Appel à contribution – Traduction… trahison ? Textes, représentations, archéologie, autorité et mémoire de l’Antiquité à la Renaissance

Université de Picardie-Jules Verne
Unité de recherche TRAME (E.A. 4284)
11-13 Mars 2020

Les premières traductions signées sont apparues à l’époque romaine : Livius Andronicus, traducteur de L’Odyssée en vers latins au iiie s. avant J.-C est le premier traducteur européen dont le nom soit connu : son objectif est pédagogique : il enseignait le grec et le latin aux enfants de son maître. Peu de temps après et dans un but tout aussi pédagogique, la Bible, composite d’hébreu, d’araméen et de grec connaîtra ses premières traductions : la Septante (ca 250-117 av. J.-C.). De nombreuses autres suivront, de la Vulgate de Jérôme à la traduction « ultra-littérale » d’André Chouraqui, en passant par la Bible de Wycliffe, la Bible de Genève (référence pour le protestantisme de langue française jusqu’au début du XVIIIe), la Bible de Lefèvre d’Étaples et celle de Port-Royal (1696) ainsi que les nouvelles traductions aux XIXe et XXe siècles.

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Originellement confinée dans les monastères et limitée aux textes religieux, la traduction s’étend au domaine profane durant le Xe s. et touchera les sciences notamment au XIIe s. où les textes protoscientifiques seront traduits de l’arabe vers le latin par des érudits venant de toute l’Europe. Elle connaîtra un essor significatif au XIVe s. grâce à l’investissement de la cour : Jean II le Bon fait traduire les Décades de Tite-Live par son secrétaire, le moine Pierre Bersuire, qui fait précéder la traduction d’un glossaire. Charles le Sage pratiquera une véritable politique de traduction, payant les services de traducteurs dont Nicolas Oresme qui traduit Aristote, Ptolémée… et invente des mots nouveaux, afin de mieux préciser sa pensée. Les pratiques de traduction se diversifient et s’ouvrent aux langues vernaculaires : on citera parmi de nombreux exemples la traduction du Chevalier au lion en norrois, les traductions de Chaucer (De Consolatione Philosophiæ), les versions allemandes du Roman d’Alexandre. Éclipsé au XVe s., le processus reprend au siècle suivant : l’humanisme fait renaître l’intérêt pour les langues anciennes et la Réforme génère des textes nouveaux. Au début du siècle suivant, Claude de Seyssel invite Louis XII à créer une « licterature en françois » et prône les bienfaits de la traduction. Deux positions s’opposeront alors : celle de poètes de cour se réclamant de Marot et estimant que la traduction permet d’enrichir la langue et celle des poètes de la Pléiade pour lesquels la traduction est un danger, pour la langue comme pour la littérature. La seconde aboutira à la Deffence et Illustration de la Langue Françoyse, texte dans lequel Georges Mounin (Les belles infidèles) voit un argumentaire complet contre la traduction. Le XVIIe commence avec une vaste entreprise de codification de la langue (Malherbe, Vaugelas, Chapelain) qui aboutira à la fondation de l’Académie française, puis à la rédaction de dictionnaires : Dictionnaire français de Richelet (1680), Dictionnaire de l’Académie (1694).

Artisans des littératures nationales, les traducteurs sont bâtisseurs de langues et… propagateurs de religions : à la Bible et la Torah – dont la traduction requiert la connaissance parfaite de ses possibles niveaux d’interprétation comme de l’herméneutique – s’ajoutent le Coran pourtant intraduisible mais néanmoins abondamment traduit – dès le milieu du XIIe s. à la requête de Pierre le Vénérable –, les textes hindouistes et bouddhiques…

Le vocabulaire lui-même est vaste, miroir des multiples que peut induire le processus : traduction amène en effet translation, transformation, transmutation, interprétation, négociation, adaptation, transfert… et fidélité. Sur cette fidélité, on a beaucoup écrit. Walter Benjamin, dans la préface de sa traduction des Tableaux parisiens de Baudelaire intitulée Die Aufgabe des Übersetzers (La tâche du traducteur) confie en effet que traduire n’est pas transmettre un message ou faire passer un texte d’une langue à une autre mais établir un lien entre les langues et l’accomplissement du rapport d’une œuvre à sa langue propre. La traduction n’est donc pas remplacement de l’original mais aperçu de l’incommunicable qui demeure dans l’original. Le traducteur, en réalité, représente paradoxalement l’intraduisible. Umberto Eco, sémioticien, traducteur et traduit, intitulera son essai sur la traduction Dire quasi la stessa cosa (Dire presque la même chose) et posera en même temps la question de l’extensibilité de ce « presque » placé en exergue d’un processus qui, selon lui, s’apparente par bien des aspects à une « négociation ».

« Fidélité » n’est pas « exactitude » mais diverses questions se sont posées au fil du temps. On pense naturellement aux traductions libres si joliment qualifiées de « belles infidèles ». On songe à la pudibonderie au nom de laquelle pièces grivoises de l’Antiquité classique (Aristophane, Martial) devront attendre le XXe pour approcher l’esprit salace original. On se souvient des traductions de la période romantique plus souvent récritures de traductions antérieures que retours à l’original : Nerval traduisant (quatre fois entre 1829 et 1831) la Lenore de Bürger à partir de la traduction précédente de Flocon (1827) ou le Faust (1827) à partir de la traduction de Stapfer (1823), Leroux traduisant (1828) la traduction de Sévelinges (1804) du Werther plus que le texte de Goethe en sont quelques exemples parmi d’autres. Se pose aussi l’épineux problème de l’intertextualité, de la référence à une autre œuvre, externe, connue du lecteur dans sa langue maternelle et là seulement… Propre à la littérature postmoderne, cette question est aussi inhérente au Moyen Âge où les références font partie intégrante de certains processus d’écriture.

Si l’on regarde du côté de la « translation » apparaissent les mises en proses, façon de mettre à la portée d’un plus grand nombre – en le transformant – un texte poétique : elles feront florès entre le XIVe et le XVIe siècles et toucheront un vaste corpus, des romans et poèmes épiques aux… traductions françaises de textes poétiques en langue étrangère, en passant par les chroniques, les hagiographies, les traités de dévotion et le théâtre. On trouvera même parfois plusieurs mises en prose pour un même texte : le Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure n’en compte par exemple pas moins de cinq et le succès de ce type de récritures se mesure à l’aune de leurs éditions et rééditions successives (c’est le cas par exemple pour le Fierabras de Jean de Baygnon, d’Ogier le Danois ou de Renaut de Montauban).

Autre phénomène, la traduction « intersémiotique » – traduction d’un système sémiotique à l’autre – véritable « transmutation » qui voit, quant à elle, un roman mis en film, un tableau tiré d’un poème… et jusqu’à des « transferts » musicaux d’idées, de poèmes, de tableaux. Une grande part de la musique romantique européenne repose sur cette idée, devenue quasi nécessaire, de « traduire » musicalement un argument, qui donnera même lieu à un genre musical, celui du poème symphonique dont Franz Liszt s’est fait le champion (mais les Quattro Stagioni d’Antonio Vivaldi n’étaient pas autre chose, qui se basaient déjà sur des poèmes d’ailleurs transcrits sur la page de l’édition originale et dont des bribes figurent même dans la notation musicale).

On l’aura compris, « traduction » est porteur de richesses, comme de questionnements. Nous invitons les contributions de tous horizons, des champs de la littérature et de la linguistique à l’histoire de la traduction, en passant par les arts, les sciences, l’histoire (religieuse, sociale…), la musicologie, de l’époque carolingienne au XXIe siècle.

Les sujets de communication sont à proposer le plus tôt possible et avant le 15 septembre 2019, à Danielle Buschinger, 56 rue de l’Arbre Sec 75001 Paris – dbuschinger@gmail.com

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Journée d’étude – La grande salle et ses abords : contribution à l’étude des résidences palatiales et élitaires (XIe-XVIe s.)

Séminaire thématique organisé dans le cadre du Master 2 Mondes médiévaux, sous la coordination de Nicolas Prouteau (CESCM)

Date : 30 avril 2019 – 9h / 17h

Lieu : Poitiers, faculté des Sciences humaines et arts, hôtel Berthelot, salle Crozet – 24 rue de la chaîne – Bât. E13

Entrée libre

Contact : Nicolas Prouteau : nicolas.prouteau@univ-poitiers.fr

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Programme :

9h15 – Nicolas Prouteau (CESCM / Université de Poitiers) : Introduction

9h30 – Pierre Papin (Service archéologique d’Indre-et-Loire) : La découverte d’une aula des comtes d’Anjou du XIe s. au château de Loches. Résultats des récentes fouilles programmées (2013-2018)
10h15 – Teddy Bethus (Conseil départemental de la Vendée), Aurélia Borvon, Sarah Grenouilleau (CReAAH) et Nicolas Prouteau (CESCM / Université de Poitiers) : La vie de château à Talmont (Vendée) : approche interdisciplinaire d’une résidence comtale et ducale en Bas-Poitou (XIe-XIIIe s)
11h10 – Pause

11h30 – Christophe Mathevot (La Diana / ArAr) : Grande salle et aménagements seigneuriaux du réduit sommital du castrum de Couzan (Forez) durant la seconde moitié du XIVe siècle
14h – Stéphane Augry (Inrap / CReAAH) et Hugo Meunier : Les grandes salles du palais épiscopal du Mans, héritages et transformations (XIe-XVIIIe s.)
15h – Bénédicte Guillot (Inrap Grand Ouest) : Les trois grandes salles du château de Caen. Évolution de l’ensemble palatial entre le XIe et le XVIe siècle
15h45 – Pause

16h – Emmanuel Litoux (Service départemental du Maine-et-Loire) : La grande salle du château d’Angers dans son environnement architectural (Xe-XVe siècles)

Source : CESCM

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Présentation d’ouvrage – « La transmission du pouvoir monarchique, entre droits et devoirs. Du Moyen Âge à nos jours », éd. Pierre-Olivier de Broux, Philippe Desmette, Sophie Glansdorff, Bérengère Piret & Nicolas Simon

Le volume 113 de la collection Standen en Landen/Anciens Pays et Assemblées d’États sera présenté le vendredi 24 mai prochain à Bruxelles. L’ouvrage, édité par Pierre-Olivier De Broux, Philippe Desmette, Sophie Glansdorff, Bérengère Piret et Nicolas Simon contiendra les contributions de Gustaaf Janssens, Sophie Glansdorff, Frédérique Lachaud, Klaas Van Gelder, Frederik Dhondt, Pierre-Olivier De Broux, Vincent Dujardin, Matthias El Berhoumi et Jean-Marie Cauchies.

De plus amples informations sur le lieu et l’heure de l’événement seront communiquées ultérieurement, mais la date peut désormais figurer dans votre agenda.

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Volume 113 van de reeks Standen en Landen/Anciens Pays et Assemblées d’États zal worden voorgesteld op vrijdag 24 mei te Brussel. Het werk is geredigeerd door Pierre-Olivier De Broux, Philippe Desmette, Sophie Glansdorff, Bérengère Piret en Nicolas Simon. Het bevat bijdragen van Gustaaf Janssens, Sophie Glansdorff, Frédérique Lachaud, Klaas Van Gelder, Frederik Dhondt, Pierre-Olivier De Broux, Vincent Dujardin, Matthias El Berhoumi en Jean-Marie Cauchies.

Meer praktische informatie over plaats en tijdschrift volgen later, maar u kan deze datum alvast noteren in de agenda.

Présentation :

La succession d’un monarque ne se passe jamais simplement. En plus, elle ne peut généralement pas être appréhendée de façon univoque. Elle s’accompagne toujours de fantasmes et d’une mise en scène du pouvoir. Lors de la transmission du pouvoir, le rituel tente de transcender les particularités et de gommer les différences. Le but est la fusion des composantes sociales soumises au gouvernement de l’ancien et du nouveau dirigeant.

Comment penser la succession monarchique ? Quelles sont les bases essentielles de la succession ou de l’abdication ? Comment le souverain envisage-t-il sa succession et de quelle façon met-il en œuvre sa décision ? L’héritier est-il formé convenablement ? Qui gouverne pendant l’interrègne ? Quel est le futur rôle de l’ancien monarque ? Dans quelle mesure le nouveau dépositaire du pouvoir est-il autonome ?

Telles sont les principales questions abordées dans le présent ouvrage. Le thème est riche et permet une double approche. En premier lieu, le sujet est traité de manière diachronique. Ainsi on étudie l’évolution de la transmission du pouvoir du Moyen Âge au XXIe siècle. En second lieu, le thème traverse les frontières disciplinaires. Découvrez les approches de l’historien – médiéviste ou contemporanéiste –, de l’historien du droit et du juriste dans cet ouvrage.

Informations pratiques :

La transmission du pouvoir monarchique, entre droits et devoirs. Du Moyen Âge à nos jours, éd. Pierre-Olivier de Broux, Philippe Desmette, Sophie Glansdorff, Bérengère Piret & Nicolas Simon, Academic and Scientific Publishers, 2019 (Anciens Pays et Assemblées d’États, 113). 17 x 24 cm. 210 pages. ISBN : 9789057188336. Prix : 44 euros.

Source : Academic and Scientific Publishers

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Appel à contribution – Sacres et couronnements dans l’Occident chrétien : Rite, État et société, du Moyen Âge à nos jours

Appel à communication pour le colloque « Sacres et couronnements dans l’Occident chrétien : Rite, État et société, du Moyen Âge à nos jours », qui se déroulera à Nancy les 7 et 8 novembre 2019.

Le colloque est organisé par deux laboratoires de l’Université de Lorraine, le CRULH (ÉA 3945, laboratoire porteur) et le Centre Lorrain d’Histoire du Droit (Institut François Gény, ÉA7301).

Les sacres en tant que rites de passage ont joué un grand rôle dans les relations entre les hommes, dans les sociétés tournées vers le monde divin, où le souverain peut intervenir dans la nature en guérissant ses sujets par des miracles, comme en France ou en Angleterre. L’évolution des sacres marque le passage des religions héritées aux religions prescrites, puis aux religions intériorisées où la laïcité se répand, suivant en cela le schéma du philosophe Marcel Gauchet (Le désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion, 1985).

L’étude des sacres jouit d’un renouveau d’intérêt. En 2016, à l’occasion du 1200e anniversaire du premier sacre à Reims, celui de Louis le Pieux, une manifestation est organisée sur cette cérémonie par Sylvie Joye, et un ouvrage paraît sur le sacre en France (P. Demouy, 2016). L’année suivante, une manifestation est organisée sur les sacres à Reims (B. Maes et P. Demouy, 2017). Du reste, on trouve le même phénomène dans d’autres pays, comme en Allemagne (Gerd Althoff, Die Macht der Rituale. Symbolik und Herrschaft im Mittelalter, 2003, ou Stefan Weinfurter/ Marion Steinicke (dirs.), Krönungs- und Investiturrituale. Herrschaftseinsetzungen im kulturellen Vergleich, 2005). De manière plus globale, cette manifestation scientifique permet de revisiter les liens qu’entretiennent les rites avec la société et l’État.

Le sacre, ou le couronnement quand le roi n’est pas oint de l’huile sainte, est un rite de passage permettant au souverain d’exercer à son avènement un pouvoir pleinement légitime, dans un espace-temps comprenant l’Occident chrétien du Moyen Âge à nos jours. Il faut cependant ajouter la royauté israélienne de laquelle le monde judéo-chrétien tire exemple, bien représentée sur la façade de la cathédrale de Reims avec le combat de David et de Goliath. Par ailleurs, des régions longtemps indépendantes (Bretagne, Lorraine…) retiennent notre attention, et il existe pour elles des rites spécifiques. Ces cérémonies appartiennent aux « rites de passage », où A. van Gennep distingue trois étapes : les rites préliminaires quand le souverain quitte le monde extérieur (la nuit au palais des archevêques de Reims), les rites liminaires quand il entre dans son nouvel état (onction, couronnement, remise des insignes royaux…), et les rites post-liminaires (la grand-messe et le festin).

L’histoire des sacres et des couronnements reflète l’évolution de la royauté dans ses rapports avec le pays qu’elle dirige. À l’échelle européenne, cette institution montre une aptitude à la durée car elle a toujours su évoluer pour défendre un programme collectif, qu’il serait important de définir car il évolue au fil des siècles. Les monarchies présentent une large variété de styles, d’institutions et de formes de gouvernement, très différents du modèle français louis-quatorzien. Cela se reflète dans les rites qui constituent la cérémonie : roi héréditaire ou roi élu (comme Henri de Valois au trône de Pologne) ; dépôt de la souveraineté par le roi seul ou partagée avec d’autres instances (députés aux communes, magistrats, noblesse…).

L’histoire des couronnements comporte dans l’histoire plusieurs étapes successives. Au commencement était la famille avec l’autorité naturelle du père. Quand le groupe s’élargit, les hommes mettent leur confiance dans un homme-dieu dans les sociétés pré-chrétiennes (Égypte, Japon, Chine, mondes germaniques…). Quand le rite du sacre n’existe pas comme chez les Mérovingiens, les rois sont quelquefois assassinés, mais la famille de Clovis reste tabou dont la puissance virile réside dans leur chevelure abondante (reges criniti), et l’on nomme à leur place un frère ou un cousin. Dans le royaume des Francs, le premier sacre est célébré en 751 pour le père de Charlemagne, qui lui-même est couronné empereur en 800 : le souverain est investi d’une mission par Dieu pour conduire son peuple au paradis, mais celui-ci reste un personnage dont les pouvoirs sont limités par diverses institutions. Avec la Renaissance et la redécouverte du droit romain une autre impulsion se met en place pour aboutir à l’absolutisme : ainsi détaché de tout contrepoids et visant à donner le pouvoir à un seul, ce système politique a des répercussions sur les rites de couronnements. La Révolution française est le troisième moment qui modifie ces cérémonies en fonction des monarchies constitutionnelles.

Les historiens actuels présentent des synthèses qui mettent en avant plusieurs domaines, comme l’origine des sacres en France et leur évolution (baptême de Clovis), leur cadre (la cathédrale de Reims, la musique, le décor, les rituels), les objets utilisés (sainte ampoule, sceptre, main de justice), les étapes du cérémonial du début jusqu’au toucher des écrouelles.

Loin de mépriser ces cérémonies, la monarchie des XVIe et XVIIe siècles, commandite des enquêtes car elle les considère comme des affaires publiques : le roi Henri II demande à Jean du Tillet de garder mémoire des sacres, et en 1649 les Godefroy publient le Cérémonial françois.

Les historiens de la fin du XIXe siècle, marqués par le positivisme, utilisent peu ces ouvrages. Il faut attendre Marc Bloch et son ouvrage sur Les rois thaumaturges publié en 1924 pour voir l’apparition d’une manière anthropologique de concevoir l’histoire, dans le mouvement de l’histoire dite des Annales, mais son succès est restreint dans le public, bien que l’ouvrage soit très novateur. En réalité, c’est Bernard Guenée qui met en œuvre plus tardivement cet intérêt pour l’histoire des rites politiques, avec la publication en 1968 des Entrées royales françaises de 1328 à 1515. L’intérêt pour l’étude du fait politique sous l’angle de l’anthropologie connaît un grand intérêt aux États-Unis avec l’école cérémonialiste américaine, où Richard Jackson étudie les sacres. Ceux-ci ne sont pas une fête à laquelle chacun participe de la même manière : les autorités définissent un programme rigoureux en fonction de l’objet de la cérémonie et en fonction des solennités précédentes. Il y a des acteurs qui ont le pouvoir et des spectateurs qui accomplissent des séquences : tout cela fait partie du langage de la représentation.

Plus tard, dans les années 1980, l’image idéale du roi, telle que la population se le représente, devient un thème prisé par les travaux des historiens. Yves-Marie Bercé se consacre à cette étude dans Le roi caché (Fayard, 1990). Il montre comment, en 1595, alors qu’Henri IV n’est reconnu que par une partie de la France, un usurpateur, François III La Ramée, qui se prétend fils de Charles IX, se rend à Corbeny, où il guérit une fillette des écrouelles.

Enfin, pendant les cérémonies du sacre, le roi devient un personnage à part. Beaucoup d’éléments y contribuent, en particulier l’aménagement de la cathédrale, qui demande un an de travaux pour une cérémonie d’un jour. Dès lors, la cathédrale est transformée pour la cérémonie, ce dont les gravures nous rendent compte, et ce nouveau décor mérite l’analyse des historiens. De même, l’évolution des vêtements des sacres est révélatrice, ou la musique des cérémonies, qui tient un grand rôle, objet d’étude par les musicologues. Enfin, la presse rend compte dans l’opinion de ces jours uniques, par des occasionnels ou des livres destinés aux élites.

Cet objet d’étude pose un certain nombre de questions.

Tout d’abord, les sacres et couronnements produisent des normes. Celles-ci sont souvent regardées comme un élément juridique, quelquefois figé, jusque dans les années 1980, avant qu’on ne porte sur elles un regard anthropologique. Dès lors, il faut regarder les sacres comme un élément modifiable, et pouvant créer des tensions entre les différents acteurs qui les produisent. Par exemple, la fin du pèlerinage au prieuré de Saint-Marcoul à Corbeny, qui donnait des pouvoirs de médecin au roi après son sacre : avec Louis XIV, ce n’est plus le roi qui se rend dans ce village, mais les reliques du saint guérisseur des écrouelles qui viennent à Reims, comme si le futur roi soleil devenait le centre de l’univers. Ainsi, chaque souverain, chaque société, chaque époque, apporte sa griffe au déroulement du sacre, ce qui constitue un objet d’étude.

Par ailleurs, la liturgie du couronnement ne crée pas une seule représentation du roi, mais plusieurs, et elles peuvent même s’opposer entre elles. Par exemple, on peut mettre en regard l’image du roi thaumaturge qui court sur le long terme du XIe siècle à 1825, à celle du roi dormant des XVIIe et XVIIIe siècles révélatrice d’un absolutisme grandissant. De même, tous les publics ne sont pas sensibles aux mêmes images : les scrofuleux comme le rémois Gilles Caillotin du XVIIIe siècle sont sensibles aux vertus thaumaturgiques du souverain, alors qu’en 1825 Charles X ne voulait pas sacrifier à ce rite jugé trop médiéval.

Les axes de ce colloque pourront être abordés sous plusieurs regards.

Tout d’abord les pensées politiques qui expliquent le rite (Aristote, Cardin Le Bret…). Ensuite le déroulement de la cérémonie et les images du roi qui en découlent : le roi justicier, le roi chevalier, le roi gardien de l’ordre du monde. Enfin il faut s’interroger sur la réception des sacres par le public.

Comité scientifique : Franck Collard (Université de Paris10-Nanterre-La Défense), Patrick Demouy (Université de Reims), Jean-François Gicquel (Université de Lorraine), Catherine Guyon (Université de Lorraine), Sylvie Joye (Université de Lorraine), Bruno Maes (Université de Lorraine), Thomas Nicklas (Université de Reims).

La manifestation se tiendra à l’Université de Lorraine, Campus Droit (cours Léopold), les 7 et 8 novembre 2019.

Date limite d’envoi des propositions : 15 avril 2019.

Le titre de votre proposition doit être accompagné d’un résumé d’une dizaine de lignes. Prière d’envoyer le tout aux trois adresses suivantes : jean-francois.gicquel@univ-lorraine.fr, catherine.guyon@univ-lorraine.fr, bruno.maes@univ-lorraine.fr

Source : AHMUF

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Appel à contribution – Mental Health in the Medieval and Early Modern World

SATURDAY 19 OCTOBER 2019 – The University of Western Australia
Keynote: Yasmin Haskell (UWA)

Modern stereotypes abound regarding how mental health was perceived during the medieval and early modern period ranging from mental illness being caused by sin to the idea that the attainment of mental wellbeing could only be achieved through the balancing of the bodily humours. But mental health was a more complex and expansive subject of discourse throughout the period that was widely explored in medical treatises, religious tracts and sermons, and prominent in art and literature, which speaks to a more subtle understanding of the human mental state.

This conference aims to look at both the changing and continuing perceptions of mental health throughout the medieval and early modern period.

We welcome papers from the fields of book culture and manuscript studies, history, material culture, medicine, art, and literature, but not limited to, the following broad headings:

  • Suicide Marginal lives Melancholy
  • Depression Insanity
  • Mental disorder Rapture
  • Ecstasy Bodily humours Addiction Anguish Therapies Meditation
  • Mindfulness
  • Well-being Imagination Dreams
  • Visions
  • Memory Criminality Self-harm Solitude Natural
  • Kind
  • Unnatural

The conference organisers invite proposals for 20-minute papers. Please send a paper title, 250-word abstract, and a short (no more than 100-word) biography to: pmrg.cmems.conference@gmail.com by 31 May 2019.

Source : DisHist

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Offre d’emploi – Post-doctorat dans le cadre du projet : « Éditions génétiques numériques des textes antiques : le corpus philosophique de Cicéron »

Post-doctorat dans le cadre du projet – « Éditions génétiques numériques des textes antiques : le corpus philosophique de Cicéron »
Rouen

Dans le cadre du projet de recherche « Contenus et Corpus numériques » (CORNUM), financé par la région Normandie, l’Équipe de recherche interdisciplinaire sur les aires culturelles (ERIAC – Université de Rouen Normandie EA 4705) et l’Institut de Recherches Interdisciplinaires Homme et Société (IRIHS- FED 4137) recrutent un post-doctorant pour un contrat de 9 mois à partir de l’automne 2019.

Le post-doctorant devra assurer l’analyse et l’étude du corpus du sous-projet « Éditions génétiques numériques des textes antiques : le corpus philosophique de Cicéron » (eGesta), sous la direction du Pr. Clara Auvray-Assayas. Il accompagnera également le porteur et les chercheurs de ce sous-projet dans la conception et la réalisation d’une plateforme d’édition scientifique inédite.

Rouen

CONDITIONS ET CONTEXTE DE RECRUTEMENT

Conditions du recrutement

Affectation à l’IRIHS (Université de Rouen Normandie – Campus de Mont-Saint-Aignan). Le post-doctorant sera amené à se déplacer en région (contact avec la Maison de la recherche en sciences humaines de Caen), en France et à l’étranger (bibliothèques).

Contexte de recrutement

L’objectif du projet eGesta est de concevoir, à partir d’un corpus prototypique, une méthodologie nouvelle d’édition scientifique des textes antiques qui permette d’intégrer toutes les recherches récentes sur les manuscrits, sur la culture tardo-antique, l’histoire médiévale et les méthodes des humanistes, en partenariat avec la MRSH de Caen, l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT – CNRS UPR 841) et l’Equipex Biblissima – Bibliotheca bibliothecarum novissima.

Au centre du projet se trouve une plateforme d’édition scientifique collaborative (crowsourcing de la communauté scientifique). Cet outil numérique scientifique inédit et interopérable permettra l’exploitation des données collectées et leur diffusion auprès d’un public large.

Dans le prolongement de cette action centrale, plusieurs manifestations scientifiques seront organisées :

  • Une exposition en partenariat avec la Bibliothèque patrimoniale Jacques Villon de Rouen – troisième fonds ancien de France conservé en province – sera programmée autour des témoins des textes cicéroniens qui y sont conservés.
  • Ce projet souhaite également favoriser la formation des jeunes chercheurs (masterants, doctorants, post-doctorants) à une façon nouvelle d’aborder l’édition critique des textes anciens, en leur confiant un rôle actif dans la création et l’alimentation de la plateforme collaborative. Pour cette raison, les équipes scientifique et éditoriale organiseront également chaque année en Normandie une Master-class consacrée à l’édition des textes anciens.
  • Un colloque international se tiendra à la fin du projet autour de la question de la transmission des textes classiques en Normandie.

MISSIONS

Analyse et étude du corpus

Participer à l’établissement de l’histoire de la réception du texte (néoplatonisme-christianisme-philosophie médiévale-Renaissance).
Contribuer à l’étude du lexique philosophique latin.
Collaborer à l’établissement de l’histoire hellénistique et romaine des interprétations du Timée de Platon.

Aide au pilotage du projet

Participation à la conception et à la réalisation de la plateforme d’édition scientifique et à l’organisation des manifestations en lien avec les activités du projet (exposition, master-class, diffusion des résultats).

COMPETENCES REQUISES

Savoir / connaissances

  • Formation doctorale en lettres classiques et/ou philosophie antique ;
  • Connaissances approfondies de la philosophie antique (platonisme, philosophie hellénistique) ;
  • Parfaite maîtrise du latin et du grec ;
  • Philologie classique.

Savoir-faire / compétences opérationnelles

Familiarité avec les humanités numériques (notions en matière d’encodage XML-TEI et les standards d’indexation, type Dublin Core).

Savoir être / compétences comportementales

Expérience de travail au sein d’une équipe de recherche ou d’un projet scientifique appréciée ;
Faire preuve d’autonomie et de rigueur ;
Capacité à travailler en équipe.

CANDIDATURE

Le dossier de candidature est à déposer le 17 juin 2019

Contacts

Clara Auvray-Assayas (clara.assayas@univ-rouen.fr)
Benoît Roux (benoit.roux@univ-rouen.fr)

Le dossier de candidature sera composé

  • d’un curriculum vitæ ;
  • d’une lettre de motivation ;
  • d’une copie du diplôme de doctorat et du rapport de thèse ;
  • de tout document que le candidat jugera utile pour démontrer ses compétences en matière d’analyse et d’édition de textes anciens, ainsi que d’humanités numériques.

Les candidatures sont à envoyer par voie postale ou, de préférence, par voie électronique :

Adresse postale
Université de Rouen Normandie
UFR Lettres – ERIAC EA 4705
À l’attention de Benoît Roux
17 rue Lavoisier
FR-76821 Mont-Saint-Aignan cedex

Adresse électronique (le dossier est à envoyer simultanément aux deux adresses suivantes) :

clara.assayas@univ-rouen.fr
benoit.roux@univ-rouen.fr

Modalités de sélection des candidatures
Les candidatures seront examinées par le comité scientifique du projet.
Les candidats retenus seront auditionnés au cours de la deuxième quinzaine de juin.

POSTE

Rattachement : Institut de Recherches Interdisciplinaires Homme et Société (IRIHS-Université de Rouen Normandie FED 4137)
Durée : 9 mois (automne 2019-été 2020)
Niveau : Ingénieur de recherche
Rémunération : Indice nouveau majoré 542

Source : Fabula

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Offres d’emplois – Labex RESMED – Appel à candidature pour contrats post-doctoraux 2019-2020

Le Labex RESMED « Religions et sociétés en Méditerranée » ouvre à candidature au maximum trois contrats post-doctoraux fléchés, d’une durée d’un an à partir du 1er octobre 2019.

Ils seront rémunérés par Sorbonne Université, selon l’expérience acquise à la suite de la thèse.

Resmed

DATE LIMITE DE CANDIDATURE :

Les candidatures doivent être envoyées avant le 30 avril 2019 à marion.robinaud@sorbonne-universite.fr et correspondre aux profils proposés ci-dessous :

Profil 2019-1 : Baptême et baptistères de l’Antiquité tardive : Base de données des baptistères chrétiens du pourtour Méditerranéen (3e-7e s.)

Le ou la candidate aura pour sujet d’étude les baptistères tardo-antiques ou protobyzantins, leurs lieux d’implantation, leurs formes variées et leur localisation par rapport à d’autres bâtiments religieux (cathédrales, monastères, cimetières). Cette recherche s’inscrit dans l’axe A2 du Labex RESMED.

Plusieurs tentatives d’inventaire ont été menées par le passé, aucune n’est fournie en open access. Une base de données des baptistères, de leur forme architecturale et de leur localisation par rapport aux autres monuments chrétiens ou civils serait fort utile pour mieux cerner ces bâtiments particuliers, souvent prestigieux qui servaient à l’initiation chrétienne.
Le/la candidat(e) devra avoir une connaissance de l’archéologie tardo-antique et protobyzantine, et avoir une aisance avec le travail sur des bases de données.

Profil 2019-2 : Conversions et controverses : la culture des chrétiens du Proche-Orient tardo-antique et médiéval en milieu musulman

Le travail récent sur la codicologie comparée a permis de remarquer le retard des études sur les manuscrits syriaques et garshuni (arabe en écriture syriaque). Or l’étude des manuscrits est fondamentale pour l’édition des textes, comme pour la connaissance du milieu des lettrés et la transmission de la culture chrétienne en milieu musulman. C’est dans le but de fournir un fondement à de telles études que la base de données e-ktobé a été élaborée.

Le post-doctorant recruté consacrera une partie de son temps (30%) à l’enrichissement de cette base, pour lequel il/elle sera initié(e) et accompagné(e) ; les manuscrits étudiés pourront correspondre à son thème de recherche. Dans la mesure du possible, la description sera fondée sur un examen autoptique des manuscrits. Ce travail s’inscrit dans l’axe A1 du Labex RESMED.

Selon son intérêt, le post-doctorant participera à l’organisation du 13e symposium syriacum et du 11e congrès d’études arabes chrétiennes qui auront lieu en juillet 2020 et sera invité à y présenter ses travaux.

Le projet de recherche personnelle proposée par le/la candidat(e) pourra porter sur l’édition critique d’un texte syriaque ou arabe chrétien. Le/la candidat(e) peut aussi proposer une étude des manuscrits, que ce soit d’un point de vue matériel (codicologie) ou comme témoin de la vie d’un milieu lettré.

Le/la candidat(e) devra avoir une certaine expérience du travail sur les manuscrits et une solide connaissance du syriaque et du garshuni.

Profil 2019-3 : Les maladies psychiques et leur statut à l’époque tardoantique et byzantine : phénomènes d’origine naturelle ou démoniaque ?

Le questionnement médico-philosophique autour de l’origine des maladies psychiques s’accentue dès les premiers siècles de notre ère et semble gagner du terrain à l’époque tardoantique. L’intérêt de la communauté scientifique s’est tourné ces dernières années vers l’étude de ces phénomènes pathologiques, mais la production médicale chrétienne est restée sensiblement à la marge des investigations. Or ce thème révèle son importance majeure surtout dans le contexte chrétien, où l’intervention d’entités surnaturelles dans la maladie était largement prise en compte.

Le projet proposé portera à la fois sur la production médicale chrétienne (Némésius, Mélèce, Théophile) – notamment sur le problème des localisations cérébrales et de l’explication naturelle des maladies mentales – et sur la réception de ces thèmes médicaux dans la littérature grecque des Pères. Ce post doc s’inscrit dans l’axe B2 du Labex RESMED.

Le/la candidat(e) devra avoir une connaissance de la langue grecque des traités médicaux, et de la patristique.

Profil 2019-4 : Post-doc en apprentissage artificiel – développement d’un algorithme d’indexation des images du Moyen Âge

Dans le cadre du projet « Ontologies et Reconnaissance des Formes dans les Images Médiévales : Impact du visuel dans le discours religieux », développé au sein du Labex RESMED par Frédéric Billiet et Stavros Lazaris, le post-doc sera responsable du développement algorithmique depuis la recherche de l’état de l’art jusqu’à l’intégration et la validation de la solution. Il aura pour objectifs la réalisation des preuves de concepts, ainsi que le développement algorithmique jusqu’à l’intégration finale pour une meilleure connaissance des rapports religions et sociétés dans le Monde méditerranéen (Axes B2 et C1).

Contexte scientifique

Le projet ORFIM s’inscrit en synergie avec deux thématiques de recherche concomitantes, l’une en musicologie médiévale, l’autre en histoire de la littérature scientifique chrétienne, dont les besoins en algorithmes d’indexation d’images sont similaires (séminaires conjoints en 2018). Ce dispositif sera avantageusement complété par l’apport des ontologies (Laboratoire STIH – Sorbonne Université) qui nous semble indispensable en parallèle de l’indexation visuelle. Cette double approche a deux avantages : d’une part, nous considérons les caractéristiques propres des images grâce à l’extraction automatique d’indices visuels et d’autre part, nous visons une indexation conceptuelle des descriptions textuelles des images grâce aux ontologies. Cet algorithme devrait permettre de traiter un corpus de plus en plus important d’images médiévales numérisées chaque jour dans toutes les bibliothèques du monde.

Le post-doc sera donc amené à travailler en lien avec les chercheurs de ces deux disciplines et la chercheure en informatique chargée des ontologies. Ces travaux seront encadrés au sein du Labex RESMED par des membres aussi rattachés à l’UMR IREMUS et à l’UMR Orient & Méditerrannée.

Profil

Formation : École d’ingénieur ou Université (Master ou Doctorat) avec spécialisation en traitement d’image & vision par ordinateur. Une première expérience d’1 à 3 années (ou stages) dans le domaine est un atout.
Compétences indispensables : Vision par ordinateur, Machine Learning, Reconnaissance des formes, Traitement d’image, programmation, Optimisation.
Maîtrise de la chaîne de développement complète : spécifications, génie logiciel, programmation, validation, documentation, gestion de versions.
Vous êtes créatif, dynamique, autonome et savez gérer les priorités.

Missions

Élaborer et tester l’algorithme de reconnaissances des formes spécifique au corpus à partir d’une technologie existante : sélection de la méthode la plus appropriée (extraction de descripteurs, analyse statistique, étude de métrique, etc.).

Optimiser l’algorithme d’indexation aux caractéristiques des images du “corpus expérimental” de ce projet.

Comparer le travail des chercheurs avec les résultats proposés par l’algorithme pour valider le modèle (proof of concept) et participer aux séminaires.
Exporter les résultats vers les bases de données partenaires du projet.

Pour plus d’informations : http://www.labex-resmed.fr/appel-a-candidature-pour-contrats

Source : LabEx – RESMED

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Offre d’emploi – Research Assistant/Associate (Medieval Book History/Digital Texts)

Newcastle University – Faculty of Humanities and Social Sciences
Location: Newcastle upon Tyne
Salary: Not Specified
Hours: Part Time
Contract Type: Fixed-Term/Contract
Placed On: 3rd April 2019
Closes: 21st April 2019
Job Ref: B206417R

Unit: English Lit, Language & Linguistics

Sub Unit: English Lit, Language & Linguistics

96

Salary:

£27,831 – £29,515 per annum (PhD Near Completion – Assistant Level)

£30,395 – £39,610 per annum (PhD Awarded – Assistant Level)

The School of English Literature, Language, and Linguistics invites applications for the post of Research Assistant/Associate to work in the field of medieval book history. The post is funded by Dr Aditi Nafde’s AHRC project ‘Manuscripts After Print c.1450-1550’, research.ncl.ac.uk/mssafterprint.

You will work with Dr Nafde in designing and trialling a digital reading and handwriting app, and have the opportunity to work with rare books librarians, calligraphers, and printers as part of the impact activities of the project. Alongside this, you will have the opportunity to use the project’s networks to develop their own research project on medieval and digital reading and writing practices.

You will have a completed or near complete PhD in medieval literature that demonstrates an expertise in late medieval book history, including palaeography and/or manuscript studies and/or early print and/or reading practice and/or textual and bibliographical studies.

You will be joining a world-leading team of scholars working on early literatures in the School of English. Dr Aditi Nafde’s research is on manuscript production in the late medieval period and Dr James Cummings’ work is on medieval drama and digital interfaces. A shared interest in material cultures links medieval with early modern research in the School. Early modern studies at Newcastle has a well-established track record in scholarly editing and current projects include a Complete Works of Thomas Nashe (Richards) and a Complete Poetry of Ben Jonson (Connolly). The successful candidate will also be embedded in the thriving interdisciplinary community of Medieval and Early Modern scholarship via MEMS (research.ncl.ac.uk/mems).

The School holds a bronze Athena SWAN award in addition to the University’s silver award in recognition of our good employment practices for the advancement of gender equality. The University also holds the HR Excellence in Research award for our work to support the career development of our researchers, and is a member of the Euraxess initiative supporting researchers in Europe.

Please be advised that due to the minimum salary thresholds imposed by the UKVI, this post may not qualify for University sponsorship under Tier 2 of the points based system

Further information regarding the school can be found here: http://www.ncl.ac.uk/elll/about

This is a part time (0.5FTE – 18.5 hours per week), fixed term post available for the duration of 1 year.

Informal enquiries: please email Dr Aditi Nafde: Aditi.Nafde@Newcastle.ac.uk ; or Head of School, Dr James Annesley: James.Annesley@Newcastle.ac.uk

Click here for further details

Newcastle University is committed to being a fully inclusive Global University which actively recruits, supports and retains staff from all sectors of society. We value diversity as well as celebrate, support and thrive on the contributions of all our employees and the community they represent. We are proud to be an equal opportunities employer and encourage applications from everybody, regardless of race, sex, ethnicity, religion, nationality, sexual orientation, age, disability, gender identity, marital status/civil partnership, pregnancy and maternity, as well as being open to flexible working practices.

Source : Jobs.ac.uk

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Offre d’emploi – Un(e) responsable de la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (Namur) à temps plein

Faculté : Services interfacultaires
Département : Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (BUMP)
Grade : Conseiller
Contrat : durée indéterminée
Catégorie : personnel de direction et attaché
Poste : Allocation (au cadre)
Référence : 6520-49

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Mission

La personne engagée aura pour mission de mener à bien le plan stratégique 2016-2020 de la bibliothèque et de concevoir et mettre en œuvre les plans ultérieurs.

Tâches

Au quotidien, elle assumera les tâches suivantes:

  • Opérationnalisation des missions du plan stratégique (offrir un lieu d’apprentissage, fournir des ressources, gérer les archives, transmettre le patrimoine);
  • Prévision et gestion des ressources humaines;
  • Élaboration et gestion du budget;
  • Gestion et développement des locaux et de la sécurité;
  • Collaboration avec les autorités et les organes de gouvernance, les facultés, départements et services de l’Université;
  • Représentation externe;
  • Gestion des Presses Universitaires de Namur (PUN).

Dans l’exercice de sa mission, cette personne est assistée par une adjointe.

Profil

Diplôme

Celles et ceux qui postuleront seront titulaires d’un(e) master/licence.

Compétences métier:

  • vision dynamique et prospective sur le fonctionnement des bibliothèques universitaires, dans leurs différentes missions;
  • capacité d’adaptation à un contexte professionnel et institutionnel en mutation;
  • connaissances verbale et écrite approfondies du français et de l’anglais.

Compétences managériales:

  • capacités de décision et de négociation;
  • qualités de management et de gestion des ressources humaines (en ce compris du leadership naturel), avec expérience avérée de gestion et animation d’équipes;
  • expérience éprouvée à la communication.

Atouts:

  • une expérience de recherche dans une institution universitaire ou scientifique d’au moins deux ans;
  • l’obtention d’un doctorat;
  • la connaissance des missions de l’université : enseignement, recherche et service;
  • une expérience en matière de documentation scientifique, de bibliothéconomie, des technologies de l’information et des systèmes intégrés de gestion de bibliothèques (SIGB);
  • une bonne connaissance du néerlandais.

La commission de recrutement sera attentive tant aux aspects relatifs à la gestion de bibliothèque qu’à ceux qui concernent le management.

Renseignements complémentaires

Carine Michiels, Vice-Rectrice en charge des bibliothèques.

Contact: vice-recteur.recherche@unamur.be – Tél.: 081/72 55 24.
Remarques

Entrée en fonction: le plus rapidement possible.

MODALITÉS POUR POSTULER

Le dossier de candidature, composé d’une lettre de motivation, d’un CV et d’une ébauche de maximum 5 pages d’un nouveau plan stratégique pour la BUMP, doit être renvoyé à candidature@unamur.be, pour le 24 avril 2019 au plus tard.

Modalités de sélection

une première sélection sera effectuée sur base des dossiers de candidature;
les candidats retenus seront invités:

o à un entretien avec le SRH,

o à un entretien avec la commission de recrutement;

à l’issue de ces entretiens, les candidat(e)s classé(e)s seront soumis(es) à une évaluation de leurs compétences managériales par le biais d’un assessment externe.

Source : UNamur

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Journée d’étude – La matière épique dans l’Europe romane au Moyen Âge. Persistances et trajectoires

13 mai 2019
Université de Namur, Faculté de Philosophie et Lettres, Rue de Bruxelles 61, salle L33 (3e étage)

Inscription souhaitée avant le 2 mai

Contacts
Anna Constantinidis (anna.constantinidis@unamur.be)
Cesare Mascitelli (cesare.mascitelli@unamur.be)

Comité organisateur
Anna Constantinidis (UNamur), Nadine Henrard (ULiège), Cesare Mascitelli (UNamur), Giovanni Palumbo (UNamur)

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Programme :

9h15 Ouverture des travaux

Mot d’accueil par David Vrydaghs, doyen de la Faculté de Philosophie et Lettres Introduction à la journée – Anna Constantinidis, Cesare Mascitelli (UNamur)

9h45 1ère session
Président de séance : Jean-François Nieus (UNamur)

Mattia Cavagna (UCLouvain) – La chanson Ami et Amile entre folklore et encyclopédie
Pierre Courroux (University of Southampton) – Chroniques épiques ou épopées historiques? Ré exions sur quelques chroniques rimées des XIVe-XVe siècles
Discussion
10h45 I Pause café

11h15 2ème session
Présidente de séance : Nadine Henrard (ULiège)

Marco Veneziale (UNamur) – «Dusqe la venue de Charlemaigne le grant enpereres»: présences épiques dans les romans arthuriens
Paolo Di Luca (Università degli Studi di Napoli “Federico II”) – Les sources épiques de Raimbaut de Vaqueiras : réflexions sur l’influence de l’épopée française sur la poésie lyrique médiévale
Jéromine François (UNamur) – L’(anti-)épopée dans le Libro de buen amor : état de la question et perspectives
Discussion
12h45 : Pause lunch

14h15 3ème session
Président de séance : Giovanni Palumbo (UNamur)

Jean-Charles Herbin (Université de Valenciennes) – La Geste des Loherains : une réécriture sans fin ?
Maria Luisa Meneghetti (Università degli Studi di Milano) – Espace et temps des «cavallieri antiqui»
Discussion
15h15 Pause café

15h45 4ème session
Président de séance : Craig Baker (ULB)

Antonella Negri (Università degli Studi di Urbino) – Thématiques épiques entre persistances et variations. Du Renaut de Montauban aux Cantari di Rinaldo da Montalbano
Anna Constantinidis-Cesare Mascitelli (UNamur) – La Chanson d’Aspremont dans l’épopée franco-italienne : formes et fonctions du réemploi
Discussion

16h45 Conclusions – Nicola Morato (ULiège)

Source : Centre de recherche « Pratiques médiévales de l’écrit »

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