Publication – John Freccero, « Dante. Une poétique de la conversion »

Les études sur Dante ont été grandement renouvelées par les chercheurs qui, en Amérique et dans le sillage de Charles Singleton, ont interprété La Divine Comédie. C’est à cette tradition qu’appartient John Freccero, dont le présent livre, rassemblant ses essais parus de 1959 à 1984, est vite devenu un classique.

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Disposées dans l’ordre du poème, du prologue de l’Enfer à la vision finale du Paradis, ces études sont centrées sur la notion de conversion. La transformation du pèlerin en poète ouvre sur une double perspective, humaine et divine, qui permet à Freccero d’éclaircir de nombreuses énigmes : pourquoi l’un des deux pieds du pèlerin est-il « plus ferme » que l’autre ? Qui sont les « anges neutres » ? Pourquoi Dante a-t-il peur de Méduse en enfer ? Comment donner à voir un paradis immatériel ?

La réponse à ces questions nécessite de reconstruire l’univers intellectuel du poète, de Platon et Aristote à saint Thomas d’Aquin, en passant par saint Augustin ou saint Bonaventure. Freccero nous invite à un voyage dans les cosmologies allégoriques de l’Antiquité et du Moyen Âge, éclairant ainsi certains enjeux de la relecture du paganisme par le christianisme. Dans ce bouillonnement d’images et de métamorphoses, la poésie atteint un sommet.

John Freccero est un éminent spécialiste de Dante, Pétrarque et Machiavel. Professeur émérite à l’université de New York, il a enseigné à Yale, Stanford, Cornell et Johns Hopkins. Maintes fois distingué par la ville de Florence et la République italienne, il a également publié de nombreux articles sur le cinéma, la philosophie et la littérature.

Informations pratiques :

John Freccero, Dante. Une poétique de la conversion, Paris, Desclée de Brouwer éditions, 2019. 552 p. ISBN: 9782220095981. Prix : 26 euros.

Source : Fabula

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Appel à contribution – Amiens, le rayonnement d’une cathédrale

À l’occasion du 800e centenaire de la cathédrale d’Amiens, plusieurs institutions se sont associées pour organiser un colloque historique qui se tiendra du 6 au 8 février 2020 : l’université de Picardie Jules Verne (avec les centres de recherche TRAME, CHSSC et CRAE), l’Académie des Sciences, des Lettres et des Arts d’Amiens, la Société des Amis de la Cathédrale d’Amiens, la Société des Antiquaires de Picardie, ainsi que les Archives diocésaines d’Amiens.

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Le rayonnement de la cathédrale sera envisagé à différentes échelles, locale, régionale, nationale et européenne, sous les angles spirituel, matériel et temporel, et sur une période allant du Moyen Âge jusqu’à nos jours. Depuis plus d’un siècle, des historiens, historiens de l’art, archéologues du bâti, archéomètres, anthropologues et plus récemment informaticiens ont investi la cathédrale d’Amiens dans la perspective d’ouvrir de nouveaux champs de prospections. Il s’agira d’en dresser un bilan, à travers le prisme du rayonnement et de la réception du monument.

Le premier axe concernera le rayonnement spirituel de l’édifice. Quelle place occupe-t-il dans la vie religieuse des Picards, et plus largement des pèlerins qui s’y rendent ? C’est aussi une histoire des dévotions dont l’édifice est le cadre qu’il convient de développer, entre cultes locaux et vénérations de reliques insignes (chef de saint Jean-Baptiste). Le rayonnement spirituel de la cathédrale se traduit aussi par les cérémonies, les pèlerinages et les rencontres qui s’y déroulent, et par les usages variés que le clergé et les fidèles en font au cours des siècles.

Un deuxième axe s’attachera à la dimension temporelle du rayonnement de la cathédrale. Elle est, depuis le IVe siècle pour l’évêque et le IXe siècle pour le chapitre, un centre liturgique, mais aussi, avec les éléments du quartier cathédral alentours, un centre de gouvernement temporel qui s’étend sur tout le diocèse d’Amiens dont elle tire ses revenus. Il conviendra donc de mettre mieux en évidence le gouvernement épiscopal et canonial, en particulier aux XIe-XVe siècles, dont l’architecture de la cathédrale gothique exprime la puissance. Les problématiques changent à partir de la Révolution française, avec la disparition des pouvoirs temporels séculaires de l’évêque et du chapitre, mais l’édifice suscite de nouveaux enjeux politiques et civiques, entre autres pour ses usages, sa mise en valeur touristique, sa conservation et sa gestion, qui constituent autant d’éléments de la réflexion.

Un troisième axe portera sur la réception formelle, matérielle et technique de la cathédrale d’Amiens, entendue sur le long terme. Quel est l’impact de la cathédrale sur le paysage architectural du XIIIe au XXIe siècle ? En quoi a-t-elle infléchi l’histoire du regard ? Quelle est sa place dans l’imaginaire des XIXe et XXe siècles et comment a-t-elle été appropriée par des expressions artistiques diverses ? Qu’en virent et retinrent les érudits du XIXe siècle et comment l’apprécièrent les historiens des XXe et XXIe siècles ? Cette question de la réception invite ainsi, par le biais de l’histoire culturelle, de l’historiographie et de l’épistémologie à évaluer la place de la cathédrale d’Amiens, c’est-à-dire à nous éclairer sur ceux qui la regardent, s’en inspirent ou la pensent.

Si la cathédrale d’Amiens est au cœur des approches de ce colloque, des comparaisons seront les bienvenues également, notamment avec des édifices analogues, de la France septentrionale et d’ailleurs, qui peuvent interagir avec elle, ainsi qu’avec la situation de leurs clergés.

Propositions à envoyer, pour le 15 juin 2019, à l’un des coordonnateurs suivants :

– Xavier Boniface : xavier.boniface@u-picardie.fr
– Pascal Montaubin : pascal.montaubin@u-picardie.fr
– Marie-Domitille Porcheron : mdporcheron@orange.fr

Source : Blog de l’ApAhAu

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Publication – « Urban History Writing in Northwest Europe (15th-16th centuries) », dir. Bram Caers, Lisa Demets et Tineke Van Gassen

In the densely populised Low Countries, with their powerful and self-conscious cities, historical consciousness was expressed in various ways. Cases of regional historiography have been well-studied, but more local instances of historiographical production have remained more or less unnoticed. In ten articles with an extensive introduction, this volume places the local historiography in this region in a European perspective. It brings to the attention new material from a wide variety of cities and sets the standard for future research.

This volume aims at taking the first steps towards a revaluation of urban historiography in Northwest Europe, including rather than excluding texts that do not fit common definitions. It confronts examples from the Low Countries to well-studied cases abroad, in order to develop new approaches to urban historiography in general. In the authors’ view, there are no fixed textual formats, social or political categories, or material forms that exclusively define ‘the urban chronicle’. Urban historiography in pre-modern Western Europe came in many guises, from the dry and modest historical notes in a guild register, to the elaborate heraldic images in a luxury manuscript made on commission for a patrician family, to the legally founded political narrative of a professional scribe in an official town chronicle. The contributions in this volume attest to the diversity of the ‘genre’ and look more closely at these texts from a broader, comparative perspective, unrestrained by typologies and genre definitions. It is mainly because of these hybrid guises, that many examples of urban historiography from the Low Countries for instance succeeded in going unnoticed for a considerable amount of time.

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Bram Caers studied English and Dutch Literature at Antwerp University, and finished his PhD research in 2015, entitled ‘Rewriting history in Early Modern Mechelen (1500-1650)’. His doctoral dissertation will be published by Verloren (Hilversum). He now works for Leiden University and his research interests are Middle Dutch literature, medieval urban historiographies, and the political and cultural history of late medieval and early modern Mechelen and Brabant.

Lisa Demets studied history at Ghent University. She is a PhD fellow of the Research Foundation Flanders – FWO stationed at Ghent University. Her doctoral research deals with the late medieval Chronicles of Flanders, particularly focusing on the Middle Dutch manuscript branch: the so-called ‘Excellente Cronicke van Vlaenderen’. Her main research interests are urban history, gender history, medieval (urban) history writing, and the political and cultural history of the medieval Low Countries.

Tineke Van Gassen studied history at Ghent Univeristy and finished her PhD research in 2017. Her doctoral research project was entitled: ‘The documentary memory of a medieval city: the development and signification of the Ghent city archives.’ Her research interests are urban history, the history of the craft guilds, medieval diplomatics and the political history of late medieval Ghent.

Table des matières :

Introduction

Jan Dumolyn and Anne-Laure Van Bruaene [Both University of Ghent] – Urban Historiography in Late Medieval and Early Modern Europe

Chapter 1: Questioning genre and typologies

Marco Tomaszewski [University of Freiburg] – Constructing Urban Historiography. The Edition Basler Chroniken and the Beinheim Manuscript
Ina Serif [University of Freiburg] – Urban chronicles – urban consciousness? On the chronicle of Jakob Twinger von Königshofen in new codicological contexts
Jenine de Vries [University of Durham] – It’s not just about chronicles. The variety of forms of historical writing in late medieval towns in England and the Southern Low Countries.
Paul Trio [KU Leuven] – Ypres as a historiographical breeding ground in late medieval Flanders. Origin and interconnectedness of urban and regional historiography

Chapter 2: The memory of conflict: the social and political context of urban historiography

Laura Crombie [University of York] – Records and rumours from Tournai; Jehan Nicolay’s account of a town at war and the construction of memory
Tineke Van Gassen [University of Ghent] – The Diary of Ghent: between urban politics and late medieval historiography
Bram Caers and Lisa Demets [University of Antwerp/University of Utrecht; and University of Ghent] – Opposing reports on loyalty and rebellion. Urban history writing in late medieval Bruges and Mechelen

Chapter 3: Materiality and mixed media

Marcus Meer [University of Durham] – Heraldry, Historiography and Urban Identity in Late Medieval Augsburg. The Cronographia Augustensium and the Gossembrot Armorial
Peter Bakker [VU Amsterdam] – The origin and purpose of the town chronicles of the city Kampen
Louise Vermeersch [KU Leuven] – Printed Almanacs: a Popular Medium for Urban Historiography and Religious Dissent?

Informations pratiques :

Urban History Writing in Northwest Europe (15th-16th centuries), dir. Bram Caers, Lisa Demets et Tineke Van Gassen, Turnhout, Brepols, 2019 (Studies in European Urban History, 47). approx. 200 p., 20 b/w ill., 6 b/w tables, 178 x 254 mm. ISBN: 978-2-503-58376-1. Prix : 59 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Impression et diffusion de la loi dans les Pays-Bas habsbourgeois, les Provinces Unies et la Principauté de Liège aux Temps Modernes (XVIe-XVIIIe siècle)

English version below

Liège
Université de Liège, 5-6 décembre 2019

La loi constitue aujourd’hui l’astre étincelant d’une galaxie normative complexe. La loi a une finalité – fournir des repères à une collectivité – tout en étant la manifestation d’une volonté durable. Si cette situation ne correspond pas entièrement à celle de la loi à l’époque moderne, on doit reconnaître que les juristes de cette période, Jean Bodin en tête, n’ont pas hésité à placer le pouvoir édictal en tête des attributs princiers. La loi est donc un instrument juridique au service du gouvernement d’un territoire donné, mais elle constitue également un moyen de communication entre gouvernants et gouvernés.

Élaborer et publier de la loi constituent les deux faces d’une même pièce. La période moderne ouvrira d’ailleurs la voie à l’impression des actes législatifs et, partant, à une large dissémination des textes promulgués. Pour autant, on ne constate en aucun cas la disparation d’actes manuscrits. À côté de la loi, il faut encore reconnaître que les coutumes feront l’objet d’une attention renouvelée. En effet, les princes et souverains auront à cœur de s’assurer la mise par écrit de dispositions qui, par essence, relève du droit vécu et non prescrit. Par leur homologation, les coutumes ont accédé au statut de dispositions législatives et sont venues s’adjoindre au corps des mesures promulguées au nom du souverain. À l’instar des lois, les autorités – centrales, provinciales ou locales – ont généralement recouru aux presses d’imprimeurs en vue d’imprimer les règles coutumières nouvellement mises par écrit.

Ce colloque international entend ainsi questionner la problématique de l’impression et de la diffusion des lois à l’époque moderne en comparant le cas des Pays-Bas habsbourgeois, des Provinces-Unies et de la principauté ecclésiastique de Liège. Les trois territoires ont largement eu recours à l’imprimerie pour s’assurer la diffusion rapide et en masse d’actes officiels – en ce compris la législation. Au niveau local, par exemple, l’arrivée des premiers imprimeurs dans plusieurs villes est directement liée à la volonté des autorités communales de s’adjoindre une presse pour relayer la législation auprès de la population. La naissance du système du privilège va d’ailleurs permettre à certains imprimeurs de s’assurer des monopoles qu’ils tenteront de transformer en monopoles dynastiques afin de s’assurer des revenus récurrents. Si la situation de ces trois territoires a fait l’objet d’enquêtes ponctuelles, force est de constater que ce phénomène n’a pas encore bénéficié de toute l’attention qu’il méritait et que de nombreux dossiers doivent encore être abordés ; entraînant de facto une lecture biaisée de l’impression de la législation à l’époque moderne.

Plusieurs approches (non exhaustives) sont dès lors envisageables :

  • Mise en forme de la loi : quels formats utilise-t-on pour l’impression des lois ? La mise en page des textes législatifs répond-elle à une norme particulière ou non ? Comment le pouvoir est-il représenté ?
  • Interactions entre monde de l’imprimé et les autorités législatives : Quels liens entretiennent les autorités – centrales, provinciales ou communales – avec les imprimeurs ? Peut-on dresser un profil précis des imprimeurs actifs dans le domaine de l’impression des lois ? Quel statut ces imprimeurs occupaient-ils dans la société urbaine ? Quelle place occupent ces documents dans leur production ? Quels avantages le statut d’imprimeur officiel leur procurait-il ? Par quels moyens la production législative était-elle encadrée et surveillée par les différentes autorités ?
  • Les effets de l’imprimé sur l’élaboration des lois : l’impression de celles-ci a-t-elle eu une influence sur le processus d’élaboration des textes légaux ? Intègre-t-on des références explicites à l’impression des lois dans le texte des actes lui-même ?
  • La diffusion de la loi : Est-on en mesure de retracer les canaux de distribution ? Quels sont les rôles des différents acteurs de l’économie du livre ? Est-il possible d’établir les lieux et les moments d’affichage et de publication des textes imprimés ?

Les propositions de communication (300 mots maximum) ainsi qu’un CV (maximum 1 page) seront adressées à Renaud Adam (renaud.adam@uliege.be) et Nicolas Simon (n.simon@uclouvain.be) par courriel en fichier joint, avant le 30 juin 2019. Un avis sera envoyé durant les derniers jours d’août 2019. Les actes seront publiés en anglais.

Comité organisateur : Renaud Adam (ULiège), Annick Delfosse (ULiège), Julien Régibeau (ULiège), Nicolas Simon (UCL/USL-B), Arthur der Weduwen (University of St Andrews).

Comité scientifique : Renaud Adam (ULiège), Wim Decock (KUL, ULiège), Annick Delfosse (ULiège), Frederik Dhondt (VUB/UAntwerpen), Nicolas Simon (FNRS-UCL/USL-B), Andrew Pettegree (University of St Andrews), Arthur der Weduwen (University of St Andrews).

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PRINTING AND DISSEMINATING THE LAW IN THE HABSBURG NETHERLANDS, THE DUTCH REPUBLIC AND THE PRINCE-BISHOPRIC OF LIEGE IN THE EARLY MODERN PERIOD (16th-18th CENTURY)

Liège, University of Liège
5-6 December 2019

Nowadays, the law is the sparkling star of a complex normative galaxy. The purpose of the law is to provide a reference point for a community while it manifests the sovereign’s will. If this situation does not entirely reflect the status of the law in the early modern period, it must be recognized that early modern lawyers like Jean Bodin did not hesitate to place the legislative power at the forefront of princely prerogative. The law is therefore a legal instrument in the service of the government of a given territory, but it is also a means of communication between rulers and subjects.

The drafting and publication of the law are two sides of the same coin. The early modern period paved the way for the printing of legislative acts and, consequently, for the wide dissemination of promulgated texts. However, there is no evidence of the vanishing of handwritten texts. In addition to the printing of new laws, in the form of placards and ordinances, we should also recognise the importance attached to more substantial customs. Indeed, princes and sovereigns were keen to ensure that customs were repeatedly renewed and updated to reinforce the legislative corpus. With each successive round of amplifications the authorities – central, provincial or local – turned again to the printing presses.

This international conference aims to question the topic of the printing and distribution of laws in the early modern period by comparing the Habsburg Netherlands, the Dutch Republic and the Prince-Bishopric of Liege. The authorities in all three territories made extensive use of printing to ensure the rapid mass dissemination of official documents – including legislation. At the local level, for example, the arrival of the first printers in several cities is directly linked to the willingness of the municipal authorities to have a press at their disposal. The advent of the privilege system also allowed some printers to secure monopolies that they tried to transform into dynastic monopolies in order to secure substantial revenues.

While several investigations have been dedicated to this topic, it must be noted that this phenomenon has not yet received all the attention it deserves and that many issues still need to be addressed; we have thus far had an incomplete and unrepresentative perspective on the printing of laws in the early modern period.
The organizers welcome contributions on any facet of this subject. Possible themes include:

  • which formats are used for printing laws? Does the layout of legislative texts meet a particular standard or not?
  • Relationship between printers and authorities: What links do the authorities – central, provincial or municipal – have with printers? Can we establish an accurate profile of printers active in the field of ordinance printing? What status did these printers have in urban society? What role did these documents play in their output? What were the advantages of being an official printer? By what means was legislative production supervised and monitored by the various authorities?
  • The effects of print on law-making: did the printing of laws have an influence on the decision-making process? Are explicit references to the printing of laws included in the promulgated acts themselves?
  • The dissemination of the law: is it possible to trace the distribution channels? What are the roles of the different actors in the book trade? Is it possible to know the places and times of publication of printed texts?

Please submit a proposal (300 words maximum) and a CV (maximum 1 page) by 30 June 2019 to Renaud Adam (renaud.adam@uliege.be) and Nicolas Simon (n.simon@uclouvain.be). Participants will be notified by the end of August. The conference proceedings will be published in English.

Organizing Committee: Renaud Adam (ULiège), Annick Delfosse (ULiège), Julien Régibeau (ULiège), Nicolas Simon (UCL/USL-B), Arthur der Weduwen (University of St Andrews).

Scientific Committee: Renaud Adam (ULiège), Wim Decock (KUL, ULiège), Annick Delfosse (ULiège), Frederik Dhondt (VUB/UAntwerpen), Nicolas Simon (FNRS-UCL/USL-B), Andrew Pettegree (University of St Andrews), Arthur der Weduwen (University of St Andrews).

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Appel à contribution – Le médiévisme érudit en France de la Révolution au Second Empire

Le médiévisme érudit en France de la Révolution au Second Empire
organisé par Alain Corbellari et Fanny Maillet

Université de Lausanne, 24-25 avril 2020

Le « goût du Moyen Âge » développé par les écrivains et artistes de l’époque romantique est bien connu et a été surabondamment documenté ; en identifiant les manifestations d’une professionalisation de la médiévistique, les recherches les plus récentes ont notamment permis de nuancer le statut d’un romantisme foncièrement littéraire qui ne serait qu’esthétique et culturel et qui s’attribuerait sans concession la redécouverte du Moyen Âge.

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De la place liminaire qu’il occupait dans l’histoire des « mentalités », il s’inscrit aujourd’hui plus volontiers dans le panorama de l’histoire de la discipline où il occupe une place charnière entre, d’un côté, un nouveau berceau du médiévisme représenté par les Lumières et les travaux d’érudits et d’académiciens comme La Curne de Sainte-Palaye, le comte de Caylus, Louis-Georges de Bréquigny, Étienne Barbazan, qui pratiquent une philologie encore largement tributaire de l’antiquaire, et, de l’autre, les débuts du médiévisme universitaire moderne porté par les Bartsch et les Foerster, les Gaston Paris et les Bédier.

Cette phase d’institutionnalisation de la discipline est aujourd’hui bien étudiée. De même, le médiévisme du Siècle des Lumières commence à recevoir toute l’attention qu’il mérite et a suscité plusieurs études importantes, qui ont contribué à éclairer l’apport d’une époque où l’amateur côtoie l’érudit et l’homme de lettres. En revanche, l’activité déployée, en particulier en France, dans la période de remous politiques et de crise institutionnelle qui succèdent à la Révolution, a été moins explorée. Des personnalités comme Fauriel et, à un moindre degré, Francisque Michel, ont certes connu les honneurs de la critique récente, mais le vaste mouvement qui va des « antiquaires » du XVIIIe siècle aux scientifiques de la fin du XIXe, qu’il s’inscrive en faux contre cette médiévistique « à ses balbutiements » ou dans son sillage immédiat, reste peu étudié.

Or cette époque que d’aucuns ont pu considérer comme un âge d’or de la science française (elle voit s’épanouir les travaux de Lavoisier, Laplace, Lagrange, Monge, Galois, Cuvier, Champollion et bien d’autres) est à bien des égards le creuset des accomplissements réalisés sous la IIIe République. Des redécouvreurs des troubadours à ceux de la Chanson de Roland, du Groupe de Coppet aux cercles positivistes, un médiévisme français s’invente, entretenant des sentiments ambivalents envers une science allemande en plein essor, tiraillé entre la nostalgie de l’Ancien Régime et la nécessité de refonder la philologie sur des bases solides.

On pourra se focaliser sur les hommes (Méon, Crapelet, Jubinal, Raynouard, Roquefort, Fauriel, Francisque Michel, Génin, Sismondi, La Villemarqué, et même Stendhal), mais aussi sur les grands chantiers (Histoire littéraire de la France, les Notices et extraits des manuscrits de la bibliothèque du roi et leurs suites), les institutions (l’École des Chartes, le Collège de France, l’Académie et ses refontes successives, la Bibliothèque royale et ses refontes successives), les collections littéraires (Collection des anciens monumens de l’histoire et de la langue françoise, Nouvelle Bibliothèque des romans, etc.), ou encore les grands clivages théoriques et pratiques (édition vs traduction, folklore vs littérature, érudition vs vulgarisation, science allemande vs science française, cosmopolitisme vs nationalisme), la liste des possibles étant loin ici d’être close.

L’ambition du présent colloque, qui se placera sous le patronage de la toute nouvelle Société Joseph Bédier, dédiée à l’étude de l’histoire de la philologie romane, est en effet de replacer le mouvement philologique de la période 1780-1860 au croisement des disciplines littéraires et scientifiques, sans en oublier les dimensions sociales et politiques.

Les propositions de communication sont à adresser jusqu’au 31 décembre 2019 à :

Alain Corbellari : alain.corbellari@unil.ch
Fanny Maillet : fanny.maillet@uzh.ch

Source : Fabula

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Offre d’emploi – Lecturer in Medieval History (University of Exeter)

Location: Exeter
Salary: The starting salary will be from £35,211 up to £39,609 on Grade F, depending on qualifications and experience.
Hours: Full Time
Contract Type: Permanent
Placed On: 9th May 2019
Closes: 6th June 2019
Job Ref: P67533

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The full time permanent post is available from 1 September 2019 in the College of Humanities.

Summary of the role
The post of Lecturer in Medieval History (c.500-c.1500) will contribute to extending the research profile of the Department of History at Exeter.

The post will also include responsibility for the design, development and delivery of teaching and learning materials across a range of undergraduate and postgraduate modules within the discipline.

The post-holder will also contribute to team-taught teaching in History, which will also include supervision of undergraduate final year dissertations, and to PhD supervision where appropriate.

Preference may be given to candidates whose research complements the existing chronological, geographical and thematic strengths of permanent staff.

About you
For a Lecturer post you will have:

  • A PhD or equivalent in Medieval History and have an independent, internationally-recognised research programme in a relevant active field of research.
  • A strong record in attracting funding for research, or demonstrate potential to attract such funding.
  • An active approach to inter-disciplinary and multi-disciplinary research.
  • Enthusiasm for delivering high quality undergraduate programmes.
  • Potential to develop strong connections and funded projects with business and community partners.
  • Involvement in projects which have the potential to develop impact.

What we can offer you

  • Freedom (and the support) to pursue your intellectual interests and to work creatively across disciplines to produce internationally exciting research.
  • Support teams that understand the University wide research and teaching goals and partner with our academics accordingly.
  • An Innovation, Impact and Business directorate that works closely with our academics providing specialist support for external engagement and development.
  • Our Exeter Academic initiative supporting high performing academics to achieve their potential and develop their career.
  • A multitude of staff benefits including sector leading benefits around maternity, adoption and shared parental leave (up to 26 weeks full pay), Paternity leave (up to 6 weeks full pay), and a new Fertility Treatment Policy.
  • A beautiful campus set in the heart of stunning Devon.

Source : Jobs.ac.uk

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Publication – « Memoria – Erinnerungskultur – Historismus. Zum Gedenken an Otto Gerhard Oexle (28. August 1939 – 16. Mai 2016) », dir. Thomas Schilp et Caroline Horch

Zum Gedenken an Person und Wirken von Otto Gerhard Oexle (28. August 1939 – 16. Mai 2016). Die Erforschung der Erinnerungskultur der vormodernen Gesellschaften Europas ist untrennbar mit Otto Gerhard Oexle, Direktor des Max-Planck-Instituts für Geschichte in Göttingen von 1987 bis 2004, verknüpft: Er hatte das Totengedenken des Ancien Régime als ‘totales soziales Phänomen’ und ‘Memoria’ als Exempel der transdisziplinären Historischen Kulturwissenschaften erkannt und erforscht. Dieser Band vereint Beiträge von Kollegen, Freunden und Schülern, die Themen, Thesen und Anregungen von Otto Gerhard Oexle aufgreifen – erweiternd, vertiefend und fortführend. Der Band führt einen Nachruf mit Beiträgen zusammen: eine ‘Schülerbiographie’ in Auseinandersetzung mit Otto Gerhard Oexle, zu Stiftung und Memoria in universalhistorischer Perspektive, über Memoria in textilen Schenkungen des Früh- und Hochmittelalters, zu Deutungsschemata der ‘mittelalterlichen Gesellschaft’ in Weltgerichtsbildern, über Stadtbau und Memoria im Italien des 15. und 16. Jahrhunderts, zu Ernst Robert Curtius und den Mittelalterbildern des 20. Jahrhunderts, zum Historismus, über das Gesetz vom Sinai in literarischen Verarbeitungen, bis hin zur Kultur der Erinnerung an die verfolgten und ermordeten Juden in den Niederlanden unter dem NS-Regime.

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Thomas Schilp is Professor for Medieval History at Ruhr-Universität Bochum. The eld of his research is focussed on medieval memoria, townhistory in general and the history of religious female communities.

Caroline Horch is Private Lecturer at Martin Luther University Halle-Wittenberg. In her research, she combines the disciplines of History and Art History.

Table des matières :

Vorwort der Herausgeber
Jean-Claude Schmitt – Otto Gerhard Oexle (1939–2016)

Wilfried Reininghaus – Die ‘Historischen Kulturwissenschaften’ als selbstre exive Disziplin Begegnungen mit Otto Gerhard Oexle und seinem Werk
Michael Borgolte – Stiftung und Memoria. Ein mediävistisches Forschungskonzept in universalhistorischer Perspektive
Annemarie Stauffer – Textile Schenkungen und memoriales Handeln im frühen und hohen Mittelalter
Bernhard Jussen – Wo ist die ‘mittelalterliche Ständegesellschaft’? Eine Suche bei Malern und Steinmetzen des Jüngsten Gerichts
Thomas Schilp – Stadtbau und Memoria. Das memoriale Pienza (1459–1464) und Sabbioneta (1554–1591)
Frank Rexroth – ‘Abendland-Substanz-Literatur’? Über Ernst Robert Curtius, sein größtes Werk und die Mittelalterbilder des 20. Jahrhunderts
Klaus Ries – Wahrheit und Objektivität in der historischen Erkenntnis Problemlinien mit offenen Enden
Walter Pauly – Das Gesetz vom Sinai als literarisches Motiv
Arnoud-Jan Bijsterveld – Creating Commemorative Communities. Remembering the Holocaust in the 21st-Century Netherlands

Verzeichnis der Veröffentlichungen von Otto Gerhard Oexle Bibliographie
Curricula Vitae
Farbtafeln

Informations pratiques :

Memoria – Erinnerungskultur – Historismus. Zum Gedenken an Otto Gerhard Oexle (28. August 1939 – 16. Mai 2016), Turnhout, Brepols, 2019 (Memoria and Remembrance Practices, 2).

Formulaire de souscription : MEMO – Otto Gerhard Oexle

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Journée d’étude – L’édition critique et ses méthodes

En raison de ses spécificités (reproductions nombreuses de manuscrits sur tous supports ; bibliothèque et documentation spécialisées sur les manuscrits, les bibliothèques, les écritures, les langues, les textes et leur histoire), l’IRHT est un lieu de rencontre privilégié pour les éditeurs de texte, qu’ils soient structurés ou de passage.

Un préalable nécessaire à toute opération de reconstruction philologique est la réflexion théorique sur cette opération scientifique et ses méthodes, à l’heure où les nouvelles technologies ne cessent d’apporter des possibilités nouvelles et de modifier ainsi nos pratiques. Cette rencontre naît d’un double constat : d’un côté, l’innovation technologique accélérée a polarisé la réflexion sur des aspects pratiques sans forcément gagner l’attention de ceux qui s’y sentiraient hermétiques ; de l’autre, les réflexions profondes sur les fondements épistémologiques de l’édition critique, que les nouvelles techniques ne manquent de susciter, fleurissent à une échelle internationale d’une manière extrêmement éparpillée, laissant, elles aussi, aux marges ceux qui continuent à pratiquer la méthode acquise comme si rien n’était en train de changer.

Ainsi, les difficultés techniques posées par la technologie masquent et justifient un hermétisme à la réflexion théorique, en raison d’une complexité venue d’ailleurs. Cette rencontre naît du désir d’échanger à propos des différentes approches théoriques et des habitudes pratiques variées propres aux chercheurs de notre laboratoire, provenant de formations hétérogènes et travaillant avec des sources aux problèmes spécifiques. Les questions qui sont au centre du débat tiennent aux finalités de l’opération scientifique qui est la nôtre, à savoir la nature du texte recherché (reductio ad unum des données historiques ou textes multiples ? Le texte le plus proche de l’original ou les textes qui ont réellement circulé à un moment et dans un espace précis, avec les interpolations et les remaniements éventuellement subis ?) ; aux méthodes utilisées pour y parvenir (pour ne citer que les pôles : édition stemmatique ou scribal version) ; aux critères pour présenter les résultats (édition exhaustive ou synthétique) ; aux problèmes qui restent, dans tous les cas, sans solution satisfaisante et qui forcent à reconnaître la place importante de l’éditeur et de ses choix personnels, malgré son désir de se cacher derrière des prétendues évidences.

Les contributions proposées s’articulent selon une double approche : tantôt il s’agit de réflexions générales sur les pratiques propres à un secteur d’études, tantôt il s’agit d’étude de cas spécifiques dont la difficulté a demandé une mise au point théorique. Un atelier pratique conclut la journée, dans le but de partager les dernières avancées technologiques applicables à nos champs de recherche.

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Programme :

Président : Paul Géhin

9h – Francesca P. Barone et Dominique Poirel, Introductions aux travaux
9h30 – Anne Boudhors (section grecque et de l’Orient chrétien), Éditer un texte copte de manière critique : enjeux et limites
10h – Sébastien Barret (section diplomatique), L’édition des textes diplomatiques : problèmes anciens et solutions nouvelles
10h30 – Niek Thate (section latine), Le stemma et la critique historique. Réflexions sur l’histoire de la transmission d’un texte accusatoire

11h – Pause café

11h30 – Flavia Ruani (section grecque et de l’Orient chrétien), L’édition des textes syriaques
12h – Jean-François Goudesenne (section de musicologie), De la variante à la cartographie des différenciations régionales.
12h30 – Discussion générale

13h – Pause déjeuner

Président : François Bougard

14h – Frédérique Woerther (centre J. Pepin), L’édition de la Summa Alexandrinorum
14h30 – Francesca P. Barone (section grecque et de l’Orient chrétien), Ce que le texte critique de la Synopse de la sainte Écriture attribuée à Jean Chrysostome doit à la stemmatique
15h – Dominique Poirel (section latine), Édition critique et informatique douce

15h30 pause café

16h – Emmanuelle Kuhry (section latine) : Atelier de travaux pratiques sur l’édition électronique
17h – Discussion générale

Informations pratiques :

28 mai 2019

IRHT, centre Félix-Grat
40 avenue d’Iéna, 75116 Paris
Tél. : 01 44 43 90 70
Fax : 01 47 23 89 39

Source : IRHT

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Offre d’emploi – Bridget Riley Art Foundation Curatorial Assistant (The Courtauld Institute of Art )

Location: London
Salary: £32,211 to £36,749 per annum including London Allowance
Hours: Full Time
Contract Type: Fixed-Term/Contract
Placed On: 16th May 2019
Closes: 9th June 2019
Job Ref: 284

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The Courtauld Institute of Art is the UK’s leading institution for teaching and research in the History of Art and the conservation of paintings, and is also home to one of the finest small art museums in the world.

This position at The Courtauld Gallery is supported by the Bridget Riley Art Foundation. It provides an exciting opportunity to acquire early career experience in curatorial practice across all the collection and programming areas of The Courtauld Gallery. This is a period of transformation as the Courtauld undertakes a major capital project, Courtauld Connects, which includes the complete refurbishment of the Gallery and the redisplay of its collections. It also includes the delivery of a series of national and international loan projects during the Gallery’s current period of closure, which runs to early 2021.

The role will support the curatorial department in the delivery of projects during closure and in preparations for the redisplay of the collection. The post-holder will also encourage the use of the collection by both students of art and history, with special emphasis on the drawings collection.

Applicants must have demonstrable interest in curatorial work and pursuing a career in museums, with ability to work collaboratively and proactively as part of an effective team. Also required are good organizational and IT skills.

Applicants are required to complete an application form, please note CVs will not be accepted.

For further information, please see the Job Description and Person Specification.

Closing Date: 9 June 2019, 23:59 GMT

Interview Date: 18 June 2019

Source : Jobs.ac.uk

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Publication – Cristian Bratu, « « Je, auteur de ce livre ». L’affirmation de soi chez les historiens, de l’Antiquité à la fin du Moyen Age »

In L’affirmation de soi chez les historiens, Cristian Bratu discusses authorial self-representations and self-promotion strategies in the works of ancient and medieval historians, from Herodotus (5th c. BC) to Philippe de Commynes (15th c. AD). After describing the emergence of an author figure in the works of ancient Greek and Roman historians, Bratu shows that, in spite of the emphasis placed by the nascent Christian civilization on humility, medieval historians were anything but self-effacing. Subsequently, he focuses on the authorial figures of French medieval historians who wrote in the vernacular between the 12th and 15th centuries. Bratu uses a variety of approaches (philology, codicology, narratology) in order to shed new light on the authorial figures of ancient and medieval historians.

Dans L’affirmation de soi chez les historiens, Cristian Bratu étudie la figure de l’auteur dans les œuvres des historiens antiques et médiévaux, d’Hérodote (Ve siècle av. J.-C.) à Philippe de Commynes (XVe siècle ap. J.-C.). Après une section dédiée à l’émergence d’une figure d’auteur chez les historiens de l’Antiquité gréco-romaine, Bratu montre que malgré l’importance accordée à l’humilité dans la civilisation chrétienne naissante, les historiens médiévaux furent tout sauf modestes. Cette étude se concentre ensuite sur les figures des historiens de langue française entre le XIIe et le XVe siècle. En s’appuyant sur différentes méthodes (philologie, codicologie, narratologie), Cristian Bratu apporte un éclairage nouveau sur la figure de l’auteur chez les historiens antiques et médiévaux.

9789004398078

Table des matières :

Prologue
Se dire et s’affirmer : l’héritage antique
De l’histoire ecclésiastique à l’histoire en langue vulgaire
La renommée des historiens, entre parole et écrit
Historiens, scribes, enlumineurs, récitants
La personne grammaticale
L’historien comme personnage
L’historien comme témoin
Du conteur à l’auteur
Epilogue

Informations pratiques :

Cristian Bratu, « Je, auteur de ce livre ». L’affirmation de soi chez les historiens, de l’Antiquité à la fin du Moyen Âge, Brill, 2019 (Later Medieval Europe, 20). XII + 830 pp. ISBN : 978-90-04-39807-8. Prix : 167 euros.

Source : Brill

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