jaurès)
Laurent Callegarin (EHEHI, Casa de Velázquez)
Laurence Cabrero-Ravel (Université de Pau et des Pays de l’Adour)
Anna Caiozzo (Université Bordeaux Montaigne)
Isabelle Cartron (Université Bordeaux Montaigne)
Martine Charageat (Université Bordeaux Montaigne)
Florian Gallon (Université Toulouse – Jean Jaurès)
Fabienne Guillén (Université de Pau et des Pays de l’Adour)

Site Web : http://ausonius.u-bordeaux-montaigne.fr/sessions/session-2019

Renseignements pratiques

La troisième session du séminaire se tiendra à Bielle (Pyrénées-Atlantiques), du 1er au 4 octobre 2019. Elle réunira six formateurs, 12 doctorants ou jeunes docteurs, et des étudiants de Master (ces derniers étant issus des universités organisatrices).

Le séminaire est gratuit. Les institutions organisatrices assument les frais d’hébergement des participants, à Bielle. Pour les doctorants et les jeunes docteurs dont la candidature aura été retenue, le voyage jusqu’au point de regroupement de Pau reste à leur charge.

Chaque journée de travail sera partagée entre la présentation de leurs travaux par quatre doctorants ou jeunes docteurs, et les interventions de deux formateurs qui prononceront une conférence et animeront un atelier pratique (sur les sources, la bibliographie, les notions, etc.).

Les langues de travail seront le français, l’espagnol, le portugais et l’anglais.

Pour tout renseignement concernant la logistique, veuillez contacter Ghizlane Bencheikh : ghizlane.bencheikh@u-bordeaux-montaigne.fr +33 (0)5 57 12 45 55
Inscriptions

Inscriptions au séminaire international jusqu’au 23 mai 2019 (minuit, heure de Madrid), à partir du site internet de la Casa de Velazquez

Publication des résultats : 7 juin

Présentation de la session 2019

Pour l’histoire des empires, la péninsule Ibérique et le Maghreb constituent des laboratoires exceptionnels. En effet, ces deux régions furent les pôles d’impulsion majeurs d’une succession de trajectoires impériales qui se sont déployées dans les directions les plus diverses : des califats et des sultanats d’Occident aux différentes revendications impériales de la royauté castillano-léonaise, en passant par les configurations variées de la Couronne d’Aragon.

Les pionniers de cette histoire (Menéndez Pidal, Laroui) se sont longtemps focalisés sur l’ « idée impériale », dont ils soulignaient l’originalité, l’homogénéité et la continuité. Conçue comme un projet cohérent et unitaire, elle était envisagée comme l’émanation de la conscience que partageaient les peuples de former une unité « hispanique » ou « maghrébine ». Sans totalement disparaître, cette historiographie fut marginalisée par une autre, celle de la formation des Etats-nations, qui opposa les « réalités » de la construction des Etats territoriaux aux « mirages » impériaux.

Aujourd’hui, l’histoire des empires opère un retour en force, fondé sur de nouvelles approches. Tout en menant un travail de déconstruction des grands récits impériaux, les chercheurs conçoivent désormais les empires comme des entités politiques instables, hybrides et éminemment pragmatiques. Ils les abordent comme des expériences politiques, en se focalisant sur ce qui « fait » empire et sur la mise en évidence de cultures impériales, à la fois diverses et connectées, irréductibles à un modèle unique.

C’est à l’exploration de ces expériences impériales, dans leurs dimensions textuelles et matérielles, que sont invités les participants de cette session 2019. La réflexion s’articulera autour de trois grands thèmes :

Gouvernements impériaux

Dominant plusieurs entités politiques et des populations diverses, les empires se caractérisaient par une flexibilité, un pragmatisme et une adaptabilité, qui furent une des clés de leur longévité. Au delà du constat de la diversité des répertoires impériaux, on s’efforcera d’identifier des pratiques, des modes et des logiques de gouvernement qui relèveraient de fonctionnement impériaux.

Imaginaires politiques

Ces formations impériales engendrèrent-elles une conscience politique commune ? L’analyse des mots, des gestes, des lieux et des objets permettra d’appréhender les éléments susceptibles de structurer un imaginaire impérial commun mais aussi de révéler des identités contradictoires, reflétant les tensions entre les groupes sociaux sur lesquels les empires s’appuyaient et avec lesquels ils devaient composer.
Interactions impériales

Ces empires ne se sont pas construits de manière isolée. D’une part, les empires ont cherché à s’insérer dans les traditions impériales antérieures pour se légitimer. D’autre part,ils puisèrent des éléments dans d’autres modèles impériauxcontemporains, par-delà les barrières religieuses et idéologiques. On s’intéressera aux processus de remploi, d’imitation et d’émulation, en étant attentif aux modalités d’appropriation, de recombinaison et au rôle des intermédiaires. Enfin, ces empires n’ont pas manqué de susciter, en réaction, des formes de contestation et de dissidence, qu’on analysera au miroir des modèles impériaux auxquels elles prétendaient s’opposer.

Coordinateur scientifique

Yann Dejugnat (Université Bordeaux Montaigne)

Formateurs

Yann Dejugnat (Université Bordeaux Montaigne, coordinateur)
Flocel Sabaté (Universitat de Lleida)
Tawfiq Ibrahim (Chercheur indépendant)
Javier Domingo (Pontificia Università della Santa Croce, Rome)
Marta Lacomba (Université Bordeaux Montaigne)
Susana Calvo Capilla (Universidad Complutense de Madrid)

Source : Calenda

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Journée d’étude – Matérialité, visualité et signification. 12e rencontres du GRIM

Le GRIM – Groupe de recherches en iconographie médiévale – est un collectif académique fondé par Christian Heck, qui s’intéresse à l’analyse et l’interprétation des œuvres médiévales ainsi qu’aux corpus et bases d’images qui les rendent possibles. Dorénavant lié à IMAGO et favorisant la prise de parole de jeunes chercheurs, il organise sa 12e journée d’études sur le thème « Matérialité, visualité et signification ».

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Les notions de matérialité et de visualité constituent deux champs de recherche majeurs dans le domaine des sciences humaines et sociales. Centrées autour de l’œuvre comme artefact et comme chose vue, elles permettent de nouer un riche dialogue entre l’histoire de l’art, l’anthropologie, la culture matérielle et l’histoire des sciences et des techniques. Les interventions poseront la rencontre entre le matériau, le signe et l’image, et rendront compte des méthodes d’analyse engagées dans l’étude.

En partenariat avec le GRIM et IMAGO (Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, université de Poitiers)

Comité scientifique

  • Charlotte Denoël (BnF)
  • Isabelle Marchesin (INHA)
  • Anne-Orange Poilpré (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
  • Cécile Voyer (université de Poitiers)

Intervenants

  • Jeunes chercheurs sur appel à contribution

Domaine de recherche Histoire de l’art du IVe au XVe siècle, sous la direction d’Isabelle Marchesin.

Programme :

Introduction par Charlotte Denoël, Isabelle Marchesin, Anne-Orange Poilpré, Cécile Voyer

La charpenterie mudéjar : le bois comme support d’un langage symbolique en Espagne – Francisco Mamani Fuentes (doctorant, École Normale Supérieure-PSL et université de Grenade)
Focus sur la matérialité des murs, traces de l’intervention humaine et mémoire des hommes. L’exemple de saint Georges au château de Selles de Cambrai (Nord) – Audrey Ségard (docteure, université Lille 3)
Stratégies dévotionnelles de Marguerite d’Autriche. Le trésor de Brou : reconstitution in situ du trésor légué par Marguerie d’Autriche à sa fondation funéraire – Maria Lesimple (doctorante, université Grenoble-Alpes)
Discussion et pause

Entre matérialité et iconographie de l’architecture : la rotonde de Saint-Jean à Vigolo Marchese (Plaisance) comme interprétation du modèle du Saint-Sépulcre – Virginia Grossi (Master 2, université de Pise-Scuola, Normale Superiore de Pise)
Une sculpture sans-papiers : approche méthodologique de la matérialité – Amal Azzi (Master 2, université de Nantes)
Discussion
Pause déjeuner

Exacerber la matière picturale pour faire connaître l’intervalle entre le sensible et le divin. L’exemple du sanctuaire de Saint-Martin de Fenollar – Élise Vernerey (doctorante, université de Poitiers)
Le corps, le signe et l’image : autour de la console figurative de la Dernière communion de Marie l’Égyptienne (Colmar, musée Unterlinden, v. 1150) – Cécile Maruéjouls (doctorante, université de Poitiers)
La danseuse et la relique. À propos d’un chapiteau roman de la cathédrale de Besançon et des nouvelles pratiques de l’image de saint Jean-Baptiste au tournant des xiie et xiie siècles – Emeric Rigault (doctorant, université Toulouse-Jean Jaurès)
Discussion et pause

Salvum me fac deus : réflexions sur la matérialité d’un psautier-bréviaire bâlois féminin du XIIIe siècle  – Melissa Nieto (doctorante, université de Lausanne)
Du portrait de Toute Belle à la statue de Pygmalion : l’image du féminin modelé comme support de prière amoureuse, aux XIVe et XVe siècles  – Audrey Pennel (docteure, université Bourgogne-Franche-Comté)
Discussion

Informations pratiques :

23 mai 2019 – 9h30-18h00

INHA, Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
6, rue des Petits-Champs ou 2, rue Vivienne
75002 Paris

Entrée libre

Source : INHA

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